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Selon la Banque alimentaire de l'Eure, la situation va être « difficile » cet automne (sam., 26 sept. 2020)
Même si les chiffres 2020 ne sont pas encore arrêtés, la Banque alimentaire de l'Eure a constaté une hausse des besoins alimentaires. L'automne n'incite guère à l'optimisme. Publié le 26 Sep 20 à 8:02 Hugues Nauroy s'attend à une situation compliquée dans quelques semaines. Hugues Nauroy s’attend à une situation compliquée dans quelques semaines. (©FL/Eure Infos La Dépêche) C’est dans un contexte particulier que la Banque alimentaire de l’Eure se réunissait mardi 14 septembre 2020 à Saint-Sébastien-de-Morsent, à l’occasion de son assemblée générale (prévue initialement en juin). L’association, qui collecte des denrées alimentaires puis fournit ses partenaires, a connu des semaines difficiles pendant le confinement, comme l’a rappelé Hugues Nauroy, le président départemental. J’ai eu très peur car beaucoup de bénévoles retraités se retiraient de la Banque alimentaire. Le 27 mars, j’avais décidé de fermer la banque car nous n’étions plus assez nombreux. Puis j’ai décidé une heure après de la laisser ouverte, car les besoins étaient importants. Ils ont beaucoup augmenté. Pendant les mois de mars, avril et mai, nous avons pu distribuer 24 tonnes aux associations partenaires. De nouveaux bénéficiaires Les chiffres donnés lors de la réunion ont été arrêtés fin 2019 (lire encadré). Ils ne tiennent donc pas compte de la crise sanitaire, mais Hugues Nauroy a cité Claude Baland, le nouveau président du réseau des Banques alimentaires, qui déclarait récemment que les demandes de produits auprès des Banques alimentaires avaient augmenté de 25 à 30 %, et que la hausse prévue du chômage laissait craindre une forte augmentation à l’automne. « Nous avons recensé de nouveaux bénéficiaires, des étudiants, des familles nombreuses, des autoentrepreneurs, des travailleurs issus de l’économie parallèle », a développé Hugues Nauroy qui, quelques minutes plus tard, alertait : La situation va être difficile. La crise économique risque d’empirer. La Banque alimentaire a récemment contractualisé avec trois nouveaux partenaires : l’Association des Jeunes de la Madeleine, l’Armée du salut, et la cuisine centrale d’Évreux. Lire aussi : Manche : toujours très active, la Banque alimentaire a besoin de bénévoles Une collecte annulée, une autre incertaine Le contexte a eu une autre conséquence : l’annulation de la collecte de printemps, un rendez-vous important puisqu’avec la seconde collecte – nationale, à l’automne -, cela représente environ 13 % des ressources alimentaires de la Banque alimentaire de l’Eure. Et la plus grande incertitude plane sur la collecte nationale, prévue fin novembre… Des collectes sont également réalisées au bénéfice de la Banque alimentaire. En 2019, l’association a pu compter sur l’Institution Notre-Dame Saint-François d’Évreux (231 kg) et de l’association du Dialogue islamo-chrétien de Mantes-la-Jolie (3 843 kg). Les mairies ont plus donné Du côté de ses recettes, la Banque alimentaire peut s’appuyer sur un certain nombre de subventions (53 000 € au total). L’achat d’une nouvelle chambre froide constitue l’un des investissements les plus lourds (22 000 €). Il est subventionné pour moitié par une dotation des Agromousquetaires Intermarché (6 000 €) et le groupe Harmonie mutuelle pour 5 000 €. Au titre des subventions annuelles, la Direction départementale de la cohésion sociale finance l’association à hauteur de 22 000 €, la Ville d’Évreux apporte 8 000 €. Le mailing réalisé auprès des « petites » mairies a permis de récolter « un peu plus de 2 000 € » en 2019. Lire aussi : Eure. Évreux et Conches veulent travailler sur les mobilités et le tourisme Enfin, deux demandes ont été faites auprès de la CPAM et de la Région. « Si c’est positif, on espère entre 13 000 et 14 000 € sur ces deux dossiers », annonce Gilles Rigal, le vice-président. « Il y a eu un gros effort au niveau des mairies. Toutes les mairies ont donné un petit peu, les petits ruisseaux font les grandes rivières », salue Henri Gay, en charge des finances. Le bilan de ce dernier a permis de brosser un portrait flatteur de l’association : « On est une entreprise qui est très saine, très agréable à suivre ». Le tonnage distribué en 2019 par la Banque alimentaire s’est élevé à 667 t contre 646 en 2018. Le nombre de bénéficiaires était de 11 000, identique à l’année précédente. L’association comptait 38 partenaires l’an passé. D’autres ont depuis contractualisé. Les deux collectes annuelles (printemps et nationale) ont rapporté respectivement 38 t et 55 t, contre 41 t et 66 t en 2018.
