planète économie actualité économie
ECO
ECO
ECO
ECO
nos éditions nos flux rss
Smi : La Bourse suisse bat largement le CAC 40 et les autres indices européens en 2019 (sam., 24 août 2019)
(BFM Bourse) - Le Swiss Market Index (SMI) qui regroupe les 20 principales valeurs de la Bourse helvète, enregistre une performance de 17,6% depuis le début de l'année 2019. Largement au-delà de ce que réalisent les autres grands indices européens. À lire aussi Depuis le 1er janvier 2019, les actions suisses ont nettement surperformé les autres marchés européens. Au 15 août 2019, l'indice Swiss Market Index (SMI) affiche ainsi une hausse de 17,6% (rendement total incluant les dividendes), selon une étude de Florence Chernyak-Bosson, analyste chez Indosuez Wealth Management. Parmi les autres principaux indices européens, c'est le CAC 40 qui enregistre la deuxième meilleure performance avec un rendement total de 13,9%, suivi par le FTSE de la Bourse de Milan avec 13,4%. Loin derrière, on retrouve l'OMX de la Bourse de Stockholm (+9,8%), le "Footsie" britannique (+8,7%), le Dax allemand (+8,1%) et l'IBEX 35 de la Bourse de Madrid (+2,6%) tandis que les indices Euro Stoxx 50 et Stoxx Europe 500 affichent des performances négatives, avec respectivement des baisses de 5,2% et 5,1%. Le SMI est le principal indice du SIX Swiss Ecxhange, qui gère la Bourse suisse depuis la fusion, en 1996, des Bourses de Zurich, Genève, Lausanne et Bâle. Il couvre environ 85% de la capitalisation boursière totale suisse. Et si les trois plus grosses capitalisations du marché, (Nestlé, Novartis et Roche) pesaient à elles seules près de 80% de l'indice jusqu'en juin 2017, SIX Swiss Exchange a modifié son règlement et son système de pondération de sorte qu'aucune entreprise ne puisse peser plus de 18% du SMI. Au niveau du SLI (le "Swiss Leader Index") qui regroupe les 30 plus grandes capitalisations suisses, aucune valeur ne peut avoir une pondération supérieure à 9% de l'indice. "Plusieurs forces structurelles" Pour Florence Chernyak-Bosson, cette performance exceptionnelle enregistrée par les actions suisses tient au fait que celles-ci "bénéficient de plusieurs forces "structurelles"". "Premièrement, la composition du marché est orientée vers les actions de qualité, un facteur qui tend à réduire les risques de baisse en cas de turbulences sur les marchés, tout en permettant une participation à la hausse", note l'analyste. De plus, "les actions suisses se comparent favorablement aux obligations suisses pour les investisseurs en franc suisse, en particulier dans le contexte actuel de taux d'intérêt plus bas que jamais" poursuit Florence-Chernyak-Bosson, qui développe. "Le rendement des obligations de la Confédération (émises par la Banque nationale suisse, ndlr) à 10 ans s'établit actuellement à -1,1%, tandis que le rendement du dividende de l'indice SMI est de 3,4% (consensus 2019)". Le franc suisse, une valeur refuge Autre avantage des actions suisses pour les investisseurs européens : l'exposition au franc suisse. De fait, "comme le franc suisse a tendance à s’apprécier en période de correction des marchés actions, cette exposition offre un certain filet de sécurité" indique l'analyste de Indosuez Wealth Management. "Par exemple, en 2018, l'indice SMI était en baisse de 7% ("total return" calculé en CHF) contre -11,8% et -10,7% pour l'indice Stoxx Europe 600 (tous deux en EUR). Mesurée en euros, la baisse du marché suisse fut limitée à -3,4%. L'exposition en francs suisses s'est également avérée bénéfique en 2001, 2002, 2008 et 2011, toutes les années ayant été marquées par une forte correction des marchés" relève-t-elle. Florence Chernyak-Bosson rappelle néanmoins que ce phénomène est à double tranchant, une hausse prolongée du CHF finissant par nuire aux résultats des entreprises suisses, qui sont principalement des sociétés exportatrices. Les avantages sus-citées se traduisent par une valorisation plus élevée des actions suisses, note également l'analyste. Depuis 2009, le ratio des multiples cours sur bénéfices du marché suisse et de l’indice Stoxx 600 est compris entre 1 et 1,2, avec un sommet de 1,3 touché en septembre 2011. "Actuellement, le ratio cours sur bénéfices du SMI est de 16,4 fois les bénéfices 2019, contre 14 fois pour l’Indice Stoxx Europe 600, de sorte que le ratio de ces deux multiples atteint aujourd’hui 1,17". Autrement dit, la prime de valorisation des actions suisses est supérieure de 17% à celle du Stoxx Europe 600, et Florence Chernyak-Bosson estime que cette prime de valorisation "pourrait rester élevée dans les mois à venir, surtout si les turbulences persistent sur les marchés". Quentin Soubranne - ©2019 BFM Bourse Votre avis
>> Lire la suite

