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Restrictions sur le lait, levée des mesures suite à l'incendie de l'usine Lubrizol (mar., 15 oct. 2019)
Politique Le secteur retenait son souffle depuis presque trois semaines. Le 14 octobre, l'Anses a annoncé la levée des mesures restrictives sur le lait et les produits laitiers, pris dans cinq départements à la suite de l'incendie de l'usine Lubrizol, à Rouen. Par Laure Hänggi - Publié le 15/10/2019 à 20:17 Partager : Depuis la survenue de l’incendie de l’usine Lubrizol, le 26 septembre, à Rouen, le lait collecté devait être consigné dans plus de 110 communes, pour éviter tout risque de contamination, et dans l’attente de résultats d’analyse. Après plus de deux semaines, le 14 octobre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a dévoilé les résultats de son expertise. Et annoncé la levée des mesures restrictives pour le lait et les produits laitiers. Reprise de la collecte imminente Les préfets des cinq départements concernés, la Seine-Maritime, l’Oise, la Somme, le Nord et l’Aisne, ont ainsi été invités à abroger partiellement les arrêtés préfectoraux qui avaient été pris par prévention. Pour aboutir à ces conclusions, l’Anses a réalisé 130 prélèvements de lait, entre le 29 septembre et le 7 octobre, dans des fermes sentinelles. Celles-ci ont été sélectionnées selon deux critères : leur proximité du site de l’incendie et la présence d’animaux au pâturage. Une décision synonyme de soulagement pour les éleveurs concernées. Les restrictions pesaient lourd financièrement : 250 000 euros par jour, en cumulant les pertes des 280 agriculteurs concernés. Ces derniers vont désormais pouvoir expédier les produits jusqu’alors bloqués, pour être vendus, et reprendre la production. Une situation favorable dont ne bénéficient pas encore les autres productions végétales, le miel, les œufs et les poissons. Dans l’attente d’autres avis de l’Anses les concernant, les restrictions les concernant sont maintenues. Appel à ne pas relâcher la vigilance Si les analyses réalisées montrent que les teneurs maximales réglementaires de ces contaminants n’ont pas été dépassées, l’Anses préconise néanmoins d’un renforcement du dispositif de surveillance, afin de permette une détection précoce de toute contamination. Le plan de surveillance sera réorienté pour assurer une vigilance au long cours, afin de s’assurer que ces résultats favorables se maintiennent dans le temps.
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Pollution aux hydrocarbures au Brésil: ce que l'on sait (Tue, 15 Oct 2019)
AFP, publié le mardi 15 octobre 2019 à 19h14 En septembre, de premières galettes sont apparues sur des plages du nord-est touristique du Brésil, et aujourd'hui ce sont plus de 2.000 km de côtes qui sont souillés, sans que l'origine de cette catastrophe environnementale n'ait été éclaircie. Voici ce que l'on sait : - D'où vient ce pétrole sur les côtes brésiliennes? Le mystère reste entier, même si certaines hypothèses commencent à prendre forme. La Marine brésilienne, qui coordonne les investigations, souligne sur son site qu'il s'agit d'un "cas très complexe et inédit dans l'Histoire du Brésil". Plusieurs médias brésiliens font état d'un rapport de la compagnie pétrolière Petrobras affirmant que le pétrole serait d'origine vénézuélienne. Le ministre de l'Environnement Ricardo Salles a déclaré lundi sur Twitter avoir participé à une réunion visant à établir "les prochaines étapes de la contention du pétrole vénézuélien qui touche le littoral du Nord-est".  