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Contre la cuisine industrielle, ces restaurateurs azuréens défendent le "slow food" (dim., 27 mai 2018)
Dans le Slow Food, c’est le produit qui dicte sa loi. Sa provenance. Sa saison. À contre-pied de la bouffe industrielle, produite sous serre et baladée sur des centaines de kilomètres. "On fait l’inverse des chefs cuisiniers classiques. Enfin, ce sont eux qui font l’inverse du bon sens, détaille Benjamin Lagorce. Eux partent d’une idée de recette pour faire leurs commandes. Nous, c’est une fois qu’on a vu les produits qu’on décide de ce qu’on va cuisiner. En même temps, cela pousse à retrouver l’instinct du cuisinier. Ne pas faire de la côte d’agneau pendant six mois, mais se retrouver avec quatre courgettes, une tête d’agneau et deux aubergines et se débrouiller avec ça." "bon, juste et propre" Voilà la philosophie Slow Food, dans lequel le gérant a inscrit son restaurant Le Pied de Nez au Castellet. Ce mouvement, qui a un petit escargot pour étendard, a été créé en Italie par Carlo Petrini, en 1986. Autour de trois piliers: "Bon, juste et propre", énumère Benjamin Lagorce. Soit, valoriser variétés et races rustiques, rémunérer le producteur à sa juste valeur et s’assurer que le produit ne dégrade pas son écosystème. Carlo Molinero, patron de O’Quotidien, à Nice, estime que l’appellation "est devenue un marché comme les autres", mais reste attaché aux valeurs d’origine. Il a eu le temps de se construire un solide réseau de fournisseurs locaux, qu’il connaît personnellement. Du local. Du frais. Pas d’intermédiaires. Résultat: la carte change en permanence. "Pour nous, c’est une grosse prise de risque, souligne Benjamin Lagorce. Les productions sont bien plus onéreuses et aléatoires. Mais on finance une autre agriculture, un savoir-faire. Et on sait ce qu’on cuisine: les poissons qu’on nous livre bougent encore!" Trois adresses à retenir 1. O’quotidien, le pionnier Carlo Molinero, le patron, est un convaincu historique de ce qui fonde la philosophie du mouvement: "C’est important de reconnaître ce qu’on mange. Ici, même les fromages proviennent d’animaux qui répondent à leur nom." > 2, rue Martin-Seytour. Nice. Rens. facebook.com/oquotidien - 09.66.88.37.21. 2. Le Pied de Nez, le complet L’établissement géré par Benjamin Lagorce prend soin des producteurs avec lesquels il travaille: "Je ne négocie jamais le prix." Mais pas seulement. Pour minimiser l’impact de son activité, le restaurant mise sur le recyclage et le compostage. > 8, rue Montée-Saint-Eloi. Le Castellet. Rens. lepieddenez.com - 04.94.89.72.26. 3. Les têtes d'ail, l’autosuffisant Ce restaurant a acquis il y a deux ans un terrain, en association avec un agriculteur, dans le but de produire ses propres légumes. "Pour l’instant, on peut monter à 80 %, mais le but c’est d’atteindre les 100 %", s’engage Bruno Bertrand, l’un des deux cogérants. > 22, rue des Bonnetières. Toulon. Rens. lestetesdail.fr - 04.94.62.07.64.
