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L'emploi va mieux en Centre-Val de Loire, selon l'Insee (ven., 18 oct. 2019)
Selon l'Insee, l'emploi salarié de la région confirme, au deuxième trimestre, sa légère reprise, entamée au début de l'année. Emploi salariéL'emploi salarié régional (910.000 personnes) est en hausse de 0,1 % au deuxième trimestre, après +0,2 % les trois mois précédents. Sur un an, la progression est de +0,2 % (c'est moins qu'au national).  La hausse concerne surtout l'emploi public. Au deuxième trimestre, la construction a gagné 100 salariés et l'industrie 200. Les services stagnent, après un début d'année en forte hausse. Le Loiret enregistre la plus forte hausse de la région (+0,3 %) d'avril à juin, grâce à l'intérim (+2,6 %) et l'industrie (+0,6 %). L'augmentation n'y est que de 0,1 % sur un an. IntérimL'emploi intérimaire est stable, à un niveau très élevé par rapport aux dix dernières années. Sur un an, le nombre d'intérimaires (37.400 en équivalent temps plein) a chuté de 4,4 %. Taux de chômageLe taux de chômage est tombé à 8 %, dans la région, au deuxième trimestre. Son taux le plus faible depuis huit ans. Soit 0,2 % de moins qu'au début de l'année 2019. Le taux est de 8,2 % en France.  Il est de 8,4 % dans le Loiret (-0,2 % sur un trimestre, - 0,2 % en un an). 8,7 % dans le Cher (-0,2 en un trimestre, - 0,7% en un an). 8,1 % en Eure-et-Loir (-0,1%, - 0,4 %). 8 % en Indre (-0,3 %, -0,7 %). 7,7 % en Indre-et-Loire (-0,2%, -0,5%). 7,1% dans le Loir-et-Cher (-0,2%, -0,6%). Demandeurs d'emploiLe nombre de demandeurs d'emploi, travaillant ou non à temps partiel (A, B, C) est de 217.300 dans la région. Ce nombre chute de 0,6 % en trois mois et de 0,9 % en un an. ConstructionLes autorisations de construction de logements ont augmenté de 1,4 % au deuxième trimestre, dans la région (notamment grâce aux logements collectifs), mais ont régressé sur un an (-1,1%). Créations d'entreprisesIl s'est créé 5.200 entreprises au deuxième trimestre, un chiffre en augmentation (+4,3 %) constante depuis fin 2016. Les commerces et les services sont les plus dynamiques. L'industrie et la construction déclinent. Défaillances1.840 entreprises ont fait faillite, d'avril à juin, dans la région, soit - 3,7 % par rapport au premier trimestre. Elles progressent, cependant, dans l'industrie, les transports, l'hébergement et la restauration. Sur un an, le nombre est en hausse de 3,4 %. Fréquentation hôtelièreLa fréquentation hôtelière s'améliore, de +2,4 %, pour 1,8 million de nuitées en trois mois. Commerce extérieurLa balance commerciale extérieure est légèrement déficitaire au deuxième trimestre dans la région (-110 millions d'euros). Une première depuis 2016. Les échanges restent cependant dynamiques, en hausse sur un an. Le point sur les signes de reprise dans le Giennois Carole Tribout
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Comment l'Eure-et-Loir a résisté au déclin industriel de ces trente dernières années (Fri, 18 Oct 2019)
L’Eure-et-Loir, sinistré sur le plan industriel, résiste mieux au déclin du secteur industriel que d’autres départements de la région Centre-Val de Loire, dans un environnement économique mondialisé, où l’inexorable mutation tertiaire de l’activité précipite le démantèlement des filières à faible valeur ajoutée ou à forte main-d’œuvre. En 1989, un salarié sur trois, en Eure-et-Loir, travaillait à l’usine, chez Philips (Dreux), Snappon (Chartres) ou Ethicon (Auneau). Comme tant de fleurons locaux de l’industrie, ces sites ont fermé, entre 1990 et 2010. Un tiers de la main d'oeuvre dans les filières pharma et plastique Leur activité s’est exportée ou évaporée, emportée, durant ces trente “calamiteuses”, par l’effondrement du bassin industriel français. Aujourd’hui, en Eure-et-Loir, un emploi salarié sur six, seulement, oxygène un secteur industriel qui s’appuie sur deux nouveaux pôles : l’industrie pharmaceutique et la filière plastique et caoutchouc. Des industriels d'Eure-et-Loir à la recherche de salariés Ces deux activités représentent, aujourd’hui, un tiers de la main-d’œuvre industrielle du département, après la faillite des secteurs de l’électronique et de l’équipement automobile. Si l’Eure-et-Loir a limité la casse, en trente ans, par rapport à d’autres départements, il le doit au développement de ces filières, à son attractivité géographique et à sa polyvalence industrielle, qui l’a immunisée lors de l’effondrement des grands bassins mono-industriels. Selon Mathieu Aupetit, responsable du pôle conseillers experts à la