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RDC: main basse sur les «billets impropres» de la Banque centrale (ven., 30 oct. 2020)
Une enquête interne de la Banque centrale congolaise a révélé, il y a plus d’un an, des malversations dans son antenne de Lubumbashi. Des milliards de francs congolais y auraient été détournés alors qu’ils devaient être détruits ou réinjectés dans le système bancaire. RFI a pu consulter ce dossier jusqu’ici resté confidentiel. Publicité Lire la suite « Je n’ai rien à voir avec ces histoires. » L’informaticien Kayembe Kimembe reste vague et en dit le moins possible. Il se sait traqué, sur la sellette. Il peine à se justifier face à l’enquêteur qui l’interroge au deuxième étage de l’immeuble coquet de la direction provinciale de la Banque centrale du Congo (BCC) à Lubumbashi, chef-lieu de la riche province minière du Haut-Katanga (sud-est). Responsable du bureau informatique, il est, en ce vendredi 12 juillet 2019, interrogé pour la seconde fois par des auditeurs venus du siège à Kinshasa, la capitale, dans le cadre d’une affaire rocambolesque de vol présumé de sacs remplis de billets de francs congolais usagés normalement destinés à être perforés puis broyés. Seulement voilà, des milliards ont été mis de côté, discrètement ou presque. C’est ce qui ressort des dizaines de pages d’auditions et autres documents internes auxquelles Radio France internationale a eu accès. Le technicien est accusé d’avoir suspendu le système de vidéosurveillance dans la salle de broyage au premier jour des opérations, le 14 mai 2019. Des caméras pas toutes éteintes En cette veille de week-end de juillet, Kayembe Kimembe sait qu’il risque gros : le licenciement voire la prison. Durant le premier interrogatoire survenu un mois plus tôt, cet employé en poste depuis près de huit ans à Lubumbashi avait assuré, sans louvoyer, qu’il ne savait pas utiliser les équipements de vidéosurveillance installés dans les locaux de la banque pour éviter les fraudes. L’informaticien n’a pas tout à fait menti. Il finit par admettre avoir reçu l’ordre d’interrompre le signal juste avant la livraison des premiers sacs de billets de francs congolais impropres à la circulation. Sauf qu’il ne comprenait pas comment faire et qu’il ne s’est pas occupé des caméras positionnées à l’extérieur de la salle. Celles-ci l’ont filmé durant ces différents appels, comme d’autres scènes compromettantes, et leurs images constituent les preuves avancées par les enquêteurs de la BCC. « Cette affaire a été enterrée » Des interrogatoires sont rondement menés entre juin et octobre 2019 à Lubumbashi et à Kinshasa. Près d’une vingtaine d’employés, du simple agent de sécurité au directeur provincial, sont appelés à s’expliquer et tous ou presque ont joué un rôle ou des règles. Jusqu’ici, ce travail minutieux n’a étonnamment donné lieu à aucun licenciement ni condamnation. Interrogé à ce sujet, un haut cadre de la BCC a dans un premier temps nié, assurant que s’il y avait eu des preuves, les agents auraient été sanctionnés, avant d’affirmer que l’affaire était « devant la justice » et que les principaux responsables avaient « quitté la banque et pris fuite ». « Pour d’autres agents », leurs dossiers sont encore « en cours » à la commission de discipline de la banque un an après la fin de la mission d’enquête diligentée par Kinshasa. « Tous sont là, encore à leurs postes, il n’y aucune trace de procédure au niveau de la justice, cette affaire a été enterrée », déplore Me Timothé Mbuya, président de Justicia Asbl, l’une des organisations de défense des droits de l’homme les plus actives de Lubumbashi. « C’est d’autant plus grave que c’est presque du flagrant délit avec les caméras de vidéosurveillance. » Jusqu’à l’enquête de RFI, la société civile ignorait tout de cette