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Trois appels à projets sur tous les champs de la transition écologique (sam., 24 août 2019)
Le gouvernement annonce le lancement de trois appels à projets pour l’innovation au service de la transition écologique, dans le cadre de l’action « Démonstrateurs et Territoires d’Innovation de Grande Ambition » du Programme d’investissements d’avenir. Les trois appels à projets relèvent de l’action « Démonstrateurs » du troisième Programme d’investissements d’avenir (PIA3), dotée de 300 millions d’euros. Ils portent sur plusieurs domaines : systèmes énergétiques, bioéconomie, protection de l’environnement, économie circulaire, éco-efficience dans l’industrie, agriculture et eau, aménagement de villes et de territoires. Ces appels à projets doivent soutenir des projets de démonstrateurs innovants pour des solutions apportant une plus-value environnementale étayée, répondant à la demande d’un marché identifié et dont le niveau de maturité doit permettre une commercialisation ou une industrialisation immédiates. L’accent est mis sur le caractère réplicable de la solution innovante, qui rend ainsi possible un large déploiement en France et à l’international. Les appels ont vocation à être reconduits annuellement et sont couplés au lancement d’appels à projets plus ponctuels, ayant pour but de susciter des projets innovants sur des sujets-clés plus ciblés. Deux appels à projets lancés en 2019 entrent dans cette catégorie, celui portant sur la « Production et fourniture d’hydrogène décarboné pour des consommateurs industriels » lancé en février, et celui relatif aux « Démonstrateurs de solutions propres pour la production d’énergie hors réseau », lancé en juin dernier. Appel à projets « Systèmes énergétiques – Villes et Territoires durables » Dépôt des dossiers du jusqu’au 20 janvier 2020 à 15h00 Sur : https://appelsaprojets.ademe.fr/aap/SEVTD2019-95#resultats La neutralité carbone implique de décarboner les systèmes énergétiques de la production aux usages, en optimisant la distribution. Les projets attendus doivent prioritairement concerner : les systèmes énergétiques optimisés, la production/fourniture d’énergies renouvelables et vecteurs énergétiques renouvelables et l’optimisation environnementale à l’échelle d’un bâtiment / d’un ilot (en construction ou en rénovation) ou d’un territoire. Appel à projets « Bioéconomie et protection de l’environnement » Dépôt des dossiers jusqu’au 20 janvier 2020 à 15h00 Sur : https://appelsaprojets.ademe.fr/aap/BIOENV2019-97#resultats Les projets attendus concerneront les solutions et services innovants concourant à la protection de l’environnement, à la restauration des écosystèmes et aux nouveaux modes de production, valorisation et consommation des ressources. La Bioéconomie englobe l’ensemble des activités liées aux systèmes de production, à la mobilisation et à la transformation durables de la biomasse, qu’elle soit forestière, agricole, aquacole, agroalimentaire ou halieutique pour des valorisations dans les filières alimentaires, les produits biosourcés et l’énergie. Appel à projets « Economie Circulaire – Ecoefficience dans l’Industrie, l’Agriculture et l’Eau » Dépôt des dossiers jusqu’au 20 janvier 2020 à 15h00 Sur : https://appelsaprojets.ademe.fr/aap/ECEI2019-96#resultats Les projets attendus devront contribuer à l’évolution vers une économie circulaire selon les priorités suivantes : l’écoconception des produits et des services ; la production plus efficiente en ressources matières et en énergie notamment dans l’industrie et l’agriculture ; la prévention de la production de déchets, l’optimisation de leur collecte, le traitement des déchets ultimes. La ressource en eau est également couverte par cet appel à projets pour le développement de solutions innovantes relatives à la collecte, le traitement et la distribution, à une meilleure gestion de la ressource, et à de nouveaux modèles d’affaires et de gestion.
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09:00“Le politiquement correct signifie la destruction absolue de l'engouement pour les comics” (Sat, 24 Aug 2019)
Chapô Dessinateur de comics passé par DC (Superman/Batman, Flash, Green Lantern) et Marvel (Deadpool, New X-Men, Wolverine), Ethan Van Sciver est une figure du Comicsgate, ce mouvement de rébellion conservateur, qui a secoué l’industrie très progressiste de la bande dessinée américaine. Voici son interview intégrale en complément de notre article consacré à la guerre idéologique dans les comics et paru en kiosques ce jeudi 22 août. Valeurs actuelles. Les comics ont-ils toujours été politisés ou cette tendance s’est-elle aggravée ces dernières années ? Ethan Van Sciver. Les comics ont toujours été politiques. Il est difficile de définir une lutte entre le bien et le mal sans parti pris social ou politique. Mais récemment, les créateurs de comics se permettent d'utiliser des personnages traditionnels authentiques pour défendre leurs chapelles politiques personnelles. Les comics sont passés du commentaire subtil sur la politique et l'actualité à une propagande flagrante et partisane qui insulte la moitié du public. Et il n'y a pas grand-chose dans la politique éditoriale pour freiner cette impulsion chez les écrivains et artistes d'extrême gauche de cette industrie. Grâce au Comicsgate, ce mouvement de rébellion de dessinateurs et de fans opposés à la dérive progressiste des comics, né il y a deux ans, vous avez défié l’establishment. Quelle est aujourd’hui la situation des artistes conservateurs ou un peu trop iconoclastes ? Les conservateurs, rejoints par des modérés, des gauchistes et quiconque voit clairement le problème et en parle ouvertement, sont largement blacklistés de l’industrie ou poussés à la marge. Par conséquent, il existe une peur diffuse qui agit comme un éteignoir et décourage les opposants aux « guerriers de la justice sociale », qui sont en train de détruire notre business. Vous pouvez ressentir ce que vous voulez à propos de la laideur et la médiocrité des comics modernes, mais discutez-en et vous serez écarté en silence de la concurrence équitable, alors même que les salaires diminuent et que les emplois se raréfient. Se plaindre de cette dérive politique et identitaire incontrôlée dont vous êtes témoin autour de vous attirera probablement aussi l'attention d'un réseau étrange de marchands professionnels de rumeurs et de doléances qui travailleront dur sur les médias sociaux pour vous qualifier de sectaire et salir votre nom dans la presse. Ils sont excellents pour détruire des personnes, pas seulement des industries. Quelles sont globalement les réactions des fans de comics aux nouveaux super-héros issus de la diversité ou des minorités ? Les réactions