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Belgique : le bon élève de l'énergie renouvelable (ven., 06 déc. 2019)
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Nucléaire : le dialogue avec l'Iran se poursuit, malgré les tensions (Fri, 06 Dec 2019)
Les grandes puissances ont poursuivi leur dialogue vendredi avec Téhéran pour tenter de sortir de la spirale d'aggravation des tensions autour des activités nucléaire de l'Iran, même si la multiplication des entorses à l'accord international de 2015 n'incite guère à l'optimisme. Les diplomaties allemande, britannique, française, chinoise, russe et iranienne ont eu une rencontre de trois heures à Vienne, là même où ces pays avaient signé il y quatre ans l'accord historique plaçant sous contrôle le programme nucléaire de Téhéran. Le retrait unilatéral des Etats-Unis de ce texte jugé trop souple par Donald Trump a ouvert en 2018 une nouvelle période de crise avec l'Iran, que Washington veut placer sous "pression maximale". En représailles aux sanctions économiques qui asphyxient son économie, Téhéran a multiplié depuis le mois de mai les infractions aux règles encadrant ses activités nucléaires. Dans ce contexte, les échanges entre les Européens et l'Iran se durcissent. Pour la première fois le mois dernier, la diplomatie européenne a mis sur la table la possibilité de déclencher un mécanisme pouvant mener à terme au rétablissement de sanctions de l'ONU, qui, selon de nombreux analystes, sonneraient le glas définitif de l'accord de 2015. La présidente de la rencontre, la secrétaire générale du service diplomatique de l'UE Helga Schmid, a déclaré après la réunion que les participants avaient exhorté l'Iran à prendre "toutes les mesures nécessaires pour la pleine mise en oeuvre de ses engagements sur le nucléaire, et pour éviter une escalade". "Tous les participants ont souligné l'importance primordiale d'une mise en oeuvre pleine et concrète par toutes les parties (de leurs engagements), ainsi que leur détermination à poursuivre tous les efforts pour préserver l'accord", a déclaré la responsable européenne dans un communiqué. Le chef de la délégation chinoise Fu Cong a de son côté affirmé que le déclenchement du mécanisme de résolution des différends n'avait pas été évoqué vendredi. La Chine est contre l'activation de cette procédure, le représentant chinois estimant que "porter la question devant le Conseil de sécurité (de l'ONU, ndlr) n'est dans l'intérêt de personne, à part peut-être des Etats-Unis". "Tous les pays devraient s'abstenir de prendre des décisions susceptibles de compliquer la situation", a-t-il souligné. - Escalade - Engagé depuis plus de six mois dans un plan de désengagement de l'accord, l'Iran dépasse notamment le stock d'uranium enrichi prévu par le texte, le taux d'enrichissement et la quantité d'eau lourde autorisés, et modernise ses centrifugeuses. Plus les annonces s'accumulent, plus Téhéran "va épuiser les mesures les moins controversées et les plus faciles à révoquer", explique à l'AFP l'analyste Ali Vaez, de l'institut International Crisis Group. Et plus le pays pourrait se retrouver en capacité technique de fabriquer des armes nucléaires, une intention que Téhéran a toujours vigoureusement démentie. L'Iran a annoncé pour début janvier une étape supplémentaire d'intensification de son programme nucléaire, renforçant la pression sur les pays restant parties à l'accord. "Les deux parties sont prises dans un cycle d'escalade, il est très difficile d'imaginer comment elles vont y mettre fin", estime Ali Vaez. A la veille de la rencontre, sous égide de l'UE, la République islamique avait reçu un nouvel avertissement : l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France lui ont reproché de développer des "missiles balistiques à capacité nucléaire", en violation d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce message des trois pays est "un mensonge désespéré pour dissimuler leur misérable incompétence dans l'accomplissement du strict minimum de leurs propres obligations", a réagi Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères. L'Iran reproche aux Européens de ne pas l'aider suffisamment à contourner les sanctions américaines. - Tensions multiples - "L'accumulation des infractions risque de provoquer une rupture", estime aussi François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran. La décision de déclencher le mécanisme de règlement des conflits prévu dans l'accord est cependant délicate car c'est "risquer à terme de perdre tout contrôle" sur la situation, reconnaît un diplomate européen. L'Iran a menacé de "sérieusement reconsidérer" ses engagements envers l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) si ce mécanisme est enclenché. La présence en Iran des inspecteurs de l'AIEA chargés du contrôle des activités nucléaires menées dans le pays est l'un des principaux acquis de l'accord de 2015. Le dialogue avec les responsables iraniens est également brouillé par la multiplication des points de discorde : chercheurs français emprisonnés en Iran, saisies de pétroliers par Téhéran et forces du régime accusées de répression meurtrière envers la contestation sociale qui a éclaté dans les villes iraniennes mi-novembre.
