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Le Musée de l'Air et de l'Espace a restauré sa grande galerie Art déco (sam., 07 déc. 2019)
1. Grande Galerie
de l’aérogare historique du Bourget
Aile nord : les pionniers de l’air
Le Bourget, Musée de l’Air et de l’Espace
Photo : bbsg Voir l´image dans sa page « En vain j’ai voulu de l’espace,
Trouver la fin et le milieu,
Sous je ne sais quel œil de feu
Je sens mon aile qui se casse. [1]. » Icare s’abîma, mais l’Homme persévéra, fabriqua des ailes, des ballons, des avions, des navettes spatiales. Portance, stabilité, contrôle : il lui fallut non seulement trouver le moyen de s’élever, mais aussi de se maintenir dans les airs et de se diriger, et, pour ce faire, accepter l’idée du « plus lourd que l’air [2] ». Dirigé par Anne-Catherine Robert-Hauglustaine, le Musée de l’Air et de l’Espace fête cette année son centenaire. La Grande Galerie aménagée dans l’aérogare historique du Bourget (ill. 1) vient juste de rouvrir ses portes après un vaste chantier de restauration et de rénovation à la fois du bâtiment et des collections. Entre les Arrivées et les Départs, les voyageurs sont désormais les visiteurs du musée, et c’est une épopée qui les attend (ill. 2 et 3). 2. Grande Galerie
de l’aérogare historique du Bourget
Salle des huit colonnes
Le Bourget, Musée de l’Air et de l’Espace
Photo : Axel Ruhomaully 2019 Voir l´image dans sa page 3. Grande Galerie
de l’aérogare historique du Bourget
Salle des huit colonnes
Le Bourget, Musée de l’Air et de l’Espace
Photo : Axel Ruhomaully 2019 Voir l´image dans sa page L’histoire de l’institution remonte à 1919 : un conservatoire de l’aéronautique fut d’abord créé à l’initiative de l’ingénieur Albert Caquot dans un hangar d’Issy-les-Moulineaux. Les collections furent ensuite déménagées à plusieurs reprises et finalement regroupées en 1973 à l’aéroport du Bourget lorsque fut ouvert Roissy. Le musée de l’Air fut inauguré en 1975 ; labellisé Musée de France, il est sous la tutelle du Ministère des Armées. Il raconte la conquête du ciel grâce aux 600 000 objets qu’il conserve, des centaines d’aéronefs, avions, satellites, fusées, qui ont bel et bien volé, beaucoup de maquettes également, mais aussi des œuvres d’art et des documents historiques, déployés dans onze halls d’exposition [3]. L’étude de cette collection pharaonique devrait être facilitée par la construction en 2024 d’un vaste centre de conservation et de restauration à côté des réserves du Musée de la Marine à Digny.
Il s’agit aussi d’un musée de site, le visiteur parcourt le tarmac et les galeries de ce lieu qui fut le témoin de plusieurs exploits ; en 1927 notamment, il vit l’envol de L’Oiseau Blanc avec à son bord Charles Nungesser et François Coli qui ne revinrent jamais, et puis l’atterrissage de Charles Lindbergh qui relia New York à Paris. 4. Façade est de l’aérogare historique
Le Bourget, Musée de l’Air et de l’Espace
Photo : Musée de l’Air et de l’Espace Voir l´image dans sa page L’aérogare est une vaste galerie Art déco de 233 mètres de long, quarante mètres de large, douze mètres de haut, construite par Georges Labro. Second Prix de Rome en 1921, celui-ci remporta le concours lancé par le Ministère de l’Air en 1935 : les voyageurs affluaient au Bourget, il devenait indispensable d’aménager une aérogare digne de Paris, qui devait être achevée pour l’Exposition universelle de 1937.
Elle fut en grande partie détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, mais Labro la reconstruisit presque à l’identique en 1946 , et la Tour de contrôle fut rebâtie en 1953. La façade était ornée des blasons des principales capitales desservies - Bruxelles, Rome, Londres - remplacés ensuite par des allégories du sculpteur Armand Martial, trois femmes incarnant l’Occident, l’Afrique et l’Extrême Orient (ill. 4).
