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Environnement. Une collecte de déchets chimiques samedi (jeu., 20 juin 2019)
EcoDDS, société à but non lucratif, organise cette année une tournée de collecte des déchets chimiques des particuliers en France, avec un nouveau passage prévu à Brest le samedi 22 juin. Les citoyens sont invités à venir déposer leurs pots de peinture, pesticides, mastic, colles, désherbants et produits de cheminée usagés chez Castorama, 22 rue André-Colin, ZI De Kergaradec. La collecte aura lieu de 10 h à 17 h sur le parking. Des animateurs seront présents pour rappeler les bons gestes pour la protection de notre environnement. Qu’ils soient vides, souillés ou avec un reste de contenu, les déchets chimiques usagés peuvent en effet présenter un risque pour la santé et l’environnement ; ils ne doivent pas être jetés dans les canalisations ni directement dans les poubelles, mais ramenés en point de collecte.
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L'Assemblée des Français de l'Étranger lance son prix Développement Durable (Thu, 20 Jun 2019)
Fiches pratiques Les droits de votre famille voir la fiche À quoi sert un coach interculturel ? voir la fiche Comment créer son entreprise voir la fiche Toutes les fiches S’inscrire à la newsletter Lettre des Expats L’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) vient de lancer le Prix du Développement Durable de l’AFE. Objectif : stimuler l’émergence d’activités économiques répondant aux principes du développement durable. Le concours est ouvert à “tout ressortissant français quel que soit son lieu de résidence mais dont le projet se situe hors du territoire français, y compris ultramarin”. Attribué tous les deux ans, ce prix est organisé par la Commission du commerce extérieur, du développement durable, de l’emploi et de la formation (CEDDEF) de l’AFE. La date limite de remise des candidatures est le 11 août 2019. L’AFE est l’une des instances politiques consultatives qui représente les “Français établis hors de France”, l’autre étant le conseil consulaire. Vous venez de lire un extrait de la Lettre des Expats, newsletter hebdomadaire où vous pouvez retrouver les infos essentielles pour tous les expatriés. Auteur Éric Delon Journaliste indépendant, spécialiste de l’économie et du management. Source Courrier Expat Paris www.courrierinternational.com/expat Lancé en avril 2016 et destiné aux expatriés français et aux candidats à l’expatriation, Courrier Expat offre des informations puisées dans la presse internationale sur l’environnement professionnel et personnel des Français de l’étranger, sur le [...] Lire la suite
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En finir avec le plastique. L'écologie politique est très soucieuse de préserver la nature non humaine (Thu, 20 Jun 2019)
Je crois que malheureusement l’écologie politique – le plus souvent mais pas toujours, José Bové par exemple est une exception – est très soucieuse de préserver la nature non humaine mais indifférente à la nature humaine. Elle est même favorable aux interventions les plus agressives pour la transformer. Cette contradiction rend l’écologie politique aussi « artificialiste » que le progressisme ordinaire. (…) Avec la majorité des chrétiens européens, et des médias, ils se réjouissent de Laudato si’ mais ne veulent surtout rien entendre lorsque le même pape parle de l’avortement comme « d’un crime abominable »… et le tout se termine en vote chez LREM, Macron ou à gauche comme d’habitude, car là est leur intégrisme à eux ! Ils préfèrent fréquenter Marlène Schiappa, Jean-Luc Mélenchon, que Tug­dual Derville ou François-Xavier Bellamy. L’écologie laïque et/ou laïcarde fait partie de cet humanisme sympathique, très respectable, mais sans fondements solides, car « indifférent à la nature humaine » comme le dit fortement Pierre Manent qui est, lui, un authentique philosophe cohérent. Jean-Claude Roussel
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Anigo accuse l'environnement de l'OM (Thu, 20 Jun 2019)
