mer.

02

mars

2011

Ouzbékistan: de la route de la Soie aux partenariats internationaux

Vous ne l'aviez peut-être pas vu comme ça…

Dossier réalisé par Bruno Cargnelli, paru dans Le Monde - suppléments pays -2004

à propos de l'auteur: Bruno Cargnelli

 

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Avertissement: Merci de lire ici ce petit préambule expliquant le contexte de la rédaction de ces articles…

ainsi qu'une tribune de Tom Malinovski, Directeur de l'association Human Rights Watch (Washington, USA), parue sur slate.fr en  novembre 2011. Elle permet de nuancer le ton laudatif des articles du dossier.

article n°1
De la route de la Soie aux partenariats internationaux

Plaque tournante du commerce de l'Asie Centrale depuis toujours, l'Ouzbékistan affiche ses ambitions et joue la carte de l'ouverture.

Indépendant depuis 1991, l’Ouzbékistan mise son développement sur une série d’atouts parfois méconnus. Premier d’entre eux : la localisation géographique. Au cœur de l’Asie Centrale, le pays est un point de passage obligé entre Est et Ouest, aux temps de la Route de la Soie comme de nos jours. « Les infrastructures de transport sont une de nos priorités depuis l’indépendance en 1991, explique le vice-ministre RUSTAM YUNUSOV, également président d’UZAVTOYUL, la structure en charge de ces programmes. Nous entretenons et améliorons l’existant, et créons de nouvelles voies de communication plus sûres et plus rapides, avec l’aide de financements internationaux. » C’est par exemple le cas de TRACECA, le projet de nouvelle route de la Soie, pour lequel la Banque de Développement Asiatique (ADB) a confirmé récemment son engagement financier.


À cet avantage géostratégique, il faut ajouter la richesse du sous-sol en ressources naturelles : l’Ouzbékistan bénéficie de réserves de pétrole et de gaz naturel, de gisements de métaux précieux et de matériaux de construction, d’une agriculture bien développée assurant l’autosuffisance, et d’une industrie dynamique, en pleine expansion. Les services (43% du PNB) sont également en essor grâce au tourisme et au secteur bancaire. Autres atouts majeurs : la vitalité des 26 millions d’Ouzbeks (tous scolarisés), leur hospitalité renommée, et la richesse de leur histoire. Pour M. Sadiq Safayev, ministre des Affaires étrangères, l’Ouzbékistan commence à tirer parti de ces atouts naturels, au cœur d’une des régions les plus dynamiques du globe. « En 2003, nous avons pu opérer une profonde réorganisation interne aux plans politique et économique, déclare-t-il. À l’échelle régionale, nous avons signé un accord triangulaire majeur avec les gouvernements Iranien et Afghan, afin d’initier la création d’un nouveau corridor trans-afghan, parallèlement au projet TRACECA. Tous ces éléments créent les conditions d’un développement sur le long terme.»
Aujourd’hui, l’Ouzbékistan continue bien sûr de faire valoir ses attraits touristiques : Samarcande, Boukhara ou Khiva, héritage préservé de sa riche histoire. Mais il souhaite aussi -et avant tout - convaincre les partenaires et investisseurs. L’ouverture économique est la clef de voûte de l’action gouvernementale. « Depuis 1991, nous avons mené graduellement une série de réformes visant à l’intégration de la République au sein de la Communauté Internationale, et à la mise en place d’une économie de marché, déclare M. MAMARIZO NURMURATOV, Ministre des Finances. Depuis 1998, l’intensification des réformes structurelles dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, de la production d’énergie ; le développement des privatisations et la création d’entreprises privées ont permis d’assurer une croissance continue du pays. » Le dynamisme s’affiche dans tous les domaines : premier exportateur de véhicules vers la Russie, le pays compte parmi les premiers producteurs de coton au monde et s’efforce avec succès de développer l’industrie textile. L’exploitation des gisements de pétrole et gaz naturel assure l’indépendance énergétique.

Disposant des moyens de son développement, le pays est demandeur de partenariats et les conditions semblent réunies. La politique monétaire et fiscale stricte menée depuis 1998 a notamment impliqué la mise en œuvre d’une réforme de fond rationalisant calcul et collecte de l’impôt et des mesures énergiques de rationalisation des dépenses publiques. Le déficit du budget (2% du PIB depuis 1998) a ainsi été ramené à 0,4% en 2003. « Dans le même temps, la banque centrale a accompagné la structuration d’un secteur bancaire et financier jusqu’alors limité » précise M. MURMURATOV. Et une étape majeure a été franchie en octobre 2003 avec la convertibilité du Soum. » En 2004, la priorité va à la maîtrise du taux d’inflation, ramené de 21% à 3,8% entre 2002 et 2003. Objectif : le maintien une fourchette de 6 à 8%. Sur ces bases, selon l’Agence pour l’Activité Économique Étrangère (AFER), le volume du commerce extérieur a ainsi augmenté de 17% en 2003 par rapport à 2002, les exportations (+25%) croissant plus vite que les importations (+9,3%). D’ores et déjà nombre d’entreprises étrangères se sont implantées dans le pays, bénéficiant de fortes incitations fiscales. « L’Ouzbékistan est une terre d’opportunités, conclut M. Sadiq Safaiev. Comme du temps de Tamerlan, nous y accueillerons volontiers les représentants français. »
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article n°2
Énergies et ressources d'avenir

  

Mise à niveau des installations industrielles, joint-ventures, certification : la filière d’exploitation du riche sous-sol ouzbek se restructure rapidement.