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La Minute Tourisme : centrales solaires, activités écolos, dameuses intelligentes... quand les ... (Fri, 06 Dec 2019)
La saison hivernale 2019-2020 sera placée sous le signe de la préservation de l'environnement Par Doan Poirier Ce contenu partenaire vous est proposé par le Hub Tourisme, communauté d'entreprises et d'institutions qui contribuent à la création de contenus mettant en avant leurs activités et leurs expertises. « La Provence » les réunit régulièrement pour évoquer des thématiques d’actualité en compagnie d’experts invités. Dans les stations de ski des Alpes du Sud, la saison hivernale 2019-2020 sera placée sous le signe de la préservation de l’environnement. Une ambition éco-durable que les sites ont déjà commencé à mettre en place depuis plusieurs saisons, mais cette année, la majorité d’entre eux présentent des initiatives et des actions en faveur de la préservation de l’environnement. "Nos Alpes sont pures, avec zéro pic de pollution. Cette force, nous devons nous efforcer de la garder en développant notre économie tout en respectant cet écrin. De nombreuses initiatives et investissements sont lancés par les stations dans ce sens-là", rapporte François de Canson, président du comité régional de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur. Avant de poursuivre : "La région les accompagne dans cette stratégie-là, avec une enveloppe de 50 millions d’euros pour les contrats stations. Et pour continuer à verdir les stations, un million d’arbres seront plantés". Serre-Chevalier mise sur l'éolien, le photovoltaïque et l'hydroélectricité En plus des panneaux photovoltaïques et de l’hydroélectrique, la station a installé deux éoliennes. En plus des panneaux photovoltaïques et de l’hydroélectrique, la station a installé deux éoliennes.Photo Thibault Durant - Serre Chevalier En 2018, la station de Serre-Chevalier dans les Hautes-Alpes annonçait le lancement d’une véritable "initiative montagne" en faveur de la transition écologique dont la mise en service intégrale est prévue pour l’hiver 2021."Dès sa conception, le programme Energies Renouvelables (EnR) du Domaine de Serre-Chevalier avait pour but de faire vivre concrètement le principe de transition énergétique en montagne. Cette année 2019 et les premières installations d’équipements démontrent bien toute la valeur d’une telle initiative. En effet, au-delà des avancées technologiques réelles au sein d’une station, rendues possibles grâce à nos partenaires et à l’implication des personnes du domaine, c’est surtout la formidable capacité à concrétiser cette ambition qui nous permet aujourd’hui de disposer de résultats allant même au-delà de nos attentes", déclare Patrick Arnaud, directeur général de Serre-Chevalier domaine skiable. D’ores et déjà ce programme a permis l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toitures des installations dans 13 sites de la station. Ce programme prévoit également l’installation de deux éoliennes. Enfin, Serre-Chevalier a aussi décidé de miser sur l’hydroélectrique permettant au réseau de neige de culture de devenir le principal pourvoyeur du domaine en électricité renouvelable. "En plus d’être un véritable laboratoire pour la Compagnie des Alpes, le projet EnR de Serre Chevalier démontre bien la pertinence de la collaboration entre industriels, chercheurs, partenaires institutionnels, administration et élus du territoire au service de l’enjeu climatique et énergétique. Bien entendu, nous allons poursuivre les mises en application concrètes de ce programme jusqu’à son fonctionnement intégral, mais parallèlement, nous réfléchissons, et agissons déjà pour une démarche plus globale pour passer de la transition énergétique à la véritable transition écologique", confie-t-il. L’objectif de ce programme est de produire 30% de leur consommation en électricité. Une centrale solaire à Risoul Après avoir mis en service, l’hiver dernier, des panneaux photovoltaïques dans les gares d’arrivée et de départ du télésiège huit places du Pré du Bois, la station de Risoul a décidé d’aller plus loin en souhaitant créer une centrale solaire à 2 400 mètres d’altitude. Une première en Europe. Étendue sur 12 hectares au pic du sommet de l’Homme de Pierre, cette ferme solaire devrait permettre d’alimenter les réseaux du domaine skiable