Jeudi dernier, la compagnie pétrolière d'Etat vénézuélienne PDVSA a nié être à l'origine de la catastrophe, jugeant "infondées" les accusations du Brésil. Les enquêteurs évoquent la possibilité d'une fuite provenant d'un "cargo pétrolier fantôme" qui transporterait des hydrocarbures clandestinement en raison de l'embargo pétrolier imposé par les Etats-Unis au Venezuela. "Hier, nous avons eu une réunion avec des représentants de divers organes publics comme l'agence environnementale Ibama, le parquet et la Marine et cette hypothèse d'un navire fantôme a été évoquée", explique à l'AFP Maria Christina Araujo, océanographe à l'Université fédérale de Rio Grande do Norte (UFRN), un des Etats affectés par la catastrophe. "Il s'agirait d'un cargo qui naviguerait illégalement, suivant des routes maritimes peu connues, et transporterait du pétrole vénézuélien malgré ces sanctions", ajoute-t-elle.  La possibilité d'un "acte criminel" a été évoquée à plusieurs reprises par le président d'extrême droite Jair Bolsonaro.  Mais la chercheuse considère qu'il est plus probable qu'il s'agisse "d'une fuite accidentelle" et non d'un acte malveillant de déversement du pétrole dans l'océan. La Marine a expliqué dans un communiqué avoir réclamé des "éclaircissements" à "30 cargos pétroliers de 10 nationalités différentes". - Quelle est l'ampleur de la catastrophe? Les dernières données de l'Ibama font état de 166 localités souillées par ces mystérieuses galettes de pétrole, la plupart d'entre elles sur des plages paradisiaques. La pollution a également touché des zones de mangrove et des criques rocheuses.  Au total, 72 municipalités ont été affectées, dans l'ensemble des neuf Etats du nord-est brésilien, une région pauvre aux 2.000 km de littoral, dont l'économie dépend largement du tourisme.  Depuis le début des opérations de nettoyage, auquel a pris part Petrobras, près de 200 tonnes de résidus pétroliers ont été ramassés sur les plages. Maria Christina Araujo évoque une catastrophe d'une ampleur inédite. "Nous n'avons jamais vu au Brésil un désastre d'une telle ampleur, qui touche une zone aussi étendue", explique-t-elle.  Au total, selon la Marine, 1.583 militaires, sept navires, et un avion ont été mobilisés depuis que les premières galettes ont été identifiées, début septembre, aussi bien pour l'enquête que pour les opérations de nettoyage. L'Ibama dit pour sa part avoir employé 74 membres de son personnel, dix voitures, un avion et deux hélicoptères.  - Quel est l'impact sur les zones affectées? Cette pollution entraîne de graves conséquences pour l'environnement, notamment la faune locale. D'après l'Ibama, au moins 13 tortues marines ont été retrouvées mortes.  Mais des ONG rapportent un nombre de cas bien plus important: l'institut Verdeluz a par exemple recensé 21 tortues mortes rien que dans l'Etat du Ceara.  Le projet Tamar, également spécialisé dans la protection des tortues marines, a fait état pour sa part de la mort de dix bébés tortue dans l'Etat de Bahia.  Le lâcher de bébés tortues dans la nature, qui a été totalement suspendu par les responsables du projet au début de la crise, se fait à présent uniquement "dans les zones les plus sûres, d'après les informations envoyées quotidiennement par les autorités compétentes", a expliqué à l'AFP une porte-parole de Tamar.   Cette pollution, qu'il va être quasiment impossible de nettoyer notamment dans les mangroves à la très riche biodiversité, affecte également le tourisme. D'après l'association des commerçants de Praia do Futuro (AEPF), plage emblématique de Fortaleza, capitale du Ceara, les ventes des kiosques ont baissé de 40% le week-end dernier.