        om facebook José Anigo pense que certains supporters et journalistes ont compliqué le travail de l'OM, la saison passée. José Anigo "Le projet est parti sur des bases cohérentes avec une première saison emballante, pleine de panache, qui ne laissait pas imaginer une si mauvaise période. Franchement, cette équipe est méconnaissable. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Et quand ça va mal, je connais trop bien le club, je sais que vous vous retrouvez tout seul, que personne ne vous soutient. C'est terrible. Garcia a vécu ce que j'ai vécu et d'autres avant lui ont vécu... En fin de saison on a senti énormément de tension aujourd'hui autour de l'équipe et du club, et je trouve qu'on, que tout le monde a vite lâché une équipe qui avait pourtant fait vibrer le Vélodrome en Ligue Europa", a déclaré l'ancien directeur sportif de l'OM lors d'un entretien accordé au Quotidien du Foot. "On a senti que ça s'effritait de tous les côtés" Il pense notamment que les groupes des virages ne feront plus de concession : "Si je critique les supporters ? Non, pas seulement, c'est global, de la part des journalistes, en interne aussi, où on a senti que ça s'effritait de tous les côtés. Les supporters sont comme tous les supporters du monde, ils viennent au stade pour prendre du plaisir et voir leur équipe gagner. Quand ce n'est pas le cas, ils le font savoir, car le foot est aussi pour eux un moyen de communication, de valorisation. Mais désormais, dans les conflits qui les opposent au club, ils ne lâcheront rien, c'est une certitude." Il pense enfin qu'il sera très difficile pour l'OM de se relever sans C1 : "Le risque d'essoufflement est là, encore accentué par l'absence de Ligue des Champions. Or, je sais, pour l'avoir vécu, que ce n'est qu'à travers cette compétition qu'un club comme l'OM peut se régénérer. C'est son oxygène... qui peut finir par manquer." Si les dirigeants, l'entraîneur et les joueurs ont de grandes responsabilités dans l'échec de la saison 2018-2019, on peut effectivement se demander dans quelle mesure certains médias ou leaders de groupes ont rendu plus difficile le parcours de l'équipe. Par FootMarseille le jeudi 20 juin 2019 à 10h33 - 1580 lectures. Loading... En attente de connexion ...
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La Journée du développement durable au CHS Saint-Ylie de Dole (Thu, 20 Jun 2019)
RCF est créé en 1982, à l'initiative de l'archevêque de Lyon, Monseigneur Decourtray, et du Père Emmanuel Payen. Dès l'origine, RCF porte l'ambition de diffuser un message d'espérance et de proposer au plus grand nombre une lecture chrétienne de la société et de l'actualité. Forte de 600.000 auditeurs chaque jour, RCF compte désormais 64 radios locales et 270 fréquences en France et en Belgique. Ces 64 radios associatives reconnues d'intérêt général vivent essentiellement des dons de leurs auditeurs. Information, culture, spiritualité, vie quotidienne : RCF propose un programme grand public, généraliste, de proximité. Le réseau RCF compte 300 salariés et 3.000 bénévoles.
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«Les jeunes ont pris acte de nos erreurs sur l'environnement» (Thu, 20 Jun 2019)
 Photo Mychele Daniau. AFP Le chef triplement étoilé Régis Marcon est convaincu que l'alimentation deviendra plus saine, respectueuse de la nature et des hommes. Régis Marcon participera au Forum Libération «Alimentation, la recette pour tout changer», vendredi 5 juillet à Lyon. En soixante ans, notre alimentation a changé plus vite qu’en plusieurs siècles. Le matériel, les méthodes, la chimie ont démultiplié les rendements agricoles, créant des situations paradoxales comme les quotas pour gérer les surplus. Conséquences: les sols sont appauvris, le consommateur s’interroge sur la provenance et la qualité des produits. Les scandales sanitaires amplifient ces craintes. Cette courte période a influencé notre façon de consommer. Nous mangeons quatre fois plus de viande et de produits laitiers, les sucres (index glycémique rapide) s’invitent à tous les rayons et augmentent les maladies dues à l’alimentation. C'est notre rapport collectif au changement et au développement durable  (économique, sociale, environnementale) qui