affaire. Pour Me Mbuya, il faut « publiciser » ce type de dossier pour éviter tout risque de corruption du système judiciaire et de voir filer les coupables. Une institution sous surveillance Ce dossier est particulièrement embarrassant tant il pose la question du contrôle de la masse monétaire par la Banque centrale, malgré les procédures et systèmes de sécurité mis en place pour limiter la fraude. Plusieurs sources, y compris au sein de la Banque des banques, suggèrent que cette pratique pourrait être plus qu’un acte isolé. Or, si une proportion non négligeable de francs congolais classés comme impropres sont maintenus en circulation, cela pourrait avoir un impact sur le cours du franc congolais qui ne cesse de se déprécier depuis deux ans. « L’an dernier, il y a eu plusieurs alertes, pas seulement à Lubumbashi », explique un ancien employé de la BCC. « Ça se fait depuis l’époque de Mobutu, mais aujourd’hui surtout, l’impunité est consacrée, chacun place ici ses parents qui sont là pour capter les ressources. Et le résultat, c’est le niveau de compétence que vous avez vu dans le dossier d’audit interne. » Cette fuite inédite intervient aussi dans un contexte où la Banque centrale fait l’objet de beaucoup d’attention. Le Fonds monétaire international (FMI) exige des efforts de transparence, mais aussi des réformes tandis que le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, s’est engagé à lutter contre les détournements de fonds et a mis sous surveillance la BCC suspectée d’être acquise à son prédécesseur. Selon les informations de RFI, plusieurs dénonciations ont été effectuées auprès de l’Inspection générale des finances (IGF) qui dépend directement de la présidence de la République. Depuis plusieurs semaines, ses inspecteurs contrôlent chacune de ses opérations de la BCC. Situé en plein cœur de la ville coquette de Lubumbashi, derrière d’imposantes grilles, l’édifice abritant l’antenne locale de la BCC, livré il y a tout juste 3 ans, est truffé de caméras de vidéosurveillance. Les enquêteurs dépêchés de Kinshasa le réalisent très vite, ils ne sont pas au bout de leurs surprises. Sur ces images, on y voit notamment l’informaticien Kayembe Kimembe se faire guider par un « ami », qui ne travaille pas à la BCC, sur l’utilisation du logiciel de vidéosurveillance. « On vous voit à partir de 9h11 recevoir un appel "vidéo" avec un homme apparaissant sur l’écran de votre téléphone », commence l’enquêteur. « Êtes-vous au courant que l’article 139 du statut des agents prévoit la peine de licenciement avec préavis en cas de violation délibérée du secret professionnel ? », poursuit-il. « Je n’ai pas lu tous les articles », se contente de répondre le technicien de plus en plus gêné. Des « colis » manquants durant les sept jours d’opérations Celui qui demande à Kayembe Kimembe de couper les caméras, c’est Nyemabu Lukinda, le responsable de l’atelier de comptage au service de Trésorerie de la BCC. Il reconnaît lui-même devant la mission d’enquête du siège avoir déjà « écopé d’une demande d’explication suite au manquant constaté dans les fonds reçus à Kasumbalesa [poste-frontière avec la Zambie ndlr] en 2011 ». L’affaire avait alors été classée « sans suite ». Cette fois, alors que les auditeurs sont sur le point de boucler leur enquête, le 7 octobre 2019, ils disent détenir « toutes les preuves aujourd’hui que M. Nyemabu avait appelé M. Kayembe pour cette fin », peut-on lire dans l’un des documents auxquels RFI a eu accès. Des liasses de billets de francs congolais sur le sac d'une femme, à Kinshasa, en juillet 2016. Des liasses de billets de francs congolais sur le sac d'une femme, à Kinshasa, en juillet 2016. Des liasses de billets de francs congolais sur le sac d'une femme, à Kinshasa, en juillet 2016. Sonia Rolley/RFI Après avoir