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La France bien représentée aux Prix européens de l'énergie durable (jeu., 20 juin 2019)
La France bien représentée aux Prix européens de l'énergie durable Deux projets français ont décroché le Prix : "Bardzour" de la Réunion et "E=0 & Transition Zero" de Paris Le projet Bardzour, basé à La Réunion, a transformé un terrain inutilisé autour d’une prison en ferme solaire. Grâce aux ressources naturelles, le site produit de l’électricité propre et contribue à la réduction des émissions. En plus, le projet, primé dans la catégorie Engagement, aide à former les détenus aux métiers liés à l’énergie solaire. Le projet, du nom de la prison où il est implanté, a démarré en 2014 avec l'installation de panneaux solaires sur l'ancien terrain agricole autour de l’établissement pénitentiaire, à la périphérie du Port, au nord-ouest de l'île. Aujourd'hui, la ferme solaire produit suffisamment d'énergie pour répondre au tiers des besoins du Port, notamment en fournissant de l'électricité à environ 4 000 foyers chaque année. Elle permet d'économiser près de 9 000 tonnes d'émissions de carbone par an. Plus d'informations sur Bardzour Le projet E=0 & Transition Zero, basé à Paris, modernise de manière abordable et pratique des logements sociaux en les transformant en habitations à énergie nulle. Les experts du projet procèdent d’abord au relevé des dimensions du bâtiments à l’aide d’un scanner 3D. Ils conçoivent ensuite une façade préfabriquée, un toit isolé équipé de panneaux solaires, des murs isolés et de nouvelles installations de chauffage et de refroidissement intelligentes. Le projet, récompensé dans la catégorie Innovation, est reproductible et adaptable au marché de masse. Plus d'informations sur E=0 TZ
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Quatre associations et une dizaine de maires mettent Total en demeure de réduire ses émissions ... (Thu, 20 Jun 2019)
"S'il le faut, nous irons jusqu'au procès", annonce Paul Mougeolle, de l'association Notre affaire à tous (NAAT). #AlertePollution Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ? Cliquez ici pour nous alerter ! Quatre associations environnementales (Notre affaire à tous, ZEA, Sherpa et Les Eco maires) et quatorze maires mettent en demeure le groupe Total de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, a rapporté France Inter mercredi 19 juin. Le bras de fer, qui dure depuis des mois, n'a pas pu se résoudre lors d'une réunion avec le PDG du groupe pétrolier, Patrick Pouyanné. Dans trois mois, ils pourront demander au juge d'obliger Total à respecter leur demande. "S'il le faut, nous irons jusqu'au procès", annonce Paul Mougeolle, coordinateur en charge de la responsabilité des entreprises chez Notre affaire à tous (NAAT). Cette mise en demeure est la première étape d'une procédure permise par la loi sur le Devoir de vigilance. Adoptée en 2017, cette loi oblige les multinationales à établir un plan de prévention des risques d'atteinte aux droits humains et à l'environnement, en France comme à l’étranger. Aux yeux de NAAT, le plan présenté par Total est "largement insuffisant" pour réduire ces risques. "Total a pour seul engagement une réduction de 15% de son intensité carbone d'ici à 2030, alors que le Giec préconise une réduction de 45%", a justifié mercredi sur France Inter l'avocat du NAAT Sébastien Mabille. De plus, si le groupe pétrolier assure viser la limitation du réchauffement climatique à 1,5°C d'ici 2100, comme le prévoit l'Accord de Paris, "Total s'appuie sur un scénario de l'Agence internationale de l'énergie qui mène vers 2,7°C de réchauffement global, voire plus", affirme Paul Mougeolle. Enfin, les associations pointent le hiatus entre l'ambition d'être "la major de l'énergie responsable" affichée par l'entreprise et le modèle économique du groupe. En 2018, Total a ainsi déboursé près de 9,2 milliards de dollars dans la production et l'exploration, principalement d'hydrocarbures, alors que 511 millions ont été investis dans le gaz et les énergies renouvelables. Alain Fabre, maire de Bize-Minervois (Aude), a rejoint la bataille après les inondations du mois d'octobre 2018 qui ont touché son département, qui "ont été un révélateur". Dans son village, "74 maisons ont été inondées, trois commerces sinistrés et une retraitée a échappé de justesse à la noyade". Il déplore : "Ce type d’inondations, nous en avons depuis toujours, mais nous avons observé une hausse de la fréquence. Dernièrement, nous avons subi trois inondations en 18 mois." Des intempéries qui auraient coûté 4 millions d'euros à sa commune de 1 200 habitants. "Ça suffit, s'étrangle Alain Fabre, j'en ai assez de traiter les conséquences, il faut s'attaquer aux causes !" La "cible" est toute trouvée : Total, entreprise française, qui fait partie du "top 20" des entreprises mondiales qui émettent le plus de CO2, selon le rapport "carbon majors". A lire aussi Sujets associés
