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Écologie : les fongicides interdits dans les stades en 2025 ? (dim., 05 juil. 2020)
Cinq ans. C'est le délai qu'auront les responsables des terrains de Ligue 1 et de Ligue 2 (mais aussi en Top 14, Pro D 2 et sur les parcours de golf) pour trouver des solutions afin de se passer des produits phytosanitaires, notamment les fongicides. Des produits utilisés en abondance et qui présenteraient un danger pour la santé de tous, joueurs, entraîneurs, jardiniers, comme nous le révélions dans notre enquête publiée en mai 2019. « Toutes les personnes qui pénètrent sur ces pelouses respirent des résidus de particules, nous expliquait Pierre Rustin, directeur de recherche au CNRS. C'est une sorte de folie que la peau des joueurs soit en contact direct avec la pelouse. » Un an après, le gouvernement est passé à l'action. Élisabeth Borne a joint les actes à la parole. La semaine dernière, celle qui est toujours ministre de la Transition écologique et solidaire, en attendant la composition du nouveau gouvernement, s'est engagée à interdire leur utilisation dans tous les lieux de vie à travers un arrêté soumis à la consultation du public (accessible jusqu'au 16 août). Et ce, dès juillet 2022. Avec une dérogation jusqu'au 1er janvier 2025 pour les terrains « de haut niveau dont l'accès peut être maîtrisé, du fait des exigences particulières auxquels ils sont soumis par les cahiers des charges des compétitions nationales et internationales ». Il est toutefois prévu, à titre exceptionnel, que les équipements de haut niveau, pour lesquels aucune solution technique alternative ne permette d'obtenir la qualité requise dans le cadre des compétitions officielles, puissent faire l'objet d'une dérogation pour certains usages, validée par un arrêté conjoint des ministres en charge de l'environnement et des sports après le 1er janvier 2025. « Le délai de 2025 proposé par le texte semble éloigné et assorti de dérogations » Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan Ce qui fait grincer des dents, notamment celles de Joël Labbé, le sénateur écologiste du Morbihan à l'origine de la loi portant son nom, visant à interdire les pesticides dans tous les espaces non-agricoles. « Concernant le sport de haut niveau, le délai de 2025 proposé par le texte semble éloigné et est assorti de possibilité de dérogations. Face aux enjeux sanitaires, il serait urgent que soient abandonnés, a minima, les molécules les plus dangereuses, comme les SDHI, fongicides toxiques largement utilisés sur les stades. » D'autant que l'AS Monaco a développé une technique permettant de réduire de façons significatives l'utilisation des fongicides et se contente d'une seule à deux pulvérisations par an.
Pour la faire courte, les jardiniers du club monégasques alternent désormais entre deux types de gazon, un anglais l'hiver (le ray-grass, utilisé partout ailleurs) et un tropical l'été (le bermuda-grass), adapté aux températures élevées et au réchauffement climatique. La pelouse de Louis-II est ancrée dans le sol grâce aux rhizomes de l'herbe tropicale et n'est plus attaquée par les maladies. « Cette technique est réservée à la zone méditerranéenne, dans les zones où il fait très chaud, tempère toutefois Patrice Therre, gérant de Novarea, dont la société utilise cette technique dans le stade de rugby de Montpellier. C'est une variété tropicale, elle a besoin de chaleur tôt au printemps, d'un fort ensoleillement. » « Tout le monde devrait essayer » « Sur les trois derniers étés, le stade le plus froid, c'était Louis-II, rétorque Franck Nicolas, le responsable de la pelouse de l'AS Monaco depuis 1984. Les températures étaient plus élevées à Lille, Bordeaux, Nantes, Paris ou Strasbourg. Ça veut dire que pendant les trois mois d'été, n'importe qui pourrait faire pousser du bermuda. » Pour le savoir, il n'y a pas 36 solutions : il faut faire des tests. « Tout le monde devrait essayer, avance d'ailleurs Nicolas. Si le réchauffement climatique continue sur ce rythme, ils perdront tous moins de temps avec une expérience qu'ils auront déjà derrière eux. Ils peuvent au moins mener l'expérimentation sur leur terrain d'entraînement. » Dans l'arrêté mis en consultation, le ministère précise que ces interdictions ne s'appliqueront pas pour les produits à faible risque, à savoir les produits de biocontrôle et les produits autorisés en agriculture biologique, et les traitements nécessaires « à la destruction et à la prévention de la propagation des organismes nuisibles ». Un champignon, comme le Magnaporthe oryzae qui transmet la pyriculariose, entre-t-il dans cette catégorie ? L'interrogation est de taille : les fongicides sont principalement utilisés dans les stades à titre préventif pour lutter contre cette maladie.
