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Miss Bretagne en visite à l'espace culturel Leclerc (jeu., 20 juin 2019)
L’espace culturel du centre Leclerc de Carhaix a été inauguré ce mercredi 19 juin. Ce nouveau bâtiment propose, sur plus de 1 400 mètres carrés, des livres, de la téléphonie, des arts de la table et de l’électroménager. À l’occasion de cette inauguration, le magasin a invité Émilie Bachellereau, Miss Bretagne 2018, pour signer des cartes dédicacées aux visiteurs qui le souhaitaient. Elle était présente de 10 h à 13 h et de 14 h 30 à 17 h. « J’ai dû signer plus de 200 cartes : c’est mon record. J’ai épuisé presque tout mon stock », a déclaré Émilie Bachellereau, vers 16 h 30.
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Classique & Chansons Espace culturel Auditorium Rostropovitch Beauvais (Thu, 20 Jun 2019)
Classique & Chansons Espace culturel Auditorium Rostropovitch, 21 juin 2019-21 juin 2019, Espace culturel Auditorium Rostropovitch . Classique & Chansons Espace culturel Auditorium Rostropovitch, le vendredi 21 juin à 17:45 17h45 Octave V clarinet’ capriccio – Classique 18h30 Les foll’ dames du 8 – Chansons 19h15 Entr’elles – Chants à capella 20h45 Cantus Felix – Classique 21h30 Groupe chorale Arpege Chansons 22h15 Les multicolores – Chants du monde 23h Vincent Caÿte – Classique Fête de la musique 2019 Espace culturel Auditorium Rostropovitch Espace culturel, 60000 Beauvais Beauvais
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Spectacle de chanson française : Bestiaire ET Autres VERS Le 3C Café culturel citoyen Aix-en ... (Thu, 20 Jun 2019)
Spectacle de chanson française : Bestiaire ET Autres VERS Le 3C Café culturel citoyen, 20 juin 2019-20 juin 2019, Le 3C Café culturel citoyen . Spectacle de chanson française : Bestiaire ET Autres VERS Le 3C Café culturel citoyen, le jeudi 20 juin à 20:30 Nous vous attendons nombreuses et nombreux ce jeudi 20 juin pour découvrir une magnifique création artistique qui nous interpelle et nous interroge sur notre condition humaine. Tout est merveilleusement exprimé par nos amis les animaux dont nous vous invitons à prendre lecture sur l’affiche ci-dessus. Une soirée que nous vous recommandons tout particulièrement… BESTIAIRE ET AUTRES VERS… Spectacle de chanson française Textes et musiques : Fil Alex Arrangements piano : Patrick Fouque Mise en scène : Sandra et Fil Alex Création lumière, régie : Débora Marchand www.filalex.moonfruit.fr Une prouesse d’acteur ! Fil Alex est un acteur – chanteur ! C’est donc un acteur qui chante, ou un chanteur qui fait l’acteur ! C’est en tout cas une race d’artiste en voie d’extinction, et il se bat pour sa survie. Il arpente la scène… il marche, il trotte, il court… il rampe… il est tour à tour au fil de ses chansons, serpent, lion, matou, rat d’égout – rien ne l’effraie ! – vermine… – que sais-je encore ? – Il est tout ce que nous aimons, tout ce que nous craignons aussi. Accompagné par son compère et complice Patrick Fouque, son compagnon le plus fidèle, pianiste de talent, ils offrent tous les deux un étrange spectacle, pleins d’énergie et de folie ! Ça miaule, ça crie, ça aboie, c’est de la vraie chanson française ! Ce chanteur, comédien, mime, prince sans rire, mi anar, mi écolo, mi moraliste nous plonge dans un univers poétique. Son pianiste-complice Patrick Fouque s’en donne à c(h)oeur joie en envolées lyriques et voltiges aériennes, un oeil sur ses touches, un autre sur le jeu de son pote. Un plein complet d’intelligence. Didier Blons, Juillet 2016. Radio Albatro Fascinant Bestiaire où Fil Alex comme chez La Fontaine donne la parole aux animaux pour mieux comprendre, analyser ou brocarder les qualités et les défauts de l‘homme. Un très beau spectacle qui sort des sentiers battus tout en restant dans la plus pure tradition des grands poètes de la chanson Française. Williams Franceschi Chroniqueur au Festival D’Avignon 2016. Participation libre ♫♫♫ Le 3C Café culturel citoyen 23 Boulevard Carnot 13100 Aix-en-Provence Aix-en-Provence Bouches-du-Rhône
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Opera ! Institut Culturel Italien – Marseille Marseille (Thu, 20 Jun 2019)
Opera ! Institut Culturel Italien – Marseille, 21 juin 2019-21 juin 2019, Institut Culturel Italien - Marseille . Opera ! Institut Culturel Italien – Marseille, le vendredi 21 juin à 20:30 L’Institut présente un concert dédié à l’opéra. Au programme airs de Rossini, Donizetti, Mozart, Gounod, Rachmaninoff Soprano : Claudia Muschio Basse : Elcin Huseynov Piano : Marco Camillini Entrée libre Fête de la musique 2019 Institut Culturel Italien – Marseille 6 Rue Fernand Pauriol, 13005 Marseille Marseille Marseille 5e Arrondissement Bouches-du-Rhône