Français du monde. Les Français de Hong Kong inquiets pour l'économie (Sat, 24 Aug 2019)
1,7 million de personnes ont défilé dans le quartier financier de Hong Kong le 18 août 2019.  1,7 million de personnes ont défilé dans le quartier financier de Hong Kong le 18 août 2019.  (EYEPRESS NEWS / AFP) Vivian Mériguet a monté il y a huit ans sa société de marketing digital à Hong Kong. Jusqu’à cet été, ses affaires marchaient plutôt bien. Ses clients sont de grandes marques européennes ou américaines de spiritueux ou de luxe qui veulent développer leurs ventes en Asie grâce à internet.  Vivian Mériguet à Hong Kong : \"Avec les manifestations, certains de nos clients ont vu leur chiffre d’affaires réduire de 30%, voire 50%\" Vivian Mériguet à Hong Kong : "Avec les manifestations, certains de nos clients ont vu leur chiffre d’affaires réduire de 30%, voire 50%" (Photo Lug GIROUD) Mais après les premières manifestations en juin, le Français constate que l’impact du mouvement sur l’économie est de plus en plus fort. "Il y a certains clients qui baissent leurs budgets, d’autres qui ont vu leur chiffre d’affaires se réduire de 30 voire 50%, il y a des magasins fermés. Je n’aurais jamais pensé que cela durerait si longtemps. Je pensais que les Hongkongais seraient retournés aux affaires plus rapidement que cela."  Même sentiment pour Guillaume Véry. Lui travaille dans le secteur bancaire : "On parle beaucoup d’argent qui était placé ici à Hong Kong et qui est transféré à Singapour, en Europe ou au Moyen-Orient. Ce qui est très impressionnant, c’est qu’Hong Kong est un endroit où tout se passe de manière relativement feutrée et très calme. Et là, il y a une incertitude. Tous les matins, on se lève en se disant "qu’est-ce qui va se passer aujourd’hui ?"  Des manifestants envahissent les rues d\'Hong Kong pour réclamer plus de démocratie, dimanche 18 août 2019. Des manifestants envahissent les rues d'Hong Kong pour réclamer plus de démocratie, dimanche 18 août 2019. (MANAN VATSYAYANA / AFP) Dimanche dernier, l’opposition a réuni plus d’un million et demi de personnes sur l’île de Hong Kong, le centre des affaires, du jamais vu. "Ils étaient dans les rues avec des parapluies, 100% pacifiques, c’était vraiment impressionnant, constate Vivian Mériguet. C’est incroyable de voir comment ils se comportent, ils nettoient tout à la fin des manifestations. Il n’y avait aucun policier dans les rues, c’est sûrement stratégique, pas de forces de l’ordre." Comme si l’exécutif hongkongais voulait laisser le mouvement s’essouffler, s’éteindre de lui-même. (MIGUEL ?AND?LA / SPUTNIK) Arrivé en 2011, le Français raconte qu’il a dès le début senti monter la colère chez une partie des Hongkongais : "Il y a une partie de la population qui a peur de la Chine, certes, mais il y en a une autre qui est au contraire absolument satisfaite de devenir chinoise et de bénéficier de l’économie chinoise. Deux millions sur sept c’est énorme mais il y a quand même les deux points de vue." Chacun s’interroge ici sur la suite du mouvement et sur l’attitude de la Chine, qui se contente aujourd’hui d’observer. "Il ne va rien se passer d’exceptionnel dans les prochaines semaines ou prochains mois, avance Vivian Mériguet. Il faut voir les prochaines années. Hong Kong est en train de jouer son avenir à long terme." Certains pensent que la rentrée scolaire sera une période décisive puisque les jeunes et les étudiants constituent le gros des troupes dans les défilés.   Lui écrire vivian.meriguet@wild-at-heart.net Une marée humaine de manifestant le 18 août 2018, à Victoria Park, à Hong Kong. Une marée humaine de manifestant le 18 août 2018, à Victoria Park, à Hong Kong. (PHILIP FONG / AFP) Sa société Wild at Heart Retrouvez cette chronique dans le magazine et sur le site de la mobilité internationale Journal des Français à l'étranger.fr A lire aussi Sujets associés
>> Lire la suite