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La Milesse. Une bourse aux jouets en virtuel proposée par le centre social (Fri, 25 Sep 2020)
[unable to retrieve full-text content] En raison des mesures sanitaires Covid-19, la bourse aux jouets du centre François-Rabelais, programmée samedi 21 novembre, ne peut pas être ...
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ÉCONOMIE – Patenté, un compte bancaire professionnel n'est pas forcément obligatoire (Fri, 25 Sep 2020)
En dessous de 5 millions de CA par an, un compte personnel est suffisant. Publié le 25 Sep 20 à 9:50 Vous souhaitez travailler à votre compte ? Si votre chiffre d’affaires est inférieur à 5 mil-lions de francs par an, vous pouvez utiliser un compte personnel, à votre nom ou à celui de votre entreprise, pour y déposer vos revenus. Vous souhaitez travailler à votre compte ? Si votre chiffre d’affaires est inférieur à 5 mil-lions de francs par an, vous pouvez utiliser un compte personnel, à votre nom ou à celui de votre entreprise, pour y déposer vos revenus. (©DR) À l’ère de la pandémie, de nombreux locaux travaillant essentiellement dans le secteur du tourisme, de la restauration et de l’aérien ont été touchés de plein fouet par la crise économique. Ils sont des centaines à avoir perdu leur travail et tout autant à chercher des solutions pour se réinventer. Beaucoup ont décidé de sauter le pas, en devenant patenté. Mais s’il est aisé d’ouvrir une patente, il l’est un peu moins lorsqu’il s’agit de savoir sur quel compte bancaire déposer ses recettes. En effet, selon le pôle entreprise de la CCISM, il n’est pas nécessaire d’ouvrir un compte professionnel pour lancer son activité. Les recettes de l’entreprise peuvent être versées sur le compte courant du patenté. A contrario, une responsable de la banque Socredo stipule qu’il est de rigueur lorsque l’on crée son entreprise d’ouvrir un compte professionnel dont la tenue de compte est fixée à 1 000 F contre 415 F pour un compte courant. Au nom de l’entreprise Enfin l’association pour le droit à l’initiative économique (Adie) Polynésie a le mérite de clarifier la réglementation en vigueur. « Aucune banque de Polynésie ne peut obliger un patenté à ouvrir un compte professionnel dès lors qu’il réalise moins de 5 millions de chiffre d’affaires par an. Au delà de 5 millions par contre, c’est une obligation. Donc pour commencer l’entrepreneur peut simplement ouvrir un compte personnel, un compte à vue qu’il pourra mettre au nom de l’entreprise s’il en a une ou à son nom. Et c’est sur ce compte que les mouvements de recettes et de dépenses transiteront » précise une conseillère. Enfin si le nouveau patenté est salarié d’une entreprise, mais souhaite réaliser un complément de revenus par le biais d’une activité annexe régulière, il doit prendre une patente justifiant de l’activité qu’il veut mettre en place, mais peut continuer à se servir de son compte courant pour y déposer les recettes supplémentaires. Selon un chargé de clientèle de la Banque de Tahiti, si les montants des dépôts devenaient conséquents, le client serait alors contacté par son chargé de compte pour qu’il justifie ces nouvelles rentrées d’argent et l’inciterait, si nécessaire, à créer un compte professionnel.