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Programme tv : opération environnement ce soir pour France Télé (Tue, 15 Oct 2019)
Mission green pour les chaînes télévisées. "L'Emission pour la Terre" proposera ce mardi soir aux téléspectateurs de France 2 de s'engager sur dix gestes plus verts, un peu comme un Téléthon mais avec des promesses d'actions au lieu de promesses de dons. Serez-vous de la partie ? Ce mardi, en première partie soirée, France Télévisions lance sa programmation spéciale environnement. "On a voulu faire une émission où on ne culpabilisait pas nos téléspectateurs, on n'est pas là pour donner des leçons, on va leur proposer un certain nombre de gestes simples et efficaces et leur dire ‘est-ce que vous êtes prêt ou pas à vous engager?’ Il n'y a pas d'obligation, notre souhait n'est pas d'être moralisateur", explique à l'AFP Arnaud Ngatcha, directeur des opérations spéciales à France TV. Autour des animateurs Nagui et Anne-Élisabeth Lemoine, plusieurs personnalités seront aussi présentes (Michel Cymes, Elise Lucet, Frédéric Lopez...). Des experts présenteront également leurs solutions. Nicolas Hulot, en grand témoin Pour l’occasion, Nicolas Hulot a été désigné grand témoin. Il interviendra tout au long de l’émission. "On ne fait pas un coup. Ce prime est le point de départ d'une programmation très importante sur les antennes de France Télévisions", souligne Arnaud Ngatcha, avec des enquêtes environnementales ("Quand la France suffoque" sur France 3, "Sur le front" sur France 2, "Le scandale du chlordécone" sur France Ô...) mais aussi de la fiction, "La Dernière vague", série d'anticipation prévue le 21 octobre sur France 2 et de nouveaux formats sur France tv Slash destiné aux 18/30 ans, sans oublier l'information dans les JT. "Notre souhait c'est que ce type d'émission puisse revenir sur nos antennes mais il ne m'appartient pas d'en décider. Il est sûr que nous rendrons compte de la mobilisation et de l'avancée de ces sujets L'important pour nous, c'est que les publics s'engagent", ajoute-t-il. Les salariés du groupe ont été invités à limiter leur empreinte écologique tandis que la production de l'émission a tenté de limiter son impact sur l'environnement (décor écoconçu, éclairages led, etc.).
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Twitch, écologie et créativité au One to One Biarritz (Tue, 15 Oct 2019)
Twitch n'est plus réservé aux gamers, et entend bien le faire savoir ! Intervenant en clôture du deuxième jour de One to One Digital Marketing, Burkhard Leimbrock, son European Commercial Director a ainsi mis en avant tous les bénéfices qu'auraient les marques à annoncer sur sa plateforme: "Nous touchons la cible masculine des 15-35 ans, très convoitée mais aussi difficile à atteindre car ne regardant pas la télévision." Et en effet, la société, rachetée par Amazon en 2014 pour 1 milliard $, revendique, grâce à ses live-streams suivi et commentés en direct dans le chat, 15 millions de visiteurs quotidiens, dont 47% d'hommes entre 16 et 24 ans. Un succès qui l'encourage à s'ouvrir à d'autres thématiques, comme les arts graphiques, la musique ou même la cuisine. Pour les annonceurs, elle propose, pour l'heure, des pubs en pré ou mid-roll sur les vidéos des streamers les plus populaires.
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A Paris, EELV veut repenser le tourisme (Tue, 15 Oct 2019)
A Paris, David Belliard est crédité de 13 % des intentions de vote pour les municipale de 2020. A Paris, David Belliard est crédité de 13 % des intentions de vote pour les municipale de 2020. VM Le candidat Europe Ecologie les Verts (EELV) à la mairie de Paris milite pour un tourisme zéro carbone. Ce qui ne devrait pas plaire aux autocaristes, aux exploitants des bateaux mouche et aux partisans de la future liaison ferroviaire avec l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.   Extrait : A cinq mois de l’échéance, David Belliard, candidat EELV à la mairie de Paris, est crédité de 13 % des intentions de vote. Fort de ce succès sondagier, l’ancien proche de Daniel Cohn-Bendit a présenté, c mardi 15 octobre,...
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L'Europe pêchera moins en mer Baltique (Tue, 15 Oct 2019)
A Paris, Extinction Rebellion manifestait aussi contre la surpêche. A Paris, Extinction Rebellion manifestait aussi contre la surpêche. VLDT   Le Conseil des ministres européens de la pêche a adopté, ce 15 octobre, les totaux admissibles de capture en 2020 des dix principaux stocks de poissons en mer Baltique. Extrait : Lors d’une de ses ultimes conférence de presse, le commissaire européen en charge de la pêche Karmenu Vella a assuré que ces TAC respectaient le rendement maximum durable (RMD) de six stocks sur dix. UK vs. PAC. La France a...