Etats-Unis: Powell promet que la Fed agira pour soutenir l'économie (Sat, 24 Aug 2019)
Le président de la Banque centrale américaine Jerome Powell a promis vendredi 23 août d'agir pour soutenir l'expansion de l'économie des Etats-Unis mais prévenu que la Fed n'avait pas de mode d'emploi tout prêt pour faire face aux tensions commerciales, qui se sont nettement exacerbées vendredi. Si les perspectives économiques américaines restent favorables, M. Powell a décrit dans un discours à Jackson Hole (Wyoming) une aggravation de la situation internationale en partie due "aux incertitudes commerciales". Au même moment, Pékin a annoncé vendredi son intention d'imposer de nouveaux droits de douane sur 75 milliards de dollars d'importations en provenance des Etats-Unis d'ici la fin de l'année, s'attirant les foudres du président américain Donald Trump. Ce dernier a affirmé sur Twitter préparer une réponse et a "ordonné" aux entreprises américaines "de chercher des alternatives" à leur production en Chine en attendant. Il n'a pas précisé comment il comptait imposer cela. Wall Street a d'abord réduit ses pertes vendredi matin après la prise de parole de Jerome Powell, les investisseurs semblant accueillir ses propos comme la confirmation d'un geste accommodant sur les taux. Mais la tendance s'est inversée après les tweets de Donald Trump sur la guerre commerciale avec la Chine. Le Dow Jones a clôturé sur un recul de 2,57%, terminant dans le rouge pour la 4e semaine d'affilée. M. Powell a noté que les tensions commerciales semblaient "jouer un rôle dans le ralentissement mondial et la faiblesse du secteur manufacturier et des investissements des entreprises aux Etats-Unis". Mais, dans ce contexte, il a prévenu que la politique monétaire n'avait "pas de mode d'emploi" tout prêt et que la guerre commerciale constituait "un nouveau défi" pour la Fed. Trump cible Powell "Nous pouvons toutefois (...) nous concentrer sur la manière dont les questions commerciales affectent les perspectives et ajuster notre politique", a ajouté le numéro un de la Fed lors de cette conférence traditionnelle de la Fed de Kansas City dans la station de montagne du Wyoming. Les marchés tablent sur l'annonce d'une baisse des taux d'intérêt lors de la prochaine réunion monétaire du 18 septembre, après celle d'un quart de point de pourcentage décidée fin juillet, décrite par M. Powell comme "un ajustement de milieu de cycle". Le président Donald Trump pour sa part a immédiatement repris ses attaques contre la Fed et Jerome Powell, qu'il a pourtant choisi pour la diriger. L'hôte de la Maison Blanche s'est demandé dans un tweet si le patron de la Fed n'était pas "un pire ennemi" que le président chinois Jinping Xi. Le président des Etats-Unis Donald Trump a également affirmé vendredi soir qu'il n'empêcherait pas le patron de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, de démissionner. "Souhaitez-vous qu'il démissionne ?", lui a demandé un journaliste avant son départ pour le sommet du G7 en France? "S'il le faisait, je ne l'en empêcherais pas", a-t-il répondu, évoquant cet homme qu'il a nommé mais qu'il critique régulièrement avec véhémence. "Je ne pense pas qu'il fait un bon boulot", a-t-il ajouté. Il s'est aussi indigné "d'un dollar fort et d'une Fed faible", estimant que des taux d'intérêt trop hauts (actuellement en dessous de 2,25%) renforcent indument le billet vert. Un dollar fort handicape les Etats-Unis en pleine guerre commerciale. Détérioration internationale Sur le front international, M. Powell a dressé l'inventaire des obstacles à la croissance, citant "les nouveaux signes de ralentissement en Allemagne et en Chine", mais aussi "les circonstances géopolitiques" comme "la possibilité grandissante d'un Brexit dur" ou encore les tensions à Hong Kong et la crise politique en Italie. Il a pris note également de la volatilité des marchés boursiers et de la chute des rendements sur les bons "dans le monde entier". Le patron de la Fed a aussi témoigné de l'engagement de la Banque centrale à soutenir l'inflation, dont le niveau trop bas "est le vrai problème de l'époque". "L'inflation est restée inférieure à 2% en moyenne ces 25 dernières années et cette baisse des prix a été le principal souci de la dernière décennie", a-t-il expliqué alors que la Fed juge qu'une cible de 2% d'inflation est saine pour l'économie. L'inflation annuelle est tombée à 1,4% en juin aux Etats-Unis, selon l'indice PCE, baromètre favori de la Fed. La plupart des économistes estiment qu'une nouvelle modeste baisse des taux en septembre est désormais acquise. Pour Ian Shepherdson, économiste en chef chez Pantheon Macroeconomics, la mention que la situation économique internationale s'est davantage détériorée "semble constituer un indice très fort que la Fed va être plus accommodante en septembre". (Avec AFP)
>> Lire la suite

