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Écologie : Nicolas Hulot règle ses comptes avec ses anciens collègues du gouvernement (ven., 24 janv. 2020)
6Medias, publié le vendredi 24 janvier 2020 à 11h30 Invité de l'émission Capital sur M6, présentée par Julien Courbet, Nicolas Hulot est revenu sur son passage au gouvernement. En étant des plus critiques avec ses anciens collègues.   Nicolas Hulot a tourné la page, n'a plus aucune illusion politique, mais n'oublie pas. Dans l'émission Capital, qui sera diffusée dimanche 26 janvier, l'ancien ministre de la Transition écologique et solidaire a eu des mots durs envers ses ex-collègues qu'il a accusés à demi-mot de vouloir entraver toute politique écologique. "Je n'étais pas ministre de l'Agriculture (...) Les confrontations que j'ai eues régulièrement étaient entre le ministère de la Transition écologique et celui de l'Agriculture. J'étais censé être numéro 2", a-t-il notamment déploré face à Julien Courbet, regrettant qu'aucune avancée écologique ne sera possible tant qu'il n'y aura pas de "feuille de route commune". Et d'ajouter : "Tant que nous serons dans ce style de confrontation, tant qu'il y aura un conservatisme crasse au ministère de l'Agriculture", rien n'avancera, a-t-il fustigé. "Des contraintes fixes"   L'ancien ministre a également regretté un certain atermoiement autour de sujets concernant, à l'image de l'interdiction du glyphosate. S'il a enjoint l'État à prendre des mesures, "on n'est pas à un an près pour l'interdire", a concédé Nicolas Hulot, il a aussi urgé à prendre "des moyens" et que "la contrainte soit fixe".   L'ancien animateur a développé d'autres sujets face à Julien Courbet comme la nécessité de mieux consommer, à la suite d'un reportage sur la problématique du recyclage et un autre sur le "vrai" prix de l'électricité. Il a notamment plaidé pour une "TVA incitative".
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Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat à la transition écologique : "Social et écologie sont ... (Fri, 24 Jan 2020)
La secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon a d'abord été interrogée sur la vague de pollution qui frappe l'Auvergne depuis quelques jours. Elle a félicité les décisions prises par les préfectures du Puy-de-Dôme et de l'Allier. "Il faut qu'on soit vigilant et réactif" expliquait-elle. Pour rappel, un épisode de pollution hivernale aux particules fines (PM10) est en cours dans les départements du Puy-de-Dôme et l'Allier. Le seuil d’alerte de niveau 1 étant franchi. La généralisation de Crit'Air : "il faut trouver des alternatives" plutôt Sans pour autant le dire clairement, la secrétaire d'Etat ne s'est pas prononcé pour la généralisation de la pastille Crit'Air, un autocollant qui permet de livrer la carte d'identité environnementale de l'automobile. "Je crois surtout que l'objectif est d'améliorer la qualité de l'air, pas seulement de réagir aux épisodes quand ils se produisent" explique Emmanuel Wargon.  La secrétaire d'Etat a signé 2 contrats de transition écologique dans le Cantal ce jeudi. Elle a aussi assisté au lancement du budget écologique citoyen du conseil départemental. Il s'agit de réserver 2 millions d'euros réservés pour des actions en faveur de l'environnement imaginées et choisies par des habitants du département. Elle a rencontré aussi des citoyens. Sarah, vient de terminer ses études. Elle a expliqué à la ministre que "les jeunes générations comme Greta Thunberg, vont à l'ONU pour demander des changements, des prises de conscience" sur le sujet du réchauffement climatique. La ministre lui a répondu : "Il y a un décalage entre la vision des jeunes et ce qui se passe au quotidien".  Les retraites ? "Il y aura de la marge de discussions"  Interrogée sur le conflit sur la réforme des retraites, à l'aube d'une nouvelle journée de mobilisation, la ministre précise que les discussions sont ouvertes. Le projet de loi était examiné ce matin en conseil des ministres.  "Qui dit projet de loi, dit débat parlementaire. Donc, le texte va évoluer"  Emmanuelle Wargon précise également que la partie financement sera discutée avec les organisations syndicales fin janvier.  à lire aussi Clermont-Ferrand : nouvelle marche aux flambeaux pour dire non à la réforme des retraites Emmanuelle Wargon soutient Eric Faidy et tacle EELV Localement, la secrétaire d'Etat soutient le candidat de la République en Marche Eric Faidy. "L'écologie est au coeur de son programme, avec la démocratie participative et la sécurité." Emmanuelle Wargon approuve particulièrement la proposition de coulée verte dans la ville. "On est proche d'un site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO" remarque-t-elle, sous-entendant que cette proposition est cohérente avec le territoire puydômois. Elle en profite aussi pour tacler les écologistes, "qui n'ont plus le monopole de la réflexion écologiste".  à réécouter Eric Faidy, un écolo en marche ? "Ils [EELV] portent une vision parfois catastrophiste, nous on porte une vision de progrès écologique. C'est à Eric Faidy de convaincre"  A Clermont, les écologistes sont en bonne position dans la liste du maire sortant, Olivier Bianchi.  à réécouter Olivier Bianchi, futur Maire Ecolo ?