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Foot - Ecologie - Écologie : les fongicides interdits dans les stades en 2025 ? (Sun, 05 Jul 2020)
Le ministère de la Transition écologique et solidaire a lancé une consultation publique sur l'interdiction des produits phytosanitaires, dont les fongicides, qui pourraient être interdits sur les terrains de sport professionnel dans cinq ans. Cinq ans. C'est le délai qu'auront les responsables des terrains de Ligue 1 et de Ligue 2 (mais aussi en Top 14, Pro D 2 et sur les parcours de golf) pour trouver des solutions afin de se passer des produits phytosanitaires, notamment les fongicides. Des produits utilisés en abondance et qui présenteraient un danger pour la santé de tous, joueurs, entraîneurs, jardiniers, comme nous le révélions dans notre enquête publiée en mai 2019. « Toutes les personnes qui pénètrent sur ces pelouses respirent des résidus de particules, nous expliquait Pierre Rustin, directeur de recherche au CNRS. C'est une sorte de folie que la peau des joueurs soit en contact direct avec la pelouse. » lire aussi Notre enquête sur la dangerosité des fongicides Un an après, le gouvernement est passé à l'action. Élisabeth Borne a joint les actes à la parole. La semaine dernière, celle qui est toujours ministre de la Transition écologique et solidaire, en attendant la composition du nouveau gouvernement, s'est engagée à interdire leur utilisation dans tous les lieux de vie à travers un arrêté soumis à la consultation du public (accessible jusqu'au 16 août). Et ce, dès juillet 2022. Avec une dérogation jusqu'au 1er janvier 2025 pour les terrains « de haut niveau dont l'accès peut être maîtrisé, du fait des exigences particulières auxquels ils sont soumis par les cahiers des charges des compétitions nationales et internationales ». Il est toutefois prévu, à titre exceptionnel, que les équipements de haut niveau, pour lesquels aucune solution technique alternative ne permette d'obtenir la qualité requise dans le cadre des compétitions officielles, puissent faire l'objet d'une dérogation pour certains usages, validée par un arrêté conjoint des ministres en charge de l'environnement et des sports après le 1er janvier 2025. Joël Labbé, sénateur écologiste du Morbihan « Le délai de 2025 proposé par le texte semble éloigné et assorti de dérogations » Ce qui fait grincer des dents, notamment celles de Joël Labbé, le sénateur écologiste du Morbihan à l'origine de la loi portant son nom, visant à interdire les pesticides dans tous les espaces non-agricoles. « Concernant le sport de haut niveau, le délai de 2025 proposé par le texte semble éloigné et est assorti de possibilité de dérogations. Face aux enjeux sanitaires, il serait urgent que soient abandonnés, a minima, les molécules les plus dangereuses, comme les SDHI, fongicides toxiques largement utilisés sur les stades. » D'autant que l'AS Monaco a développé une technique permettant de réduire de façons significatives l'utilisation des fongicides et se contente d'une seule à deux pulvérisations par an. lire aussi À Monaco, la pelouse est vraiment verte Pour la faire courte, les jardiniers du club monégasques alternent désormais entre deux types de gazon, un anglais l'hiver (le ray-grass, utilisé partout ailleurs) et un tropical l'été (le bermuda-grass), adapté aux températures élevées et au réchauffement climatique. La pelouse de Louis-II est ancrée dans le sol grâce aux rhizomes de l'herbe tropicale et n'est plus attaquée par les maladies. « Cette technique est réservée à la zone méditerranéenne, dans les zones où il fait très chaud, tempère toutefois Patrice Therre, gérant de Novarea, dont la société utilise cette technique dans le stade de rugby de Montpellier. C'est une variété tropicale, elle a besoin de chaleur tôt au printemps, d'un fort ensoleillement. » « Sur les trois derniers étés, le stade le plus froid, c'était Louis-II, rétorque Franck Nicolas, le responsable de la pelouse de l'AS Monaco depuis 1984. Les températures étaient plus élevées à Lille, Bordeaux, Nantes, Paris ou Strasbourg. Ça veut dire que pendant les trois mois d'été, n'importe qui pourrait faire pousser du bermuda. » Pour le savoir, il n'y a pas 36 solutions : il faut faire des tests. « Tout le monde devrait essayer, avance d'ailleurs Nicolas. Si le réchauffement climatique continue sur ce rythme, ils perdront tous moins de temps avec une expérience qu'ils auront déjà derrière eux. Ils peuvent au moins mener l'expérimentation sur leur terrain d'entraînement. » Dans l'arrêté mis en consultation, le ministère précise que ces interdictions ne s'appliqueront pas pour les produits à faible risque, à savoir les produits de biocontrôle et les produits autorisés en agriculture biologique, et les traitements nécessaires « à la destruction et à la prévention de la propagation des organismes nuisibles ». Un champignon, comme le Magnaporthe oryzae qui transmet la pyriculariose, entre-t-il dans cette catégorie ? L'interrogation est de taille : les fongicides sont principalement utilisés dans les stades à titre préventif pour lutter contre cette maladie.
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« Ce que dit Greta Thunberg est juste, mais je ne suis pas prêt à me laisser engueuler ainsi ! » (Sun, 05 Jul 2020)
VIDÉO. En 1977, Jean-François Saglio, alors directeur de la prévention des pollutions au gouvernement, parlait effet de serre dans « Le Point. » Et aujourd'hui ? Il y a 43 ans, Jean-François Saglio tirait la sonnette d'alarme sur le changement climatique. Lorsqu'il se confiait au Point en 1977, il était directeur de la prévention des pollutions au secrétariat d'État à l'Environnement (qui n'était pas encore un ministère), et avertissait contre « l'accroissement du taux de gaz carbonique dans l'atmosphère » qui pourrait aboutir à « la création d'un effet de serre » et à « l'augmentation de la température moyenne du globe ». Seule son estimation était fausse : il évoquait + 1,5 degré en 2100, alors que nous approchons déjà ce chiffre en 2020. Quatre décennies après son interview au Point, nous avons retrouvé Jean-François Saglio, qui va fêter ses 84 ans en 2020, et n'a pas perdu une once de fibre écologique. Le Point : Quelle était la situation en 1977 ? Jean-François Saglio : Quand on s'est rendu compte que la teneur en CO2 de l'atmosphère augmentait, on s'est dit : « c'est gravissime » ! Depuis, j'ai toujours pensé que c'était le problème le plus important, avec une imprégnation générale de la Terre dont on ne connaît toujours pas toutes les conséquences. Vous évoquiez en 1977 une augmentation de 1,5 degré en 2100. Aujourd'hui, en 2020, nous y sommes presque arrivés… Nous ne serons évidemment pas à 1,5 degré en 2100 : nous serons beaucoup plus haut. Et nous aurons un mal de chien à ne pas dépasser deux degrés, sauf si nous arrêtons complètement les émissions de CO2 en 2050. Quand vous donniez l'alerte, il y a 43 ans, étiez-vous écouté ? Vous voulez savoir si les gens y croyaient ? Bof, non, pas vraiment. À l'époque, il y avait peu d'associations de protection de l'environnement, ou elles n'avaient pas beaucoup l'attention du public, donc pas beaucoup de poids politique. Valéry Giscard d'Estaing a misé sur l'écologie, mais les partis s'y intéressaient peu. Dès 1981, l'environnement est complètement passé au second plan, sauf du temps de Michel Rocard qui, lui, y croyait beaucoup. Politiquement, les choses ont vraiment changé vers la fin des années 1990. Depuis cette époque, pensez-vous que les choses ont changé ? Oui, car les gens sont désormais conscients des enjeux. Mais sont-ils prêts à faire des efforts ? Je ne le crois pas vraiment. Les problèmes sont devant nous. Que pensez-vous de la « vague verte » aux élections municipales de 2020 ? J'ai un regard à la fois désabusé et profondément optimiste. Les citoyens et candidats qui