planète industrie actualité industrie
IND
IND
IND
IND
nos éditions nos flux rss
Fonds Européen de Défense : Dassault Aviation lance au niveau industriel le projet EICACS ... (ven., 03 févr. 2023)
Fonds Européen de Défense : Dassault Aviation lance au niveau industriel le projet EICACS, initiative européenne pour la standardisation du combat aérien collaboratif L’Union Européenne soutient à hauteur de 75 millions d’Euros ce projet préparant les futurs standards d’interopérabilité des avions de combat européens Dassault Aviation assure la coordination des travaux d’ un consortium de 37 industriels et organismes de recherche issus de 11 pays européens (Saint-Cloud, le 03 février 2023 ) – Dassault Aviation a organisé ce jour sur son site de Saint-Cloud (France), avec ses partenaires européens de l’industrie et de la recherche, la réunion de lancement du projet EICACS (European Initiative for Collaborative Air Combat Standardisation). Le contrat de subvention, attribué par la Commission Européenne le 19 décembre 2022, désigne Dassault Aviation, reconnu pour sa capacité à assumer la maîtrise d’œuvre de programmes complexes en coopération, comme le coordinateur de ce projet d’études qui rassemble 37 industriels et organismes de recherche issus de 11 pays de l’Union Européenne. Soutenu par l’Union Européenne à hauteur de 75 M€ dans le cadre du programme 2021 du Fonds Européen de Défense (FED), ce projet vise à définir, dans un cadre européen, les futurs standards d’interopérabilité pour le combat aérien collaboratif. Il permettra de renforcer la capacité des forces aériennes européennes à conduire leurs missions toujours plus efficacement et à agir en coalitions faisant intervenir aussi bien des systèmes habités que non-habités, des systèmes de combat aérien futurs et des plates-formes existantes ainsi que leurs évolutions. Dassault Aviation se félicite du lancement de ces travaux d’une durée de trois ans qui fédèrent l’ensemble de l’industrie aéronautique de combat européenne, ainsi que différents partenaires du monde de la recherche, autour d’un projet crucial pour les forces aériennes de l’Union Européenne. * * * À PROPOS DE DASSAULT AVIATION : Avec plus de 10 000 avions militaires et civils livrés dans plus de 90 pays depuis un siècle (dont 2 500 Falcon), Dassault Aviation dispose d’un savoir-faire et d’une expérience reconnus dans la conception, le développement, la vente et le support de tous les types d’avion, depuis l’appareil de combat Rafale jusqu’à la famille de business jets haut de gamme Falcon en passant par les drones militaires et les systèmes spatiaux. En 2021, le chiffre d’affaires de Dassault Aviation s’est élevé à 7,2 milliards d’euros. Le Groupe compte 12 400 collaborateurs. dassault-aviation.com CONTACTS PRESSE : Communication institutionnelle Stéphane Fort - Tél. : +33 (0)1 47 11 86 90 - stephane.fort@dassault-aviation.com Mathieu Durand - Tél. : +33 (0)1 47 11 85 88 - mathieu.durand@dassault-aviation.com Communication défense Nathalie Bakhos - Tél. : +33 (0)1 47 11 84 12 - nathalie-beatrice.bakhos@dassault-aviation.com Photos HD : mediaprophoto.dassault-aviation.com Vidéos HD : mediaprovideo.dassault-aviation.com Pièce jointe CP_Dassault Aviation_Lancement projet EICACS V2
>> Lire la suite

Le rebond des commandes à l'industrie américaine déçoit - L'AGEFI (Fri, 03 Feb 2023)
Après un repli de 1,9% au mois de novembre, les commandes à l’industrie américaine se sont redressées de 1,8% en décembre 2022 grâce à la demande pour les équipements de transport et dans une moindre mesure pour les matériels minier, électrique et télécoms, a annoncé jeudi le Département du...
>> Lire la suite