 

Le secteur de l’énergie ouzbek poursuit sa transition vers l’économie de marché entamée rapidement après 1991. « À sa création en 1992, Uzbekneftgaz, la structure coordonnant l’exploitation des ressources énergétiques était un outil au service de l’indépendance stratégique de l’Ouzbékistan, rappelle M. SHAVKAT H. MAJITOV, Directeur Général et vice-président d’Uzbekneftgaz. Nous cherchons depuis à développer une logique d’entreprise, tout en continuant de fournir au pays l’énergie dont il a besoin pour assurer sa croissance. » La structure centralisée a ainsi considérablement évolué : c’est désormais une société holding au sein duquel l’État ouzbek continue d’être majoritaire, mais qui s’ouvre de plus en plus largement aux entreprises privées, notamment étrangères, par le biais de joint-ventures. Depuis 2000, une série de lois incitatives ont été adoptées qui visent clairement à instaurer un fonctionnement d’économie de marché. L’exploitation mais aussi le transport et la commercialisation des importantes richesses du sous-sol uzbek font désormais l’objet d’attributions de licences d’exploitation délivrées par les autorités. Depuis 2004, de nouvelles réglementations précisent les conditions d’attribution de ces licences aux investisseurs étrangers pour le pétrole, le gaz naturel et les condensats. Autant d’opportunités nouvelles qui devraient attirer de nouveaux entrants. Plus de 1,5 Mds de $ (1,245 Mds €) d’investissements industriels ont, par exemple, d’ores et déjà été réalisés par exemple pour une raffinerie dans la région de Boukhara, et sur le complexe chimique et gazier de Shurtan.

 

« Notre objectif est d’atteindre des prix compétitifs sur le marché mondial, résume M. SHAVKAT H. MAJITOV. Cela nécessite de poursuivre la restructuration du secteur, de maintenir et développer notre volume de production, de mettre à niveau nos installations, et notamment le système de transport du gaz naturel. »

La restructuration du secteur énergétique est en marche. La même logique d’ouverture est également à l’œuvre pour les importantes ressources métallurgiques et minières dont l’Ouzbékistan est richement doté.

 

9° producteur d’or mondial, 7° fournisseur pour l’Uranium, le pays est classé à la 4° place pour ce qui concerne les réserves prouvées en ces deux matériaux.  Pour mesurer le potentiel, on peut par exemple évoquer le gisement de Muruntau, plus grand site minier du continent eurasien, classé à la seconde place mondiale après les gisements d’Afrique du Sud. On pense aussi au site de Navoï, dont la production d’uranium est l’objet d’une joint-venture profitable avec RWE-Nukem depuis 11 années ou encore au complexe d’Almalyk qui exploite la dixième réserve mondiale de cuivre.

 

Métaux précieux, pétrole et gaz sont en effet loin d’être les seules richesses du sous-sol ouzbek : plus de 3000 gisements permettant de valoriser plus de 100 types différents de ressources naturelles sont aujourd’hui recensés. Et la volonté du Comité d’État pour la Géologie et les ressources naturelles  est de poursuivre des campagnes d’exploration systématiques. Outre 54 gisements de métaux nobles et 187 d’hydrocarbures, l’Ouzbékistan dispose de 41 gisements de métaux non-ferreux, 19 de matières premières servant à l’élaboration de produits chimiques, et 45 sites potentiels d’exploitation de minerais divers.

 

Dans la Province de Tachkent, le complexe métallurgique et minier Almalyk exploite le cuivre et l’or présents sur le site. Des métaux rares et dispersés ont également été découverts, comme du Molybdène, qui ont permis d’augmenter de 40% la valorisation potentielle du site. Exploité depuis 50 ans, celui-ci est aujourd’hui très profitable. En 2003, les quatre mines et les installations, qui emploient jusqu’à 20 000 personnes, ont ainsi permis d’extraire et de traiter 22 M. de m3 de minerai, générant un bénéfice de 43 Mds Soums (33,7 M€). L’essentiel est réinvesti afin de rénover les installations, et de les mettre au niveau des standards internationaux.

