couverture article n° 01 / 4
Athena Afrique mise sur le continent noir
Basée à Paris, Athena Afrique est la filiale spécialisée des AGF couvrant huit pays d'Afrique subsaharienne. Cette organisation en holding lui permet à la fois de jouer son rôle de contrôle financier des différentes filiales dans chaque pays, et de mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour couvrir efficacement des marchés relativement étroits mais en croissance. Une stratégie gagnante qui lui permet de s'installer durablement dans le paysage africain.

Dans l'organisation d'Athena Afrique, c'est le siège parisien qui pilote le système d'information commun à l'ensemble des filiales de chaque pays, mutualisant ainsi les coûts de développement et d'adaptation d'un système performant. De même, les produits développés pour le marché des particuliers sont communs à toute la zone, et sont ensuite adaptés localement.
L'intérêt de cette centralisation des décisions apparaît clairement lorsqu'il s'agit d'assurer des risques industriels. «Nous disposons d'experts pour chaque catégorie de risques qui, depuis le siège parisien, négocient des contrats avec des sociétés, pour une couverture globale, dans l'ensemble des pays où nous sommes présents, explique Jean-Yves Julien, Directeur d'Athena Afrique. Cette centralisation est une composante majeure de notre stratégie, car elle nous permet de tenir le même langage que celui des "Risk managers" des grands groupes industriels, de les satisfaire, et donc de les fidéliser ». Un axiome qu'a négligé AXA, l'un des grands concurrents d'Athena Afrique jusqu'à son désengagement récent du continent: la société avait fait le choix d'une gestion par pays, s'appuyant sur des sociétés totalement indépendantes. Au bout du compte, certains de ses clients industriels ont choisi de résilier leur contrats et de se reporter sur Athena Afrique et ses filiales. «Nous sommes le seul groupe à pratiquer une telle gestion centralisée des contrats dans cette zone, insiste Jean-Yves Julien. Et cela revêt un aspect stratégique pour le groupe AGF dans son ensemble, car nous pouvons ainsi négocier des couvertures réellement mondiales pour nos clients industriels ».

Pilotage parisien, forte présence locale.

Mais il ne s'agit pas de réduire l'activité d'Athena Afrique aux seuls risques industriels, même si ceux-ci entrent pour une bonne part dans les 41 Mds de Francs CFA de chiffre d'affaires réalisés par la filiale. Implantée dans trois pays d'Afrique de l'Ouest (Burkina Fasso, Côte d'Ivoire et Sénégal) et trois pays d'Afrique Centrale (Cameroun, Gabon et République Centrafricaine), Athena Afrique ouvrira dès le premier janvier 2000 deux nouvelles filiales au Mali et au Bénin. Dans ces pays, le groupe fait réellement partie de la vie quotidienne. Avec une part de marché moyenne de 18%, chacune des filiales nationales se classe parmi les 5 premiers assureurs du pays, et les Directeurs Généraux jouent un rôle important au sein des associations locales regroupant les professionnels du secteur.
«Nous avons tenu à épouser au maximum les réalités géopolitiques des pays que nous couvrons , reprend Jean-Yves Julien. Cela implique de travailler à la fois dans les langues françaises et anglaises - parfois dans un même pays comme au Cameroun - et d'adapter localement nos produits en fonction des législations en vigueur. Partout, nous sommes en contact étroit avec les autorités locales judiciaires ou de police ». Bref, les filiales d'Athena Afrique font partie du paysage. Elles contribuent même, parfois, grâce à ce rôle d'animation, à faire évoluer les législations. Et il arrive même qu'elles fournissent le code des assurances aux juges chargés de faire respecter la loi… sans disposer d'ouvrage de référence.

Produits spécifiques


Cette implantation locale passe aussi par la mise en place de produits spécifiques, répondant aux réalités économiques et culturelles africaines. «Nous avons par exemple créé un produit de retraite dont le nom: "Sagesse" , parle aux Africains, détaille Claire Hamonic, en charge des actions commerciales et du développement. De même, nous avons lancé une rente éducation, un produit d'assurance-vie permettant de faire face aux frais de scolarité en cas de décès des parents, dans des pays où la mortalité reste élevée; ou encore des produits de retraite et de couverture maladie qui connaissent un succès grandissant. Ils viennent répondre à des besoins majeurs, car, en Afrique, aucune retraite n'est prévue, à l'exception de celle des fonctionnaires, et les équivalents de notre sécurité sociale sont inexistants ou très peu développés ».