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La chanson de Roland (dim., 27 mai 2018)
Roland Jaccard garde son allure d’étudiant est en pleine crise d’adolescence. Quel plaisir de lire cet intellectuel au débit lent et à la pensée aussi agile qui dénote dans le paysage crapouilleux de la rive gauche. Son Helvétie le rend hérétique à une kyrielle de donneurs de leçons. Le youtubeur Roland Jaccard n’est d’aucune coterie, d’aucun bureau de renseignements. Il n’est pas affilié à un syndicat de bonimenteurs. Il ne participe pas à la grande mascarade humaniste et progressiste qui plombe les débats actuels. Il laisse seulement dériver sa plume sur des sujets essentiels et dérisoires, bien qu’aujourd’hui il soit difficile de faire la différence entre le sérieux et le futile. Dans son analyse du phénomène BB, il y a plus d’intelligence et d’irrévérence que dans un rapport gouvernemental sur la fuite des cerveaux. Ce philosophe en slip de bain n’a pas besoin d’une toge pour imposer son magistère moral. Il ne croit pas aux sérénades du pédiluve. Le style Jaccard, c’est de la dynamite ! Une noirceur réjouissante, une profondeur douillette, un dilettantisme carnassier, une hauteur de vue qui ne néglige jamais les bas-fonds de l’âme, avec comme coup d’état ou d’éclat permanent, le sens de la formule vipérine. Jaccard exécute d’un mot, d’une phrase. Sa concision nous laisse sur le carreau, béat et rasséréné. Il nous venge d’une littérature bavarde et absconse. Il met les vendeurs de moraline K.O. Toujours cette même soupe servie dans les pages « culture » qui sent l’encaustique et la lavande coupée, bien trop odorante pour être honnête. L’écriture de Mister Jaccard frappe à la carotide. Un bréviaire atrabilaire Il le prouve dans son dernier essai  Penseurs et Tueurs  aux éditions Pierre-Guillaume de Roux. Un bréviaire atrabilaire qui vous instruira (il n’aimera pas ce verbe de professeur), vous divertira (il emmerde la société du spectacle) ou vous plongera dans une perplexité aiguisée (la mort est notre seul destin commun). Jaccard dérange et intrigue lorsqu’il se met à filmer des saynètes avec quelques copains dans un bar à sushis. Ce garçon aime provoquer les pleurnichards du système. Il a l’art du contre-pied et du pince-fesses. Les intellos qui marchent au pas cadencé ne comprennent rien à ce canardeur solitaire. Jaccard, c’est Dino Risi au Monde des Livres, Cioran chez Pif Gadget, Oscar Wilde en Une de Nous Deux. Ne comptez pas sur lui pour vous laisser tranquillement lire et bercer vos illusions. Vos charentaises et votre confort, il s’en moque. Ces chroniques chahutées décapiteront les timorés. On ne s’ennuie pas dans son univers plombé par les existences mornes et inutiles. On aime son portrait de Michel Foucault tout en arabesques. Son tête-à-tête avec Proust. Et sa stèle dantesque à Serge Doubrovsky. « Serge était un homme séduisant. Il ne ressemblait en rien aux petits marquis de la littérature française qui gravitaient autour de Sollers et compagnie » tranche-t-il. Il nous bombarde de maximes dérangeantes Dans ce gymkhana spirituel, Jaccard nous bombarde de maximes dérangeantes. Un auteur qui ose citer en 2018 Le confort intellectuel de Marcel Aymé et Mémoires d’une fripouille de George Sanders a tout notre sympathie. Nous sommes en famille. Son venin se répand dans de courts textes, témoignages originaux, mitrailles sémantiques ou considérations forcément désabusées. Ce type-là n’est pas dans le moule de l’édition française. Les C.V ripolinés lui donnent la nausée. Il déraille et disjoncte à l’envi.  Du génie, de l’écrit et de la folie. On ne sort pas de ce triumvirat, matrice de sa prose. « Conclusion : les grands écrivains sont aussi des voyous de la pire espèce. J’ajoute : ils doivent l’être ». Parole d’expert. Penseurs et tueurs, Roland Jaccard, Editions Pierre-Guillaume de Roux, 2018.
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La colère d'une peintre toulousaine censurée par Instagram (dim., 27 mai 2018)
Censurée par Instragram qui lui a supprimé son compte, la peintre toulousaine Laina Hadengue dénonce une «atteinte à la liberté de créer» et le pouvoir grandissant de ces algorithmes qui «sabordent la culture». Courbet et Delacroix, exposés dans les plus grands musée du monde, ne sont plus là pour réagir. Après la censure de L'Origine du monde et de La Liberté guidant le peuple par Facebook, de nombreuses voix se sont élevées pour pointer de nouveau «les dangers» que représentent les algorithmes pour la démocratie et la liberté de créer. Comme les photographes Arvida Byström et Molly Soda, censurées par Instragram et qui ont réuni en 2017 dans un ouvrage les œuvres bannies d'une vingtaine d'autres artistes, la peintre toulousaine Laïna Hadengue vient de se voir exclue de ce réseau social. Le 17 mai dernier, alors qu'elle tentait en vain de publier la photo de sa dernière toile, un message d'Instagram lui a signifié la suppression de son compte ouvert en 2013 en raison de son