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Visualisez la hausse de l'électricité éolienne et solaire en Europe depuis la guerre en Ukraine (ven., 03 févr. 2023)
En 2022, dans l’Union européenne (UE), l’électricité a été majoritairement produite à partir de l’énergie solaire et éolienne. Avec 22,28 % du mix énergétique, ces sources d’électricité renouvelables dépassent pour la première fois le nucléaire (21,92 %) et demeurent devant le gaz (19,91 %), le charbon (15,99 %) et l’hydraulique (10,12 %), selon les données du Think Tank britannique Ember. La quantité d’électricité produite au sein de l’UE à partir d’énergies fossiles devrait diminuer encore en 2023, car les Vingt-Sept privilégient les options de remplacement au gaz russe, dont la fourniture a quasiment cessé depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, en février 2022. A l’image de l’Allemagne, qui importait encore 60 % de son gaz de Russie en septembre 2021, contre 0 % un an plus tard. En revanche, si l’UE a toujours une dépendance forte aux énergies fossiles, « l’accent est désormais mis sur la réduction rapide de la demande de gaz, tout en baissant graduellement l’électricité produite à partir de charbon », selon Ember, qui note que ce mouvement favorise « la montée en puissance des énergies renouvelables ». En 2022, la première source d’électricité des Vingt-Sept a été l’éolien et le solaire Ce graphique présente le pourcentage de production d’électricité dans l’Union européenne par origine, depuis 2000. Source : Ember Climate La production nucléaire devrait rester assez stable en 2023, avec le retour de la disponibilité des centrales françaises, qui compenseront la fermeture programmée des centrales nucléaires allemandes. L’électricité d’origine hydraulique devrait retrouver des couleurs en 2023, après une année 2022 marquée par la sécheresse, et produire environ 40 térawattheures supplémentaires. Enfin, l’écart de production dû à la fermeture de centrales nucléaires (temporaire pour les centrales françaises et définitives pour les allemandes) a été compensé à hauteur de 85 % par les renouvelables. Mais 15 % l’ont été avec des énergies fossiles, et surtout le charbon, plus économique que le gaz. Or, cette production est très émettrice de gaz à effet de serre, ce qui explique leur hausse de 3,9 % entre 2021 et 2022. Un rebond des émissions de CO2 liées à la production d’électricité Ce graphique présente les émissions de CO2 dans l’UE pour produire de l’électricité de 2000 à 2022, en millions de tonnes. Source : Ember Climate La série « En un graphique » des Décodeurs éclaire l’actualité sous forme visuelle. Retrouvez tous les articles dans notre rubrique.
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Hausse du coût de l'énergie : en Île-de-France, la géothermie va passer à la vitesse supérieure (Fri, 03 Feb 2023)
Sur le site de la société Celsius Energy à Clamart (Hauts-de-Seine), la ministre de la Transition énergétique a présenté ce jeudi le plan d’action du gouvernement pour accélérer le déploiement de la géothermie. Explications. Clamart, ce jeudi. «L’objet du plan d’action, c'est faire de la France un leader de la géothermie en Europe tant en termes de production d’énergies renouvelables que de filière industrielle», a martelé la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. LP/H.D. Clamart, ce jeudi. «L’objet du plan d’action, c'est faire de la France un leader de la géothermie en Europe tant en termes de production d’énergies renouvelables que de filière industrielle», a martelé la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. LP/H.D. Dans la rubrique Hauts-de-Seine Hauts-de-Seine
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Durée de vie des centrales, nouveaux réacteurs, déchets ultimes : ce qu'il faut retenir du ... (Fri, 03 Feb 2023)
Le Président de la République a réuni ce vendredi 3 février un Conseil de Politique Nucléaire (CPN). L'objectif mettre en oeuvre la relance du nucléaire français. Il y a un an, Emmanuel Macron avait annoncé, lors du discours de Belfort, la relance de la filière nucléaire française et la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR2 avec l’objectif des premières mises en service d’ici 2035 au plus tard. L'objectif était de reprendre en main "l'avenir énergétique du pays et de renforcer notre sécurité d’approvisionnement et notre souveraineté", indique la présidence de la République. La prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie sera présentée en juin 2023 avant un débat au Parlement sur la loi de programmation de l’énergie et du climat. A lire aussi : Énergie : Emmanuel Macron annonce la construction de six nouveaux nucléaires EPR2 d'ici 2035 6 nouveaux EPR Ce conseil de politique nucléaire (CPN) a validé le lancement d’études permettant de préparer la prolongation de