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Les énergies renouvelables sont-elles (vraiment) utiles à la France ? - Le Figaro (jeu., 06 oct. 2022)
Le débat entre énergies est éminemment politisé. Charlotte Paroielle/Le Figaro LA CONTROVERSE - Un débat très politisé oppose l'électricité atomique décarbonée à l'éolien et au solaire. Pour que chacun se fasse son avis, Le Figaro en revient aux faits. Régulièrement, Le Figaro examine en profondeur les tenants et les aboutissants d'une question qui électrise le débat et divise la classe politique comme la société française. Elles sont promises à une croissance phénoménale ces prochaines décennies par les uns, vouées aux gémonies par les autres. Les énergies renouvelables, éoliennes et solaires, sont construites en masse dans la plupart des pays du globe, afin de décarboner leur production d'électricité dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais la France, avec son parc nucléaire unique au monde, qui produit 70% des kilowattheures français, en a-t-elle vraiment besoin ? Le gouvernement jure que oui. Il a présenté à la rentrée un projet de loi «accélération des renouvelables». Avant même de dévoiler un texte similaire sur le nucléaire. «Le déploiement massif des énergies renouvelables est essentiel pour amplifier notre lutte contre le dérèglement climatique et diminuer notre dépendance aux produits énergétiques importés qui représentent deux tiers de notre consommation», a avancé la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, en présentant le texte. «Le président Macron propose surtout plus d'éoliennes pour défigurer la France et je ne crois pas que ce soit l'urgence», a rétorqué le chef de file des députés LR, Olivier Marleix. Nucléaire contre éoliennes (et, dans une moindre mesure, solaire) : le débat entre énergies est éminemment politisé. Qui a raison ? Qui a tort ? Voici les éléments qui vous permettront de dépasser les oppositions caricaturales et de répondre à cette question : les énergies renouvelables sont-elles (vraiment) utiles à la France ? Les faiblesses de l'éolien et du solaire Tout oppose nucléaire et… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 84% à découvrir. Le Figaro Le Figaro Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité. Continuez à lire votre article pour 0,99€ le premier mois Déjà abonné ? Connectez-vous
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Industrie nucléaire : l'indispensable combustible russe - Infodujour.fr (Thu, 06 Oct 2022)
Le rapport 2022 sur l’industrie nucléaire mondiale met en lumière le rôle de la Russie, producteur d’uranium et leader sur le marché international des nouvelles constructions de centrales nucléaires. La turbine Arabelle équipe la centrale de Hinckley Point C au Royaume Uni. (Capture vidéo GE) La turbine Arabelle équipe la centrale de Hinkley Point C au Royaume-Uni. Ce fleuron de la technologie tricolore est convoité par la société russe Rosatom (Capture vidéo GE) L’invasion de l’Ukraine par la Russie a donné un coup de projecteur sur l’exploitation de centrales nucléaires commerciales pendant une guerre totale, le bombardement de sites de réacteurs commerciaux, l’occupation, par des forces ennemies, d’installations nucléaires et l’exploitation de réacteurs sous la menace physique. Aucune centrale nucléaire au monde n’a été conçue pour fonctionner dans ces conditions, observe The World Nuclear Industrie stutus report 2022 (WNISR 2022). La moitié de l’uranium naturel Le rapport rappelle que si la guerre en Ukraine a mis à nu la dépendance de l’Europe vis-à-vis des combustibles fossiles en provenance de Russie, peu d’attention a été accordée à l’ampleur des interdépendances avec le secteur nucléaire russe. Environ la moitié de l’uranium naturel importé par l’Union européenne (UE) en 2020 a été acheté en Russie, ainsi qu’au Kazakhstan et en Ouzbékistan, deux pays de l’ex-Union soviétique. Cinq jours après le début de l’invasion russe en Ukraine et un jour après que l’Union européenne a fermé son espace aérien à tous les avions russes, le gouvernement slovaque a accordé une autorisation spéciale à un avion russe pour faire entrer dans le pays des assemblages de combustible nucléaire frais. La Slovaquie exploite six réacteurs VVER de conception russe qui, en 2021, ont produit plus de la moitié de son électricité. Deux unités supplémentaires, en construction à Mochovce depuis 1985, devraient démarrer prochainement, avec du combustible russe. L’expédition vers la Slovaquie n’est pas la seule à avoir obtenu une autorisation de vol exceptionnelle pour le combustible nucléaire russe. Outre la Slovaquie, la Bulgarie, la République tchèque, la Finlande et la Hongrie exploitent des VVER et dépendent du combustible russe. Westinghouse, le seul autre fabricant, a jusqu’à présent fourni du combustible VVER principalement à l’Ukraine. Même si l’Ukraine a commencé à se passer du combustible russe il y a plusieurs années, elle n’a converti qu’environ la moitié de ses 15 réacteurs au combustible alternatif. D’autres exploitants européens de VVER ont manifesté leur intérêt pour cette option par le passé et cet intérêt s’est manifestement accru au cours des six derniers mois. Le rôle essentiel de Rosatom Il existe de nombreux autres services fournis par l’industrie nucléaire russe qui mène également des activités conjointes avec plusieurs entités de l’UE. Rosatom coopère avec l’entreprise française EDF depuis 30 ans dans de nombreux domaines. En 2009, Rosatom a racheté l’ancienne entreprise allemande de fabrication de combustible nucléaire Nukem, désormais spécialisée