Bruxelles prête à lâcher du lest pour subventionner "l'industrie verte" - Banque des territoires (Fri, 03 Feb 2023)
Publié le 3 février 2023par Michel Tendil Développement économique,  Environnement,  Europe et international Réforme du marché de l'électricité, nouvelles facilités de subventions dans les énergies renouvelables, création d'un Fonds de souveraineté européen, programmes de reconversions professionnelles... Présenté comme une riposte au Inflation Reducation Act américain et aux nombreuses mesures interventionnistes prises à travers le monde, le plan pour l'industrie verte présenté par la Commission, le 1er février, vise à replacer l'Union européenne dans le course à la "décarbonation". Il sera au menu du Conseil des 9 et 10 février. Alliés sur le front militaire, les Etats-Unis et l’Union européenne n’en restent pas moins rivaux sur le plan économique. L’émoi suscité en Europe par le grand plan d’investissement américain de 370 milliards de dollars, l’Inflation Reduction Act (ACT), a conduit la Commission à présenter, le 1er février, son "plan industriel du Pacte vert". Déclinaison pour l’industrie du Pacte vert dont l’objectif est de faire de l'Europe le premier continent "neutre" pour le climat à horizon 2050. La lutte contre le changement climatique reste la boussole de la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen qui, saluant la "bonne nouvelle" d’une prise de conscience mondiale, voit aussi avec inquiétude les initiatives prises un peu partout avec leur lot de subventions pour les technologies "vertes" : derrière les Etats-Unis, il y a la Chine, mais aussi le Japon - qui a "avancé 140 milliards d'euros par le biais d'obligations de transition verte", a-t-elle dit -, ou encore le Royaume-Uni ou le Canada… Bref, l’Union européenne, qui pensait avoir pris le leadership est rattrapée sur ses flancs. "Ce que nous recherchons, c'est que nous ayons des règles du jeu équitables dans la concurrence mondiale et au sein du marché unique", a martelé Ursula von der Leyen. Ce plan pour l’industrie verte, qu'elle avait annoncé lors de son passage remarqué à Davos, en janvier, repose sur quatre piliers : "un environnement réglementaire prévisible et simplifié", "un accès au financement plus rapide", "le renforcement des compétences" et "l’ouverture des échanges commerciaux pour des chaînes d’approvisionnement résilientes". Au niveau de la simplification du cadre réglementaire est attendue une série d’initiatives législatives en 2023 : un règlement pour une industrie "zéro émission" (accorder des autorisations simplifiées et accélérées, encourager les projets stratégiques européens…), un règlement sur les matières premières critiques, pour garantir l’accès aux terres rares, la réforme très attendue du marché européen de l’électricité, dont la Cour des comptes européenne vient de dénoncer les dysfonctionnements (voir notre article du 1er février 2023). Faciliter les subventions L’autre sujet phare sera l’accès au financement avec, en première ligne, l’assouplissement des aides d’Etat et la capacité pour les Etats de subventionner les secteurs stratégiques, y compris via des allègements fiscaux. La Commission proposera à cet égard un nouveau "cadre temporaire de crise et de transition" ainsi qu’une révision du "règlement général d'exemption par catégorie" (RGEC) qui permet aux États membres de mettre directement en œuvre certaines aides, sans avoir à les notifier au préalable à la Commission pour approbation, dès lors que les avantages espérés sont plus forts que les éventuelles distorsions de concurrence. Le cadre temporaire avait été mis en place pendant la crise sanitaire en 2020 pour permettre aux Etats membres d’outrepasser les règles habituelles afin de soutenir leurs entreprises en grande difficulté. Il avait déjà été renouvelé à plusieurs reprises, notamment pour répondre à la crise énergétique. La proposition présentée par la commissaire Margrethe Vestager, le 1er février, a été envoyée aux Etats membres pour consultation. Les nouvelles dispositions seraient en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025. Il s’agira d’étendre les dispositions actuelles à toutes les énergies renouvelables et aux procédés de décarbonation de l’industrie (production de batteries, de panneaux solaires, d'éoliennes, de pompes à chaleur, d'électrolyseurs, stockage du carbone, matières premières critiques, hydrogène vert). La Commission a l’intention d’adopter ce cadre "dans les semaines à venir", "en tenant compte des commentaires reçus des États membres". "La compétitivité en Europe ne peut se construire sur les aides d'État. Mais un soutien peut être nécessaire pour atteindre notre objectif de se débarrasser des combustibles fossiles le plus rapidement possible", a justifié Margrethe Vestager, insistant sur le fait, que les assouplissements devaient être "temporaires" et "ciblés". Dans un courrier envoyé aux Etats membres mi-janvier, dévoilé par le site Euractiv, la commissaire avait indiqué que l’Allemagne représentait à elle-seule 53% des 672 milliards d’euros de subventions accordées par le biais de ce cadre temporaire. Et la France 24%. Fonds de souveraineté européen Pour accélérer les investissements dans les technologies propres, la Commission prévoit par ailleurs de faciliter l’accès aux fonds existants (REPowerEU, InvestEU et le Fonds pour l'innovation). A plus long terme, elle étudie "les moyens de parvenir à un financement commun plus important au niveau de l'UE" et souhaite la création d’un "Fonds de souveraineté européen" au moment de la révision du cadre financier pluriannuel "avant l’été 2023". Dans un non-paper adressé à la Commission en janvier, la France avait suggéré de s’inspirer du fonds Sure, mis en place pendant la crise sanitaire pour financer des mesures de chômage partiel à partir d’emprunts communs (voir notre article du 17 janvier 2023). Mais les pays dits "frugaux" sont opposés à ce type de mécanisme. Alors que 2023 sera "l’année européenne des compétences", la Commission entend en tirer profit pour "développer les compétences nécessaires à une transition écologique" ou "créer des académies des industries à zéro émission nette" afin de déployer des "programmes de perfectionnement et de reconversion dans les industries stratégiques". La Commission entend enfin renouer avec la "coopération mondiale". On se souvient qu’après l’interruption des négociations du cycle de Doha à l’OMC, elle s’était lancée dans une série d’accords de libre-échange dits de "nouvelle génération" (voir notre article du 27 avril 2018). Un élan stoppé par la crise sanitaire mais qu’elle souhaite relancer à présent. L'ensemble de ces mesures sera au menu du Conseil européen des 9 et 10 février. Plusieurs pays ont déjà manifesté leurs réticences.
>> Lire la suite