Métiers de l'industrie cherchent apprentis (Sat, 24 Aug 2019)
DNA OFFRE NUMERIQUE CB MENSUELLE 15.00 Abonnement à dna.fr au prix de 15€ par mois au lieu de 19,90€ par mois pendant 1 an ! Offre réservée aux particuliers non abonnés depuis plus de 4 mois, à tacite reconduction au tarif en vigueur à la fin de la période promotionnelle. Type de paiement accepté paiement accepté prélèvement avec tacite reconduction
>> Lire la suite

Châteauroux. Le rachat du bâtiment de la Banque de France doit être validé lundi (Sat, 24 Aug 2019)
C’est ce qu’on appelle une belle opération immobilière. L’an passé, Châteauroux Métropole avait demandé à la Banque de France (BDF) le prix du bâtiment qu’elle a quitté il y a des années, place Lafayette. Réponse de l’institution : 1,787 M €. Bien trop cher au goût de Gil Avérous. Mais tout récemment, un particulier a fait une offre à 250.000 €… Qui a été acceptée par la BDF, contrainte d’en avertir l’agglomération qui a, du coup, exercé son droit de préemption et conclu la vente. Une belle opération ? Oui. Car si le bâtiment, qui compte plus de 3.000 m2 habitables, dispose de 2.200 m2 de bureaux, il comprend aussi trois magnifiques appartements, pour une surface totale de 800 m2 qui, vendus au prix du marché, soit près de 1.000 du m2, remboursent déjà plus que largement la valeur de l’investissement. Et à quoi ce bel ensemble va-t-il servir ? La police municipale et la pépinière d’entreprises devraient occuper une partie des locaux, aux côtés des archives communautaires. Le conseil communautaire va valider, lundi soir, la délibération qui se rapporte à cet achat, à l’occasion d’une réunion extraordinaire due « aux impératifs de délais administratifs » des différents dossiers à traiter. Ainsi, outre le cas de l’acquisition du bâtiment de la BDF, le conseil va se pencher sur le Plan local d’urbanisme intercommunal. Ce dernier, validé à l’unanimité en conseil, le 23 mai dernier, a ensuite été soumis aux différents conseils municipaux, comme la loi le stipule. Les quatorze assemblées l’ont validé, à l’exception de celui de Diors, qui s’est donc opposé à son maire. Le problème des logements sociaux Ce lundi, le projet va donc, de nouveau, être présenté au conseil communautaire et devrait être, à nouveau, validé à l’unanimité, et donc imposé aux élus diorsais. Ces derniers l’ont rejeté le 12 juin 2019 car ils s’opposent au reclassement du hameau des « Rogeais » en zone agricole. Enfin, il sera aussi question de la vente de certificats d’énergie et de la demande d’exemption de l’application de l’article 55 de la loi SRU, faisant référence au pourcentage minimal de logements sociaux imposé aux communes. Si Châteauroux (39,23 %) et Déols (22,73 %) sont dans les clous, Sain-Maur (12,80 %) et Le Poinçonnet (8,21 %) n’y sont pas, au même titre qu’Ardentes (12,24 %), qui profite cependant d’une exemption car n’appartenant pas à une agglomération de plus de 30.000 habitants. La demande d’exemption, qui sera faite au préfet, a pour but que ces communes ne soient pas mises à l’amende. En effet, la loi stipule que « les communes dont le taux de logements est inférieur à 20 % sont soumises à un prélèvement sur leurs ressources fiscales ». christophe.gervais@nrco.fr
>> Lire la suite

Pontacq. Bourse d'échange de pièces auto à la zone Pey (Sat, 24 Aug 2019)
L'Association des professionnels de la zone d'activité de Pey a été créée en mars dernier ; son bureau est ainsi constitué : président Paul Biraben, secrétaire Flora Caillabet, trésorier Lionel Vigneau. Elle organise, le samedi 21 septembre prochain, de 9 h à 18 h, avec entrée gratuite, une manifestation commerciale liée au monde de l'automobile. À cette occasion, elle proposera diverses activités dans plusieurs endroits de la zone de Pey où sont installés les commerces et sur des terrains encore inoccupés : bourse d'échange de pièces automobile, exposition de véhicules hors du commun (anciens et plus récents), ateliers pédagogiques de sécurité routière (voiture testochoc), restauration et buvette sur place. Les marchands de pièces détachées sont invités à cette manifestation et peuvent s'inscrire dès maintenant. Le public est également attendu nombreux afin d'encourager le groupe dynamique des commerçants de la zone Pey. Renseignements et inscriptions au 06.23.86.33.31 ou asso.zonedepey@gmail.com
>> Lire la suite

