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L'Italie optimise les déchets agricoles (ven., 24 janv. 2020)
Cet article est également disponible en portugais, italien. Le secteur bioéconomique italien compte quelque deux millions d’employés depuis ces treize dernières années. Fort d’un chiffre d’affaires total de 300 milliards d’euros en 2017, son modèle a été modifié et renforcé en 2019. Un article de notre partenaire, Agronotizie. L’Italie a énormément investi dans le secteur bioéconomique, en particulier dans la recherche, un secteur également soutenu par l’Union européenne. L’institut italien de Technologie (IIT) compte parmi ses membres une équipe de chercheurs impliqués dans l’utilisation de la biomasse pour produire des bioplastiques. Les pelures d’oranges jetées lors de la production de jus d’orange, les grains de café, les écorces de riz, les feuilles de maïs et les tiges de persil sont autant de déchets pouvant être exploités. Par ailleurs, les scientifiques de l’IIT ont créé des pots de fleurs en bioplastique qui, à l’inverse de ceux en plastique, ne sont pas jetés lorsque les plantes sont replantées. Ils sont aussi mis en terre et se dégradent au fil du temps, libérant alors des nutriments dans le sol — un exemple parfait d’économie circulaire. De l’engrais à partir des déchets agroalimentaires Le secteur agroalimentaire produit des déchets en grande quantité. L’industrie de la tomate, par exemple, transforme des millions de tonnes de ce fruit en tomates pelées, en coulis ou en concentré. Les usines gardent les peaux et les pépins de ces fruits et les envoient à des centrales de biogaz, mais à l’avenir, ces déchets alimentaires pourraient être convertis en nourriture pour le bétail et les lapins. Les chercheurs du Conseil national de la recherche (Consiglio Nazionale delle Ricerche ou CNR) ont en effet utilisé des produits transformés à base de tomates pour enrichir l’alimentation des vaches laitières et des lapins. Cette pratique cumule deux avantages : optimiser les déchets et nourrir le bétail d’aliments plus sains. Des analyses ont d’ailleurs montré une hausse de la qualité nutritionnelle de la viande de ces animaux. Les feuilles d’artichaut et « le pastazzo », soit les restes d’agrumes pressés, font désormais aussi l’objet de plusieurs études en la matière. Néanmoins, deux problèmes se posent. Premièrement, ces produits sont saisonniers, ce qui limite la disponibilité des produits dérivés. Deuxièmement, ces démarches représentent des coûts financiers, en termes de transport, de stockage et de transformation. Par ailleurs, le règlement (UE) 2019/1009 sur les fertilisants régule désormais l’emploi des engrais bio et organo-minéraux au niveau européen et non plus au niveau national. Une étape concrète contribuant au développement de l’économie circulaire qui permettrait aux déchets de devenir de la matière première (s’ils respectent certaines caractéristiques spécifiques). Les fondements sur lesquels repose l’agriculture depuis des milliers d’années, notamment l’utilisation des eaux usées liées à l’élevage comme engrais, pourraient aussi réduire les dépenses du secteur, étant donné que l’achat de fertilisants ne sera plus nécessaire. Bien plus que des combustibles fossiles La transformation de la biomasse en énergie constitue une méthode simple et efficace pour réutiliser les déchets issus de l’industrie agroalimentaire. Enzo Perri, un scientifique du Conseil de recherche et d’analyse économique agricole (Consiglio per la ricerca in agricoltura e l’analisi dell’economia agraria, CREA) a déclaré à AgroNotizie que « la mouture des olives implique d’extraire beaucoup de noyaux qui constituent une excellente source énergétique. Ceux-ci pourraient être utilisés dans des chaudières biomasse pour chauffer des serres ou, comme je le fais chez moi, chauffer des habitations ». En plus du marc d’olives (composé de la pulpe et des noyaux), l’industrie meunière produit énormément « d’eau végétale », composée d’eau (70 à 80 %), d’acides gras et de phénols. Bien qu’il soit onéreux pour les moulins de se débarrasser de ce type de déchets l’Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement durable (ENEA), a découvert une façon de les réutiliser. Les chercheurs ont en effet créé une machine qui transforme cette eau en gaz grâce à un procédé de vaporeformage. Interrogé par AgroNotizie, Silvano Tosti, l’auteur de l’étude sur ce sujet et chef du laboratoire nucléaire de l’ENEA, a indiqué que « la matière organique qui se trouve dans l’eau est d’abord regroupée avant d’être chauffée à haute température. Lors de l’opération, un catalyseur permet de libérer des gaz comme le méthane, l’hydrogène et le dioxyde de carbone ». Le moulin devient alors autonome dans son élimination d’eau végétale, et il produit de l’énergie sous forme de chaleur qui peut être utilisée à des fins domestiques ou industrielles. CNH Industrial, un constructeur de tracteurs pour les marques New Holland, Case IH et Steyr, souhaite aussi permettre aux exploitations agricoles de devenir autosuffisantes en énergie. Le groupe veut contribuer à leur développement pour que ces structures soient aptes à répondre seules à leurs besoins énergétiques, et ce, en transformant la biomasse agricole en gaz. À ces fins, New Holland a créé un prototype de tracteur fonctionnant au méthane, le T6 Methane Power.