déterminera le futur de l'alimentation. Notre société est convaincue que santé, environnement et alimentation sont liés, je suis convaincu que nous mangerons plus sain demain. En termes de nutrition, les mentalités doivent évoluer: bien vivre la nutrition en famille, l’enseigner à l’école dès le plus jeune âge, de façon ludique et compréhensible. Dans les formations aux métiers de bouche, l’enseignement de la nutrition devrait être obligatoire, c’est d’utilité publique. En fait c’est simple de manger équilibré à partir de produits bruts. Que laisserons-nous à nos enfants ? Nous parents, nous leur transmettons nos valeurs, ne serait-ce que le plaisir de passer un bon moment à table. Mais je crains que nous leur ayons aussi transmis la peur de l’avenir. J’ai envie de dire à cette jeunesse n’ayez pas peur, apportez votre contribution pour que ce monde soit meilleur, plus respectueux de la nature, soyez solidaire, osez construire votre monde et rechercher votre propre bonheur. Je suis optimiste: ils mèneront cette révolution pour préserver la nature. Les jeunes ont pris acte de nos erreurs sur l’environnement et sont en quête de sens.  Il y a aussi les circuits courts. Certains le font par pur marketing, d’autres plus nombreux par réelle conviction, cultivant quelquefois leur propre jardin. C’est une façon de réduire le bilan carbone mais c’est surtout un message qui passe, un vrai challenge pour la cuisine dite de terroir, la cuisine santé, le respect des saisons. Ce combat du développement durable, toute la filière doit y être associée, bien sûr les producteurs mais aussi tous les acteurs des métiers de bouche, scientifiques et chercheurs; une démarche concrétisée à Lyon dans la future cité internationale de la gastronomie où nous comptons mobiliser toutes les forces en présence pour travailler sur l’alimentation de demain, associant plaisir et santé. Participez au Forum Libération «Alimentation, la recette pour tout changer», vendredi 5 juillet à Lyon. Régis Marcon chef étoilé
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« Opposer industrie et écologie conduit à une impasse » (Thu, 20 Jun 2019)
Ascoval, Arjowiggins, Whirlpool, GE Belfort, Sanofi… Comment analysez-vous cette succession de dossiers lourds dans l'industrie ? Ces dossiers créent un effet de halo sur les situations problématiques ou difficiles mais ils ne reflètent pas la situation de l'industrie française dans son ensemble.  Dans le cas d'Ascoval, des incertitudes existent sur le plan commercial. Mais la reprise est faite. Pour  GE Belfort, c'est une longue discussion qui s'annonce avec un chiffre maximal sur le nombre de départs contraints [NDLR : 1.050 postes] qui a vocation à baisser. Des reclassements dans l'entreprise vont intervenir, de nouvelles activités doivent se développer. Et puis dans le cas du site Arjowiggins de Bessé-sur-Braye, il s'agit d'une liquidation dans un territoire où il n'y a pas d'autres industriels d'envergure. C'est un dossier humainement et économiquement très difficile, sur lequel nous travaillons avec la ministre de la cohésion des territoires et toutes les parties prenantes. Le Rassemblement national a eu 36 % des voix à Bessé-sur-Braye aux élections européennes. Est-ce que la désindustrialisation menace les fondements du système politique français ? En tout cas, elle recouvre les zones de votes extrêmes avec un parallélisme assez frappant. Vous savez, nos équipes ont passé des nuits et des week-ends entiers sur ce dossier. Plus de 200 entreprises ont été contactées mais le ressenti des salariés de Bessé-sur-Braye, c'est que l'Etat n'a rien fait pour eux. Et tous les extrêmes ont cherché à récupérer ce drame. De ce vécu, je conserve l'idée qu'il faut non seulement travailler mais aussi parler directement aux gens. Et c'est ce que j'ai fait devant les 160 salariés de l'ex-usine Whirlpool à Amiens, même si ce n'était pas facile. Et vous leur dites quoi ? La vérité. « Quand vous prenez des gens pour des cons, vous n'êtes jamais déçus », disait, paraît-il, Jean Kaspar. Il faut savoir passer du traitement statistique à la réalité des situations individuelles. Et c'est là où nous devons progresser. C'est toute l'approche de l'Acte II du quinquennat. Vous savez, la présidente des Pays de Loire m'a ramené un message d'enfant d'un salarié de Bessé-sur-Braye qui disait « j'ai très peur pour mon papa. Il va être licencié. » On n'en menait pas large toutes les deux. Comment analysez-vous la situation actuelle de l'industrie ? Depuis 2017 et pour la première fois depuis 17 ans, la France crée de l'emploi industriel. 