La Réserve fédérale prête à en faire plus pour soutenir l'économie américaine (Sat, 24 Aug 2019)
Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell (à gauche), et le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, le 23 août, à Jackson Hole. Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell (à gauche), et le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, le 23 août, à Jackson Hole. AMBER BAESLER / AP Difficile d’imaginer un contexte plus délicat. Pour ne pas dire explosif. Vendredi 23 août, tous les investisseurs de la planète avaient les yeux tournés vers Jackson Hole, dans le Wyoming (Etats-Unis), où le président de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine), Jerome Powell, devait prendre la parole. Un discours particulièrement attendu, alors que les incertitudes commerciales laissent craindre une nouvelle récession mondiale, et tandis que « Jay » Powell essuie depuis plusieurs jours les insultes permanentes du président Donald Trump, convaincu que la Fed devrait en faire plus pour soutenir l’économie. Pour compliquer encore un peu le tableau, la Chine a annoncé, quelques heures avant le discours du banquier central, son intention d’instaurer de nouveaux droits de douanes sur 75 milliards de dollars (67 milliards d’euros) d’importations américaines, en septembre puis décembre. Façon de répondre à la hausse de 10 % des tarifs douaniers que Washington menace également d’imposer sur des produits chinois encore épargnés. Les tensions commerciales compliquent la tâche de la Fed Où ces représailles s’arrêteront-elles ? A quel point la situation peut-elle encore s’envenimer ? M. Powell n’a pas abordé directement le sujet, mais il s’est montré clair : les tensions commerciales compliquent singulièrement la tâche de la Fed. « Si la politique monétaire est un outil puissant pour soutenir la consommation des ménages, l’investissement et la confiance », celle-ci ne dispose pas d’un « mode d’emploi tout prêt » pour faire face aux incertitudes commerciales, a-t-il expliqué. Il a néanmoins promis que son institution « agira de manière appropriée » pour soutenir l’activité. Fin juillet, la Fed a déjà baissé ses taux directeurs d’un quart de point (ils évoluent aujourd’hui entre 2 % et 2,25 %). « Le discours de Jackson Hole semble ouvrir la voie à une nouvelle baisse des taux en septembre », estime Paul Ashworth, analyste chez la société de conseil Capital Economics. Soit pas assez vite encore pour Donald Trump, qui a aussitôt reproché au patron de la Fed de n’avoir « rien fait ». « Ma seule question est : qui est notre plus grand ennemi, Jay Powell ou Xi Jinping [le président chinois] ? », a-t-il posté sur Twitter.
>> Lire la suite

L'économie britannique s'oriente vers une stagnation au T3 (Fri, 23 Aug 2019)
Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, a déclaré vendredi que l'économie britannique semblait s'orienter vers une stagnation pour le trimestre en cours et que la croissance sous-jacente semblait encore limitée, même hors effet du Brexit. Dans un discours prononcé vendredi au symposium économique de Jackson Hole, dans l'Etat américain du Wyoming, il a dit qu'une photographie instantanée de l'économie britannique montrait qu'elle était «actuellement proche de l'équilibre, tournant juste en dessous de son potentiel». » LIRE AUSSI - Le Brexit pénalise-t-il vraiment l’économie britannique? L'économie britannique s'est contractée au deuxième trimestre pour la première fois depuis la crise financière mondiale, en grande partie en raison d'un pic d'activité en début d'année de la part des entreprises qui se préparaient à l'échéance initialement fixée pour le Brexit au 29 mars.Au début de ce mois, la Banque d'Angleterre prévoyait une croissance de 0,3% pour le troisième trimestre en cours.Mais les enquêtes de conjoncture menées auprès des entreprises menées au mois d'août ont été peu encourageantes. » LIRE AUSSI - Perturbée par le Brexit, l’économie britannique connaît des difficultés Le marché du travail britannique est toutefois resté dynamique, avec un taux de chômage presque à plus bas record et la plus forte croissance des salaires depuis 11 ans.Le gouverneur de la BoE a ajouté que la dynamique économique mondiale restait faible malgré les anticipations d'assouplissement de la politique des banques centrales, mais que les perspectives de l'économie britannique reposaient principalement sur la nature et le calendrier du Brexit.Le nouveau Premier ministre Boris Johnson a promis de sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 octobre, même sans accord de transition, au risque de perturber gravement les chaînes d'approvisionnement et les relations commerciales.
>> Lire la suite