dans le démantèlement. En décembre 2021, Rosatom et Framatome, filiale d’EDF, ont signé un « accord de coopération à long terme » et début 2022, TVEL, filiale de Rosatom, était sur le point de prendre une participation dans l’usine de fabrication de combustible de Framatome à Lingen, en Allemagne. Rosatom devait également acquérir une part de 20 % dans GEAST, le fabricant de turbines d’Arabelle. Ces turbines produisent de l’électricité pour les réacteurs européens à eau pressurisée (EPR) et les centrales VVER de Rosatom. La Russie dominant l’étroit marché international des nouvelles constructions nucléaires, des sanctions contre Rosatom priveraient GEAST, filiale d’EDF, de son principal client. Les délicates sanctions contre la Russie Le Parlement européen a explicitement demandé l’inclusion du secteur nucléaire dans les sanctions contre la Russie. Ces interdépendances commerciales expliquent-elles pourquoi cet appel n’a pas été suivi d’effet ? L’occupation militaire russe des deux sites nucléaires, Tchernobyl et Zaporizhizhia, et l’implication du personnel de Rosatom dans l’exploitation forcée des installations par le personnel ukrainien soulèvent des questions sur les relations des sociétés commerciales, publiques ou privées, avec l’entreprise publique russe. Cela soulève également des questions sur le rôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le directeur général de l’Agence, Rafael Mariano Grossi, a visité les sites nucléaires ukrainiens et a confirmé la présence de Rosatom à Zaporizhizha. Alors que M. Grossi milite pour la création d’une zone de sécurité autour des installations nucléaires, Mikhail Chudakov, ancien responsable de longue date des entreprises Rosatom, reste son directeur général adjoint et chef du département de l’énergie nucléaire de l’AIEA. Avec l’aide de l’AIEA L’Assemblée générale de l’AIEA a débuté le 26 septembre 2022. Ce sera un défi important de clarifier ce que sont et seront les conditions de base de l’assistance technique à l’avenir. Aujourd’hui, la Russie est le pays qui met en œuvre le plus de projets de construction de nouvelles centrales dans le monde, dont beaucoup, sinon la majorité, avec l’aide de l’AIEA. Il est de la plus haute importance que l’AIEA clarifie les conditions dans lesquelles la Russie, l’entreprise publique Rosatom et ses nombreuses filiales peuvent être considérées comme un partenaire responsable de la coopération nucléaire à l’avenir. Les sombres perspectives de l’industrie nucléaire française
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Energie : le gouvernement présente son plan de sobriété énergétique cet après-midi | Actu (Thu, 06 Oct 2022)
Par Rédaction Actu Publié le 6 Oct 22 à 7:23  Actu Suivre ce média La Première ministre Elisabeth Borne lors d'un déplacement à Vaulx-en-Velin (Rhône) dans la banlieue de Lyon vendredi 22 juin 2022. La Première ministre Elisabeth Borne lors d’un déplacement à Vaulx-en-Velin (Rhône) dans la banlieue de Lyon vendredi 22 juin 2022. (©Nicolas Zaugra/ Actu Lyon) Monde du sport, du travail, administrations, commerces, industries… Tous les secteurs ont été sollicités : le gouvernement français présente jeudi 6 octobre 2022 en grande pompe son plan de sobriété énergétique, destiné à préparer un hiver difficile, sans gaz russe et avec de nombreux réacteurs nucléaires arrêtés. Parmi les « dizaines de mesures » prévues, figurent un appel à moins chauffer et moins éclairer, un encouragement au télétravail, une incitation financière au covoiturage ou encore la coupure de l’eau chaude dans les administrations (sauf douches)… Plusieurs ministres sont attendus dans l’après-midi et Elisabeth Borne, la Première ministre, prononcera un discours de clôture à 17h. Objectif : réduire de 10% la consommation d’énergie de la France en deux ans, et dans l’intervalle, faire que le pays passe l’hiver sans coupure de gaz ni d’électricité. À lire aussi Réapprendre à consommer Un demi-siècle après le premier choc pétrolier de 1973, les Français, ménages comme entreprises, vont ainsi devoir réapprendre à réduire leur consommation électrique aux heures de pointe, le matin et le soir, et brûler moins de gaz tout au long de l’hiver, pour économiser les réserves qui sont pleines mais ne suffiront pas. Pour signifier l’urgence, pas moins de neuf ministres se succéderont tout l’après-midi, échangeant avec des élus locaux, des représentants d’entreprises ou encore du Haut conseil pour le climat, pour présenter ces « mesures d’économie », fruit d’un travail de quelques mois. L’événement, au Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, sera clos par la Première ministre Elisabeth Borne. À lire aussi « Un plan volontaire de long terme » C’est elle et sa ministre de la Transition énergétique qui avaient annoncé fin juin le lancement de ce plan, « première marche » pour réduire la consommation énergétique de la France de 40% d’ici à 2050 et œuvrer à la neutralité carbone. « A plus long terme, la sobriété énergétique sera fondamentale pour atteindre nos objectifs climatiques », avaient-elles souligné. Vidéos : en ce moment sur Actu photo prise le 5 octobre 2022 montrant une cuve de stockage de carburant avec le logo Photo prise le 5 octobre 2022 montrant une cuve de stockage de carburant avec le logo « ESSO » de la société ExxonMobil, à Port-Jerome-sur-Seine, près du Havre, nord-ouest de la France. (©AFP/Lou BENOIST) « Ce plan sobriété est un plan volontaire de long terme qui part du terrain et qui a vocation à être irréversible », a dit mercredi la ministre Agnès Pannier-Runacher devant les députés.  