Côté piste, Labro s’inspira d’un paquebot pour le « port aérien » qu’il avait en tête : les terrasses qui permettent aux spectateurs d’admirer les spectacles de voltige sont ainsi disposées en gradins, comme des bastingages.
Avec l’aménagement du musée dans les années 1970, le décor intérieur fut en partie occulté ; des vélums masquaient les verrières zénithales, des passerelles traversaient la galerie, coupant la perspective. Entre 2012 et 2019 d’importants travaux de restauration ont redonné à cet espace son volume d’origine, son harmonie architecturale, son identité Art déco. Au centre, la monumentale salle aux huit colonnes, retrouve sa fonction historique, puisqu’elle est désormais l’entrée principale du musée (ill. 2 et 3). 5. Pierre Gavelle,
dit Gavelle l’aîné (1753-1802),
Pendule : ballon de Charles et Robert,
dit « charlière », Paris, vers 1783
Bronze doré, marbres blanc et gris, émail
Le Bourget, Musée de l’Air et de l’Espace
Photo : Axel Ruhomaully 2019 Voir l´image dans sa page Une fois la porte franchie, le visiteur a le choix : il peut se diriger directement vers le tarmac et vers les autres halls, ou bien arpenter l’aérogare, dont l’aile nord raconte l’odyssée des pionniers de l’air (ill. 1), et l’aile sud explique le rôle de l’aviation pendant la Grande Guerre. La scénographie est très réussie, confiée à Nicolas Groult et à Valentina Dodi, de l’agence Scénografiá. Les aéronefs et avions ont été restaurés et remis en scène avec soin sur différents niveaux : certains sont posés au sol, d’autres s’élèvent à plus de deux mètres, des planeurs frôlent la voute. Les coursives sur les côtés sont ouvertes au public, permettant d’admirer de haut cet ensemble spectaculaire. Le musée aéronautique du Bourget, est non seulement l’un des plus anciens, mais il se distingue par la richesse de ses collections, notamment celles qui permettent d’évoquer les premiers vols en tout genre. Cette richesse s’explique par le rôle de la France dans la naissance de l’aviation, et par l’intérêt de l’armée pour son patrimoine, qui s’est très tôt préoccupée de constituer une collection. 6. Chaise à décor de montgolfière ailée et de ballon, atterrissage des frères Robert
et de Colin-Hullin à Beuvry près de Béthune le 19 septembre 1784
France, vers 1784
Bois tapisserie
Le Bourget, Musée de l’Air et de l’Espace
Photo : bbsg Voir l´image dans sa page Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas d’un musée technique. Les conservateurs ont su varier les approches, ils ont sorti des œuvres d’art des réserves, adapté les explications - très détaillées - à tous les publics. La diversité des objets exposés est inattendue et donne la possibilité d’aborder les différents aspects, historique, social, culturel artistique, de cette conquête du ciel (ill. 5). Ici un diorama illustre l’histoire de la barque ailée de Jean-Marie Le Bris tirée par un cheval sur la plage, là un caisson témoigne des expériences scientifiques de Paul Bert, qui voulait étudier l’effet des hautes altitudes pour mieux s’y acclimater, et fit quelques morts au passage. On peut aussi admirer des maquettes d’ailes inspirées de Léonard de Vinci, présentées à côté d’une évocation des « sauteurs de tour » qui fabriquaient des engins volants farfelus et se jetaient dans le vide, avec la conviction ou l’espoir de ne pas tomber. Des jouets, des pièces d’orfèvrerie, des bijoux et autres objets du quotidien témoignent de l’impact sur la société qu’eurent toutes ces ambitions de dominer les airs, ouvrant à la fois l’horizon et l’imagination.