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Marseille : joyaux et menaces de la Méditerranée (Tue, 15 Oct 2019)
Toute la semaine, notre série de reportages fait escale à Marseille. Du Parc National des Calanques, à l'éducation à l'écologie marine, en passant par la pollution des bateaux de croisière sur le port, le littoral de la cité phocéenne livre ses joyaux et ses menaces. À Ensuès-La-Redonne, sur la Côte Bleue, au nord de Marseille. À Ensuès-La-Redonne, sur la Côte Bleue, au nord de Marseille. © Radio France / Maud de Carpentier Episode 1 : La police maritime dans le parc national des calanques  Le parc national des calanques représente 43 500 hectares, 60 espèces marines patrimoniales, et des zones de non prélèvement. Pour veiller au respect de ces zones, il y a les inspecteurs des calanques, et il y a aussi la brigade de l’U.S.P.L ou Unité de Sûreté et de Prévention du Littoral.  Elle est la seule unité de la police nationale permanente en mer. Parmi leurs missions, il y a la protection et la surveillance du parc des calanques, avec notamment la chasse aux braconniers.   L'Unité de Sécurité et de prévention du littoral, en patrouille dans les calanques, à Marseille L'Unité de Sécurité et de prévention du littoral, en patrouille dans les calanques, à Marseille © Radio France / Maud de Carpentier Reportage embarqué dans leur zodiac, avec le contrôle d’un chasseur de poulpes dans le parc.  7 min Episode 1 : La police maritime dans le parc national des calanques Par Maud de Carpentier Un policier de l'Unité de Sécurité et de prévention du littoral, en patrouille dans les calanques, à Marseille. La brigade a contrôlé et verbalisé un chasseur qui pêchait une espèce interdite pendant une certaine période, le poulpe. Un policier de l'Unité de Sécurité et de prévention du littoral, en patrouille dans les calanques, à Marseille. La brigade a contrôlé et verbalisé un chasseur qui pêchait une espèce interdite pendant une certaine période, le poulpe. © Radio France / Maud de Carpentier Le jeune homme, un Tunisien qui affirmait ne pas connaître la législation française, a été verbalisé pour la pêche d’une espèce interdite pendant la période. Un délit maritime sanctionné par une amende pouvant aller jusqu’à 22 500 euros. Dans ce cas précis, les policiers ont plaidé la clémence auprès du procureur.  A savoir : la pêche du poulpe est interdite en période estivale, du 1er juin au 30 septembre. C’est la période de reproduction de l’invertébré. C’est également la saison où les femelles sont particulièrement vulnérables, totalement dévouées au soin et à la protection de leurs œufs. Elles en oublient de s’alimenter et de se défendre contre les prédateurs.  Episode 2 : la pollution du Grand Port Maritime de Marseille et ses conséquences pour les riverains  Le Grand Port Maritime de Marseille c'est, 81 millions de tonnes de marchandises chaque année, 2 millions de passagers attendus en 2020 : Marseille c’est le premier port de France, le 2e de Méditerranée et des chiffres records qui sont également synonymes de pollution. Puisqu’ un bateau fonctionne avec du fuel très lourd, et particulièrement chargé en soufre.  Les riverains du port ont donc le nez dans les cheminées des paquebots et respirent ce soufre, ces dioxydes d’azote et ces particules fines et extra-fines. Ils s'avèrent des polluants nocifs et pour certains cancérigènes.  Rencontre avec Jean-Pierre Eyraud et Marie Didot-Guérini, un couple de riverains qui habite le quartier de Mourepiane, dans le 16e arrondissement de Marseille. Lorsqu’on entre chez eux, on découvre une petite maison accrochée à la colline, une salle à manger avec balcon et vue mer, enfin pas tout à fait… 5 min Episode 2 : La pollution du Grand Port Maritime de Marseille et ses conséquences pour les riverains. Par Maud de Carpentier Le Port de Marseille se veut rassurant, et promet que 100% des quais seront électrifiés d’ici 2025. En attendant, seule la Méridionale joue le jeu. Un jeu qui a un coût : comptez un million d’euro pour l’installation dans le bateau (payé par l’armateur donc) et un million d’euro payé par le port pour la potence électrique à quai.  