Il mobilise au premier chef les grandes entreprises, les grandes collectivités locales et évidemment l'Etat, car l'effort doit venir tout d'abord de ceux qui ont le plus de moyens et de ceux qui ont le plus d'impact. Agnès Pannier-Runacher À lire aussi Eau tiède et télétravail Le chauffage de l’eau représente 10% de l’énergie pour les bâtiments publics, explique-t-on au ministère de la Fonction publique, qui doit aussi annoncer une revalorisation de 15% de l’indemnisation télétravail, à 2,88 euros par jour. Au cœur des préconisations figure le fameux maintien de la température intérieure à 19°C, dans le Code de l’énergie depuis 1978. « C’est la loi, mais les clients nous demandaient plutôt 21°C voire 22, parce que le prix des énergies fossiles était bas », relève Pierre de Montlivault, président de la fédération des services de l’énergie.  Aujourd'hui les conditions sont réunies pour qu'ensemble, entreprises, syndics, bailleurs... le fassent "pour de bon". Pierre de Montlivault Des automobilistes font la queue dans une station service de Total Energies à Marseille, sud de la France, le 3 octobre 2022. Des automobilistes font la queue dans une station service de Total Energies à Marseille, sud de la France, le 3 octobre 2022. (©AFP/Nicolas TUCAT) À lire aussi Diminuer l’éclairage Du côté du sport, représenté jeudi notamment par Tony Estanguet, du comité d’organisation des JO de Paris 2024, on prévoit de baisser le chauffage des équipements, un degré en moins dans les piscines, et une modération des éclairages avant et après matches. Au chapitre de l’éclairage, un décret est paru jeudi au Journal officiel pour généraliser l’extinction des lumières des magasins et des publicités lumineuses entre 1 et 6 heures. Jeudi sera aussi lancée une campagne de communication pour marteler que « chaque geste compte »… Mais « il n’est pas question de demander des efforts supplémentaires aux 12 millions de Français en situation de précarité énergétique », a dit Mme Pannier-Runacher. À lire aussi Aller plus loin Avec la flambée des cours de l’énergie, nourrie par la reprise post-Covid et la guerre en Ukraine mais aussi par les problèmes des réacteurs nucléaires d’Electricité de france (EDF), le mot « sobriété » est arrivé au cœur des politiques publiques, après avoir été souvent tabou. Photo prise le 15 février 2019 montrant le logo d'EDF sur le bâtiment du siège de l'entreprise Electricité de France, à Paris. Photo prise le 15 février 2019 montrant le logo d’EDF sur le bâtiment du siège de l’entreprise Electricité de France, à Paris. (©AFP/Archives/ALAIN JOCARD) D’avance, les ONG environnementales ont salué la démarche du gouvernement, tout en appelant, comme France Nature Environnement (FNE), à « voir plus loin que la fin de l’hiver ». Anne Bringault, qui interviendra jeudi pour le Réseau Action Climat, doute ainsi déjà de l’atteinte de l’objectif de -10% sur deux ans, tant qu’« on en reste essentiellement à des encouragements et incitations, sans suivi prévu des engagements pris et des impacts réels des mesures ». Source : © 2022 AFP Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Actu dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.
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« Recharger les stocks de gaz en 2023 sera un grand défi », alerte le directeur général de l ... (Thu, 06 Oct 2022)
Fatih Birol, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie, à Paris, le 3 octobre 2022. Fatih Birol, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie, à Paris, le 3 octobre 2022. Fatih Birol, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie, à Paris, le 3 octobre 2022. SIMONE PEROLARI POUR « LE MONDE » Alors que l’Europe est plongée dans une crise énergétique inédite et que sa sécurité d’approvisionnement est menacée, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, appelle à la solidarité entre pays européens et avec les économies émergentes. Que pensez-vous de la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), mercredi 5 octobre, de réduire très fortement sa production ? Notre monde n’a jamais connu de crise énergétique d’une telle ampleur, ni d’une telle complexité. Dans ce contexte, augmenter encore les prix du pétrole n’est pas la bonne voie à suivre, c’est mettre de l’huile sur le feu. Cela ne fera qu’accélérer le glissement vers une récession qui affecte les pays émergents plus lourdement que les économies avancées. D’ailleurs, pour la première fois en vingt ans, le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’électricité va augmenter cette année – elles seront vingt millions de plus. Les producteurs de pétrole et de gaz doivent réfléchir aux conséquences de leur décision visant à faire monter encore les prix. L’Europe est-elle prête à faire face à l’hiver ? Quelques jours après l’invasion de l’Ukraine [le 24 février], l’AIE avait présenté un plan pour réduire la consommation de gaz russe et se préparer pour l’hiver. Nous avons fait des suggestions, telles que baisser le thermostat des radiateurs de 2 °C, raccourcir les délais d’autorisation pour les énergies renouvelables, reporter la sortie du nucléaire dans certains Etats. Au départ, de nombreux gouvernements ont jugé que c’était trop radical. Mais la plupart l’ont fait. Aujourd’hui, près de 90 % des stocks européens de gaz sont remplis. S’il n’y a pas de mauvaises surprises, comme le sabotage d’un pipeline ou un hiver extraordinairement long et froid, je pense que l’Europe peut traverser ces mois-là : l’économie prendra des coups, mais l’Union européenne [UE] peut faire face s’il n’y a pas de grands incidents. L’hiver 2023-2024 sera également particulièrement critique… Les stocks de gaz sont pleins à 90 % parce que l’Europe reçoit encore un peu de gaz russe et que la Chine, le premier importateur de gaz naturel liquéfié [GNL] au monde, en a importé 20 % de moins que d’habitude depuis le début du conflit. Mais, en février, les stocks ne seront plus remplis qu’à hauteur de 25 % environ. Or, en 2023, il n’y aura plus de gaz russe, et Pékin devrait importer davantage de GNL. Il n’y aura pas non plus beaucoup de nouveaux flux de GNL sur le marché. Comment les stocks pourront-ils être rechargés entre février 2023 et l’hiver 2023-2024 ? Ce sera un grand défi. Il vous reste 68.