La plupart des œuvres du XVIIIe siècle proviennent de la collection de Charles Dollfus (1893-1981), aéronaute et premier conservateur du musée. Elle fut ensuite acquise par l’association des Ailes brisées [4] et mise en dépôt au Bourget. 7. Carolus-Duran (1837-1917)
Portrait de Félix Tournachon,
dit Nadar, 1886
Huile sur toile
Le Bourget, Musée de l’Air et de l’Espace
Photo : Frédéric Cabeza Voir l´image dans sa page Toute la section sur la ballomanie est particulièrement séduisante. Les Frères Montgolfier en 1783 fabriquèrent un ballon d’air chaud, y placèrent des animaux et le firent décoller devant Louis XVI à Versailles. Le ballon de Jacques Charles et des frères Robert n’a pas la même forme, il fonctionne avec de l’hydrogène. Ces ballons envahirent le répertoire décoratif : on les retrouve sur une commode, une chaise (ill. 6), une montre, ils donnent leur forme à des pendules, ornent des faïences, assiettes, vases et même un bidet, au fond duquel s’envole une montgolfière en direction d’une certaine lune.
Un portrait de Nadar par Carolus-Duran rappelle que le photographe se passionna pour l’aérostation et fit la première photographie aérienne en 1858 (ill. 7). La suspension dans les airs bouleversa la manière de voir le monde, et eut des conséquences sur l’art moderne, ce qu’a montré une très belle exposition du Centre Pompidou Metz, « Vues d’en haut », en 2013 (voir l’article). Un nouveau cabinet d’art graphique a été aménagé à l’extrémité de l’aile nord. Il met à l’honneur la collection d’affiches du musée, restaurées pour l’occasion, exposées par roulements. L’accrochage actuel montre la popularité du ballon au XIXe siècle : des ascensions publiques furent organisées, des spectacles l’utilisèrent, répandant cette révolution du point de vue. 8. Frédéric-Auguste Bartholdi (1834-1904)
Maquette du monument aux aéronautes
du siège de Paris, vers 1904
Bronze peint et patiné
Le Bourget, Musée de l’Air et de l’Espace
Photo : Axel Ruhomaully 2019 Voir l´image dans sa page Une maquette en bronze de Bartholdi est un souvenir du monument - fondu pendant la Deuxième Guerre mondiale - qu’il conçut Porte des Ternes à la mémoires des aéronautes du Siège de Paris (ill. 8). Car le ballon eut aussi un usage militaire, il fut notamment utilisé lorsque les Prussiens assiégèrent la capitale en 1870. Le problème fut moins de sortir de la ville que de maîtriser la direction de l’engin.
Parmi les première tentatives plus ou moins heureuses de dirigeables, la pièce la plus spectaculaires est la nacelle de La France, non pas le bateau, mais l’aérostat construit en 1884 par Charles Renard et Arthur Krebs, trente-trois mètres de long, dotée d’un gouvernail et d’une hélice de sept mètres de haut. Une fois sortie des réserves, elle a exigé beaucoup d’ingéniosité pour être exposée dans la galerie. L’aile sud de la galerie est consacrée à la Grande Guerre ; d’abord balbutiante, l’aéronautique devint essentielle, son rôle évoluant de la reconnaissance des mouvements de l’ennemi aux bombardements ; les violences de la guerre ne se limitèrent plus au champ de bataille. Là encore les témoins sont variés. Deux avions de 1914 ont été exceptionnellement conservés, le Farman MF7 et le REP K. Une assiette en faïence évoque le bombardement de Paris, des peintures d’Othon Friesz offrent une chronique de la guerre aéronautique ; plusieurs de ses œuvres ont en effet été déposées par le Musée de l’Armée. 9. Grande Galerie de l’aérogare historique du Bourget
Aile sud : la guerre de 14-18
Photo : bbsg Voir l´image dans sa page 10. Émile Othon Friesz (1879-1949)
Camp d’aviation, vers 1917
Huile sur bois
Dépôt du musée de l’Armée (2018)
Le Bourget, Musée de l’Air et de l’Espace
Photo : Vincent Pandellé Voir l´image dans sa page Pour finir, la tour de contrôle qui jusque là était occupée par la Direction générale de l’aviation civile a été libérée en 2018 et sera désormais ouverte à la visite. Elle a été restaurée dans son état de de 1953, et devrait accueillir à partir de 2022 une exposition permanente sur les techniques et instruments de la navigation aérienne civile et militaire, dont la maîtrise aurait peut-être sauvé Icare, « En vain j’ai voulu de l’espace/ Trouver la fin et le milieu. » Informations pratiques  : Musée de l’Air et de l’Espace, Aéroport de Paris – Le Bourget, 3 esplanade de l’Air et de l’Espace, 93352 Le Bourget. Tél : +33 (0)1 49 92 70 00. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h, du 1er octobre au 31 mars, de 10h à 18h, du 1er avril au 30 septembre.