La privatisation du complexe est en cours, en liaison avec le Comité des Propriétés d’État, et la modernisation reste une priorité claire, afin de bénéficier de technologies à l’état de l’art. C’est déjà le cas, par exemple, en matière de recyclage avec le développement d’une filière Molybdène-Rhenium. Des procédés de lixiviation (lavage et filtration) des rebuts d’exploitation ont été mis au point en liaison avec l’institut de microbiologie ouzbek au sein de l’Université, afin d’extraire les tonnes de métaux non-ferreux encore présents dans les rebuts d’exploitation. Aujourd’hui, 70% de la production du  complexe d’Almalyk, soit 80 000 tonnes de cuivre, 70 000 tonnes de zinc et une dizaine d’autres produits chimiques sont exportés à destination de la CEI, des pays européens, mais aussi vers l’Iran, la Turquie, l’Inde et la Chine.

Markazsanoateksport, la structure centralisant la commercialisation des produits ouzbeks, annonce  trois priorités claires : développer la production, évoluer vers des produits à plus forte valeur ajoutée, et atteindre aux standards internationaux de qualité par le biais de la certification.


 

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article n°3-1

Opportunités à saisir.

 

Pour attirer les investisseurs et faire émerger  une petite industrie compétitive, le gouvernement ouzbek mise sur l’incitation.


La petite industrie et le textile représentent un secteur essentiel de l’économie ouzbèque. En pleine expansion, les entreprises séduisent de plus en plus les investisseurs étrangers.

Ainsi, en 1994, 3 joint-ventures seulement étaient effectivement constituées. Leur production pesait alors pour 2% dans le total de la production industrielle ouzbèque. Dès l’an 2000, 16 joint-ventures dépassaient le seuil de 20% de la production totale. Selon Uzbeklegprom la structure de promotion au service du développement de la petite industrie 1 milliard de dollars devraient être investis dans le secteur industriel ouzbek sur la période 2001-2005. Des investissements qui se traduisent par de meilleures performances à l’exportation : la part attribuable aux joint-ventures était ainsi évaluée à 53% en 2000.

 

Convaincu de la nécessité du développement des investissements étrangers afin de faire évoluer l’industrie vers la production de produits à plus forte valeur ajoutée, le gouvernement a pris en mars 2004 une série de mesures incitatives à destination des entreprises étrangères. Il garantit ainsi les droits des investisseurs qui ne peuvent désormais se voir imposer de régime plus défavorable qu’un producteur local. Des garanties additionnelles et des mesures spécifiques peuvent être attribuées en cas d’investissement dans un des secteurs économiques considérés comme prioritaire pour le pays, parce qu’il développe et consolide le potentiel d’exportation, ou encore lorsqu’il entre dans le champ du renforcement du tissu entrepreneurial ouzbek.

Le transfert libre des moyens financiers, sans restriction, sous réserve de l’acquittement des taxes dues est également garanti aux investisseurs. Même en cas d’adoption ultérieure d’une législation plus défavorable, l’État ouzbek s’engage à respecter les conditions initiales pour une durée de 10 ans à dater de la signature de l’investissement.

Autre point fondamental, chaque investisseur étranger détermine totalement librement le cadre de son investissement et les objectifs qu’il  y assigne. Il est libre de promouvoir son activité en s’associant avec les partenaires qu’il jugera les mieux appropriés. Cela inclut le droit de revente de l’activité à des personnes morales et physiques dans le cadre des lois nationales. D’autres mesures incitatives comme l’exemption de TVA pour les importations d’équipements technologiques, des exemptions de taxe pour les deux premières années d’activité permettent de compléter un dispositif qui vise à la structuration rapide et maîtrisée d’un tissu industriel compétitif en renforçant l’attractivité du pays.

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article n° 03-2

La petite industrie en pleine croissance


Tirée par le dynamisme de l’industrie textile, le secteur de la petite industrie s’ouvre à l’international et se diversifie.


102 usines représentant 15 secteurs d’activité différents : la diversité  des entreprises fédérées par l’association professionnelle Uzbeklegprom  témoigne de la vitalité du secteur de la petite industrie en général, et du textile en particulier en Ouzbékistan. Fils, tissus, vêtements, tapis : le coton, matière première pour laquelle le pays se classe en 5° position des principaux producteurs mondiaux, est un moteur essentiel du développement de cette petite industrie. Depuis l’indépendance, il a représenté en moyenne, à lui seul,`50% des exportations de la République. Mais c’est encore souvent sous forme de matière première non transformée. Trop souvent selon M. A’ZAMKHON U. BAKHRAMOV, président d’Uzbekyengilsanoat, l’organisation gouvernementale en charge de la gestion de cette ressource. « Aujourd’hui, sur une production d’environ 1 milliard de tonnes par an, 10% environ fait l’objet d’une transformation en Ouzbékistan, déclare-t-il. Nous souhaitons rapidement évoluer vers l’objectif de 50% du coton traité par notre industrie textile. Nous disposons de la matière première en quantité, d’une main d’œuvre qualifiée et compétitive, et le gouvernement soutient par ailleurs activement le développement et le processus de libéralisation de cette activité, en augmentant l’attractivité du pays vis-à-vis des investisseurs étrangers. Les conditions sont réunies pour une forte croissance du secteur. » Des mesures fiscales très incitatives ont notamment été prises afin de faciliter le développement de joint-ventures et, au-delà, le gouvernement a cherché à instaurer d’emblée un fonctionnement de marché. La fourniture de fibres de coton autrefois soumise à quotas est désormais totalement libre en qualité comme en quantité.