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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Plan de sobriété : ce que propose le gouvernement pour éviter les coupures de gaz et d'électricité (Thu, 06 Oct 2022)
[Article publié le jeudi 6 octobre 2022 à 7:22, mis à jour à 16:10] « Il y a urgence à agir, le combat ne s'arrêtera pas à l'hiver 2022-2023 », a affirmé Agnès Pannier-Runacher, ce jeudi. La ministre de la Transition énergétique s'exprimait lors d'une grand-messe au Parc des expositions de la Porte de Versailles d'où elle a sonné la « mobilisation générale ». Pour signifier l'urgence, pas moins de neuf ministres devaient se succéder tout l'après-midi, échangeant avec des élus locaux, des représentants d'entreprises ou encore du Haut conseil pour le climat (HCC), pour présenter ces « mesures d'économie », fruit d'un travail de quelques mois. Objectif: atteindre « 10% de réduction de consommation énergétique », par rapport à 2019, une « première marche » pour atteindre la trajectoire de 40% préconisée pour 2050 par les experts du climat, et dans l'intervalle, faire que le pays passe l'hiver sans coupure de gaz ni d'électricité. Mais cette sobriété sera « choisie », loin de l'« écologie punitive », car ce plan est le fruit d'un « travail de concert » avec l'ensemble du monde économique, a assuré Agnès Pannier-Runacher. Un message appuyé par les propos d'Emmanuel Macron qui a également défendu le plan de sobriété devant des entrepreneurs. « Si la nation toute entière arrive à tenir cet objectif, qui est purement volontariste - il ne faut pas de décret de loi, de choses compliquées -, si on se mobilise tous pour le tenir, dans les pires scénarios on passe l'hiver », a-t-il affirmé. Le président a de nouveau souligné que « l'énergie qu'on sauve, c'est la moins chère". Mais « cela ne veut pas dire "produire moins" ou "aller vers une économie de la décroissance". Pas du tout, la sobriété ça veut juste dire "gagner en efficacité" ». Les ONG approuvent mais demandent un vrai contrôle des engagements D'avance, les ONG environnementales ont salué la démarche du gouvernement, tout en appelant, comme France Nature Environnement (FNE), à « voir plus loin que la fin de l'hiver ». Anne Bringault, qui interviendra jeudi pour le Réseau Action Climat, doute ainsi déjà de l'atteinte de l'objectif de -10% sur deux ans, tant « qu'on en reste essentiellement à des encouragements et incitations, sans suivi prévu des engagements pris et des impacts réels des mesures ». C'est pourtant l'objectif prôné par l'exécutif qui assure vouloir agir à court terme afin d'assurer la sécurité d'approvisionnement en énergie, mais aussi sur le long terme pour répondre à des enjeux de souveraineté énergétique et baisser nos émissions. Devant les ministres, Anne Bringault, pour le Réseau Action Climat, a, en outre, mis en garde contre l'inefficacité de mesures volontaires sans mécanisme de suivi, « sans reporting », « cela risque de démobiliser ». Ce à quoi le gouvernement a répondu qu'il suivrait les consommations hebdomadaires de gaz et d'électricité. Une campagne en 3 axes (« Je baisse, j'éteins, je décale ») et 5 gestes Pour les aiguiller, les Français pourront compter sur une campagne de communication diffusée largement à partir du 10 octobre. Intitulée « chaque geste compte », elle se concentre sur trois axes : « Je baisse, j'éteins, je décale » et détaille cinq gestes à mettre en œuvre dont le premier - que le gouvernement n'a de cesse de marteler depuis plusieurs semaines - est le maintien de la température intérieure à 19°C, comme le prévoit le code de l'énergie depuis 1978. « C'est la loi, mais les clients nous demandaient plutôt 21°C voire 22°C, parce que le prix des énergies fossiles était bas », relève Pierre de Montlivault, président de la fédération des services de l'énergie. « Aujourd'hui, les conditions sont réunies pour qu'ensemble, entreprises, syndics, bailleurs le fassent "pour de bon" ». En outre, les Français seront incités à installer un thermostat, régler leur chauffe-eau à 55°C et rester moins longtemps sous la douche, mais aussi à éteindre leurs appareils en veille. Enfin, le spot de communication les invitera à décaler l'usage de leurs appareils électriques en dehors des horaires de pointe. Pour cela, ils seront informés par le système Ecowatt des périodes où il est nécessaire de réduire sa consommation énergétique. Lire aussiÉlectricité : l'alerte Ecowatt, l'arme française pour éviter les coupures cet hiver Ils pourront également compter sur plusieurs dispositifs d'aide à la rénovation énergétique, a assuré le gouvernement ce jeudi peu avant la prise de parole des différents ministres, professionnels et associatifs, avec en tête « ma Prime Rénov' » dont le financement a été augmenté dans le projet de loi de finance 2023. Le dispositif devrait également être réorienté afin de ne pas bénéficier aux ménages les plus aisés, mais aux plus défavorisés, comme l'avait appris La Tribune en septembre. « L'objectif est de moins aider les CSP+ qui ont changé leurs fenêtres avec le soutien de l'Etat,-  et qui peut être, d'ailleurs, l'auraient fait, sans MaPrimeRenov'-  et de faire en sorte que ce soit surtout les 12 millions de foyers les moins fortunés qui vivent dans des passoires thermiques, qui se lancent dans des travaux », nous expliquait un ministre proche du dossier. 