varient. Le remplacement d’un personnage adulé comme Tony Stark/Iron Man par une adolescente noire (Riri Williams) semble destiné à mettre en colère et agacer les fans. Les gens veulent en savoir plus sur le personnage qu'ils suivent, dans certains cas, depuis 50 ans. Il n’aura pas échappé aux fans que Marvel leur a tendu un piège plutôt méchant. Ils exigent que les fans de longue date acceptent le remplacement de ce personnage adoré et le font au nom de la diversité, sinon ils vous qualifient de racistes et de sexistes. Parce que, comme vous pouvez le constater, c’est une femme et elle est noire. Et si vous n'êtes pas satisfait d'elle, c'est que vous devez être un nazi. Imaginez une entreprise manipulant émotionnellement son public de cette façon. Ces personnages de remplacement issus de la diversité sont clairement proposés avec un troublant dédain pour la base de consommateurs qui maintient le bras éditeur de Marvel Entertainment à flot, mais cela ne semble pas être une préoccupation pour les créateurs. En fait, cela semble être leur principale motivation. Les « guerriers de la justice sociale » sont uniquement motivés par leur idéologie rigide et leur désir de contrôle. Ce n'est pas une question d'argent. Si c’était le cas, ils seraient déjà obsolètes. Un obstacle. Les ventes ne sont d’ailleurs pas meilleures… Ce qui est encore plus étrange, c’est que le public de gauche pour qui ces personnages et ces livres sont faits ont tendance à applaudir leur existence, mais refusent ensuite de les acheter et de les soutenir. Les gens semblent heureux de savoir qu'il y a davantage de super-héros gays, mais personne ne veut lire leurs histoires. Les ventes chutent. Et c’est le résultat inévitable d’essayer de commercialiser des comics à une fraction infime d’un public en baisse dans un secteur en chute libre. Plutôt que d'essayer de proposer de gros livres qui attirent du monde, ils visent de minuscules tranches de population basées sur les traits superficiels de leurs lecteurs escomptés, et quand ce lectorat ne répond pas, ils récidivent. Aucune leçon n'est tirée, aucune adaptation n’est faite, car il ne s'agit plus d'argent. C'est de la politique. Quelles sont les motivations qui poussent les grands éditeurs à promouvoir ces personnages et scénarios progressistes ? Les « guerriers de la justice sociale » sont uniquement motivés par leur idéologie rigide et leur désir de contrôle. Ce n'est pas une question d'argent. Si c’était le cas, ils seraient déjà obsolètes. Un obstacle. Ce n’est donc jamais une bonne idée d’embaucher ces gens-là. Ils se faufileront dans votre business et commenceront immédiatement à imposer de terribles décisions à votre entreprise en faisant chanter émotionnellement tout le monde autour d'eux et en dominant les ressources humaines. Dans l’industrie des comics, ceux qui ne sont pas motivés par la politique essaient simplement de faire connaître publiquement leur talent. Ils seront récompensés par des articles élogieux dans la presse, peut-être par un trophée et une séance de photos avec une quelconque organisation haineuse de militants de gauche. Ce phénomène est-il un symptôme de la menace croissante du politiquement correct qui sévit aux États-Unis et dans sa culture aujourd’hui ? Le politiquement correct est une menace croissante pour de nombreuses raisons, mais il signifie la destruction absolue des éléments à l’origine de l’engouement pour les comics. Concernant la nature subversive, sexy et violente des meilleures bandes dessinées, imposer la culture du politiquement correct veut dire aucune vente. Aucun intérêt. Aucun divertissement. Les gens ne veulent pas payer pour être manipulés et se faire sermonner par des moralisateurs pervertis et arrogants quand il s’agit d'apprécier un comics consacré à des êtres surhumains physiquement parfait combattant des robots géants venus de l’espace. Ce sont cinq dollars qui auraient pu être dépensés pour quelque chose qui ne les aurait pas insultés. L’industrie des comics doit se réveiller, si ce n’est pas déjà trop tard. Anticiper tous les aspects de votre bande dessinée à la recherche de « micro-agressions » ou de « mots sensibles » cachés est un moyen de créer un tract insipide que personne ne veut acheter ou lire. Est-ce aussi un danger pour la création artistique ? Et comment y remédier ? Évidemment, il est terrible pour la création artistique de devoir s’inquiéter de déplaire à la mafia de la justice sociale qui contrôle l’industrie. Anticiper tous les aspects de votre bande dessinée à la recherche de « micro-agressions » ou de « mots sensibles » cachés est un moyen de créer un tract insipide que personne ne veut acheter ou lire. Le seul moyen sûr est donc de chercher délibérément à apaiser ces personnes. C’était, du moins, le système qui existait. Mais une rébellion, surnommée le ComicsGate, s'est développée au sein de l'industrie. En utilisant le financement participatif, le ComicsGate cherche à sauver des griffes de la justice sociale ce qui était autrefois divertissant en matière de comics. Les clients payants interagissent donc directement avec les artistes, court-circuitant ainsi l’interférence des forces de l’industrie qui seraient normalement capables de nous étouffer. Mais cela n'a pas été facile. Vous avez des exemples ? Richard C. Meyer, une voix importante au sein de Comicsgate, a tenté de publier son livre « Jawbreakers: Lost Souls » via une petite société indépendante après avoir levé 460 000 dollars sur le site Indiegogo. Mais un ancien auteur de Marvel Comics, Mark Waid, a appelé cet éditeur et l'aurait menacé, ce qui expliquerait la rupture du contrat avec Meyer. Le Comicsgate a réagi en recourant une fois de plus au crowdfunding pour récolter 120 000 dollars afin de poursuivre Waid pour ingérence délictueuse, une bataille juridique toujours en cours. Un avertissement aux autres hobgobelins de l’industrie qui seraient tentés d’user des mêmes tactiques pour nous empêcher de créer nos comics. Le jeu en vaut la chandelle. Vous êtes vous-même concerné… Après avoir été victime d'intimidation de la part de l’industrie pour être un républicain assumé, j'ai moi-même recueilli 860 000 dollars pour mon nouveau comics « Cyberfrog: Bloodhoney », qui a longtemps été la plus grande bande dessinée à financement participatif de tous les temps, avant d’être bientôt dépassée par un autre créateur conservateur, Doug TenNapel, et son roman graphique « Earthworm Jim ». L'industrie surveille tout cela avec une jalousie haineuse, mais nous continuerons à aller de l'avant. Les bandes dessinées sont une forme d'art importante. Trop importante pour leur permettre de disparaître à jamais parce que leurs dépositaires provisoires et sans scrupules sont fâchés d'avoir perdu une élection.