visionné les vidéos des autres caméras, ces enquêteurs venus de Kinshasa pensent très vite avoir compris pourquoi. Le 14 mai 2019, il y a un décalage entre le nombre de « colis amenés en salle de broyage » et le nom de « colis déclarés sur la fiche journalière de renseignement sur le broyage des billets impropres ». Ce phénomène se répète le 15, 16, 21, 22, 23 et 24 mai. À chaque arrivage, il y a deux, trois, quatre ou même cinq sacs en moins que ce qui est officiellement enregistré. Il y a pourtant plus d’une signature sur les fiches et procès-verbaux, a minima celle des chef de la salle de broyage, caissier principal, responsable du service administratif et directeur provincial. Tous sont chargés de superviser ces opérations, mais au fil des entretiens, confrontés aux images, ils se défaussent les uns sur les autres. C’est notamment le cas du chef de la salle de broyage, Ntumba Mujanayi. « En poursuivant les images données par la caméra n° 35 du couloir, nous avons fait voir à M. Ntumba Mujanayi qu’il n’y avait que 14 colis sur les 18 qu’il déclarait avoir broyés », peut-on lire dans l’un de ses comptes-rendus d’audition. Le 3 octobre 2019, ce dernier assure n’être pas responsable de ces écarts : « Concernant les fiches, ça venait de mon chef, le caissier principal et je signais. » Au moins un million de dollars transformés en billets impropres Le caissier principal, Tshibangu Kabala, nie lui aussi tout en bloc. Son nom est pourtant cité plus d’une fois. L’équipe d’enquête relève dans le logiciel de gestion Navision une opération datée du 8 mai 2019 de conversion de près de 2,5 milliards de francs congolais (plus d’un million de dollars) « de billets propres à la consommation en billets impropres du même montant ». L’agent qui assure l’avoir fait sur ordre, Ilunga Nsungu Nyota, responsable caisse, explique aux auditeurs de la BCC n’avoir saisi « seulement maintenant l’inconvénient » de l’avoir exécuté. C’était quelques jours avant le début des opérations de broyage et la disparition de colis de billets classés impropres à la consommation. Pire, Tshibangu Kabala et son collègue de l’atelier de comptage conservent également « plusieurs dizaines de sacs d’argent » dans un « local non sécurisé avec plusieurs détenteurs de clefs » en lieu et place d’une « chambre forte avec une porte blindée ». Les deux compères l’auraient justifié à leurs subordonnés par le manque de place dans le coffre-fort. Tout le monde cite le « contrôleur » comme présent, mais il est quasi-absent à l’image. Michel Assani Mika a été recruté par la BCC en 1989. Il est nommé responsable administratif ad interim de la direction provinciale juste avant les sept journées de broyage du mois de mai, mais il n’aurait reçu « l’instruction » d’y assister que pour les trois dernières journées. Pour les quatre autres, il déclare avoir signé des PV a posteriori « pour régularisation ». « Je ne peux pas refuser les ordres du caissier principal qui annonce que la demande de signature de ces pièces est sur ordre du directeur provincial », justifie Michel Assani Mika lors de son audition du 21 juin 2019. « Savez-vous que votre comportement est une négligence grave ayant porté préjudice à la banque ? », rétorque l’un des enquêteurs. L’agent de la BCC répond : « J’attendais qu’on me fasse signe ». Le directeur provincial aussi auditionné Le directeur provincial est aussi auditionné. Sangwa Mulobelwa a refusé pendant près d’un mois de recevoir la mission d’enquête de Kinshasa. Il réclamait une copie de l’ensemble des vidéos de surveillance qui allaient lui être opposées, évoquant une disposition du statut des agents qui lui en donnerait le droit. « Il y a anguille sous roche », lance-t-il aux auditeurs en guise de préambule, il brandit des photos envoyées par Whatsapp de billets