On retrouve cette spécificité africaine en matière de non-vie. Les assurances auto prévoient ainsi une substitution de débiteur car, si l'assurance est, comme en France, obligatoire, beaucoup de conducteurs passent outre cette réglementation. En cas d'accident avec un tiers dans cette situation, les contrats prévoient donc le versement d'une somme à concurrence d'un plafond.
Une telle situation a d'ailleurs servi de base à un spot de publicité pour "Char Assur", la très populaire assurance cyclo, qui est aujourd'hui devenu célèbre dans tous ces pays. Il mettait en scène un "Malabar", très énervé après qu'un scooter, piloté par un individu plutôt malingre, ait percuté sa voiture en pilotant son scooter. La présentation du contrat d'assurance faisait naître un sourire, désormais célèbre, sur les lèvres du grand costaud…

«Des actions de communication personnalisées sont menées dans toutes les régions insiste Claire Harmonic. Nous avons ainsi récemment lancé une campagne en Foufouldé, langue utilisée dans le Nord du Cameroun, région montagneuse majoritairement musulmane, et qui a une spécificité bien marquée par rapport à la côte, où l'influence française se fait beaucoup plus sentir. »

Cette adaptation aux réalités locales , la volonté marquée d'être présent dans tous les sites stratégiques, maillant ainsi le territoire et affirmant sa présence par une communication de proximité sont, avec le pilotage centralisé, des aspects essentiels de la stratégie d'Athena Afrique. C'est sur ces forces que la filiale base son développement. Avec des résultats plus que satisfaisants.

Encadrés
Les filiales d'Athena Afrique

Bénin: SOBAC
Burkina Faso: Foncias & Foncias vie
Cameroun: SNAC, SNAC Vie & GEACAM
Côte d'Ivoire: Saffarriv & Saffariv Vie
Gabon: Ogar & Ogarvie
Mali: AGM
République Centrafricaine: UCAR
Sénégal: Snas & Snas Vie

Le code CIMA: un grand pas en avant.

Depuis 1995, la code de la Conférence Interafricaine des Marchés de l'Assurance (CIMA) réglemente le fonctionnement des compagnies d'assurance dans la zone franc de l'Afrique subsaharienne. Instituée par le traité de Youndé de 1992, la CIMA avait pour mission d'élaborer une législation supranationale unifiée et de mettre en place une structure de contrôle afin d'assainir le marché. Une grande partie des sociétés d'assurance de droit local se trouvait en effet, au début des années 1990 dans une situation financière critique. Aujourd'hui, cinq ans après la mise en place de la conférence, celle-ci a produit ses effets, contrôlant, et structurant durablement le marché de l'assurance. Résultat: l'Afrique subsaharienne est, de ce point de vue législatif, particulièrement homogène, et même en avance, sur ce critère d'unification des législations, par rapport au marché européen! En attendant cependant sa généralisation effective.

CA des 100 sociétés de la zone CIMA (1997): 246 Mds de F CFA
placements réinvestis dans les circuits économiques : 365 Mds de F CFA
répartition par pays du CA 1997 de la zone CIMA:
Côte d'Ivoire: 92 Mds F CFA
Cameroun: 44 Mds F CFA
Gabon: 33 Mds F CFA
Sénégal: 26 Mds F CFA
Athena et Axa-UAP représentent 40% du CA de la zone.

Coupe d'Afrique des Nations
Un événement qui compte
Athena Afrique a été sponsor officiel de la Coupe d'Afrique des Nations de football 1998, qui s'est déroulée au Burkina Faso. L'occasion de réaffirmer son implantation locale et de développer encore sa notoriété. Avec succès, car la CAN est un événement très populaire: durant les matches, toute l'Afrique s'arrête.

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"Athena Afrique mise sur le continent noir”
article | communication interne [1235 mots - 7684 car. - 5,12 feuillet(s)] in agf magazine n° 7, paru le 1/11/1999 par Bruno Cargnelli pour agf / l'agence
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couverture article n° 02 / 4
Que cache la parité euro-dollar?
Introduit au début de l'année 1999, l'euro a suscité beaucoup d'espoir. L'un des objectifs recherchés avec sa mise en place était clairement de devenir, face au dollar, une autre "monnaie de référence". L'évolution du cours de l'euro face à la monnaie américaine était donc sous surveillance, et l'atteinte, le 2 décembre dernier, du seuil de la parité (un euro pour un dollar), a été ainsi été largement commentée. Que faut-il en penser? Nous avons demandé son avis à un expert: François Lemoine, stratégiste à AGF Asset Management.