CCI d'Eure-et-Loir : « Le territoire a été moins touché que d’autres car il n’était pas captif d’une activité unique, comme les bassins sidérurgique ou minier.» « Il n’a pas pu perdre ce qu’il n’avait pas. L’industrie eurélienne s’est développée après la guerre. Elle bénéficie de la proximité de Paris qui attire des entreprises sur notre territoire. Cela compense les catastrophes industrielles que l’Eure-et-Loir a connu, comme tous les départements. La baisse du nombre d’emplois dans l’industrie s’explique aussi par l’externalisation d’une partie de l’activité. La mutation tertiaire de l’économie a retiré à l’industrie des emplois qui n’ont pas disparu pour autant.» Sébastien Couratin
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Paysans-boulangers : l'autonomie plutôt que la soumission à l'agro-industrie (Fri, 18 Oct 2019)
Grâce à l’activité boulangère en plus des cultures, de nombreux petits paysans s’installent et comblent notre appétit pour un pain plus naturel. Rencontres avec ces paysans qui privilégient l’autonomie, et dont le développement fait grincer les dents des lobbies agro-industriels. « A pourvoir : emploi nécessitant de nombreuses compétences théoriques et pratiques, mais pas en informatique. Goût pour les travaux agricoles, le feu de bois et la relation commerciale. Sens de l’organisation et master en débrouillardise vivement recommandés. Débouchés garantis. Revenus suffisants pour vivre. Liberté assurée. » Cette annonce alléchante a déjà séduit des centaines de jeunes et de moins jeunes, en quête d’un travail à la fois manuel et intellectuel, basé sur la maîtrise, de A à Z, de la fabrication d’un produit à haute valeur symbolique ajoutée. Ces dernières années, les paysans boulangers ont fait leur place sur les marchés. Le pain prend désormais ses aises aux côtés des autres produits transformés par les confrères : jus de fruit, fromages, bières, volailles, etc. D’après Antoine Deransart, ce n’est que le début : « Je n’ai encore jamais vu l’un d’entre eux, une fois installé, ne pas arriver à vendre le pain qu’il produisait. Il y a toujours une forte demande dans la plupart des régions. On peut facilement imaginer un paysan boulanger dans chaque canton. Faites le calcul : le potentiel d’emplois est considérable. » À 95%, des personnes en reconversion Antoine Deransart est responsable de la formation de paysan boulanger au Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) de Montmorot, dans le Jura. C’est l’une des formations pionnières dans le domaine, et qui reste l’une des rares à exister. Ses collègues et lui forment chaque année depuis 2011 une vingtaine de futurs agriculteurs à la production et à la transformation de céréales en agriculture biologique. Au programme : « Fonctionnement des sols et conduite culturale », mais aussi gestion du stock des céréales, « étude des phénomènes à l’œuvre phase d’écrasement du grain », ou encore « conduite des pétris et gestion des températures » du four. « Quand on a lancé la formation, elle intéressait surtout des agriculteurs déjà installés qui voulaient créer une activité de transformation de leurs céréales, pour vendre du pain ou de la farine en circuits courts et conserver sur la ferme la valeur ajoutée ainsi créée. Aujourd’hui, il s’agit à 95% de personnes en reconversion professionnelle, qui ne sont pas issues du milieu agricole, mais qui ont les mêmes motivations : maîtriser l’ensemble de la filière, pour des raisons économiques, mais aussi par désir d’une autonomie plus globale », détaille le formateur. « Partir de la matière première » Romain Ménaboeuf, 35 ans, s’est récemment installé comme paysan boulanger en Saône-et-Loire, après une première vie professionnelle de dix ans en tant qu’ouvrier boulanger. « J’ai tellement travaillé de farines modifiées, de trucs bizarres ! J’avais envie de partir de la matière première, de contrôler l’ensemble de la chaîne. » Comme la plupart de ses collègues paysans, Romain cultive une variété locale de blé qu’il améliore lui-même d’année en année en conservant les plus beaux grains, et qu’il enrichit « avec les variétés des copains ». La culture du blé ? « C’est pas compliqué. J’ai demandé un peu aux vieux, dans le coin... » Après les moissons et leurs iné-vitables problèmes mécaniques, il faut trier le grain, gérer « la chauffe » du grain stocké, causée par la fermentation, assurer sa conservation pendant plus d’un an par tous les temps, moudre le grain, enfiler la casquette de fournier, puis celle de boulanger, puis celle de vendeur... « L’hiver, quand il