L'économie britannique s'oriente vers une stagnation au T3 -Carney (BoE) (Fri, 23 Aug 2019)
JACKSON HOLE, Wyoming, 23 août (Reuters) - Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, a déclaré vendredi que l'économie britannique semblait s'orienter vers une stagnation pour le trimestre en cours et que la croissance sous-jacente semblait encore limitée, même hors effet du Brexit. Dans un discours prononcé vendredi au symposium économique de Jackson Hole, dans l'Etat américain du Wyoming, il a dit qu'une photographie instantanée de l'économie britannique montrait qu'elle était "actuellement proche de l'équilibre, tournant juste en dessous de son potentiel". L'économie britannique s'est contractée au deuxième trimestre pour la première fois depuis la crise financière mondiale, en grande partie en raison d'un pic d'activité en début d'année de la part des entreprises qui se préparaient à l'échéance initialement fixée pour le Brexit au 29 mars. Au début de ce mois, la Banque d'Angleterre prévoyait une croissance de 0,3% pour le troisième trimestre en cours. Mais les enquêtes de conjoncture menées auprès des entreprises menées au mois d'août ont été peu encourageantes. "L'économie britannique s'est légèrement contractée le trimestre dernier et les enquêtes laissent présager une stagnation pour celui-ci", a déclaré Mark Carney. "Au-delà de la volatilité liée au Brexit, il est probable que la croissance sous-jacente soit positive mais modérée". Le marché du travail britannique est toutefois resté dynamique, avec un taux de chômage presque à plus bas record et la plus forte croissance des salaires depuis 11 ans. Le gouverneur de la BoE a ajouté que la dynamique économique mondiale restait faible malgré les anticipations d'assouplissement de la politique des banques centrales, mais que les perspectives de l'économie britannique reposaient principalement sur la nature et le calendrier du Brexit. Le nouveau Premier ministre Boris Johnson a promis de sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 octobre, même sans accord de transition, au risque de perturber gravement les chaînes d'approvisionnement et les relations commerciales. (William Schomberg, Juliette Rouillon pour le service français)
>> Lire la suite