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[Livre] Guitares Confidentielles, la photo d'art de guitares (Sat, 07 Dec 2019)
Croyez-moi après avoir feuilleté et admiré les 105 clichés de ce livre intitulé Guitares Confidentielles d'Antoinette Praizelin, vous ne regarderez plus jamais votre guitare de la même façon ! Et votre entourage, qu'il soit guitariste ou pas, sera lui aussi conquis de quoi satisfaire tout le monde à l'approche des fêtes. À des années lumières de la photo catalogue, l'objectif d'Antoinette est ici de révéler la face cachée (confidentielle) de guitares empruntées à plusieurs musiciens, à commencer par celle de son mari qui lui a donné le déclic un jour de pluie. Ce travail est réalisé en toute sincérité, à la lumière naturelle et sans artifice dans la très grande majorité des cas. On y admire de superbes plectres transformés en pétales ou jouant les funambules au-dessus des cordes, on redécouvre les courbes d'une éclisse, les reflets d'un lac sur une table ou les cicatrices du temps qui passe sur une autre… On y contemple des guitares de luthiers tels que Philippe Berne et Jean-Yves Alquier, une guitare-harpe qu'on imagine empruntée à Gaëdic Chambrier qui a rédigé la préface du livre, aussi bien qu'une Fender Stratocaster Custom Shop, diverses guitares acoustiques, des archtops, d'autres électriques plus modernes, ainsi qu'un ukulélé et même une petite Ibanez TCM50E. Les photos sont regroupées dans des chapitres thématiques accompagnés par un poème ou des paroles de chansons, des textes tous écrits par Antoinette et dédiés à la guitare, y compris pour le dernier chapitre consacré à Alain Bashung et sa guitare James Trussard, conservée dans son jus et confiée à Antoinette Praizelin par Yann Péchin qui a accompagné Bashung entre 2002 et 2009. J'en arrive enfin à mon étonnante source d'inspiration évoquée en introduction. Chaque photo reçoit un titre pour mieux apprécier le regard de la photographe, l'ambiance qui s'en dégage et le message qu'elle souhaite transmettre et partager. Pourquoi ne pas en profiter à chaque page pour tenter d'y associer guitare en main une mélodie et même une chanson puisque les paroles sont déjà fournies !  Bref, nous vous recommandons sans hésitation ce livre d'art haut-de-gamme qui fera plaisir à vos proches ou à vous-même, puis de le laisser dans le salon pour en faire profiter vos invités. Contactez directement Antoinette Praizelin sur son site ou via les réseaux sociaux pour passer commande. Tarif 65€. Nous on attend avec impatience déjà le volume 2 !