Industrie automobile: L'Europe en mauvaise posture - 20 Minutes (Fri, 03 Feb 2023)
C’est en substance ce qu’a déclaré Luca de Meo, le Président de l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) lors d’une allocution à Bruxelles. « Notre industrie européenne a conservé pendant longtemps un avantage de compétitivité dans la chaîne de valeur des automobiles à moteurs thermiques. Ce n’est plus le cas avec le basculement vers les voitures électriques, en tout cas sur le court terme », constate celui qui est aussi le grand patron de Renault. Soutenir l’économie « Nos concurrents disposent d’outils stratégiques que nous ne possédons pas pour le moment, particulièrement sur la chaîne de production des batteries électriques. En plus de cet avantage, ils bénéficient aussi d’un soutien supérieur des autorités locales. » Luca de Meo fait bien évidemment référence aux Chinois, mais aussi aux Américains qui viennent de lancer l’Inflation Reduction Act soutenant les constructeurs automobiles locaux. En espérant que l'Europe recevra le message...
>> Lire la suite

Industrie: la production française se maintient mais subit encore les coûts de l'énergie (Fri, 03 Feb 2023)
Le secteur de l'industrie reprend de petites couleurs pour le deuxième mois consécutif. La production a en effet augmenté de 1,1% en décembre, d'après des chiffres publiés ce vendredi 3 février par l'Insee. Mais toutefois à un rythme inférieur qu'en novembre (+2%). Composante majeure de la production industrielle, le secteur de la construction a connu un léger repli (-0,1%). Et ce lui de la production manufacturière a modestement progressé en décembre (+0,3% sur un mois). Ce alors que l'activité manufacturière s'est repliée dans le pays. L'indice PMI du cabinet S&P Global, qui sert de référence, a en effet atteint 49,2 points pour l'ultime mois de l'année 2022. C'est mieux qu'en novembre et octobre - il était à respectivement 48,3 et 47,2 - mais un inférieur à 50 signifie néanmoins une contraction de l'activité. Les raisons de cette décélération n'ont pas changé depuis plusieurs mois : « L'inflation, le ralentissement de l'activité économique et la hausse des prix de l'énergie », selon le cabinet. Lire aussiEn France et en Allemagne, le recul de l'industrie manufacturière est plus fort qu'attendu Au sein du secteur manufacturier, la production de matériels de transport a bondi en décembre de 8,3% par rapport à novembre, celle de l'industrie agroalimentaire reculant à l'inverse de 1,7%. Les industries extractives, de l'énergie et de l'eau enregistrent aussi une bonne performance en décembre (+6% après -0,3% en novembre). Cela s'explique notamment par « une nette augmentation (...) dans la distribution de combustibles gazeux » et dans la production d'électricité, alors que plusieurs réacteurs nucléaires ont redémarré en décembre après des mois d'arrêt. EDF avait en effet réussi à atteindre 40 réacteurs en marche sur le dernier mois de 2022, contre 24 fin août. D'autres ont encore été remis en route depuis puisque l'énergéticien comptait 44 réacteurs en fonctionnement en janvier, sur ses 56. Lire aussiIndustrie : la production a augmenté de 2% sur un mois en novembre Un quatrième trimestre en recul Malgré les bons résultats enregistrés en novembre et décembre, la production industrielle du quatrième trimestre 2022 recule de 0,2% par rapport à celle de la même période en 2021. « Du fait du recul de la production dans l'énergie », détaille l'Insee. C'est toutefois nettement moins qu'envisagé par le gouvernement. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, s'appuyant sur une estimation de France Industrie, avait en effet envisagé mi-octobre une chute sur un an nettement plus brutale, de 10%. Selon les chiffres publiés ce vendredi par l'Insee, entre le dernier trimestre de 2021 et celui de 2022, la production de la branche industries extractives, énergie et eau a plongé de 14,5%. Une chute insuffisamment compensée par les progressions enregistrées dans l'industrie manufacturière (+2,6%) et la construction (+3%). La production industrielle du quatrième trimestre 2022 est également légèrement inférieure (-0,7%) à celle du trimestre précédent. Au troisième trimestre 2022, la production industrielle était restée quasiment stable, avec un léger fléchissement de 0,1%. Lire aussiBruxelles veut faciliter les aides d'Etat à l'industrie européenne pour lutter contre la concurrence américaine et chinoise L'explosion des coûts de l'énergie toujours en cause Le secteur industriel subit toujours de plein fouet l'explosion des coûts de l'énergie. Ils avaient augmenté de +15,1% sur un an en décembre et ont encore progressé de plus de 16% en janvier, toujours selon l'Institut national de la statistique et des études économiques. D'après l'institut, les prix de l'énergie « rebondiraient du fait de la hausse des prix des produits pétroliers, en partie due à la fin des remises sur les carburants, et de celle, encadrée, des prix du gaz ». La fin de la remise à la pompe de 10 centimes d'euros par litre a, en effet, pris fin. Une mesure à laquelle s'est ajouté le passage du plafonnement de la hausse du prix du gaz de 4% à 15% depuis le premier janvier 2023. Cette accélération des prix de l'énergie serait en tout cas l'une des raisons de la légère hausse de l'inflation en France au mois de janvier, considère l'Insee. La hausse des prix à la consommation a atteint 6% sur un an en janvier, soit plus qu'en décembre où l'inflation était tombée à 5,9%, selon une première estimation publiée ce mardi. Lire aussiL'inflation rebondit à 6% sur un an en janvier en France (Avec AFP) 03 Févr 2023, 11:26 Rédiger un commentaire
>> Lire la suite