perforés, assurant que toutes les coupures des colis du mois de mai l’avaient été. Sangwa Mulobelwa était présent au lancement des opérations de broyage quand les premières irrégularités sont constatées, il n’est pas apparu à l’image depuis, mais il a signé toutes les fiches journalières. Il se réfugie derrière ses employés, se présentant comme le « dernier qui signe ». « Ce sera étonnant que vous demandiez au directeur provincial de compter le nombre de briquettes par sac lors d’un broyage », explique-t-il sans se démonter. Quant à l’interruption des caméras de vidéosurveillance dans cette salle hautement sensible, le haut cadre de la BCC réplique sans sourciller : « C’est vous qui me l’apprenez, je ne suis au courant de rien. Pourquoi ne pas me le dire pendant plus d’un mois de séjour pour m’en parler aujourd’hui ? » ►À lire aussi : RDC: la Banque centrale dévoile son rapport d’audit financier de 2019
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La promesse d'un soutien sans faille à l'économie (Thu, 29 Oct 2020)
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La finance durable a son observatoire (Thu, 29 Oct 2020)
A l’occasion du Climate finance day, organisé le 29 octobre 2020 par Finance for tomorrow, les acteurs de la place financière de Paris ont lancé un observatoire permettant de recenser les réalisations et les engagements en matière de finance verte et durable. Une "première mondiale", assurent ses fondateurs. Ce contenu est disponible pour les abonnés seulement
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Industrie et commerces : la France fait l'économie des restrictions (Thu, 29 Oct 2020)
Dans les rues de Paris, jeudi. Dans les rues de Paris, jeudi. Photo Denis Allard pour Libération A l’aide d’un dispositif plus ambitieux qu’au printemps, l’Etat souhaite atténuer les effets du confinement. Certains secteurs d’activité restent malgré tout inquiets. «C’est un juste équilibre qu’il faut rechercher.» Pour cette deuxième vague de reconfinement, le chef de l’Etat a cherché à concilier plus nettement l’économie et le sanitaire. D’une part en donnant plus de latitude aux entreprises pour poursuivre leurs activités durant cette période. D’autre part en augmentant sensiblement le soutient financier à celles qui ont été contraintes à la fermeture ou ont perdu plus de la moitié de leur chiffre d’affaires. 15 milliards d’euros d’aides supplémentaires vont ainsi être mis sur la table par Bercy. Bâtiment et travaux publics Deux secteurs d’activité majeurs : l’industrie ainsi que le bâtiment et les travaux publics pourront ainsi continuer à fonctionner. Ce qui n’était pas le cas au mois de mars. Une situation rassurante pour le président de la Fédération française du bâtiment (FFB) qui estime que 14 milliards de chiffre d’affaires seront ainsi préservés. Il émet toutefois un bémol : «Nous ne voulons toutefois pas qu’à cause d’une décision mal p Libération réserve cet article à ses abonnés Pour poursuivre votre lecture, abonnez-vous devices-picture 1€ le 1er mois sans engagement Soutenez notre indépendance Je m'abonne Vous avez déjà un compte abonné? Je me connecte Tous nos articles en illimité Le journal en version numérique le jour de sa parution Nos newsletters exclusives CheckNews, notre service de fact checking Franck Bouaziz
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Bourse Zurich: quatrième séance de baisse d'affilée (Thu, 29 Oct 2020)