défendent l'environnement apparaissent désormais de façon visible dans la politique, et c'est une bonne chose. Il faut croire que cela ne fait que commencer ! Toutefois, je me méfie beaucoup des grands mouvements de foule, qui peuvent dégringoler aussi vite qu'ils sont montés. Avec le confinement lié à la Covid-19, les émissions gaz à effet de serre se sont effondrées temporairement dans le monde entier. Qu'est-ce que cela vous inspire ? Nous avons tout arrêté, alors heureusement que le résultat était visible ! Ce serait la terreur, si tout arrêter ne suffisait pas. La question qui se pose aujourd'hui est : fallait-il appuyer très fort sur le frein pour obtenir plus de résultats écologiques ? Je n'en suis pas sûr, car la facture du confinement va déjà être effrayante. Il y a encore un effort collectif d'éducation considérable à faire. Qui est le pire élève aujourd'hui dans le monde ? Les Américains ! C'est sidérant. Chez eux, la surconsommation va de soi, c'est naturel, et leur postulat en matière d'environnement, c'est qu'il n'y a pas de problème que l'humanité puisse créer, qu'elle ne puisse résoudre par la technologie. Ce qui est archifaux, car certains dégâts à la nature et à l'environnement sont irréversibles. Ceci dit, chez nous aussi, il y a des dérives inimaginables : dans la rue par exemple, les cafés et restaurants qui installent des chauffages l'hiver en terrasse, c'est une horreur écologique ! Tous coupables ? Oui. Je suppose que, comme moi, vous préférez passer vos vacances à l'étranger si vous le pouvez ! Il y a encore un effort collectif d'éducation considérable à faire. Les grandes solutions passent toutes par un changement de comportement : c'est un travail politique et moral de très longue haleine. Ce qui sera le plus difficile, c'est de faire comprendre que c'est indispensable, que tout le monde doit s'y mettre, et que ça ne sera pas une contrainte qui rendra la vie impossible : la vie prendra d'autres chemins, d'autres habitudes. Aujourd'hui, on peut encore vivre un mode de vie totalement inadapté à la protection de l'environnement, là où on veut. Il faut intérioriser chez tous les humains qu'on ne peut pas tout faire, partout. Ce n'est pas qu'une question d'argent ! Quels sont les leviers les plus efficaces ? Je dirais que les industriels sont les plus faciles à faire obéir. Je l'ai fait pendant des années. Vous fixez des objectifs à long terme, à 20 ans ou à 15 ans, et vous les prévenez que vous maintiendrez la pression réglementaire jusqu'à ce qu'un nouveau tour de vis soit donné. Et ça marche ! Par exemple, les normes de rejet des polluants par l'industrie dans l'air ou dans l'eau ont été divisées par trois ou plus depuis cette période, et sont respectées. La consommation d'essence des automobiles a changé : nous sommes passés de consommations de 10 l/100 km il y a une vingtaine d'années, à 5 ou 6 l aux 100 km aujourd'hui. Que pensez-vous des manifestations de jeunes pour le climat ? Je ressens à la fois beaucoup de sympathie et beaucoup d'exaspération. Tous ces jeunes ne sont assurément pas dans la rue juste pour avoir un prétexte à balade. Mais on en fait un peu trop, en particulier sur Greta Thunberg. Ce qu'elle dit est juste, mais je ne suis pas prêt à me laisser engueuler ainsi ! La politique n'est jamais que le reflet de ce que veulent les citoyens. Les jeunes ont-ils raison de critiquer les responsables d'hier ? C'est la règle du jeu. Si les jeunes ne s'attaquaient pas aux vieux, à quoi servirait-il d'être jeune ? (rires) Cela dit, je ne trouve pas cela très juste, au fond. La politique n'est jamais que le reflet de ce que veulent les citoyens. Et si on n'a pas pu aller plus vite et plus fort, c'est probablement parce que les citoyens eux-mêmes n'étaient pas convaincus. Les responsables ont fait ce qu'ils pouvaient dans leur temps. On peut dire aux politiciens qu'ils n'ont pas fait grand-chose, mais il faut aussi dire à nos pères et à nos mères qu'ils n'ont pas fait grand-chose. Et on peut aussi se le dire à soi-même… Que pensez-vous de la politique environnementale d'Emmanuel Macron ? L'intégration de l'environnement dans la politique d'Emmanuel Macron n'est ni opportuniste ni très volontaire. Encore aujourd'hui, un conflit entre la politique sociale et la politique environnementale se traduira toujours par une défaite de l'environnement. Nous l'avons bien vu avec les Gilets jaunes et l'augmentation avortée du prix du carburant. Sur le plan international, je dois dire que si Macron arrive à donner mauvaise conscience à Trump, cela vaut une sucette en chocolat ! (rires) Qu'est-ce qui vous inquiète aujourd'hui, en dehors du CO2 ? Sur la pollution de l'air, on s'inquiète beaucoup à juste titre du carbone, mais les autres facteurs de pollution doivent être pris en compte. On mesure ce que l'on sait mesurer, en espérant que ce soient des paramètres vraiment représentatifs de la pollution et de ses effets. Mais on n'entend que très peu parler des pollutions comme les perturbateurs endocriniens, dont on sait que c'est méchant, sans savoir comment cela agit. Les particules fines sont probablement très mauvaises, mais qui vous dit qu'à côté de cela, il n'y a pas d'autres facteurs de pollution qui sont tout aussi nocifs, mais qu'on ne sait pas mesurer et qu'on ne traite pas ? En 1977, dans le même dossier du Point, il y avait aussi un entretien avec Philippe Cousteau qui s'alarmait du sort des océans, « point d'aboutissement final de toutes les formes de pollution sur la Terre ». Quel est votre regard ? Les choses ont évolué en mal. Il y a un énorme problème de plastique : à l'époque, personne n'imaginait qu'ils pourraient avoir cette diffusion et qu'on trouve des plastiques qui tournent en rond pendant des années et se transforment en microparticules qui infectent tout. En plus, il y a beaucoup de choses dont on ne parle pas et qui peuvent être aussi désastreuses. Par exemple, les conséquences des usines de dessalement d'eau de mer dans les monarchies pétrolières. Ils ont construit à tour de bras des usines pour arroser des golfs, c'est un gâchis épouvantable. La production piscicole du Golfe persique et de la mer Rouge a plongé sous l'effet de l'augmentation de la salinité. Quel est votre message pour l'avenir ? Je crois que le grand message que j'essaierais de faire passer, c'est : ne croyez pas que la nature soit capable de tout réparer aujourd'hui, ne croyez pas non plus que l'évolution de la technique soit capable de tout compenser. C'est vrai que l'on arrivera à compenser ou rectifier beaucoup d'erreurs des hommes, mais remettre le monde en état de nature ça, je ne le crois pas, et cela doit nous inciter à une grande prudence, une grande modestie et une grande modération dans notre consommation de la nature. Néanmoins, la réduction des effets de l'homme sur la nature est possible. Un effort constant et public donne des résultats : il faut le vouloir, il faut le dire très fort et il faut s'y tenir. Consulter notre dossier L'Homme et la Nature
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Écologie - Cinquante nuances de vert (Sun, 05 Jul 2020)
Tout le monde (ou presque) se revendique aujourd’hui de l’écologie. Revue de détail des passerelles et des clivages entre les uns et les autres. En arrivant au Parlement européen, Hervé Juvin a constaté deux choses : d’abord, combien il est difficile de boire un café en dehors du siège de Strasbourg. « Tout est conditionné pour que vous restiez dans les lieux », regrette le député européen, élu sur la liste RN de Jordan Bardella. Ensuite, la récurrence des votes communs écolos et identitaires dans l’hémicycle. Une tendance qui s’est encore vérifiée avant la crise sanitaire, lors du vote sur le traité de libre-échange avec le Vietnam. Les Verts et Identité et démocratie sont les deux groupes qui se sont le plus mobilisés contre ce te...