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Saint-Affrique. La valse des sujets de philosophie est allée bon train au lycée Jean-Jaurès (Thu, 20 Jun 2019)
Laurie, Tanguy, Thomas, Jolan et Lorie et Alexia (au premier plan) soulagés à la sortie de l’épreuve de philosophie du lundi 17 juin. Par Audrey Barat Le 20 juin 2019 Lundi 17 juin, un petit air d’été soufflait sous le préau du lycée Jean-Jaurès. Mais contrairement aux apparences, l’heure du farniente n’avait pas encore sonné. Pour cause, la fameuse épreuve de philosophie pour les séries Economique et social (ES), Littéraire (L), et scientifiques (S) et technologique, qui a suscité de vives conversations à la sortie des salles d’examens. Sur les coups de 11 h 20, Laurie Pailhous, Jolan Veyrac et Thomas Erbetta, (S) et Lorie Crassous et Alexia Félix (ES) faisaient le point sur leur performance du jour. Et les premières questions fusaient : Quel sujet tu as pris ? Qu’est ce que tu as fait comme plan ?  « On avait le choix entre trois sujets : La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain ?" ; "Reconnaître ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté ?”, et un commentaire sur un texte de Freud sur les sciences et la religion », précise Thomas. « Carpe diem », une valeur sûre Shaïna Arnold et Manou Muller-Wille, en terminale L, ont opté pour la question « Est-il possible d’échapper au temps ? ». Ils comparent leur production, bâtie autour de l’incontournable méthode « thèse, anti-thèse, synthèse » : « J’ai parlé du fait que l’homme essaye d’échapper au temps parce qu’il est mortel, en cherchant notamment à se divertir », lance Shaïna. « J’ai évoqué la notion de mémoire qui sert à ne pas oublier le passé, et au fait qu’échapper au temps est vain, parce que ce n’est pas de notre ressort », poursuit Manou. En synthèse, j’ai écrit qu’il valait mieux accepter la mort, pour nous concentrer sur nos projets ». Tandis que Shaïna a intégré le fameux « carpe diem qui nous aide à nous extraire momentanément du temps ». YouTube allié incontournable des révisions  « C’est difficile de savoir si on a réussi ou pas en philo, ce n’est pas comme les maths... », confie Emmanuelle de Lescure, lycéenne en terminale Littéraire (L). Elle a choisi le commentaire d’un texte de Hegel « par élimination ». « Il n’y a pas vraiment de méthode infaillible en philo, reprend sa camarade Shaïna Arnold. J’apprends surtout les pensées des auteurs, je les classe, et ça m’aide à structurer ma pensée ». Si le bon vieux système des fiches est toujours d’actualité « pour apprendre des citations importantes, et les définitions des différents thèmes du programme », préconise Jolan, 21e siècle oblige, les révisions passent désormais par le net, comme le reconnaît Thomas.  Il y a les vidéos sur You Tube qui nous aident pas mal « J’ai vu toutes les vidéos d’Anti-sèches », s’exclame Lorie. « Et Cyrus North, c’est top », confirment à l’unisson les autres lycéens, et appuyés par l'arguementation de Jolan :  Ils savent parler aux jeunes, c’est court et concis, facile à comprendre, et ils donnent de bons exemples, ils vulgarisent la philo.  « Quand on se met à écrire, les idées viennent » Si Lorie Crassous « n’était pas plus stressée que ça pour cette matière au coefficient 4 », ce n’est pas le cas de sa camarade Alexia Félix : J’appréhendais beaucoup cette épreuve. Au début, je me suis dit que j’allais sortir au bout d’une heure, mais finalement, ça s’est bien passé.  « Finalement, quand on se met à écrire, les idées viennent », conclut, philosophe, Lorie. Les 179 candidats de terminale du lycée Jean-Jaurès et Saint-Gabriel, réunis à la cité scolaire pour l’occasions, sont déjà prêts à enchaîner avec les autres épreuves. Et se donnent déjà rendez-vous le vendredi 5 juillet pour la proclamation des résultats. Et ici, une vidéo de Cyrus North, qui semble faire l'unanimité chez les lycéens... [embedded content]
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Jazz en couleurs (Thu, 20 Jun 2019)