notamment pour la production de la neige de culture et l’exploitation des remontées mécaniques. Cette centrale dont la finalisation devrait se finaliser en 2022 doit permettre d’économiser entre 30 et 40% d’électricité Des dameuses intelligentes aux Ores Élue lauréate du Trophée des Cimes Durables en 2016, la station des Ores poursuit sa stratégie de préservation de l'environnement en installant cette année 30 nouveaux capteurs permettant de suivre les dépenses énergétiques de la station et de gérer la consommation au niveau des remontées mécaniques ou encore de la protection de neige de culture. Pour la saison 2019-2020, la station des Ores utilise des dameuses intelligentes permettant de connaître en temps réel la hauteur du manteau neigeux afin d'optimiser le volume d'eau à fournir. Des activités écolos Au-delà des indémodables parcours en raquettes et des balades en chien de traîneaux, les stations ont lancé des activités innovantes et respectueuses de l’environnement. C’est notamment le cas de la station du Dévoluy. Cette année les amateurs d’activités hivernales pourront s’essayer au vélo électrique sur pistes ou encore au quadbike, un mix entre le VTT et le quad pour des randonnées en pleine nature enneigée.
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Guadeloupe : le parc éolien de Sainte-Rose s'ouvre au financement participatif (Fri, 06 Dec 2019)
En Guadeloupe, une campagne de financement citoyen pour le parc éolien de Sainte-Rose va débuter le 8 décembre. 33 GWh de production annuelle attendue Implanté dans le nord de Basse-Terre, le parc éolien de Sainte-Rose est constitué de 8 éoliennes de 2 MW de puissance unitaire. Le site a commencé à injecter de l'électricité sur le réseau en novembre 2018 et a depuis généré plus de 21 GWh(1) durant cette première année « de rodage et de tests ». En fonctionnement normal, la production attendue du parc est de 33  GWh (ce qui correspond à un facteur de charge d’environ 23,5%), soit l’équivalent de la consommation annuelle résidentielle « d’environ 17 000 personnes »(2) selon l’exploitant. Sainte-Rose Energies, propriétaire du parc (l’énergéticien Valorem est le principal actionnaire(3)) met en avant le système « intelligent » de gestion de l’énergie de ce site : chaque jour, le profil de production du parc pour le lendemain est fourni au gestionnaire de réseau. Afin d’être « le plus fidèle possible à la production annoncée », le site est équipé de batteries lithium-ion d’une capacité de stockage de 5,3 MWh : ces dernières « emmagasinent l’excès d’énergie produit par les éoliennes lorsqu’il y a plus de vent que prévu, ou au contraire, se déchargent sur le réseau public en cas de vent moindre ». Pour rappel, la Guadeloupe s’est fixé, dans le cadre de sa 1re programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), pour objectif de compter 68,6% d’énergies renouvelables dans sa production brut d’électricité à l’horizon 2023 (objectif qui pourrait être révisé à 84%(4)), ce qui nécessite de porter une attention particulière à la gestion de l’intermittence de la production des installations renouvelables. Les éoliennes du parc de Sainte-Rose, qui culminent à 123 m de hauteur en bout de pale, présentent par ailleurs la particularité d’être équipées d’un dispositif « qui leur permet de rester alimentées en électricité en cas de déconnexion au réseau » lors de cyclones : non rabattables, « elles peuvent ainsi continuer à orienter leurs pales et nacelles pour résister aux vents violents selon leurs directions ». 500 000 euros de financement participatif La campagne de financement sera déployée sur la plateforme spécialisée Lendosphere(5). Elle est ouverte à tous les Français jusqu’à 250 000 euros de collecte. Passé ce niveau, seuls les Guadeloupéens pourront contribuer jusqu’à un montant total de 500 000 euros. Les prêteurs pourront investir «  à partir de 50 euros, pour une durée de 5 ans, avec des échéances de remboursement trimestrielles ». Une rémunération bonifiée est prévue pour la population vivant à proximité du parc : 5% par an pour les habitants de Guadeloupe (contre 4% par an pour les autres prêteurs) et jusqu’à 6% par an pour ceux de la Communauté d’agglomération du Nord Basse-Terre. La construction du parc éolien de Sainte-Rose avait fait l’objet d’un investissement total de près de 50 millions d’euros.