Voitures électriques : comment réimaginer une industrie centenaire ? - JDN (Fri, 03 Feb 2023)
Dans les dix prochaines années, les constructeurs automobiles prévoient de convertir leurs flottes à l'électrique. Cela implique une évolution radicale de l'écosystème et pose des défis de taille. Avant la pandémie, la France ne semblait pas prête à s’engager sur la voie des voitures électriques : le manque d’infrastructure de recharge et des prix trop élevés semblaient nourrir la frilosité des prospects. Pour inverser cette tendance, le gouvernement français a engagé un ensemble de mesures incitatives pour les consommateurs et a versé des aides considérables aux constructeurs automobiles. Enfin, la décision du Parlement européen de mettre fin à la vente de voitures à moteurs thermiques en 2035 a joué un rôle majeur dans l’adoption du véhicule électrique : une augmentation de 394% des nouvelles immatriculations a été recensée en France depuis 2020. La tendance devrait s'accélérer rapidement au cours de la prochaine décennie, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), une organisation basée à Paris qui observe le secteur de l'énergie à l'échelle mondiale. Au cours des dix prochaines années, de nombreux constructeurs automobiles prévoient de convertir leurs flottes à l'énergie électrique. Stellantis veut par exemple que 100% de sa flotte en Europe soit électrique d’ici 2030, alors même que le constructeur ne faisait pas de voiture électrique il y a encore quelques années. Les constructeurs automobiles doivent ainsi concevoir et fabriquer rapidement des produits qui répondent à des normes industrielles en constante évolution en matière de sécurité, de tests d'émissions et d'efficacité énergétique. Cette transformation implique une évolution radicale de la manière de penser et de fonctionner de l’écosystème et pose plusieurs défis de taille. Parmi ces défis, le plus important est celui de la demande croissante en batteries. Montée en cadence de la production de batteries En Europe, la question de la production de batteries de voitures électriques est capitale et de nombreux projets de méga-usines voient le jour pour répondre à la demande. En relocalisant la production de batteries, les pays européens souhaitent limiter leur dépendance à la production chinoise. C’est pourquoi, en 2021, on recensait pas moins de 38 projets de méga-usines en France (notamment dans le Nord du pays) et en Europe. La récente décision du Parlement Européen a eu pour conséquence de faire exploser la demande et le phénomène a pris une telle ampleur que les plans élaborés par les fabricants il y a moins de deux ans doivent déjà être actualisés. La montée en charge et la montée en cadence de la production de batteries est d’ores et déjà un défi considérable pour des fabricants. Les fabricants sont confrontés à un autre défi de taille, celui de la différenciation. Les fabricants asiatiques, en plus de fournir la majeure partie de la production, offrent des batteries à des tarifs plus attractifs qu’en Europe. C’est pourquoi, la durabilité des batteries est considérée comme le principal facteur de différenciation pour les fabricants européens. Évolution des matériaux et de la fabrication La production de véhicules électriques requiert de grandes quantités d’éléments, comme le nickel, le manganèse, le carbone et le lithium (pour les batteries). Ces matériaux sont présents en quantité limitée, tant en raison des problèmes liés à chaîne d'approvisionnement mondiale que de la rareté de ces ressources dans la nature pour soutenir un secteur aussi important que celui de l'industrie automobile. Des mines vont ainsi être ouvertes en Europe (il existe d’ailleurs des gisements de lithium-batterie dans le Massif Central et dans les Vosges) afin de garantir la souveraineté et un accès constant aux ressources. Par ailleurs, les consommateurs européens sont conscients des conditions dans lesquelles des matières premières sont extraites dans certains pays. Ils pourraient donc rapidement exprimer une préférence pour les batteries contenant peu ou pas de matières premières issues de pays où le coût humain de l’extraction est élevé.  