Par ailleurs, il est impossible aujourd’hui de confirmer ou d’infirmer le sentiment de Jean-Pierre Eyraud sur la responsabilité des bateaux dans les maladies des riverains Bateaux de croisière faisant escale au port de Marseille Bateaux de croisière faisant escale au port de Marseille © Radio France / Maud de Carpentier L’Agence régionale de santé n’a lancé aucune étude épidémiologique. Elle reconnaît simplement un environnement « qui favorise les risques sanitaires ». Enfin, deux médecins de ce quartier proche du port confirment avoir constaté une hausse impressionnante des maladies respiratoires ces dernières années. L’un d’eux, en exercice depuis 30 ans, parle d’une augmentation de 15% ces cinq dernières années.  Episode 3 : Palana Environnement, les pêcheurs de filet fantômes Palana Environnement, c’est une association originale, dont le but est de récupérer les vieux filets de pêche abandonnés au fond de la mer. Il faut savoir qu’un filet dit fantôme continue de pêcher pendant plusieurs mois. Créée en 2016, l’association présidée et co-fondée par Pablo Liger compte aujourd’hui une trentaine de membres, dont une dizaine de plongeurs. Ils sont scientifiques, maçon ou encore sapeur – forestier en semaine, mais le week-end, ils sont sous la mer, à la recherche de vieux filets de pêche… Au total depuis trois ans, l’association a remonté une tonne de filets de pêche. Après avoir enlevé les filets, l’équipe ne s’arrête pas là, mais elle revient sur place, quelques semaines plus tard pour faire un suivi scientifique, observer si la faune ou la flore ont bien repris leurs droits.   Les filets les plus propres sont ensuite récupérés par une autre association, Sauvage Méditerranée, qui les recycle : bracelets, sacs, filets de cage de football… L’association Palana collecte également, à terre, les filets dont les pêcheurs ne veulent plus.  Si vous voulez signaler un filet, il suffit d’aller sur leur site internet : palana-environnement.org  Episode 4 : La SurfRider Foundation Europe et la qualité de l’eau, comment faire passer des messages par l’éducation à l’écologie ? On parle tous les étés de la pollution des eaux de baignade à Marseille, avec de nombreuses plages qui se retrouvent fermées à la baignade.  La lutte contre cette pollution passe aussi par l’éducation. Zoom sur l’ONG SurfRider Foundation Europe qui milite pour la préservation des littoraux. Depuis cinq ans, l’antenne marseillaise se délocalise à la Seyne-sur-Mer dans le Var à l’occasion de la Fête de la science pour parler de qualité des eaux aux enfants. Thibault Gaillard, scientifique de formation et chargé d’éducation au sein de l’ONG a animé toute la journée des ateliers scolaires.  Les enfants de la classe de CM2 de l'école Sainte-Thérèse de La Seyne-sur-Mer dans le Var assistent à un atelier de la SurfRider Foundation sur la qualité de l'eau. Les enfants de la classe de CM2 de l'école Sainte-Thérèse de La Seyne-sur-Mer dans le Var assistent à un atelier de la SurfRider Foundation sur la qualité de l'eau. © Radio France / Maud de Carpentier Surfrider estime aujourd’hui que les analyses de qualité de l’eau sont insuffisantes avec des contrôles opérés uniquement l’été (alors que les habitants de Marseille par exemple se baignent toute l’année), et sur des critères bactériologiques seulement (ni la pollution chimique, ni la pollution plastique n’est analysée).  L’ONG, elle, mise beaucoup sur ces ateliers d’éducation à l’écologie, puisqu’elle estime qu’une personne sensibilisée en touchera une dizaine d’autres autour de lui. Reportage avec la classe de CM2 de l’école Sainte-Thérèse de la Seyne-sur-Mer. 