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La bière et l'écologie, les enjeux (Fri, 24 Jan 2020)
La bière, nouvelle victime du réchauffement climatique ? Comme jamais auparavant, les déferlements de chaleur sont de plus en plus fréquents. On assiste à des épisodes de canicule qui se suivent et se multiplient à un rythme effrayant. C’est la preuve irréfutable du réchauffement climatique. Cette situation, si elle perdure, aura des effets dramatiques sur ce que nous consommons mais, avant tout, sur ce que nous produisons. La façon dont nous vivons s’en trouverait alors changée. En effet, une fois la production agricole affectée par le réchauffement climatique, on pourrait très vite se retrouver en manque de céréales comme l’orge. Or, l’orge est la principale composante de la bière de malt. Les amateurs de cette boisson ont donc raison de s’affoler car il est fort possible que la bière devienne un produit rarissime. Bien évidemment, cela aura également une incidence sur son coût. Quels sont les prévisions et l’impact du réchauffement climatique sur la production de bière ? Une étude récemment publiée par des chercheurs britanniques montre que le réchauffement de la planète s’intensifie au fil des ans malgré les précautions prises. À cette allure, sur tout le globe, la production des denrées sera en souffrance. L’orge étant un élément entrant dans la composition de nombreux produits, la baisse de sa production entraînera alors de sérieuses restrictions notamment celle de la quantité d’orge servant à produire les bières. Cette baisse de la production est estimée à 16 % au cas où les canicules se poursuivent. La conséquence directe sera un accroissement des coûts qui pourraient aller du simple au double. Les canicules qui sont régulières au point de devenir une norme, rendent laborieuses la production de malt de qualité. Leur influence sur la quantité et la qualité de l’orge réservée à la brasserie pousse les producteurs d’orge à relever de nouveaux challenges. La mousse étant le premier critère de qualité de la bière, le respect de certaines règles s’impose. Ainsi, pour avoir une bière mousseuse à souhait, la composition en protéines de l’orge qui subit au préalable une torréfaction pour obtenir du malt, est essentielle. Elle va de 9 % à 12 %. Si d’aventure elle venait à être inférieure ou supérieure, vous obtenez une bière sans mousse. Ce type d’orge ne pourra donc pas servir. Il est donc important, pour maintenir la qualité de la bière, que la production agricole soit toujours florissante. Tous à l’écologie ? Dans le but de contrer un tant soit peu les sévères dérèglements du climat, l’écologie est au centre de toutes les tactiques envisagées. Il en est de même dans le domaine de la bière où une adaptation est pensée. L’objectif visé est une production aux normes éco-citoyennes. Ainsi, les malteries et les brasseries se mettent au « vert ». Mesures strictes de recyclage, énergies renouvelables, voilà entre autres, les arrangements qui ont été pris depuis quelques années. Espérons que cela soit suffisant pour donner à la bière, de longues années d’existence. Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.