Au-delà des matières premières et des procédés de fabrication, les batteries de voiture elles-mêmes sont au cœur de l'évolution de la fabrication et des matériaux. Les cellules de batterie représentent environ 30 % du coût d'un véhicule électrique et présentent un niveau de complexité généralement inconnu de la plupart des fabricants en termes de tests, de mesure des cellules et d'autres facteurs. Des innovations considérables sont encore à faire dans le domaine de la performance des batteries qui, en plus de faire fonctionner le véhicule électrique, doit éviter de devenir un fléau pour l’environnement. Les batteries des voitures doivent rester sûres au moment de leur utilisation, mais aussi dans les 30 années à suivre, notamment si l’on considère la possibilité de reconditionner les véhicules. Cela nécessite encore plus de tests, de mesures, de normalisation, de données et d'analyses pour perfectionner ces technologies. L’importance des tests Si l’on regarde brièvement dans le rétroviseur, les batteries de voiture au lithium-ion ont donné de meilleurs résultats que ce que les experts avaient prévu à l'origine. Les premiers tests avaient d’ailleurs fait fuir de nombreux fabricants qui pensaient que cette technologie ne serait pas viable. A l'époque, certaines entreprises, comme Tesla, avaient pris une avance considérable dans ce domaine tandis que beaucoup de constructeurs doivent à présent rattraper leur retard au plus vite et déployer des efforts considérables en matière de R&D. Le passage aux VE représente également pour les constructeurs l’opportunité de ne pas retomber dans certains travers qui avaient donné lieu au DieselGate : les constructeurs doivent être transparents sur les performances réelles des VE, que ce soit en matière d’autonomie, de temps de recharge ou de durée de vie.  Ainsi, l'objectif des fabricants de VE et de batteries n’est pas seulement de retirer de la circulation les véhicules émettant des gaz polluants, c’est aussi d’améliorer les processus de fabrication pour créer un produit durable et écologique. Développer des pratiques standard pour le réseau électrique L’essor des VE nous oblige à penser la voiture comme un composant du réseau électrique plutôt que comme un élément externe. Il est nécessaire de créer des normes permettant aux véhicules électriques de participer activement à la santé du réseau électrique au lieu d'être une charge inutile. Cette forme de relation entre le réseau et les véhicules électriques peut être obtenue par le transfert d'énergie du véhicule au réseau (V2G).  Les nouvelles technologies de conversion intelligente de l'énergie et les capacités de communication avec les services publics intégrées aux VE et aux stations de recharge permettent de réaliser le transfert d'énergie entre véhicules et réseau et de contribuer à la stabilisation du réseau électrique en utilisant la batterie embarquée du VE comme système de stockage d'énergie relié au réseau. Cependant, des obstacles réglementaires entravent actuellement le V2G. Les VE et les stations de recharge devront en fin de compte satisfaire à des normes nouvelles et évolutives en matière d'interconnexion et d'interopérabilité des ERD avec le réseau électrique.  Ainsi, les opérateurs de services publics disposeront des outils dont ils ont besoin dans les systèmes de recharge pour gérer la prolifération des VE, en les utilisant comme une ressource pour répondre à la diversité du bouquet énergétique et aux demandes changeantes du réseau électrique moderne. Ils pourraient recharger les véhicules mais aussi renvoyer l'énergie excédentaire au réseau, ce qui améliorerait la résilience globale. La voie à suivre Si le fordisme avait profondément changé les processus de fabrication industriels,  les véhicules électriques offrent quant à eux une formidable opportunité de remodeler le transport et de réduire l'impact de l'industrie automobile sur la planète. C’est particulièrement vrai en Europe où, après plusieurs décennies de désindustrialisation, certains pays vont devoir atteindre des niveaux de production considérables, dans des délais courts. Pour cela, les parties prenantes devront continuer à trouver des solutions innovantes pour résoudre les nombreux défis annexes qui accompagnent l'arrivée des véhicules électriques sur le marché. Cela passe notamment par des investissements importants en R&D et une collaboration étroite avec les experts de la mesure pour accélérer l’innovation.
>> Lire la suite