«La valeur accordée à une devise est le reflet de la confiance témoignée au pays qui l'émet, explique François Lemoine. Celle-ci dépend, globalement de deux grands paramètres: d'une part l'état de santé de l'économie, et notamment son rythme de croissance, et d'autre part la confiance témoignée aux institutions économiques et politiques, et à leur fonctionnement ». Force est de reconnaître que, suivant ces critères, l'euro n'avait pas, en 1999, de raison particulière de briller face au dollar.

Croissance américaine soutenue

«D'abord parce que, contrairement aux attentes, la croissance est restée, l'année dernière, plus forte aux USA qu'en Europe, précise François Lemoine. » Ce phénomène perdure en fait depuis des années. Ainsi, alors qu'en 1999, le taux de croissance de l'économie américaine évoluait entre +3,5 et +4%, sans générer d'inflation, le Vieux Continent affichait lui, un score de +2%, avec un taux de chômage toujours élevé.

Des institutions qui doivent faire leur preuve

Une autre explication de la confiance témoignée à l'économie américaine est la reconnaissance, par les opérateurs, de la capacité de la Federal Reserve Bank (la banque centrale américaine) à mener une politique efficace pour soutenir la croissance. «Dans le même temps, on assistait à la naissance de la Banque Centrale Européenne (BCE) dans un contexte mouvementé, ajoute François Lemoine. Il y eut d'abord les négociations autour de sa présidence, finalement confiée à M. Duisenberg -qui doit être remplacé par M. Trichet, sans que l'on sache véritablement quand. Et surtout, le gouvernement de la Banque est soumis à l'approbation de tous les pays. La BCE doit encore faire ses preuves. » Il ne faut pas l'oublier non plus, l'Europe a connu, en 1999, une guerre sur son sol: celle du Kosovo, qui n'a pas, loin de là, rassuré les investisseurs. La démission du ministre des finances allemands, le manque de cohésion lors des négociations de l'OMC, à Seattle, n'ont pas, non plus, arrangé les choses.
«De plus, les européens investissent actuellement beaucoup aux États-Unis, ce qui contribue à la sortie de devises, insiste François Lemoine. court terme, la parité euro-dollar est d'ailleurs plutôt bonne pour la croissance européenne, les produits européens bénéficiant, avec la baisse du taux de change, de prix compétitifs. Les entreprises européennes gagnent des parts de marché de manière significatives, qu'elles ne perdront pas facilement. En fait, le véritable risque de cette dévaluation, c'est l'inflation ».
On a en effet connu, l'année dernière, une hausse significative du prix des matières premières, et notamment du pétrole, qui est passé de $9 à $25 le baril, au moment même ou l'euro chutait face au billet vert. «Ce risque de dérapage inflationniste n'est cependant pas inquiétant pour le moment, conclut François Lemoine. Mais psychologiquement, il serait dérangeant que l'euro passe durablement sous le seuil de 1$ ».
À court terme, la tendance est donc en faveur des États-Unis. Mais l'Europe- et l'euro- ont des arguments à faire valoir.

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"Que cache la parité euro-dollar?”
article | communication interne [510 mots - 3067 car. - 2,04 feuillet(s)] in agf magazine n° 7, paru le 1/11/1999 par Bruno Cargnelli pour agf / l'agence
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couverture article n° 03 / 4
ADP Province Première phase achevée
Le projet d'aménagement des pôles (ADP) de la région parisienne à peine terminé, ont débuté en Province les opérations liés à la décentralisation des fonctions et à l'optimisation du patrimoine. En tout 350 personnes ont changé de site lors de la première vague, terminée le 4 octobre.

Pour mener à bien le projet ADP Province, l'équipe de pilotage d'AGF Informatique a adapté la méthode utilisée pour les sites parisiens . «Nous devons gérer des mouvements moins importants en nombre, mais plus diversifiés en termes de fonctions et de sites, explique Annie Derckx, chef de projet. » En fait, il s'agit de prendre en compte, simultanément, les mouvements liés au programme de décentralisation des fonctions de la DRH, et ceux liés à celui de la DMG d'optimisation du patrimoine Province. «Cela implique de caler les envois des nouvelles stations ADP par rapport à une date d'arrivée "au plus tard" des collaborateurs sur leur nouveau site, reprend Annie Derckx. Il faut aussi planifier les interventions des équipes locales chargées d'adapter les stations en fonction des besoins des collaborateurs, selon les indications des correspondants informatiques de pôle nationaux et locaux ».