 

Réduire l’industrie ouzbèque au seul secteur textile serait cependant une erreur.

Première joint-venture a avoir vu le jour dans le domaine de la chimie et de la pétrochimie dans l’ex-Union Soviétique dès 1987, Sovplastital s’est depuis imposée comme le plus important fournisseur d’équipement de la maison en Ouzbékistan, et l’un des principaux de la CEI. Produisant initialement des porcelaines artistiques et décoratives en joint-venture avec la société italienne Sonia, Sovplastital s’est ensuite diversifiée par le biais de sa filiale Sovplastital-Tabor, une autre joint-venture incluant une société italienne, et spécialisée dans la production de décorations de Noel. Sovplastital est une entreprise réputée pour mettre sur le marché un nouveau produit par semaine. « Nous innovons constamment en fonction des évolutions de la demande de notre clientèle, confirme M. Alexander Melkunov, Président Directeur Général de l’entreprise. Sovplastital est bâtie sur le principe des petites structures de production italiennes. Nous disposons aujourd’hui d’une dizaine de lignes de produits différentes dont des articles pour la cuisine, la salle de bain, plus de 900 articles décoratifs à base de verre coloré. Nous envisageons constamment de nouvelles évolutions comme, actuellement, la production de tapis de jeu pour enfants. »

Exportant majoritairement vers la CEI, Sovplastital a reçu plusieurs récompenses internationales pour la qualité et l’innovation de ses produits. le professionnalisme de sa production et des services offerts.

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article n°4

25 siècles vous contemplent…

 

Héritier d’un passé prestigieux, l’Ouzbékistan tire aujourd’hui parti d’un potentiel de développement touristique considérable.


« En lien avec l’UNESCO, nous avons récemment célébré le 2500 ° anniversaire des villes de Samarcande, Boukhara et Khiva, et le 1000° anniversaire de l’université de Ma Mun déclare M. ABDULAEV, ministre de la Culture d’Ouzbékistan. Récemment des fouilles conduites par des équipes nippo-ouzbèques ont mis à jour l’une des plus anciennes statues de Bouddha jamais découverte, à Dalvarzin Tepa. Le musée de Termez présente quant à lui les plus anciennes pièces de jeu d’échec au monde. Visiter l’Ouzbékistan c’est se confronter à l’histoire millénaire des civilisations, mais aussi découvrir une culture bien vivante et un sens de l’hospitalité exceptionnel »

Héritière des anciennes organisations de l’ex-URSS, Uzbektourism est depuis 1992 une compagnie nationale coordonnant la politique générale du gouvernement en matière de développement touristique.  Regroupant plus de 60 institutions, organisations et établissements, elle met progressivement en valeur le patrimoine historique et culturel du pays, et propose notamment des itinéraires variés de découverte aux tour operators occidentaux. Elle cherche également à diversifier son offre, en proposant une offre de ski alpin ou de tourisme rural. En vue de développer les infrastructures d’accueil Uzbektourism a également noué des partenariats avec des investisseurs étrangers sous forme de joint-ventures.

 

Résultat : la fréquentation touristique du pays est en nette croissance. Les principales destinations restent traditionnellement les villes de Tachkent, Boukhara, Samarcande, Khiva et d’autres encore, tout au long de l’ancienne route de la Soie. M. Bakhtiyor Husanbaev, président d’Uzbektourism souhaite amener les touristes étrangers à s’intéresser progressivement aux autres aspects du riche patrimoine ouzbek « Chaque année nous restaurons de nombreux sites historiques que nous cherchons à mettre en valeur et à faire connaître explique-t-il. Mais quel que soit le site visité, et le motif de la visite, notre principale priorité est la satisfaction de nos hôtes. Nous sommes convaincus qu’elle constitue notre meilleure publicité. »

 

« Il y a encore quelques années, lors de déplacements à l’étranger, il n’était pas rare que l’on me fasse répéter le nom de mon pays, se rappelle pour sa part Muzzaffar K. Hoshimov, maire de Samarcande. Ma ville était, quant à elle, très souvent considérée comme légendaire ! La notoriété de Samarcande a depuis largement cru au plan international grâce notamment aux programmes de jumelage avec de grandes villes. Le potentiel de développement est considérable, compte tenu de la richesse du patrimoine. Dans la seule région de Samarcande, nous disposons de 1800 sites d’intérêt historique, dont une très faible partie est aujourd’hui visitée. »

 

En matière d’infrastructures également, l’Ouzbékistan a des atouts à faire valoir. L’aéroport international de Tachkent, l’un des 12 que compte le pays est l’un des mieux équipés d’Asie Centrale et dessert plus de 20 pays européens. Uzbekistan Airways, la compagnie nationale a quant à elle étoffé et modernisé sa flotte depuis sa création en 1992. Ce processus a entraîné un accroissement notable du professionnalisme des équipes, et la compagnie nationale offre aujourd’hui des prestations au niveau des standards internationaux. Comme conséquence de ce dynamisme de la filière : les partenariats internationaux se sont multipliés ces dernières années dans le secteur de la construction aéronautique, des transports et du tourisme.