Zurich (awp) - La Bourse suisse a connu une quatrième séance de repli jeudi. Une première tentative matinale de rebond n'a pas tenu et les indices ont à nouveau glissé en territoire négatif vers la mi-journée. Le SMI a même crevé un instant le plancher des 9500 points dans l'après-midi. Il s'est ensuite redressé et est repassé au vert, avant de fléchir à nouveau pour finir dans le rouge. A New York, Wall Street gagnait un peu de terrain en matinée après le rebond historique du PIB au 3e trimestre. Pour Patrick O'Hare de Briefing, ce rapport sur le PIB n'a toutefois pas provoqué de véritable électrochoc, car les investisseurs avaient anticipé une forte hausse et continuent de s'attendre à des turbulences dans les prochains mois. "Il n'y a pas de plan de relance aux Etats-Unis, il y a l'incertitude liée à l'élection présidentielle (américaine, ndlr), il y a une flambée des cas de contamination au coronavirus et de nouveaux efforts par des autorités de limiter la propagation via des mesures de confinement ou de fermetures ciblées", a relevé l'expert. Le SMI a fini sur un recul de 0,65% à 9556,14 points, avec un plus bas à 9496,22 et un plus haut à 9670,65 points. Le SLI a perdu 0,64% à 1472,47 points et le SPI 0,43% à 11'950,93 points. Sur les 30 valeurs vedettes, 22 ont reculé et huit avancé. La volatile AMS (+3,6%) a fini sur la plus haute marche du podium, devant Swisscom (+1,8%) et Sika (+1,3%). Le géant bleu a surpris en bien avec sa copie trimestrielle, malgré l'érosion de ses ventes sur neuf mois. Le bénéfice net a légèrement reculé, de 1,3% à 1,16 milliard de francs suisses. Les prévisions pour l'ensemble de l'année ont été confirmées. Après des gains initiaux, Geberit (-0,8%) a terminé dans le rouge. Le spécialiste des installations sanitaires a résisté à la crise pandémique au cours des neuf premiers mois. Le chiffre d'affaires et le bénéfice net ont nettement dépassé les attentes des analystes. Le 4e trimestre s'annonce difficile en raison de la seconde vague pandémique. Credit Suisse (-5,6%) a fini lanterne rouge, derrière Alcon (-3,3%) et Clariant (-2,4%). La banque aux deux voiles n'a pas comblé les attentes du marché avec ses résultats trimestriels. Elle a essuyé un recul sur pratiquement tous les fronts, souffrant notamment d'un dollar faible, une devise dans laquelle elle réalise une part non négligeable de ses revenus, comptabilisés en francs suisses. La performance est inférieure aux attentes, mais contrebalancée par la reprise du programme de rachat d'actions en 2021. Le chimiste de Muttenz a dévoilé des résultats globalement en retrait au troisième trimestre, impactés par la pandémie de Covid-19, la chute des prix du pétrole et des effets de change défavorables. Le groupe, qui poursuit sa restructuration et devrait bientôt recruter un nouveau patron, ne s'est pas risqué à faire des prévisions chiffrées pour l'ensemble de l'année. Dans le camp des poids lourds, Nestlé (-0,4%) et Roche (-0,2%) ont légèrement reculé. Le géant pharmaceutique a décroché une homologation supplémentaire en Chine pour son anticancéreux à large spectre Tecentriq, en combinaison avec l'Avastin et dans l'indication contre une forme courante de cancer du foie. Son concurrent Novartis (-1,0%) a annoncé l'acquisition de l'américain Vedere Bio, un développeur de thérapies géniques. Le montant de la transaction est de 150 millions de dollars, auxquels pourront s'ajouter jusqu'à 130 millions de plus au franchissement d'étapes. Sur le marché élargi, Phoenix Mecano (+9,5%) a dégagé un bénéfice net plus de trois fois supérieur aux attentes moyennes au troisième trimestre. Les incertitudes persistent pour les prochains mois avec la pandémie du coronavirus. A l'occasion de la journée des investisseurs, Bâloise (+0,7%) a dit vouloir conquérir 1,5 million de nouveaux clients. L'assureur vise une croissance rentable pour sa nouvelle période stratégique 2022-25 et continue à investir dans les écosystèmes et le changement numérique. Dufry (+0,1%) a annoncé plusieurs changements dans ses instances dirigeantes, avec notamment le départ du directeur général adjoint Jose Antonio Gea. Sulzer (-2,0%) a fait état d'une légère contraction