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Le CPIE du Velay accompagne les acteurs du développement durable (Sun, 05 Jul 2020)
Les derniers résultats électoraux ont montré que l’opinion était de plus en plus sensible aux questions environnementales. Beaucoup d’acteurs de la société civile, comme du monde politique, ont compris qu’il existait une multitude d’enjeux dans ce domaine. C’est pourquoi, plus que jamais, le CPIE du Velay se positionne comme un lieu ressource pour l’accompagnement des porteurs de projets de développement durable. En 2019, 212 journées d’expertise ont été réalisées sur le terrain, principalement sur le thème de la biodiversité (33 %), mais aussi dans le domaine du tourisme durable (23 %) et de la santé/environnement (23 % également). À titre d’exemple, un inventaire participatif a eu lieu durant l’été 2019, dans les environs de Langeac. Il s’agissait plus précisément de participer à l’identification des zones à enjeux pour le Sonneur à ventre jaune (une variété de crapaud), sur le site Natura 2000 des « gorges de l’Allier et affluents ». Pollution lumineuse On peut également citer la création d’une itinérance de découverte patrimoniale à Blavozy, pour valoriser les spécificités du centre bourg de Blavozy, les carrières d’arkose et les hameaux proches. Autre action notable, la conception d’une exposition sur le sol vivant, qui permet de découvrir 5 services éco-systémiques rendus à l’humanité par le sol vivant, mais aussi d’aborder les menaces qui pèsent sur ce dernier. Les principaux clients du CPIE sont : les communautés de communes (30 %) l’Agence de l’eau Loire Bretagne (25 %), les mairies (10 %), l’Union régionale des CPIE (9 %), le Département, ou encore l’ARS. Pour l’année en cours, le CPIE du Velay travaille notamment sur le thème de la pollution lumineuse et la défense/préservation de la biodiversité nocturne. En chiffres 264 Journées de sensibilisation ont été réalisées en 2019 par le CPIE du Velay. 77 % Des actions du CPIE correspondent à des commandes d’acteurs publics ou privés. 253.695 € De chiffre d’affaires ont été réalisés par le CPIE en 2019. Cédric Dedieu
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Marché Legionella Test de côté de l'environnement: Analyse approfondie de l'industrie 2020 sur la ... (Sun, 05 Jul 2020)
Le rapport d’étude de marché mondial Legionella Test de côté de l’environnement est une recherche complète qui fournit des informations sur la taille du marché Legionella Test de côté de l’environnement, les tendances, la croissance, la structure des coûts, la capacité, les revenus et les prévisions 2025. Ce rapport comprend également l’étude globale de la part de marché Legionella Test de côté de l’environnement avec tous ses aspects influençant la croissance du marché. Le rapport sur le marché mondial Legionella Test de côté de l’environnement est fourni pour les marchés internationaux ainsi que les tendances de développement, l’analyse du paysage concurrentiel et l’état de développement des régions clés. Les politiques et plans de développement sont discutés ainsi que les processus de fabrication et les structures de coûts sont également analysés. Ce rapport est une analyse quantitative exhaustive de l’industrie Legionella Test de côté de l’environnement et fournit des données pour l’élaboration de stratégies visant à accroître la croissance et l’efficacité du marché Legionella Test de côté de l’environnement. Obtenez un exemple de PDF du rapport – www.precisionreports.co/enquiry/request-sample/15659418 La recherche sur le marché mondial Legionella Test de côté de l’environnement 2020 fournit un aperçu de base de l’industrie, y compris les définitions, les classifications, les applications et la structure de la chaîne de l’industrie. Le rapport sur le marché mondial Legionella Test de côté de l’environnement est fourni pour les marchés internationaux ainsi que les tendances de développement, l’analyse du paysage concurrentiel et l’état de développement des régions clés. Les politiques et plans de développement sont discutés ainsi que les processus de fabrication et les structures de coûts sont également analysés. Ce rapport indique en outre la consommation d’import / export, l’offre et la demande, les coûts, les prix, les revenus et les marges brutes. Le rapport final ajoutera l’analyse de l’impact de COVID-19 sur cette industrie. – Dans l’épidémie de COVID-19, ce rapport fournit une analyse de l’impact du COVID-19 sur l’économie mondiale et l’industrie Legionella Test de côté de l’environnement. – Il couvre l’analyse de l’impact de COVID-19 du point de vue de la chaîne industrielle. – En outre, considérons l’impact de COVID-19 sur l’économie régionale. Pour comprendre comment l’impact COVID-19 est couvert dans ce rapport – Obtenez un exemple de copie du rapport sur – www.precisionreports.co/enquiry/request-covid19/15659418 Concurrence mondiale sur le marché Legionella Test de côté de l’environnement par les MEILLEURS FABRICANTS, avec production, prix, revenus (valeur) et chaque fabricant, y compris: Idexx Laboratories Pathogen Control Associates, Inc. Special Pathogens Laboratory Arc Water Treatment Company of Perkinelmer, Inc. Maryland, Inc. MBL Labs Alere Inc. Merck Millipore LabCorp Biomerieux Thermo Fisher Scientific, Inc. Abott Laboratories Aqua Legion Uk Ltd. Roche Diagnostics Environmental Safety Technologies, Inc. Eurofins Scientific Ge Healthcare MSL Analytical, Inc. Becton, Dickinson & Company Beckman Coulter, Inc. Qiagen Bio-Rad Laboratories, Inc. L’objectif de ce rapport: Dans le cadre de l’épidémie de COVID-19 à l’échelle mondiale, ce rapport fournit une analyse à 360 degrés de la chaîne d’approvisionnement, du contrôle des importations et des exportations à la politique du gouvernement régional et de l’influence future sur l’industrie. Une analyse détaillée de l’état du marché (2015-2020), du modèle de concurrence des entreprises, des avantages et des inconvénients des produits d’entreprise, des tendances de développement de l’industrie (2020-2025), des caractéristiques de la configuration industrielle régionale et des politiques macroéconomiques, de la politique industrielle a également été incluse. Des matières premières aux utilisateurs finaux de cette industrie sont analysés scientifiquement, les