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Bruno Bernard: « Des décisions catastrophiques pour l'économie » (Fri, 25 Sep 2020)
Il n’y a pas de stratégie sanitaire compréhensible pour les Français, ni pour les élus locaux, regrette Bruno Bernard. Le président de la Métropole de Lyon dénonce des mesures « illisibles », conduisant au « désastre économique ». Par Propos recueillis par Dominique MENVIELLE - Hier à 21:30 | mis à jour à 21:43 - Temps de lecture :
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Aux Etats-Unis, les inégalités raciales plombent l'économie (Fri, 25 Sep 2020)
Publié le : 25/09/2020 - 21:11 Selon une étude de la banque Citigroup, les inégalités raciales aux Etats-Unis ont coûté 16 000 milliards de dollars à l'économie américaine ces 20 dernières années.  Publicité Lire la suite Salaire, logement, éducation, investissements... Le constat de l'étude de Citigroup est sans appel. « Si les Etats-Unis avaient réduit le fossé racial il y a 20 ans pour les Américains noirs, 16 000 milliards de dollars supplémentaires auraient pu être apportés à l'économie américaine », peut-on y lire. L'étude de la banque est également prospective puisqu'elle estime que réduire ces inégalités aujourd'hui « permettrait de gonfler le produit intérieur brut américain de 5 000 milliards de dollars dans les cinq prochaines années ». La troisième banque américaine joint le geste à la parole, en promettant d'investir 1 milliard de dollars au cours des trois prochaines années, afin de réduire ces inégalités de richesse. S'agit-il d'être dans l'ère du temps, et de séduire la population afro-américaine alors que le mouvement Black Lives Matter (La vie des Noirs compte) ne cesse de s'amplifier ? S'agit-il de répondre à l'appel de la Banque fédérale américaine, dont un responsable appelait la semaine dernière les acteurs de l'économie et de la finance à agir contre le racisme institutionnel ? Au moment de lancer cet appel, Raphael Bostic avait rappelé que la richesse des ménages blancs demeurait dix fois supérieure à celle des ménages noirs. A peine mieux qu'il y a 100 ans.
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La Banque de France à l'écoute du grand public sur sa perception des prix (Fri, 25 Sep 2020)
Jean Castex n’est pas le seul à aller à la rencontre des territoires. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, veut aussi se mettre à l’écoute des Français. La banque centrale française prévoit d’organiser, au premier semestre 2021, dans les conditions que permettra le Covid-19, une quinzaine de rencontres en province et à Paris, dont une s’adressant à un public jeune, lycéens et étudiants. À quelle fin? Le gouverneur s’en est expliqué vendredi dans un discours - en vidéo - au Forum officiel des institutions monétaires et financières. «Notre communication s’adresse trop souvent à un groupe restreint de personnes: les médias, les marchés et les économistes», a-t-il reconnu, une fois de plus. «Il ne s’agit pas seulement d’une question de responsabilité démocratique, poursuit François Villeroy de Galhau. C’est également fondamental pour notre efficacité économique.» Les ménages, à travers leur vie quotidienne, perçoivent en général l’inflation comme très supérieure à l’indice mesuré par l’Insee (0,2 % en août). Cet écart nuit à la transmission efficace de la politique monétaire jusqu’aux entreprises et aux consommateurs. La Banque de France réfléchit par exemple à intégrer dans l’indice des prix les charges des propriétaires occupants, comme le fait la Fed américaine. Cette concertation grand public s’inscrit dans le cadre de la revue stratégique de la Banque centrale européenne (BCE), qui pourrait la conduire, fin 2021, à assouplir sa cible d’inflation et à revoir ses priorités.
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Saint-Brieuc. Ils se faisaient passer pour des employés de banque pour extorquer une personne ... (Fri, 25 Sep 2020)
[unable to retrieve full-text content] Mercredi 23 septembre 2020, trois hommes âgés d'une vingtaine d'années ont été interpellés par la police à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Ils sont ...
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Granville. Un clip tourné dans l'ex Banque de France (Fri, 25 Sep 2020)
[unable to retrieve full-text content] Mercredi 23 septembre 2020, l'équipe du cinéaste Jonathan Perrut a envahi les locaux de l'ancienne banque, à Granville (Manche), le temps de mettre ...