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L'héritage du musée d'art moderne (Sat, 07 Dec 2019)
le 07 décembre 2019 - Daniel Brignon - Expositions L'héritage du musée d'art moderne Daniel Brignon - « Sans titre, pour inventer sur place », une peinture, partition, action, de Jannis Kounellis (1936-2017) Rouvert le 30 novembre le musée d'Art moderne et contemporain (Mamc) de Saint-Etienne creuse un nouveau sillon dans son histoire pour en cueillir des fruits mûrs. En coproduction avec le Kunstmuseum, le musée des Beaux-Arts du Liechtenstein, le Mamc revient sur un courant qui, principalement en Italie dans les années 1970, a changé le regard sur l'œuvre d'art, l'Arte Povera ou « art pauvre ». La dénomination est empruntée au metteur en scène Jerzy Grotowski, théoricien d'une pratique théâtrale économe de moyens. Le mouvement d'un groupe d'artistes italiens qui ont pour noms Giovanni Anselmo, Jannis Kounellis, Mario Merz, Michelangelo Pistoletto, se reconnaît dans cette appellation qui lui a été attribuée, par la contestation de la valeur de l'œuvre. Désacralisée, l'œuvre tient sa légitimité de l'action qui la suscite. Le groupe propose ainsi des expériences interactives, des performances éphémères, à grand renfort de mises en scène. L'exposition présente une centaine d'œuvres réalisées entre 1963 et 1978 et une multitude de documents graphiques et cinématographiques témoignant de l'action créative. Intitulée « Entrare nell'opera », ou « Entrer dans l'œuvre », l'exposition s'accomplit avec des pièces particulièrement interactives : cette pièce d'Eliseo Mattiacci réalisé en 1968, formée d'une seule plaque de tôle placardée au mur que voisine un marteau sur lequel sont soudés en relief les caractères italiens « Essere » qui veut dire « être ». Le visiteur est invité à s'emparer de l'objet et à frapper la feuille métallique. Il aura la satisfaction de s'inscrire et participer à l'œuvre en imprimant son « être » dans une œuvre vivante qui se prolonge dans le temps. La peinture très léchée de Jannis Kounellis de 1972 reproduisant quelques portées de la partition de Pulcinella de Stravinsky appelle un écho musical. Ce fut le cas à sa création, ce le sera à nouveau dans l'exposition stéphanoise à plusieurs intervalles, avec un violoncelliste interprétant en boucle les notes avec une ballerine pour incarner le ballet. Très à l'affût des avant-gardes, le Mamc dispose d'une collection significative de cette période, qu'il révèle, de même que des décennies antérieures, ainsi qu'en témoigne l'exposition voisine sur Maurice Allemand. L'art moderne à Saint-Etienne Intitulée « Maurice Allemand ou comment l'art moderne vint à Saint-Etienne », l'exposition retrace la carrière de Maurice Allemand à la tête du musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne de 1947 à 1966. Le directeur de l'institution municipale en a fait évoluer le cours en l'ouvrant à l'art en train de se faire en France et en Europe. Avec une volonté opiniâtre et grâce aux liens d'amitié noués avec les artistes, Maurice Allemand a jeté les bases de la collection d'art moderne, malgré les réticences municipales et la modestie des moyens d'acquisition. L'exposition narre cette aventure de deux décennies à travers les œuvres acquises, données ou mises en dépôt par l'Etat qui a accompagné le projet. Une abondante documentation, constituée en grande partie par la correspondance du conservateur avec les artistes, reconstitue ce parcours, semé d'embûches, du conservateur qui aura créé l'événement à plusieurs reprises avec des expositions novatrices, d'art africain en 1956 - exposition ponctuée d'une conférence du poète Tristan Tzara, l'un des fondateurs du mouvement Dada -, d'art abstrait en 1957. La plus retentissante sera, en 1964, l'exposition intitulée « Cinquante ans de collages, du cubisme à nos jours », qui sera reprise au musée des Arts décoratifs de Paris. Daniel Brignon « Entrare nell'opera », jusqu'au 3 mai 2020. « Maurice Allemand ou comment l'art moderne vint à Saint-Etienne », qui dévoile un pan de la collection sur un chemin historique, jusqu'en janvier 2021. Deux autres expositions occupent les cimaises du Mamc, une exposition monographique de l'artiste hong-kongaise Firenze Lai, jusqu'au 17 mai 2020 ; et l'exposition d'Alexandre Leger, jeune artiste lauréat du 9e prix des partenaires, jusqu'au 17 mai 2020. Daniel BRIGNON Journaliste Ses derniers articles