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Énergie solaire. Quelles applications pour l'entreprise ? (Thu, 20 Jun 2019)
Roi Morvan communauté organise jeudi 27 juin de 8 h 30 à 10 h 30, au Télécentre à Gourin, un atelier sur le thème « L’énergie solaire, quelles applications pour mon entreprise ? », animé par Benoît Aignel, de l’Agence locale de l’énergie du Centre-Ouest Bretagne (Alecob) et Quentin Lemée, de 56 Énergies. Quelles solutions sont adaptées à mes besoins ? Quels coûts et quelle rentabilité pour mon entreprise ? Qui peut me conseiller et m’accompagner ? Les intervenants présenteront les principes de fonctionnement, des exemples d’installations (investissement, rentabilité, conditions favorables), ainsi que les appels à projets en cours. L’atelier est gratuit et ouvert à toutes les entreprises. Pratique Inscription obligatoire auprès du service Développement économique de RMCom : Tél. 02 97 23 44 57 ou par mail à l’adresse economie@roimorvancommunaute.com
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La Chine est en train de gagner la course au solaire spatial (Thu, 20 Jun 2019)
Temps de lecture : 6 min L'Amérique devrait être sur le devant de la scène énergétique mais elle gâche son potentiel. Les moyens ne sont pas alloués à la Nasa pour développer l'énergie solaire alors que la Chine prévoit de mettre en orbite une centrale solaire commerciale d'ici à 2050. | Hellisp / Wikimedia Les moyens ne sont pas alloués à la Nasa pour développer l'énergie solaire alors que la Chine prévoit de mettre en orbite une centrale solaire commerciale d'ici à 2050. | Hellisp / Wikimedia Tous les films catastrophe commencent de la même façon: un scientifique met en garde le président des États-Unis qui refuse de l'écouter. Mais la survie de l'humanité, ce n'est pas du cinéma. Si l'un des présidents américains des cinquante dernières années avaient eu la présence d'esprit de prendre au sérieux l'énergie solaire, nous aurions pu empêcher le désastre climatique à venir grâce à une source d'énergie propre, constante, sans limite et moins onéreuse que les combustibles fossiles –et les États-Unis auraient été le leader du secteur. Si l'on en croit les rapports, c'est aujourd'hui la Chine qui est la cheffe de file de cette nouvelle technologie: il s'agit de panneaux solaires classiques, si ce n'est qu'ils sont dopés aux stéroïdes –capables de recueillir de l'énergie 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par an. Ces centrales solaires ne monopoliseront pas des millions d'hectares terrestres: elles seront mises en orbite géosynchrone, près de 35.000 kilomètres au-dessus du niveau de la mer –loin des nuages, de la pluie et du cycle jour-nuit, soit tous les petits embêtements qui rendent l'énergie solaire terrestre quelque peu intermittente. La Chine compte mettre en orbite une centrale solaire commerciale d'ici à 2050; elle pourrait alors s'enorgueillir d'être la première nation à avoir capté l'énergie solaire depuis l'espace pour la rediriger vers la Terre. Réseau électrique international C'est là que les choses se compliquent: selon un récent rapport de l'US-China Economic and Security Review Commission, le programme spatial de la Chine fait partie intégrante du programme militaire chinois. C'est donc l'armée qui contrôle l'activité spatiale de la Chine –et «la plupart de ses activités spatiales civiles font double emploi». Second point: les ambitions spatiales de la Chine sont tournées vers une seule et même priorité, l'argent. L'espace est au cœur de ses projets de reprise économique et de développement national. Le Parti communiste chinois veut organiser une démonstration en ligne de sa centrale spatiale dès l'an prochain; en cas de succès, certains pays pourraient se laisser tenter par le projet phare de politique étrangère de Xin Jinping, les «nouvelles routes de la soie». Cette énergie bon marché et sans émissions de CO2 aurait de quoi tenter plus d'un pays tier et