2,6 milliards d'euros vont ainsi être consacrés à la rénovation énergétique des ménages, auxquels s'ajoutent 200 millions d'euros pour les logements ainsi que 150 millions d'euros pour les bâtiments publics d'Etat, soit quasiment 3 milliards au total, s'est félicité l'exécutif. Une plateforme pour les entreprises Du côté des efforts demandés aux entreprises, les partenaires sociaux se sont entendus sur quinze actions à mettre en œuvre et la mise en place d'une plateforme, « Les entreprises s'engagent », sur laquelle lesdites entreprises seront invitées à énoncer les engagements qu'elles sont prêtes à prendre autour de quatre axes : la lutte contre le gaspillage énergétique, l'efficacité énergétique, la mobilité, et l'organisation du travail. Un Etat qui se veut exemplaire Si tous les Français, des ménages aux entreprises, sont sollicités, l'Etat veut d'abord montrer l'exemple en se fixant pour objectif de passer d'une consommation d'énergie de 20 térawattheures (TWh) par an, soit l'équivalent de la consommation de l'ensemble des foyers parisiens (3 millions de personnes) à celle d'une ville comme Montpellier (300.000 habitants). Un plan qui se concentre sur deux axes et trente mesures. D'une part, l'immobilier, avec un investissement de 150 millions d'euros pour accompagner les administrations dans la rénovation de chaudières, l'installation de thermostats intelligents, le recours au photovoltaïque... Les établissements publics appliqueront bien sûr, eux aussi, la baisse du chauffage à 19°C, mais « il n'y a pas d'obligation dans le sens où il n'y aura pas de police des températures », a déclaré la ministre de la Transition écologique. Est aussi demandé le décalage de quinze jours du début et de la fin de la période de chauffe ainsi que la suppression de l'eau chaude pour se laver les mains, mesure qui représente une économie de 20 millions d'euros. Le plan prévoit également un numérique plus responsable consistant notamment en la suppression des écrans non essentiels D'autre part, la mobilité, avec la limitation de la vitesse à 110 km/h maximum pour les agents de la fonction publique en déplacements professionnels et une augmentation du forfait mobilité durable pour les agents de la fonction publique de 200 à 300 euros. Enfin, concernant le télétravail, son forfait, pour ceux qui en bénéficient, va être accru, passant l'indemnité journalière de 2,50 euros à 2,85 euros soit une hausse de 15%. Le télétravail n'a toutefois d'intérêt que s'il permet de fermer (et donc d'arrêter de chauffer) des bâtiments pendant plusieurs jours de suite. Lire aussiLogistique : le double levier de l'immobilier et du transport pour atteindre la sobriété énergétique La culture et le sport mis à contribution Enfin, concernant la culture et le sport, plusieurs mesures ont d'ores et déjà été actées au sein des établissements culturels notamment à La Villette qui va diminuer les périodes de chauffe de deux heures par jour ou encore l'Opéra Bastille avec 1h30 d'éclairage quotidien en moins de son écran géant en façade (photo ci-dessous. Crédit Reuters). Le Musée d'Orsay est, quant à lui, parvenu à réduire sa consommation énergétique d'un tiers grâce à l'installation d'ampoules LED. Dans les cinémas, l'éclairage sera éteint lorsque l'établissement sera fermé tout comme les machines non utilisées. Opéra Bastille, écran géant, Le plan énergétique du sport sera, lui, dévoilé le 23 octobre. En attendant, des mesures comme la diminution de l'éclairage et du chauffage dans les infrastructures comme les gymnases et la réduction de 1°C en moyenne de la température des bassins des piscines, particulièrement énergivores, ont d'ores et déjà été actées. Lire aussi« Il faut que les projets d'énergies renouvelables soient vécus comme des chances pour les territoires », Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique [embedded content] ______ ZOOM - Les partenaires sociaux se mettent au diapason Régulation de la température des bureaux, aménagement du temps de travail, désignation de « référents » sobriété : le Medef a transmis au gouvernement un « compte-rendu » des discussions des partenaires. Première proposition, « réguler (les) températures sur les lieux de travail ». Le texte rappelle « l'utilité d'optimiser les températures de chauffage à 19°C et de climatisation à 26°C dans la mesure du possible » tout en soulignant que cela « ne doit pas nuire au bien-être, à la santé et à la sécurité des salariés (...) qui occupent des postes statiques ». Cette mesure doit passer, selon les syndicats, par des "discussions dans le cadre de la négociation et du dialogue social de proximité". Seconde proposition consensuelle, « lutter contre le gaspillage énergétique » : il faut « éteindre les enseignes, changer les ampoules par des LED, fermer les portes », mettre en veille le matériel électrique... Troisième point, le plus sujet à crispations: « aménager le temps de travail ». Pour le patronat, « des aménagements du temps de travail peuvent permettre de diminuer la consommation d'énergie », ou de lisser des pics, notamment par « des plages horaires de travail différenciées ». Pour les syndicats, « cela doit se faire par une