image à «caractère sexuel» selon le service de partage de photos. Les courriers de protestation n'y ont rien fait. Laina Hadengue a disparu des écrans d'Instagram. L'œuvre en question Le fil des jours, montre une femme dont un sein est dénudé, dans un décor à l'atmosphère singulière, entre onirisme et hyperréalisme, regardant un bouquet de fleurs très symbolique. L'œuvre exposée à Paris «Cette peinture évoque l'automne de la vie d'une femme à l'âge de la ménopause et la fin de la fécondité. Le sein n'est pas qu'un symbole érotique ou maternel, il peut aussi renvoyer à la condition tragique de l'être humain exposé à la maladie comme le cancer du sein. C'est un thème qui a rarement été abordé dans la peinture, qui est le fruit d'une réflexion et d'un travail de plusieurs mois. Les voir réduits à une image à caractère sexuel est fou et absurde», témoigne la peintre. Au-delà de son propre cas, cette artiste qui a commencé sa carrière à l'âge de 15 ans, représentée notamment par la galerie Artemisia à New-York et qui a exposé en 2017 à la Biennale de Venise, veut dénoncer «la susceptibilité bornée et décérébrée des algorithmes» et «ce danger qui guette la culture et la pensée». «Comment lutter contre l'arasement de la pensée, quand les réseaux sociaux rayent de la carte brutalement ceux-là mêmes qui les ont animés et fait prospérer, dès qu'un cheveu voluptueux dépasse ? S'il fallait supprimer tous les symboles interprétables comme érotiques et représentés dans les œuvres d'art depuis le début de l'humanité, il ne nous resterait probablement que Mickey et Donald», s'insurge Laina Hadengue. La censure arbitraire du Fil des jours sur la toile n'aura cependant pas raison de l'œuvre puisqu'elle sera présentée en novembre prochain lors de la prochaine édition du Mac Paris, dédié à l'art contemporain. Mais la peintre toulousaine, privée de cette vitrine mondiale qu'est Instagram, par laquelle curateurs, galeristes et musées intéressés par son travail peuvent la contacter en direct, demande à être «réhabilitée».
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Michel Wieviorka, surtout pas la violence (dim., 27 mai 2018)
Le sociologue, auteur d'une trentaine d'ouvrages, publie Face au mal. Le conflit sans la violence (Textuel). Comment définiriez-vous votre style?  Michel Wieviorka. En sociologue! Disons que je crois essayer le plus possible d'aller vers les gens. De créer, aussi, les conditions d'un échange. Et je tente de m'intéresser à ce que les situations comportent de plus constructif et de plus positif. D'où mon souci, je crois, de tirer plutôt vers le haut mes interlocuteurs... Mon style, il me semble, c'est aussi une certaine fuite hors de la violence et de la démagogie.  A quel âge avez-vous eu le sentiment d'avoir trouvé votre style d'écriture? Votre régime de pensée?  Quand j'ai rencontré Alain Touraine. Vers 1975. C'est alors que j'ai eu le sentiment d'être soudain mis en contact, puis orienté, vers un mode de pensée qui me convenait parfaitement. J'ai compris là, à son contact, que le style accompagne la pensée, une pensée qui s'intéresse prioritairement aux acteurs sociaux et à la démocratie. Je crois que j'ai trouvé mon style le jour où j'ai pris mes distances par rapport au gauchisme.  Comment vos projets naissent-ils ?  Cela peut être le hasard d'une rencontre. Un exemple : comme le savent beaucoup de gens, j'ai toujours été intéressé par les questions d'antisémitisme et de racisme. Comme chercheur mais aussi comme intellectuel, j'ai souvent pensé à ces questions, jusqu'à en faire des objets d'étude. Une lente rumination est donc parfois nécessaire pour faire aboutir un projet. En revanche, c'est par le plus pur des hasards que j'ai été conduit à étudier le terrorisme. Mon beau-frère est Alain Geismar. Il a écrit un livre racontant comment des maoïstes comme lui se sont arrêtés un jour au bord du gouffre. Après un passage à Apostrophes, il y a une quarantaine d'années, il a été contacté par un groupe de terroristes italiens réfugiés à Paris, souhaitant sortir du terrorisme. Il les a mis en contact avec moi, et c'est comme ça que j'ai commencé d'étudier cette question promise depuis à une actualité permanente...  A Paris, vous êtes plutôt métro, 4/4, ou scooter ?  Métro et bus. Et vélo en vacances !  Etes-vous plutôt week-end de marche dans les Grisons, ou évasion au soleil de la Mammounia?   Malheureusement, le soleil du Maroc ce n'est pas pour moi... Buller sur une plage m'ennuie vite. J'ai la chance d'avoir des responsabilités universitaires qui me conduisent régulièrement aux quatre coins du globe. Souvent, j'ai la chance de séjourner dans la résidence d'un ambassadeur, ou dans d'autres lieux sublimes.   Votre dernier émerveillement de voyageur ?  Le Canal de Panama. C'est pharaonique...  Avez-vous peur du conflit?  Non ! J'adore le conflit, mais à condition qu'il ne soit pas violent. Le différend, le dissensus, le désaccord, tout cela fait avancer. Nous ne devrions jamais en avoir peur. 