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L'énergie verte, le carburant de ses recherches (Fri, 06 Dec 2019)
Damien Le Bideau, doctorant à l’Université Bretagne-Sud (UBS) à Lorient, a reçu un prix pour ses recherches sur la production d’hydrogène électrolytique. Un travail qui pourrait faciliter le stockage d'énergie verte. Son parcours fait la fierté de l’IUT de Lorient-Pontivy (Morbihan). Depuis 2017, Damien Le Bideau, ancien étudiant lorientais, réalise une thèse sur la production d’hydrogène, simplement à partir d’eau et d’électricité. Ou plus exactement, sur l’amélioration du procédé d’électrolyse de l’eau alcaline. Le but étant de rendre cette technique la plus viable possible pour stocker de « l’électricité verte », celle produite par des panneaux solaires ou des éoliennes, par exemple. « Ces sources d’énergie sont variables dans le temps, il faut donc les stocker », explique le doctorant de 25 ans au sein du laboratoire de l’Institut de recherche Dupuy-de-Lôme. En octobre, Damien Le Bideau a été récompensé par un prix dans la catégorie "transition énergétique", lors du congrès de la Société française de génie des procédés (SFGP), à Nantes. Le jeune doctorant y a présenté un poster présentant ses recherches. « C’était une belle surprise. Je m’étais appliqué à le faire mais je ne pensais pas être primé. C’est gratifiant car cela vient de nos pairs », se félicite le titulaire d’un DUT Génie Thermique et énergie (GTE), d’une licence et d’un Master Sciences pour l’ingénieur (SPI). Un appoint intéressant Très engagé pour la planète et la transition écologique à titre personnel, Damien Le Bideau espère que sa thèse, financée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), permettra de développer l’utilisation de l’hydrogène. « Plus on va intégrer de l’énergie renouvelable dans notre consommation et plus il nous faudra du stockage. Les batteries permettent de stocker mais elles se déchargent rapidement et prennent beaucoup de place. L’hydrogène peut être un appoint intéressant », pense le jeune chercheur. Il ne faut pas voir l’hydrogène comme la solution à tous nos maux mais dans certains cas cela pourra être efficace Il souligne aussi l’aspect non polluant de l’électrolyse alcaline, son bon rapport énergétique et son faible coût, car elle utilise des matières, comme le nickel et l’acier, moins nobles que dans d’autres procédés. « Il ne faut pas voir l’hydrogène comme la solution à tous nos maux mais dans certains cas cela pourra être efficace ». Damien Le Bideau doit soutenir sa thèse à l’automne 2020. Ensuite, il aimerait continuer dans l’enseignement et la recherche ou travailler dans l’ingénierie dans le domaine public.