donnerait à la Chine un poids politique beaucoup plus important. Pékin contrôlerait presque de facto les pays acheteurs et se rapprocherait de son but: créer le premier réseau électrique international de l'histoire. La Nasa très terre-à-terre Pendant ce temps, les États-Unis ne font rien de leur propre technologie solaire spatiale –une technologie qu'ils possèdent pourtant depuis 1968, année de la publication (dans la revue Science par Peter Glaser, conseiller à la Nasa et chef de projet pour Apollo 11) d'un concept de satellite permettant de capter l'énergie solaire et de la transmettre à la Terre. En 1941, Isaac Asimov, l'un·e des écrivain·es de science-fiction les plus prolifiques et renommé·es de tous les temps, imaginait déjà une station spatiale capable de rediriger l'énergie du soleil vers différentes planètes via le rayonnements micro-onde. Asimov a de nouveau fait référence aux stations-centrales solaires en 1983, écrivant qu'elles pourraient voir le jour en… 2019! Ce n'est pas comme si la Nasa n'avait pas essayé de mettre la machine solaire en route: elle a fourni moult rapports de développement et d'évaluation (et autres études de faisabilité) à la Maison Blanche au fil des années, allant même jusqu'à recommander cette source d'énergie pour alimenter une hypothétique base lunaire de première génération habitée. «Une base lunaire habitée en permanence présenterait des défis de taille, notamment en termes d'énergie», comme l'expliquent les auteurs de ce rapport. «Il pourrait donc s'avérer judicieux d'avoir recours à une centrale solaire spatiale placée en orbite capable de produire de l'énergie électrique et de la rediriger vers une base lunaire, quel que soit l'emplacement de cette dernière. Nous possédons la technologie permettant de capter la lumière solaire, de produire une énergie [continue] supérieure aux 35 kilowatts [requis pour faire fonctionner la base lunaire], et de la transférer vers la surface via micro-ondes.» Pourtant, la Nasa ne prévoit à ce jour aucune mission consacrée à l'énergie solaire (pour plusieurs raisons, presque toutes liées au manque de ressources financières), à la consternation –aujourd'hui comme hier– de plusieurs centaines (voire plusieurs milliers) de spécialistes de l'ingénierie et d'équipes de reherche de la Nasa, que le projet fait rêver. John Mankins est de ceux-là. Ancien physicien à la Nasa, Mankins est réputé pour ses travaux consacrés au solaire spatial –et pour sa très grande patience. Non seulement il a travaillé à la Nasa et au Jet Propulsion Laboratory vingt-cinq ans durant, pendant lesquels il n'a jamais cessé de plaider pour le solaire spatial sans aucun résultat– mais il a également aidé l'auteur de cet article à passer au peigne fin le McCain National Defense Authorization Act (année fiscale 2019), à la recherche de la moindre référence au solaire spatial au cœur de cette monstruosité bureaucratique. Mankins (et d'autres avec lui) ont revu leurs estimations et pensent que les coûts du solaire spatial sont désormais de l'ordre du raisonnable. L'énergie, un enjeu géopolitique La Chine n'est pas seule dans les starting-blocks: les agences spatiales du Japon, de l'Union européenne et de l'Inde travaillent sur leurs propres programmes de solaire spatial. Le projet de la l'Agence spatiale japonaise (Jaxa) est le plus abouti. Mankins explique que l'agence spatiale élabore une nouvelle feuille de route pour son programme –qui est loin d'être son seul projet (on peut notamment citer des ascenseurs spatiaux, un système d'enlèvement des ordures spatiales, un dispositif permettant de détecter l'eau présente sur les astéroïdes, et des véhicules lunaires gros comme des camping-cars). Fin mai, les gouvernements américains et japonais –deux importants partenaires de la Station spatiale internationale– ont convenus de prolonger leur coopération; des astronautes japonais·es pourraient être envoyé·es sur la lune dans le cadre de cet accord. Cela étant, c'est l'intérêt que la Chine témoigne au solaire spatial –et l'apparent désintérêt des États-Unis– qui se révèlent les plus parlants sur le plan géopolitique. L'énergie occupe une place centrale dans la géopolitique mondiale et dans l'ordre international. Elle a consolidé l'essor de grands pouvoirs, a motivé des alliances, et a –bien trop souvent– été à l'origine de conflits et de guerres. Conclusion? Dans le pire des cas, la première nation capable de capter la lumière du soleil depuis l'espace