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Au 109, l'héritage artistique de mai 68 mis en lumière (dim., 27 mai 2018)
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Mort de Pierre Hassner, grand spécialiste français des relations internationales (dim., 27 mai 2018)
Le spécialiste français des relations internationales Pierre Hassner, penseur de la violence, de la guerre et du totalitarisme, est mort samedi à Paris à l'âge de 85 ans, a annoncé l'Institut d'études politiques de Paris. "Pensées émues pour Pierre Hassner, décédé ce jour", a écrit l'IEP de Paris dans un tweet. "Spécialiste éminent des relations internationales, il a effectué toute sa carrière au CERI (Centre d'études et de recherches internationales) de Sciences-Po et fut un observateur subtil de la scène mondiale", a ajouté le prestigieux institut parisien. Le CERI lui-même a fait part de son "immense tristesse" dans un autre tweet. Considéré comme l'héritier de Raymond Aron, dont il avait été l'élève, et de Hannah Arendt, Pierre Hassner aura marqué des générations d'étudiants, à Sciences-Po où il a enseigné de 1964 à 2003, et dans de multiples universités à travers le monde. Né en 1933, à Bucarest, en Roumanie, dans une famille juive qui allait se convertir au catholicisme pour se protéger des persécutions pendant la Seconde guerre mondiale, il émigre en 1948 à Paris où il suivra les cours de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) avant de passer l'agrégation de philosophie en 1955. "Visiting professor" de Chicago à Harvard et de Montréal à Québec, Pierre Hassner joue le rôle "d'interprète de l'Est auprès de l'Ouest et de l'Ouest auprès de l'Est", relèvera l'expert en relations internationales Dominique Moïsi. La philosophie lui permettra de porter les principes universels des droits de l'homme au cœur de son approche des relations internationales. "Etant parti de la philosophie, puis allé vers la politique internationale, je reviens, par une sorte de cercle à la philosophie et à l’ordre de l'âme", écrivait Pierre Hassner dans "La violence et la paix" (Editions Esprit, 1950). Dans son dernier ouvrage, "La Revanche des passions : métamorphoses de la violence et crises du politique" (Fayard, 2015), il abordait le retour des passions identitaires.
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Mort de Pierre Hassner, grand spécialiste français des relations internationales (dim., 27 mai 2018)
Pierre Hassner, à Paris le 25 février 2003 Pierre Hassner, à Paris le 25 février 2003 Photo MARTIN BUREAU. AFP Le spécialiste français des relations internationales Pierre Hassner, penseur de la violence, de la guerre et du totalitarisme, est mort samedi à Paris à l’âge de 85 ans, a annoncé l’Institut d’études politiques de Paris. «Pensées émues pour Pierre Hassner, décédé ce jour», a écrit l’IEP de Paris dans un tweet. «Spécialiste éminent des relations internationales, il a effectué toute sa carrière au CERI (Centre d’études et de recherches internationales) de Sciences-Po et fut un observateur subtil de la scène mondiale», a ajouté le prestigieux institut parisien. Le CERI lui-même a fait part de son «immense tristesse» dans un autre tweet. Considéré comme l’héritier de Raymond Aron, dont il avait été l’élève, et de Hannah Arendt, Pierre Hassner aura marqué des générations d’étudiants, à Sciences-Po où il a enseigné de 1964 à 2003, et dans de multiples universités à travers le monde. Né en 1933, à Bucarest, en Roumanie, dans une famille juive qui allait se convertir au catholicisme pour se protéger des persécutions pendant la Seconde guerre mondiale, il émigre en 1948 à Paris où il suivra les cours de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) avant de passer l’agrégation de philosophie en 1955. «Visiting professor» de Chicago à Harvard et de Montréal à Québec, Pierre Hassner joue le rôle «d’interprète de l’Est auprès de l’Ouest et de l’Ouest auprès de l’Est», relèvera l’expert en relations internationales Dominique Moïsi. La philosophie lui permettra de porter les principes universels des droits de l’homme au cœur de son approche des relations internationales. «Etant parti de la philosophie, puis allé vers la politique internationale, je reviens, par une sorte de cercle à la philosophie et à l’ordre de l’âme», écrivait Pierre Hassner dans «La violence et la paix» (Editions Esprit, 1950). Dans son dernier ouvrage, «La Revanche des passions : métamorphoses de la violence et crises du politique» (Fayard, 2015), il abordait le retour des passions identitaires. AFP