la durée de vie des centrales existantes à 60 ans et au-delà, dans des conditions strictes de sûreté garanties par l’Autorité de Sureté Nucléaire. Le CPN a également passé en revue les principaux sujets relatifs au programme de construction des 6 nouveaux réacteurs nucléaire EPR2 qui fait l’objet d’un débat public se terminant fin février. Ses conclusions seront intégrées dans la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Pour permettre la sécurisation du calendrier de mise en service de ces réacteurs, le gouvernement prévoit notamment de réduire les délais de certaines procédures administratives et de permettre un déroulement optimal des chantiers de construction. Une délégation interministérielle au nouveau nucléaire (DINN) sera chargée de la coordination.  Des "petits" réacteurs La mise en place du nouveau programme nucléaire français passe aussi par le développement de programmes de petits réacteurs modulaires (SMR) et de réacteurs innovants (AMR), un des enjeux de France 2030. Le CPN a acté l’accélération de ces travaux. "Le rôle d’animation du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) sera renforcé afin qu’il apporte son soutien et son appui au développement de ces projets", est-il précisé. La relance du nucléaire implique une réflexion en profondeur sur la question du cycle du combustible afin que la France conserve et renforce son autonomie stratégique. Le CPN a par ailleurs engagé l’ensemble des acteurs dans une réflexion pour tirer les conséquences de la relance du programme nucléaire français. Corollaire indispensable, des études vont également être lancées sur la gestion des déchets ultimes. Accélérer la formation aux métiers du nucléaire Afin de maîtriser l’ensemble des enjeux et de la filière nucléaire, le CPN a en outre validé la construction d’un grand plan de formation aux métiers du nucléaire et a acté le lancement de premiers projets qui seront présentés prochainement. Le Président de la République s'est engagé à réunir deux fois par an le Conseil de Politique Nucléaire en juin et en décembre. 
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Après le vote du Sénat sur le nucléaire, la CNDP devrait interrompre le débat public (Fri, 03 Feb 2023)
Mardi 24 janvier, le Réseau « Sortir du nucléaire » et Greenpeace ont décidé de claquer la porte du débat public en cours sur le projet de construction de six nouveaux réacteurs nucléaires. Cette décision des principales associations d’opposants a été annoncée à la suite du vote par le Sénat, le même jour, d’un projet de loi relatif à, notamment, « l’accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires ». A quoi bon en effet consulter les citoyens sur un projet si, simultanément, on le vote ? Il est navrant que des militants antinucléaires aient empêché le bon déroulement de la dernière session en date du débat public, le 26 janvier à Lille, ce qui a contraint les organisateurs à la stopper et à la reporter, comme ils s’en sont expliqués. Il est en revanche bien compréhensible que les opposants à la relance du nucléaire ne veuillent plus participer à ce débat. Et l’on attendrait de la Commission nationale du débat public (CNDP) qu’elle suspende jusqu’à nouvel ordre un débat dont elle a été saisie, mais qui a de fait été abrogé par le texte adopté le 24 janvier par le Sénat et qui va à présent être examiné par l’Assemblée nationale. En effet, dans sa rédaction actuelle, le texte en discussion pose le principe du lancement de la construction de nouveaux réacteurs – ce qui rend caduque toute idée de débat public préalable à la décision souveraine de la représentation nationale –, à la différence du projet de loi du gouvernement déposé le 2 novembre sur le bureau du Sénat et qui ne préjugeait pas de cette décision. Rembobinons un peu le film. Le 9 novembre 2021, dans sa neuvième adresse aux Français depuis la crise du Covid, Emmanuel Macron fait une déclaration historique : « Nous allons relancer la construction de réacteurs nucléaires. » C’est la première fois qu’un président français fait une annonce claire au sujet d’un programme de nouveaux réacteurs. Annonce suivie le 10 février 2022 par un discours à Belfort, où le chef de l’Etat précise son plan et annonce des « décisions fortes ». Ce n’est cependant pas au président que revient la décision de relancer le nucléaire mais au Parlement. Et la loi énergie-climat de 2019 dispose que les futures orientations de la politique énergétique – dont la relance du nucléaire – feront l’objet d’une loi de programmation quinquennale sur l’énergie et le climat (LPEC), dont la première doit être votée avant le 1er juillet 2023. Un ersatz de démocratie participative Par ailleurs, un article assassin de cette même loi – et à l’époque passé inaperçu – a permis que les orientations de la future LPEC puissent faire l’objet