négociation avec les partenaires sociaux », écrivent les auteurs. Selon des sources syndicales, les représentants des salariés craignent que le patronat ne prenne appui sur cet argument pour étendre le travail de nuit ou le week-end, et plus largement accroître la flexibilité du temps de travail. Ils s'accordent en revanche sur l'instauration de « référents de la sobriété énergétique », le refus d'une « généralisation systématique du télétravail », la nécessité d'envisager « des investissements à plus long terme » (rénovation de bâtiments, énergies renouvelables), l'intérêt d'un système de « météo énergie » (Ecowatt), l'encouragement au « développement des transports ferroviaires et fluviaux ». Lire aussiComment la sobriété devrait contraindre les villes à repenser leur modèle économique (Avec AFP) 06 Oct 2022, 16:07 Rédiger un commentaire
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Le biogaz, une énergie valorisant tout type de déchets - ladepeche.fr (Thu, 06 Oct 2022)
l'essentiel Énergie. Le prix du gaz connaît une forte augmentation depuis deux ans. Si les prix réglementés permettent d’amortir le choc pour certains, de nombreux particuliers tentent de composer avec une facture toujours plus lourde lorsque la citerne doit être remplie. Gaz: la situation est explosive Le stockage de bonbonnes interdit Alternative écologique au gaz naturel, le bio gaz peut servir à produire du chauffage, de l’électricité et de carburant aux véhicules GNV. Ce gaz provient de la dégradation biologique de matières organiques, appelée "méthanisation". Ce processus de fermentation peut être obtenu à partir de déchets non dangereux, de matières végétales, de boues de stations d’épuration ou de lisiers provenant d’élevages d’animaux. C’est donc une énergie renouvelable permettant de valoriser tous types de déchets organiques. Deuxième avantage : le digestat. Obtenu en fin de cycle, le digestat désigne les résidus résultant de la méthanisation de matières organiques. Riche en azote, il peut être utilisé comme compost après traitement, offrant ainsi une alternative intéressante aux engrais agricoles. En 2021, la France a doublé son volume de production de biogaz par rapport à l’année précédente, mais il ne pèse encore, en 2022, que 2 % de sa consommation de gaz. L’État, qui vise une part de 10 % de biométhane dans la consommation totale en 2030, pourrait relever son objectif dans la prochaine loi de programmation. La filière estime qu’elle peut atteindre 15 % d’ici la fin de la décennie Le 26 septembre, après que plusieurs explosions ont eu touché les pipelines de la mer Baltique, la crainte est devenue une réalité: l’Europe de l’Ouest se retrouve coupée d’une grande partie du gaz russe. A l’aube de l’hiver, c’est une nouvelle source d’énergie qui se raréfie dans nos contrées. En France, l’approvisionnement en gaz était issu à 17% des importations russes. Une situation enviable si on la compare à l’Allemagne, totalement dépendante de la Russie sur la question. La population française reste cependant vulnérable aux tensions du marché énergétique. Environ cinq millions de foyers sont chauffés au gaz. Les ménages raccordés au gaz de ville le savent : le prix dépend de la zone tarifaire dans laquelle se situe la commune. Il existe six zones tarifaires en France. Elles s’expliquent par les variations de coûts d’acheminement depuis le lieu de stockage et par la complexité du réseau ou de l’altitude du lieu desservi. La zone tarifaire dans laquelle se situe une commune détermine donc les prix du gaz et de l’abonnement. La zone 1 a le prix du kWh le moins cher et la zone 6 le plus cher. Villefranche est situé en zone 3. Le kWH oscille entre 8,87 et 11,21 centimes, selon le type d’usage. Pour la consommation d’un ménage utilisant le gaz pour la cuisine, l’eau chaude et le chauffage, il faut compter entre 6000 et 30 000 kWh par an. Le tarif réglementé permet de limiter l’abonnement à 250 euros par an. Pour ceux qui doivent se fournir par eux-mêmes, le constat est plus douloureux. À quelques kilomètres de Lanuéjouls, Jean-Marc et son épouse ont emménagé il y a trois ans dans une maison ancienne, élégamment rénovée et équipée par l’ancien propriétaire d’une citerne aérienne à gaz. "La remplir est devenu de plus en plus douloureux, reconnaît Jean-Marc. Cette année, nous en avons pour presque 3000 euros. Chaque année, ça augmente. Ça n’a pas commencé avec la guerre en Ukraine !" Pourtant, le couple a essayé de nombreuses astuces pour réduire la note. Ils ont fait revoir l’isolation thermique de leur demeure, ils se limitent sur le chauffage et l’eau chaude et essaient même de cuisiner "malin", en favorisant l’autocuiseur et en s’appliquant à bien couvrir la casserole, pour que ça chauffe plus vite. Malgré tout, la facture s’alourdit. "Le prix du gaz augmente plus vite que nos efforts réduisent la consommation, déplore Jean-Marc. Et puis, le prix proposé par le fournisseur est souvent trompeur. Il peut masquer des frais cachés, par toujours compréhensibles à la lecture des conditions particulières. Nous étudions toutes les possibilités de changer notre source d’énergie. Nous n’aurons pas le choix, que ce soit pour des raisons économiques ou légales, puisque les chaudières à gaz vont devoir disparaître. " Pas tout à fait. La nouvelle réglementation environnementale RE 2020 ne concernent que les bâtiments neufs. Mais le gaz n’étant pas une énergie renouvelable, la tendance actuelle semble indiquer sa possible interdiction dans les prochaines années. Reste à trouver une énergie aussi efficace, aussi abondante. Mais nettement moins chère.