Du 12 au 24 août  au Pôle média culture Edmond Gerrer (Espace musique et cinéma) Du 26 août au 13 septembre au Hall de la mairie Du 16 au 21 septembre à la Salle Europe Dans le cadre du Colmar Jazz Festival. A l’instar de l’an passé, plusieurs expositions seront montées par le Colmar jazz festival dans différents sites colmariens. Cette année encore, une partie de l’exposition provient d’oeuvres créées par les élèves de la classe Ulis du collège Pfeffel. Nouveauté, la section d’arts plastiques du collège Berlioz aura le plaisir de vous présenter leurs oeuvres ! Pôle Média Culture Edmond Gerrer 1 rue de la Montagne Verte – Colmar Hall de la mairie 1 place de la Mairie – Colmar Salle Europe 13 rue d’Amsterdam – Colmar festival-jazz.colmar.fr
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Cher Deprun (Thu, 20 Jun 2019)
C’est ainsi que nous vous appelions en ces temps d’irrévérence qui étaient ceux, en septembre 1967, de mon entrée en Khâgne, au Lycée Louis-le-Grand, à Paris. Nous disions juste «Deprun». Jamais «Monsieur Deprun» comme Camus disait «Monsieur Germain» au vieil instituteur dont le «cœur généreux» et la «main affectueuse» l’accompagnèrent jusqu’à la fin et dont, au soir du Nobel encore, il se sentait le «reconnaissant élève». Nous disions «Deprun» comme si vous étiez notre camarade. Nous disions «Deprun» avec une insolence surjouée qui était la marque de l’époque et qui nous autorisait, certains jours, à vous écarter sans ménagement du tableau noir et à improviser, à votre place, une communication sur l’offensive du Thêt au Nord-Vietnam, les performances des savants rouges en Chine ou la dernière déclaration du plus proche compagnon d’armes, Lin Biao, du Grand Timonier de Pékin. Nous disions «Deprun», au fond, comme si vous étiez l’un des nôtres, l’égal de ses étudiants, leur semblable… Or Dieu sait si vous ne l’étiez pas ! Et je dois vous dire aujourd’hui ceci. Même si j’ai pu donner le sentiment, sur le moment, de faire lâchement chorus avec le groupe de mes camarades, rien ne m’était plus douloureux à voir que votre air d’oiseau effarouché lorsque vous sentiez monter, dans la classe, ce vent de contestation que vous ne condamniez, certes, pas dans son principe mais dont je voyais bien, dans vos yeux, dans vos mimiques ou dans votre geste de demander grâce, que vous pensiez : «encore une heure de perdue pour l’œuvre de transmission ! encore une demi page de moins, peut-être une page, pour mon commentaire des Confessions de Rousseau, ou de la Justine de Sade, ou du Rêve de D’Alembert de Diderot ! or il est si court, le temps imparti aux jeunes gens pour lire, vraiment lire, comme s’ils étaient, pour le coup, des contemporains ou des amis, les grands auteurs du passé !». Car vous saviez tout, cher Deprun. Vous aviez tout lu et saviez tout. Vous étiez un puits de science ou, comme disait le grand Thalès, un puits de philosophie (mais où vous ne tombiez pas !). Et il y avait une vraie grandeur tragique dans la façon dont vous luttiez, vous, si timide, si effacé et si dénué des signes apparents de l’autorité, contre la haine de la pensée que vous sentiez monter chez les plus radicaux de vos khâgneux. Les livres sont les sources et racines du malheur, grondaient, en cette veille de Mai 68, les premiers maoïstes. La littérature, la philosophie, l’art, ne sont pas, disaient-ils, contrairement à ce que croyaient Michelet, ou Hugo, ou Chateaubriand, la vengeance des peuples mais leur tombeau, une punition qui leur est infligée, leur perte. Brûler les livres alors, oublier leurs savantes leçons, se faire pauvres en esprit en une ascèse digne de celle des premiers chrétiens, tel était leur credo d’anciens lettrés devenus gardes rouges par imitation et persuadés que cette littérature, cette science, cet amour de la beauté et des mots, étaient des ruses de la bourgeoisie assurant son empire sur les consciences. Face à quoi, l’«horrible travailleur» (Nietzsche) que vous étiez, refusait toute espèce de compromis avec notre désastreuse passion. Et j’entends encore votre voix fluette, stridente ou, parfois, presque inaudible, mais qui finissait toujours, étrangement, par couvrir celle des grandes gueules. Vous teniez la ligne. Vous étiez un héros de la connaissance. Je me rappelle vos cours comme autant d’actes de résistance à une barbarie sophistiquée qui gagnait jusqu’aux meilleurs esprits. C’était très important. Et très beau. *** Je vous écris donc, cher Deprun. Mais je ne sais pas, à vrai dire, si vous êtes encore de ce monde et serez là pour me lire. Vous aviez l’âge de mon père. Exactement son âge. Donc peut-être vivez-vous toujours, presque centenaire, il paraît que c’est de plus en plus fréquent. Ou peut-être non – peut-être, comme lui, mon père, avez-vous été appelé par «le devancement de la mort» qui vous a