 

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article n°5

Tachkent: capitale politique, poumon économique

 

La capitale politique du pays depuis 1930 affiche son dynamisme, et s’impose comme centre d’affaires international.

 

En mai 2003, la capitale ouzbèque accueillait la réunion annuelle des directeurs de la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD). Ce fut l’occasion de jeter un regard neuf sur cette ville de 2,3 M. d’habitants, qui a de tout temps représenté un nœud de communication au cœur de l’Asie Centrale. « Aujourd’hui, suite au tremblement de terre dévastateur de 1966 et aux reconstructions “enthousiastes“ des planificateurs soviétiques, il reste bien peu de signes de l’histoire deux fois millénaire de la cité »  constate le maire de la ville.  Les principaux monuments et la vieille ville avec ses rues étroites cernées de murs de briques, ses mosquées et écoles coraniques, sont les seuls témoins d’un riche passé. Mais l’heure n’est pas à la mélancolie. La province de Tachkent s’affirme comme la plus développée du pays avec plus de 9000 entreprises recensées, dont 128 faisant l’objet de partenariats et d’investissements étrangers. Se classant deuxième pour la production industrielle, la région a développé une gamme très large d’activités. La capitale politique est aussi un poumon économique pour le pays. 

Uzexpocentre, le centre d’exposition et de conférence de l’Agence pour le Développement de l’activité économique étrangère (AFER) est un outil de promotion privilégié au service de ce développement économique. Entièrement rénové depuis 2003, le complexe héberge des manifestations très diverses qui témoignent d’une intense activité.  « Après une manifestation en partenariat avec la Pologne,.des expositions nationales ont été consacrées aux Etats-Unis, à l’Inde et à l’Iran, déclare M. BAKHTIER IRMATOV, responsable du complexe. Nous devrions sceller prochainement un accord avec un partenaire américain : “the International Exhibition Group“ afin d’organiser de nouvelles manifestations et accroître encore notre audience. »  18 foires et expositions internationales sont prévues au cours de l’année 2004.  Le franchissement de l’étape de la convertibilité du Soum a considérablement accru l’attrait pour le pays. Avec un impact positif direct sur l’organisation et l’audience de ces manifestations.

Pour accueillir cette nouvelle clientèle, la ville de Tachkent a augmenté ses capacités hôtelières, et dispose d’atouts majeurs. L’hôtel Intercontinental est l’un deux. « Notre établissement 5 étoiles propose outre un hébergement luxueux, toute une série de services spécifiquement adaptés aux besoins de la clientèle “Affaires“, 24 heures sur 24 explique M. Olof Jura, manager de l’établissement. Nous cherchons à faire connaître ces services auprès de la clientèle internationale à travers nos représentations à l’étranger. »

Avec le centre d’affaires International Business Centre, situé à proximité d’Uzexpocentre, la ville de Tachkent dispose d’un autre atout essentiel. « Créé en l’an 2000, notre complexe de 16 étages offre tous les services nécessaires à l’hébergement des représentations des sociétés, des banques, et des organisations internationales, déclare son président M. Anvar Narbaev. Offrant plus de18 000 m2 de locaux, ses équipements fournissent un cadre idéal pour des réunions, séminaires et négociations de haut niveau. » Disposant d’une vaste salle d’exposition, le complexe peut également mettre à disposition magasins et entrepôts.

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article n°6

Trois clefs d'accès au commerce Ouzbek

 

Point d’entrée vers les opportunités commerciales qu’offre le pays, trois sociétés d’import-export contribuent également à entretenir la croissance.

 

 

Uzprommashimpeks, Uzmarkazimpeks, Uzinterimpex : ces trois sociétés d’import-export dont le capital est majoritairement détenu par l’État (51%) mais largement ouvert aux capitaux privés, ont pour vocation à promouvoir matières premières et produits ouzbeks à l’international. Elles sont également un outil au service de l’acquisition et du transfert de savoir-faire et de technologies dont le pays a besoin pour assurer son développement. Toutes trois se sont imposées comme des opérateurs incontournables d’exportation du coton ouzbek sous toutes ses formes : fibre, fil, vêtements . Elles réinvestissent massivement dans la filière de production ouzbèque, conformément à la stratégie définie par le gouvernement. De fait, si l’industrie textile en plein développement affirme aujourd’hui ses ambitions sur la scène internationale et dévoile son énorme potentiel, elle le doit en partie à la stratégie suivie par ces intermédiaires.