des entrées de commandes après neuf mois, suite à un été où la marche des affaires a été faible, mais quasiment en ligne avec les attentes du marché. La direction estime que le groupe retrouvera en 2021 les chiffres d'avant la pandémie. Molecular Partners (-4,6%), qui s'était envolé de près de 30% la veille après avoir conclu un partenariat avec Novartis, a reculé dans la foulée de la présentation de sa performance sur neuf mois, avec notamment une perte de 41,2 millions de francs suisses. Implenia (-10,4%) a poursuivi son chemin de croix après l'annonce de la restructuration et des suppressions d'emplois. rp/buc
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La Bourse de Francfort clôture en hausse (Thu, 29 Oct 2020)
La Bourse de Francfort a clôturé en hausse jeudi, le Dax gagnant 0,32%, sur un marché digérant les annonces de la Banque centrale européenne (BCE) et les chiffres du PIB américain. L'indice vedette a gagné 37,56 points à 11.598,07 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes a perdu 0,32% à 25.801,82 points. À lire aussi : L’Allemagne se résout à prendre des mesures «musclées et sévères» contre la deuxième vague de coronavirus La veille, l'indice boursier allemand avait perdu plus de 4%, pliant sous les craintes liées aux nouvelles mesures restrictives adoptées en Allemagne contre l'épidémie. Les restaurants et structures de loisirs seront fermés pour un mois en Allemagne, tandis que les séjours en hôtel n'ayant qu'un but touristique seront interdits, a annoncé la chancelière Angela Merkel mercredi. Mais jeudi, «le Dax (...) a profité des déclarations de la présidente de la BCE Christine Lagarde», commente Andreas Lipkow, analyste pour Comdirect. La Banque centrale européenne (BCE) a préparé les esprits jeudi à un nouvel ajustement de ses instruments pour stimuler l'économie européenne, face aux effets de la pandémie de Covid-19. Dans un communiqué l'institution a indiqué qu'elle allait «ajuster ses instruments, le cas échéant, pour faire face à l'évolution de la situation» alors que les risques pour la croissance sont «clairement» présents. À lire aussi : États-Unis: l'économie américaine rebondit nettement après le choc du printemps Aux États-Unis, le PIB a grimpé de 33,1% en rythme annualisé entre juillet et septembre, selon une estimation préliminaire officielle publiée jeudi. Les marchés devraient être attentifs vendredi à la publication des chiffres du PIB allemand pour le troisième trimestre, et des nouvelles prévisions de croissance pour les années 2020 et 2021.
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Prenez du recul, rendez-vous aux Assises de l'industrie mercredi 4 novembre (Thu, 29 Oct 2020)
Alors que le sol se dérobe, une seule solution : prendre du recul. La crise du Covid-19 a gravement affecté l’industrie française. Pendant deux mois, le taux global d’activité y est tombé à 50 %. Et le secteur doit faire face à un nouveau confinement, même si les usines vont rester ouvertes. Comment rendre l’industrie française plus résiliente ? La redynamiser et trouver de nouvelles sources de compétitivité ? Est-il possible de relocaliser certaines productions et si oui, à quelles conditions ?  L’ensemble de la filière industrielle va devoir, en parallèle, être soutenue dans sa transition écologique afin de privilégier les investissements bas carbone. Enfin, la compétitivité de notre industrie passera aussi par l’économie de la connaissance et la gestion des informations. L’enjeu est ambitieux, mais il devra être atteint si la France veut garder son rang en Europe. Pour échanger et trouver des réponses, L’Usine Nouvelle vous donne rendez-vous mercredi 4 novembre pour participer à la 11ème édition des « Assises de l’Industrie ». La ministre déléguée à l’Industrie, mais aussi de grands dirigeants d’entreprises, des responsables stratégiques, décideurs publics et experts, livreront leur vision du présent et de l’avenir de l’industrie française, et les conditions de la réussite pour les entreprises du secteur, lors de cet évènement animé par la rédaction de L’Usine Nouvelle. Inscrivez-vous gratuitement avec le code LKDASSISES20 en cliquant ICI Vous recevrez ensuite le lien pour vous connecter à la plate-forme de l'événement.   