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Toulouse. Créateurs & Artisans d'Art : un salon… et une mine d'idées de cadeaux pour Noël ! (Sat, 07 Dec 2019)
Des centaines d'articles originaux, de la musique et des expositions : le Salon Créateurs & Artisans d'Art vous attend jusqu'au 15 décembre 2019 au Parc des expos de Toulouse. Publié le 7 Déc 19 à 11:08 Des sacs en cuir, en tissu... Il y aura de tout au Salon des créateurs ! Des sacs en cuir, en tissu… Il y aura de tout au Salon des créateurs ! Et si, cette année, vous offriez à vos amis et vos proches un cadeau qui reflète un savoir-faire unique, original, fruit d’une passion, d’un amour du détail, d’une patience délicate ? Plus de 150 exposants Le Salon Créateurs & Artisans d’Art, qui se tiendra du samedi 7 au dimanche 15 décembre 2019 au Parc des expositions de Toulouse, propose tout cela, et bien plus encore. Plus de 150 exposants, venus de toute la France, ont répondu à l’appel pour partager leurs créations : sculpture, maroquinerie, joaillerie, verrerie, poterie, mode, accessoires mais aussi, évidemment… des jeux, des jouets ! Il y aura de tout : des bijoux, des chapeaux, des coussins, des compositions végétales, des linges de maison et des luminaires, des meubles et des miroirs, des couteaux et des reliures, du verre soufflé et des vitraux, des stylos, des cartes et des carnets… De tout ! Comme chaque année, la qualité est privilégiée. Chaque objet présenté sur le salon a été au préalable sélectionné par un comité d’artisans, tous experts dans leur domaine. Les critères retenus sont avant tout la qualité de la production – artisanale bien sûr – , mais aussi l’originalité et la créativité. Un mur créatif Le Salon n’est pas qu’un lieu de commerce, loin s’en faut. 12 jeunes créateurs qui n’y ont encore jamais exposé seront mis en lumière à cette occasion, et de nombreuses expositions seront proposées au regard des visiteurs : « Création de volumes architecturés textiles au travers de jeux d’optique et de lumière » réunira des travaux d’élèves de 2e année de Modélisme Artistique et de 2e année Designer d’espace. Un « mur d’expression » de 11 mètres sera le support créatif des élèves de la section Design Graphique de l’école Studio M de Toulouse, qui feront évoluer ce mur tout au long de la semaine et dévoileront le résultat samedi soir. Les superbes photographies sixties de Jean-Marie Périé Le Salon proposera également un merveilleux retour vers l’innocence et l’insouciance des années 60 avec une exposition de photographies de Jean-Marie Périer. Né en 1940, il n’a que 16 ans lorsqu’il commence à travailler comme photographe à « Marie-Claire », puis « Jazz magazine », « Paris-Match » et « Télé 7 Jours » et, de 1962 à 1974, « Salut les Copains », pour lequel il côtoie les artistes de l’époque (Hardy, Dutronc, Vartan, Hallyday et tant d’autres), dont il immortalise la classe, la jeunesse et la beauté sur des photos devenues mythiques. À ne pas manquer. Les Toulousains de Jane for Tea mettront l’ambiance Enfin, une jolie cerise sur le gâteau : les promenades nocturnes au détour des allées du Salon (mardi 10 et vendredi 13) seront rythmées par les sons rock’n’roll du groupe grenoblois Talysker mardi et ceux, délicieusement pop et swing du duo toulousain Jane For Tea vendredi. Thomas Lanier Infos pratiques : Du samedi 7 au dimanche 15 décembre 2019 au Parc des expositions de Toulouse. Rond-point Michel Benech. De 12 h à 19 h en semaine ; de 10 h à 19 h samedi et dimanche. Tarif web : 4,50 euros jusqu’au 6 décembre inclus (entrées gratuites hommes lundi 9, femmes mercredi 11). Nocturnes mardi 10 et vendredi 13 décembre. Programme complet sur le site de Toulouse Expo