 

Uzprommashimpeks est placée sous l’autorité du Ministère des Affaires étrangères du pays. Créée en 1991, elle était initialement spécialisée dans l’importation d’équipements industriels et techniques pour les différents secteurs de l’industrie ouzbèque et pour les départements scientifiques. « Historiquement, à son indépendance, l’Ouzbékistan s’est retrouvé confronté à la nécessité d’importer technologies et savoir-faire dans les secteurs du textile, de la machine-outil ou des industries agroalimentaires, par exemple, déclare le Dr Sherzod Akramovich Guzairov, Président de la société. Uzpromashimpeks a pris une part importante dans la réalisation de ces objectifs prioritaires initiaux, associée notamment aux prorammes intergouvernementaux d’échanges réciproques de denrées avec la Pologne et la Hongrie au début des années 90. Par la suite, nous avons joué le même rôle d’intermédiation pour l’exportation de matières premières et de biens manufacturés dans le pays. »En 1999, la société a ouvert son actionnariat aux investisseurs privés, l’État ouzbek conservant 51% du capital. Uzprommashimpeks compte ainsi plusieurs autres sociétés d’import-export au sein de son actionariat, mais également la banque Nationale d’Ouzbekistan (NBU). Elle est aujourd’hui devenue l’un des principaux exportateurs de fibres de coton ouzbek, à destination de plus de 35 pays. Mais la diversification des exportations est aujourd’hui son principal objectif au moment où elle s’apprête à évoluer sur le marché mondial. Avec un chiffre d’affaires 2003 de 330 Millions de dollars (274 M€) elle s’affirme comme l’un des plus gros exportateurs de métaux entrant dans la composition des câbles conducteurs, de cathodes en cuivre, de Molybdène et de produits dérivés, mais aussi d’équipements industriels et agricoles, de denrées et boissons, ou de matériaux de construction.

 

De son côté, Uzterimpex s’est concentré sur l’exportation du coton, comme ses deux homologues, ainsi que dans les produits issus de la transformation de produits agricoles comme les purées et jus de fruits et légumes, ou les céréales. La troisième société Uzmarkazimpeks joue elle aussi un rôle important dans le commerce du coton. Des terminaux ont ainsi été organisés afin de centraliser la production et de faciliter sa distribution. « En 2004 nous accordons une attention particulière à l’amélioration de l’efficacité de ces terminaux, en les dotant d’équipements et d’infrastructures au niveau des standards internationaux, déclare M. SULTANBEK P. KAMALOV, Président de la société. Nous soutenons matériellement et techniquement les travaux de modernisation et mettons en place des centres de maintenance mobile pour les équipements de chargement et déchargement. Un autre axe important de notre stratégie est la recherche et l’introduction de nouveaux types de financement des opérations et le développement de la coopération avec les organismes de crédit , notamment internationaux. » Les trois sociétés cherchent par ailleurs à développer leur présence au sein du pays comme à l’étranger, où elles ouvrent bureaux commerciaux et filiales.

Elles cherchent aussi à promouvoir les entreprises et produits ouzbeks lors des foires et salons internationaux, et facilitent la présence des entreprises nationales lors de ces manifestations.

À la recherche de partenariats et d’opportunités commerciales, ces trois sociétés constituent les clefs d’entrée pour toutes les relations commerciales avec l‘Ouzbékistan.


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article n°7

Intérêt mutuel

 

La France et l’Ouzbékistan intensifient leus contacts à tous niveaux et inscrivent d’emblée leurs relations dans la durée.

 

La République d’Ouzbékistan dispose d’un potentiel considérable, dont elle peut bénéficier sur le long terme. C’est la conviction de la France. Les relations économiques franco-ouzbèques ne cessent d’ailleurs de se développer. La récente ouverture de la liaison Paris-Tachkent  par Air-France en est un signe : la France est particulièrement active dans le pays, notamment au travers d’échanges de savoir-faire, et par le moyen des missions de conseil économique. Les relations entre les deux pays s’intensifient au plus haut niveau. Elles sont particulièrement bonnes, et le Président de la République Ouzbèque aime d’ailleurs à souligner qu’elles remontent au XIV° siècle, à l’époque de Tamerlan. Dans les deux dernières années, deux ministres français ont ainsi fait le voyage de Tachkent. Autre signe de l’intensification des échanges : le séminaire réunissant entrepreneurs français et ouzbeks dans les locaux du MEDEF en février dernier, en marge de la rencontre de la commision intergouvernementale sur la coopération économique entre les deux pays.