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Énergie verte avec les panneaux solaires d'Adekwatts (Fri, 24 Jan 2020)
Lecture : 1 minute Après dix années passées chez EDF, en tant que responsable « grands comptes », puis « solidarité » et conseiller solaire, Vincent Castreuil-Boudier a créé sa propre société, Adekwatts, basée à Trégunc. « J’ai éprouvé le besoin de me recentrer sur le client afin de lui proposer une offre adaptée d’économie d’énergie basée sur le solaire. Ce dernier a longtemps été mal vu en France, à cause des arnaques », indique-t-il. Vincent Castreuil-Boudier propose aujourd’hui des tarifs attractifs et du matériel de qualité pour s’équiper. « Nos panneaux solaires ne sont pas d’origine chinoise mais américaine. La marque est 100 % verte, détaxée et décarbonée. Et l’objectif est l’autoconsommation, pas la revente totale », ajoute le spécialiste. Les panneaux d’Adekwatts sont installés le plus souvent sur les toits, mais pas forcément. « On trouve toujours une solution, que ce soit pour une maison existante ou neuve. Aide de l’État déduite, une installation démarre à 3 500 €. Et l’on peut réduire sa facture énergétique jusqu’à 70 % », promet-il. Contact : 06 44 93 86 32 ou 02 98 97 08 94 et adekwatts.fr.
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Climat : le double discours de l'Union européenne (Fri, 24 Jan 2020)
Malgré l’ambition climatique de sa présidente, l’Europe continue de vouloir investir dans les énergies fossiles. Un article de notre partenaire le Journal de l’environnement. Les députés européens avaient un curieux choix à faire, mercredi 22 janvier. Dans la matinée, les membres de la commission Industrie, recherche et énergie (Itre) devaient se prononcer sur la liste des « projets communs d’intérêt communautaire ». Constitué cet automne par la Commission européenne et le Conseil, cet inventaire recense 151 projets éligibles aux fonds communautaires. Dans le lot, on trouve de nombreuses interconnections électriques, des autoroutes électriques liant le continent à des parcs éoliens marins, des pipelines pour faciliter le stockage géologique du CO2 : la transition climatique en action. La porte ouverte au gaz de schiste US Curieusement, on trouve aussi 55 projets d’énergie fossile, dont de nombreux gazoducs et même quelques oléoducs. En ligne de mire des eurodéputés écologistes : Shannon LNG, un projet de terminal gazier irlandais, porte ouverte sur l’Europe aux exportations de gaz de schiste américain. A l’heure où l’Europe se lance, avec son Pacte vert, sur la voie de la neutralité carbone, elle continue d’investir lourdement dans les énergies fossiles. Selon un recensement établi par le cabinet Artelys, les seuls projets gaziers représentent une capacité supplémentaire de 338 GW (+ 17% de capacité totale) et un coût voisin de 30 milliards d’euros, dont près de la moitié pourrait être financés par l’UE. Tout ou rien Le 22 janvier, donc, la Commission Itre devait se prononcer sur ladite liste. «Nous n’avons pas la compétence juridique pour choisir les projets, nous ne pouvons que l’accepter ou la rejeter», regrette l’eurodéputée (EEVL, France) Marie Toussaint. Et pour le moment, c’est le plateau des fossiles qui fait pencher la balance: seuls 17 des 73 députés de la commission se sont opposés à la liste. Celle-ci devra encore passer sous les fourches caudines du parlement européen en séance pleinière, dans la première quinzaine du mois de février. L’Europe peut encore alléger son bilan carbone.