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Design. Il fabrique des meubles de luxe en titane (Sat, 24 Aug 2019)
Le projet « J’aime l’idée de laisser une empreinte. Prendre le temps pour aller vers la perfection », Sébastien Barrau est convaincu que « la société est dans le changement et que la pièce d’exception sera transmise de génération en génération. » En employant les technologies issues de l’industrie spatiale, aéronautique et automobile, l’ingénieur fait du titane son matériau de base. Il donne ainsi une nouvelle définition du meuble d’exception. « Le titane grade 5 est un super alliage avec une très grande résistance à l’oxydation, explique Sébastien avec l’accent chantant de sa région natale. C’est un matériau magique, il peut être coloré avec des nouvelles techniques liées au laser. C’était trop tentant d’en faire le matériau phare pour créer des pièces d’exception. » Le seul hic c’est « un matériau qui coûte très très cher. Il ne faut pas se tromper ». Passionné de technologie Fils unique qui a passé son enfance à construire des ouvrages en Mécanos, c’est un passionné de technologie. Après dix ans d’expérience sur le travail des métaux pour l’industrie spatiale, l’aéronautique, l’horlogerie et l’automobile au sein de l’École normale supérieure (ENS) de Rennes, en mécatronique, Sébastien a voulu « combiner le savoir-faire acquis pour réaliser du mobilier ». Table basse Côte d'Emeraude en titane et ébène de Macassar. Table basse Côte d'Emeraude en titane et ébène de Macassar. | D.R. En 2016, il se lance et créé sa Manufacture aux portes de Rennes. Il y détourne le titane, le carbone et l’aluminium ainsi que les techniques d’usinage laser. Parce que chez Sébastien ce ne sont pas les idées qui manquent, il veut faire du très beau « des produits de luxe reposant sur une approche design, technologique et aussi artisanale ». De riches industriels conquis À tout juste 40 ans, il installe son entreprise chez son ami Julien Legendre, au château des Pères, à Piré-sur-Seiche, et s’entoure de designers pour créer des meubles hors du commun. Ce « fou de technique » est vite reconnu et a bénéficié d’une bourse French Tech et d’un prêt d’amorçage. Table de salon Monaco Dream en titane et résine précieuse bleutée. Table de salon Monaco Dream en titane et résine précieuse bleutée. | D.R. Il reçoit des commandes privées pour des aménagements intérieurs, des agencements de yachts ou de jets privés, pour des pièces de mobilier exclusives. Ses clients sont de riches industriels à l’international de Russie, de Chine, des USA et des Émirats. Une cave à cigares de luxe. Une cave à cigares de luxe. | D.R. Élie Bleu, l’ébéniste et tabletier de renommée mondiale, a été la première maison de prestige à faire appel à la Manufacture afin de créer un écrin à cigares « Huitième, une cave à cigares où s’enchevêtrent cèdre, ébène et titane. » Même des diamants Le jeune créateur sublime littéralement le titane grade 5, en y associant des matériaux composites high-tech comme le carbone HexMC®, des essences de bois rare, ou encore des métaux précieux. Les pièces usinées, ajourées et ciselées deviennent des moucharabiehs, des meubles de marqueterie ou encore des tables et des bureaux comme Paris in Titanium- GMT history. Le bureau Paris In Titanium- GMT history, représente la ville de Paris. Le bureau Paris In Titanium- GMT history, représente la ville de Paris. | Youenn B. Ce somptueux bureau en titane représentant la ville de Paris. Sur la pyramide du Louvre, un diamant d’un carat est inséré. Sébastien a voulu « raconter l’histoire avortée du méridien de Paris, le premier méridien au monde avant Greenwich en 1911 ». Véritable concentré de technologie « dont la maîtrise des contraintes de déformation de la plaque laminée de titane. Nous avons réussi à la maintenir parfaitement droite et en faire une toile d’araignée ». Le meuble est plutôt léger « 36 kg, dont 12 kg de verre ». Pour 250 000 €, un riche client pourra l’acquérir et lire le poème d’Apollinaire gravé sous le pont Mirabeau. Inspiré du Concorde Le dernier projet de Sébastien est le Lounge Chair M 2.02, signé du designer Sylvain Marriat « ce fauteuil est fait comme des longerons d’airbus, inspiré de la technologie du mythique Concorde ». Le Lounge Chair M. 2.02 est exposé dans le magasin Forma Design de Rennes. Le Lounge Chair M. 2.02 est exposé dans le magasin Forma Design de Rennes. | Ouest-France Pour les 380 pièces qui constituent son assise, il a fait appel aux savoir-faire du sellier Duvivier. Il est possible de se l’offrir pour 50 000 € en version titane « avec des pads interchangeables comme pour le yachting ». Le magasin Forma Design à Rennes le présente dans son showroom. À découvrir. www.sebastienbarrau.com
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Fiodor : la Russie échoue à arrimer Soyouz à l'ISS (Sat, 24 Aug 2019)
