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Littérature, peinture, danse XVIIIe-XXe s. (Paris 3) (jeu., 27 avril 2017)
Journée d'étude Littérature, peinture, danse — XVIIIe-XXe s. Organisée par Nathalie Kremer (Université Sorbonne Nouvelle) & Edward Nye (Oxford, Lincoln College) Lundi 22 juin 2017 Université Sorbonne Nouvelle – Site Censier 13, rue Santeuil (Paris Ve) Salle 410 (au 4e étage du bâtiment A) Littérature, peinture, danse, musique, statuaire : à première vue, cette journée d’études rassemble des propos hybrides, où l’on perçoit mal une unité  thématique autre que celle de la diversité des genres artistiques. S’ajoute à cela la large – trop large ? – périodicité qui s’étend sur deux siècles, du XVIIIe au XXe siècle. Cette hétérogénéité s’écarte clairement de l’usage qui veut que les rencontres scientifiques soient centrées sur des sujets très précis, éclairés sous toutes leurs facettes grâce à l’ensemble des études rassemblées. C’est pourtant bien cette diversité que les organisateurs ont recherchée dès le lancement de l’appel à contributions à cette journée. Il s’agit en effet de tâcher de comprendre la spécificité d’un art en particulier, la danse, dans toute sa richesse générique et structurelle, à partir de la multiplicité des éclairages qu’on peut en proposer. En effet, en s’interdisant de se limiter à une seule période précise de l’histoire et en privilégiant le rapport interartistique entre la danse et les autres arts, les organisateurs ont voulu aborder de front à la fois l’historicité d’un art, dans son développement du XVIIIe au XXe siècle, et le propre du genre, dans ce qu’il a de spécifique par rapport aux autres arts. La question qui sous-tend l’ensemble est, plus précisément, comment le paradigme de l’imitation encore en cours au XVIIIe siècle a pu générer une approche esthétique moderne. La séance « Modernité de l’imitation » interroge directement cette question, en étudiant le passage d’une esthétique imitative à moderne. Parallèlement, on se demandera si l’on peut appréhender la danse sans prendre en compte les autres arts dans leur différence générique. En effet, la danse ne s’est pas constituée de manière autonome, mais toujours en rapport avec la musique et l’art dramatique. Le partage théorique lessingien entre arts de la parole et arts plastiques est ainsi mis à mal par la pratique, et c’est bien là l’enjeu qui sous-tend la séance « Quand les arts entrent en scène », où est définie la spécificité d’une esthétique imitative face à celle d’une esthétique moderne. Cette question de la spécificité de l’art est-elle toutefois séparable de la réception des œuvres ? La première séance de la journée, qui interroge les différentes façons de « libérer l’image » porte sur l’usage des arts, au sens large de l’effet émotif que l’œuvre produit sur le récepteur, autant que du libre investissement sémantique de l’œuvre par celui-ci. À travers les exemples de la redéfinition de la musique au XVIIIe siècle, ou des statuettes-portraits de danseuses au XIXe qui concourent à créer des légendes, les arts se ‘libèrent’ d’un fonctionnement imagé. D’autre part, le rapport interartistique ne concerne pas seulement la réception, il peut aussi, de manière significative, déterminer le pôle de la création littéraire lorsqu’elle se nourrit explicitement du « détour par la danse », comme le mettra en lumière la dernière séance de la journée. Entre imitation et expression, c’est donc bien la spécificité de l’art de la danse qui sera interrogée, tant à travers le rapport interartistique qu’à travers son développement historique. Tout le propos de la journée, en somme, sera de se demander de quoi est capable la danse… Programme de la journée (Lire les résumés des contributions…) 9h: accueil 9h15 - 9h30: Introduction par les organisateurs 9h30 - 10h30: 1e séance. Libérer l’image          Sarah Nancy (Université Sorbonne Nouvelle) : Musique et littérature. Fragments d’un discours amoureux Bénédicte Jarrasse (Université de Strasbourg) : De la commercialisation à la mise en légende de l’art chorégraphique : les statuettes-portraits de Jean-Auguste Barre au croisement des arts 10h30-11h: pause café 11h - 12h: 2e séance. Quand les arts entrent en scène          Arianna Fabriccatore (Université Paris-Sorbonne) : La danse face aux autres arts : systèmes, modèles et