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Dimanche en politique: l'économie régionale dans la tourmente en Pays de la Loire - dimanche 27 ... (Fri, 25 Sep 2020)
Après l’annonce des plans sociaux dans l'industrie, chez Airbus et Bénéteau, des milliers d’emplois sont sur la sellette. Les secteurs du tourisme, de l’événementiel sont aussi en souffrance… Quel est l'impact du COVID sur notre économie?  Le bilan de notre économie régionale est contrasté. C'est le constat des invités de Dimanche en Politique, chefs d'entreprise, avocate en droit social et syndicaliste. L'industrie paie un lourd tribut à la crise L'industrie aéronautique est touchée de plein fouet par la baisse du trafic aérien et ce sont au moins 6000 emplois qui sont la sellette dans ce secteur d'activité. Selon Nathalie Durand-Prinborgne, de Force Ouvrière, à terme un sous-traitant sur deux va mettre la clef sous la porte.   © C.François France 3 Pays de la Loire Il y a des raisons d'espérer Pourtant, il y a des raisons d'espérer. Samuel Tual, président du MEDEF des Pays de la Loire dit être optimiste. Selon les études de l'INSEE et de la banque de France, la croissance serait de 7% en 2021, une augmentation très forte par rapport au -10% de la période du confinement. Le problème, selon Anne-Laure Mary-Cantin, avocate en droit social, "c'est la période d'incertitude qui s'ouvre, sans vision à long terme pour les entreprises".  Mais la reprise d'activité est bien là, par exemple dans les entreprises du tertiaire, ou encore chez Saunier-Duval qui vient d'embaucher 100 CDI. Nathalie Durand-Prinborgne, qui est aussi représentante syndicale aux chantiers de l'Atlantique confirme en partie ce diagnostic. En ce moment, les chantiers navals ouvrent des postes aux salariés de l'aéronautique. La difficulté pour les entreprises aujourd'hui, "c'est souvent le mur de dettes auxquelles elles sont confrontées" selon Samuel Tual du MEDEF. Olivier Morin, de la confédération des petites et moyennes entreprises affirme même que "les reports de charges n'ont fait que mettre les entreprises sous perfusion". Selon lui, "les petits chefs d'entreprise ne sont pas des chasseurs de prime, ils ont besoin de marché. Les 100 milliards du plan de relance de l'Etat doivent servir à relancer le marché, sinon ils ne serviront à rien" Dans le dédale des aides Les dispositifs d'aide aux entreprises sont aujourd'hui très nombreux, trop, selon Anne Mary-Cantin qui note la difficulté des PME à trouver le bon dispositif. 200 guichets ont été ouverts par l'Etat, "des formalités administratives trop complexes qui tuent le chef d'entreprise" selon Olivier Morin de la CPME. Le plan de relance est nécessaire pour permettre aux entreprises de faire le dos rond et d'éviter les licenciements secs. C'est notamment le cas du chômage partiel utilisé notamment dans l'industrie. Mais selon Nathalie Prinborgne de Force Ouvrière, "il faut une contre-partie. Ces aides sont obtenues avec nos impôts. Elles doivent être assorties d'un maintien de l'emploi". Elle note des abus de la part des grands groupes qui profitent de la crise pour restructurer à bon compte, un constat partagé par Olivier Morin. Le COVID a transformé nos entreprises Selon  Anne-Laure Mary-Cantin, avocate en droit social, le COVID a surtout accéléré les transformations qui étaient déjà en cours dans notre économie. Le télétravail en est le meilleur exemple. De 7% avant le confinement, il a grimpé à 34% pendant le confinement et reste élevé encore aujourd'hui. Selon Olivier Morin de la CPME, il y a parfois des tensions entre ceux qui télétravaillent et peuvent conjuguer vie personnelle et professionnelle, et ceux qui ne peuvent pas télétravailler. Nathalie Durand-Prinborgne de FO elle affirme que le risque du télétravail, c'est la surproductivité imposée par certains patrons. Une chose est sûre, la crise sanitaire a déjà transformé nos entreprises, et ce n'est que le début.   Rendez-vous dimanche 27 septembre à 11.30 Autour de Christine Vilvoisin, on retrouve ce dimanche :   Olivier Morin président de le CPME, confédération des petites et moyennes entreprises des Pays de la Loire Anne Laure Mary-Cantin, avocate en droit du travail et conseil en entreprises Nathalie Durand-Prinborgne de l’union départementale FO 44 (également déléguée syndicale aux chantiers de l’Atlantique). Samuel Thual, le président régional MEDEF interviendra également au cours de l'émission dans une interview enregistrée