dominera toutes les autres, et de loin. Contrairement à l'énergie renouvelable terrestre (qui est en grande partie contrôlée par le secteur privé), le solaire spatial de la Chine serait une source d'énergie unique et nationale: autrement dit, un outil révolutionnaire pouvant facilement être exploité à des fins géopolitiques. La Chine n'est pas en reste lorsqu'il s'agit de militariser les technologies spatiales issues du secteur commercial, ce qui complique encore les choses –ou les rend encore plus terrifiantes, selon les points de vue. La Chine s'est lancée la première mais il va sans dire qu'elle ne dispose pas pour autant d'un avantage catégorique ou insurmontable. À l'heure où l'auteur de cet article a écrit ces lignes, nous ignorons tout de sa technologie solaire (peut-être sort-elle tout droit des manuels open-source de la Nasa!?). Reste que les États-Unis doivent agir sans attendre –non seulement pour répondre à l'inévitable évolution technologique mais aussi pour s'adapter à l'évolution du marché de l'énergie engendrée par la crise du climat. Nouvelle hégémonie Il sera certes particulièrement difficile de pousser l'administration américaine actuelle à investir pleinement dans le solaire spatial. La Nasa a déjà bien du mal à trouver des financements alors même que la Maison Blanche avance la date de missions majeures. (Plus étonnant: l'agence spatiale, à l'inverse, reçoit des financements qu'elle n'a jamais sollicités –125 millions de dollars supplémentaires pour élaborer des têtes nucléaires, par exemple). Les États-Unis se trouvent à un tournant décisif. Verra-t-on un candidat à l'élection présidentielle américaine de 2020 s'emparer du solaire spatial, donnant par là-même une envergure internationale au Green New Deal? Peut-être. Les entreprises –américaines ou non– et les nations qui travaillent déjà à l'élaboration de cette technologie uniront-elles leurs forces au nom de la science pour atteindre cet objectif commun? Peut-être. Le coup de force de Pékin fera-t-il basculer l'équilibre mondial des pouvoirs, marquant l'avènement d'une nouvelle hégémonie? C'est le scénario le plus probable –et celui que je redoute plus que tout.
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Prix de l'électricité : fin ou hausse du dispositif d'Arenh pour EDF ? (Thu, 20 Jun 2019)
En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. (En savoir plus) Nous avons mis à jour notre Politique de confidentialité suite à notre changement de raison sociale dans le cadre d'une réorganisation interne. En continuant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre Politique de confidentialité mise à jour. Fournisseurs d’électricité Changer de fournisseur d’électricité Electricité : tout savoir sur l’ouverture du marché à la concurrence Prix de l’électricité : fin ou hausse du dispositif d’Arenh pour EDF ? Paul Leboulanger - publié le 20.06.19 à 10:44 Partager : Facebook Twitter Linked-In Le fournisseur ne veut plus vendre son énergie nucléaire aux concurrents à des prix aussi faibles. Le lobbying intense d’EDF auprès des pouvoirs publics a commencé. L’objectif ? La fin pure et simple de l’Arenh, l’accès régulé à l’énergie nucléaire historique. Ce dispositif permet aux fournisseurs alternatifs d’acheter l’électricité produite par le parc nucléaire français à des prix très bas. Indirectement, EDF perd de l’argent pour renforcer la concurrence. Les fournisseurs alternatifs comme Engie, Total Direct Energie, Planète Oui ou encore Eni réclament au contraire une hausse de l’Arenh. Ils estiment que le développement du marché de l’énergie a rétréci les parts de chaque fournisseur, les contraignant à acheter l’électricité au prix du marché, parfois plus cher. Cela se répercute sur la facture des consommateurs. Lire aussi Augmentation des tarifs de l’électricité Le gouvernement devra trancher entre EDF et ses concurrents, alors que deux hausses des prix de l’électricité ont lieu cet été. La première, qui s’élève à +5,9%, a eu lieu le 1er juin. La seconde, qui devrait être plus petite, interviendra au 1er août. L’UFC-Que Choisir et CLCV ont déjà annoncé qu’un recours sera déposé auprès du Conseil d’Etat. Les députés de la majorité ont récemment déposé un amendement pour modifier le plafond de l’Arenh. Aujourd’hui, EDF est obligé de vendre 100 térawattheures (TW) ; demain, ce pourrait être 150 TW. Une décision qui renforcera le poids des fournisseurs privés face au groupe public. Mais le lobbying d’EDF pourrait aussi fonctionner, puisque le prix de vente de ces 150 TW pourrait être réévalué de 42 à 52€/MWh. Amendement augmentant le plafond de l’ARENH à 150 TWh adopté en commission !@frdossant @MarcelBoitant pic.twitter.com/iEtIPl1C60 — Fabien ROPARS (@DeLaval53) 12 juin 2019 Partager : Facebook Twitter Linked-In Comparez les offres d'électricité Remplissez notre formulaire et comparez les offres des fournisseurs d'électricité Comparer les tarifs
