planète idées actualité idées
IDE
IDE
IDE
IDE
nos éditions nos flux rss
J.-P. Faye, Le corps miroir (dim., 05 juil. 2020)
Le corps miroir Jean-Pierre Faye Préface de Michèle Cohen-Halimi Nous éditions 192 pages Paru en 2020 18 euros Antiphilosophique Collection ISBN : 978-2-370840-80-6 Dans Le corps miroir, la pensée explore à reculons le temps du commencement de l’univers. Cette exploration interroge la possibilité narrative, quand celle-ci est radicalement privée du témoignage d’un sujet. Provoquant une explosion du récit, sorti des gonds du « sujet » narrateur et de l’« objet » narré, Jean-Pierre Faye explore l’hypothèse d’une pensée narrative qui ne calcule ni ne juge, mais se transforme. La pensée narrative pousse le langage en avant des concepts qui la fixent, elle provoque en elle-même une espèce d’ébranlement de l’intelligence, toujours moins figurative, toujours plus dynamique, dont la trace est gardée dans les mots comme le dépôt mobile d’un processus infini de transformation. « Supprimez le corps de femme et d’homme, il n’y a plus de corps d’univers : il n’y a plus de lever du soleil, ni crépuscule ni aube ne donnent de mesure du temps et l’univers entier cesse de savoir son âge, qui maintenant atteint le chiffre — fictif ? — de treize milliards sept cent mille années. » Jean-Pierre Faye, né en 1925. Philosophe, poète, romancier. Son œuvre, qui compte plus de soixante livres, a pour clef de voûte Langages totalitaires (1972). Au nombre des essais philosophiques majeurs, on compte Le Récit hunique (1967), La raison narrative(1990), Le vrai Nietzsche (1998) et L’histoire cachée du nihilisme(2008), écrit avec Michèle Cohen-Halimi. Voir le livre sur le site de l'éditeur…
>> Lire la suite

Après la restitution des crânes algériens, comment poursuivre les gestes mémoriels? (Sun, 05 Jul 2020)
Après la restitution à l’Algérie de vingt-quatre crânes de résistants décapités au XIXe siècle et entreposés à Paris, que reste-t-il à faire côté français ? Un groupe d’intellectuels algériens, l’Instance de lutte contre la pensée coloniale qui comprend des chercheurs, des historiens et des juristes, attend encore beaucoup de Paris. Pour Fatima Benbraham, présidente de l’Instance de lutte contre la pensée coloniale, l’un des gestes les plus significatifs serait la restitution du canon de Baba Merzoug, appelée en Fance « la Consulaire ». Un canon qui depuis 1833 est installé dans le port de Brest. « C'est une pièce d'artillerie qui a protégé l'Algérie pendant plus de 400 ans. C'est le plus grand. Il a une valeur symbolique extrêmement importante pour les Algériens parce que ce canon a détruit plusieurs navires français, les naviures de Charles Quint, etc, qui pensaient pouvoir occuper Alger à l'époque. » Au-delà des crânes, pour cette association algérienne, d'autres corps non identifiés exposés au Muséum d’histoire naturelle de France devrait être rendus. La France disposerait aussi d’archives algériennes, notamment des registres d’état civil précoloniaux, voire plus récents, emportés en 1967 lors du retrait des militaires français du Sud algérien. Pour Tramor Quemeneur, historien français spécialiste de l’Algérie, d’autres prises de guerre pourraient être rendus : « Les documents, datant de la guerre de libération, ayant appartenu notamment à l'Armée de libération nationale ou au Front de libération nationale, ont été des "prises" de guerre pour des renseignements dans le cadre de la répression et de la guerre qui se déroulait en Algérie. » Pour ce professeur à l'université Paris-8 et spécialiste de la guerre d'Algérie, qui était co-signataire de la pétition qui demandait le retour de ces crânes en Algérie, cette restitution et les cérémonies qui l'ont entourée gardent un goût amer. Il faut aussi, selon lui, faciliter l’accès des chercheurs algériens aux archives françaises pour permettre d’écrire cette histoire commune.
>> Lire la suite