Les grands décideurs de l'industrie seront à la tribune : Agnès Pannier-Runacher, Jacques Aschenbroich, Gilles Babinet, Christel Bories, Laure CATOIRE-BOISSE, Serge Christ, Frédéric Combaneyre, Eric Ducournau, Sebastien DUDREUILH, Bruno Grandjean, Christel Heydemann, Patrick Labarre, Philippe Magarshack, Sylvie OUZIEL, Claire PEDINI, Jean-Luc Petithuguenin, Patrick Pouyanné, Jean REVAULT, Jean-François Sebastian, David Simonnet, Kim Trinh-Thieu, Emmanuel Vasseneix…
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Pas de rebond pour la Bourse de Paris (Thu, 29 Oct 2020)
La Bourse de Paris a terminé proche de l'équilibre jeudi (-0,03%), ne parvenant pas à rebondir après trois jours dans la tempête causée par les nouvelles restrictions et l'annonce d'un reconfinement en France pour lutter contre la propagation du Covid-19. L'indice CAC 40 a perdu 1,45 point à 4.569,67 points dans un volume d'échange de 3,8 milliards d'euros. La veille, il avait plongé de 3,37% dans un mouvement global de reflux des Bourses mondiales. La cote parisienne a passé la première partie de la journée dans le rouge, avant de remonter à partir du début d'après midi, après la diminution plus importante que prévu des inscriptions au chômage aux États-Unis et la conférence de presse de la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde. Mais l'indice s'est essoufflé dans la dernière heure. Les annonces de la BCE après sa réunion monétaire ont pourtant été "un non-événement" pour Mikael Jacoby, responsable du courtage Europe continentale à Oddo Securities. L'institution de Francfort a laissé ses taux inchangés et a ouvert la voie à une intervention renforcée en décembre, ce qui était le scénario envisagé par le marché. Au cours de la conférence de presse, Mme Largarde a insisté sur le fait que la BCE allait recalibrer "tous ses instruments" pour, le cas échéant, faire face à l'évolution de la situation. Or, face au regain des contaminations partout en Europe, la reprise amorcée à la fin du printemps "perd de l'élan" et l'horizon économique se "détériore", a-t-elle estimé en préambule. Pour faire face à l'augmentation galopante des nouvelles contaminations de Covid-19, le président français Emmanuel Macron a annoncé un reconfinement à partir de vendredi et jusqu'au 1er décembre, avec la fermeture des commerces jugés non-essentiels, comme les bars et les restaurants. En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a également prononcé la fermeture pour un mois des restaurants et structures de loisir. "On est dans une phase de marché où on s'adapte à un confinement. Certes, il est moins contraignant que le premier, mais cela reste un confinement et des pans entiers de l'économie vont fermer", analyse M. Jacoby. La période d'incertitudes n'est pas terminée pour le marché, à moins d'une semaine de l'élection présidentielle américaine. Une fois encore, le haut de l'indice CAC 40 est occupé par les entreprises ayant dévoilé leurs résultats du troisième trimestre. Orange a bondi de 6,10% à 9,60 euros et Worldline de 4,89% à 65,18 euros. Le groupe de luxe français LVMH (+0,41% à 403,80 euros) et le joaillier américain Tiffany ont décidé à nouveau de se marier, après des fiançailles rompues en septembre, à un prix toutefois revu en baisse de 131,50 dollars par action contre 135, a annoncé jeudi le géant mondial du luxe.