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La sonde solaire Parker montre que le champ magnétique solaire se retourne sur lui-même (Fri, 06 Dec 2019)
122 Partages S’il est étudié depuis de nombreuses décennies par les astrophysiciens, le Soleil est loin d’avoir révélé tous ses secrets. C’est notamment le cas des processus sous-tendant la dynamique de son champ magnétique ; une branche de l’astrophysique étant même dédiée à ces phénomènes, l’héliomagnétisme. En analysant les données de la sonde Solar Parker, recueillies lors de son passage an août 2018, les héliophysiciens ont découvert que le champ magnétique solaire pouvait se replier localement sur lui-même, créant des perturbations. Ces résultats devraient permettre aux chercheurs de mieux comprendre comme les vents solaires sont expulsés de notre étoile. La sonde solaire de la NASA, Parker Solar Probe, a réalisé le vol le plus proche du Soleil en août 2018, recueillant d’énormes quantités de données à l’aide d’instruments scientifiques de pointe, à une distance de 15 millions de kilomètres. Maintenant, les astrophysiciens commencent à publier ce qu’ils ont appris des données recueillies. Quatre nouveaux articles publiés dans la revue Nature révèlent de nouvelles découvertes qui pourraient modifier nos modèles actuels sur la formation, l’évolution et la mort des étoiles. Elles pourraient également nous aider à trouver de nouveaux moyens de protéger les astronautes des vents solaires lors de longs trajets dans le Système solaire. « La complexité était époustouflante lorsque nous avons commencé à examiner les données » déclare Stuart Bale, astrophysicien en charge des instruments de la sonde à l’Université de Californie à Berkeley. « Maintenant, je m’y suis habitué. Mais lorsque je les ai montrées à mes collègues pour la première fois, ils ont tout simplement été surpris ». Les « lacets » du champ magnétique : des structures participant à l’éjection du vent solaire La découverte la plus surprenante que les équipes ont faite a été que les champs magnétiques émanant du Soleil semblent se retourner sur eux-mêmes de façon inattendue, provoquant des perturbations locales — ce que les héliophysiciens ont surnommé des « lacets » — qui peuvent même parfois les faire boucler sur le Soleil. L’origine de ces lacets est encore un mystère pour les chercheurs, mais ils pourraient éventuellement nous permettre de comprendre comment l’énergie s’écoule du Soleil à travers le Système solaire. lacet soleil Le champ magnétique solaire peut se replier brutalement sur lui-même, créant des perturbations locales entrant potentiellement dans le mécanisme d’éjection du vent solaire. Crédits : S. D. Bale et al. 2019 « Des vagues ont été observées dans le vent solaire depuis le début de l’ère spatiale, et nous avons supposé que plus près du Soleil, ces dernières deviendraient plus fortes, mais nous ne nous attendions pas à les voir s’organiser en ces pointes de vitesse structurées et cohérentes » explique Justin Kasper, astrophysicien à l’Université du Michigan. Sur le même sujet : Première observation directe du transfert d’énergie entre la surface et la couronne du Soleil Des vents stellaires en rotation autour du Soleil Les chercheurs ont également découvert que le rayonnement solaire vaporise les particules de poussière cosmique autour de l’étoile, créant une zone sans poussière de 5 millions de km. Ils ont également constaté que les vents solaires tournent autour du Soleil à des vitesses près de dix fois supérieures à celles prévues par les modèles actuels. C’est également la première fois que des flux de vent solaire ont été observés tournant toujours autour du Soleil, plutôt que d’être expulsés à une vitesse perpendiculaire à l’étoile. « Le Soleil est la seule étoile que nous pouvons examiner de près. Obtenir des données à la source révolutionne déjà notre compréhension de notre propre étoile et des étoiles à travers l’Univers. Notre petit vaisseau spatial traverse des conditions brutales pour renvoyer chez lui des révélations surprenantes et passionnantes » conclut Nicola Fox, directeur de la division héliophysique au siège de la NASA. Sources : Nature
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Bâtiments neufs : l'État « encourage » l'usage de l'électricité dans la prochaine RE 2020 (Fri, 06 Dec 2019)