n’y a que le pain à faire et que les marchés de Noël sont passés, je coupe et réserve le bois qui alimentera le four. C’est mon sport d’hiver ! » Romain enfourne trois fois par semaine, et vend sans problème ses 150 kg de pain hebdomadaires sur les marchés alentours. « Il y a beaucoup de travail, mais j’ai eu un rythme soutenu pendant des années, je suis habitué. Maintenant, je travaille pour moi. Je ne gagne pas forcément plus, mais je ne travaille plus de nuit et les week-ends. Surtout, il y a une certaine fierté à faire de la qualité quand on me demandait avant la quantité. De savoir que je fais du pain bon pour la santé, et que j’arrive à le vendre à un prix accessible à tous. » Un des aspects de la liberté retrouvée ? « Pouvoir travailler avec du levain », explique Romain. La farine au secours du troupeau Daniel Coutarel, dans le Tarn, apprécie tout autant cette liberté retrouvée, même s’il n’a pas du tout le même parcours. Il s’est installé en 1982, bien avant que les formations de paysan boulanger n’existent, avec 300 brebis allaitantes et 700 agneaux. Il a dû changer de modèle économique sous peine de cessation d’activité. La contrainte économique s’est doublée d’un « déclic » dans sa façon d’envisager l’agriculture : il est sorti du modèle productiviste intégré, c’est-à-dire dépendant des grandes entreprises de l’agro-alimentaire, et a décidé de valoriser les céréales le mieux possible, en les transformant lui-même en farine, et en vendant celle-ci en direct aux boulangers et particuliers. « L’élevage, c’est 80% de mon temps, mais la majorité de mes revenus est liée à la farine », explique l’agriculteur. Pour autant, l’idée de se spécialiser dans le « tout farine » n’a jamais traversé l’esprit de Daniel, qui voit les choses dans l’autre sens : « C’est grâce à la farine que je peux maintenir une activité d’élevage. » Ainsi, au-delà de l’aspect économique, son activité de paysan meunier s’intègre comme un élément parmi d’autres dans le système de polyculture-élevage qu’il a peu à peu mis en place – il possède aussi un petit troupeau de vaches Aubrac. La paille du blé Barbu de Lacaune fournit litière et complément alimentaire aux animaux – « Elle est riche en silice » – et les animaux fournissent en retour l’engrais pour les cultures. Quant aux nombreux chats présents près des silos à grain, ils assurent la conservation des céréales... C’est donc au nom d’une certaine idée de l’agriculture que Daniel a diversifié sa production et transforme, naturellement, son blé en farine. Une agriculture qui tire le meilleur parti du vivant sans l’épuiser, indépendante des cours mondiaux et de l’agro-industrie, dans laquelle le paysan n’est pas dépossédé des fruits de son travail, et qui fournit des aliments de qualité. Une agriculture incompatible avec l’industrialisation et la standardisation des produits. Une agriculture qui laisse toute responsabilité et liberté au paysan : une agriculture autonome. Les lobbies de la minoterie et de la boulangerie Malgré le gisement d’emplois que promet le métier de « paysan producteur-transformateur de céréales », on s’étonnera que des formations « du grain au pain », telles que celle du CFPPA de Montmorot, se comptent seulement sur les doigts d’une main. On s’en étonnera d’autant plus que le discours dans l’air du temps flatte les « petits paysans bio » et que la valorisation des productions par la transformation et la vente en circuits courts permet le maintien de petites structures, des fermes à taille humaine plus facilement transmissibles, plus portées sur l’agroécologie, plus « résilientes »... « Sauf qu’en face, on a le lobby de la minoterie et de la boulangerie, c’est pas rien ! », s’agace Daniel. Les barons du secteur commencent en effet à voir d’un mauvais œil le développement de ces paysans autonomes, qui court-circuitent leurs affaires. Lobbies aux côtés desquels se tient la puissance publique, qui fronce les sourcils du seul fait qu’il y a du changement dans l’économie bien huilée du blé, une filière dont le contrôle et la taxation ne datent pas d’hier. Ainsi, Daniel et ses collègues paysans-meuniers voient se multiplier les contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur leurs exploitations. Or, la direction des fraudes les considère comme des minotiers, les soumettant donc à des taxes « farine », mais aussi à tout un cahier des charges lié à la traçabilité, à des installations respectant des normes d’hygiène et de sécurité taillées pour les professionnels du métier. La réglementation est telle qu’aucun paysan