Après la restitution des crânes algériens, comment poursuivre les gestes mémoriels? (Sun, 05 Jul 2020)
Publié le : 05/07/2020 - 05:02 Après la restitution à l’Algérie de vingt-quatre crânes de résistants décapités au XIXe siècle et entreposés à Paris, que reste-t-il à faire côté français ? Un groupe d’intellectuels algériens, l’Instance de lutte contre la pensée coloniale qui comprend des chercheurs, des historiens et des juristes, attend encore beaucoup de Paris. Publicité Lire la suite Pour Fatima Benbraham, présidente de l’Instance de lutte contre la pensée coloniale, l’un des gestes les plus significatifs serait la restitution du canon de Baba Merzoug, appelée en Fance « la Consulaire ». Un canon qui depuis 1833 est installé dans le port de Brest. « C'est une pièce d'artillerie qui a protégé l'Algérie pendant plus de 400 ans. C'est le plus grand. Il a une valeur symbolique extrêmement importante pour les Algériens parce que ce canon a détruit plusieurs navires français, les naviures de Charles Quint, etc, qui pensaient pouvoir occuper Alger à l'époque. » Au-delà des crânes, pour cette association algérienne, d'autres corps non identifiés exposés au Muséum d’histoire naturelle de France devrait être rendus. La France disposerait aussi d’archives algériennes, notamment des registres d’état civil précoloniaux, voire plus récents, emportés en 1967 lors du retrait des militaires français du Sud algérien. Pour Tramor Quemeneur, historien français spécialiste de l’Algérie, d’autres prises de guerre pourraient être rendus : « Les documents, datant de la guerre de libération, ayant appartenu notamment à l'Armée de libération nationale ou au Front de libération nationale, ont été des "prises" de guerre pour des renseignements dans le cadre de la répression et de la guerre qui se déroulait en Algérie. » Pour ce professeur à l'université Paris-8 et spécialiste de la guerre d'Algérie, qui était co-signataire de la pétition qui demandait le retour de ces crânes en Algérie, cette restitution et les cérémonies qui l'ont entourée gardent un goût amer. Tramor Quemeneur Sonia Rolley Il faut aussi, selon lui, faciliter l’accès des chercheurs algériens aux archives françaises pour permettre d’écrire cette histoire commune.
>> Lire la suite

Pôle-Culturel-et-Touristique-de-Génelard (Sortir) (Sun, 05 Jul 2020)
dimanche 5 juillet 2020 à 05:01 "Génelard se déconfine" le samedi 11 juillet ! Au programme : des visites "décalées"... Génelard se déconfine et offre aux génelardais et ses visiteurs des spectacles et animations GRATUITS tout au long de l’été au Bassin ou au Pôle culturel et touristique. Deux clowns de la compagnie “Née au vent” feront visiter le village comme jamais personne ne l’avait imaginé, le samedi 11 juillet à 10h, 18h et/ou 20h (sur inscription car places limitées). La compagnie de danse et théâtre ” A l’envers de soi ” propose la lecture des pages de ” Neverland ” de Thimotée de Fombelle histoire de retrouver les sentiers de l’enfance, le samedi 18 juillet à 20h. La compagnie ” Les sanglés ” et ses trois ouvriers spécialistes de l’environnement vont crapahuter et s’envoler pour offrir un spectacle aérien délirant et burlesque, truffé de cascades, le vendredi 24 juillet à 19h30. Enfin, le 15 août à 19h, Le PianO du lac s’installera au milieu du Bassin pour sa Tournée ” Melting Flotte 2020 ” et son récital de musique classique et de chansons françaises, les pieds dans l’eau ! Le spectacle sera suivi du repas (payant) proposé par le comité des fêtes et les feux d’artifices.  Jusqu’au 14 août, exposition de l’association PA.GE au Pôle culturel et touristique ” L’occupation à Génelard vue par les allemands ” puis ” La libération des camps ” à partir du 15 août, une exposition proposée par l’ANACR. Et toujours l’exposition permanente et GRATUITE jusqu’au 30 septembre prochain sur la Ligne de démarcation.  Renseignements et inscription au Pôle culturel et touristique, ouvert tous les jours (sauf le jeudi) de 10h à 12h et 14h à 18h, 03 85 79 23 12 ou bibliothequegenelard@wanadoo.fr ou page facebook /Pôle-Culturel-et-Touristique-de-Génelard
>> Lire la suite