Bourse de Wall Street : La relance de la guerre commerciale fait chuter Wall Street (Fri, 23 Aug 2019)
WALL STREET TERMINE EN BAISSE PARIS (Reuters) - La Bourse de New York a chuté vendredi en clôture, avec les cours du pétrole et les rendements obligataires, dans des marchés déstabilisés par une nouvelle escalade dans le conflit commercial entre les deux premières économies du monde. L'indice Dow Jones a perdu 623,34 points, soit 2,37%, à 25.628,90. Le S&P-500, plus large, a perdu 75,84 points, soit 2,59%, à 2.847,11. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 239,62 points (-3,00%) à 7.751,77 points. Les indices accusent des baisses hebdomadaires respectives de 1,44%, 0,99% et 1,83%, ayant effacé dans la journée tous les gains engrangés dans la semaine dans l'espoir de mesures de soutien des grandes banques centrale et les gouvernements. Les trois indices reculent pour la quatrième semaine d'affilée, plus longue phase de baisse depuis le mois de mai. La Chine a annoncé son intention de relever les droits de douane sur environ 75 milliards de dollars (68 milliards d'euros) de produits américains. Le président américain, Donald Trump, a déclaré peu après préparer de nouvelles représailles et a "ordonné" aux entreprises américaines d'étudier la fermeture de leurs activités chinoises. "C'est une juste réaction des marchés. Je crois que personne ne pensait qu'on en arriverait à ce stade", a dit Michael O'Rourke, responsable de la stratégie chez JonesTrading. Les valeurs américaines avaient gagné du terrain après le discours prononcé par le président de la Réserve fédérale Jerome Powell au symposium économique de Jackson Hole: le président de la Fed a promis que la Fed agirait de manière "appropriée" mais n'a pas donné d'indices clairs sur la trajectoire des taux d'intérêt au cours des prochains mois. "Les baisses de taux d'intérêt soutiennent certes l'économie mais elles ne suffiront pas à compenser une guerre commerciale majeure", a ajouté Michael O'Rourke. L'indice de volatilité du CBOE, baromètre de la nervosité des investisseurs, est en hausse de plus de trois points, au plus haut depuis une semaine. VALEURS Tous les grands indices sectoriels S&P 500 ont fini en territoire négatif, ceux des valeurs technologiques et de l'énergie ayant chuté de plus de 3%. Parmi les valeurs exposées à cette nouvelle escalade dans le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis, Apple et Intel ont perdu respectivement 4,62% et 3,89%, Caterpillar a abandonné 3,26%, General Motors 3,33% et le groupe pétrolier Exxon Mobil 2,95%. Le spécialiste des logiciels de gestion de la relation client Salesforce a pris 2,19%, plus forte hausse du S&P, après une prévision de chiffre d'affaires pour le troisième trimestre supérieure aux estimations de Wall Street. LES INDICATEURS DU JOUR Aux Etats-Unis, les ventes de logements individuels neufs ont chuté de 12,8% en juillet, un recul plus marqué qu'attendu, à 635.000 en rythme annualisé. Il s'agit de la plus forte baisse mensuelle enregistrée depuis juillet 2013. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un chiffre de 649.000. LA SÉANCE EN EUROPE En hausse jusqu'au début de l'après-midi, les Bourses européennes ont terminé en net repli, la nouvelle escalade dans le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine ayant pris le pas sur le discours pourtant très attendu de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale. À Paris, le CAC 40 a perdu 1,14% à 5.326,87 points après être monté à 5.421,28 en matinée. A Londres, le FTSE 100 a perdu 0,47% et à Francfort, le Dax a reculé de 1,15%. L'indice EuroStoxx 50 a cédé 1,17%, le FTSEurofirst 300 0,61% et le Stoxx 600 0,78%. Sur l'ensemble de la semaine, le Stoxx 600 a néanmoins gagné 1,8% et le CAC 40 affiche aussi un rebond, de 0,49%, après trois semaines consécutives de repli pour les deux indices. Les secteurs exposés aux tensions commerciales ont accusé le coup de l'annonce des représailles chinoises: l'indice Stoxx européen de l'automobile a cédé 2,14%, le recul le plus marqué du jour, celui du pétrole et du gaz 1,53% et celui des hautes technologies 1,09%. TAUX Le regain d'aversion au risque a favorisé la baisse des rendements obligataires: celui des Treasuries à 10 ans a chuté de près de huit points de base à 1,533% avec, pour le troisième jour de suite, un épisode d'inversion de la courbe des rendements, le taux à 2 ans étant passé au-dessus du 10 ans. Le rendement du Bund allemand à 10 ans a fini la journée à -0,673%, en baisse de plus de trois points de base. CHANGES Après avoir atteint son plus haut niveau depuis trois semaines face à l'euro et depuis une semaine face au yen, le dollar s'est orienté à la baisse en réaction au discours de Jerome Powell et a nettement creusé ses pertes après les déclarations de Donald Trump sur la Chine. L'"indice dollar" qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises de référence cède 0,5%. L'euro est remonté autour de 1,1140 dollar (+0,53%). PÉTROLE Les cours du pétrole sont également en net repli, dans la crainte que la nouvelle escalade dans le conflit commercial sino-américaine ne freine la demande mondiale de pétrole. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 2,66% à 53,88 dollars le baril et le Brent cède 1,35% à 59,11 dollars. Sur l'ensemble de la semaine, le WTI a perdu 1,28% alors que le Brent a progressé de 1,21% malgré la baisse de ce jour. A SUIVRE LUNDI : Le marché sera attentif à l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne alors que les dernières enquêtes auprès des directeurs d'achats (PMI) cette semaine n'ont pas dissipé la menace d'une nouvelle contraction du PIB au troisième trimestre. (Stephen Cul, Juliette Rouillon pour le service français) par Juliette Rouillon
>> Lire la suite

ECO économie sur les réseaux sociaux

 

 

 

sur Twitter


ECO économie communiqués de presse