« Il faut qu'on arrête d'avoir l'électricité honteuse dans le domaine du bâtiment (…). L'électricité est la solution pour pouvoir réussir l'atteinte de la neutralité carbone en 2050 », a déclaré, le 3 décembre, Olivier David, chef de service du climat et de l'efficacité énergétique à la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), lors du colloque organisé par l'Union française de l'électricité (UFE), à Paris. De quoi faire à nouveau bondir les acteurs de la filière gaz, représentés par l'association Coénove, présidée par Bernard Aulagne. Le calcul de la baisse du coefficient d'énergie primaire de l'électricité, prévu pour la prochaine réglementation environnementale (RE) 2020, est un point de désaccord persistant entre la filière électrique et la filière gaz. D'autant que la réglementation thermique (RT) 2012, actuellement en vigueur, avait avantagé le gaz dans les logements neufs. « Nous trouvons inconvenant, si ce n'est choquant, que l'administration choisisse un colloque de l'UFE pour déclarer sa flamme à l'électricité et surtout, présente les choses comme une revanche de l'électricité, après une RT 2012 qui aurait favorisé le gaz », a déclaré Bernard Aulagne, dans un communiqué. Sachant que « les arbitrages concernant la RE 2020 ne sont, officiellement, toujours pas rendus ». Électricité : le coefficient d'énergie primaire passera de 2,58 à… 2,3 Début 2020, l'État doit en effet concerter les acteurs sur les exigences réglementaires de la future RE 2020, puis les arbitrages interministériels interviendront au printemps 2020. L'État devrait publier les textes réglementaires à la mi-2020, avait annoncé, début novembre, Mickaël Thiery de la Direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages (DHUP). « L'État a proclamé son choix pour la France de l'électrique par la voix de la DGEC qui assume encourager l'usage de l'électricité dans les bâtiments », a dénoncé M. Aulagne. Au colloque de l'UFE, Olivier David a confirmé la décision des pouvoirs publics de baisser le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire, qui passera désormais de 2,58 à 2,3. La DGEC proposait d'abord la baisse du facteur d'énergie primaire fixée à 2,1, afin de prendre en compte l'évolution du mix énergétique projetée en 2035 dans la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), et de répondre aux exigences européennes de la directive relative à l'efficacité énergétique des bâtiments. Les derniers arbitrages de l'administration, rendus en novembre lors d'une réunion avec les acteurs, annonçaient un coefficient de 2,3. Or, en fixant un coefficient de 2,1, la filière gaz fustigeait, en mai dernier, « le retour du chauffage électrique par convecteurs à effet Joule peu performants et énergivores, conduisant à augmenter les besoins de puissance électrique en hiver (pointe électrique) ». Un avis partagé par l'association NégaWatt. Un coefficient évalué à 2,74 aujourd'hui En décidant un coefficient de 2,3, Coénove dénonce un « artifice » de l'administration, « faute d'arguments sérieux ». « L'Union européenne utilise une méthode objective pour calculer ce facteur de conversion : pourquoi ne l'appliquons-nous pas ?... sauf qu'elle conduit à un coefficient de 2,7 ! » a poursuivi Bernard Aulagne. Pour NégaWatt, c'est un coefficient de 2,74 qu'il faudrait retenir dans la RE 2020 : une valeur jugée « représentative de la structure actuelle (2018) de production d'électricité en France ». « C'est cette valeur de 2,74 qu'il faut retenir, même si elle minore la réalité. C'est une question d'honnêteté intellectuelle, et au moins elle fera consensus, même si elle est sous-estimée », expliquait NégaWatt en avril dernier dans une note d'analyse. Même son de cloche de la part de Thierry Rieser, gérant du bureau d'études Enertech, spécialiste de l'efficacité énergétique :« En accord avec les règles européennes, nous devrions adopter la valeur actuelle du coefficient (…) soit 2,74, et le réviser dans cinq ans pour suivre les évolutions réellement constatées ! A minima le maintien du statu quo à 2,58 pourrait être une solution raisonnable qui éviterait de rouvrir ce débat explosif », a déclaré M. Rieser, dans une tribune publiée le 26 novembre, aujourd'hui signée par plus de 1 300 maîtres d'œuvre et maîtres d'ouvrage du bâtiment concernés par la RE 2020. « Pourquoi d'ailleurs proposer 2,1, puis 2,3 ? Est-ce un marchandage ? », s'interrogent aussi les signataires. Impact carbone du chauffage électrique : autre sujet de discorde C'est un coefficient de 2,74 qu'il faudrait retenir dans la RE 2020 : une valeur jugée représentative de la structure actuelle (2018) de production d'électricité en France.   