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Énergie : Globeleq joue le long terme en Afrique (Fri, 24 Jan 2020)
Financé par l’institution britannique CDC Group, le producteur indépendant d’électricité revendique la première place sur le continent, et vise les 5 000 MW d’ici à 2025. Mais il doit composer avec une concurrence toujours plus rude. Il y a cinq ans, Mike Scholey faisait son entrée au sein de Globeleq. Aujourd’hui, il dirige l’opérateur britannique de centrales électriques, qui revendique la place de premier producteur indépendant d’électricité (IPP) exclusivement actif en Afrique. Nommé en octobre 2019 pour remplacer Paul Hanrahan, parti vers de nouveaux horizons aux États-Unis, Mike Scholey, jusqu’à présent directeur financier et directeur des opérations, a pris officiellement la tête de Globeleq au début de janvier. Sa mission : maintenir la position de leader de son groupe en atteignant les 5 000 MW de puissance installée sur le continent d’ici à 2025. Ambitieux, l’objectif ne fait pas peur au patron britannique formé à la London Business School et fort d’une expérience de vingt ans en gestion de projets énergétiques dans les pays en développement. « Nous avons encore beaucoup à faire, mais nous disposons de sérieux atouts, à commencer par notre stratégie de long terme », souligne Mike Scholey, qui dirige une entreprise comptant 500 personnes, dont 50 seulement travaillent au siège de l’entreprise dans le Financial District de Londres. Et pour cause, Globeleq s’appuie sur du « capital patient », pouvant s’engager sur quinze à vingt ans dans des projets contre sept à huit ans pour des fonds d’investissement.
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Exclu. L'énorme coup de gueule de Nicolas Hulot contre le nucléaire dans Capital (M6) : "Quand ... (Fri, 24 Jan 2020)
Le groupe M6 entame sa semaine verte. A partir du dimanche 26 janvier, la Six et les autres chaînes du groupe dirigé par Nicolas de Tavernost passent en mode "green". Les programmes proposés seront tous orientés, jusqu'au dimanche 2 février, autour d'une thématique environnementale. Le magazine économique Capital, diffusé le 26 janvier dès 21h05 sur M6, proposera trois reportages autour de l'écologie : le terrible gaspillage des machines à laver, les pesticides et leur utilisation sur nos cultures et l'énergie issue du nucléaire. Pour discuter de tous ces sujets, Julien Courbet recevra en plateau Nicolas Hulot, ex-ministre de la Transition écologique et solidaire. Et l'ex-animateur télé va se montrer particulièrement virulent à l'encontre du nucléaire, comme vous pouvez le découvrir dans l'extrait que nous vous proposons en avant-première. "Personne n'a envie d'avoir ça sous ses pieds !" "Quand on dit que le nucléaire est une énergie propre, je fais des bonds, avance Nicolas Hulot. Qui a envie d'avoir des déchets nucléaires sur son territoire ou dans sa commune ? Je comprends très bien que dans l'Est de la France il y ait une révolte citoyenne parce que personne n'a envie d'avoir ça sous ses pieds !" Interrogé sur la nature de ces déchets, Nicolas Hulot enchaîne : "Ce sont des matières radioactives qui sont excessivement dangereuses et qui le seront sur des centaines de milliers d'années ! Est-ce que c'est ça l'idée d'une civilisation ? Nous, quand on fait des fouilles archéologiques, on trouve des amphores... Quand des générations futures vont faire des fouilles archéologiques, ils vont trouver des déchets nucléaires ! Ce n'est pas cette idée-là que je me fais d'une société." Nicolas Hulot révèle également que la France est en contentieux avec plusieurs pays étrangers qui lui ont confié ses déchets nucléaires pour qu'ils soient traités, mais qui refusent aujourd'hui de les reprendre. "Nous devenons la poubelle du monde en matière de déchets radioactifs".