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Nord Stream. La Russie prête à livrer du gaz à l'Europe via une ligne non endommagée du gazoduc (Thu, 06 Oct 2022)
La Russie a annoncé, mercredi 5 octobre 2022, être prête à livrer du gaz à l’Europe via le gazoduc Nord Stream 2, dont une des lignes n’a pas été endommagée par des fuites. Le gazoduc Nord Stream 2 à Lubmin, en Allemagne, en septembre 2022. Le gazoduc Nord Stream 2 à Lubmin, en Allemagne, en septembre 2022. | REUTERS / FABRIZIO BENSCH / FILE PHOTO Voir en plein écran fermer Le gazoduc Nord Stream 2 à Lubmin, en Allemagne, en septembre 2022. Le gazoduc Nord Stream 2 à Lubmin, en Allemagne, en septembre 2022. | REUTERS / FABRIZIO BENSCH / FILE PHOTO Ouest-France avec AFP. Publié le 05/10/2022 à 18h30 Lire plus tard Newsletter Économie Chaque samedi, ce qu’il faut retenir de l’actualité économique de la semaine Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par Ouest-France pour recevoir notre newsletter. En savoir plus. La Russie s’est dit, mercredi 5 octobre 2022, prête à livrer du gaz à l’Europe via le gazoduc Nord Stream 2, dont une des lignes n’a pas été endommagée par des fuites, a annoncé le vice-Premier ministre en charge de l’Énergie, Alexandre Novak. Lire aussi : Nord Stream. D’énormes quantités de méthane dans l’atmosphère après les fuites L’Opep+ réunie à Vienne « Si les décisions juridiques nécessaires sont prises par les Européens concernant sa certification et la suppression des restrictions, je pense que la Russie pourrait, dans un court laps de temps, fournir du gaz via cette ligne », a déclaré Alexandre Novak à la télévision russe à l’issue d’une réunion des pays de l’Opep+ à Vienne. chevron_gauchechevron_droite
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En diminuant leur production de pétrole, les pays de l'Opep + vont “aider Moscou” (Thu, 06 Oct 2022)
Pour The Wall Street Journal, il s’agit d’une décision “susceptible de faire grimper les prix mondiaux déjà élevés de l’énergie et d’aider la Russie, exportatrice de pétrole, à payer sa guerre en Ukraine”. Mercredi 5 octobre, rapporte le quotidien américain, les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) “ont annoncé une forte réduction de la production de pétrole, à hauteur de 2 millions de barils par jour en moins, ce qui représente environ 2 % de la production mondiale”. Une décision qui a été prise en accord avec d’autres pays alliés des 13 membres de l’Opep, réunis au sein d’une alliance nommée Opep +, dont fait partie la Russie. Les effets de ces mesures pour Moscou sont justement au cœur de l’analyse du quotidien économique, qui explique que, selon les experts, “cette décision serait une grande victoire pour la Russie, qui a perdu environ 1 million de barils par jour de production de pétrole depuis le début de la guerre, en février”. Le Kremlin devrait en effet voir les profits de ses exportations augmenter, dans un contexte où le pouvoir russe est menacé par “la perspective d’un embargo de l’Union européenne sur le pétrole et le plafonnement des prix de celui-ci décidé par le G7”. Une décision qui “déçoit” Joe Biden En privé, certains délégués de l’Opep + auraient d’ailleurs confirmé au Wall Street Journal que cette diminution de la production permettrait de compenser la perte de parts de marché de la Russie. Mieux, les délégués auraient reconnu que cette décision “représentait un effort sans précédent de la part des plus grands producteurs de pétrole pour aider ensemble la Russie, aux prises avec les problèmes économiques et politiques causés par la guerre en Ukraine”. Une mesure qui, évidemment, arrange aussi les pétromonarchies de l’Opep, mais qui déplaît fortement aux États-Unis. Et en effet, nous apprend le site du journal américain The Hill, à travers un communiqué, la Maison-Blanche a déjà fait savoir que Joe Biden était “déçu” par une décision “qui aura un impact très négatif sur les pays à moyen et bas revenus, qui souffrent déjà des prix élevés de l’énergie”. Element inconnu
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Panneaux photovoltaïques : un nouveau record vient d'être battu en matière de rendement (Thu, 06 Oct 2022)
06h52, le 06 octobre 2022 Anicet Mbida nous livre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation. Ce jeudi, il s'intéresse à un nouveau record qui vient d’être battu en matière de rendement des panneaux photovoltaïques. L’innovation du jour, c’est un nouveau record qui vient d’être battu en matière de rendement des panneaux photovoltaïques. Incroyable la vitesse à laquelle on arrive aujourd’hui à augmenter les performances des panneaux solaires. Il y a cinq ans, on obtenait des rendements d’à peine 13-14% (il n’y avait donc que 14% des rayons solaires qui étaient convertis en électricité). Il y a deux ans, on est monté à 25%. Et aujourd’hui, nouveau record ! Une équipe de scientifiques des Pays-Bas vient de dépasser la barrière magique des 30%. Pourquoi magique ? Parce qu’on est très proche du rendement théorique maximal d’un panneau solaire. L’intérêt de toutes ces optimisations : elles font chuter les prix du solaire puisqu’on arrive à générer plus d’électricité sur