Dans le cadre de la RE 2020, l'État propose également de réviser la valeur du facteur d'émission carbone, également appelé « contenu en CO2 du kWh électrique », en le faisant passer de 210 grammes CO2/kWh à 80 grammes CO2/kWh. Soit une réduction de 62 % de l'impact carbone du chauffage électrique. Un autre point de désaccord avec la filière gaz et une « source d'inquiétude » pour Thierry Rieser et les signataires de sa tribune. L'association Coénove dénonce un « changement de méthode unilatéral qui permet de gommer le poids carbone de l'électricité utilisée pour le chauffage ». La valeur de 210 grammes, indique Thierry Rieser, « prend en compte le fait qu'en moyenne mensuelle hivernale, le mix énergétique s'appuie sur un recours important aux énergies fossiles, à cause précisément du chauffage électrique. Nous ne comprenons pas ce qui justifierait physiquement d'abaisser ce coefficient dans la RE 2020. Il est donc important de maintenir cette valeur hivernale dans la future réglementation », pour tenir compte de la pointe hivernale. Enertech et les signataires appellent les pouvoirs publics à revoir certains axes de travail de la RE 2020, craignant une baisse des exigences par rapport à l'expérimentation E+C-. « Une vraie concertation ne se mesure pas aux nombres de réunions organisées, mais à la véritable prise en compte des suggestions des acteurs... Nous en sommes loin mais nous continuerons à porter nos convictions », a déclaré Bernard Aulagne, président de Coénove. Article publié le 06 décembre 2019
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TECHNIPFMC, parmi les plus fortes baisses du CAC 40 à la clôture du vendredi 6 décembre 2019 (Fri, 06 Dec 2019)
Publié le 06/12/2019 à 17h46 TECHNIPFMC, parmi les plus fortes baisses du CAC 40 à la clôture du vendredi 6 décembre 2019 Pixabay (AOF) - TECHNIPFMC (-0,23% à 17,05 euros) Le spécialiste de l'ingénierie et des services pour l'industrie de l'énergie a pâti d'une note défavorable d'analyste. Jefferies a en effet dégradé sa recommandation d'Acheter à Conserver sur la valeur. AOF - EN SAVOIR PLUS TechnipFMC - Les points à retenir - Numéro un mondial de l’ingénierie et des services pour l’industrie de l’énergie, issu de la fusion en 2017 de Technip et de l’américain FMC ; - Présence mondiale entre l’Europe-Russie-Asie centrale (la moitié du carnet de commandes), les Etats-Unis et le reste du monde ; - Très fortes positions dans le segment sous-marin (1/3 des revenus, de 12,56 Mds$), devant l’offshore et l’onshore (50 %), puis la technologie de surface, avec une offre totalement intégrée, le groupe étant numéro un mondial des pipelines souples ; - Avancée technologique sur ses pairs ; - Bilan sain d’où un retour total à l’actionnaire de 681 M$ de rachat d’actions et de dividende. TechnipFMC - Les points à surveiller - Forte volatilité du secteur ; - Réduction par les investisseurs pétroliers de leurs investissements au Brésil et morosité persistante en Amérique du nord ; - Retour en 2018 à la contraction de l’autofinancement et des revenus et division par 5 du bénéfice au 1er trimestre 2019 ; - Méfiance des investisseurs à l’égard de la gestion sociale et de la gouvernance d’une part, à l’égard de la visibilité limitée des comptes d’autre part; - Sensibilité à l’évolution du prix de baril de pétrole et à l’obtention des « partenariats stratégiques » et « gros contrats » ; - Intégration de Magma Global qui complète l’offre de tubes flexibles ; - Rumeurs de cession de la branche onshore/offshore ; - Capital éclaté. Pétrole et parapétrolier Les compagnies pétrolières, comme Shell ou Total, investissent de plus en plus dans l'électricité verte, qui bénéficie d'une croissance plus forte que celle des énergies fossiles. L'Agence internationale de l'énergie estime que la demande en électricité devrait progresser de 2,1% par an au cours des deux prochaines décennies, contre 1,9% pour le gaz et seulement 0,6% pour le pétrole. Une part croissante de cette électricité sera produite à partie de gaz et d'énergies renouvelables. Shell, la compagnie la plus offensive sur ce sujet, prévoit que l'électricité, de sa génération jusqu'à sa distribution, représentera le tiers de son activité dans les années 2030. Cette proportion est comparable à celle du pétrole et du gaz. Les pétroliers européens investissent désormais tous dans ce secteur.