Mauvaise nouvelle pour le secteur spatial russe. Le vaisseau spatial Soyouz avec à son bord le robot humanoïde Fiodor, le premier à être envoyé par la Russie dans l'espace , n'est pas parvenu à s'arrimer samedi à la Station spatiale internationale (ISS). Prévu pour 5H30 GMT en régime automatique, l'arrimage n'a pas eu lieu et le vaisseau a dû s'éloigner de l'ISS à une « distance de sécurité », ont précisé les agences de presse russes citant le Centre russe de contrôle des vols spatiaux (Tsoup). La retransmission en direct de l'arrimage sur le site internet de l'Agence spatiale russe (Roskosmos) a été interrompue au moment où le Soyouz se trouvait à une distance d'une centaine de mètres de la Station. Le vaisseau n'a pas pu s'arrimer à l'ISS à l'heure prévue en raison de « défaillances » dans le système d'arrimage de cette dernière, selon une source au sein de l'industrie spatiale russe citée par l'agence de presse publique RIA Novosti. Une réunion d'urgence visant à décider une éventuelle deuxième tentative d'arrimage était en cours au Centre de contrôle des vols spatiaux, selon la même source. Il s'agit d'une nouvelle déconvenue pour le secteur spatial russe, qui a enchaîné ces dernières années humiliants accidents et scandales de corruption. Ainsi, en octobre dernier, un accident est survenu sur un Soyouz quelques minutes après son décollage, contraignant les spationautes à son bord - l'Américain Nick Hague et son collègue russe Alexeï Ovtchinine - à un atterrissage d'urgence. Ce fut le premier échec dans l'histoire des vols habités de l'ISS. Corps anthropomorphe Le vaisseau transportant le robot a décollé jeudi du cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan. Censé arriver à l'ISS samedi matin, Fedor, dont le numéro d'identification est Skybot F850, devait y rester dix jours pour revenir sur Terre le 7 septembre. Ce robot, au corps anthropomorphe argenté, mesure 1,80 m de haut et pèse 160 kg. Son nom correspond à l'acronyme de « Final Experimental Demonstration Object Research » et fait référence au prénom russe Fiodor. Il dispose de comptes sur les réseaux sociaux Instagram et Twitter, qui détaillent sa vie quotidienne, par exemple lorsqu'il apprend à ouvrir une bouteille d'eau. Espace lointain A bord de l'ISS, Fedor était censé tester ses capacités en conditions de gravité très faible, sous la supervision du cosmonaute russe Alexandre Skvortsov. Parmi ses principaux savoir-faire figure notamment celui d'imiter les mouvements humains, ce qui veut dire qu'il pourrait aider les spationautes à réaliser leurs tâches. Ses opérations devaient l'amener à manier un tournevis ou encore des clés, selon Alexandre Blochenko, le directeur des programmes prometteurs à l'Agence spatiale russe (Roskosmos). Ce robot a été conçu pour travailler dans les conditions les plus difficiles, qui seraient dangereuses pour l'homme, a précisé M. Blochenko dans un récent entretien avec le journal officiel « Rossiïskaïa Gazeta ». Les autorités russes ont également dit vouloir utiliser Fedor à l'avenir pour la conquête de l'espace lointain. Précédents Ce n'est pas le premier robot à avoir quitté la Terre. En 2011, la Nasa a envoyé dans l'espace un robot humanoïde baptisé Robonaut 2, mis au point en coopération avec General Motors, avec le même objectif de le faire travailler dans un environnement à haut risque. Il est revenu en 2018 en raison de problèmes techniques. En 2013, le Japon a à son tour expédié un petit robot, baptisé Kirobo, en même temps que le premier commandant japonais de l'ISS, Koichi Wakata. Mis au point avec Toyota, Kirobo était capable de parler, mais uniquement en japonais. La Russie, qui reste le seul pays en mesure de transporter des humains vers l'ISS, cherche depuis des années à redresser son industrie spatiale. Source d'une immense fierté à l'époque soviétique, mais qui s'est retrouvée ruinée après la chute de l'URSS. Source AFP
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G7 : 150 marques de mode adoptent un pacte pour la planète (Sat, 24 Aug 2019)
Le P-DG du groupe Kering a été missionné par le président de la République pour rallier les grands noms du monde de la mode à s’engager pour l’environnement en prévision du G7 de Biarritz.  L'industrie de la mode et du textile est prête à s'engager pour la planète, ou du moins c'est ce que prétendent les 150 marques réunies derrière le «Fashion Pact», une coalition lancée à l'appel d'Emmanuel Macron par François-Henri Pinault, P-DG du groupe Kering, en avril dernier lors du Copenhagen Fashion Summit. Avec le sommet du G7 de Biarritz en ligne de mire, le gouvernement appuie l'initiative, qui correspond à une «prise de conscience au niveau du consommateur qui demande plus de transparence», juge le ministère de la Transition écologique et solidaire. La démarche suit trois axes : protection de la biodiversité, du climat et des océans. Parmi les 30 groupes signataires, on retrouve le pilote Kering (Gucci, Saint Laurent, Balenciaga, Alexander McQueen, Puma, Volcom, etc) et des acteurs du luxe comme du prêt à porter ou des distributeurs : Adidas, Burberry, Carrefour, Chanel, Galeries Lafayette, Gap, H&M, Hermes, Inditex, Nike, Prada, Ralph Lauren, Selfridges... Plus d’émissions de gaz à effet de serre que les transports aérien et maritime réunis Le secteur de la mode et du textile, en croissance, a un poids économique considérable : 1500 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Son impact environnemental est tout aussi énorme : il est responsable de 20% de la pollution d’eau d’origine industrielle, à cause notamment de la teinture et des traitements de textile, mais aussi de 10% des émissions de CO2 dans le monde. Cette industrie est à l'origine de plus d’émissions de gaz à effet de serre que les transports aérien et maritime réunis, avec 1,2 milliard de tonnes par an. Elle consomme également 22,5% des pesticides utilisés dans le monde. Le groupe Kering, qui avait déjà un plan de développement durable pour 2025, précise