paradigmes esthétiques (XVIIIe siècle) Delphine Vernozy (Université Paris-Sorbonne) : Le débat sur la ‘danse pure’ au début du XXe siècle 12h - 14h: Déjeuner au restaurant « Au Bon Coin »                   Adresse : 21, rue de la Collégiale (Paris Ve) 14h - 15h30: 3e séance. Modernité de l’imitation Julia Bührle (Oxford, New College) : Danse et littérature du ballet d’action au ballet romantique : les ballets shakespeariens Keiko Kawano (Université d’Osaka) : Cahusac : un théoricien de danse moderne Alexis Stanley (ENS) : Envisager le « tableau » en danse : esthétique et politique du ballet d’action 15h30-16h: pause café 16h - 17h: 4e séance. Le détour par la danse Cyril Barde (Université Paris-8) : ‘Du Loïe Fuller peint’. La critique picturale de Rodenbach au prisme de la danse de Loïe Fuller Pauline Galli Andreani (Université Paris-8) : Pas de deux : écrire sur la danse pour penser le poème 17h - 17h15: Mot de conclusion par les organisateurs (Lire les résumés des contributions et la bio-bibliographie des intervenants…)
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28 Avr - 06 Août 2017 (jeu., 27 avril 2017)
L’exposition « Réparations » au Fonds régional d’art contemporain Centre-Val de Loire, à Orléans, propose un dialogue autour de la notion de réparation entre quatre installations de Kader Attia et plusieurs œuvres d’artistes et d’architectes issues de la collection du FRAC. « Réparations » : renouvellement ou retour à l’état initial ? Quatre œuvres de Kader Attia rythment le parcours : Mimesis as Resistance, Independance Tchao, Measure and Control, réalisées en 2013, et Arab Spring, réalisée en 2014. Autant d’installations qui ont pour thème central la réparation, vu à travers deux prismes dont Kader Attia met en lumière l’opposition et explore les frictions : celui de l’Europe et celui des pays non occidentaux. En effet, si dans les cultures traditionnelles, la réparation est un processus de renouvellement qui garde visible la trace de l’altération et qui éloigne définitivement l’objet de sa forme initiale, dans la société occidentale moderne, elle est au contraire synonyme d’effacement de la cassure et de retour à l’état originel de l’objet. Kader Attia explore la réparation en Europe et hors de l’Occident L’exposition s’ouvre avec l’installation Indépendance Tchao de Kader Attia, à laquelle répond celle intitulée Ecosystéma de Miguel Palma. Cette dernière, réalisée en 1995 par l’artiste portugais, est une machine formant un écosystème vain : absorbant et rejetant de la poussière selon un cycle infini, elle est reliée à un monde fermé sur lui-même et n’alimente aucune vie. A travers ce dispositif, Miguel Palma soulève la question de la pollution, des cycles et des recyclages et des tensions entre l’environnement et l’être humain et l’industrie. L’installation de Kader Attia, une colonne de casiers de bureau à l’envers, vides et rouillés surmontés des mots « Hôtel Indépendence » illustre quant à elle la désillusion qui a succédé aux rêves indépendantistes des années 1960. Le parcours s’organise ensuite en îlots renvoyant diverses images de destruction et reconstruction. Les œuvres architecturales de Shigeru Ban et de Tadashi Kawamata font preuve de mimétisme : la fragilité des premières épouse celle du monde tandis que l’aspect précaire des secondes les confond avec leur environnement immédiat. Daniel Buren, Tadashi Kawamata
, Daniel Libeskind
, Bernd et Hilla Becher, de la destruction à la réparation Les maquettes Berlin City Edge, Bauausstellung Site Model et Projection Psycho-Cybernétique de Berlin mettent en œuvre une réparation en forme de renouvellement à travers le projet de l’architecte Daniel Libeskind en 1987 et 1988 dans un quartier de Berlin détruit pendant la guerre et demeuré en friche depuis. La démarche de Daniel Buren aménageant la cour du Palais Royal à Paris en 1986 vise à opérer une entaille dans l’architecture classique du lieu pour à la fois la déformer, la reverser et en dévoiler les fondations. Les photographies de Bernd et Hilla Becher offrent un panorama des vestiges de la société industrielle et les photomontages d’Alina Slesinska et d’Eustachy Kossakowski invitent à s’éloigner de l’idéologie moderniste. En fin de parcours, la vaste installation Arab Spring, réalisée par Kader Attia en 2014 met en scène un art devenu destruction.