tendances de la circulation des produits et du canal de vente seront également présentées. Considérant COVID-19, ce rapport fournit une analyse complète et approfondie sur la façon dont l’épidémie pousse cette transformation et réforme de l’industrie. Renseignez-vous avant d’acheter ce rapport – www.precisionreports.co/enquiry/pre-order-enquiry/15659418 Marché mondial de Legionella Test de côté de l’environnement fournissant des informations telles que les profils d’entreprise, l’image et les spécifications du produit, la capacité, la production, le prix, le coût, les revenus et les coordonnées. Les matières premières et l’instrumentation en amont et l’analyse de la demande en aval sont également dispensés. Les tendances mondiales de développement du marché Legionella Test de côté de l’environnement et les canaux de commercialisation sont analysés. Enfin, la faisabilité des derniers projets d’investissement est évaluée et des conclusions d’analyse globale sont proposées. Sur la base du produit, ce rapport affiche la production, les revenus, le prix, la part de marché et le taux de croissance de chaque type, principalement répartis en: Tours de refroidissement industrielle de l’eau Douche d’eau Boire de l’eau eau de loisirs Autres Sur la base des utilisateurs / applications finaux, ce rapport se concentre sur le statut et les perspectives des principales applications / utilisateurs finaux, la consommation (ventes), la part de marché et le taux de croissance de chaque application, notamment: Industriel Gouvernement hôpitaux Écoles Hôtels Autres Géographiquement, l’analyse détaillée de la consommation, des revenus, des parts de marché et du taux de croissance, historique et prévisionnel (2015-2025) des régions suivantes est couverte. – Amérique du Nord – L’Europe ? – Asie-Pacifique – Moyen-Orient et Afrique – Amérique du Sud Certaines des questions clés ont répondu dans ce rapport: – Quel sera le taux de croissance du marché, la dynamique de croissance ou l’accélération du marché pendant la période de prévision? – Quels sont les facteurs clés qui animent le marché Legionella Test de côté de l’environnement? – Quelle était la taille du marché émergent Legionella Test de côté de l’environnement en valeur en 2020? – Quelle sera la taille du marché émergent du Legionella Test de côté de l’environnement en 2025? – Quelle région devrait détenir la part de marché la plus élevée sur le marché Legionella Test de côté de l’environnement? – Quelles tendances, défis et obstacles auront un impact sur le développement et le dimensionnement du marché mondial Legionella Test de côté de l’environnement? – Quels sont le volume des ventes, les revenus et l’analyse des prix des principaux fabricants du marché Legionella Test de côté de l’environnement? – Quelles sont les opportunités et menaces du marché Legionella Test de côté de l’environnement auxquelles sont confrontés les fournisseurs de l’industrie mondiale Legionella Test de côté de l’environnement? Années considérées pour ce rapport: Années historiques: 2015-2019 Année de base: 2019 Année estimée: 2020 Période de prévision du marché Legionella Test de côté de l’environnement: 2020-2025 Points clés de la table des matières: 1 Présentation et aperçu du marché de Legionella Test de côté de l’environnement 1.1 Objectifs de l’étude 1.2 Présentation de Legionella Test de côté de l’environnement 1.3 Portée de l’étude 1.3.1 Segments de marché clés 1.3.2 Joueurs couverts 1.3.3 L’impact de COVID-19 sur l’industrie Legionella Test de côté de l’environnement 1.4 Méthodologie de l’étude 1.5 Source de données de recherche 2 Résumé 2.1 Aperçu du marché 2.1.1 Taille du marché mondial de Legionella Test de côté de l’environnement, 2015-2020 2.1.2 Taille du marché mondial Legionella Test de côté de l’environnement par type, 2015-2020 2.1.3 Taille du marché mondial Legionella Test de côté de l’environnement par application, 2015-2020 2.1.4 Taille du marché mondial de Legionella Test de côté de l’environnement par région, 2015 – 2025 2.2 Analyse de l’environnement des affaires 2.2.1 Statut COVID-19 mondial et aperçu économique 2.2.2 Influence de l’éclosion de COVID-19 sur le développement de l’industrie Legionella Test de côté de l’environnement 3 Analyse de la chaîne de l’industrie 3.1 Fournisseurs de matières premières en amont de l’analyse Legionella Test de côté de l’environnement 3.2 Principaux joueurs de Legionella Test de côté de l’environnement 3.3 Analyse de la structure des coûts de fabrication de Legionella Test de côté de l’environnement 3.3.1 Analyse du processus de production 3.3.2 Structure des coûts de fabrication de Legionella Test de côté de l’environnement 3.3.3 Coût de main-d’œuvre de Legionella Test de côté de l’environnement 3.4 Distributeurs de marché de Legionella Test de côté de l’environnement 3.5 Principaux acheteurs en aval de l’analyse Legionella Test de côté de l’environnement 3.6 L’impact de Covid-19 du point de vue de la chaîne industrielle 3.7 Les contrôles régionaux à l’importation et à l’exportation dureront longtemps 3.8 PMI continue à la baisse se propage à l’échelle mondiale 4 Marché mondial de Legionella Test de côté de l’environnement, par type 4.1 Valeur Legionella Test de côté de l’environnement mondiale et part de marché par type (2015-2020) 4.2 Production mondiale et part de marché de Legionella Test de côté de l’environnement par type (2015-2020) 4.3 Valeur Legionella Test de côté de l’environnement mondiale et taux de croissance par type (2015-2020) 4.3.1 Valeur Legionella Test de côté de l’environnement mondiale et taux de croissance de type 1 4.3.2 Valeur Legionella Test de côté de l’environnement mondiale et taux de croissance de type 2 4.3.3 Valeur Legionella Test de côté de l’environnement mondiale et taux de croissance de type 3 4.3.4 Valeur Legionella Test de côté de l’environnement mondiale et taux de croissance des autres 4.4 Analyse globale des prix Legionella Test de côté de l’environnement par type (2015-2020) Marché de 5 Legionella Test de côté de l’environnement, par application 5.1 Aperçu du marché en aval 5.2 Consommation mondiale et part de marché de Legionella Test de côté de l’environnement par application (2015-2020) 5.3 Consommation et taux de croissance mondiaux de Legionella Test de côté de l’environnement par