Fortes contraintes

Les contraintes sont donc très fortes. «Nous avons par exemple accueilli 17 personnes au sein de la Tour Méditerranée, à Marseille, suite à la fermeture du site d'Avignon, précise Gérard Fiat, responsable du Monitoring Informatique pour le pôle Agents. Et ce au moment même où la tour est en pleine restauration afin d'être mise aux normes. Il en a résulté une petite période de flottement, mais tout est rapidement rentré dans l'ordre ».
Responsable de la gestion du parc informatique du pôle 2, Florence Madec insiste elle aussi sur ces contraintes: «Les mouvements touchaient quatre sites du pôle 2: Lyon, Reims, Toulouse et Tours, déclare-t-elle, et il nous fallait boucler les opérations dans un délai très court de trois semaines, pendant lesquelles, outre l'envoi et le paramétrage des ordinateurs, il s'agissait également d'organiser les formations au nouvel environnement de travail ».
Difficulté supplémentaire, ces mouvements intervenaient parfois simultanément à une adaptation des équipements téléphoniques et des réseaux, afin de faire face aux augmentations d'effectifs sur site, et de converger vers les normes 3A.
Cette première vague de mouvements dans le cadre du projet ADP Province a donc constitué un véritable challenge pour les équipes concernées. Mais tout est désormais en place, et la deuxième phase du projet est d'ores et déjà lancée. Elle s'achèvera le 10 janvier prochain.

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"ADP Province Première phase achevée”
article | communication interne [373 mots - 2331 car. - 1,55 feuillet(s)] in agf magazine n° 7, paru le 1/11/1999 par Bruno Cargnelli pour agf / l'agence
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couverture article n° 04 / 4
Toute la lumière sur Pleins Phares
Pour la branche auto, le système-cible retenu est celui de PFA, vers lequel l'ancien réseau Allianz migrera en avril prochain. En parallèle, Pleins Phares, premier produit commun, sera déployé. Principales étapes de sa genèse, et de son déploiement.

Le lancement de Pleins Phares est l'un des premiers éléments concrets marquant le rapprochement des trois anciens réseaux. «Dans un premier temps, un cahier des charges a été établi par les utilisateurs, puis affiné avec les équipes informatiques, explique Christian Laffon (fonction). Des arbitrages ont alors été rendus, afin de limiter les coûts de développement et de respecter les délais et, suivant une règle similaire à celle appliquée pour le choix du système-cible, c'est le produit Pleins Phares, de PFA, qui a été retenu comme socle de développement du nouveau produit commun ».
Sur cette base, les informaticiens ont programmé les adaptations nécessaires afin d’éviter tout recul fonctionnel, et ces développements ont été validés par un comité d'utilisateurs. Pleins-Phares a donc été conçu pour eux, en fonction de leurs attentes , de celles de leur clientèle, et en prenant en compte la dimension actuarielle.

Autoformation et accompagnement

«En parallèle, nous avons élaboré un programme de formation à destination de l'ensemble des agents, poursuit Christian Lafon. Des séances de 2 jours se mettent actuellement en place, auxquelles ils seront conviés par groupe de 15 à 20 personnes. Mais nous avons également innové en mettant à leur disposition un CD-ROM parfaitement conforme au nouvel environnement de travail et présentant des cas concrets, qu'ils pourront traiter sur leur micro ». Une assistance téléphonique est également prévue, sur laquelle les agents pourront s'appuyer dès qu’ils rencontreront un problème. Tout est donc en place pour le déploiement de ce premier produit commun aux trois réseaux, des adaptations ayant également été effectuées pour permettre son déploiement au sein du réseau des anciennes AGF, qui ne migrera vers le système-cible qu'à mi-2001. Ainsi, bien que les systèmes ne soient pas encore totalement fusionné, la convergence est d'ores et déjà une réalité.

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"Toute la lumière sur Pleins Phares”
article | communication interne [306 mots - 1916 car. - 1,28 feuillet(s)] in agf magazine n° 7, paru le 1/11/1999 par Bruno Cargnelli pour agf / l'agence
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