Des entreprises françaises comme le groupe DAGRIS spécialisé dans les agro-industries, ont pris leurs marques en Ouzbékistan. Le groupe est devenu au cours de l’année 2000, l’actionnaire majoritaire de 2 joint-ventures créées dans le cadre d’un programme financé par la Banque Mondiale, et visant à moderniser la filère coton en Ouzbékistan. Il s’agissait d’introduire une technologie inédite dans le pays : le délintage chimique, qui permet l’obtention de semences de qualité. Fort du succès de ces deux opérations, face à la demande accrue des agriculteurs DAGRIS souhaite aujourd’hui développer ses activités de partenariat dans le secteur cotonier avec pour objectif l’accroissement de la valeur ajoutée de la filière. Des partenariats sont également envisagés dans le traitement des oléagineux.

D’autres groupes français, comme Technip ou Bouygues, ont également pris pied dans le pays. Les opportunités de partenariat se multiplient dans le domaine de la gestion de l’eau, de l’équipement, de l’exploitation et de la maintenance des infrastructures énergétiques, du transport d’énergie, des services à l’activité pétrolière, de la chimie… Certains projets pourraient aboutir prochainement.

Les réformes prises par le gouvernement ces dernières années ont contribué à renforcer l’attractivité du pays aux yeux des entreprises françaises, notamment le secteur bancaire depuis le franchissement de l’étape de la convertibilité du Soum.

 

De manière plus générale les ouzbeks sont demandeurs d’information sur la France et la culture française. Aujourd’hui près de 400 000 Ouzbeks étudient le Français. Le Centre Culturel Français, présent à Tachkent et Samarcande dispense ses cours avec un succès grandissant ,et gère une bibliothèque de 8000 titres diffusés auprès de 1000 adhérents. Avec une émission de télévision et deux émissions de radio consacrées à l’apprentissage de la langue, la francophilie s’ancre durablement.

Dépendant du Ministère des Affaires Étrangères, l’Institut Français d’Études sur l’Asie Centrale (IFEAC),créé en 1992 à Tachkent, contribue lui aussi à renforcer les liens culturels entre les deux pays. D’abord en développant la connaissance de la région par les chercheurs français et européens et le soutien aux travaux de recherche concernant l’Asie Centrale, mais aussi par la contribution à la formation de chercheurs ouzbeks aux nouveaux courants des sciences humaines.

L’ensemble de ces facteurs contribue à instaurer d’emblée les relations franco-ourbèques dans un cadre de long terme.

 

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article 08

La privatisation revitalise le secteur financier

 

Réformes de fond, modernisation des infrastructures, ouverture internationale : le secteur financier ouzbek encadre et soutient la croissance.

 

Renforcer la stabilité économique et sociale du pays, créer les conditions d’une croissance maîtrisée : ce sont les principaux objectifs de la politique de libéralisation progressive menéee par le gouvernement ouzbek depuis l’indépendance. Au plan macroéconomique, les actions engagées en vue de rationaliser la politique fiscale, la réduction du déficit du budget et le développement du secteur privé, combinés à un contrôle du taux d’inflation, ont permis de créer les conditions d’un développement maîtrisé et de renforcer les initiatives privées. Représentant 39,3% du PNB en 1992, la part du secteur privé a atteint 75,5% en 2003.

Depuis l’indépendance, le système bancaire ouzbek a été profondément remanié, avec l’introduction d’un “deuxième étage “ banque centrale et banques commerciales. En octobre 2003, une étape majeure a également été franchie avec la convertibilité du Soum, la monnaie nationale, qui était un objectif majeur pour le pays. Les restrictions d’accès aux monnaies étrangères ont été entièrement levées et les opérations de change considérablement simplifiées, créant les conditions d’une ouverture du système bancaire ouzbek sur l’international.

Une attention particulière est également accordée à la mise en place d’infrastructures bancaires modernes.  Le système de paiement, récemment restructuré, permet des échanges interbancaires rapides, et est aujourd’hui reconnu comme l’un des meilleurs de la CEI. Par ailleurs une réflexion est engagée afin de permettre la généralisation rapide de moyens de payement électroniques.

 

Preuve de la structuration et du dynamisme du secteur bancaire ouzbek, un système d’enregistrement, de suivi et de cotation des emprunteurs a été inauguré en avril dernier afin de protéger les banques commerciales  et réduire les risques de non-paiement. Un système de garantie des dépôts effectués par les particuliers auprès des établissements financiers avait quant à lui été adopté dès 2002.

Ces étapes franchies avec succès permettent d’envisager la privatisation totale d’établissements financiers comme la banque Asaka, qui sera la première à franchir le cap cette année, suivie de la Banque Nationale d’Ouzbékistan.

«  Nous cherchons à réduire au maximum la part de l’État au capital des banques commerciales, souligne M. MAMARIZO NURMURATOV, ministre des finances du pays. 10 établissements font actuellement l’objet d’un programme de privatisation, dont les 3 principales banques ouzbèques. En vue de développer les partenariats internationaux, nous avons relevé à la fin de 2003, le seuil de capital que peut détenir un investisseur étranger de 7 à 25%. ». L’heure est donc plus que jamais à l’ouverture internationale, et plusieurs grandes banques occidentales et asiatiques sont d’ores-et-déjà représentées dans le pays ,où elles interviennent directement (Joint Ventures) ou par le biais de crédits internationaux.