d’une simple concertation organisée par le maître d’ouvrage, l’Etat en l’occurrence, et non d’un débat public organisé par la CNDP, autorité administrative indépendante de toutes les parties prenantes. Cette concertation sur le futur mix énergétique, organisée entre le 20 octobre et le 18 janvier, a pris la forme d’une douzaine de réunions publiques en région, d’un forum des jeunes et d’une consultation en ligne. Un processus largement confidentiel et un ersatz de démocratie participative sur un enjeu pourtant majeur. La saisine de la CNDP est toutefois obligatoire pour tout projet ou programme d’infrastructure impactant l’environnement. D’où le débat public qu’elle a organisé en toute indépendance sur le programme porté par EDF et l’Etat de construire six réacteurs EPR2, dont, pour commencer, le projet de Penly (Normandie). Ce débat public sur le nouveau nucléaire sous l’égide de la CNDP s’est ouvert le 27 octobre dernier et doit s’achever le 27 février. Ce double processus, d’une part, une concertation gouvernementale sur la politique énergie-climat (dont le nucléaire est un élément), et, d’autre part, un débat public conduit par la CNDP sur un programme de six nouveaux réacteurs nucléaires (un élément d’un ensemble plus vaste qu’est la politique énergie-climat), a d’emblée fragilisé et faussé la consultation des citoyens. Impossible en effet de discuter sérieusement de la place du nucléaire dans le mix énergétique de demain si on ne traite pas en même temps des questions d’économie d’énergie et de déploiement des énergies renouvelables. Le Sénat sourd au débat public L’édifice s’est encore plus fissuré lorsque, le 2 novembre, une semaine à peine après l’ouverture du débat public sur les futurs EPR, le gouvernement a présenté son projet de loi d’accélération des procédures relatives au nouveau nucléaire. Toutefois, l’objet de ce texte n’était pas de donner le feu vert à de nouveaux réacteurs, mais de permettre d’anticiper ou d’accélérer les procédures une fois l’accord du Parlement donné avec le vote de la future LPEC prévu à l’été prochain. Exemple : en attendant la décision de construire de nouveaux réacteurs, pouvoir déroger aux règles d’urbanisme et engager rapidement des travaux d’aménagement sur le site de Penly. Formellement tout du moins, les principes démocratiques étaient saufs, puisque la décision sur le fond, construire ou pas des nouveaux réacteurs, était soumise à un vote intervenant après la remise des conclusions du débat public. Las, le Sénat a ajouté dans ce projet de loi plusieurs articles qui en font une véritable loi de relance du nucléaire, et non uniquement une loi d’allègement des procédures dans ce domaine. En particulier, un nouvel article 1er B qui « [maintient] la part du nucléaire à plus de 50 % à l’horizon 2050 ». Compte tenu de l’âge atteint par les réacteurs du parc actuel, un tel objectif suppose a minima d’avoir mis en service quatorze nouveaux réacteurs EPR à cet horizon, comme modélisé dans les travaux de RTE, le gestionnaire des réseaux de transport de l’électricité. Poser un tel objectif chiffré n’a aucun sens sans discussion préalable approfondie de sa faisabilité, de son opportunité et de son articulation avec les autres composantes de la politique énergétique et climatique. C’est précisément ce à quoi est supposée s’atteler la future LPEC. Par ailleurs, légiférer sur la relance du nucléaire avant même d’avoir écouté les conclusions du débat public, comme vient de le faire le Sénat à une écrasante majorité (239 voix pour, 16 voix contre dont 11 du groupe Ecologiste), c’est définitivement signifier aux citoyens que leur consultation sur ce sujet est une farce. Le 18 janvier, à la suite de l’introduction de l’amendement sénatorial sur le maintien de la part du nucléaire à plus de 50 %, Chantal Jouanno, présidente de la CNDP et Michel Badré, président du débat public sur le nouveau nucléaire, ont publié un communiqué qui concluait : « Une telle mesure, anticipant de quelques mois un débat relevant du projet de loi de programmation énergétique, ne change rien aux délais de réalisation éventuelle d’un programme de relance du nucléaire : les enjeux d’ingénierie, de formation et d’emploi ou de mise en place du financement, sans aucun doute les plus déterminants sur le calendrier de réalisation, ne relèvent en rien de cette anticipation mineure. Elle revient en revanche à considérer comme sans intérêt pour définir la stratégie énergétique les interrogations, les remarques et les propositions faites lors du débat public en cours. » Dans ce déni de démocratie, le gouvernement n’est pas en reste : on ne l’a pas entendu rappeler aux parlementaires que pour voter sur le fond, il fallait attendre les conclusions du débat public. Si la CNDP n’en tire pas, elle aussi, des conclusions, elle risque de perdre sa crédibilité.