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Schneider : analyse Bourse d'un géant mondial de l'électrique (Fri, 25 Sep 2020)
Schneider Café de la Bourse Schneider Café de la Bourse Le groupe Schneider Electric a bénéficié de résultats solides lors du premier semestre 2020, dans un contexte pourtant très particulier. Café de la Bourse a analysé les derniers résultats semestriels, suivi d'une brève présentation de l'histoire du groupe Schneider. Retrouvez ensuite le profil, les produits et services, ainsi que l'engagement de Schneider dans la transition énergétique. Nous reviendrons également sur le dividende de l'action Schneider et sur l'analyse de ses comptes avant de nous pencher sur les indicateurs clé du groupe. Enfin, nous répondrons à la question : faut-il investir en Bourse dans l'action Schneider ? Infographie : chiffres clés de Schneider  Café de la Bourse Café de la Bourse 1838 : année de création de Schneider ; N°1 : leader mondial des dispositifs de contrôles industriels ; 27,16 milliards d'€ : chiffre d'affaires 2019 ; 2,52 milliards d'€ : bénéfice net 2019 ; 2,47 % : rendement du dividende ; Cours de l'action Schneider en Bourse  Café de la Bourse Café de la Bourse Les derniers résultats du groupe Schneider  Les derniers résultats du 1er semestre 2020 du groupe Schneider Electric indiquent les éléments suivants : un chiffre d'affaires semestriel en repli modéré de 12,3 %, passant de 13 202 millions d'€ (S1 2019) à 11 575 millions d'€ (S1 2020) ; un résultat net positif (bénéfice net) de 775 millions d'€ au S1 2020 contre un bénéfice de 993 millions d'€ au S1 2019. L'impact de la crise du Covid-19 est conséquent sur l'économie de nombreuses sociétés. Il est cependant relativement restreint sur l'activité de Schneider Electric, comme en témoigne le repli modéré de 12,3 % de son chiffre d'affaires entre le S1 2019 et le S1 2020. Le groupe indique également que le S1 2020 a été une période de test au regard de ses choix stratégiques. Notons également que le groupe Schneider a fait preuve d'une forte réactivité opérationnelle lors du premier semestre 2020 afin de réaliser des économies et de protéger ses niveaux de marges, ce qui a porté ses fruits puisque le groupe a réalisé un profit de 775 millions d'€ au S1 2020 malgré le contexte de crise que nous connaissons tous.   Histoire et évolution de Schneider, gorupe industriel international  Le nom de Schneider & Cie date de 1838. Le nom a été donné à la société deux ans après que les frères Eugène et Adolphe Schneider se soient lancés dans l'acquisition de mines et de forges dans la région française du Creusot. À cette époque, l'entreprise Schneider était spécialisée dans l'armement, le naval, le ferroviaire, et produisait essentiellement de l'acier. Au fil des décennies suivantes et après la seconde révolution industrielle, l'entreprise Schneider fait ses premiers pas dans le secteur de l'électricité. Lors de cette période, le groupe figure parmi les leaders européens de l'armement grâce à ses capacités innovantes dans les domaines de la métallurgie et de la sidérurgie. Il faudra attendre un siècle pour que Schneider effectue un réel tournant et s'impose dans le secteur de l'électricité. En effet, au début des années 1980, le groupe avait cédé la majorité de ses activités en dehors de l'électricité. À compter de ce moment, le groupe Schneider débute une grande politique de croissance externe et acquiert donc d'autres entreprises : Sarre Union Electrique (France) en 1984 ; Himel (Espagne) en 1986 ; Télémécanique (France) en 1988 ; Square D (USA) en 1991 ; Merlin Guerin (France) en 1992 ; Modicon (USA) en 1996 : Lexel (Suède) en 1999 ; tentative de fusion avec Legrand refusée par la Commission Européenne en 2001 ; American Power Conversion (USA) en 2006 ; Areva Distribution (France) en 2009 ; Invensys (UK) en 2013 ; Asco Power Technologies (USA) en 2017 ; Larsen & Toubro (Inde) et Zhejiang Delixi (Chine) en 2018. Cette liste est non-exhaustive