7.600 postes au premier trimestre. C'est le 7e trimestre consécutif en la matière. Au pire de la crise, l'industrie détruisait des dizaines de milliers d'emplois chaque année, jusqu'à 166.500 en 2009 ! Aujourd'hui, les entreprises ont du mal à recruter et refusent des commandes, faute des ressources humaines nécessaires. 50.000 emplois industriels sont vacants en France. Quel est le profil des entreprises qui recrutent ? Les entreprises de taille intermédiaire ont un mérite  : elles sont très ancrées sur le territoire français. Donc dès qu'elles sont en croissance, elles créent de l'emploi dans nos territoires parce qu'elles ne cherchent pas autant à optimiser leur production entre zones à faibles coûts et à coûts élevés. J'observe aussi un vrai clivage dans le tissu productif entre les entreprises qui ont pris la vague du numérique et celles qui se contentent de maintenir l'existant, sans esprit de conquête. Ces sociétés représentent 50 % des cas. Il faut les convaincre qu'il est possible de gagner 20 % en productivité en investissant dans le numérique, et de partir à l'export. Dans ses pistes de travail pour le Pacte productif, le Conseil national de l'industrie dit vouloir « renforcer l'appropriation de la nécessaire transition vers une économie bas carbone ». Les industriels doivent faire leur révolution culturelle ? Oui et non. Certains ont déjà compris qu'il y avait une révolution à faire et sont en train d'inventer les solutions du futur. D'autres se disent qu'il faut avancer mais ne savent pas comment s'y prendre, se demandent s'ils survivront à la transition écologique et énergétique. Et puis, il y a ceux qui sont dans le déni. C'est très hétérogène même si au total la France est globalement en avance dans son appréhension du sujet, quand on compare aux Etats-Unis par exemple. Pour une partie des Français, l'industrie tarde à prendre le train de la transition écologique… Opposer industrie et écologie conduit à une impasse : en matière de transition écologique, l'industrie française n'est pas le problème, c'est la solution ! Fondamentalement, les industriels s'adaptent à une demande et la demande, c'est nous. Donc, nous sommes tous complices de cette manière de produire, basée sur un marché de masse, un recours massif aux matières premières, la recherche d'économies d'échelles… C'est un modèle de société hérité de la seconde guerre mondiale, construit sur une croissance et une démographie fortes. On est en train de le changer mais on ne peut reprocher à l'industrie de nous avoir servis pendant 70 ans. Elle n'est que le reflet des consommateurs. Ces consommateurs sont en train de changer, comme le montre le succès du bio ou d'applications comme Yuka… Un consommateur peut modifier très vite son comportement d'achat alors qu'il faut des années à une filière pour s'adapter à un nouveau modèle. Tout le défi pour les industriels est d'anticiper ces évolutions sociétales, sans sortir du marché en ayant raison trop tôt. Notre défi est également de veiller à la bonne information des consommateurs. Comment comptez-vous avancer sur le sujet ? En refusant de traiter ces sujets en silos. Le schéma selon lequel Bercy parlerait aux entreprises et le ministère de l'Ecologie aux associations n'aurait pas de sens, il faut mettre tout le monde dans la même pièce. En mars, avec Bruno Le Maire, nous avons lancé dans le cadre du conseil national de l'industrie deux groupes de travail sur l'économie circulaire et la transition énergétique - auxquels sont associées Brune Poirson et Emmanuelle Wargon - et regroupant plusieurs filières car certaines entreprises ont les solutions ou bien sont les problèmes des autres. Dans le même ordre