application (2015-2020) 5.3.1 Consommation Legionella Test de côté de l’environnement mondiale et taux de croissance de l’application 1 (2015-2020) 5.3.2 Consommation Legionella Test de côté de l’environnement mondiale et taux de croissance de l’application 2 (2015-2020) 5.3.3 Consommation mondiale Legionella Test de côté de l’environnement et taux de croissance de l’application 3 (2015-2020) 5.3.4 Consommation mondiale de Legionella Test de côté de l’environnement et taux de croissance des autres (2015-2020) 6 Analyse globale du marché Legionella Test de côté de l’environnement par régions 6.1 Ventes, revenus et part de marché mondiaux de Legionella Test de côté de l’environnement par région 6.1.1 Ventes mondiales de Legionella Test de côté de l’environnement par régions (2015-2020) 6.1.2 Chiffre d’affaires mondial Legionella Test de côté de l’environnement par région (2015-2020) 6.2 Taux de croissance et de ventes de Legionella Test de côté de l’environnement en Amérique du Nord (2015-2020) 6.3 Europe Legionella Test de côté de l’environnement Ventes et taux de croissance (2015-2020) 6.4 Asie-Pacifique Legionella Test de côté de l’environnement Ventes et taux de croissance (2015-2020) 6.5 Moyen-Orient et Afrique Legionella Test de côté de l’environnement Ventes et taux de croissance (2015-2020) 6.6 Amérique du Sud Legionella Test de côté de l’environnement Ventes et taux de croissance (2015-2020) …………… .. 12 Paysage compétitif 12.1 Fabricant 1 12.1.1 Informations de base du fabricant 1 12.1.2 Présentation du produit Legionella Test de côté de l’environnement 12.1.3 Fabricant 1 Production, valeur, prix, marge brute 2015-2020 12.2 Fabricant 2 12.2.1 Informations de base du fabricant 2 12.2.2 Présentation du produit Legionella Test de côté de l’environnement 12.2.3 Fabricant 2 Production, valeur, prix, marge brute 2015-2020 12.3 Fabricant 3 12.3.1 Informations de base du fabricant 3 12.3.2 Présentation du produit Legionella Test de côté de l’environnement 12.3.3 Fabricant 3 Production, valeur, prix, marge brute 2015-2020 12.4 Fabricant 4 12.4.1 Informations de base du fabricant 4 12.4.2 Présentation du produit Legionella Test de côté de l’environnement 12.4.3 Fabricant 4 Production, valeur, prix, marge brute 2015-2020 12.5 Fabricant 5 12.5.1 Informations de base du fabricant 5 12.5.2 Présentation du produit Legionella Test de côté de l’environnement 12.5.3 Fabricant 5 Production, valeur, prix, marge brute 2015-2020 Enfin, le rapport donne un examen intérieur et extérieur du marché Legionella Test de côté de l’environnement repris par les composants ci-dessus, qui sont utiles pour les organisations ou les individus pour le développement de leur entreprise actuelle ou les individus qui espèrent entrer dans l’industrie Legionella Test de côté de l’environnement. 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Gouvernement : Sur l'écologie, Yannick Jadot ne voit pas la différence entre Philippe et Castex (Sun, 05 Jul 2020)
Yannick Jadot, eurodéputé EELV. — ISA HARSIN/SIPA Vert bonnet, bonnet vert. En matière d’écologie, le nouveau Premier ministre Jean Castex « est dans une parfaite continuité politique avec Edouard Philippe. Ni l’un ni l’autre n’ont jamais marqué un quelconque intérêt pour le climat ou la biodiversité », a constaté dimanche Yannick Jadot dans Le Journal du dimanche. Si Jean Castex a assuré que l’écologie n’était « plus une option » mais « une obligation », le député européen EELV dont le parti a enregistré une forte percée aux municipales, considère que le « nouveau chemin » d’Emmanuel Macron et de son nouveau chef de gouvernement « ressemble à une ancienne impasse ». « Alors que la récession économique pourrait entraîner un million de chômeurs supplémentaires et une grande précarité, le président recommence à pointer du doigt les Français avec la même rengaine du travailler plus et de la préférence pour le chômage », critique-t-il. « Plutôt que de nous culpabiliser et de se déresponsabiliser, on attend du président qu’il accélère la mise en œuvre d’un plan de relance écologique et sociale qui investit massivement sur les transitions professionnelles. Et qu’il stoppe ses réformes de l’assurance chômage et les retraites », explique Yannick Jadot. « La droite a absorbé le macronisme » « Quant à sa réinvention démocratique, c’est le monde d’avant en pire », poursuit-il, dénonçant un chef de l’Etat qui « ne cache plus sa volonté de concentrer tous les pouvoirs, ceux du gouvernement comme du parlement ». Interrogé sur la convention citoyenne, le député européen juge qu’elle « aurait dû être le coup d’envoi de l’action écologique que nous attendons depuis trois ans. Hélas, Emmanuel Macron l’a conclue par une manœuvre électoraliste. La température monte, le niveau des mers aussi, et pendant ce temps-là, la seule préoccupation du président, c’est de stopper la montée des écologistes ». Pour lui, « la droite a absorbé le macronisme. Qu’est-ce qui distingue politiquement Gérald Darmanin, Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, François Baroin et même Macron ? Rien ». Yannick Jadot souhaite « démontrer que l’écologie au pouvoir est efficace pour la vie concrète des Français. Et nous projeter pour les échéances à venir » (….). Mais il nous reste à convaincre beaucoup de Français. Emmanuel Macron les divise, pendant que Marine Le Pen attise les haines. Il nous faut encore élargir le rassemblement, de la génération climat aux entrepreneurs qui investissent massivement dans l’écologie". « Dès la rentrée », poursuit-il, « il faut lancer un vaste rassemblement autour de l’écologie, des forces de gauche qui le souhaitent et, au-delà, des citoyens qui se retrouvent dans cette nouvelle matrice politique ». Une faute ? 53 partages
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En 1977, l'écologie faisait la une du « Point » : que prévoyaient les experts ? (Sun, 05 Jul 2020)