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Face à l'éolien en mer, les Français font de la résistance (Fri, 24 Jan 2020)
D’ici trente ans, afin de dire adieu aux énergies carbonées, l’Europe compte bien s’éclairer, se chauffer et se mouvoir en partie grâce aux éoliennes "offshore", c’est-à-dire situées en mer. Mais tous les habitants ne sont pas convaincus notamment les Français, allergiques au pales. La France va-t-elle rester à la traîne ? L'Europe veut augmenter la part de l'éolien dans sa production énergétique. Un récent rapport publié par Windeurope indique même que d'ici 2050, un tiers de l’électricité pourrait être fourni grâce aux vents marins, contre seulement 1,5 % aujourd’hui. Concrètement, cela signifie que l’Europe doit investir dans la construction de pales en mer : elle table sur un parc capable de produire entre 230 et 450 gigawatts. Pour l’instant, les rares éoliennes sont surtout visibles au large des côtes britanniques, allemandes, belges, danoise... mais pas vraiment au large des côtes françaises. L'éolien en mer n'a pas la cote en France. La meilleure illustration de cet état de fait est le bras de fer actuel au Tréport, où l’Etat veut installer au large un parc de 80 éoliennes malgré l’hostilité générale. Riverains, pêcheurs, associations écolo sont remontés comme des pendules contre l'installation de ces pâles. Elles massacreraient selon eux le paysage et l’environnement. Loin de considérer l'éolien comme une énergie propre, ces opposants prédisent la mise à mort de la Manche. Enterrer l'exception française Mais l'Etat n'abandonne pas, bien décidé à enterrer cette exception française. Au large de Saint-Nazaire, après une guérilla judiciaire, 80 éoliennes doivent enfin surgir des flots à trente kilomètres du rivage d’ici 2022. L’éolien marin est considéré comme une énergie d’avenir : plus grand, plus haut et soumis à des vents plus puissants, un mât "offshore" produit autant d’énergie qu’un parc situé sur la terre ferme. La France est pour l’instant un nain sur la carte, malgré les trois mers qui la bordent. Elle prévoit de multiplier sa production par 2.500 d’ici 2028. Elle s'élève actuellement à cinq gigawatts… deux fois moins que la Grande-Bretagne.
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Quelle énergie pour l'Afrique? Une urgence et des défis (Fri, 24 Jan 2020)
Le décryptage de Pierre Papon, ancien directeur du CNRS. L’Afrique est un continent paradoxal, elle a d’importantes ressources énergétiques (du pétrole du gaz, un potentiel d’énergie hydraulique et solaire) et cependant une partie importante de sa population souffre de disette énergétique. Quelles solutions les Africains peuvent-ils trouver pour sortir de cette situation ? Il est nécessaire de faire le point sur cette question qui est à l’ordre du jour depuis trop longtemps. Dans son « Agenda pour 2030 », l’ONU a adopté, en septembre 2015, 17 objectifs pour le développement durable de la planète qui doivent être atteints en 2030. Le septième concerne l’énergie : il s’agit de « garantir l’accès à tous des services énergétiques adaptés, fiables, durable set modernes à un coût abordable ». L’ONU recommandait aussi d’accroître « nettement » la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial. Cet objectif concerne spécifiquement l’Afrique à laquelle l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a consacré la moitié de son rapport 2019, le World Energy Outlook 2019, il met bien en lumière les défis auxquels elle est confrontée. En 2018, l’Afrique comptait 1,3 milliard d’habitants (1,1 milliard dans l’Afrique sub-saharienne), soit 17% de la population mondiale mais sa consommation ne représentait que 6% de l’énergie mondiale (3% pour l’électricité). La consommation d’énergie par habitant dans la plupart des pays africains est très en-dessous de la moyenne mondiale soit environ 0,7 tep au lieu de 2 tep, ceux-ci ne contribuaient qu’à 3,6 % des émissions mondiales de CO2. Si la bioénergie (principalement le bois et les déchets végétaux) représente 45% de la demande d’énergie primaire de l’Afrique, elle n’est pas dépourvue de ressources : les hydrocarbures représentent 39% de son mix énergétique primaire et le charbon 13%, elle dispose d’un potentiel d’énergies renouvelables très important et de métaux « critiques » indispensables à des filières énergétiques comme le cobalt, le chrome, l’uranium et le platine et, de plus, 40% des découvertes de gisements de gaz entre 2011 et 2018 ont été faites en Afrique (notamment au Mozambique, en Egypte, en Tanzanie, au Sénégal et en Mauritanie). Le défi de l’électrification On doit compléter ce tableau par deux constats majeurs. Le premier est que 600 millions d’habitants