idée, j'ai fait entrer France Nature Environnement dans le groupe de travail que je pilote sur l'industrie pour la préparation du Pacte productif 2025, aux côtés des organisations syndicales et patronales, afin de ne pas être « hémiplégique » et d'avoir une vision à 360°. L'industrie réclame une baisse des impôts de production. Est-ce que c'est faisable ? Les impôts de production, nous les baisserons quand nous aurons les marges de manoeuvre budgétaires. Les investisseurs étrangers qui ne connaissent pas la France regardent avant tout l'impôt sur les sociétés, pas les impôts locaux. Par contre, les impôts de production sont une préoccupation pour ceux qui sont implantés dans l'Hexagone. Car en dynamique, ils ont augmenté plus vite que le PIB ces dernières années. Qui plus est, ils interviennent avant le résultat opérationnel et plombent l'exploitation avant de commencer à travailler. Pour les entreprises, c'est un peu faire la course avec des boulets aux pieds. Que pensez-vous de l'idée des patrons de l'industrie de moduler les impôts de production selon les territoires ? Intellectuellement, c'est séduisant . Techniquement, c'est le début des ennuis car vous avez des sujets d'égalité de traitement et de concurrence. Aujourd'hui, nous n'avons pas trouvé de mécanisme évident permettant de justifier des zones franches au regard de Bruxelles. Mais c'est une idée intéressante, qui doit être travaillée avec les collectivités. Comment réagissent-elles ? Elles ne sont pas vent debout mais la question est complexe. Il faut à la fois dialoguer avec Bruxelles, les régions, les départements et les communautés de communes et aligner les positions. Dans l'absolu, personne n'est absolument contre, à condition d'avoir la main… Où est le virage numérique de l'industrie française ? L'Etat veut pousser 10.000 PMI à réaliser des audits de leur appareil productif. Mais très peu d'audits débouchent sur des investissements… Pour cela il faut des compétences. Si vous voulez réduire le risque, il faut un directeur de projet pour votre ligne 4.0, un plan d'affaires et si possible l'appui de vos clients. Dans cette optique, les plates-formes numériques d'accélération vers l'industrie du futur peuvent jouer un rôle clé en permettant aux entrepreneurs de mieux appréhender le retour sur investissement d'une technologie. Nous allons commencer par en installer trois ou quatre à titre de « pilote » pour bien valider le modèle et la vision. Ensuite nous passerons à un déploiement plus large, éventuellement via des antennes de ces premières plateformes. Accélérateurs PME de bpifrance, plate-forme d'accélération pour l'industrie du futur, prêts French Fab pour l'industrie, suramortissement fiscal pour la robotisation… Est-ce que tous ces dispositifs d'aides sont lisibles pour un patron de PME ? Non, ils ne sont pas lisibles, c'est clair. Mais cette question est aussi la raison d'être de l'initiative « Territoires d'industries » parce que là, vous avez quelqu'un qui s'assoit à côté de vous avec une bonne vision des outils disponibles : des administrations, notamment régionales, en position de service et des opérateurs de l'Etat comme Pôle emploi, Business France, bpifrance ou la Banque des territoires, pour apporter des solutions. Fondamentalement, ce dont les industriels ont besoin, c'est un accompagnement sur la base des outils existants. Pas d'une nouvelle loi. Paris souhaite l'avènement d'une politique industrielle européenne. Avez-vous le sentiment d'être entendu par nos voisins ? Beaucoup de pays ont été touchés par le rachat d'un fleuron national par la compétition internationale. C'est le cas de l'Allemagne avec Kuka, mais aussi des Pays-Bas, de la Finlande ou de la Suède. Un constat clair émerge : nous n'avons pas suffisamment protégé nos fleurons, il nous faut mettre en commun des moyens pour répliquer aux aides publiques technologiques des Etats-Unis ou de la Chine tout en affirmant nos exigences sur le plan social et environnemental vis-à-vis des produits qui entrent en Europe. Regardez, le patronat allemand appelle à un ajustement au vu de ce qui se passe en Chine. On sort de l'ordolibéralisme classique des pays du Nord. Pour autant, nous avons 40 ans de vie commune. Quand les pays du Sud parlent, ceux du Nord les écoutent avec un peu d'appréhension… Au sein du Mittelstand, l'idée de créer des champions européens suscite néanmoins de la méfiance… C'est une question de vocabulaire.  