n’aurait les moyens financiers de la respecter. « Une petite meunerie moud en trois jours plus de blé que moi en un an. C’est absurde de vouloir nous assimiler à des meuniers ! On est des paysans ! » Un métier à faire reconnaître Les paysans boulangers, eux aussi, revendiquent leur différence par rapport aux boulangers traditionnels. « Le même problème s’est posé avec les bouchers-charcutiers, quand les paysans ont commencé à vendre leur viande en direct », rappelle Antoine Deransart. Soumis à des règles fiscales différentes, les paysans feraient de la concurrence déloyale, tireraient la profession vers le bas... « Les paysans font valoir leur droit de transformer leur production, c’est tout ! », soutient le formateur. Pour l’heure, ce droit n’est pas clairement reconnu par les administrations, ce qui conduit parfois à des décisions graves de conséquences : dans le Lot, récemment, un candidat paysan boulanger s’est vu refuser les aides à l’installation agricole au motif que ses revenus dépendaient trop de la vente de pain... Les paysans boulangers sont-ils plus boulangers que paysans, ou plus paysans que boulangers ? La réponse à cette question qui frise l’absurde engage l’avenir de nombreuses petites structures agricoles. Pour donner du grain à moudre aux pouvoirs publics, Antoine Deransart change de point de vue, et se met à la place... du pain : « D’un côté, on travaille avec des farines non stabilisées de blés anciens qu’on a produit, et de l’autre, on investit dans la présentation des pains et on étoffe la gamme de sandwiches. Les consommateurs ne s’y trompent pas. » Fabien Ginisty - Photo : CC Daniel  
 
Cet article est tiré du numéro de septembre 2019 du magazine L’âge de faire, partenaire de Basta !. Son dossier est consacré à la boulangerie. L’Âge de faire est aussi en campagne de crowdfunding pour son projet collectif de maison commune avec une maison de la jeunesse et de la culture et une association environnementale à Saint-Auban, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Plus d’informations ici.
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Daiichi-Sankyo à Altkirch : un investissement industriel de plus de 10 millions d'euros (Fri, 18 Oct 2019)
DNA OFFRE NUMERIQUE CB MENSUELLE 19.90 Les infos locales dès 6h du matin, 24H/24, 7J/7. Toute l'actualité sur dna.fr pendant 1 mois. Le journal en numérique sur ordinateurs, tablettes et smartphones. Les archives des 30 derniers jours. Renouvellement par tacite reconduction. Type de paiement accepté paiement accepté prélèvement avec tacite reconduction
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L'IA pour renforcer les services de l'industrie du livre (Thu, 17 Oct 2019)
Dans le cadre de cette étude internationale menée spécifiquement sur le secteur de l’édition, et présentée ce jour à Francfort, 233 experts provenant de 17 pays ont été interrogés. L’étude revient sur quelques idées reçues : l’IA ne remplace pas les rédacteurs, et ne supprime pas de postes. Elle vient au contraire en renfort, proposant de nouveaux médiums et processus pour les services marketing, fabrication et administratifs. Dans ses conclusions, l’étude explique que des entreprises telles que le Washington Post, Axel Springer et des petites maisons d’édition ont remarqué des « effets positifs sur les statistiques de lecture et les ventes, mais aussi une meilleure stabilité de l’emploi pour les journalistes et les écrivains ». Selon une étude réalisée par Forbes Insights en 2018, près de 300 cadres estiment que l’IA va rapidement jouer un rôle important dans les responsabilités, alors que seuls 25 % l’ont intégré dans leurs plans commerciaux. Le rapport de la Gould Finch établit une liste de six étapes à prendre en compte à partir du moment où l’on souhaite intégrer l’IA au sein d’une entreprise : - définir le(s) problème(s) que vous souhaitez résoudre grâce à l’IA et identifier le potentiel d’optimisation - créer une culture d’ouverture d’esprit et de créativité autour de l’utilisation de l’IA au sein de l’entreprise - construire une équipe collaborative avec des professionnels de l’entreprise, des experts en data etc - détecter les data sources, les analyser et les structurer, puis créer une infrastructure de data valide - se former en testant et utilisant des enseignements et informations en provenance des solutions libres d’accès, en open source - promouvoir l’utilisation de l’IA au sein de l’entreprise et créer un écosystème pour adapter les résultats au fur et à mesure Le livre blanc est téléchargeable gratuitement ici.