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L'environnement et les réceptifs, les priorités d'EDV IDF pour 2020 (Fri, 24 Jan 2020)
Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux de la section Île-de-France des Entreprises du Voyages (EdV IDF), son président Lionel Rabiet a établi les priorités du syndicat pour l’année 2020. Alors que l’élection du conseil d’administration est prévue pour le mois d’avril, Lionel Rabiet, président des EdV IDF et candidat à sa propre réélection, a indiqué les deux missions principales du syndicat en 2020, lors d’une soirée organisée à l’Ambassade du Portugal à Paris. « Le sujet désormais incontournable, c’est bien sûr l’environnement. En tant que syndicat, nous devons accompagner nos adhérents, qui doivent désormais tout connaître des enjeux liés au tourisme durable », analyse Lionel Rabiet. « Nous devons les former, pour qu’ils puissent répondre aux questions des clients comme des médias, de façon défensive comme offensive. Nos métiers sont souvent attaqués, parfois injustement, et la profession doit s’armer pour y faire face. Et nous devons penser à la transformation de notre industrie, tous ensemble, pour faire en sorte qu’elle soit 100% carbone neutre d’ici à un horizon que nous devons fixer collectivement », poursuit celui qui pilote également Croisières d’Exception, qu’il a fondé. Les réceptifs : 300 000 emplois à Paris Autre priorité des EdV IDF pour l’année 2020 : se rapprocher des réceptifs. « Rien qu’à Paris, ils concernent 300 000 emplois directs et indirects. C’est un segment très important de notre industrie, d’autant plus avec les grands événements à venir (JO 2024) et les élections municipales. En raccourcissant, on remarque les trois candidats principaux à la mairie de Paris veulent presque une ville sans touristes. Nous devons défendre nos métiers. Et, dans cette optique, j’aimerais que plus de représentants de réceptifs fassent partie du prochain conseil d’administration du syndicat ». Sur le même sujet Une transition toute faite vers les élections à venir, en avril. « Je fais un appel à candidatures : si vous désirez vous investir pour les intérêts de votre industrie, tout en développant votre propre réseau, lancez-vous ! Si plusieurs candidats se présentent (la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 31 janvier, NDLR), il y aura un vote, et notre assemblée n’en sera que plus légitime », motive Lionel Rabiet. Enfin, Lionel Rabiet a rompu avec sa propre tradition en ne dévoilant pas la prochaine destination du syndicat francilien pour sa convention lors de la cérémonie des vœux, mais seulement les dates (du 25 novembre au 2 décembre). La convention nationale des Entreprises du Voyage aura lieu, quant à elle, au mois de juin en Albanie. A lire aussi : Related
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Cancers pédiatriques, maladies liées à l'environnement : une table ronde à l'Assemblée nationale ... (Fri, 24 Jan 2020)
Députée de la Loire-Atlantique, Sandrine Josso organise une table ronde autour de la santé environnementale, jeudi 30 janvier, à l'Assemblée nationale. Publié le 24 Jan 20 à 10:00 La députée souhaite que tous les moyens possibles soient mis en œuvre pour réunir les informations sur les cancers pédiatriques. La députée souhaite que tous les moyens possibles soient mis en œuvre pour réunir les informations sur les cancers pédiatriques. (©Adobe Stock) Jeudi 30 janvier 2020, une quarantaine de personnes devraient se réunir, à l’Assemblée nationale, à Paris, pour une journée de table ronde autour de la « santé environnementale », à l’initiative de Sandrine Josso, députée de la Loire-Atlantique. Je vous présente tous mes vœux pour cette nouvelle année 2020. Que la Santé environnementale soit enfin considérée comme une priorité de Santé publique. #2020NewYear #nouvelan2020 pic.twitter.com/Zl4cEMA2kR — @sandrinejossoAN (@sandrinejossoan) January 1, 2020 Lire aussi : Cancers pédiatriques : la députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso interpelle le gouvernement Seront notamment abordés les cancers pédiatriques, en Loire-Atlantique, mais aussi ailleurs, en France, où ont été pointés d’autres « clusters », à savoir des cas en nombre anormalement élevé de cancers pédiatriques dans certaines régions, en Normandie, dans le Haut-Jura, en Rhônes-Alpes, dans l’Oise ou encore en Charente-Maritime. Lire aussi : Enquête sur les cancers pédiatriques : un habitant de Pîtres signale sa maladie à l’ARS « Il s’agit à terme de faire reconnaître le rôle des effets cocktail sur les maladies et leur chronicité, ainsi que sur les cancers pédiatriques », nous précise l’entourage de la députée, qui aimerait être chargée de mission autour de cette question. Élaborer une charte À la réunion du 30 janvier, sont notamment invités des associations, des élus locaux et des représentants des ministres de la Santé et du numérique. Le but est d’élaborer une charte sur cette problématique de la santé environnementale, qu’on considère comme une priorité pour ce siècle, et de mettre tous les moyens nécessaires pour récolter et réunir toutes informations sur les cancers pédiatriques en France. On pourrait alors exploiter des données fiables et les exploiter via une intelligence artificielle. Pour se situer à l’avenir davantage « dans la prévention, alors qu’on privilégie pour l’heure le curatif ». En date du mercredi 22 janvier, peu d’élus locaux de Loire-Atlantique avaient encore répondu à l’invitation de la députée, envoyée voilà quelques jours seulement. « Je ne pourrai malheureusement pas m’y rendre, nous a indiqué Jean-Michel Brard, maire de Pornic et président de Pornic agglo pays de Retz, tout en précisant :  Il faut qu’on avance sur ces questions, on a aussi besoin de scientifiques pour pousser ces recherches. Lire aussi : Cancers : les lymphocites B, nouveaux alliés pour le traitement par immunothérapie ? Par ailleurs, l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire a commencé la campagne de mesures hivernales, dans le cadre des levées de doute, après les cas de cancers pédiatriques identifiés à Sainte-Pazanne et dans plusieurs communes voisines. L’ARS opère donc comme prévu des mesures dans les logements individuels des familles ainsi qu’à Sainte-Pazanne, à l’école Notre-Dame-de-Lourdes et sur l’ancien site Leduc. Les résultats seront présentés au comité de suivi du 3 mars 2020. Lire aussi : Cancers pédiatriques en Loire-Atlantique : pourquoi n’y a-t-il pas de réponse ?