Le Mittelstand allemand craint que cette idée ne se résume au rachat de sociétés familiales leader par des grands groupes. Ce n'est pas notre approche. Simplement, il y a plus de proximité entre les modèles capitalistes existant à l'intérieur de l'UE qu'à l'extérieur. Il est donc absurde de s'interdire de consolider des entreprises ensemble. Mais nos champions ne pâtiront-ils pas toujours de la structure politique de l'UE ? L'Europe a créé Airbus ou Arianespace. Mais leurs chaînes de valeur ne sont pas optimisées parce que chaque pays veut un retour industriel en échange de son soutien financier. Le Parlement européen peut nous aider à changer les choses. Quand on discute à la table du Conseil, il y a toujours une double vision. On se met d'accord sur une décision en se demandant ce qu'elle signifie pour son pays. Le Parlement européen est l'endroit où vous avez une vision transversale. Sur certains dossiers industriels emblématiques, il faut qu'on soit capable d'avoir une approche purement européenne, qui sera au final meilleure pour tout le monde. Quitte à ouvrir le jeu.
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Vers une écologie de la publicité (Thu, 20 Jun 2019)
L’industrie publicitaire commence à prendre conscience de son propre impact négatif sur l’environnement. Mais pour atteindre l’objectif d’une « éco-communication », elle va devoir remettre en cause bon nombre d’habitudes. Quatre mille mégots recyclés et transformés en meubles, 8 400 gobelets jetables économisés, 5 620 bouteilles en plastique non consommées, 137 kg de biodéchets recyclés permettant la production de 21 m3 de biogaz, soit 80 douches de 5 minutes chacune… Mieux qu’un Lion d’or à Cannes, voilà le bilan écologique de l’une premières productions « éco-responsables ». Elle a été tournée pendant sept jours en décembre dernier à Aubervilliers par les équipes de Publicis Conseil et de Prodigious (70 personnes) pour le lancement des cosmétiques Garnier Bio. Conseillée par Secoya, une structure qui promeut les éco-tournages, l’agence des Champs-Elysées affiche ainsi pour cette production un bilan carbone de 15 tonnes de CO2 contre 123 tonnes pour une production similaire à l’étranger sans effort sur la responsabilité. « Cela faisait un moment que l’on discutait avec L’Oréal sur ce sujet, raconte Caroline Darmon, directrice RSE de Publicis Conseil. Sachant que la production représente 70 % des impacts environnementaux d’une campagne, on s’est demandé comment parvenir à les réduire. C’était une occasion rêvée, notre client ayant lui-même réfléchi à la formule et au packaging pour être le plus responsable possible. » Externalités négatives La prise de conscience des impacts de la publicité est récente. Chez Publicis Conseil, la création d’une direction RSE remonte à 2015. Cela ne fait que deux ans que les publicitaires ont pris à bras-le-corps la question de leurs externalités négatives. « Les médias et les agences ont été les derniers à se soucier des sujets RSE parce qu’ils n’avaient pas conscience de l’impact que pouvait avoir ce qu’ils produisaient », reconnaît Caroline Darmon. Or, ces impacts existent tout au long de la diffusion d’une campagne, y compris lors de sa fin de vie. Les affiches, par exemple, sont-elles produites avec du papier recyclé et des encres végétales ? Sont-elles recyclées lorsqu’on les décroche des panneaux ? Un site internet éphémère lancé pour une opération est-il bien fermé lorsque celle-ci est terminée ? Les agences commencent enfin à se poser ces questions qui tournent toutes autour du sujet de l’éco-communication. Elles n’ont pas le choix. « Les consommateurs demandent à nos clients d’avoir une démarche responsable, et nos clients en retour nous demandent d’avoir ce type de démarche. Alors, nous nous tournons vers nos fournisseurs en leur demandant eux aussi de