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Pompe à chaleur : l'aide pour le passage à la géothermie augmente (Fri, 03 Feb 2023)
Le gouvernement a annoncé une hausse et une généralisation de la prime pour l’achat d’une pompe à chaleur géothermique. Le chauffage reste le principal poste de dépense énergétique des ménages avec environ 50 % de l’énergie consommée. L’installation d’une pompe à chaleur géothermique peut permettre de largement limiter cette consommation et de réaliser d’importantes économies. Mais son usage reste marginal malgré les aides en place. Le gouvernement a donc annoncé, vendredi 3 février, une hausse de l’aide concernant ce type d’installation, relève Le Figaro. Jusqu’ici, l’installation d’une pompe à chaleur géothermique en remplacement d’une vieille chaudière thermique (gaz ou fioul) ouvrait droit à une prime de 4.000 euros pour les ménages les plus modestes, et de 2.500 euros pour les autres. La pompe à chaleur géothermique, « un investissement qui a du sens » Même si elle est cumulable avec d’autres aides – également conditionnées aux ressources du ménage –, le reste à charge restait important. Le prix d’une pompe à chaleur géothermique peut vite dépasser les 20.000 euros. Même les propriétaires aisés pouvaient donc être découragés, malgré l’impact sur la facture. Selon le ministère de la Transition énergétique, au prix actuel de l’énergie, cela représente, aux tarifs actuels, 500 euros d’économies par rapport à un chauffage au gaz et 800 euros pour une chaudière au fioul. L’aide a été relevée à 5.000 euros. Surtout, elle est désormais la même, quels que soient les revenus du ménage. Pour les plus modestes, les autres aides permettraient de prendre en charge jusqu’à 90 % du coût. Selon la ministre Agnès Pannier-Runacher, citée par Le Figaro : « Ces équipements durent des dizaines d’années, donc c’est vraiment un investissement qui a du sens. » Ils représentent « une option assez adaptée notamment dans les zones rurales ». Actuellement, il ne s’en vend que 3.000 par an environ, essentiellement en raison de leur coût. Le plan géothermie du gouvernement vise également l’indépendance énergétique. Il doit permettre à la France d’économiser en 15 à 20 ans « plus que les importations de gaz russe avant 2022 », affirme le ministère.
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Énergie : Emmanuel Macron veut tenir « le cap », et les délais, de la relance du nucléaire (Fri, 03 Feb 2023)
Mais le conseil a « passé en revue » le programme et a rappelé vouloir mobiliser tous les acteurs « pour nous assurer que les délais et objectifs » de cette pièce maîtresse de la stratégie nucléaire de la France « seront respectés », selon un communiqué de l’Élysée. Le conseil a aussi « acté l’accélération » des travaux en vue du développement de petits réacteurs de type SMR. Sur le même sujet Principale nouveauté issue de la réunion de vendredi, « le lancement d’études permettant de préparer la prolongation de la durée de vie des centrales existantes à 60 ans et au-delà, dans des conditions strictes de sûreté garanties par l’Autorité de sûreté nucléaire ». L’État fait ainsi sienne la demande de l’exploitant EDF qui veut étendre cette durée actuellement limitée à 40 ans. Point d’étape Le 10 février 2022 à Belfort, le président, alors en campagne pour sa réélection, avait défini une politique énergétique qui consacrait son changement de pied sur le nucléaire civil, avec ce vaste plan de relance, ainsi que le développement des renouvelables, et une plus grande sobriété. Depuis, l’adoption d’un projet de loi pour développer les énergies renouvelables est en bonne voie au Parlement, et le Sénat a voté en première lecture un texte pour accélérer et simplifier la construction de nouveaux réacteurs. Sur le même sujet En attendant leur adoption définitive, celui de vendredi était donc présenté comme un « point d’étape ». D’autant que d’autres rendez-vous empêchaient d’aller plus vite dans les décisions : le débat public sur les nouveaux réacteurs EPR ne se termine que fin février, et le Parlement devra débattre des futures lois de programmation énergétique attendues autour de l’été. « Passage en force » Certains, parmi les organisations écologistes ou dans l’opposition, se sont d’ailleurs offusqués de l’empressement présidentiel. L’organisation non gouvernementale France nature environnement (FNE) avait estimé que cette réunion « pourrait chercher à faire croire que le lancement de la construction de nouveaux réacteurs est inévitable », déplorant un « passage en force » qui est « un doigt d’honneur au débat public ». Sur le même sujet