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25 postes vont être supprimés dans l'entreprise de textile TDV industrie à Laval (Thu, 17 Oct 2019)
Laval, France Inquiétude dans les rangs des salariés de l'entreprise TDV Industrie à Laval. Le flou persiste, mais les employés savent désormais que 25 postes seront supprimés selon la CGT. C'est ce que la direction, que nous n'avons pas réussi à joindre, a annoncé aux syndicats ce jeudi 17 octobre. Elle parle de "plan de sauvegarde de l'emploi". Des réunions doivent apporter des précisions, la prochaine se tiendra le 28 octobre. TDV industrie fabrique des tissus et travaille notamment pour l'armée.
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Énergie. Gardanne veut s'offrir un avenir (Thu, 17 Oct 2019)
Pour empêcher la fermeture de la centrale à charbon, la CGT présente un projet qu’elle estime compatible avec la préservation de l’usine et la stratégie bas carbone nationale. Accompagner la transition sans sacrifier les emplois : après bientôt un an de grève, les salariés de la centrale à charbon de Gardanne ont lancé une nouvelle offensive pour sauver leur site menacé de fermeture. Elle se présente sous la forme d’un projet industriel. Élaboré, avec l’appui de bureaux d’études, par le syndicat CGT de l’entreprise et la Fédération nationale des mines et de l’énergie (FNME) CGT, il vise à offrir à l’usine un avenir compatible avec la stratégie bas carbone nationale. Mieux encore, défend la CGT : moyennant les investissements adéquats, Gardanne pourrait se faire plateforme pilote, apte à accompagner la transition énergétique européenne jusqu’en 2040. En juin dernier, dans le cadre du vote de la loi énergie climat, l’Assemblée nationale a donné son feu vert définitif à la fermeture, d’ici à 2022, des cinq centrales à charbon encore en activité en France. À partir de cette date, stipule un arrêté, « aucune installation de production d’électricité ne pourra émettre plus de 550 kilos d’équivalent CO2 par heure ». Mécaniquement, cela doit conduire les exploitants à fermer les tranches fonctionnant au charbon, énergie fossile la plus émettrice de CO2. Pas fatal, rétorque la CGT, qui entend le démontrer à Gardanne. Récupérer le gaz à effet de serre pour l’enfouir ou le valoriser En l’état, la centrale comprend deux tranches de production d’électricité thermique. L’une est alimentée au charbon, et génère 600 MW électriques. L’autre carbure à la biomasse et produit 150 MW électriques. Aucune, à ce jour, ne valorise la chaleur produite en bout de chaîne. La CGT propose de partir de cet existant pour à la fois en optimiser l’efficacité énergétique et en réduire les émissions de gaz à effet de serre. « C’est un projet global, résume Loïc Delpech, de la FNME CGT de Gardanne, qui doit nous permettre de diversifier nos sources. » Côté charbon, la CGT propose d’équiper la centrale d’un système de captage et de stockage du CO2, procédé visant à récupérer le gaz à effet de serre, pour l’enfouir ou le valoriser. Développée à une échelle encore expérimentale, la technologie fait débat quant à son coût, son efficacité et son opérationnalité. « Mais plusieurs méthodes sont déjà existantes », avance la CGT, qui propose d’opter pour un captage en postcombustion, « technologie mature et pouvant être intégrée directement dans le procédé industriel actuel ». Pour y parvenir efficacement, elle estime en revanche nécessaire de réduire la capacité de production à 280 MW. Elle propose, par ailleurs, de développer trois unités de gazéification. À partir de déchets divers et variés (bois, paille, plastique…) et suivant un procédé de pyrogazéification, celles-ci pourraient générer de l’électricité, de la chaleur, du biométhane et de l’hydrogène. Elles permettraient, en outre, de valoriser le CO2 pour le transformer en hydrogène. En bout de chaîne, celui-ci pourra être utilisé dans l’industrie ou injecté dans les réseaux de gaz en faible quantité. Le projet syndical, enfin, prévoit la construction d’une plateforme intégrée de gestion de tri et de valorisation des déchets, adaptée tant aux besoins de la région qu’à ceux de l’usine. L’ensemble de ses réalisations pourrait être achevé en 2027, estime le syndicat, pour un niveau d’investissement chiffré à 370 millions d’euros… lesquels, la CGT en a bien conscience, ne sont pas encore gagnés. Pour l’heure, Gazel Énergie, ex-Uniper France racheté par la holding EHP du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, « n’est pas du tout décidé à agir », reprend Loïc Delpech. Depuis le 13 décembre dernier, les salariés de la centrale ont entamé un bras de fer avec lui, occupant le site sans discontinuer, afin de contraindre le groupe à investir. L’idéal, bien sûr, serait que l’État « décide de reprendre l’entreprise et l’intègre à un service public de l’énergie », relève Loïc Delpech, reprenant là une revendication de longue date de son syndicat. « En attendant, nous allons frapper à toutes les portes pour trouver l’argent nécessaire. » Un millier d’emplois directs et indirects sont en jeu.