que ce «Fashion Pact» est une «initiative volontaire de la part des marques» et doit servir à «mettre de l’ordre dans les initiatives dispersées que les groupes ont déjà prises en matière de politique environnementale». C’est «un moment extrêmement fort pour le monde de la mode qui s’unit pour changer un système en profondeur» ajoute le groupe, notamment parce que «cette industrie influence énormément sur les tendances. Si la mode se met à faire quelque chose, les autres secteurs suivent.» Des mesures optionnelles, aucune sanction prévue Le «Fashion Pact» fonctionne à l’obligation de résultats et pas de moyens. C’est-à-dire que chaque entreprise est libre d’adapter ses mesures en fonction de ses besoins pour arriver aux buts fixés par le pacte : atteindre zéro émission nette de CO2 d’ici 2050 et passer à 100% d’énergies renouvelables sur toute la chaîne d’approvisionnement d’ici à 2030. Les entreprises signataires du «Fashion Pact» peuvent choisir de mettre en place ou non certaines mesures. Parmi les voies d'action possibles, on retrouve par exemple l’agriculture régénérative qui permet de restaurer les sols et les champs et d’optimiser la biodiversité des fermes. Les acteurs de l'industrie pourraient aussi opter pour la suppression des approvisionnements venant de fermes pratiquant l’élevage intensif, décider d’éliminer le plastique à usage unique en 2030 ou encore, mettre fin à la pollution par les microfibres venant du lavage des matières synthétiques. Les marques ne sont pas obligées de toutes les mettre en place, aucune sanction ou mesure réglementaire n’est prévue : «Le meilleur policier c’est le consommateur, pas l’Etat. On compte sur les influenceurs pour lancer les alertes au greenwashing et la sanction viendra au niveau de la réputation. Dans le milieu de la mode, le meilleur label c’est la marque en elle-même», avance le groupe Kering. Les signataires devront tout de même rendre compte de leur avancement chaque année. «Comme on ne peut pas faire un audit permanent, il y a un gros travail de pédagogie à faire au sein de la chaîne de production entière. Mais plus particulièrement sur la chaîne d’approvisionnement, puisque 90% de l’impact environnemental se fait en dehors des frontières légales de l’entreprise», indique-t-on chez Kering. Le groupe soutient que si 20 à 30% des acteurs d’un marché se mettent à changer de comportement, un point de bascule sera atteint, incitant d'autres acteurs à agir. Francois-Henri Pinault présentera le Fashion Pact au G7 lundi matin. Toute reproduction interdite
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L'Allemagne est-elle vraiment écolo ? (Sat, 24 Aug 2019)
Lorsque Nannette Swed lance Kippie Berlin, en 2017, un site Web de vente de vêtements végans pour enfants, ses proches se montrent dubitatifs. Deux ans plus tard, ils s'inclinent devant ses résultats : son chiffre d'affaires a triplé, et sa réputation dépasse même les frontières de l'Allemagne, où près de 10 % des citoyens se disent végétariens, dont 1,3 million, végans (excluant tout produit issu de l'exploitation animale), selon le portail spécialisé Vebu. « La protection de la planète a toujours été ma priorité, explique la cheffe d'entreprise. Cela commence par de petites choses : se déplacer à vélo, éviter les emballages, faire ses courses avec un sac en toile… » La tradition romantique du XIXe siècle Comme elle, deux tiers des Allemands placent la question environnementale au cœur de leurs préoccupations, selon un sondage de l'Agence fédérale de protection de l'environnement, publié en mai 2019. Entre les kilomètres de pistes cyclables, l'urbanisme écologique, les métropoles plus vertes qu'ailleurs ou le tri sélectif, difficile de ne pas être sensible à l'écologie lorsqu'on vit en Allemagne ! « Le pays a pris en compte les questions environnementales il y a longtemps déjà, relève Vincent Boulanger, journaliste installé à Hambourg depuis 2011 et auteur d'un ouvrage sur la transition énergétique. Cette sensibilité trouve son origine dans la tradition romantique du XIXe siècle, qui véhiculait l'image d'une nature idéalisée à protéger. » Les dérives de la croissance économique à plein régime A l’image de Duisbourg, le bassin industriel de la Ruhr, dans l’ouest de l’Allemagne, est à l’origine d’une importante pollution. VISUM/STUDIO A l’image de Duisbourg, le bassin industriel de la Ruhr, dans l’ouest de l’Allemagne, est à l’origine d’une importante pollution. VISUM/STUDIO   Un siècle plus tard, le Wirtschaftswunder, le « miracle économique » allemand – l'équivalent des Trente Glorieuses chez nous – a entraîné des dommages collatéraux dans l'Allemagne de l'Ouest. L'intense production industrielle dans le bassin houiller de la Ruhr a créé une grave pollution. Chlore, métaux lourds, hydrocarbures… Le Rhin est surnommé le « cloaque de l'Europe ». Newsletter Ma Terre Chaque semaine, l'actualité environnement vue par Le Parisien Je M'inscris Avec ses paysages lunaires, les silhouettes de hauts-fourneaux qui se découpent sur un horizon obscurci par les particules fines, le Kohlenpott (pot de charbon, en allemand), ou berceau industriel du pays, situé entre Duisbourg et Dortmund, dans le Nord-Ouest, symbolise toutes les dérives de la croissance à plein régime. La sortie du nucléaire en 2022 Manifestation écologiste en 2006 devant la centrale de Biblis, désormais à l’arrêt. DDP/AFP/T. Lohnes Manifestation écologiste en 2006 devant la