Grâce aux réformes structurelles menées depuis plusieurs années, l’Ouzbékistan a su gagner la confiance de la communauté financière internationale. Demandeur de partenariats internationaux dans tous les domaines, le pays propose aux investisseurs des opportunités de long terme. Son système bancaire s’est en effet imposé comme le mieux régulé d’Asie Centrale.

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article 09

Banques: à l'heure de la libéralisation

 

L’heure de la privatisation sonne pour les acteurs fondamentaux du dynamisme économique ouzbek : les établissements bancaires.

 

Jouant délibérément la carte de l’ouverture, le système bancaire et financier ouzbek s’impose progressivement comme l’un des plus fiables d’Asie Centrale. Pour la Banque Nationale d’Ouzbékistan (NBU) –la banque leader du pays, qui sera bientôt la deuxième à être privatisée - les principaux obstacles au développement international des entreprises ouzbèques sont désormais aplanis, comme en témoigne le fort taux de croissance des exportations enregistré par le pays. « Au plan intérieur, le vent de réformes s’est traduit par une multitude d’initiatives, note M. ZAINUTDIN S.MIRKHODJAEV, son président. Dans le secteur des services de la banque de détail, nous avons vu émerger de nouveaux compétiteurs proposant des prestations comme les traveller’s chèques ou les transferts d’argent. En tant que banque leader, outre une clientèle de grandes entreprises internationales,  nous avons fidélisé nombre de particuliers et de petites entreprises, pour lesquels nous proposons aujourd’hui plus de 70 services différents. » De fait, 40% de la clientèle de la Banque Nationale est aujourd’hui composée de PME. La banque redistribue près de 80% des aides et financements en devises étrangères.

De mieux en mieux structuré, intégrant rapidement le système financier international, le secteur bancaire ouzbek offre des opportunités réelles et séduit les intervenants internationaux. La banque d’origine néerlandaise ABN-AMRO, vient ainsi de créer un établissement en Joint-Venture avec la Banque Nationale. Celle-ci coopère également avec les institutions bancaires françaises : BNP-Paribas, HSBC-CCF, Crédit Lyonnais et Société Générale ont ouvert des lignes de crédit pour financer les échanges commerciaux.

Le marché est porteur et le potentiel de développement considérable.

Banque jeune, créée en 1995 et initialement spécialisée dans les services bancaires aux entreprises de l’industrie automobile, la banque ASAKA a su tirer parti des opportunités qu’offre le développement ouzbek. Elle sera le premier établissement financier à être totalement privatisé, dès cette année. La Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) devrait alors devenir l’un des actionnaires de référence de la Banque Asaka. Depuis 1999, celle-ci a considérablement diversifié ses activités, et offre ses services à tous types de clients industriels. Elle est aujourd’hui devenue l’une des toutes premières banques ouzbèques et a multiplié par trois les sommes consacrées aux crédits d’investissement entre 2002 (74 Mds de Soums – env. 60 M€) et 2003 ( 218 Mds de Soums - env. 175 M€). « Nous cherchons avant tout à améliorer les services bancaires proposés aux entrepreneurs explique M. SHOKIR ZHURAEV, président de la banque Asaka. Travaillant régulièrement avec des partenaires étrangers comme les institutions internationales, les grandes banques américaines et européennes, nous proposons à nos clients l’accès aux aides et financements internationaux pour leurs investissements productifs. »

Avec le franchissement de l’étape majeure que constituait la convertibilité du Soum ces lignes de crédit ont été considérablement augmentées, preuve de la confiance témoignée par les milieux internationaux dans l’avenir de l’économie ouzbèque. En 2003, la banque Asaka a ainsi avancé plus de 16 Mds de Soums (12,8 M€) aux entrepreneurs privés en Ouzbékistan, soit une hausse de 30% par rapport à 2002. Elle a également réalisé plus de 46 Mds $ (env. 40 M€) d’investissements directs, et s’est par exemple imposée comme un acteur local majeur du financement d’une industrie textile ouzbèque en pleine expansion. Cette année, en lien avec deux partenaires anglais - la Standard Bank - et français –la Société Générale, la banque Asaka a également financé les investissements réalisés sur le site aurifère d’Amantau. Pour 2004, ses principaux objectifs sont d’accroître le volume d’affaires et la base clients afin de renforcer encore son attractivité vis-à-vis des investisseurs et réussir l’étape de la privatisation.

Les deux premières banques privatisées seront rapidement suivies par 8 autres établissements financiers sur le chemin de l’économie de marché. Cela constitue un signe fort, envoyé par le gouvernement au moment où les réformes produisent leurs effets, en créant un climat particulièrement favorable aux investissements. Cela représente autant d’opportunités pour les investisseurs étrangers de miser sur le développement prometteur du pays, en maitrisant pleinement les conditions de leur engagement.

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