de l’Afrique sub-saharienne n’ont pas encore accès à l’électricité, l’électrification de l’Afrique du Nord étant achevée. Il est vrai que des pays comme le Ghana et le Kenya ont réalisé un effort très important (84 et 75% de leur population « électrifiée »). Le second est qu’environ 900 millions d’Africains n’ont pas la possibilité d’utiliser une énergie « propre » pour faire la cuisine, la majorité utilisant encore des poêles primitifs utilisant du charbon de bois ou du kérosène comme combustibles et polluant l’atmosphère. Près d’un demi-million de décès prématurés sont attribués, chaque année, à cette pollution, qui est la cause de maladies respiratoires touchant essentiellement les femmes (qui font la cuisine…) et les enfants. Des progrès sont enregistrés sur ces deux fronts (20 millions d’Africains ont accédé chaque année à l’électricité depuis 2014 mais la population augmente…). La croissance de la consommation d’énergie de l’Afrique du Nord, du Nigeria de l’Afrique du sud, du Mozambique et de la République démocratique du Congo ont fortement contribué à celle de l’Afrique depuis 2010 (une croissance de 50% dans ces deux derniers pays). L’électrification complète de l’Afrique et un accès de tous ses habitants à une énergie propre et durable sont deux défis majeurs pour ce continent dont la population va augmenter en s’urbanisant, l’urbanisation augmentera la demande d’énergie ; selon les projections démographiques de l’ONU, l’Afrique devrait compter près de 2,5 milliards d’habitants en 2050. L’AIE envisage, traditionnellement plusieurs scénarios dans son rapport 2019. Ainsi dans son scénario dit  « Politiques avancées », elle tient compte des politiques énergétiques adoptées par les Etats, elle fait l’hypothèse d’une croissance annuelle de 2,1 % de la demande d’énergie et de 3,6 % de celle d’électricité d’ici 2040. Quelles sont les options énergétiques qui s’ouvrent à l’Afrique ? La première est l’utilisation classique des énergies fossiles pour produire de l’électricité dans des centrales thermiques et celle du gaz naturel liquéfié dans des fourneaux modernes pour faire la cuisine mais elles vont se heurter aux objectifs de la lutte contre le réchauffement climatique. La seconde est l’exploitation à grande échelle de ses « réserves » d’énergies renouvelables. Son potentiel hydroélectrique est important, notamment dans les bassins du Congo et du Nil. Selon l’AIE, les renouvelables assureraient de 46 % à 75% de la production électrique en 2040, la part de l’énergie solaire photovoltaïque et de l’énergie éolienne serait de 20 à 40% alors qu’elle n’était que de 2% en 2018, on voit donc l’importance de l’effort à accomplir. Le solaire photovoltaïque est bien adapté aux zones rurales éloignées des grands réseaux électrique mais on peut imaginer construire des mini-réseaux autour de centrales solaires. Pour les villes, souvent des mégapoles comme Lagos, Abidjan, Luanda et quelques autres, leur alimentation en électricité via des lignes électriques reliées à des grandes centrales (thermiques à gaz, barrages, éoliennes off-shore sur certaines côtes) est inévitable. Enfin, la biomasse abondante (la cellulose des déchets végétaux notamment) peut être utilisée pour fabriquer des biocarburants. Des innovations sont mises en œuvre pour distribuer de l’électricité à la demande dans certains pays comme le Kenya : des entreprises installent des panneaux solaires dans un village ainsi qu’un mini-réseau, les ménages en s’y raccordant peuvent consommer quelques kWh à la demande en s’y raccordant, et qu’ils payent à l’aide d’un smartphone (ils peuvent louer un kit solaire avec un panneau qu’ils installent et payent un loyer). La fragilité des réseaux électriques est, aujourd’hui, un handicap pour l’économie africaine auquel elle devra remédier, notamment par une interconnexion à l’échelle régionale. Les investissements annuels nécessaires pour l’électrification sont considérables. Une transition écologique qui pose des problèmes La transition énergétique s’impose en Afrique comme aux autres continents mais avec pour celle-ci la nécessité et l’urgence d’accéder à une énergie moderne. Cette transition va poser deux problèmes. Les pays africains exportateurs de pétrole et de gaz seront touchés par la « décarbonation » de l’énergie car nombre d’entre eux sont très dépendants économiquement et socialement des revenus de leurs exportations représentant la majorité de leurs recettes fiscales. C’est le cas de l’Algérie, du Nigeria, de l’Angola, et à brève échéance, du Mozambique, or la plupart d’entre eux ne sont pas préparés à la transition énergétique, faute d’investissements dans les secteurs industriels. Cette transition passe aussi