empêché de devenir, vous aussi, «assez vieux pour vos victoires». De qui, d’ailleurs, est la formule ? De Nietzsche, justement ? De Heidegger ? De Nietzsche cité et commenté par Heidegger ? C’est vous qui, à l’époque, la citiez. Et j’aimerais tant pouvoir vous poser la question, à l’ancienne, comme quand j’avais un doute sur un mot de D’Alembert, une référence à Sade, ou la question de savoir (car tel était votre grand sujet !) ce qui, au XVIIIe siècle, l’emportait du sentiment de l’inquiétude ou du goût et de l’art du plaisir ! J’aimerais tant, là, tout à coup, retrouver le temps béni où les plus scrupuleux d’entre nous sollicitaient votre science, mais discrètement, comme en fraude, en feignant de montrer patte blanche aux enragés et de ne s’intéresser, en réalité, qu’au séjour à la Bastille du Marquis devenu robespierriste, à la différence entre les Lumières radicales et les Lumières tout court ou au premier matérialisme, ancêtre de celui de Marx et Engels, prôné par La Mettrie – vous répondiez toujours, vous aviez réponse à tout… Mais comment savoir ? Comment décider, non pas si la théorie du devancement de la mort qui empêche d’être assez vieux pour ses victoires (ou ses défaites) est de Nietzsche ou de Heidegger, mais si vous, Jean Deprun, êtes encore, ou non, de ce monde ? Votre œuvre infime et immense, votre volonté de transmettre et de léguer, votre résistance acharnée à la haine de la pensée et à ses possédés, votre sacerdoce, tout cela a laissé si peu de traces dans ce pseudo savoir absolu qu’est l’Internet ! Il y a, dans la nouvelle Grande Bibliothèque Universelle qui, en principe, retient tout, archive tout et ne laisse, dit-on, aucune chance à l’oubli, si peu de place pour les hommes comme vous, les passeurs, les intercesseurs, les Lucien Herr sans Jaurès ou Blum pour leur prêter un peu de leur lumière rétrospective, les Groethuysen sans Malraux, les Jaques Rivière sans Artaud, les Kojève sans conjuration – quelques livres rares… un ou deux articles de revue… une vague notice Wikipedia – mais j’ai appris, avec le temps, à n’avoir qu’une confiance très limitée en Wikipedia… et c’est à peu près tout ! C’est à vous, cher Deprun, que je dois l’essentiel. C’est à votre entêtement à penser et à enseigner, c’est à votre acharnement à toujours, absolument toujours, reprendre la parole, vous pourtant si timide, quand un jeune lion vous bousculait, vous écartait et venait, sur l’estrade, faire lecture d’un communiqué de l’Agence Chine Nouvelle sur telle victoire de la pensée Mao Tsé-Toung sur la science impérialiste, c’est à votre doctrine presque secrète tant elle avait à vaincre de résistances et à couvrir de clameurs pour parvenir à s’imposer, c’est à tout cela que je dois de n’avoir jamais cédé sur le désir et la volonté de savoir. C’est encore vous qui m’avez appris, à l’heure où tant de vents contraires auraient pu m’en éloigner, que seul l’amour de la vérité me permettrait, un jour, dans le reste de ma vie, de persister, non à changer, mais à réparer le monde. Or, de ce « vous » à qui j’écris, je ne sais pas s’il est vivant ou non. Comme c’est étrange ! Je confie donc cette lettre à Rob Riemen et à Nexus qui sauront, eux, j’espère, où vous trouver. Je n’ai, pour être franc, pas trouvé de meilleur moyen de me réadresser, un demi-siècle après, au maître qui m’a formé. *** Vous avez compris, n’est-ce pas, cher Monsieur Deprun, pourquoi j’ai évoqué mon père ? C’était notre secret à tous les trois. Et c’est, si vous êtes encore de ce monde, le secret que nous partageons désormais vous et moi. Mais le temps a tellement passé… Il y a, je crois, prescription et nul ne m’en voudra, pas même vous, de vous rappeler, ici, la scène… Je sors de votre premier cours. Je ne suis pas très bon philosophe en ce temps-là. J’ai fait trop de mathématiques et pas assez de philosophie et j’ai, en la matière, des lacunes que mon précédent professeur, François Châtelet, celui qui officiait en Hypokhâgne en alternance avec René Schérer, ne m’avait pas permis de combler. Mais je sors, dis-je, de votre premier cours. Je rentre à la maison. Et je raconte à mes parents mon extraordinaire rencontre avec un certain Jean Deprun qui lit Helvétius et D’Holbach à livre ouvert, qui connaît la loi du passage de Descartes au romantisme et qui a l’air extrêmement renseigné sur les mystères de l’union de l’âme et du corps selon Malebranche, Bergson et Maine de Biran. «Deprun, reprend mon père, soudain rêveur… Tu as bien dit Deprun ? Un petit homme ? Très chauve ? Très myope, avec de très grosses lunettes ? Un vieux garçon plutôt laid, aux gestes maladroits et à la timidité pathologique ? Et homosexuel ? Ce professeur dont tu parles est-il un homosexuel revendiqué ?». Eh oui ! C’était bien ça ! Vous aviez, vingt-cinq ans plus tôt, bel et bien connu mon père. Vous aviez, vous si gauche, et si peu fait pour les grandeurs militaires, été dans la même école de Cherchell, en Algérie, qui formait des officiers pour l’Armée d’Afrique ; puis, apparemment, dans le même bataillon qui, parti de Libye, parviendra, en Italie, jusqu’à Monte Cassino où lui, mon père, s’illustrera ; et il se souvient, maintenant que je vous dépeins à lui, du singulier compagnon d’armes que vous étiez… Français libre, donc, vous aussi. Engagé volontaire, comme lui aussi, dans la plus noble armée du monde. Mais avec un côté gentil bidasse, trop petit dans son uniforme trop grand et éternellement mal fagoté, sorte de jean-jean ou de piou-piou de café-concert que l’on imaginait incapable de se servir d’une arme (jusqu’au jour où on le vit, je ne sais plus trop en quelle circonstance, peut-être aux abords de Rome, se conduire avec professionnalisme et bravoure). Et, de ce fait, moqué, brocardé, affecté d’office aux corvées de chiottes et de patates, moqué encore, méprisé, souffre-douleur du bataillon, trop gay sans doute, ou trop laid, ou, déjà, trop lettré. A une exception près, toutefois. Lui. Mon père. Il vous a, me raconte-t-il, tout de suite pris en amitié. Il s’est, je le comprends, insurgé contre ce statut de paria, version Jeannot Lapin, avec grain d’homophobie, que vos autres camarades vous avaient assigné. Et, peut-être par principe et esprit chevaleresque, peut-être parce qu’il a reconnu le grand homme qui se cachait derrière le bougre au teint cireux dont vous donniez l’apparence ou peut-être, tout simplement, parce qu’il vous aimait vraiment bien, il est celui qui, pendant vos deux années de fraternité d’armes, a tenté, chaque fois qu’il le pouvait, de se mettre en travers de ceux qui prenaient plaisir à vous humilier. Quelle extraordinaire coïncidence, n’est-ce pas ? Et comment ne pas voir un signe des dieux dans le fait que le même homme a pu être, à un quart de siècle de distance, le protégé du père et le maître du fils ? Alors, deux jours plus tard, le cœur battant, convaincu qu’entre mon père et vous et, donc, par procuration, entre vous et moi, un lien a été noué qui est un lien de vie et de mort, j’attends la fin du cours. C’est l’heure où mes camarades se ruent, les uns vers la cour de récréation où ils vont pouvoir échanger leurs impressions de lecture des premiers livres de Roland Barthes ou de Jacques Lacan et les autres vers la rue Saint Jacques et, sur le trottoir d’en face, la Sorbonne où nous savons que nous attendent «les faffs» du Lycée Saint Louis et que nous avons très exactement huit minutes, pas une de plus ni une de moins, pour, jusqu’à la sonnerie de fin de récréation, les rosser, et nous faire rosser par eux, à coups de barres de fer et de bâtons que nous avons laissés et planqués, la veille, dans les couloirs. Et je m’approche timidement de votre bureau. «Me voici, suis-je sur le point de vous dire, le cœur serré par l’émotion. Je suis si heureux d’être là. Mon père s’appelle André Lévy. Il était, dans le 22ème Bataillon de Marche nord-africain commandé par le Général Diego Brosset, votre ange gardien, votre ami, le seul à avoir compris le grand personnage que vous étiez. Vous souvenez-vous, à Tobrouk, puis à Takrouna, en Tunisie et, avant cela, à Cherchell, des coups qu’il a rendus et, parfois, reçus pour vous ? de ceux que son autorité naturelle suffisait, j’en suis sûr, à intimider et décourager ? vous souvenez-vous de ce preux faisant rempart de lui-même face à la meute des petits mâles, bêtes et méchants, qui ne trouvaient rien de plus drôle à faire que de bizuter, entre deux opérations, histoire de passer le temps, le piou piou que vous étiez ?». Mais oui… Vous me voyez venir… Je vois bien que vous me voyez… Et vous semblez, à en juger par le regard étrangement intense que vous me portez, très bien vous souvenir en effet. Sauf que vous avez, à cet instant, la réaction la plus étrange et la plus inattendue qui soit. Vous devriez m’accueillir avec faveur et reconnaissance. Vous ne pouvez que vous attendrir de ce signe du destin que vous avez peut-être – qui sait ? je ressemblais tant à mon père ! – déjà reconnu et déchiffré, avant moi, dès le jour de la rentrée, au moment de