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2ème confinement en France: l'économie tiendra-t-elle le choc? (Thu, 29 Oct 2020)
Publié le : 29/10/2020 - 17:26Modifié le : 29/10/2020 - 19:27 C'est un nouveau coup dur pour les chefs d'entreprises, les commerçants, les artisans, les artistes... La décision prise hier (28 octobre 2020), par le président de la République, d'un nouveau reconfinement va aggraver la situation économique du pays... mais devrait permettre de lutter contre le coronavirus. Publicité Un équilibre entre l’économie et le sanitaire difficile à trouver. Dès hier soir (28 octobre 2020), Emmanuel Macron a prévenu : «L'économie ne doit ni s'arrêter, ni s'effondrer», et d'ajouter le travail «pourra continuer» pendant ce deuxième confinement qui débutera ce vendredi 30 octobre, et durera au moins pour un mois. La France est-elle assez riche pour encaisser le coup ? Comment l'économie va-t-elle s’adapter ? L'impact du confinement sur les ressources du pays sera-t-il aussi fort qu'au printemps ? Autant d'interrogations que nous allons voir avec nos invités. Pour en débattre : - Thierry Grégoire, président saisonnier de l’Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (Umih), entrepreneur - Éric Heyer, économiste et directeur de la prévision à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) - Mohamed Gnabaly, vice-président des Maires de France et maire de l'Ile-Saint-Denis (93) - Laurent Dréano, directeur de la Maison de la Culture d’Amiens.
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Malgré le retour de la crise économique, la Banque centrale européenne reste en mode attentiste (Thu, 29 Oct 2020)
A la clôture de sa réunion du conseil des gouverneurs, jeudi 29 octobre, la Banque centrale européenne (BCE) a choisi de ne pas agir immédiatement. Mais elle a très clairement indiqué qu’elle le ferait en décembre. Malgré les confinements annoncés en France et en Allemagne, et les mesures restrictives qui se multiplient à travers toute l’Europe, elle a estimé qu’il n’y avait pas encore urgence. Christine Lagarde, sa présidente, reconnaît, bien sûr, que la conjoncture conjoncture va fortement se dégrader. Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro replongera-t-il en territoire négatif au quatrième trimestre ? Elle ne l’exclut pas, estimant que tout dépendrait d’un éventuel rebond en décembre, si les confinements sont levés, par exemple. « Recalibrer » Face à cette conjoncture noire, elle engage la BCE à annoncer une nouvelle série de mesures lors de sa prochaine réunion, les 9 et 10 décembre. « Nous sommes en accord unanime au conseil des gouverneurs (…) pour dire qu’il faudra agir. » Le communiqué officiel contient un mot-clé, promettant de « recalibrer » les instruments actuels. Mais Mme Lagarde ne veut surtout pas donner l’impression d’une certaine complaisance : « Nous avons agi rapidement et avec force lors de la première vague, nous allons faire de même à la deuxième. » Que peut faire la BCE ? Au début de la pandémie, elle a annoncé un plan historique de rachat de dettes, dit PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme), de 1 350 milliards d’euros. Elle en a déjà dépensé plus de 600 milliards, et s’est engagée à continuer à l’utiliser au moins jusqu’en juin 2021. L’enveloppe est donc en train de se vider, même s’il lui en reste largement assez pour les mois qui viennent. Les économistes tablent sur une augmentation de cette intervention. Frederik Ducrozet, stratégiste au gestionnaire de fortune Pictet Wealth Management, parie sur 500 milliards d’euros supplémentaires annoncés en décembre. Mme Lagarde a aussi laissé entendre qu’elle pourrait agir sur d’autres fronts : « Nous toucherons à tous nos instruments. » Un autre plan d’achat de dettes, dit APP (Asset Purchase Programme), lancé avant la pandémie – et dont les conditions d’utilisation sont légèrement différentes –, pourrait aussi être augmenté. Pas de panique Le financement des banques pourrait également être revu. Celles-ci peuvent actuellement bénéficier de liquidités à un taux de – 1 %, à condition qu’elles augmentent leurs prêts aux consommateurs et aux entreprises. De facto, la BCE les paie pour qu’elles demeurent actives. Selon M. Ducrozet, les conditions attachées à ce programme pourraient être allégées. Il vous reste 25.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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