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Lyon BD vous explique « L'Art invisible » (jeu., 27 avril 2017)
art-invisible00Le Lyon BD Festival a mis le paquet sur son exposition phare cette année. En co-production avec le Musée de l’Imprimerie et de la communication graphique, il propose « Bande dessinée : l’art invisible », ou comment tout comprendre du medium bande dessinée, grâce à Scott McCloud. Bonne surprise, il ne s’agit pas là d’une simple expo d’originaux de l’auteur américain du Sculpteur, et surtout de L’Art invisible et Faire de la bande dessinée. Non, en se basant sur ces deux albums références dans l’analyse des mécanismes narratifs et des outils créatifs qu’offre la BD, les concepteurs de l’expo, dont le scénariste lyonnais Jean-Christophe Deveney, proposent une scénographie progressive et didactique pour comprendre pourquoi la bande dessinée est une forme si fascinante. Et ce, pour un large public : les néophytes découvriront l’éventail des possibilités des cases et bulles, les spécialistes se réjouiront du choix des oeuvres sélectionnées. Des agrandissements de cases des livres de McCloud apportent la touche pédagogique, des oeuvres originales (ou de jolies reproductions) d’autres artistes apportent l’exemple. Efficace et bien vu. La première salle rafraîchit les mémoires sur la naissance du 9e art, en Suisse avec Töpffer notamment. Et s’interroge sur les limites de cet art séquentiel : textes illustrés, littérature en estampes, publicité en BD, roman photo, dessins numériques à faire défiler verticalement… Où s’arrête la BD ? art-invisible36 art-invisible04 art-invisible03 art-invisible02 art-invisible01 La suivante explore une des notions fondamentales de l’art séquentiel : l’ellipse. Avec la plus belle des illustrations : des originaux de L’Autoroute du soleil de Baru (ainsi qu’un clin d’oeil du Lyonnais B-Gnet). Mais aussi des planches du récent Imbattable, de Pascal Jousselin, pour montrer que la planche en elle-même est un terrain de jeu inépuisable. art-invisible08 art-invisible07 art-invisible06 art-invisible05 art-invisible13 Ensuite, on se penche sur la bulle et ses possibilités de jouer avec le texte. Avec l’excellent Diagnostics de Diego Agrimbau et Lucas Varela, dans lequel les auteurs manipulent avec audace le texte pour exprimer au mieux les symptômes de maladies rares. Et quid des sens autres que la vue ? Le son, la musique notamment? Comme lui donner vie en BD ? Le Piano oriental de Zeina Abirached vient offrir de jolies pistes de réflexion. art-invisible10 art-invisible11 art-invisible12 art-invisible14 art-invisible15 art-invisible17 Vient ensuite la salle dédiée à quelques expérimentations. Comme les jeux de l’OuBaPo, édités par l’Association : le Scroubabble, le Domipo, Coquetèle… Ou le récent Phallaina, et son récit à faire défiler horizontalement. Et en bonus vidéo, une leçon de dessins sur palette, par Bastien Vivès. art-invisible34 art-invisible21 art-invisible20 art-invisible19 Enfin, le clou de l’exposition est l’atelier, celui des auteurs de Blacksad, Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido. Pas vraiment un atelier reconstitué, mais l’occasion de voir le documents de travail du duo d’auteurs, et de comparer le processus de la création des albums de Blacksad avec les préceptes de Scott McCloud. art-invisible22 art-invisible23 art-invisible24 art-invisible25 art-invisible26 art-invisible27 art-invisible28 art-invisible29 art-invisible30 art-invisible31 art-invisible33 art-invisible32 __________________________ Bande dessinée : l’art invisible. Exposition jusqu’au 20 septembre 2017. Musée de l’imprimerie et de la communication graphique. 13 rue de la Poulaillerie, Lyon 2e. Du mercredi au dimanche, 10h30-18h. Tarifs : 4-6 €. Photos © Benjamin Roure pour BoDoï __________________________
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