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Nucléaire: l'Elysée annonce le lancement d'études pour prolonger la durée de vie des centrales (Fri, 03 Feb 2023)
Le conseil de politique nucléaire a validé ce vendredi le lancement d'études pour prolonger la durée de vie des centrales existantes à 60 ans et au-delà. Le conseil de politique nucléaire (CPN), qui s'est réuni ce vendredi, a validé le lancement d’études permettant de préparer la prolongation de la durée de vie des centrales existantes en France à 60 ans et au-delà, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Le CPN, qui a permis de faire un point d’étape sur l’ensemble du dossier nucléaire français, a par ailleurs engagé l'ensemble des acteurs dans une réflexion pour tirer les conséquences de la relance du nucléaire sur la gestion des déchets ultimes, indique encore l'Elysée. Un prochain CPN est prévu en juin, qui permettra de valider les orientations de la programmation pluriannuelle de l’énergie à l’horizon 2030-2035, et un autre en fin d'année, qui sera quant à lui consacré notamment à la revue détaillée du programme d’EPR2 et aux décisions à prendre sur l’aval du cycle. A l'issue de la réunion à l'Elysée, la présidence n'a en revanche pas fait d'annonce nouvelle sur le calendrier de construction de six nouveaux réacteurs de type EPR2, dont les premières mises en services doivent avoir lieu "d'ici 2035 au plus tard". Mais le conseil a "passé en revue" le programme et a rappelé vouloir mobiliser tous les acteurs "pour nous assurer que les délais et objectifs" de cette pièce-maîtresse de la stratégie nucléaire de la France "seront respectés", selon un communiqué de l'Elysée. Le conseil a aussi "acté l'accélération" des travaux en vue du développement de petits réacteurs de type SMR. "Passage en force" Le 10 février 2022 à Belfort, le président, alors en campagne pour sa réélection, avait défini une politique énergétique qui consacrait son changement de pied sur le nucléaire civil, avec ce vaste plan de relance, ainsi que le développement des renouvelables, et une plus grande sobriété. Depuis, l'adoption d'un projet de loi pour développer les énergies renouvelables est en bonne voie au Parlement, et le Sénat a voté en première lecture un texte pour accélérer et simplifier la construction de nouveaux réacteurs. En attendant leur adoption définitive, celui de vendredi était donc présenté comme un "point d'étape". D'autant que d'autres rendez-vous empêchaient d'aller plus vite dans les décisions: le débat public sur les nouveaux réacteurs EPR ne se termine que fin février, et le Parlement devra débattre des futures lois de programmation énergétique attendues autour de l'été. Certains, parmi les organisations écologistes ou dans l'opposition, se sont d'ailleurs offusqués de l'empressement présidentiel. L'organisation non gouvernementale France nature environnement (FNE) avait estimé que cette réunion "pourrait chercher à faire croire que le lancement de la construction de nouveaux réacteurs est inévitable", déplorant un "passage en force" qui est "un doigt d'honneur au débat public". "Le président de la République piétine le débat parlementaire", avaient protesté de leur côté les députés socialistes, affirmant que "c'est au Parlement de déterminer souverainement le futur mix énergétique de la France". "On ne peut pas dire que d'un côté, il y a l'urgence climatique et de l'autre côté, repousser encore et toujours les décisions", notamment avec la crise énergétique amplifiée par la guerre en Ukraine, a répondu l'entourage d'Emmanuel Macron, assurant toutefois respecter "l'ordre" des décisions. L'année 2023 est cruciale pour l'avenir énergétique de la France qui doit inscrire dans la loi la part dévolue à chaque énergie, et notamment au nucléaire, pour sortir des combustibles fossiles et parvenir à la neutralité carbone en 2050. "Maintenant que le cap est clair, on a besoin d'une cabine de pilotage et d'un chef à bord", a plaidé l'Elysée, faisant valoir que "l'immense chantier" des nouveaux réacteurs "pèse plus de 60 milliards d'euros" -- même si la question-clé du financement, qui doit encore être tranchée, n'était pas à l'ordre du jour vendredi. Et ce "chef" veut montrer qu'il est bien "à bord": Emmanuel Macron réunira désormais ce conseil de politique nucléaire deux fois par an pour "assurer un suivi régulier et précis des différents chantiers". En juin, il devra "valider les orientations" de la loi de programmation 2030-2035, puis, fin 2023, il mènera une "revue détaillée du programme d'EPR2". P.L. avec Reuters et AFP