la même surface. En dix ans, les coûts se sont écroulés de 82%. C’est la baisse la plus importante parmi l’ensemble des énergies renouvelables (IRENA). Mais si l'on s’approche du maximum théorique, ça veut dire qu’on va commencer à stagner. Qu’il y aura moins de progrès. Pas forcément. Car pour atteindre ce fameux « maximum théorique », les scientifiques ont transformé la lumière visible en électricité, mais aussi les rayonnements invisibles, les ultraviolets notamment. C’est possible grâce à un nouveau matériau très prometteur : la pérovskite. Avec cette sorte de cristal, on pourrait repousser le rendement théorique maximal à plus de 60%, deux fois plus haut que la limite actuelle. Donc potentiellement, le coût de l’énergie solaire pourrait encore être divisé par deux dans les prochaines années. Très bien, mais ça ne fonctionnera toujours pas la nuit, ni les jours de mauvais temps. Même s’il bat record sur record en matière de rendement, l’énergie solaire a besoin de soleil. Elle reste la plus intermittente des énergies renouvelables. Certes, on travaille sur des panneaux qui pourraient fonctionner la nuit. Au lieu de convertir la lumière en électricité, ce sont les flux de chaleur, entre la nuit et le jour, qui sont transformés en électricité. Là aussi, c’est très prometteur. Mais la technique a encore du mal à sortir des laboratoires. Finalement, l’enjeu reste le même : arriver à stocker l’énergie de façon simple et bon marché. Sinon on aura beaucoup de mal à profiter des avancées scientifiques.
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Energie : l'Arabie saoudite et la Russie veulent un pétrole plus cher - Le Monde (Thu, 06 Oct 2022)
La ministre de l’énergie saoudien, Abdulaziz bin Salman Al Saud, arrive à la réunion de l’OPEP, à Vienne, le 5  octobre. La ministre de l’énergie saoudien, Abdulaziz bin Salman Al Saud, arrive à la réunion de l’OPEP, à Vienne, le 5  octobre. La ministre de l’énergie saoudien, Abdulaziz bin Salman Al Saud, arrive à la réunion de l’OPEP, à Vienne, le 5  octobre. VLADIMIR SIMICEK / AFP On ne sait pas ce qu’il faut retenir en priorité de la décision conjointe de l’Arabie saoudite et de la Russie, mercredi 5 octobre, de resserrer vigoureusement les vannes pétrolières : une mesure économique qui va soutenir les cours de l’or noir et entraîner une hausse du prix des carburants ; ou l’entente cordiale affichée par le royaume wahhabite et le régime de Vladimir Poutine à la barbe des pays occidentaux, et surtout des Etats-Unis, qui demandent en vain aux pays du golfe arabo-persique de pomper davantage ? Réunis au siège de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), à Vienne, pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020, les treize membres du cartel et leurs dix partenaires, regroupés au sein de l’OPEP +, ont décidé de réduire leur production quotidienne de 2 millions de barils (2 % de la demande mondiale), la plus forte baisse décidée depuis avril 2020. Ils avaient alors retiré 10 millions de barils par jour du marché après l’effondrement de la consommation – et des cours – liée au confinement mondial décrété au début de la pandémie. Les pays producteurs s’inquiètent de la baisse tendancielle des cours depuis début juin, où le baril valait 125 dollars (126 euros), après avoir atteint 140 dollars au début de la guerre en Ukraine. Ils redoutent d’être pris de court par une récession fin 2022-début 2023, alimentée par la remontée des taux d’intérêt et par la vigueur du dollar. Le bulletin mensuel de l’OPEP, mi-septembre, soulignait ces risques macroéconomiques, sans être pour autant alarmiste sur la conjoncture mondiale. L’OPEP veut aujourd’hui « des prix autour de 90 dollars », a indiqué le ministre nigérian du pétrole, Timipre Sylva, à l’issue de la réunion. Une rebuffade pour Washington Au moment où les ministres de l’énergie se réunissaient à Vienne, le Brent de la mer du Nord s’échangeait à 91 dollars et le West Texas intermediate (WTI) américain à 86 dollars. Les marchés avaient anticipé, au début de la semaine, une baisse de 500 000 à 1 million de barils, et les cours ne se sont pas envolés à l’annonce de l’OPEP + : le brent pour livraison en décembre a clôturé à 93,37 (+ 1,70 %) à Londres, le WTI, à 87,76 dollars (+ 1,43 %) à New York. « La hausse des prix sera limitée », estime Jorge Leon, vice-président de Rystad Energy, dans une note publiée par le cabinet spécialisé norvégien, mercredi, peu avant l’annonce de l’OPEP +. L’expert avance trois raisons. La baisse ne pourra être intégralement mise en œuvre, le cartel produisant déjà 3,5 millions de barils de moins que son plafond officiel. De plus, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït sont seuls capables de porter cet effort. Enfin, le marché devrait être en excédent au quatrième trimestre, grâce à une production américaine à son plus haut niveau depuis fin 2019. Rystad Energy a calculé qu’une baisse affichée de 1,5 million de barils par jour (et une baisse réelle de près d’un million) pousserait le baril à près de 100 dollars. Il vous reste 52.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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