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Le développement durable, gros point d'amélioration des enseignes alimentaires [Etude] (Tue, 15 Oct 2019)
Peut mieux faire ! C’est en substance ce que révèle un rapport sur la grande distribution alimentaire et les efforts en matière de développement durable réalisé pour Rubikloud, spécialiste de l’intelligence artificielle pour le commerce de détail. "Les consommateurs estiment toujours que les supermarchés français n’agissent pas suffisamment en faveur de […]
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Le coup de sonde nucléaire du gouvernement (Tue, 15 Oct 2019)
Chantier de la centrale de Hinkley Point C, au financement innovant. Chantier de la centrale de Hinkley Point C, au financement innovant. EDF Energy   Le gouvernement demande à EDF de plancher sur un programme de construction de 6 réacteurs EPR 2. Un vrai coup de billard français. Sonder: «mesurer la profondeur d'une cavité, de la mer, ou en explorer sommairement le fond au moyen d'une sonde». C’est un peu l’exercice auquel se livre le gouvernement en matière de politique énergétique. Dernier épisode en date: la fuite, hier lundi 14 octobre, dans Le Monde d’une lettre sur la programmation d’un prochain chantier nucléaire. Signée par les ministres de l’économie et des finances et de la transition énergétique, la missive demande au P-DG d’EDF d’auditer la filière nucléaire tricolore (dont le groupe EDF détient désormais l’essentiel des composants), de réaliser un retour d’expérience de la construction des 6 premiers EPR (en Finlande, en France, en Chine et au Royaume-Uni). Objectif: que le gouvernement dispose de tous les éléments d’appréciation pour prendre «une décision éclairée sur l’engagement éventuel d’un programme de construction de réacteurs nucléaires neufs de type EPR2 en France.» 6 tranches EPR sur trois sites Au ministère de la transition écologique, on jure que la décision «éclairée» n’est pas prise. Elle semble toutefois avoir été mûrement réfléchie. Les deux ministres évoquent un «programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts, chaque paire étant espacée de quatre ans et les tranches au sein d’une même paire de 18 mois.» Ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils figuraient déjà, en août 2018, dans le rapport d’Escatha-Collet-Billon; un document estampillé secret-défense mais qui s’était retrouvé dans les colonnes des Echos. De plus, le rythme de construction devrait permettre de rester en dessous du plafond légal de 63,2 GWe; le démantèlement des tranches de 900 MW pourrait se poursuivre à un tempo deux fois plus rapide que celui de la construction des tranches nouvelles, notamment entre 2025 et 2035, période durant laquelle, EDF devra fermer une tranche par an. signaux contraires Cette présentation du nouveau programme électronucléaire français tombe-t-elle à pic? Politiquement, c’est risqué. Le gouvernement ne cesse d’envoyer des messages contradictoires. La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 (LTECV) fixe pour 2025 à 50% de la production d’électricité la part produite par l’énergie nucléaire, contre 70% aujourd’hui. Échéance qui a été repoussée de 10 ans par la récente loi relative à l’énergie au climat. La LTECV oblige aussi le gouvernement à publier, à la fin de cette année au plus tard, sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour la période 2019-2028. Encore dans les limbes, cette PPE reprend les objectifs des deux textes précédents. La messe semble donc dite: il faudra fermer une quinzaine de réacteurs d’ici à 2035. En aucun cas en construire 6 nouveaux. exploitation de gilets jaunes C’était sans compter sur les Gilets jaunes. Ou plutôt l’exploitation que compte en faire l’administration d’Edouard Philippe. Ce mouvement social, rappelons-le, est né d’une franche opposition à l’augmentation annoncée (et votée par le parlement !) de la contribution climat énergie (CCE). Dans un souci d’apaisement, le premier ministre avait annoncé l’arrêt de l’augmentation de cette CCE. Or, sans alourdissement de cette taxe carbone frappant combustibles et carburants fossiles, point d’évolution des comportements des automobilistes. «Depuis que la CCE est gelée, les entreprises ne sont plus convaincues que les prix des produits pétroliers vont inexorablement monter. Ce qui mine leur appétit pour les énergies renouvelables», confirme Jean-Louis Bal, président du syndicat des énergies renouvelables. Pour tenter de relancer la fiscalité du carbone, le