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Cette tuile solaire imite parfaitement la terre cuite, mais que vaut-elle ? (Fri, 03 Feb 2023)
Une tuile solaire Dyaqua / Image : Dyaqua. En France, la pose de panneaux photovoltaïques peut être refusée pour de simples raisons paysagères, architecturales ou patrimoniales. Des tuiles solaires qui se fondent complètement dans le décor pourraient être une solution. Ce genre de technologie est déjà développé par certains fabricants. L’essor du photovoltaïque s’est accompagné de plusieurs innovations comme la peinture solaire, le film solaire ou encore les tuiles solaires. Ces nouveaux produits ont le commun objectif d’optimiser la manière d’exploiter l’énergie du soleil. Avec l’entrée de Tesla dans le marché du photovoltaïque, les tuiles solaires ont particulièrement gagné en réputation. Mais la firme d’Elon Musk est loin d’être la seule à en avoir créé. Parmi ses concurrents, il y a Dyaqua, une enseigne italienne produisant des tuiles solaires baptisées Invisible Solar, dont leur particularité est leur ressemblance avec les vraies tuiles traditionnelles. À lire aussi Cette nouvelle tuile solaire européenne peut-elle concurrencer le Tesla Solar Roof ? Des tuiles plastiques à l’apparence de terre cuite En apparence, les Invisible Solar ressemblent aux tuiles classiques en terre cuite. Un aspect physique qui soulève un questionnement : comment intégrer des cellules solaires dans de l’argile ? En réalité, ces produits ne sont pas conçus avec de la terre cuite, mais avec un plastique spécial, présenté comme recyclable et non toxique, développé par l’entreprise Dyaqua. Chaque tuile encapsule ensuite un petit panneau solaire en son cœur. Teinté pour acquérir l’aspect de l’argile cuite, le matériau semble opaque, mais il laisse pourtant passer la lumière du soleil, alimentant ainsi les cellules à l’intérieur. Ces tuiles solaires remplacent un toit ordinaire sans avoir besoin d’une structure supplémentaire. Les modules sont reliés entre eux via des vis métalliques, et chaque rangée de tuiles se raccorde ensuite à un onduleur. Outre sa capacité à fournir de l’énergie, ce toit solaire imperméabiliserait l’habitation, purifierait l’air, et serait autonettoyant d’après son fabricant, qui ne communique toutefois aucune précision sur ces attributs supposés. À lire aussi Acheter des panneaux solaires colorés, est-ce une bonne idée ? Actuellement, l’entreprise procède à la création de nouveaux produits photovoltaïques qui s’apparentent à d’autres matériaux tels qu’à la pierre, au bois et au béton. L’objectif est de rendre presque toutes les surfaces extérieures d’un bâtiment énergétiquement actives. Ces autres technologies ne sont, pour le moment, qu’à l’état de prototype. Quand l’esthétique prime sur la technique En termes de rentabilité et de prix, les tuiles Invisible Solar sont loin de rivaliser avec les panneaux photovoltaïques ordinaires. Une installation d’un kilowatt-crête nécessite 134 modules sur une surface de 9 m². Le rendement est donc d’environ 111 Wc/m². Pour des panneaux classiques, il est possible d’avoir jusqu’à 160 Wc/m². Et si l’on parle de prix, les tuiles italiennes coûtent 7 €/Wc, soit sept fois plus cher que les plaques solaires ordinaires. Pour ces raisons, les Invisibles Solar risquent de seulement attirer ceux qui veulent (ou doivent) à tout prix privilégier l’esthétique de leur toiture. Les produits pourraient également être intéressants pour équiper les édifices anciens afin de les rendre producteurs d’énergie tout en maintenant leur nature. Et comparées à ses semblables, les tuiles solaires Invisible Solar laissent toujours à désirer si l’on se réfère à la rentabilité. Le célèbre Solar Roof de Tesla développe, par exemple, 140 Wc/m². On peut également citer les tuiles Alpha Solaire de Edilians, qui déploient 150 Wc/m², ou encore les modèles Generon de la société Terran, dont la puissance est de 167 Wc/m². À lire aussi Photovoltaïque architectural : tout est possible, mais à quel prix ?