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Aïn Cheggag : Nouvelle zone industrielle pour la région Fès-Meknès (Thu, 17 Oct 2019)
Un terrain d’une superficie de 500 hectares situé dans la province de Sefrou va accueillir la zone d’activité industrielle. «Le parc industriel d’Aïn Cheggag se veut un projet durable et représente un véritable levier pour développer la compétitivité des différents maillons de la chaîne de valeur de la région Fès-Meknès, en intégrant plusieurs activités industrielles dans un seul site», indique le ministre de l’Industrie dans un communiqué. Un protocole d’accord pour l’aménagement, le développement, la promotion, la commercialisation et la gestion de la zone d’accélération industrielle Fès-Meknès a été signé, le 16 octobre 2019, à Rabat, au siège du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, en présence des acteurs de la région, d’élus et de représentants du secteur privé. Les signataires de ce protocole d’accord sont les ministères de l’Industrie, de l’Intérieur, de l’Economie et des finances, de l’Aménagement du territoire, ainsi que la wilaya, le Conseil de la région de Fès-Meknès et MEDZ.
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[L'industrie c'est fou] Un plateau-repas comestible pour diminuer les déchets (et les petits creux) en ... (Thu, 17 Oct 2019)
Chaque années, les vols commerciaux génèrent plus de six millions de tonnes de déchets de cabines, qu’il s’agisse d’aliments, d’emballage ou encore d’équipements électroniques, selon une étude de l’Association internationale du transport aérien. Pour éviter que les avions, et le monde avec eux, ne croulent sous ces montagnes de détritus, le studio de design anglo-saxon PriestmanGoode a mis au point un plateau-repas écoresponsable, à destination du monde de l’aviation. Avec comme objectif la réduction du poids du plateau et de l’utilisation du plastique, les équipes ont exploré différentes pistes en utilisant toute une gamme de matériaux, comme le marc de café, les algues, le bambou ou le riz. Tous sont entièrement comestibles, biodégradables et compostables. Les salades sont par exemples servies dans une feuille de bananier, avec un couvercle d’algue. Le concept final comprend un plateau réutilisable à base de café moulu et d'enveloppes mélangées à un liant, des plats réutilisables à base de son de blé, un couvercle pour l’accompagnement à base d'algues ou de feuilles de banane, un couvercle de dessert comestible en gaufrette, une fourchette réutilisable en coco, des petites capsules pour sauces en algues ; une tasse réutilisable avec un extérieur en riz, et un couvercle pour plat chaud en bambou.     Les équipes ont également mis au point une bouteille à base de plastique biologique et biodégradable et de liège. Réutilisable sur une courte période, elle est proposée comme alternative aux bouteilles d’eau plastique classiques. Grâce à sa forme adaptable au dossier des sièges d’avions, elle est présentée comme idéale pour les trajets. Le studio précise que dans l’idéal, il serait nécessaire que les aéroports n’obligent pas les voyageurs à jeter leurs bouteilles de ce type, afin qu’ils puissent les remplir après les contrôles de sécurité. L’invention fait partie d’un projet plus global baptisé "Get Onboard" qui cherche à rendre plus écoresponsable le secteur aéronautique. Une autre initiative vise à travailler avec les fabricants et fournisseurs afin de proposer de nouveaux matériaux plus écologiques et recyclables. Parmi eux, l’Econyl, un fil en nylon fabriqué à partir de filets de pêche, d’algues marines, ou de verres. Si le projet vous intéresse et que vous faites un saut outre-Manche, sachez qu’il est actuellement en exposition au Design Museum de Londres jusqu’au 9 février 2020.