et n'indique que les principales acquisitions de Schneider depuis 1984. De nombreuses autres opérations ont eu lieu. En effet, en 10 ans, sur la période allant de 2004 à 2014, le groupe Schneider a effectué pas moins de 130 acquisitions d'entreprises, pour un total de 15 milliards d'euros. La recette du succès du groupe est donc en partie liée à ses opérations de croissance externe, lui ayant permis de se placer parmi les leaders mondiaux du secteur de la commercialisation de produits liés à la gestion et à l'optimisation de l'énergie, principalement à destination d'une clientèle industrielle et du BTP, ainsi que dans les secteurs des automatismes, des tableaux électriques, et du petit matériel électrique grand public. Schneider Electric : un groupe d'envergure internationale  Grâce à ses 97 centres de distribution et ses 191 usines dans le monde, le groupe Schneider Electric vient de franchir les 27 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2019, dont la répartition est la suivante : 29 % en Amérique du Nord ; 29 % en Asie-Pacifique ; 26 % en Europe Occidentale ; 16 % pour le reste du monde. Concernant les relais de croissance futurs, le groupe Schneider Electric anticipe un bon dynamisme en provenance de la région Asie-Pacifique, et notamment de la Chine et de l'Inde. Pour les États-Unis, la croissance devrait être plus contrastée en fonction des secteurs d'activité (bonne tenue du pôle gestion de l'énergie et situation plus difficile pour le pôle automatismes). En Europe, Schneider s'attend à une croissance modérée. + 68 % : croissance du bénéfice depuis 2015. Les produits et services de Schneider  Schneider Electric effectue la majorité de son chiffre d'affaires auprès d'une clientèle industrielle et du BTP. Pour son pôle résidentiel et tertiaire, le groupe commercialise des disjoncteurs, interrupteurs, prises, boîtiers, éclairages, appareils modulaires, des produits pour la domotique et la sécurité du domicile, des thermostats, onduleurs, etc. Au sein de son pôle industriel, Schneider développe des automates, contrôleurs de mouvements, servo variateurs, des interfaces homme machine (IHM), des capteurs, relais, variateurs de vitesse, etc., sans oublier les applications digitales pour les machines, les logiciels, et même les applications industrielles de réalité augmentée. Schneider est également réputé pour la qualité de ses panneaux électriques. Le groupe développe et commercialise des centaines de produits électriques et électromécaniques à destination des acteurs du BTP et de la plupart des industries et du tertiaire. On peut également qualifier Schneider Electric de spécialiste en intégrations industrielles de type « mécatronique » (alliance de l'électronique, de la mécanique, de l'automatique et du numérique). Le groupe propose aussi une branche énergie et développement durable offrant des produits, solutions et services d'optimisation de l'énergie. Schneider : un groupe engagé dans la transition énergétique  Axe majeur pour Schneider, le groupe a déjà réalisé des objectifs notables dans le cadre de la transition énergétique et de l'économie circulaire : impact #1 : 50 % d'électricité utilisée par Schneider issue du renouvelable ; impact #2 : 4 %  « d'efficacité CO2 » dans les transports de marchandises (objectif de baisse des émissions carbone du groupe) ; impact #3 : 89 millions de tonnes de CO2 économisées chez les clients de Schneider Electric ; impact #4 : 55 % du chiffre d'affaires issu du programme Schneider « Green Premium » ; impact #6 : 193 sites labellisés vers le zéro déchets en décharge ; impact #7 : 96 % des cartons et emballages des produits Schneider issus de sources recyclées ou certifiées ; impact #8 : 97 400 tonnes de ressources primaires évitées grâce au programme de recyclage et de reprise de produits ECOFIT. Rendement du dividende Schneider  Évolution du dividende Schneider Electric sur 10 ans (En € par action, années de versements retenues) Café de la Bourse Café de la Bourse Le montant du dividende Schneider Electric est en constante croissance sur 10 ans (sauf entre 2013 et 2014 où il est resté stable à 1,87 €) pour s'établir à 2,55 € par action en 2020. Le rendement 2020 du dividende de l'action