gouvernement a convoqué une énième convention citoyenne. Cet aréopage de 150 Français devra formuler des recommandations sur les mesures les plus pertinentes, en terme de lutte contre le réchauffement et d’acceptation sociale. La CCE sera, peut-être, dans le lot? L’atome? Rien n’interdit à l’agora d’évoquer le sujet et de proposer de déplafonner le parc nucléaire? D’où l’idée de montrer qu’un programme d’EPR 2 pourrait être lancé dès la mi-2021. Projet Hercule Il ne s’agit pas que de convaincre les Français avides de démocratie participative. Mais aussi le monde de la finance. Toujours à la demande du gouvernement, son principal actionnaire, EDF met la dernière main à un projet de réorganisation. A gros traits, le «projet Hercule» vise à scinder le groupe en deux pôles: les business units rentables (énergies renouvelables, commerce, distribution, les services à l’énergie) et les activités stratégiques: nucléaire, centrales hydroélectriques, réseau de transport. Cette dernière partie «bleue» serait nationalisée (100% étatique). La «verte» pourrait ouvrir son capital à des investisseurs extérieurs, sur le modèle de RTE. Comment financer la «bleue», dont les coûts, avec la modernisation d’une partie du parc nucléaire (45 Md€ entre 2014 et 2025) et le démantèlement de 15 tranches, ne vont cesser de grimper? Le démantèlement est, en principe, payé via un prélèvement sur le montant de la facture d’électricité. Les investissements sont intégrés à la stratégie du groupe. contrat pour différence Quid des nouveaux réacteurs? Les dirigeants d’EDF ne s’en cachent pas: ils souhaitent renouveler en France l’expérience britannique des «contrats pour différence», conclus pour construire les 2 réacteurs EPR de la centrale de Hinkley Point C. Ses grandes lignes sont connues: le gouvernement britannique apporte sa garantie pour réduire les risques des investisseurs (EDF Energy et son confrère chinois CGNPC, en l’occurrence). Une fois construite, la centrale livrera, 35 années durant, un courant à un prix fixe couvrant les frais de construction, d’exploitation et de démantèlement : 92,5 £/MWh. Si les prix de gros du marché britannique sont inférieurs: EDF Energy recevra du Trésor britannique un complément de rémunération (comme l’éolien en France!). A contrario, si les prix de marché s’envolent: l’exploitant rembourse la différence à la Couronne. Haro sur la loi énergie-climat. L'association Notre Affaire à tous a soumis, ce mardi 15 octobre, une contribution extérieure pour indiquer au Conseil constitutionnel en quoi, selon elle, la loi énergie-climat est anticonstitutionnelle. Cet avis est donné à l'occasion de la saisine de la cour suprême française par 60 parlementaires le 10 octobre dernier. La décision des gardiens de la constitution est attendue pour le mois de novembre. Simple et conforme aux règles communautaires encadrant les aides d’Etat ! De quoi singulièrement réduire les risques financiers d’un investissement dont le montant pourrait osciller (au vu des expériences récentes) entre 30 et beaucoup de dizaines de milliards d’euros ! En novembre 2016, Xavier Ursat, directeur exécutif chargé de l’ingénierie et des nouveaux projets nucléaires, indiquait viser un EPR de nouvelle génération à 5 milliards d’euros l’unité: 40% de moins que le prix du prototype français. Mais, au vu des dérives financières des chantiers en cours, ce montant peut, légitimement, être taxé d’optimiste. pas de certification en vue Le programme des 6 EPR sera-t-il mis en œuvre? L’avenir le dira. Mais le calendrier fixé par le gouvernement semble très optimiste. Certes, en moins de deux ans, EDF peut auditer la filière nucléaire, tirer un bilan de la réalisation des premiers réacteurs et établir un programme industriel. Les inquiétudes portent plutôt sur l’EPR 2. Cette version light de l’EPR de Flamanville, plus simple et moins chère à construire, n’est pas certifiée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Or, cette procédure et longue et coûteuse. Initiée en 2016, elle n’est pas prête d’aboutir. En juillet dernier, le gendarme du nucléaire tricolore a demandé à l’industriel de revoir sensiblement le dossier d’options de sûreté pour les projets d’EPR 2 et d’EPR Nouveau Modèle (EPR NM). En avril 2018, l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait montré peu d’enthousiasme à l’idée caressée par EDF d’augmenter la puissance de l’EPR NM par rapport à celle de la tranche de Flamanville 3.  
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