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L'EPR, fleuron du nucléaire français aux multiples déboires (Thu, 20 Jun 2019)
L'EPR, dont les soudures devront être réparées à Flamanville, est un réacteur nucléaire de troisième génération conçu pour offrir une puissance et une sûreté améliorées, mais qui a subi de nombreuses déconvenues. Lancée en 1992, cette technologie présentée comme le fleuron de la filière nucléaire française a été codéveloppée par le français Areva et l'allemand Siemens au sein de leur filiale commune, dont Siemens s'est depuis retiré. EDF a finalement pris le contrôle de cette activité lors de la réorganisation de la filière nucléaire française orchestrée par l'État. Conçu pour fonctionner pendant 60 ans, l'"European Pressurized Water Reactor" se fonde sur la technologie des réacteurs à eau sous pression, la plus utilisée dans le monde. Il offre une puissance très élevée (1.650 mégawatts) et bénéficie d'une multiplication des systèmes de sauvegarde pour refroidir le coeur du réacteur en cas de défaillance, d'une coque de protection en béton et acier et d'un récupérateur de corium censé réduire les conséquences en cas d'accident grave. - dérapages - Le premier chantier a été lancé à Olkiluoto (Finlande) en 2005, pour le compte de l'électricien TVO, avec Areva et Siemens directement maîtres d'oeuvre. Mais les contretemps et dérapages budgétaires se sont accumulés. Dernière annonce en date: le chargement du combustible nucléaire ne devrait pas intervenir avant la fin août 2019, alors qu'il était prévu pour juin. La mise en service aura au moins dix ans de retard sur le calendrier initial. Le deuxième EPR, en chantier depuis 2007 à Flamanville (Manche) a également accumulé les déboires, à cause notamment d'anomalies découvertes sur la composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a exigé que le couvercle de la cuve soit remplacé avant la fin 2024. EDF prévoyait jusqu'à présent de démarrer l'EPR de Flamanville fin 2019, pour une mise en service commerciale en 2020, quand le calendrier initial tablait sur 2012. Son coût a entre-temps plus que triplé, à 10,9 milliards d'euros. Mais l'ASN vient de décider jeudi que huit soudures défectueuses difficiles d'accès devraient être réparées. Dans ce scénario, EDF a évoqué auprès de l'autorité de sûreté un report de la mise en service du réacteur à fin 2022. - espoirs en Inde - Deux autres EPR ont été commandés par la Chine. Taishan 1 y a été le premier au monde à fonctionner, bien que le chantier ait commencé en 2009, après celui de Flamanville. Le deuxième réacteur de Taishan vient de démarrer fin mai. L'EPR a aussi été retenu par EDF pour un projet de deux réacteurs à Hinkley Point en Angleterre. EDF a annoncé s'attendre à un surcoût de 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d'euros) pour cet énorme chantier, ce qui porte l'investissement total à 19,6 milliards de livres, soit environ 22,7 milliards d'euros. Le groupe a évoqué un "risque" de retard de 15 mois pour le premier réacteur, censé entrer en service fin 2025, et de neuf mois pour le second, qui doit démarrer six mois plus tard. En Inde, EDF et son homologue indien ont signé un accord portant sur le schéma industriel d'un projet de centrale à Jaitapur, un projet géant de six réacteurs EPR qui n'est pas finalisé. EDF discute aussi avec des pays européens comme la Pologne ou la République Tchèque. EDF travaille aussi depuis plusieurs années sur une nouvelle version de l'EPR, pour réduire ses coûts et ses délais de construction. En France, le projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) laisse la porte ouverte à la construction de nouveaux EPR. Le gouvernement veut avoir tous les éléments en main à la mi-2021 pour se décider. bur-jmi/ef/spi
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Nucléaire : EDF devra réparer les soudures sur l'EPR de Flamanville avant sa mise en service (Thu, 20 Jun 2019)