par le recours aux filières renouvelables et donc par la maîtrise de nouvelles techniques très souvent couvertes par des brevets appartenant à des entreprises ou des instituts de recherche publics situés, très majoritairement, dans les pays occidentaux et en Chine qui peuvent bloquer des transferts de technologie vers l’Afrique et leur accès aux ENR. Un effort de recherche est indispensable pour éviter ce blocage. Les énergies renouvelables et les métaux « critiques » nécessaires à leur utilisation seront une dimension importante d’une nouvelle géopolitique de l’énergie dont la Chine d’ailleurs a l’intention d’être un leader (elle essaye de vendre une centrale électrique au charbon à la Côte d’Ivoire que ni la Banque mondiale ni la Banque Africaine de développement ont accepté de financer). L’énergie pose un double défi à l’Afrique Elle doit à la fois construire des infrastructures pour que tout le continent accède à une énergie moderne, et en priorité à l’électricité, un point de passage obligé pour son développement social et économique, et se préparer à éliminer les énergies fossiles de son mix énergétique, dont les exportations sont une source de revenus importants. Elle peut y faire face en trouvant des solutions à l’échelle du continent. Articles similaires
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Les blocages sur le site du Tricastin engendrent plusieurs kilomètres de bouchons (Fri, 24 Jan 2020)
Les sous-traitants d'Orano (ex-Areva) ainsi que la CGT du Tricastin bloquent depuis 5 heures du matin les entrées du site nucléaire du Tricastin. Plusieurs kilomètres de bouchons se sont formés au niveau du rond-point de l'énergie à Pierrelatte, où les véhicules sont à l'arrêt. La circulation est également difficile sur Saint-Paul-Trois-Chateaux et Bollène. Il faut environ 50 minutes pour atteindre le site nucleaire en partant du centre-ville de Pierrelatte. Salariés et sous-traitants du nucléaire, avec la CGT et Sud énergie, sont mobilisés contre la réforme des retraites.
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Énergies renouvelables : cancre de l'Europe, la France doit construire plus d'éoliennes (Fri, 24 Jan 2020)
En 2009, la France s'est engagée à porter la part d'énergies renouvelables, c’est-à-dire une énergie propre que l’on produit avec la chaleur, le soleil ou l’eau, à 23 % de notre consommation. Selon les derniers chiffres d’Eurostat, nous n’en serions qu’à 16,6%. Ce n'est pas terrible mais on peut se rassurer puisque les Pays-Bas n’en sont qu’à 7 % d’énergies renouvelables dans leur consommation. Cela fait du bien de voir qu’il y a des gens qui sont moins bons que nous. Année après année, la France reste donc dans les profondeurs du classement et n’arrive pas à accélérer, contrairement à d’autres pays comme la Suède, le Danemark ou le Portugal qui ont déjà dépassé leurs objectifs.  Souvenez vous, cela a pu arriver à certains d’entre nous de se faire souffler dans les bronches par un professeur qui vous dit : "En travaillant mal vous pénalisez toute la classe". Là, c’est le cas car, en prenant du retard, la France pénalise l’ensemble de l’Europe sur ses objectifs globaux. Nous sommes bons sur la production hydraulique, qui représente 10 % de notre production d’électricité. Mais en matière d’éoliennes, c’est la bérézina.  Pourquoi un tel blocage ? Longtemps la France n’a cru qu’au nucléaire. Donc, on ne pensait pas aux éoliennes. Ensuite, la moindre implantation a provoqué la polémique. Actuellement, il y a entre 7.000 et 8.000 turbines sur le territoire, contre près de 30.000 en Allemagne. Plus de 600 nouvelles éoliennes sont installées chaque année en France mais 70 % des projets d’implantation font l’objet de recours. Nous n'en voulons pas à cause du bruit, de son côté disgracieux, de ce terrain difficile à revendre car une éolienne est déployée dessus... Mais le gouvernement insiste et souhaite que l'énergie provenant des éoliennes passe de 15 gigawatts actuellement à 30 en 2028.  Un problème politique De droite, de gauche, personne ne veut plus d’éoliennes. Pour beaucoup, c’est le symbole de Paris qui impose au reste de la France et les élus locaux paniquent. Xavier Bertrand , président des Hauts-de-France, n’est pas contre mais il dénonce le trop plein dans sa région qui, avec le Grand-Est et l’Occitanie, supporte 60 % du parc éolien français. L’année dernière, Marine Le Pen avait même lancé un hashtag contre les éoliennes sans ne rien proposer en retour. Projet étape : l’éolien offshore en mer, notamment au large de Saint-Nazaire, mis en service en 2022, va permettre de rattraper ce retard, mais à notre rythme. Le plus : après les incendies en Australie, les araignées mortelles Il