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Les bonnes cartes du Président Poutine / Plan banlieues : les caisses sont vides ? (dim., 27 mai 2018)
L'Esprit Public ce dimanche, en direct et en public du studio 105 de la Maison de la radio, avec Sylvie Kauffmann, éditorialiste au Monde, François-Xavier Bellamy, philosophe, Daniel Cohen, économiste et Hubert Védrine, ancien Ministre des affaires étrangères. Vladimir Poutine, mars 2018 / Immeubles à Bobigny / Emmanuel Macron et Jean-Louis Borloo à l'Elysée, 22 mai 2018 / Vladimir Poutine, mars 2018 / Immeubles à Bobigny / Emmanuel Macron et Jean-Louis Borloo à l'Elysée, 22 mai 2018 / • Crédits : Yuri KADOBNOV / Philippe LOPEZ / Ludoci MARIN / - AFP Le rôle central de Vladimir Poutine dans la diplomatie internationale; le plan banlieue et ce qu'il signifie : c'est le programme ce dimanche de l'Esprit public d'Emilie Aubry. En direct et en public du studio 105 de la Maison de la radio, avec Sylvie Kauffmann, éditorialiste au Monde, François-Xavier Bellamy, philosophe, Daniel Cohen, économiste et Hubert Védrine, ancien Ministre des affaires étrangères. A suivre (et revoir) en vidéo ici Première Partie : Les bonnes cartes du Président Poutine Vladimir Poutine en mars 2018 Vladimir Poutine en mars 2018• Crédits : Yuri KADOBNOV - AFP Ces derniers temps, en Russie, l’activité diplomatique battait son plein ! Vendredi 18 mai , c’est Angela Merkel qui avait fait le voyage, à Sotchi : le maître du Kremlin avait accueilli la chancelière avec bouquet de roses blanches et visage quasi souriant, un rapprochement favorisé par les rodomontades de la diplomatie Trumpienne, le président russe rappelant à cette occasion aimablement que l’Allemagne restait le deuxième partenaire de la Russie, après la Chine. Quelques heures auparavant c’est Bachar El Assad qui était venu en Russie, demander à son ami Poutine d’obtenir la levée des restrictions de l’aide à la Syrie. Enfin jeudi dernier, c’était le président Macron qui était venu fouler le sol russe ! Pas d’embrassades comme avec le président américain, -le gout en était sans doute passé au président français-, mais 2h15 d’entretien. Pas n’importe où : au Palais Constantin, un édifice conçu par Pierre Le Grand, à 18 km de la ville symbole de l’ouverture de la Russie vers l’Europe : St Petersbourg ! Et puis un changement lexical notable : le mot « divergences » entre nos deux pays remplacé par celui, plus doux, « d’incompréhensions », la diplomatie française mettant surtout en avant des « rapprochements » sur deux dossiers majeurs, la Syrie et le Nucléaire iranien. Tant pis pour la question des droits de l’homme qui resterait une fois de plus reléguée au second plan, tant pis donc pour le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov condamné à 20 ans de colonie pénitentiaire ou du metteur en scène Kirill Serebrennikov, rapidement cités lors de la conférence de presse, tant pis pour Memorial, l’ONG russe qu’Emmanuel Macron n’avait pu rencontrer que « 5 petites minutes ». Poutine regardait, satisfait, ses bonnes cartes du moment : parmi lesquelles, bien-sûr, la coupe du monde de foot, qui permettrait bientôt à la Russie d’accueillir le monde entier. Dans les semaines à venir, tous les chemins mèneraient… à Vladimir Poutine !   