centrale de Biblis, désormais à l’arrêt. DDP/AFP/T. Lohnes   A peine remis des traumatismes de la Seconde Guerre mondiale, les soixante-huitards allemands se sentent donc investis d'une responsabilité morale. L'écologie, la protection de la biodiversité ou la consommation bio deviennent leurs chevaux de bataille. « Les premières lois pour préserver l'environnement sont votées dans les années 1970 dans certains Länder (les régions allemandes), sous la pression locale de mouvements citoyens », rappelle Vincent Boulanger. Créé en 1980, le parti des Verts entre au Bundestag (la chambre basse du Parlement) dès 1983, et son influence ne cesse de grandir. « Après l'accident de Tchernobyl, en 1986, leurs revendications se cristallisent sur la sortie du nucléaire, poursuit le spécialiste. Et au tournant des années 2000, le gouvernement Schröder, coalition rouge-verte (les sociaux-démocrates alliés aux écologistes, NDLR), vote pour une sortie de l'atome. » Le pays s'engage alors à abandonner le nucléaire à l'horizon 2022 et promet une réduction de ses gaz à effet de serre de 80 % à 95 % d'ici à 2050. Parcs solaires, éoliennes… Accéléré par la catastrophe de Fukushima, au Japon en 2011, un plan de transition énergétique est ensuite déployé par le gouvernement de centre droit d'Angela Merkel, qui a été ministre de l'Environnement entre 1994 et 1998. Avec une ligne directrice : la révolution des énergies renouvelables doit s'accompagner de retombées positives pour l'économie allemande. A coups de milliards d'euros d'investissements, d'incitations fiscales pour les particuliers et de synergies développées entre les universités, les centres de recherche et les entreprises, la mue énergétique commence. Technologies de pointe en biomasse et en hydraulique, parcs solaires gigantesques, fermes d'éoliennes en mer Baltique… En quelques années, les énergies propres deviennent une industrie majeure qui génère près de 400 000 emplois dans le pays. La part des énergies renouvelables dans la production d'électricité passe de 19 % à plus de 40 %, entre 2010 et 2018. ….et centrales à charbon Mais cette révolution n'est pas sans revers. Depuis 2014, l'Allemagne ne respecte plus ses engagements climatiques, et est responsable de près d'un quart (22,5 %) des émissions totales de CO2 de l'Union européenne. Soit deux fois plus que le Royaume-Uni (11,4 %), la Pologne (10,3 %) ou la France (10 %), d'après Eurostat. Les fermetures rapides des centrales nucléaires ont obligé le pays à avoir recours aux énergies fossiles pour répondre à la demande intérieure, le temps de développer des énergies renouvelables. Résultat : entre 2011 et 2016, la production de charbon, l'une des principales sources de pollution atmosphérique reconnue, n'a cessé d'augmenter. Ce minerai fournissait encore 38 % de l'électricité du pays en 2018. Une exploitation de lignite à ciel ouvert à Welzow dans l’est de l’Allemagne. DPA/ALAMY/AFP/P.Pleul Une exploitation de lignite à ciel ouvert à Welzow dans l’est de l’Allemagne. DPA/ALAMY/AFP/P.Pleul   La dernière mine de charbon en activité de la Ruhr (à l'ouest) a fermé en 2018, mais l'exploitation de l'énergie fossile se poursuit à l'est, à la frontière polono-tchèque, dans d'immenses gisements de lignite (un type de charbon) à ciel ouvert, où sont employées 20 000 personnes. La chancelière Angela Merkel y renoncera-t-elle sous la pression citoyenne ? Il faudrait débourser 40 milliards d'euros sur vingt ans pour financer la reconversion de ces régions. La date de fermeture des centrales à charbon a été fixée à 2038. «L'écologie ne pèse rien face aux lobbies de l'industrie» « L'Allemagne continue d'avoir une image positive en termes d'environnement, mais depuis dix ans, nous stagnons, voire nous régressons sur la question climatique, la gestion des déchets ou l'électro-mobilité », renchérit Claudia Kemfert, professeure d'économie de l'énergie et du développement durable à la Hertie School of Governance de Berlin. Un sentiment partagé par Torsten Forster, professeur d'allemand dans la capitale. Né à l'ombre du Mur, il se souvient de la pollution de l'air des villes de l'ex-Allemagne de l'Est liée aux usines et aux pots d'échappement, au point d'avoir eu des migraines chaque fois qu'il allait en ville. « Mais, à l'Est, on était écolo avant l'heure, pointe-t-il. Personne ne jetait rien, on apprenait à réparer ou à bricoler, et on recyclait tout. Il y avait un endroit où l'on rapportait nos papiers journaux, nos bouteilles en verre en échange de quelques pièces. » En 1995, Angela Merkel, alors ministre de l’Environnement, visite un site de stockage de déchets nucléaires. DDP/AFP/S.Hesse En 1995, Angela Merkel, alors ministre de l’Environnement, visite un site de stockage de déchets nucléaires. DDP/AFP/S.Hesse   Trente ans plus tard, il n'a toujours « pas de voiture, prend le train et mange bio ». Et critique la politique de la chancelière, qui est pourtant une ancienne Ossie (Est-Allemande) comme lui : « Depuis qu'elle est au pouvoir, l'écologie ne pèse rien face aux lobbies de l'industrie. Que vaut la transition énergétique quand on voit nos émissions de CO2 ? » «Une imposture ?» Le Dieselgate (scandale de tromperies de grands constructeurs automobiles, BMW et Volkswagen en tête) a mis en lumière, en 2015, l'influence du lobby automobile sur la politique fédérale. Et si le recyclage tourne à plein régime, l'Allemagne produit 38 kilos de déchets plastiques par