VLM Robotics, des machines pour servir les nouveaux besoins de l'industrie du futur (Fri, 03 Feb 2023)
Spécialiste de l’industrie 4.0, VLM Robotics est un fabricant de cellules agiles robotisées de manufacturing. La société produit des machines capables de fabriquer industriellement de très petites séries, voire des pièces à l’unité. Dans un secteur industriel qui tend progressivement à se réorganiser à partir de moyens agiles, la robotique 4.0 permet de résoudre un enjeu majeur pour les industriels : la fragmentation de leur production en micro série et le basculement vers la personnalisation de masse. Précurseur sur ce nouveau segment de marché, la société française VLM Robotics précise sa proposition de valeur : « Au lieu d’avoir une industrie complètement atomisée avec une chaîne de fournisseurs chacun dans sa spécialité, nous pouvons désormais relocaliser, autour d’une seule machine agile, toutes les étapes de valeur ajoutée sur la pièce » explique Philippe Verlet, dirigeant de VLM Robotics « Pour cela, le robot nous est très utile car il est capable de changer ses outils et d’amener plusieurs métiers autour de la pièce qui, elle, ne bouge pas ». Diminution des flux et circuit court, grâce à la continuité numérique La tendance de fond de l’industrie d’aujourd’hui est d’être en capacité de gérer la complexité d’un produit unique à partir de cellules robotisées et multifonctions. C’est justement ce que permet VLM Robotics dont la technologie permet de basculer dans la personnalisation de masse. L’idée est simplement d’avoir une maîtrise de la continuité numérique autour de la machine. Celle-ci repose bien entendu sur des logiciels de CAO, de simulation des procédés, de CFAO mais également sur la commande numérique et l’instrumentation embarquée. Ces nouvelles machines sont réalisées sur-mesure et fonction des besoins du client. « On aborde néanmoins la spécificité à partir de standards machine qui nous sont propres (Compaqt, Gemini…) » précise d’ailleurs Philippe Verlet. À travers ces nouvelles solutions, les industriels peuvent également traiter la demande avec des délais courts et avec très peu de flux. Ils peuvent ainsi s’inscrire dans une démarche RSE plus cohérente. Grâce à ce savoir-faire très singulier en Europe et à sa maîtrise de la robotique avancée, VLM Robotics se place comme un acteur majeur sur ce nouveau segment de marché de la robotique industrielle. L’entreprise est notamment le partenaire innovation de Siemens en France. Elle est d’ailleurs accélérée par Bpifrance dans le cadre du programme 'BPI Accelerator Solution Industrie du Futur'. Ce contenu a été réalisé en partenariat avec OpenMedias. La rédaction de BFM Business n'a pas participé à la réalisation de ce contenu. En partenariat avec OpenMedias
>> Lire la suite