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IKEA pense produire plus d'énergie qu'elle n'en consommera d'ici l'année prochaine (Fri, 06 Dec 2019)
Le groupe Ingka, qui possède la plupart des magasins IKEA, dépassera d’ici la fin de l’année son objectif de produire autant d’énergie renouvelable que d’énergie qu’ils n’en consommeront, a annoncé le directeur général d’Ingka, Jesper Brodin. Le groupe Ingka a dépensé 2,5 milliards d’euros au cours des dix dernières années pour des parcs éoliens, des panneaux solaires sur les toits de ses magasins et entrepôts et, plus récemment, pour ses tout premiers parcs solaires hors site, a annoncé la société. Agir pour le climat ne coûte pas plus cher Le groupe a annoncé fin septembre l’acquisition d’une participation de 49% dans deux parcs solaires américains, qui devraient entrer en service dans les mois à venir. Ikea est le plus grand groupe de meubles au monde. Le groupe Ingka possède la plupart de ses activités de vente au détail. Jasper Brodin a déclaré à Reuters qu’Ingka prévoyait de continuer à investir dans des parcs éoliens et des parcs solaires ajoutant que cela était « une bonne affaire ». « Être actif face au climat n’engendre pas de coût supplémentaire. C’est en fait une entreprise intelligente et une idée de ce à quoi ressemblera le modèle commercial de l’avenir … Tout ce qui concerne les combustibles fossiles et leur utilisation stupide coûtera cher », a-t-il déclaré. C’est ainsi que Jasper Brodin a exhorté les entreprises et les dirigeants gouvernementaux à s’engager à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degrés Celsius, comme l’ont demandé les scientifiques. Plus de 400 entreprises, dont IKEA, H & M, Coca-Cola et Sony, se sont engagées dans une initiative soutenue par le gouvernement des États-Unis visant à limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés Celsius. IKEA aura un impact positif d’ici 2025 Ingka a déclaré que son énergie renouvelable équivalait maintenant à plus de 1,7 gigawatts (GW) d’électricité, répartis sur 920 000 modules solaires sur ses sites, 534 éoliennes dans 14 pays et les 700 000 panneaux solaires en construction aux États-Unis. Ses deux investissements les plus importants à ce jour sont l’acquisition en 2014 d’un parc éolien américain pour un montant de 300 millions de dollars et celle en 2019 d’une participation dans un parc éolien au nord de l’Allemagne pour plus de 200 millions d’euros, a déclaré un porte-parole d’Ingka. Ingka, anciennement Groupe IKEA, possède 367 magasins IKEA, 23 magasins d’exposition de plus petit format et 44 centres commerciaux. Le groupe a annoncé jeudi qu’il lancerait son offre de panneaux solaires résidentiels dans les magasins de ses 30 marchés d’ici 2025. Le franchiseur Inter IKEA, qui est également en charge du développement et de la fourniture de produits, souhaite qu’IKEA dans son ensemble ait un impact positif sur le climat – en réduisant davantage les émissions de gaz à effet de serre de la chaîne de valeur d’IKEA – d’ici 2030.
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