Schneider est de 2,47 % à son cours de Bourse du 4 septembre 2020, établi à 103,10 €. La société Schneider est parvenue à augmenter son dividende courant 2020 (au titre de l'année fiscale 2019) à hauteur de + 8,5 % malgré la crise sanitaire et économique due au Covid-19, alors que la plupart des grands groupes français l'ont supprimé ou réduit. Cette situation indique une forte solidité des résultats du groupe Schneider Electric. Bourse : évolution du cours de l'action Schneider à long terme  Graphique du cours de Bourse de l'action Schneider depuis 2000 Café de la Bourse Café de la Bourse L'étude graphique du cours de l'action Schneider, cotée au CAC 40, peut être décomposée en 4 grandes phases : une tendance baissière entre fin août 2000 et début juin 2003, de - 53 % ; une tendance haussière entre début juin 2003 et mi-juin 2007, de + 187 % ; une tendance baissière entre mi-juin 2007 et début octobre 2008, de - 59 % ; une tendance haussière depuis début octobre 2008, de + 357 %. Schneider : analyse des résultats financiers et valorisation en Bourse  Chiffre d'affaires de Schneider depuis 2010 (en millions d'€) Café de la Bourse Café de la Bourse L'évolution long terme du chiffre d'affaires de la société Schneider entre 2010 et 2019 est en croissance de + 38,7 %. Celui-ci a connu une baisse de palier entre 2015 et 2016 avant de renouer avec la croissance systématique annuelle depuis 2016. Il s'élève à 27 158 millions d'€ en 2019 (27,16 milliards d'€). Résultat net de Schneider depuis 2010 (en millions d'€) Café de la Bourse Café de la Bourse L'évolution sur 10 ans du résultat net consolidé de Schneider Electric a connu une baisse de palier entre 2014 et 2015, en repli de 558 millions d'euros, avant de reprendre une croissance systématique depuis 2015. Le bénéfice net de Schneider s'élève à 2 523 millions d'€ en 2019 (2,52 milliards d'€). Bilan consolidé annuel du groupe Schneider Electric Au sein de son bilan annuel consolidé, clos le 31 décembre 2019, le groupe Schneider dispose d'actifs totaux à hauteur de 45 003 millions d'euros. Les capitaux propres inscrits au bilan de la société sont de 23 140 millions d'€ (et de 21 561 millions d'€ part du groupe, hors intérêts minoritaires). Une fois divisé par 551,07 millions d'actions au capital, le montant des capitaux propres de Schneider Electric ressort à 41,99 € par action, en-dessous de son cours de Bourse actuel de 103,10 € du 4 septembre 2020. Notons également la quote-part de 51,92 % de l'actif du bilan Schneider au titre des actifs de nature intangible à hauteur de 23 366 millions d'€ (18 719 millions d'€ de Goodwill et 4 647 millions d'€ d'immobilisations incorporelles). En base retraitée des actifs intangibles, les capitaux propres de Schneider passent donc à une valeur négative de 226 millions d'€. Remarque : l'actif net (= capitaux propres) correspond à la valeur comptable selon le bilan d'une société. Il se calcule en additionnant ce que possède une société (ses actifs) déduits de ce qu'elle doit (ses dettes et autres passifs). Concernant les actifs intangibles, cette typologie d'actifs est potentiellement plus difficilement « monétisable » si l'on devait vendre la société à l'instant T. Du côté des passifs (21 863 millions d'€), on retrouve principalement la dette de financement court et long terme, à hauteur de 7 384 millions d'€, ainsi que la dette d'exploitation (comptes fournisseurs) pour 4 215 millions d'€. Les dettes fiscales et sociales de Schneider Electric s'élèvent à 3 147 millions d'€ fin 2019. Concernant son ratio de solvabilité, au 31 décembre 2019 (dette de financement / capitaux propres), il s'élève à 0,32 et ne peut pas être calculé sur la base des capitaux propres tangibles négatifs. Indicateurs clés de Schneider  Voici 8 indicateurs clés relatifs à l'action du CAC 40 Schneider Electric : 1. Une rentabilité bénéficiaire convenable Le BPA (Bénéfice Par Action) 2019 de l'action Schneider ressort à 4,38 €, soit une rentabilité bénéficiaire convenable à hauteur de 4,25 % (BPA 2019 / cours de Bourse actuel). 2. Une marge bénéficiaire intéressante Avec 2 523 millions d'€ de bénéfice net 2019, la marge bénéficiaire du groupe est bonne au regard de son chiffre d'affaires de 27 158 millions d'€. Elle s'établit à 9,29 % en 2019. 