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Environnement : risque-t-on une pénurie mondiale de sable ? (Fri, 24 Jan 2020)
Le chiffre de la demande de sable sur la planète est incroyable. Elle a été multipliée par 3 sur les deux dernières décennies, selon l'ONU qui vient de publier un rapport alarmiste sur le sujet. La consommation de sable est telle que le poids des milliards de grains utilisés sur la planète est supérieur à celui des hydrocarbures comme le pétrole et les métaux réunis sur la même période. C'est la matière première la plus extraite au monde : cela représente 40 à 50 milliards de tonnes annuelles.  Nous avons autant besoin de sable car il s'utilise dans la construction de maisons, de bâtiments, de routes, et puis aussi pour la poldérisation, c'est-à-dire l'extension de la terre au détriment de la mer dans des pays comme la Hollande ou Singapour qui ne cessent d'étendre leur superficie. Le plus gros consommateur de sable reste évidemment la Chine. Vous le savez, pour faire du béton, il faut du sable et du ciment. En trois ans, entre 2012 et 2014, la Chine a consommé plus de ciment que les États-Unis tout au long du XXe siècle selon, l'Institut géologique des États-Unis. C'est dire la demande de sable qu'elle a dû connaître en parallèle. L'extraordinaire urbanisation de la planète, elle-même soutenue par l'explosion démographique, se traduit par une orgie de béton déversé aux quatre coins du monde. S'il existe des quantités considérables de sable sur la planète, c'est insuffisant. Le sable des mers, il est massivement exploité, au point que cela met en péril les équilibres écologiques des régions productrices.   Un danger pour la biodiversité Par ailleurs, la construction de barrage et l'extraction qui ont réduit l'apport de sédiment a entraîné une réduction des dépôts dans les deltas des rivières. Cela a ainsi accéléré l'érosion des plages. Dans certaines régions, comme celle du lac Poyang, en Chine, l'extraction est telle - plus de 230 millions de tonnes par an - que le paysage s'est transformé et avec lui la biodiversité de la région.  La pénurie est si forte que certains pays mettent d'ailleurs en place des restrictions dans l'exportation de ce nouvel or de la construction. Dans ces pays, la vente de sable à l'étranger est interdite. L'Indonésie a proscrit l'exportation de sable de mer dès 2003 et puis a étendu cela au sable de terre et de rivière tout récemment, comme le raconte le Financial Times. Le Vietnam s'y est mis en 2010, le Cambodge en 2017, la Malaisie en 2019. Alors que, curieusement, la France est l'un des premiers importateurs au monde avec la Belgique et les Pays-Bas. Selon les spécialistes, difficile de trouver des produits de substitution. Aussi ancien qu'il soit, le béton présente des caractéristiques de solidité, de durabilité et de maniabilité qui sont quasiment sans égales pour la construction. L'une des solutions pourrait résider dans le recyclage des matériaux déjà utilisés et des bâtiments abandonnés ou vétustes pour leur donner une nouvelle vie et ainsi épargner les ressources naturelles mises à l'épreuve par notre frénésie de construction. La rédaction vous recommande Lire la suite
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RSE et développement durable : l'éthique en étendard dans les écoles de commerce (Fri, 24 Jan 2020)
Depuis 2016, La Rochelle Business School a fait de la RSE et du développement durable un objectif académique prioritaire. // © Face à la mer/Sup de Co la Rochelle Depuis 2016, La Rochelle Business School a fait de la RSE et du développement durable un objectif académique prioritaire. // © Face à la mer/Sup de Co la Rochelle Les préoccupations environnementales, éthiques et durables sont de plus en plus mises en avant par les écoles de management. Que recouvrent ces proclamations de bonnes intentions ? Le point avec trois écoles qui ont intégré ces enjeux de manière résolument transversale. Responsabilité sociale et environnementale (RSE) et développement durable (DD) ont le vent en poupe dans les écoles de management. Beaucoup se sont dotées d’une charte éthique, tandis que les programmes et les enseignements "green" se multiplient. Une carte de visite "écologique et durable" qui répond aux préoccupations grandissantes des étudiants, ainsi qu’aux besoins du marché du travail de demain. Mais pour que cette ambition ne se transforme pas en vœu pieux, la démarche portée par chaque école doit reposer sur plusieurs piliers. 