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Électricité : pour Manuel Valls, la réduction de 50 % du nucléaire "n'était le résultat d'aucune ... (Fri, 03 Feb 2023)
L’ancien Premier ministre socialiste est passé aux aveux. La commission d’enquête visant à établir les raisons de la perte de souveraineté et d’indépendance énergétique de la France a auditionné ce jeudi 2 février Manuel Valls. Évoquant la loi de transition énergétique votée en 2015 sous le mandat de François Hollande, l’ex-Premier ministre a déclaré que l’objectif de réduire de 50 % la part du nucléaire dans la consommation électrique en France, n’était, selon lui, pas fondé. À LIRE AUSSI :Hollande, Voynet, Macron… : les onze qui ont foutu en l'air le nucléaire « Les 50 %, c’est là où je suis franc je crois, n’étaient le résultat d’aucune étude d’impact ou analyse de besoins » a d’abord commenté Manuel Valls, avant d’admettre que « l’optique, c’est vrai, était politique : passer de trois quarts environ à la moitié la part du nucléaire dans la consommation électrique ». Devant les parlementaires, l’ancien conseiller municipal de Barcelone a expliqué les possibles motivations de cette orientation. « Le développement des énergies renouvelables était peut-être entravé pour certains par la place du nucléaire, comme une zone de confort, et il fallait en quelque sorte la libérer pour d’autres énergies », a-t-il ajouté. Manuel Valls: « la réduction de la part du nucléaire à 50% n’était le résultat d’aucune étude d’impact » pic.twitter.com/HCNh7mIF57 — Documentaire et Vérité (@DocuVerite) February 2, 2023 Ouverture de réacteurs Le 24 janvier dernier, le Sénat à majorité de droite a voté en première lecture, par 239 voix contre 16, un projet de loi favorisant la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, complété de dispositions controversées. La suppression du plafonnement à 50 % de la part du nucléaire dans le mix électrique d'ici à 2035 a notamment été actée, imposant la révision du décret qui prévoit la fermeture de douze réacteurs existants, en plus des deux de Fessenheim. À LIRE AUSSI :"Jamais aucune ambiguïté" sur la prolongation du parc nucléaire ? Élisabeth Borne victime d'amnésie Des dispositions qui pourront être revues dans la suite de la navette parlementaire, alors que l'Assemblée nationale examinera le texte à son tour en mars. La France, qui tire du nucléaire environ 70 % de son électricité, avait décidé en 2015 la fermeture de 14 de ses 58 réacteurs, avant un revirement annoncé par le président de la République en faveur d'un nouveau nucléaire.
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Hydrogène issu du nucléaire : les fourberies de Berlin - La Tribune (Fri, 03 Feb 2023)
Et rebelote. Alors qu'en janvier, la France a réussi à obtenir de l'Allemagne qu'elle reconnaisse comme « durable » l'hydrogène produit à partir d'électricité nucléaire, aux côtés des énergies renouvelables, les négociations tombent à nouveau au point mort. En effet, jeudi soir, la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher a réuni des journalistes afin de leur signaler qu'à Bruxelles, la position de l'Hexagone se heurte toujours à des résistances fortes malgré le deal entre le chancelier Olaf Scholz et Emmanuel Macron. « Derrière les accords politiques, les négociateurs allemands manifestent encore un refus net face aux propositions françaises dans les discussions à huis clos », précise à La Tribune une source proche du dossier. Un énième rebondissement dans une saga longue de plus de deux ans, signe que les positions divergent fondamentalement en Europe sur la question de l'avenir de l'atome. Au point d'être irréconciliables ? De fait, dans ce dossier aussi épineux que crucial pour la transition énergétique, chacun campe sur ses positions. Paris, aux côtés de huit autre pays (Roumanie, Bulgarie, Pologne, Slovénie, Croatie, Slovaquie, Hongrie, République tchèque), milite pour que le courant abondant et décarboné issu de ses centrales nucléaires puisse être utilisé pour produire de l'hydrogène étiqueté « vert », lequel sera arrosé de subventions par l'UE. Mais Berlin, qui promet d'atteindre un mix électrique 100% renouvelable d'ici