L'Autorité de sûreté nucléaire a tranché : EDF devra  réparer les huit soudures mal réalisées sur l'EPR en construction à Flamanville (Manche) avant toute mise en service. « L'ASN a informé EDF que, compte tenu des nombreux écarts survenus lors de la réalisation des soudures de traversées de l'EPR de Flamanville, celles-ci devaient être réparées », indique l'autorité dans un communiqué publié ce jeudi matin. « EDF analyse actuellement les conséquences de cette décision sur le planning et le coût de l'EPR de Flamanville et fera, dans les prochaines semaines, un point précis sur la suite du projet », a réagi l'électricien dans un communiqué.  Alors qu'EDF envisageait de charger le combustible en fin d'année, pour un démarrage au premier semestre 2020 - avec déjà huit ans de retard par rapport au calendrier initial -, ce nouveau scénario signifie des années de travaux supplémentaires sur le chantier. Dans le courrier qu'il a adressé à EDF, l'ASN indique que l'électricien considère « être en mesure de réparer ces soudures en vue d'une mise en service d'ici fin 2022, en fonction du scénario de réparation maintenu ».  Si les travaux de remise en conformité prennent autant de temps, c'est parce que les huit soudures pointées sont particulièrement mal placées : elles sont situées sur le circuit de vapeur traversant l'enceinte du bâtiment réacteur pour aller du générateur de vapeur au bâtiment auxiliaire où se trouve la turbine. Groupe d'experts Le 11 avril dernier, un groupe d'experts permanents de l'ASN  s'était déjà prononcé en faveur d'une mise en conformité de ces soudures. L'IRSN, qui assure l'appui technique de l'ASN, recommandait également la réparation des soudures litigieuses. La position de l'ASN « est conforme à notre analyse », indique ce jeudi matin Thierry Charles, directeur général adjoint de l'IRSN. EDF espérait, malgré ces avis d'experts, convaincre le collège des commissaires de l'Autorité de sûreté de prendre une position médiane. Dans un courrier du 7 juin, EDF sollicitait ainsi l'avis de l'ASN sur la possibilité de reporter la réparation ces soudures vers 2024, après le démarrage du réacteur. « La remise en conformité des soudures de traversées avant la mise en service du réacteur est techniquement réalisable », estime de son côté  l'Autorité de sûreté . « Le report des opérations de réparation après la mise en service du réacteur soulèverait plusieurs difficultés, notamment au regard de la justification de la sûreté du réacteur durant la période transitoire. » PODCAST Prix de l'électricité, la hausse de la discorde
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Le nucléaire, un prérequis à toute refonte d'EDF (Thu, 20 Jun 2019)
Il ne faut pas s’y tromper. Si l’État se dit prêt à nationaliser le nucléaire d’EDF, ce n’est pas juste pour permettre au groupe de privatiser ses autres activités et dégager des liquidités indispensables à son développement. L’objectif premier est politique. Il s’agit coûte que coûte de maintenir un prix de l’électricité pour les Français le plus bas possible. Une promesse implicite à l’aune de laquelle tous les gouvernements successifs ont mené leur politique énergétique depuis des décennies, comme le rappelait Jacques Archimbaud, le président de la commission particulière du débat public pour la dernière programmation pluriannuelle de l’énergie. Mais ce prérequis, cette promesse, est difficile à tenir. Malgré les tarifs régulés de ventes (TRV), que l’Europe a accepté de maintenir jusqu’en 2025 pour l’électricité alors qu’ils vont disparaître pour le gaz, le gouvernement n’a qu’une maîtrise limitée sur les prix réels. Il ne peut pas artificiellement les maintenir bas alors que ceux du marché augmentent. Et le mécanisme de l’Arenh – l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique –, qui oblige EDF à vendre à ses concurrents qui le demandent 25 % de sa production nucléaire à 42 euros du MWh, atteint ses limites. La commission de régulation de l’énergie avait proposé que le TRV soit augmenté de 5,9 %. En plein grand débat, le gouvernement avait reporté à juin l’augmentation. Gageons que Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, reconduit à la tête du groupe sur proposition du chef de l’État, saura utiliser cet outil de justice sociale pour faire passer ses propositions de restructuration du groupe. Après un point d’étape du comité de la stratégie du conseil d’administration d’EDF, ses pistes étaient présentées le 7 juin aux cadres dirigeants, puis le 20 juin aux syndicats.