y a eu les flammes, 29 personnes tuées, des millions d’animaux disparus. Ensuite le vent, la poussière, de fortes pluies, des inondations, orages de grêles. Oui, il y a un côté punition biblique en Australie. Désormais, les experts mettent en garde contre la présence d'araignées à toile-entonnoir, une espèce dont la morsure peut se révéler mortelle. Originaires des forêts humides de l'est de l'Australie et réputées pour leur venin très toxique et très rapide, la présence de ces araignées a considérablement augmenté ces derniers jours en Nouvelle Galles du Sud. Après les araignées tueuses, peut-être des zombies ou des loups garous à venir ? La note : 16/20 à la métropole du Havre pour ses transports gratuits En raison d’un pic de pollution, le Havre propose des transports gratuits ce vendredi 24 janvier. Une expérimentation pour les bus, tramways et funiculaires afin d’encourager à ne pas prendre sa voiture et privilégier les transports en commun pour améliorer la qualité de l’air. À suivre pour les résultats ce week-end. La rédaction vous recommande Lire la suite
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Énergie solaire : nos fenêtres produiront bientôt de l'électricité (Fri, 24 Jan 2020)
Le silicium utilisé pour fabriquer les cellules solaires photovoltaïques conventionnelles est opaque. D'où les difficultés rencontrées par les chercheurs à produire des cellules transparentes qui pourraient s'appliquer aux fenêtres de nos maisons. Mais des physiciens avancent aujourd'hui une idée aussi nouvelle que simple. Et si l'on perçait simplement des trous dans les cellules. Des cellules solaires transparentes, ça existe déjà. Cependant, leur efficacité reste limitée. Elle dépasse rarement les 3 à 4 %. Et utilisées pour fabriquer des fenêtres, elles auraient tendance à teinter les intérieurs de nos maisons de rouge. Mais des chercheurs de l'université nationale des sciences et des technologies d’Ulsan (Unist), en Corée du Sud, pourraient bien avoir trouvé une solution originale et économique au problème. “ Une idée folle À l'heure actuelle, les panneaux solaires à base de silicium cristallin sont les plus efficaces du marché. Ceux qui jouissent de la meilleure stabilité aussi. Alors les physiciens de l'Unist, en quête d'une technologie de production photovoltaïque transparente, se sont concentrés sur ces panneaux-là. « Une idée folle », commente Kwanyong Seo, chercheur, dans un communiqué. Pourquoi ? Tout simplement parce que le silicium cristallin... n'est pas transparent ! Pas de quoi arrêter les physiciens de l'Unist. Leur idée est aussi simple qu'efficace, apparemment. Ils ont percé des cellules solaires conventionnelles de tout petits trous, d'environ 100 μm, soit peu ou prou l'épaisseur d'un cheveu humain. Des trous disposés sur la cellule de manière à rendre le motif invisible à l'œil humain. Et à rendre ainsi la cellule aussi transparente qu'une vitre teintée. Tout en conservant 12,2 % d'efficacité - contre 20 % pour les cellules photovoltaïques classiques. Une technologie plus adaptée aux immeubles Les chercheurs de l'Unist notent aussi que leurs nouvelles cellules perdent moins de 4 % d'efficacité lorsqu'elles sont placées verticalement. Une situation dans laquelle l'efficacité des cellules classiques chute de près 30 % du fait de l'angle rasant avec lequel la lumière les frappe. Publicité D'où l'idée de remplacer les fenêtres actuelles par de nouvelles, équipées de telles cellules solaires. « Il faudra encore s'assurer de leur stabilité mécanique et de leur résistance. S'adapter à quelques réglementations aussi », reconnaît Kwanyong Seo. Et réussir à fabriquer des cellules suffisamment grandes et pourquoi pas, un peu plus efficaces encore. L'avantage étant que le procédé de fabrication ne varie pas fondamentalement de celui déjà mis en œuvre pour les cellules classiques. Les chercheurs notent que fabriquer des fenêtres en cellules solaires transparentes serait surtout avantageux pour les immeubles. Ceux-ci, en effet, offrent une surface de toit de plus en plus petite comparé à leur surface intérieure exploitable. Difficile, dans ces conditions, pour des panneaux solaires installés sur les toits, de subvenir à l'intégralité des besoins. « Les fenêtres offrent plus de surface », concluent les chercheurs de l'Unist. Ce qu'il faut retenir Des chercheurs sud-coréens ont fabriqué des cellules solaires presque transparentes. En y perçant des trous microscopiques. Ils espèrent bientôt pouvoir les utiliser comme fenêtres d'immeubles. Photovoltaïque : des cellules organiques bientôt sur nos fenêtres ? Heliatek, une start-up allemande, a développé de nouvelles cellules photovoltaïques organiques commercialisables. Certes moins efficaces que leurs homologues en silicium, elles présentent des avantages d'exploitation pour contrebalancer ce problème. Légères, souples et semi-transparentes, ces cellules pourraient recouvrir certains bâtiments et même être intégrées dans des vitres.  