l’appel alphabétique des noms des nouveaux khâgneux. Si, contrairement à ce que je suppose, vous ne vous doutez encore de rien, vous allez vous montrer, au minimum, bienveillant et courtois envers un élève qui vient à vous et a quelque chose d’important à vous confier. Or c’est tout l’inverse. A peine ai-je ouvert la bouche et, il me semble, prononcé le nom de mon père, que vous paraissez épouvanté. Vous regardez à droite et à gauche, très vite, tel un petit animal pris au piège ou un criminel, pris sur le fait, qui chercherait désespérément une issue par où s’échapper. Et comme si vous aviez vu, non le fils d’un ange, mais le diable, vous détournez les yeux, rassemblez vos livres et vos notes, fourrez le tout, très vite, dans un gros cartable d’étudiant et, sans un mot ni un regard au jeune homme qui se tient là pour vous rappeler un pacte sacré, vous quittez précipitamment la classe. Le même manège se produira à la fin du cours suivant. Puis du suivant. Puis, encore, quelques mois plus tard, au début du deuxième trimestre. Jusqu’à ce que je me rende à l’évidence. Je brûle de partager cette histoire avec vous. J’ai hâte de la raconter, après vous, à ceux de mes camarades qui, tels ceux de mon père autrefois, sont à mille lieux d’imaginer qu’avec votre tête de lutin sans malice, avec votre peau trop rose de vieux poupon boudeur et que rien ne parvient à habiller, avec votre silhouette épaissie par le gros gilet molletonné que vous portez été comme hiver, vous êtes ce que respectent le plus au monde tous ces jeunes maoïstes qui se rêvent en «nouveaux partisans» et entendent inventer une «nouvelle résistance populaire» : un ancien de la France libre ; un vrai ; un qui s’est battu à armes réelles contre des nazis non moins réels ; et un pour qui l’antifascisme ne se limitait pas à lancer des pavés sur des CRS grotesquement qualifiés de nouveaux SS. Mais vous ne voulez, vous, rien en savoir. Et vous êtes décidé, je dois m’y résoudre, à faire comme si rien de tout cela n’avait été. Est-ce le témoin qui vous gêne ? Le passé qui ne passe pas ? Le souvenir des humiliations qui serait resté trop cuisant et que vous souhaiteriez, à tout prix, exorciser et refroidir ? Est-ce, simplement, trop compliqué d’avoir à porter et assumer cette image bizarre de grand Français sans panache, l’âme de Cavaillès dans le corps de Quasimodo, l’étoffe d’un héros sans en avoir l’allure ? Auriez-vous, plus simplement encore, été secrètement épris du père et vous serait-il insoutenable, en pure logique amoureuse, de vous trouver soudain confronté au fils ? Le mystère, un demi-siècle après mon arrivée en khâgne, demeure entier. Mais le fait, cher Deprun, est là. Vous êtes mon professeur. Vous corrigez mes copies. Vous allez faire que j’entre, dès ma première tentative, dans cette prestigieuse Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm où tant de choses, pour moi, vont se jouer. Vous êtes, au passage, ce merveilleux dix-huitièmiste qui, à l’âge où les visions du monde prennent forme et commencent de se figer, avez injecté une dose vitale de légèreté dans le plomb des idéologies de la mort de l’homme et, encore une fois, de la haine de la pensée qui dominaient en ce temps-là et où j’ai bien failli m’abîmer. Mais nous ne nous sommes jamais parlés. Vous ne m’avez jamais interrogé ni fait venir au tableau noir. Et vous vous êtes arrangé pour n’avoir jamais, au grand jamais, en aucune occasion de cette longue année scolaire, à m’appeler par mon nom. Je vais dire la chose autrement. Vous êtes, de tous mes maîtres, l’un de ceux dont le rôle a été le plus décisif. Vous avez, dans le tour pris, non seulement par ma pensée, mais, presque plus important, par mon style, autant pesé qu’Althusser, Levinas, Sartre et Foucault réunis. Et je vous dois, je le répète, de n’avoir jamais cédé, quelles que fussent les séductions adverses, sur mon désir de chercher le vrai. Or je ne vous ai, je m’en aperçois, jamais parlé face à face. Et je n’ai, je m’en avise aussi, jamais même croisé votre regard. Il y a là un défi à toutes les lois connues de la gravitation des idées. Et nous sommes, vous et moi, le vivant démenti à tout ce que j’ai pu dire et écrire, ailleurs, des vertus de la parole vive et de la confrontation des visages dans l’œuvre de transmission. Alors, est-il encore temps ? Possible d’y revenir, de tout reprendre et de dissiper le malentendu ? Mais oui. D’une manière ou d’une autre, tout est, là comme ailleurs, toujours possible. A bientôt, donc. Merci Nexus.