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Près de Montpellier : la Confédération paysanne dénonce l'immense projet du « SoLarzac » (Thu, 20 Jun 2019)
Des militants de la Confédération paysanne ont occupé mercredi le siège d'Arkolia Énergies, à Mudaison, pour dénoncer le projet d'implantation d'une centrale solaire sur le Larzac. Publié le 20 Juin 19 à 8:58 Les militants de la Confédération paysanne à Mudaison. Les militants de la Confédération paysanne à Mudaison. (©D.R.) Mercredi matin, une quarantaine de militants de la Confédération paysanne de l’Hérault ont fait irruption dans le hall d’entrée de l’entreprise Arkolia Énergies,  dans la zone artisanale du Bosc, à Mudaison, entre Mauguio et Baillargues. Cette société porte un projet de méga centrale photovoltaïque sur le plateau du Larzac, sur la commune du Cros, dans l’Hérault, en limite du plateau du Causse et du Sud de l’Aveyron, baptisé « SoLarzac »,. Près de 30 000 tables solaires La Confédération paysanne dénonce l’absence de concertation pour imposer quelque: 29.990 tables photovoltaïques qui doivent être implantées sur 400 hectares, pour une puissance de 320 MW supposée, capable d’approvisionner en électricité l’équivalent d’une ville de 210 000 habitants. Un projet qui suscite une levée de boucliers sur le Larzac. « Les terres agricoles doivent être nourricières pour rémunérerles paysans, et non pas des zones de production d’énergie », prévient Nicolas Girod, présent dans le bâtiment d’Arkolia Énergies. « On occupe nos terres, on vient occuper Arkolia » Porte-parole national de la Confédération paysanne, éleveur dans le Jura, Nicolas Girod n’a pas hésité à a faire le déplacement pour dénoncer que, « Des projets d’énergie, photovoltaïques ou éoliens, émergent de partout, faisant concurrence à la production agricole. Si on ne dit pas stop maintenant, les paysans vont peu à peu se faire virer de leurs terres. Il s’agit d’artificialisation des sols, de la même manière que quand on construit une zone commerciale. ls viennent occuper les terres agricoles sur le Larzac, terre des paysans, alors nous , nous venons à Arkolia Énergies occuper leur lieu de travail. » Les militants de la Confédération paysanne sont repartis, comme ils étaient venus, sans incident. Mais, pas peu fiers de leur action médiatique, sous les yeux des gendarmes de la compagnie de Lunel, dépêchés rapidement sur les lieux. Les gendarmes sont restés passifs à Mudaison. Les gendarmes sont restés passifs à Mudaison. (©D.R.) Concertation publique de trois mois Une concertation publique sur le projet photovoltaïque SoLarzac a été lancée le 2 mai dernier, pour une durée de trois mois, une initiative jugée très tardive par les opposants, dont la Confédération paysanne. Trois scénariis de centrales photovoltaïques au sol de 180 à 320 MW, d’un coût de de 200 à 600 M€, dont l’un inclut de la production de méthane sont prévus. C’est la taille et la situation de ce dossier porté par l’opérateur indépendant multi-énergies Arkolia Energies qui suscitent les oppositions locales. SoLarzac, méga-projet solaire d’Arkolia Energies au Cros, en Hérault Arkolia Energies veut implanter une centrale solaire au sol de très grande taille au Cros (Hérault) sur le plateau du Larzac © Arkolia Energies Cette centrale solaire devrait être implantée au Cros, sur le plateau du Larzac, au sud d’une chasse privée clôturée du vaste domaine Calmels et du Luc, qui s’étend sur 1 000 hectares. Si un des scénario aboutit, un pilote de 100 kW serait mis en service en 2020 à Saint-Côme-et-Maruéjols, dans le Gard, puis un démonstrateur industriel (de 1 à 10 MW) est envisagé en 2021-2022 et le projet industriel (10 à 150 MW) en 2025, avec la construction d’une usine de fabrication d’extracteurs de C02 créatrice de 50 emplois. En outre, 600 hectares seraient rouverts au public. Arkolia Énergies : 58 M€ de CA en 2018 Opérateur multi-énergies (biomasse, solaire et éolien) fondé en 2009, Arkolia Énergies, qui emploie 75 salariés a levé 15 millions d’euros en septembre dernier et a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 56 M€. Il table sur un chiffre d’affaires consolidé 2019 de 90 millions, 72 en construction et 18 en production. La Confédération paysanne a laissé un message lors de son occupation à Arkolia Énergies. La Confédération paysanne a laissé un message lors de son occupation à Arkolia Énergies. (©D.R.)