Il y a 43 ans, notre jeune hebdomadaire publiait une grande enquête sur « les déchets du progrès ». Retour sur les prévisions formulées à l'époque. Nous sommes en 1977, année de sortie du premier film de la saga « La Guerre des étoiles » et de la chanson « We Will Rock You » de Queen. Le jeune hebdomadaire Le Point, fondé cinq ans plus tôt, consacre sa une à l'environnement, question alors peu présente dans les médias, avec un titre sans équivoque : « Les déchets du progrès ». Entrecoupé de quelques publicités, pour les aéroglisseurs transmanches de la SNCF ou pour un livre choc sur Valéry Giscard d'Estaing, le grand dossier publié sur sept numéros ( !) pointe à peu près tous les ingrédients de la crise environnementale actuelle. La couverture du numéro 252 du "Point", publié le 18 juillet 1977. © Le Point L'article commence par brosser le portrait de la planète à l'état « naturel », avant l'humain, puis s'engage dans un tableau moins idyllique : « l'homme est arrivé avec son satané cerveau », lâche Jean Dorst, directeur du Muséum national d'histoire naturelle, interrogé par le journaliste Pierre Desgraupes. Dans un entretien intitulé « Cette mer que l'homme empoisonne », Philippe Cousteau (fils de Jacques-Yves) explique que l'eau « est le point d'aboutissement final de toutes les formes de pollution sur la Terre », notamment « les particules crachées par les pots d'échappement » et « les produits chimiques contenus dans la nourriture, dans les détergents ». « L'accroissement du taux de gaz carbonique » Plus loin, Jean-François Saglio, directeur de la prévention des pollutions au secrétariat d'État à l'Environnement (qui n'était pas encore un ministère), cite une dégradation « à grande échelle, connue et mesurée : l'accroissement du taux de gaz carbonique dans l'atmosphère » qui pourrait aboutir à « la création d'un effet de serre » et à « l'augmentation de la température moyenne du globe ». Seule son estimation est fausse : il évoque + 1,5 degré en 2100, soit 123 ans plus tard, alors que nous approchons déjà ce chiffre aujourd'hui, seulement 43 ans plus tard. Sur l'Amazonie, sujet tristement d'actualité en 2019, Jean Dorst avertit : « À partir du moment où vous aurez coupé la forêt, vous obtiendrez à sa place pendant un, deux ou trois ans une belle production végétale et des récoltes satisfaisantes. Mais les sols seront très vite épuisés et c'en sera fini. » « La croissance exponentielle ne pourra pas durer éternellement » Après avoir évoqué le sort tragique des Mayas ou des Khmers, Jean Dorst lance un appel : « Il serait temps de se rendre maîtres de plusieurs phénomènes inquiétants. D'autant plus que nous en avons le pouvoir, ce qui fait toute la différence avec le passé. » Inquiet de la croissance folle des années 1960 et 1970, il s'insurge : « pour un naturaliste, c'est a priori une absurdité, car une croissance exponentielle ne peut pas être poursuivie au-delà d'un certain niveau dans une enveloppe qui est finie (…) Le bon sens indique que ça ne pourra pas durer éternellement », conclut-il. Mêmes conclusions chez Joël de Rosnay, alors directeur des applications de la recherche à l'Institut Pasteur : « Je crois que nous sommes en train de prendre conscience de la globalité des problèmes et, en même temps, de la finitude de la niche écologique sur laquelle nous vivons, c'est-à-dire la Terre. » L'homme doit être un « facteur de régulation » « L'homme est devenu le principal facteur de changement dans le monde », martèle pour sa part le mathématicien Robert Lattès. « Il est donc inévitable, à moins de démissionner, qu'il soit également facteur de régulation. C'est une obligation morale, de morale de l'espèce, puisque rien ni personne d'autre ne peut plus l'assurer à sa place », lâche-t-il. « Ne serait-il pas plus honnête de reconnaître que c'est tout notre comportement sociopolitique qui doit changer ? » demande le journaliste à Jean-François Saglio. « Vous avez parfaitement raison. Mais croyez-vous que de tels comportements peuvent changer en un jour et même en un an ? » répond l'expert gouvernemental. Là aussi, son pessimisme s'est révélé insuffisant : quatre décennies plus tard, le changement des comportements n'est toujours pas acquis. Et ce n'est pas nous qui le disons, mais bien lui, car nous l'avons retrouvé ! Son message aujourd'hui ? « Ne croyez pas que la nature soit capable de tout réparer, ne croyez pas non plus que l'évolution de la technique soit capable de tout compenser. »
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"La décroissance est positive pour l'environnement mais gare à la crise sociale" (Sun, 05 Jul 2020)
Moins vite, moins haut, moins fort : c’est le nouveau credo. L’inverse exact de la devise olympique… Manque d’ambition ? Non : c'est l'Éco… low. L’abaissement, la régression (que certains préfèrent nommer la décroissance), les 3 R… On ne va pas revenir sur le détail ici des éléments constitutifs de la régression / décroissance : tout a déjà été dit. Non, la vraie question est : est-ce que cela “marche” ? Et la réponse est : oui ! … Cela fonctionne : on en a fait deux fois l'expérience grandeur nature, à près de dix ans d’intervalle, à l’échelle de la planète entière en ce début de 21ème siècle… La première fois, ça a été suite à la Grande Récession de 2008 où l’économie mondiale d’abord financière puis réelle a implosé sur elle-même. Le PIB mondial a chuté de manière vertigineuse, la production s’est quasiment arrêtée, le commerce international aussi, entraînant malheur, chômage pauvreté et détresse pour la plupart (pour les 0,1 % “premiers de cordée”, il en a été tout différemment, en fait ils s’en sont mieux portés) … mais simultanément tous les indicateurs “écolos” se sont mis au vert… Puis, dès que l’activité “normale” est repartie, ils ont de nouveau viré au rouge. >> A lire aussi - “Non à la décroissance, oui à la croissance verte pour notre économie !” Plus près de nous, la seconde occurrence, c’est en 2020, avec la crise du Covid et le lock-down qui s’en est suivi. Le même scénario s’est reproduit, mais en plus accentué (la baisse du PIB ayant été plus brutale et plus profonde)… Ainsi, la décroissance / régression est effective en ce sens qu’elle a un effet bénéfique, mesurable, indéniable, sur l’environnement. Mais il faut poursuivre le raisonnement jusqu'à son terme. La dernière fois que la planète était à la limite de la rupture de son équilibre au sens environnemental, c’est à dire où l’ensemble de ses systèmes, ressources et capacités de régénération étaient utilisés, saturés, à 100%, remonte à 1970. Depuis, la planète et en constant overshoot (elle consomme plus qu’elle ne peut naturellement régénérer) ; et chaque année un peu plus. En 2020 le