1 – Une vision transversale Ces enjeux doivent d’abord irriguer l’ensemble des enseignements. C’est le cas à La Rochelle Business School (Excelia Group). Depuis 2016, l’école a fait de l’enseignement de ces disciplines un objectif académique prioritaire. "Elles constituent aujourd’hui le pivot de 80% des cours dispensés à nos étudiants, dans l’ensemble des programmes de nos cinq écoles", précise Bruno Neil, directeur général d’Excelia Group. Un axe qui se traduit également par deux missions solidaires et citoyennes de trois à quatre mois, obligatoires pour tous : Humacité© et Climacité© (à partir de septembre 2020). On retrouve une logique similaire à KEDGE BS, une école titulaire depuis 2016 du label DD&RS. "Nous nous sommes engagés à atteindre la neutralité carbone de nos campus en 2030 (bâtiment, déchets, mobilité, Green IT…), pointe Jean-Christophe Carteron, directeur de la RSE. L’intégralité de nos actions (investissements, mode de fonctionnement, pédagogie, recherche, partenariats…) en découle." Même recherche de transversalité à EM Strasbourg, détentrice depuis 2012 du label Diversité et dont la stratégie est guidée depuis 2009 par trois valeurs (diversité, développement durable et éthique). "Ces valeurs font partie de nos objectifs pédagogiques et constituent un critère fort d’évaluation pour nos étudiants", évoque Pia Imbs, responsable de la chaire RSE. Un outil pédagogique en e-learning dédié à ces enseignements, CforCSR, existe depuis 2013, pour tous les étudiants. Le programme Humacité mis en place par La Rochelle Business School permet aux étudiants de mener un projet humanitaire ou social en France ou à l'étranger. // © Excelia Le programme Humacité mis en place par La Rochelle Business School permet aux étudiants de mener un projet humanitaire ou social en France ou à l'étranger. // © Excelia Lire aussi : Pourquoi enseigner le développement durable en école de commerce ? 2 – Une implication poussée de la recherche La Rochelle Business School s’appuie sur une démarche de recherche-intervention, au sein de l’IRSI (Institut de la responsabilité sociale par l’innovation). Cette composante du groupe Excelia, forte d’une vingtaine d’enseignants-chercheurs, accompagne des entreprises dans leur stratégie en la matière. L’Institut est aussi à l’origine de la création, en 2010, de la norme ISO 26000, qui définit les modalités de la responsabilité sociétale des organisations. À KEDGE BS, la RSE possède également un centre d’expertise à part entière, concrétisé par de nombreux projets de recherche : comment financer autrement, acheter de manière responsable… 15% de la production académique est en lien avec le développement durable. Quant à EM Strasbourg, son laboratoire de recherche Humanis rassemble la plus importante équipe française travaillant sur les questions de management de la diversité : travaux sur les partenariats entreprises-ONG, sur la création de valeur partagée, sur le leadership en RSE… Depuis 2009, la chaire Management de la diversité accompagne des entreprises en matière de promotion et de gestion de la diversité. EM Strasbourg possède la plus importante équipe française travaillant sur les questions de management de la diversité. // © EM Strasbourg EM Strasbourg possède la plus importante équipe française travaillant sur les questions de management de la diversité. // © EM Strasbourg Lire aussi: F. Bonvalet : "Si les étudiants ne sont pas formés à la RSE, notre mission n'est pas remplie" 3 – Des enjeux intégrés dans la gouvernance À La Rochelle Business School, cette démarche RSE/ Développement durable va être renforcée dans le plan stratégique 2020–2025. Un comité environnement sera prochainement adjoint à la gouvernance. À KEDGE BS, l’ambition de la neutralité carbone a été déclinée en six axes : stratégie et gouvernance, enseignement et formation, recherche, gestion environnementale, politique sociale, ancrage territorial et réseaux. À chacun correspondent des indicateurs, validés en conseil d’administration et inscrits dans les rapports de l’école aux accréditeurs. Même chose à EM Strasbourg, où l’engagement "former des managers responsables" est inscrit dans les statements requis pour passer les accréditations. 