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Victoire de la Musique 2019, Eleonore Pancrazi en concert en Corse (Sat, 07 Dec 2019)
La jeune mezzo-soprano originaire de Corse se produira à Bastia le 12 décembre et à Ajaccio le lendemain avec l'Ensemble instrumental de Corse dirigé par Yann Molenat. Un grand violoncelliste russe sera aussi de la partie... Une pure voix lyrique jaillie comme une source de la terre de Corse, un musicien russe d'exception et le seul orchestre symphonique insulaire, en l'occurrence l'Ensemble instrumental de Corse. Les trois seront réunis sur une même scène pour deux concerts qui vont mettre un peu plus de chaleur, d'émotion et de lumière sur les fêtes de fin d'année. Ce sera les jeudi 12 et vendredi 13 décembre respectivement à Bastia et à Ajaccio sous le titre évocateur de Passions romantiques. De la passion dans son caractère et de romantisme dans sa jeune carrière, Éléonore Pancrazi n'en manque certainement pas. Originaire de Corte où son père, lui-même épris d'opéra, organisait les Nuits d'été dans sa résidence, elle est dotée d'une personnalité, forte, et d'un talent, qui commence sérieusement à étonner la planète de l'art lyrique, dont Corse-Matin s'est fait largement l'écho. Lauréate de nombreux concours internationaux et consacrée Victoire de la Musique 2019, elle entame un parcours plus que prometteur. Après avoir arpenté les meilleurs théâtres de province, Toulon, Tours, Nancy, Massy, etc., elle a pris du galon et a été recrutée par l'Opéra de Lyon dans L'enfant et les sortilèges de Maurice Ravel. Depuis, elle se produit dans les plus grandes scènes nationales, le Capitole de Toulouse et le Théâtre des Champs-Élysées où elle partage l'affiche avec des stars du grand répertoire dans Les Noces de Mozart, Romeo et Juliette de Gounod, Carmen de Bizet... Un virtuose russe du violoncelle Prochainement, Éléonore Pancrazi sera à l'affiche de Lucrèce Borgia de Donizetti à Moscou. Le bel canto est son terrain de prédilection grâce à la musicalité et à l'agilité de sa voix, mais elle investit des registres plus puissants et plus dramatiques tel que celui de la voluptueuse et diabolique Carmen qu'elle interprétera dans quelques jours dans son île où elle se produit donc pour la toute première fois en tant que soliste professionnelle. Mais le public aura le privilège d'entendre un autre musicien de renom, le violoncelliste Dimitri Maslennikov. Originaire de Saint-Pétersbourg, ce prodige a remporté de prestigieuses compétitions, dont le Concours Tchaïkoski, dès l'âge de 11 ans, grâce auquel il reçoit une bourse pour étudier au Conservatoire national de musique de Paris qu'il quitte avec un Premier prix décerné à l'unanimité. Depuis, il s'exprime en tant que soliste concertiste dans le monde entier avec des orchestres aussi illustres que le Chicago Symphony Orchestra et la Philharmonie de Berlin, et sous la direction de grands chefs tels Giuseppe Sinopoli et Kent Nagano. Il s'est également produit en récital aux Nations Unies et pour la reine Élisabeth d'Angleterre. Il y a dix ans, il s'est vu confier la création mondiale du Concerto pour violoncelle du compositeur Marc-André Dalbavie à New York puis au Festival de Salzburg. Un sacré CV pour un jeune artiste que les mélomanes corses auront le bonheur d'entendre dans une oeuvre enlevée de Tchaïkovski avec son précieux instrument, un violoncelle de 1770 signé du luthier napolitain Nicolo Gagliano. Yann Molenat à la baguette Les deux artistes seront donc accompagnés par l'Ensemble instrumental de Corse, un ensemble à géométrie variable selon les programmes qui compte