point de rupture (l’overshoot) sera dès… le mois d’août ! >> A lire aussi - la crise de 2020 est-elle vraiment comparable à celle de 1929 ? Or, depuis 1970, le PIB mondial a été multiplié par trois (ramené en termes de 1970). Autrement dit, pour revenir à un état d’équilibre soutenable, nous devrions diviser par trois notre “train” / niveau de vie actuel. Dur ! De renoncer collectivement aux deux-tiers de son train de vie… Sauf que ce n’est pas tout… car en 1970 nous étions 3,7 milliards à nous partager le PIB mondial… Or aujourd’hui nous sommes 7,8 milliards à nous “partager le gâteau”… Et comme le “gâteau” doit, au maximum, rester dans le “moule” de 1970, cela veut dire qu’individuellement, chacun de nous sur la planète doit, en moyenne, réduire son train de vie de… 84 % ! Et là, c’est une autre paire manches... Déjà que c’est difficile à imaginer, à avaler, au niveau d’un Européen, qui peut nourrir quelques nostalgies (réelles ou fantasmées) à l’égard de la vie en 68 ou 70, c’est encore plus difficile à “vendre” à un Indien ou un Chinois (qui à eux deux représentent une part significative de l’Humanité). Qui, en Chine , voudrait revenir au temps de Mao, ce “bon vieux temps” où tous roulaient à vélo, et mangeaient un bol de riz par jour, alors que maintenant la “nouvelle classe moyenne” du premier marché automobile mondial roule en Porsche, Audi, Volkswagen (Volkswagen y est le premier producteur de voitures), achète nos châteaux, nos cognacs, nos carrés Hermès , sacs Vuitton et parfums de marque pour des milliards d‘euros, et contribuent donc à nos emplois et notre richesse par voie de conséquence (pro memoria, LVMH est la première capitalisation du CAC avec 200 milliards d’Euros). Sans même parler de ce que ce type de discours peut inspirer aux pays en développement, notamment en Afrique subsaharienne, qui espèrent encore ne serait-ce que l’avènement de… l’électricité (le taux d’électrification y est de l’ordre de 30 %, avec des pays comme le Mali (23,7%), la Somalie (19,1%), Madagascar (16,8%), ou encore la République démocratique du Congo (13,5%), le Liberia (9,1%), le Tchad (8%), le Burundi (7%), et le Soudan du Sud (4,5%)) . Donc, si la régression / décroissance est une cure qui fonctionne, prouvée par les faits en 2008 et 2020, son acceptation sociétale est loin d’être évidente… quant à l’imposer par la force ou la punition, voire une certaine forme de violence ou de coercition, cela reste à voir … car on pourra décréter toutes ECO-Laws (lois, en anglais, NDLR) que l’on voudra, un moment on finira par rencontrer le “dur”, voire le mur. >> A lire aussi - “La croissance économique doit devenir qualitative” D’autant plus qu’il existe, dans les faits, assez peu d’alternatives avérées à la décroissance. On parle beaucoup d’économie circulaire ou apaisée ou verte mais dans la réalité, COP après COP, GIECC après GIECC, sommet après sommet, discours lyrique enflammé, pleurnichard ou revanchard après discours, Greta après Gro, d’économie verte, on n’en a pas beaucoup vu la couleur. Au moins au niveau d’échelle nécessaire, efficace pour changer la donne. Idem en ce qui concerne le monde de l’entreprise, donc de la production de biens et services destinés à être consommés - 70 % du PIB -. Et pourtant cela fait trente ans que les initiatives, lois et soft laws, codes de bonne conduite, normes, contraintes et taxes ont surgi et se sont déployées comme des champignons : RES (responsabilité sociale et sociétale des entreprises), normes ISO ( 14 000, et 26 000), gouvernance, bilans énergétiques, rapports verts, fondations, labels, vignettes, associations, formations, certifications, impôts etc..etc.. ad nauseam. Et que constate-t-on depuis ? Que nous nous situons sur la trajectoire (et même au-delà) qui correspond au business as usual scenario (scénario où l’on ne fait rien) du rapport Meadows du MIT de 1972, élaboré pour le Club de Rome, le fameux Limits To Growth (limites à la croissance). Ce modèle, élaboré il y a un demi-siècle, a été mis à jour maintes et maintes fois, la dernière fois en 2016, et à chaque fois, il a toujours donné le même résultat : non seulement nous sommes parfaitement alignés sur la prévision initiale (voire au-delà du cas le plus défavorable), mais l’issue se profile toujours de la même manière  : un effondrement de tous les systèmes (population, santé, énergie, eau, ressources, nourriture etc) vers le milieu du 21ème siècle. Ce qui prouve, dans les faits, que sur une période de cinquante ans, aucun mécanisme de croissance dite verte ou alternative ou circulaire n’est venu ne serait-ce qu’infléchir, ralentir, contrecarrer, ou enrayer, de manière ne serait- ce qu’un peu significative, cette trajectoire. Encore moins l’inverser. >> Retrouvez ici nos Conseils Bourse du jour Une autre voie est celle du saut technologique. L’avènement de technologies hypothétiques qui permettraient de fonctionner et de continuer à croître sans “tirer” comme nous le faisons sur la ressource. Mais là on parle de saut quantique, un peu comme l’ont été le feu, l’outil, la roue, la traction bovine ou la vis sans fin. Alors ? Alors, comme dans le discours (politique), tout (et son contraire) est possible… Georges Nurdin, économiste, consultant international, essayiste et écrivain (Les multinationales émergentes, International Corporate Governance, Le temps des turbulences, Wanamatcha !, La prophétie des pétroglyphes). Les dernières actus du secteur dans votre boite mail. Recevez notre newsletter ECO.
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Plan canicule : les personnes fragiles invitées à s'inscrire en mairie (Sun, 05 Jul 2020)
La Ville de Longlaville remet en place cette année un dispositif de veille et d’alerte destiné aux personnes âgées de plus de 65 ans et aux personnes en situation de handicap, isolées, fragilisées de la commune. Ce dispositif prévoit la possibilité, pour les personnes qui en font la demande, de s’inscrire sur la liste communale des personnes susceptibles de se retrouver dans un état de grande fragilité en cas de fortes chaleurs, ou de grand froid. Afin de s’inscrire les personnes concernées peuvent contacter la mairie de Longlaville, sur place, par téléphone au 03 82 24 50 96 ou par mail : mairie@longlaville.fr
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