4 – Un ancrage territorial La Rochelle BS ancre son action en Charente-Maritime, région elle-même pionnière en matière de développement durable. La Rochelle ayant été élue, en septembre 2019, territoire "zéro carbone", dans le cadre des Investissements d’avenir. Le groupe Excelia est un acteur actif d'événements et de colloques visant à soutenir l’engagement citoyen au niveau local. C’est aussi le cas à Strasbourg, où l’école est partie prenante de nombreuses manifestations et conférences, parfois en partenariat avec le Parlement européen ou l’ONU. À KEDGE BS, les actions locales sont plurielles également : accompagnement de plus de 300 jeunes des zones défavorisées dans l’accès aux filières d’excellence ; opérations "nettoyage" sur le campus ; partenariats avec des entreprises locales pour la revalorisation des déchets… KEDGE BS mène diverses actions locales. // © Kedge BS KEDGE BS mène diverses actions locales. // © Kedge BS 5 – Des ambitions déclinées dans un plan d’actions concrètes Les réalisations de terrain doivent suivre les objectifs sur le papier. À KEDGE BS, chacun des six axes est lui-même traduit en chantiers concrets : télétravail, co-working, co-voiturage, parité, handicap, lutte contre le harcèlement, bien-être au travail… Quant à EM Strasbourg, elle propose deux dispositifs d’accompagnement aux jeunes : le tutorat d’excellence pour l’égalité des chances et le programme PHARES pour l’insertion des étudiants en situation de handicap.
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7e nuit des conservatoires : l'écologie, fil rouge de la soirée creusotine. (Fri, 24 Jan 2020)
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Fabrice Rossignol, nouveau président de la Fnade (Fri, 24 Jan 2020)
Fabrice Rossignol, nouveau président de la Fnade Par Anthony Laurent, le 24 janvier 2020 ✉ Découvrez notre newsletter gratuite Recyclage & Récupération Fabrice Rossignol, directeur général délégué de Suez Recyclage & Valorisation France, est le nouveau président de la Fédération nationale des activités de la dépollution et de l’environnement (Fnade). Fabrice Rossignol, 55 ans, succède à Philippe Maillard à la tête de la Fnade, ce dernier ayant pris de nouvelles fonctions. Le nouveau président, diplômé de l’école de commerce Essec, a occupé différentes fonctions au sein du groupe Suez. Il a été membre du conseil d’administration de la Fnade, de 2013 à 2016, en tant que président du Syved, l’un des huit syndicats de la fédération.
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Leonardo DiCaprio, activiste zélé pour l'environnement (Fri, 24 Jan 2020)
C’est sa rencontre avec le vice-président Al Gore, environnementaliste convaincu, qui le pousse à s’engager activement en 1998. Sa carrière est en pleine explosion et il crée avec sa famille la Leonardo DiCaprio Fondation pour la protection de la biodiversité et des communautés, la conservation des océans et contre le changement climatique. En 2014, l’ONU le nomme messager de la paix pour la lutte contre le réchauffement climatique de l'Organisation des Nations unies. Parallèlement, il réalise et produit plusieurs documentaires sur le sujet (La 11e heure, notamment, dont tous les gains ont été distribués à des organisations non-lucratives) et ne laisse jamais échapper une occasion de faire passer son message, comme aux Oscar 2016, lorsqu’il est sacré meilleur acteur pour The revenant. [embedded content] Il mange vegan, roule en hybride, se chauffe aux panneaux solaires, achète local et construit des éco lodges sur son île privée du Belize, mais - pas à une incohérence près - voyage en jet privé… Pas de quoi, pour autant, dissuader des scientifiques d’appeler Grouvellinus leonardodicaprio, une toute nouvelle espèce de coléoptère. Retrouvez cette séquence en podcast
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