Deuxième partie : Plan banlieues : les caisses sont vides ? Immeubles à Bobigny en Seine-Saint-Denis / Emmanuel Macron et Jean-Louis Borloo à l'Elysée le 22 mai 2018, jour où le Président présentait ses mesures pour les quartiers populaires. Immeubles à Bobigny en Seine-Saint-Denis / Emmanuel Macron et Jean-Louis Borloo à l'Elysée le 22 mai 2018, jour où le Président présentait ses mesures pour les quartiers populaires. • Crédits : Philippe LOPEZ / Ludovic MARIN - AFP « Il ne faut pas de politique spécifique pour les banlieues » ! Propos définitifs d’Emmanuel Macron cette semaine, sonnant comme une claque retentissante pour jean Louis Borloo, et son rapport rédigé sur la base de centaines de témoignages de maires, d’élus et d’associations de quartiers. Pas de plan Banlieue donc, sous l’ère Macron, la stratégie des « plans » étant pour le jeune président « aussi âgée que lui », c’est-à-dire vieille de 40 ans, Mais quelques mesures néanmoins annoncées : la création d’une agence nationale de cohésion des territoires, pour que les quartiers mais aussi les zones rurales puissent résoudre leurs problèmes d’équipement ; 30 000 stages de troisième pour les jeunes des banlieues ; une nouvelle opération de rénovation urbaine et le rappel de mesures déjà prises, comme le dédoublement des classes de CP ou la mise en place des emplois francs. Et puis… quelques mesures « sécuritaires » comme si le président avait aussi écouté tous ceux qui disaient comme Malek Boutih que les banlieues souffraient d’abord de ne pas voir chez elles respecter l’ordre républicain… Pour ces « territoires perdus de la république » donc, prochainement : un plan de lutte contre le trafic de drogues finalisé d’ici juillet, sur fond de fait-divers marseillais où des policiers avaient été mis en joue par des hommes armés de kalachnikovs, et des maires qui pourraient à l’avenir être « informés » des personnes fichées pour radicalisation. Il n’y aurait donc pas, à proprement parler, de « plan Banlieue » sous Macron : mais était-ce vraiment par conviction politique, philosophique ou plus prosaïquement, parce que les caisses de l’Etat étaient vides ?
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Journée des doctorant-es du LIS, Littérature / philosophie (Université Paris-Est Créteil) (sam., 26 mai 2018)
Université Paris-Est Créteil, Campus Centre, Bâtiment I, I3-218 Journée des doctorant-e-s du LIS, EA 4395 "Lettres, Idées, Savoirs" Mercredi 13 juin 2018, 9 h 30 – 18 h 30, salle Érasme (I3-218) campus centre (plan d'accès) org. Agnès Edel-Roy, Julitte Stioui, avec Pierre Balmond 9 h 15 – Accueil des participants Littérature 9 h 30 – Manuelle Duszynski, « Représentations de l'intériorité au XXe siècle » Thèse : « Poétiques du monde intérieur. L'invention de l'intériorité chez Paul Valéry, Henri Michaux et Italo Calvino » Dir. : Vincent Ferré 10 h 30 – Alice Oliveira, « Dialogue transatlantique : Une symbiose poétique chez Menezes, Césaire et Depestre » Thèse : « Contribution à une nouvelle histoire des littératures francophones caribéennes : le rôle de la culture populaire dans la poésie de Menezes, Césaire et Depestre » Dir. : Yolaine Parisot 11 h 30 – Pause Philosophie 11 h 45 – Sofia Zuccoli, « Un “trouble dans le genre” ? Contradictions et paradoxes dans les théories médicales sur le corps féminin au XVIe siècle » Thèse : « Lire le corps de la femme. Paradoxes, continuités et ruptures épistémologiques dans la médecine de la Renaissance » Dir. : Roberto Poma 12 h 45 – 14 h - Déjeuner 14 h – Xenophon Tenezakis, « Collectifs agents et collectifs patients chez Arendt, Sartre et Foucault » Thèse : « Activité politique collective et subjectivation chez Arendt, Castoriadis et Foucault » Dir. : Guillaume le Blanc 15 h – Nathalie Nieuviarts, « Structure et circuit dans les maladies psychiques » Thèse : « Le temps et l'irréversible dans les maladies psychiques : une approche phénoménologique » Dir. : Guillaume le Blanc 16 h – Pause Littérature 16 h 15 – Dercy Moulengui, « Les valeurs chevaleresques source d'une formation humaniste dans l'œuvre de Madame de Staël » Thèse : « L'éthique à l'humanité par la présence des Lumières dans l'œuvre de Madame de Staël : Étude herméneutique dans la perspective des travaux de Paul Ricœur » Dir. : Marie-Emmanuelle Plagnol 17 h 15 – Jaroslav Stanovsky, « Le roman vendéen et chouan au XIXe siècle ou la littérature entre fiction, histoire et idéologie » Thèse : « La fonction esthétique et l'image de l'histoire - les guerres de Vendée et de Bretagne dans la littérature du XIXe siècle » Dir. : Mireille Labouret
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