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Formation : l'atout technologique local (Thu, 17 Oct 2019)
Jeune pousse créée il y a vingt ans, l'Académie des technologie étudie et encourage l'innovation technologique. " Elle est aux technologies ce que l'Académie des sciences est aux sciences ", résume Alain Cadix, délégué aux compétences clés et à la formation. En effet, composée de chercheurs et de professionnels de l'industrie, son rôle est d'éclairer les responsables politiques sur l'usage et l'évolution des technologies. Principalement, en terme d'emploi et de développement des entreprises et des territoires. Précisément, l'Académie prépare un état des lieux de l'attractivité des territoires. Concrètement, comment se développe l'industrie technologique, loin des grandes métropoles ? La commission, présidée par Alain Cadix, a donc visité plusieurs sites clés autour de Chaumont, mais également dans d'autres départements ruraux comme l'Ain, la Haute-Savoie ou le Lot. cap sur la formation Localement, c'est la formation qui attire le regard des académiciens. Après une visite à l'antenne nogentaise de l'UTT (université de technologie de Troyes), la commission a visité le lycée professionnel Eugène Decomble, à Chaumont. L'occasion d'échanger avec divers représentants de l'Éducation nationale. " Nous réfléchissons à l'évolution de la formation dans l'enseignement professionnel. Trouver un espace de dialogue entre les enseignants et les chefs d'entreprises, précise Alain Cadix. Il y a des obstacles à franchir, comme la difficulté à former les jeunes, le vieillissement de la population. Mais de réels efforts sont faits pour rendre le territoire plus attractif. " Effectivement, le constat est rapidement effectué : de nombreux jeunes quittent la Haute-Marne à un moment ou un autre de leurs études, et ne reviennent pas forcément. D'où une difficulté de recruter des jeunes qualifiés sur place. " Une des idées émises est d'ouvrir une route de formation, sur place, qui irait du CAP jusqu'aux études d'ingénieur. Mais ce n'est pas forcément suffisant, on peut aller plus loin. ", estime Alain Cadix. Forte de son observation dans plusieurs régions similaires, l'Académie pourrait recommander un dispositif Campus métiers et qualifications, comme il en existe déjà dans le Grand est, à Charleville-Mézières. Un espace qui réunit plusieurs formations de l'enseignement supérieur, dans le secteur technologique. " Les jeunes n'entrent pas seulement dans un établissement. Le campus propose aussi licences, masters, diplômes d'ingénieur, etc. Et permet de réunir des acteurs dépendants de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et des différentes branches professionnelles. " Une piste qui permettrait de développer les liens entre les acteurs du territoire, un point fort pour Chaumont et le bassin nogentais... Rayonnement et cohérence territoriale De fait, les liens entre l'UTT et le cluster Nogentech dynamisent l'industrie technologique territoriale. Un bon point, d'après les académiciens, tout comme la volonté politique locale de porter des projets innovants (comme Palestra). Mais le territoire doit encore gagner en rayonnement. " Les campus permettraient d'associer les entreprises du sud département, notamment Nogentech, avec les territoires voisins. Il faut mettre les acteurs en système ", appuie Alain Cadix. Une mise en réseau des forces locales, valorisée en jouant la carte de la coopération avec les autres départements. Un nouveau ressort qui pourrait permettre de développer les savoirs-faire, étendre le rayonnement technologique territorial et faciliter les échanges. " Cette mise en réseau ne peut pas tout résoudre. Mais elle donne de la visibilité et rassure les familles en offrant des solutions proches géographiquement. " Même si aucune décision n'est actée pour l'instant, les atouts du département interpellent. " Ce n'est pas simple, mais il y a des pistes", ajoute Alain Cadix. Le rapport devrait être rendu à la fin de l'année. Si celui-ci concerne un tour de France de la question, les réponses apportées prendront en compte les particularités locales.
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