Une bouffée d'Oxygène pour l'ancien site industriel S20 - Informateur Judiciaire (Fri, 03 Feb 2023)
Des bâtiments à l’abandon, des tags et des ronces sur 20 hectares, soit l’équivalent de 20 terrains de foot. Difficile d’imaginer qu’ici, au cœur de la zone d’activités des Ajoncs, à La Roche-sur-Yon, se niche près d’un siècle de l’histoire industrielle de la ville. Les premières entreprises y apparaissent dans les années 1930. Et dans ce lieu emblématique, situé à quelques mètres seulement de l’aéroport d’affaires, on a tour à tour fabriqué des pièces, pour l’aviation puis pour l’automobile, avant de se tourner dans les années 50 vers l’électroménager[1]. À son heure de gloire, dans les années 80-90, l’usine Esswein a employé plus de 2 000 personnes et a produit jusqu’à 300 000 lave-vaisselles par an. Après deux dépôts de bilan, un passage chez Thomson puis Fagor-Brandt, le site est repris en 2014 par trois anciens cadres. Mais en 2019, S20 Industries est placée en liquidation judiciaire à la suite d’un défaut de paiement de son principal client. C’est la fin d’un chapitre. Aujourd’hui, un programme de réindustrialisation baptisé Oxygène doit lui redonner vie. Oxygène comme « O2« , symbole de la molécule chimique, en référence aux chiffre inversés du « 20 » de S20, le dernier occupant du site. D’ici fin 2024, le pôle d’activités hébergera des entreprises industrielles et logistiques, mais aussi artisanales. 30 M€ d’investissements Le promoteur et investisseur LSH, basé à Saint-Herblain, a fait l’acquisition du site fin 2022. Il a confié à Oryon, l’agence de développement économique de La Roche-sur-Yon agglomération, le pilotage du projet en tant qu’assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO). 30 M€ vont être investis pour la réindustrialisation du site divisé en plusieurs lots. L’urgence, c’est sa mise en sécurité. L’ensemble de la zone va être dépollué, désamianté et aménagé, avec une nouvelle voie de circulation pour desservir chaque cellule.  Après une phase de diagnostics en 2022 et 300 sondages effectués pour localiser la pollution, les travaux viennent de commencer. Dans un premier temps, les ouvriers de l’entreprise vendéenne Papyrus Environnement s’attèlent à évacuer, vers les filières de recyclage, les 650 tonnes de déchets laissés sur place : des encombrants, du plastique, des cartons, des transformateurs électriques, du matériel électronique, de la ferraille…  À partir du printemps, l’heure sera au désamiantage, à la déconstruction et à la dépollution des sols infiltrés en hydrocarbures. Ces frais (montant non communiqué) sont à la charge de LSH. L’entreprise Serea, située en Loire-Atlantique, a la charge de cette mission de « landfarming ». « La terre sera collectée et déposée sur des bâches, explique Kévin Lepage, chargé de projet au sein de la société. Une fois déshydratée, des bactéries y seront ajoutées pour la dépolluer. Cette terre saine pourra ensuite être utilisée pour l’aménagement paysager du parc d’activités. Cette opération va prendre un an. » Début 2024 s’engageront alors les travaux d’aménagement global du site, de réseaux et de voieries. Les premières entreprises seront accueillies fin 2024. Du foncier et de l’immobilier Sur les 60 000 m² de bâtiments que compte le site, 50 000 m² seront réhabilités et proposés à la location ou la vente d’ici fin 2024. Les autres seront démolis. Une dizaine de lots bâtis, allant de 600 m² à 36 000 m², seront réhabilités, avant ou après cession. « Ce vaste et dernier espace est l’ancienne unité d’assemblage. Il ne correspond plus forcément aux usages industriels d’aujourd’hui, commente Sébastien Bonnet, directeur général d’Oryon. En fonction des besoins des futurs acquéreurs, cette plateforme pourrait être divisée en six à sept cellules distinctes. » À ces bâtis réhabilités, s’ajoutent une dizaine de terrains nus à bâtir, d’une superficie allant de 2 900 m² à 9 900 m² pour accueillir des projets neufs. Oryon assistera LSH dans la commercialisation du site. Le vingtième et dernier lot, non constructible en raison de son niveau de pollution aux hydrocarbures, sera réhabilité en espaces verts. Il pourrait accueillir un parc photovoltaïque. « Ce n’est qu’une piste de réflexion, insiste Maël Robin, chargé du projet Oxygène chez LSH. La condition, c’est que ces panneaux ne perturbent pas les activités de l’aéroport à proximité. » Le programme Oxygène s’inscrit dans une démarche vertueuse et de réemploi. Un maximum d’arbres seront conservés. « Tout ce qui peut être réutilisé le sera, souligne Ludovic Ouvrard, responsable projet chez Oryon. Par exemple, les enrobés de l’ancienne route seront broyés pour être réutilisés pour la nouvelle voie. Cette route a d’ailleurs vocation à revenir à la collectivité car il y a une réserve d’eau à incendie de 3 000 m3 qui sert à toute la zone. Elle va être vidée et remise en état. Les sédiments restants seront eux aussi décarburés. » Avec ce programme Oxygène, le territoire, peu doté en friches industrielles, répond aux besoins des entrepreneurs sans empiéter davantage sur les terres agricoles. À l’autre bout de la ville, une autre friche de 20 hectares est actuellement en reconversion : celle de l’ancienne usine Michelin. Tourné vers les énergies nouvelles et les mobilités innovantes[2], le projet Atinea ne doit pas entrer en concurrence avec celui des Ajoncs. « Nous veillons à ce que ces deux projets de réindustrialisation soient complémentaires, assure Sébastien Bonnet, même si la vocation n’est pas fléchée. » Quant à Luc Bouard, maire de La Roche-sur-Yon et président de l’agglomération, il espère que ce projet de réindustrialisation porté par LSH va « créer du dynamisme et plusieurs centaines d’emplois. » Le bâtiment tertiaire vendu pour 1 € à LSH En 2016, pour soutenir S20 Industries, l’agglomération yonnaise avait fait l’acquisition, pour près de 800 000 €, d’une parcelle de 5 000 m² où se trouvait un bâtiment tertiaire de 2 400 m². « Nous voulions apporter notre aide pour sauver la centaine d’emplois », indique Luc Bouard. En vain. Fin 2022, la collectivité a cédé cette parcelle pour 1 € symbolique à la société LSH. Les coûts de déconstruction et de désamiantage étaient estimés à 1,5 M€, un prix supérieur au prix d’achat. « Nous avons préféré le vendre à ce prix plutôt que de supporter ces charges », précise l’élu. [1] Lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, micro-ondes… [2] On y trouve la station multi-énergies (BioGNV, hydrogène vert et bornes électriques), ainsi que l’entreprise E-Néo dédiée au rétrofit des poids lourds.
>> Lire la suite