plus d'une centaine de concerts depuis sa création il y a une vingtaine d'années. Par le passé, plusieurs tentatives de constituer un orchestre régional de musiciens professionnels ont avorté en Corse faute d'audace politique et de moyens financiers, contrairement à beaucoup d'autres régions françaises et îles méditerranéennes. Aussi, il convient de saluer cette formation qui permet au public insulaire d'accéder à la musique classique vivante en se produisant régulièrement à Bastia, Ajaccio, Pigna, l'université de Corse. Mais aussi de découvrir des artistes lyriques insulaires qui exercent leur talent ailleurs, on citera les sopranos Michelle Canniccioni, Vannina Santoni, Julia Knecht, le ténor Jean-François Marras, le baryton Marc Scoffoni, le contre-ténor Jean-Paul Bonnevalle. À sa tête, Yann Molenat, régulièrement invité à diriger des oeuvres lyriques dans toute la France, notamment l'Opéra de Reims où ce maestro doublé d'un pianiste et d'un metteur en scène est rattaché, s'attirant régulièrement les critiques laudatives de la presse spécialisée. Au bout du compte, c'est le talent, la jeunesse, la passion et le professionnalisme qui constituent le dénominateur commun de cet événement musical spécialement conçu pour les mélomanes corses. Il arrive comme un cadeau inattendu de fin d'année. Un cadeau fait pour... emballer.
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Les Cabarets du cœur reviennent au Hall Denfert (Sat, 07 Dec 2019)
Information de page à renseigner Publié le 07/12/2019 à 05:26 | Mis à jour le 07/12/2019 à 05:26 Illustration Principale Illustration Principale Vendredi 13 et samedi 14 décembre, à 20 h 30, au Hall Denfert, l’association Musique Art et Culture organise une nouvelle soirée pour pouvoir faire un don aux Restos du cœur. Les Cabarets du cœur suivent le modèle des Enfoirés, animés par les musiciens de l’association. Vont participer des cabarets de Chauray, Cherveux, Roman, les Copains Râleurs, Luc Le Guennec et l’association des Rife à la buvette et aux crêpes. L’entrée sera à 10 € et 5 € pour les enfants de moins de 10 ans. L’association espère un public nombreux autour d’une table pour aider les Restos. Réservations au 06.03.54.93.60 ou guillaumeetnathalie@orange.fr Texte Corps Article Rédaction
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Détente, danse, poésie et repas gourmand (Sat, 07 Dec 2019)
Information de page à renseigner Publié le 07/12/2019 à 05:26 | Mis à jour le 07/12/2019 à 05:26 Illustration Principale Illustration Principale France Parkinson a organisé mardi un déjeuner de fin d’année au Carroir. Isabelle Pommier, déléguée suppléante a accueilli une quarantaine de convives en l’absence de Xavier Lahouste, délégué FP 41, excusé. « Les subventions accordées par le département sont non seulement d’un grand secours pour les aides aux patients, mais aussi aux proches et accompagnants. Ces journées favorisent les rencontres entre Romorantin, Blois et Vendôme », a déclaré Isabelle Pommier. Les patients ont évoqué leur maladie, mais aussi les activités qui leur sont proposées : le 17 décembre, découverte de l’art floral pour le groupe de Blois et le 18 pour Romorantin. Un groupe de parole Parkinson se constitue à Vendôme et doit démarrer le 10 janvier. Le Neurodon est prévu durant la semaine du 23 au 29 mars dans les magasins Carrefour ; la Fête des plantes à Cheverny aura lieu les 28 et 29 mars ; la Journée mondiale Parkinson se déroulera en avril et de nombreuses sorties sont programmées dans les groupes. Sans oublier la galette des Rois  mercredi 15 janvier de 14 h à 16 h 30 à la Grange à La Chaussée, le 20 janvier à 14 h à la cité administrative à Romorantin et le 22 janvier à 14 h 30 au pôle Chartrain à Vendôme. France Parkinson : Xavier Lahouste, tél. 06.89.30.20.10 ; comite41@franceparkinson.fr Texte Corps Article Rédaction
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