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Nucléaire, stop ou encore? La France bientôt à l'heure des choix (Thu, 20 Jun 2019)
Faut-il construire de nouveaux EPR en France ? Dans un contexte de retards et surcoûts sur le chantier emblématique de Flamanville, la France veut avoir les cartes en main d'ici deux ans pour décider la construction éventuelle de nouveaux réacteurs nucléaires, une décision qui s'annonce complexe et controversée car elle engagera le pays pour des décennies. Le projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour les dix années à venir ouvre la porte à la construction de nouveaux réacteurs : le gouvernement souhaite disposer "d'ici mi-2021" des éléments pour prendre une décision. Le président Emmanuel Macron avait demandé à EDF en novembre dernier "des engagements fermes sur le prix, pour qu'ils soient plus compétitifs. Tout doit être prêt en 2021 pour que le choix qui sera proposé aux Français puisse être un choix transparent et éclairé". Le coût sera donc essentiel, aux côtés d'autres paramètres: les avantages et inconvénients par rapport à d'autres moyens de production émettant peu de carbone, les modèles de financement envisageables, la concertation avec le public, la question des déchets... Sachant qu'EDF cherche aussi à exporter les EPR vers de nouveaux pays. Pour préparer l'échéance de 2021, EDF planche sur un modèle de réacteur EPR dit "optimisé", plus simple et moins cher que la version actuelle, avec un coût de production de l'électricité comparable aux centrales à gaz. Mais un autre critère s'avère déterminant : l'avancée du chantier de l'EPR de Flamanville, dont les importants retards et surcoûts pourraient s'aggraver avec ses problèmes de soudures. "C'est la sagesse d'attendre que Flamanville ait fait la preuve de son fonctionnement avant d'engager des décisions", estimait le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, en début d'année. « Incertitudes » "Il y a beaucoup d'incertitudes à manipuler, et des incertitudes à chaque fois à plusieurs milliards, voire dizaines de milliards d'euros", relève auprès de l'AFP Patrick Criqui, économiste spécialisé dans les politiques énergie-climat. Mais pour les industriels, la décision ne doit pas tarder. À peine reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat, le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy a demandé en mai d'éviter les "atermoiements". La Société française d'énergie nucléaire (SFEN) estime qu'il faut un engagement ferme "au plus tard courant 2021" pour au moins trois paires d'EPR, destinés à vivre 60 ans. C'est essentiel selon elle pour que les industriels puissent mettre en oeuvre ces chantiers sans avoir perdu les compétences nécessaires. C'est aussi une question de "sécurité d'approvisionnement" pour la France : les réacteurs actuels ayant été construits dans une période de temps restreinte, ils atteindront leur limite d'âge et commenceront à fermer en masse au tournant des années 2040. Il faut donc anticiper leur remplacement, argumente la SFEN, si l'on veut continuer à bénéficier du nucléaire à terme. "La grande question, c'est de savoir si on va vers une sortie complète du nucléaire ou si on maintiendra une part de nucléaire dans l'approvisionnement électrique français à l'horizon 2050", souligne Patrick Criqui. « Aucune fatalité » "Il n'y a aucune fatalité, et heureusement d'ailleurs, à la poursuite du nucléaire en France", juge pour sa part Yves Marignac, directeur du cabinet Wise-Paris, proche du mouvement anti-nucléaire. "Il y a l'option qui consiste à se projeter dans un système 100% renouvelable et à faire appel à des solutions innovantes", développe-t-il pour l'AFP. Cela suppose d'ici quelques décennies de pouvoir piloter les consommations d'électricité pour qu'elles coïncident au maximum avec les périodes prévisibles de production d'énergie renouvelable, et de développer à grande échelle du stockage par hydrogène. Pour l'instant, la France veut seulement réduire sa dépendance au nucléaire, qui doit représenter 50% de son électricité à l'horizon 2035, contre 71,7% l'an dernier. Il s'agit "d'un rééquilibrage dans lequel le nucléaire a sa place", résume le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, pourtant ancien partisan de la sortie de l'atome. Pour la suite, et d'éventuels nouveaux EPR, il souhaite "qu'un choix politique puisse être fait de la façon la plus transparente et démocratique qui soit, à l'occasion des élections de 2022". Si cette question devient bien un thème de la campagne électorale, "ça va être chaud", prédit Patrick Criqui. Avec déjà une question, d'ordre politique : "Quels vont être dans les mois qui viennent le rapport de force et les conditions d'une discussion ou négociation entre le parti du président (Macron) et les écologistes ?"
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