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Disparition d'un philosophe catalan : Jean Soler nous a quitté (Thu, 20 Jun 2019)
Dimanche 16 juin 2019, le philosophe et écrivain Jean Soler s’est éteint à l’âge de 86 ans. Il s’était notamment attaqué à l’origine des monothéismes et la qualité de sa réflexion a été reconnue par de nombreux autres intellectuels. Notre collaborateur Bernard Revel avait, en 2009, réalisé son portrait que nous vous livrons ci-dessous : Jean Soler Prophète en son pays C’est un privilège rare de donner de son vivant son nom à un édifice public. Jean Soler vient de vivre ce grand moment à Arles-sur-Tech. L’ancien conseiller culturel et scientifique àVarsovie, àTéhéran et en Israël, ami de René Char et de Claude Simon, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les origines du Dieu unique, est prophète en son pays. Rien ne pouvait mieux convenir qu’une médiathèque à cet homme de culture. Une belle reconnaissance pour le petit-fils d’immigré. «Un penseur libre et intrépide », dit de lui son ami René Ala, qui devint maire d’Arles-sur-Tech après une belle carrière d’ambassadeur de France. René Ala, Jacques Saquer, futur historien et Jean Soler étaient, dans les années d’après-guerre, les trois meilleurs élèves du lycée Ara- go où un certain Jacques Séguéla se distinguait déjà pour son goût des intrigues et de l’argent. En présence de ses deux fidèles amis et de nombreux habitants, Jean Soler a dévoilé samedi dernier la plaque qui porte son nom à la médiathèque de son village natal. Il eut alors une pensée émue pour son grand-père paternel, immigré du sud de la Catalogne, qui avait fondé une scierie à Arles et pour son père qui avait poursuivi cette activité avec son épouse issue d’ une vieille famille du haut Vallespir. Un père qui, avant de mourir prématurément, eut la joie de voir ses trois enfants réussir de brillantes études. Silhouette fragile mais verbe haut et caractère bien trempé, Jean Soler a pu mesurer alors le chemin parcouru. Dans sa maison nichée au milieu des chênes-lièges, sur un coteau des Albères, les livres et les œuvres d’art racontent une vie professionnelle vouée à la culture. Aux murs, des tableaux de Soulages, Tapiès, Viallat, des statuettes africaines illustrent quelques rencontres qui ont marqué sa carrière. Après son agrégation de lettres classiques et quelques années d’enseignement, Jean Soler a dirigé, de 1965 à 1968, le centre de civilisation française à l’université de Varsovie. C’était au temps où le dirigeant communiste Gromulka tenait la Pologne d’une main de fer. En créant une troupe de théâtre, Jean Soler a fait souffler un peu de liberté dans les milieux intellectuels qui firent un triomphe à un spectacle Ionesco. Reconnaissant, l’auteur de « La cantatrice chauve » viendra à son invitation passer une semaine en Iran. Jean Soler, nommé conseiller culturel au pays du Shah, se lie d’amitié avec le premier ministre Amir Hoveida qui sera, plus tard, exécuté par le régime des ayatollahs. « C’était un honnête homme, dit-il de lui. J’espère qu’ il sera un jour réhabilité ». Salué par deux Prix Nobel Mais le grand tournant dans la vie de Jean Soler c’est sa rencontre avec Israël. Il y passe deux périodes de quatre ans chacune. Il fait venir à Tel-Aviv Claude Simon, Jacques Tati, organise une grande exposition Picasso, de nombreux concerts, fréquente les milieux universitaires et devient un proche de l’historien Elie Barnavi qui sera nommé en 2000, ambassadeur d’Israël à Paris. A la demande de ce dernier, Jean Soler fut un des rares non juifs à apporter sa contribution à une monumentale Histoire universelle des juifs. De là est née sa nouvelle vocation : l’ étude approfondie et critique de la Bible. Entre-temps, après une nouvelle période de quatre ans à Bruxelles, il revient en France comme directeur des affaires culturelles de la région PACA avant d’être nommé par François Mitterrand secrétaire général du Conseil national des langues et des cultures régionales. Mais c’est à Tel-Aviv que Jean Soler termine sa trajectoire professionnelle en 1993. Il se retire alors en Roussillon pour débuter une nouvelle carrière : celle d’écrivain. En moins de dix ans, il mène à terme un énorme travail d’ exégète qui renouvelle et bouscule notre vision de la bible. Aux trois volumes des « Origines du Dieu unique » s’ajoute cette année « La violence monothéiste », un livre qui met en parallèle les civilisations chinoise et grecque avec celles qui sont issues du monothéisme (Bible et Coran) et montre que, depuis Moïse jusqu’à nos jours, en passant par la Terreur de la Révolution française et l’idéologie nazie, la croyance à un Dieu unique a été source d’ intolérance et de violence. Saluée par deux prix Nobel qu’il a bien connus, Claude Simon (littérature) et Ilya Prigogine (chimie), jugée « salubre, éclairante et nécessaire » par Edgar Morin, l’œuvre de Jean Soler dérange. Porté par son courage et sa parfaite connaissance des textes, il n’est pas homme à se laisser intimider, même lorsqu’il s’agit d’analyser l’évolution de la politique israélienne dont il dénonce la dérive. Lui qui a rencontré David Ben Gourion dans la modeste maison du kibboutz où le père fondateur de l’Etat d’Israël s’était retiré, il sait de quoi il parle. Jean Soler en bref • Né en 1933 à Arles-sur-Tech. • Etudes secondaires au lycée Arago. • Directeur du centre de civilisation française à l’université de Varsovie de 1965 à 1968. • Conseiller culturel et scientifique à l’ambassade de France en Israël (de 1969 à 1973 et de 1989 à 1993). Mêmes fonctions à Téhéran de 1973 à 1977 et à Bruxelles de 1977 à 1981. • Directeur des affaires culturelles pour la Provence- Alpes-Côte d’Azur (1981-1985). • Secrétaire général du Conseil national des langues et des cultures régionales. • Auteur de la trilogie « Aux origines du Dieu unique » (« L’invention du monothéisme » en 2002, «LaloideMoïse»en2003, « Vie et mort dans la Bible » en 2004). 2009 : parution de « La violence monothéiste » (Editions de Fallois).