à 2030, compte, lui, ranger l'atome aux côtés des hydrocarbures, malgré son faible impact sur le climat. Et refuse par conséquent de qualifier de « durable » l'hydrogène généré à partir de la fission de l'uranium, tout comme le Danemark, l'Autriche et les Pays-Bas. Une position « climaticide » selon Agnès Pannier-Runacher Le sujet doit pourtant être réglé rapidement, dans le cadre de la directive sur les renouvelables (REDIII) actuellement discutée entre des représentants du Parlement européen, du Conseil et de la Commission. Mais les échanges préparatoires entre pays membres « ne prennent pas une tournure satisfaisante », et risquent d'aboutir à « imposer des objectifs qui ne tiennent pas compte des réalités des Etats-membres ayant déjà décarboné leur électricité [avec du nucléaire] », s'alarme-t-on dans l'entourage d'Agnès Pannier Runacher. Ce qui serait « climaticide », a même lâché à la presse la ministre tricolore de la Transition énergétique, déterminée à ne pas relâcher la pression sur la dernière ligne droite. « L'ennemi c'est le CO2, pas le nucléaire. C'est lamentable qu'on n'arrive pas à faire passer cette idée, alors que ce sera nécessaire pour rester dans le jeu industriel face aux Américains et aux Chinois, et pour combattre le réchauffement climatique », estime Philippe Boucly, le président de France Hydrogène, qui fédère les acteurs de la filière française. Lire aussiSous pression, l'Allemagne accepte que l'hydrogène « vert » soit issu du nucléaire Il faut dire que l'exécutif et la filière tricolore ont de quoi être surpris. Car dès le 24 novembre, dans un accord ratifié avec la Première ministre française, Elisabeth Borne, Olaf Scholz reconnaissait l'importance de l'hydrogène « bas carbone », qu'il soit d'origine renouvelable ou nucléaire. Deux mois plus tard, le chancelier signait même avec le président français, Emmanuel Macron, une déclaration commune de très haut niveau remettant en avant ce principe. Compromis politique non suivi d'effet Et celui-ci comportait, bien sûr, une contrepartie. En échange, l'Hexagone devait lâcher du lest sur une demande pressante de Berlin : celle de déployer un réseau transeuropéen de pipelines d'hydrogène passant nécessairement par la France, jusqu'ici réticente. Début décembre, Paris avait d'ailleurs lié un accord similaire avec l'Espagne à Alicante, afin d'obtenir là aussi le soutien du pays dans les négociations sur l'hydrogène « durable » issu du nucléaire. Et ce, contre la construction d'un tuyau de transport de l'hydrogène entre Barcelone et Marseille, baptisé H2Med et voulu par Madrid et Berlin. Car sans nucléaire pour produire localement ce vecteur énergétique, l'Allemagne compte l'importer massivement à bas coût, notamment depuis la péninsule ibérique ou le Maghreb. « Berlin sera partie prenante dans H2Med, et a d'ailleurs obtenu de la France un autre projet de pipeline, Hyphen, visant à relier Marseille jusqu'à l'Allemagne en passant par la vallée du Rhône », explique un connaisseur du secteur. Lire aussiH2Med: le pipeline d'hydrogène entre Barcelone et Marseille sera étendu à l'Allemagne C'est donc ce compromis éminemment politique dont plusieurs Etats membres, parmi lesquels l'Allemagne, semblent faire fi lors des discussions en cours. « On pensait qu'un point d'entente était trouvé. Mais les communiqués ne sont pas toujours suivis d'effet », souffle Philippe Boucly. « Les Espagnols se montrent eux aussi réticents à l'idée d'inscrire dans REDIII que l'hydrogène issu du nucléaire sera "durable", malgré les accords de ces dernières semaines. Ils s'y opposent moins fermement qu'outre-Rhin, mais les négociations ne sont pas non plus faciles », note d'ailleurs un proche du dossier ayant requis l'anonymat. Un revirement « pas acceptable », estime-t-on dans l'entourage d'Agnès Pannier-Runacher, alors que la France n'a pour l'instant pas remis en cause sa volonté de remplir sa part du contrat. Et compte toujours sur ses voisins européens pour en faire autant. Lire aussiFaut-il importer massivement de l'hydrogène vert ou le produire localement ? Le débat fait rage 03 Févr 2023, 16:52 Rédiger un commentaire
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