3. Une valorisation boursière a priori élevée au regard du bilan Avec une valeur négative en termes de capitaux propres tangibles, la valorisation bilancielle de Schneider apparaît comme nulle. En outre, le groupe indique une valeur importante à l'actif de son bilan au titre des écarts d'acquisitions (Goodwill), de 18 719 millions d'€, ce qui est logique en considération de la politique de croissance externe du groupe. Il s'agit d'une valeur immatérielle liée aux plus-values de valorisations de l'ensemble des entreprises acquises par le groupe Schneider. Ce poste du bilan reste délicat à valoriser car ne pouvant pas être assimilé à des actifs tangibles de type matériels, immobiliers ou financiers. 4. Un endettement élevé en base tangible Le ratio de solvabilité du groupe Schneider déterminé par la formule (dettes financières / capitaux propres tangibles) ne peut pas être calculé car ses capitaux propres tangibles sont négatifs. En admettant une juste valeur du Goodwill de Schneider Electric, à savoir une valeur correcte des plus-values intégrées au Goodwill (si l'on devait revendre ces actifs à l'instant T), alors le ratio de solvabilité de Schneider ressortirait à 0,40. 5. Un rendement modéré faible du dividende En 2020, le rendement du dividende Schneider (2,55 € par action) ressort à 2,47 % à son cours de Bourse actuel de 103,10 €. 6. Un premier semestre 2020 résilient Schneider Electric a bénéficié de résultats de qualité au cours du premier semestre 2020 malgré un contexte difficile lié au Covid-19. Le repli du chiffre d'affaires a été amorti à - 12,3 % et le groupe a réalisé un profit de 775 millions d'€ au cours du premier semestre 2020. 7. Une bonne croissance des résultats sur le long terme Avec une croissance de + 68 % de son bénéfice net entre 2015 et 2019, passant de 1 503 millions d'€ à 2 523 millions d'€, cette bonne tendance est continuelle depuis 2015. 8. Une position de leader mondial Le groupe Schneider Electric est leader mondial dans certains secteurs tels que les dispositifs de contrôles industriels. Il se situe également dans le top 4 dans la catégorie des automatismes industriels (robotique) et de ceux du BTP. Faut-il investir en Bourse dans l'action Schneider ?  Au regard de ces arguments, est-il opportun d'investir en Bourse dans l'action du CAC 40 Schneider Electric ? Notre avis est positif pour la qualité des résultats, en ajoutant le fait que la valorisation boursière est selon nous assez chère. Outre la valorisation d'actif net au bilan relativement faible par rapport à la capitalisation boursière actuelle de Schneider établie à 58,46 milliards d'€ qui écartera probablement les investisseurs value du dossier, la solidité des résultats du groupe ainsi que sa croissance de long terme sont favorables à une idée d'investissement en actions Schneider, notamment pour la croissance de son bénéfice, sa résilience aux contextes économiques difficiles, ainsi que pour sa forte position concurrentielle. Le rendement du dividende actuel de l'action Schneider est établi à 2,47 % (2,55 € par action en 2020 pour un cours de Bourse de l'action de 103,10 €). Celui-ci est passé de 1,60 € en 2010 à 2,55 € en 2020 sur une tendance haussière systématique, hormis uniquement l'année 2014 durant laquelle il est resté stable, soit une croissance de + 59,38 % sur 10 ans. Une projection de croissance identique au cours des 10 prochaines années porterait le rendement du dividende Schneider à 4,06 € (soit 4 % de son cours actuel), ce qui devient assez intéressant mais nécessiterait de patienter 10 ans dans le cadre de ce scénario. Par conséquent, nous considérons ce dossier comme étant de qualité mais relativement cher payé en Bourse. Toutes nos informations sont, par nature, génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions et ne peuvent être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier, ni à une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Le lecteur est seul responsable de l'utilisation de l'information fournie, sans qu'aucun recours contre la société éditrice de Cafedelabourse.com ne soit possible. 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