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Le retour du « racialisme » (Thu, 20 Jun 2019)
Histoire d’une notion. Grand absent du Littré mais aussi du Dictionnaire de l’Académie française et du Larousse, le mot « racialisme » apparaît cependant comme un incontournable de notre époque. Cette notion est convoquée tour à tour par les détracteurs de Nadine Morano – laquelle, en 2015, emploie le terme de « race blanche » –, par Bernard Maro, directeur de recherche au CNRS, pour désigner le Parti des indigènes de la République, ou encore par les professeurs Barbara Lefebvre et Anne-Sophie Nogaret contre des « chercheurs en indigénisme » réunis lors d’un colloque, en septembre 2018, à Paris-VII. Une manière pour les défenseurs de l’universalisme de reprocher aux chercheurs et aux militants inspirés par la pensée postcoloniale de remettre au cœur du débat une notion, la race, qui a nourri des idéologies dangereuses et mortifères. Mais que signifie donc, au juste, le terme de « racialisme » ? Dans son Dictionnaire historique et critique du racisme (PUF, 2013), Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS, le définit comme « toute construction idéologique fondée sur l’idée de “race humaine” et faisant appel à une conceptualité supposée scientifique, d’une façon plus ou moins prononcée ». Résumé ainsi, le racialisme constitue la base théorique sur laquelle vient s’appuyer le « comportement » raciste analysé par l’historien des idées Tzvetan Todorov. Historiquement, le terme de racialisme est d’abord utilisé pour désigner un courant de pensée qui se développe dans l’Europe du milieu du XIXe siècle. Issu de « la théorie des races » datant du siècle précédent, ce racialisme originel ambitionne d’expliquer les phénomènes sociaux à la lumière de facteurs raciaux et héréditaires : il définit, il différencie et il hiérarchise les différentes « races ». Les corps sont mesurés, les groupes sanguins comparés. C’est ainsi que naissent la phrénologie, la théorie selon laquelle la forme du crâne détermine le caractère de l’individu, ou encore la craniométrie, l’étude précise des mensurations des os du crâne et donc de la place qui serait laissée au cerveau. Cette dernière pseudo-discipline utilisée à l’origine pour déterminer de quelle « race » étaient les individus examinés constitue le foyer privilégié de bon nombre de discours racistes. La toute-puissance de l’hérédité S’inspirant des travaux sur la sélection naturelle de Charles Darwin, qu’ils transposent dans le domaine social, les ouvrages racialistes des scientifiques qui se fondent sur ces mesures se succèdent. Entre 1853 et 1855, Arthur de Gobineau publie son Essai sur l’inégalité des races humaines : établissant trois « races » selon les différentes couleurs de peau, il fait du métissage la cause principale de la décadence inévitable du genre humain. Quelques décennies plus tard, l’anthropologue Georges Vacher de Lapouge reprend et radicalise les travaux de son prédécesseur en brandissant le risque de l’extinction de la « race blanche » – théorie du « grand remplacement » avant l’heure.
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Un été pour se réinventer avec le premier hors-série bien-être de "Madame Figaro" (Thu, 20 Jun 2019)
En ce moment Parce que aujourd’hui trop de femmes confient que leurs vacances estivales n’arrivent plus à remettre leurs curseurs au vert, Madame Figaro a décidé d’enquêter dans un numéro hors-série afin de livrer les clés pour enrayer ce souci. Au programme : 100 pages dédiées au bien-être, incarnées par le top français Ophélie Guillermand. Plus précisément ? Un test imaginé par la psychiatre Aurélia Schneider pour dépister les petites habitudes, manies et angoisses qui nous fatiguent au quotidien. De leurs côtés, le philosophe Alexandre Lacroix nous explique pourquoi il est temps de se reconnecter à la nature et Elodie Garamond, la fondatrice du Tigre Yoga Club, nous apprend à enfin prendre du temps pour soi et ce, sans la moindre once de culpabilité. Enfin, la psychologue engagée Jeanne Siaud-Facchin nous incite à écouter la petite fille qui sommeille en chacune de nous... À lire aussi » Les règles à respecter pour (vraiment) reposer son cerveau en vacances En vidéo, comment évacuer son stress rapidement au bureau ? Conseils "feel good" en continu Madame Figaro Feel Good Hors-série «Madame Figaro Feel Good» n°1, 5,50 €, disponible en kiosque le 21 juin, et sur Le Figaro Store. Le tout est ponctué par des recommandations de livres, des playlists et des infos à effet feel good instantanés. Sans oublier les meilleurs conseils de la rédaction et de femmes qui bousculent l’actualité papier comme digitale. Prête pour «Ralentir, Ressentir et Réinventer » ? Les trois parties de ce numéro sont faits pour vous. Mieux encore, avec lui comme compagnon de route pour l’été, c’est l’assurance de vivre les mois de juin, juillet et août sous le signe du bien-être et de s’assurer un retour au zénith de sa forme. Bonne lecture et bel été ! Hors-série Madame Figaro Feel Good n°1, 5,50 €, en kiosque le 21 juin et sur Le Figaro Store. La rédaction vous conseille :
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