habitant et par an, soit 20 % de plus que la moyenne européenne. Premier marché bio d'Europe, l'Allemagne voit ses sols et ses nappes phréatiques polluées par les nitrates et l'ammoniac, utilisés massivement dans les élevages intensifs, entre autres. Malgré le nombre de parcs naturels protégés, la qualité des eaux des lacs et rivières ne cesse de se dégrader. Une avalanche de paradoxes qui a conduit le quotidien Süddeutsche Zeitung à s'interroger en juin dernier : « La politique environnementale allemande ne serait-elle pas l'histoire d'une imposture ? » La victoire des Verts aux élections européennes, fin mai, apparaît comme une réaction à l'immobilisme du gouvernement. Recueillant plus de 20 % des suffrages et réalisant leurs meilleurs scores dans les grandes villes (Hambourg, Berlin), ils ont su relayer les inquiétudes de leurs concitoyens. Défenseurs de l'introduction d'un impôt sur le CO2 pour tous, ils pourraient exercer une pression durable. Notamment sur la grande loi climatique promise par Angela Merkel pour la fin de l'année. Un bilan contrasté 40 % de l’électricité allemande était issue des énergies renouvelables en 2018, contre 19 % en 2010. 38 kilos de déchets plastiques sont produits par an et par habitant en Allemagne, soit 20 % de plus que la moyenne européenne. 22,5 % des émissions de CO2 de l’Union européenne viennent d’Allemagne, contre 10 % pour la France.
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Le vaisseau Soyouz avec le premier robot humanoïde russe ne parvient pas à s'arrimer à l'ISS (Sat, 24 Aug 2019)
Le vaisseau spatial Soyouz avec à son bord le robot humanoïde Fedor, le premier à être envoyé par la Russie dans l'espace, n'est pas parvenu à s'arrimer samedi à la Station spatiale internationale (ISS), un nouveau revers pour le secteur spatial russe. Prévu pour 05H30 GMT en régime automatique, l'arrimage n'a pas eu lieu et le vaisseau a dû s'éloigner de l'ISS à une "distance de sécurité", ont précisé les agences de presse russes citant le Centre russe de contrôle des vols spatiaux (Tsoup). La retransmission en direct de l'arrimage sur le site internet de l'Agence spatiale russe (Roskosmos) a été interrompue au moment où le Soyouz se trouvait à une distance d'une centaine de mètres de la Station. Le vaisseau n'a pas pu s'arrimer à l'ISS à l'heure prévue en raison de "défaillances" dans le système d'arrimage de cette dernière, selon une source au sein de l'industrie spatiale russe citée par l'agence de presse publique RIA Novosti. Une réunion d'urgence visant à décider une éventuelle deuxième tentative d'arrimage était en cours au Centre de contrôle des vols spatiaux, selon la même source. Il s'agit d'un nouvelle déconvenue pour le secteur spatial russe qui a enchaîné ces dernières années humiliants accidents et scandales de corruption. Ainsi, en octobre dernier, un accident est survenu sur un Soyouz quelques minutes après son décollage, contraignant les spationautes à son bord - l'Américain Nick Hague et son collègue russe Alexeï Ovtchinine - à un atterrissage d'urgence. Ce fut le premier échec dans l'histoire des vols habités de l'ISS. Le vaisseau transportant le robot a décollé jeudi du cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan. Censé arriver à l'ISS samedi matin, Fedor, dont le numéro d'identification est Skybot F850, devait y rester dix jours pour revenir sur Terre le 7 septembre. Ce robot, au corps anthropomorphe argenté, mesure 1,80 m de haut et pèse 160 kg. Son nom correspond à l'acronyme de "Final Experimental Demonstration Object Research" et fait référence au prénom russe Fiodor. Il dispose de comptes sur les réseaux sociaux Instagram et Twitter, qui détaillent sa vie quotidienne, par exemple lorsqu'il apprend à ouvrir une bouteille d'eau. - Conquête de l'espace lointain - A bord de l'ISS, Fedor était censé tester ses capacités en conditions de gravité très faible, sous la supervision du cosmonaute russe Alexandre Skvortsov. Parmi ses principaux savoir-faire figure notamment celui d'imiter les mouvements humains, ce qui veut dire qu'il pourrait aider les spationautes à réaliser leurs tâches. Ses opérations devaient l'amener à manier un tournevis ou encore des clés, selon Alexandre Blochenko, le directeur des programmes prometteurs à l'Agence spatiale russe (Roskosmos). Ce robot a été conçu pour travailler dans les conditions les plus difficiles, qui seraient dangereuses pour l'homme, a précisé M. Blochenko dans un récent entretien avec le journal officiel Rossiïskaïa Gazeta. Les autorités russes ont également dit vouloir utiliser Fedor à l'avenir pour la conquête de l'espace lointain. Ce n'est pas le premier robot à avoir quitté la Terre. En 2011, la Nasa a envoyé dans l'espace un robot humanoïde baptisé Robonaut 2, mis au point en coopération avec General Motors, avec le même objectif de le faire travailler dans un environnement à haut risque. Il est revenu en 2018 en raison de problèmes techniques. En 2013, le Japon a à son tour expédié un petit robot, baptisé Kirobo, en même temps que le premier commandant japonais de l'ISS, Koichi Wakata. Mis au point avec Toyota, Kirobo était capable de parler, mais uniquement en japonais. La Russie, qui reste le seul pays en mesure de transporter des humains vers l'ISS, cherche depuis des années à redresser son industrie spatiale, source d'une immense fierté à l'époque soviétique, mais qui s'est retrouvée ruinée après la chute de l'URSS.