respecter un certain nombre d’engagements. On est obligés de se transformer, sinon on est exclus de la chaîne », constate Virgile Brodziak, directeur général de Wunderman Thompson, une agence de 140 personnes basée à Boulogne-Billancourt. « Il y a une forte accélération depuis deux ans, confirme Gildas Bonnel, président de l’agence Sidièse, une structure parisienne consacrée aux enjeux RSE. Ça bouge dans les agences parce que ça bouge chez nos clients et dans l’opinion. Cet enjeu environnemental réinterroge le modèle de toutes les industries, y compris la nôtre. » Également président de la commission RSE de l’AACC, qui regroupe 220 agences de communication, Gildas Bonnel ne ménage pas ses efforts au sein de l’association. Un label « RSE Agences Actives » a été créé il y a un an avec l’Afnor. Il permet aux agences qui en font la demande d’obtenir une certification de leurs efforts en la matière. Lors du premier comité de labellisation en novembre dernier (il y a deux sessions par an), onze agences (1) ont obtenu le précieux sésame. « Cela permet aux annonceurs d’avoir un vrai critère pour discriminer positivement les agences et aller chercher les mieux disantes sur les impacts sociaux et environnementaux », se réjouit Gildas Bonnel. Sept agences supplémentaires vont candidater pour ce label lors du second comité à la fin juin. « Pub verte » The Good Company, une agence créée en début d’année pour attirer les annonceurs sensibles aux enjeux de responsabilité vient, de son côté, de prendre un « engagement écologique fort », selon son fondateur Luc Wise. Elle s’engage à reverser 1 % de son chiffre d’affaires aux associations environnementales référencées par l’organisation « 1% For the planet ». Cet ancien de Publicis croit lui aussi que les pratiques peuvent être changées pour réduire les impacts négatifs de l’industrie publicitaire. « On peut agir à plusieurs niveaux, dans le type de messages que l’on va délivrer, en essayant de promouvoir non pas la surconsommation mais une meilleure consommation, et dans la façon dont on produit les messages. Il nous faut être le plus responsable possible en matière d’éco-conception », estime Luc Wise. Faut-il continuer à aller tourner en Afrique du Sud et en Argentine parce que les charges sociales y sont moins élevées, au risque d’un bilan carbone désastreux ? Faut-il envoyer à l’autre bout du monde des gens qui n’ont pas forcément besoin d’y aller, au prétexte de les récompenser de leur travail ? N’y a-t-il pas d’autres façons de les remercier ? Autant de questions que pose le fondateur de The Good Company, dont la douzaine de personnes œuvrent sur des budgets comme le livreur FoodChéri ou les espaces de coworking Wojo. L’avenir de cette démarche d’éco-communication tient peut-être à la création d’un label certifiant non plus, comme celui de l’AACC, la politique globale d’une agence, mais chacune de ses productions. Un label « pub verte » pourrait ainsi être accolé sur chaque affiche, annonce presse ou spot « responsables », de manière à ce que les consommateurs, comme ils repèrent en rayons les produits bio grâce au logo AB, sachent comment la pub qu’ils regardent a été produite. « Il faut faire attention à ce que trop de labels ne tuent pas les labels », tempère Caroline Darmon. Ce serait pourtant une belle façon d’encourager les annonceurs qui acceptent de payer un peu plus cher (environ 5 % par exemple dans le cas de L’Oréal pour Garnier Bio) pour une pub plus verte. Encadré Less is more L’écologie de la publicité a trait au contenu des messages et à leur production, mais aussi à leur distribution. C’est le sens du livre blanc Écosystème de marque, pour une nouvelle écologie de la communication au service de l’efficacité publié par Yves Simeon, du cabinet-conseil Reload Consultants. Selon lui, le digital a mené à de nombreuses dérives. « On dit à Francine de faire du communautaire, des actions Facebook, mais il n’y a pas de communauté de gens qui adorent la farine », déplore-t-il ainsi. Son idée maîtresse est de revenir à davantage de frugalité, sans perdre en efficacité…
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