Céret : Fernando Félez nous a quittés (Sat, 04 Jul 2020)
L’artiste Fernando Félez, décédé à Olot (Garrotxa), le mois dernier a eu un rôle culturel important dans la vie de Céret et y a laissé bien des souvenirs. Yves Duchâteau, auteur de plusieurs livres sur l’histoire artistique de Céret, se souvient : "Fernando San Martin Félez est arrivé à Céret au printemps 1974, comme pour symboliser le nouvel élan culturel impulsé par la municipalité. C’est un artiste accompli, formé depuis sa jeunesse à toutes les disciplines de l’art à la Llotja de Barcelone, puis aux Beaux-arts, où, à la fin de ses études, il présente ses premières toiles abstraites. C’est à Barcelone que cet Aragonais, né le 4 septembre 1930 à Saragosse, vit dès son plus jeune âge, avant de quitter la capitale catalane pour Paris, comme ses prédécesseurs du début du siècle. En 1957, l’abstraction de ses premières toiles débouche, pour ses premières créations parisiennes, sur un paysagisme abstrait, le nuagisme, pendant qu’aux Beaux-arts il travaille toutes les techniques de la gravure […]. Avec d’autres, il fonde, en 1962, le mouvement Panique. Comme Pan, le dieu grec, est dans tout, tout est dans le champ d’exploration d’un artiste panique. La peinture de Félez explore le vaste domaine des sentiments, des passions humaines et leurs multiples facettes. En 1974, […] Fernando Félez et Gisèle, son épouse, quittent Paris pour s’installer avec leurs enfants Jérôme et Laura, ici. Au cœur du Céret historique, niché entre le nid d’aigle de Pierre Brune et le clocher carré de l’église Saint-Pierre, l’atelier de Fernando vit intensément sous la belle lumière d’un plein soleil rarement voilé. Au rez-de-chaussée, Gisèle anime le magasin d’antiquités et les enfants oublient leur vie de citadins dans ce cadre naturel […]. Autour de Félez se regroupent des peintres, nombreux comme à l’époque de la bande à Picasso. Sous le regard des frères Astrou, le Pablo avait remplacé le Grand café et se retrouvaient fréquemment autour de Fernando Félez et Felip Vila, ce proche de Dalí installé à Céret depuis 1968, les jeunes Christian Vila, Denis Carboneill, Enric Planas et d’autres comme le peintre et mosaïste de talent Giulio Sabatini récemment disparu. Un peu plus tard on retrouvera un ami de Félez, Joan Ponç recevant de temps en temps son complice de la revue Dau al Set, Modest Cuixart. Enfin, Félez aura très tôt le projet de transmettre son savoir dans un art qui demande précision et rigueur et qui permet aisément la reproduction des œuvres, la gravure. Sa passion, sa force de conviction réussiront à obtenir l’accord de la municipalité de Céret pour l’achat, à Barcelone, d’une presse aujourd’hui installée dans les locaux du centre de gravure Ex libris. Appelé à d’autres tâches, cet artiste, très engagé dans la vie culturelle de la ville, quittera Céret en 1984 pour retrouver l’Espagne et la Catalogne de ses débuts dans le village de Garriguella (Alt Empordà) […]". Commune où il s’est éteint à l’âge de 89 ans.
>> Lire la suite

Les Algériens se recueillent sur les restes de combattants anti-coloniaux (Sat, 04 Jul 2020)
En famille ou seuls, jeunes ou vieux, de nombreux Algériens se sont recueillis samedi à Alger devant les cercueils des restes de 24 combattants tués au début de la colonisation française et remis par la France. Recouverts du drapeau national, les 24 cercueils, dans lesquels se trouvent les restes mortuaires - des crânes -, arrivés la veille à bord d’un avion militaire, étaient entreposés samedi sur des tréteaux dans le hall du Palais de la culture à Alger qui abrite également le ministère de la Culture. Le ministère des Moujahidine (Anciens combattants) avait appelé la veille la population à venir se recueillir devant les restes -- tout en respectant la distanciation physique, pandémie oblige. Une foule nombreuse s’est ainsi déplacée tout le long de la journée, une longue file d’attente s’est constituée, en dépit de la chaleur, afin de rendre un dernier hommage à ces martyrs revenus au pays après 170 ans. Certains hommes et femmes ont pleuré en se recueillant devant ces morts, selon des images diffusées par les télévisions. L'inhumation des restes prévue dimanche matin Les crânes de ces combattants de la révolte populaire étaient conservés depuis le 19e siècle dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Vendredi, ils ont été accueillis solennellement par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et le chef d’état-major, Saïd Chengriha, à l’aéroport d’Alger. Les restes mortuaires seront enterrés dimanche vers 10 heures, le jour anniversaire de l’Indépendance, dans le "carré des Martyrs" au cimetière d’El Alia à Alger, où sont inhumés les grandes figures de la révolution algérienne. Leur restitution est un geste d’apaisement dans les relations bilatérales volatiles depuis 1962.
>> Lire la suite