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Korus nommé pour le trophée « industrie et acteur de l'innovation » dans le cadre de « voiron fête l ... (Sat, 24 Aug 2019)
     Source : Korus Pour la 3e édition, Le Dauphiné Libéré et la ville de Voiron s’associent pour organiser l’événement « Voiron fête l’entreprise », dans le but de valoriser la richesse et le dynamisme du tissu économique local en mettant à l’honneur les acteurs du territoire. Plusieurs trophées sont à cette occasion décernés à vingt entreprises réparties en cinq catégories : « Entreprise du patrimoine voironnais », « Industrie et acteur de l’innovation », « Commerce de proximité », « Initiative remarquable », et « Partenaires de la vie sportive ». Korus est nommé dans la catégorie « Industrie et acteur de l’innovation ». De juin à septembre, les entreprises nommées seront présentées tour à tour, chaque jeudi, dans le Dauphiné Libéré ainsi que sur la page Facebook « Voiron fête l’entreprise ». L’entreprise qui aura le plus de votes en ligne remportera le Trophée de sa catégorie. A la rentrée, des clips vidéos seront également réalisés pour présenter sous un autre angle ces entreprises, puis mises en ligne sur Facebook.  Le grand prix du public sera désigné en comptabilisant celui qui aura le plus de « like » sur sa vidéo. Le 12 septembre, une conférence de presse aura lieu au siège du Dauphiné Libéré, puis la soirée de gala récompensera les vainqueurs le 3 octobre au Grand Angle de Voiron. …lire la suite… Sur le même thème
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Quatre questions sur le métier de frigoriste (Sat, 24 Aug 2019)
Ce technicien du froid peut monter les installations, se charger de leur maintenance ou les dépanner. Il intervient dans les restaurants et les commerces, dans l’industrie, voire auprès de particuliers qui se chauffent avec une pompe à chaleur. Ce technicien, professionnel du froid, travaille sur les systèmes de réfrigération et de climatisation. Il peut monter les installations, s'occuper de leur maintenance ou les dépanner.  Comment faire pour devenir frigoriste ?  Après la classe de 3e, on peut préparer un CAP Installateur en froid et conditionnement d’air. Le CAP apporte les premières compétences en installation et maintenance d’équipements frigorifiques et de climatisation. Il existe aussi un CAP Monteur en installations thermiques pour installer et entretenir les équipements de chauffage, de climatisation et de ventilation. Directement après la 3e ou après le CAP, on peut préparer un bac pro. Le diplôme permet d’approfondir ses connaissances et d’acquérir des compétences en planification et suivi de chantier. Il permet d’évoluer plus facilement vers de l’encadrement d’équipe. Le bac pro Technicien du froid et du conditionnement d’air porte sur la production du froid industriel et commercial, la chaîne du froid pour la conservation alimentaire, l’air conditionné. Les bacs professionnels Technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques et Technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques permettent d’installer ou d’entretenir des équipements sanitaires, de chauffage, de climatisation et de ventilation. Avec de bons résultats en bac pro, on peut poursuivre en BTS Fluides, énergies, domotique ou BTS Maintenance des systèmes, pour travailler en bureau d’études ou mettre en service des installations. Coût des études : gratuites en lycée public, de 300 € à 1 300 € par an en lycée privé ; rémunérées en apprentissage. Y a-t-il des embauches dans la profession ? Le métier recrute. Méconnu, il manque de personnels formés. En France, il existe 2 500 entreprises spécialisées qui emploient 25 000 salariés. Elles recherchent 2 500 techniciens du froid. Quels sont les salaires ? On commence légèrement au-dessus du Smic. Après une dizaine d’années d’expérience, le salaire net mensuel peut être de 2 000 € à 2 500 €. Quelles sont les qualités requises ? Bonne condition physique. Très bon relationnel. Capacités d’adaptation. Autonomie. Réactivité. Résistance au stress. Polyvalence. Partager cet article Plomberie, électricité, soudure... Le métier de frigoriste associe de nombreuses compétences. Quatre questions sur le métier de frigoristeOuest-France.fr AGRANDIR
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Métiers de l'industrie cherchent apprentis (Sat, 24 Aug 2019)
DNA OFFRE NUMERIQUE CB MENSUELLE 15.00 Abonnement à dna.fr au prix de 15€ par mois au lieu de 19,90€ par mois pendant 1 an ! Offre réservée aux particuliers non abonnés depuis plus de 4 mois, à tacite reconduction au tarif en vigueur à la fin de la période promotionnelle. Type de paiement accepté paiement accepté prélèvement avec tacite reconduction
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