Article de Quentin Mauguit paru le 18/04/2012 La course pour le développement de nouvelles cellules photovoltaïques organiques rentables se poursuit activement dans le monde industriel. Mais en quoi diffèrent-elles de leurs homologues en silicium ? Réponse : elles sont souples, légères et leur fabrication ne requiert pas de hautes températures. Les cellules organiques se composent de longs polymères conducteurs pouvant être déposés grâce à un dispositif d’impression utilisant des solvants liquides. Elles présentent néanmoins deux points faibles : les panneaux produits commercialement ont un rendement de 5 %, bien loin du record atteint en laboratoire (10,6 %), et une durée de vie relativement limitée. Pour rappel, les cellules en silicium commerciales convertissent la lumière en électricité à un taux de 15 % (un record de 40 % a été atteint en conditions expérimentales). L'utilisation des structures organiques se limite actuellement à quelques applications précises et, il faut bien l'admettre, parfois un peu gadget (chargeurs de portable, sacs recouverts de panneaux solaires, etc.). La start-up allemande Heliatek propose désormais des panneaux photovoltaïques présentant un taux de conversion de seulement 8 %. Pour obtenir un produit rentable dans les années à venir, cette entreprise a dû optimiser la conception, mais aussi les procédés de fabrication de ses cellules. Les avantages liés à leur exploitation permettraient de concurrencer efficacement leurs homologues inorganiques. Des cellules photovoltaïques organiques produites en roll-to-roll Les cellules organiques d'Heliatek ne sont pas fabriquées à partir de longs polymères, mais bien d'oligomères. Ces molécules, plus stables dans le temps, sont courtes et pèsent en général moins de 2.000 g par mole. Elles seraient déposées et polymériseraient sous vide, ce qui permet un contrôle précis de l'épaisseur des dépôts, plusieurs couches pouvant être superposées, et surtout d'assurer une uniformité des films produits. Le procédé « à vide » est plus onéreux que l'impression, mais il permet de fabriquer des panneaux en continu (en « roll-to-roll ») sur des films de polyester (les impressions s'effectuent sur des panneaux de verre). Publicité Le rendement actuel de 8 % est faible mais la firme prévoit d'atteindre prochainement 12 % grâce à l'utilisation de cellules fonctionnant en tandem, i.e. les différentes couches superposées pourraient libérer des électrons en réponse à plusieurs longueurs d'onde. Actuellement, les deux couches réagissent au même spectre lumineux mais, affirme l'entreprise, elles compensent cette faiblesse par de bonnes performances lorsque le ciel est couvert, quand la luminosité est faible ou encore lorsqu'il fait chaud. Selon Thibaud de Séguillon, directeur de la start-up, des panneaux placés à Singapour durant un mois auraient été plus rentables que des installations inorganiques conventionnelles.  Une intégration dans le béton et le verre ? Le coût de production de ces cellules (rapporté au watt) ne sera pas en mesure de rivaliser avec celui des panneaux inorganiques avant quatre à cinq ans. Cependant, leur utilisation pourrait fortement réduire les coûts de construction de certains ouvrages. Étant souples, légers et résistants dans le temps, les produits d'Heliatek peuvent être déposés sur divers éléments de façade, donc sur de grandes surfaces, sans devoir mettre en place de coûteux systèmes d'ancrage (les panneaux conventionnels s'installent majoritairement sur les toits). Mais ce n'est pas tout, les nouvelles cellules sont semi-transparentes et laissent passer une certaine quantité de lumière. L'entreprise planche actuellement sur un projet visant à les intégrer dans des vitres qui seraient alors légèrement teintées. Certains bâtiments du futur pourraient donc produire du courant sur toutes leurs surfaces, de quoi se rapprocher un peu plus du rêve des constructions fonctionnant en autarcie énergétique.  Cela vous intéressera aussi L'énergie solaire pourrait-elle être la principale source d'énergie ?  En 2014, la part du solaire photovoltaïque dans le mix électrique français ne dépassait pas les 1,3 % (chiffre France Territoire Solaire). Comment alors l'énergie solaire pourrait-elle devenir notre principale source d'énergie ? Marion Perrin, docteur en électrochimie, partage avec nous son point de vue sur la question.  Liens externes
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