INVITÉ RTL - Pénurie de médicaments : "On en voit le bout", affirme le ministre de l'Industrie (Fri, 03 Feb 2023)
L'inquiétude s'éloigne. Alors que la France a été récemment frappée par des pénuries de médicaments, et notamment de paracétamol et d'amoxicilline, Roland Lescure, ministre délégué chargé de l'Industrie, a affirmé vendredi 3 février sur RTL : "On en voit le bout". "Ces tensions sur ces deux médicaments importants, qui sont beaucoup consommés par les Français, venaient du fait que les industries pharmaceutiques ont mal planifié la sortie de crise du Covid-19. En 2022, la consommation a explosé et les industries n'étaient pas prêtes", a expliqué le membre du gouvernement.  "Je tiens à saluer les efforts des industriels et notamment deux d'entre eux, Upsa qui m'a annoncé qu'il redirigeait un million de doses de paracétamol pédiatrique vers la France et GSK, le principal producteur d'amoxicilline, qui nous annonce aujourd'hui qu'un million de doses vont être réservées à la France dans les semaines qui viennent, ce qui équivaut à un mois de consommation", a détaillé Roland Lescure. "D'ici deux semaines, ça devrait être réglé", a-t-il précisé. "Cette situation (de pénurie) est inacceptable et cela ne peut plus se produire", a encore argué le ministre. "Cela va être réglé pour cette année mais on met en place une feuille de route pour éviter que cela ne se reproduise à nouveau", a-t-il ajouté. La rédaction vous recommande L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail. Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien Lire la suite
>> Lire la suite

 

 

 

 

 

 

 

Derniers communiqués de presse

INDUSTRIE