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Un milliard de kWh d'énergie sera produit en Artsakh en 2023 (dim., 26 mai 2019)
Le 29 avril, le président du conseil d’administration de l’Université technologique de Shushi, Arayik Harutyunyan, s’est rendu à l’université et a donné une conférence sur le thème « L’Artsakh en tant que pays indépendant de l’énergie ». Lors de la réunion, Arayik Harutyunyan a noté qu’en 2007, lors de sa nomination au poste de Premier ministre, le président de la République lui avait donné deux instructions importantes en matière d’indépendance énergétique et alimentaire. . "N’importe quel pays, surtout lorsqu’il est confronté à des problèmes régionaux, met en évidence ces deux facteurs presque identiques à la sécurité globale. Dans notre cas, il convient de noter en particulier les années 1991-1994, alors qu’une crise énergétique avait touché l’Artsakh et l’Arménie, et en 2008, lorsque le pétrole et le gaz consommaient en Arménie à cause du conflit russo-géorgien. Parmi les opportunités énergétiques de l’Artsakh, nous avons considéré l’hydroélectricité, car le solaire, l’éolien et la biomasse n’ont pas promis de grandes perspectives, selon les experts et les conditions actuelles. Il existe également d’autres sources d’énergie que nous ne soulignons pas aujourd’hui, en tenant compte des coûts d’investissement " a déclaré Arayik Harutyunyan. Arayik Harutyunyan a ensuite évoqué l’histoire de l’indépendance énergétique de l’Artsakh. Il a notamment indiqué qu’en 2000-2007, seulement 90 millions de kilowattheures d’énergie étaient générés en Artsakh et que sa consommation dépassait 200 millions de kWh. Parallèlement à la construction de la première petite centrale hydro-électrique les volumes de production d’énergie ont augmenté dans le pays. Le volume d’énergie produit en 2018 s’élevait à 388 millions de kWh et la consommation à 385 millions de kW / h : En 2019, nous prévoyons une production de 522 kWh et une consommation de 385 millions de kWh. D’ici 2023, nous prévoyons une production d’un milliard de KWh d’énergie et une consommation d’environ 500 millions de kWh. Lors de la réunion, Arayik Harutyunyan a également répondu à un certain nombre de questions posées par les participants.
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NAMIBIE : Solar Water équipe l'université d'une unité de dessalement solaire (Sun, 26 May 2019)
Une unité conteneurisée de dessalement d’eau de mer a été inaugurée récemment à l’Université de Namibie (Unam). Elle a été installée par Solar Water Solutions, une entreprise basée à Espoo en Finlande. La Namibie a peut-être trouvé une solution hors réseau pour faire face au manque d’eau douce… Une unité de dessalement vient ainsi d’être mise en service dans le Campus Sam Nujoma de l’Université de Namibie (Unam), situé dans la ville de Henties Bay, dans la région d’Erongo. Il s’agit d’un projet confié par le gouvernement namibien à l’Unam. Pour ce faire, cette dernière a travaillé en partenariat avec l’Université de Turku en Finlande. Sur le terrain, le projet a été réalisé par l’entreprise finlandaise Solar Water Solutions. L’unité de dessalement est composée d’un système d’osmose inverse installé dans un conteneur. Le tout fonctionne grâce à un mini-grid solaire. L’ensemble de l’installation est capable de fournir 3, 5 m3 d’eau potable par heure. « Les coûts du cycle de vie de cette solution de dessalement solaire sont inférieurs de plus de 70 % à ceux des systèmes conventionnels, car il n’y a pas de coûts énergétiques et surtout pas de besoins en combustibles fossiles (diesel) », explique Antti Pohjola, le directeur général de Solar Water Solutions. La technique de dessalement par l’énergie solaire a également été implémentée en Afrique du Sud, au plus fort de la crise de l’eau dans la ville du Cap en 2018. TWS-Turnkey Water Solutions a ainsi mis en service une unité de dessalement conteneurisée fonctionnant à l’énergie solaire et capable de fournir 100 m3 d’eau par jour. Un test pour les projets en cours dans le pays L’eau produite par la petite usine conteneurisée de Henties Bay servira à la consommation domestique et à l’irrigation. « L’impact que nous espérons obtenir grâce à cette usine est de contribuer à la sécurité alimentaire et d’accroître l’approvisionnement énergétique tout en combattant et en atténuant les effets du changement climatique », a affirmé Kenneth Matengu, le vice-chancelier de l’Unam lors de la cérémonie d’inauguration. En Namibie, pays aride où les ressources en eau douce de surface sont rares, la réussite d’un tel projet suscite de l’enthousiasme parmi les populations. Ce succès est d’autant plus positif que le gouvernement prévoit d’installer plusieurs petites usines de dessalement de l’eau souterraine à travers le pays. Ce projet a même connu une avancée dans les localités de Bethanie et de Grünau. Namibia Water Corporation (NamWater), l’entreprise publique qui distribue l’eau potable en Namibie a lancé un appel d’offres pour les études de faisabilité de ces deux usines de dessalement. L’appel a retenu l’attention de plusieurs entreprises. Les usines de dessalement de Bethanie et de Grünau serviront de test pour plusieurs autres petites installations qui seront construites dans d’autres localités à travers la Namibie. Comme quoi, la gestion intelligente de l’eau, dans le sillage de la production décentralisée de l’électricité, se développe en Afrique hors réseau. Jean Marie Takouleu
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Trélat. Du chauffage au bois pour la rentrée (Sat, 25 May 2019)
Visite de chantier pour les élus, la chaufferie au bois de Trélat sera en fonctionnement cet hiver Visite de chantier pour les élus, la chaufferie au bois de Trélat sera en fonctionnement cet hiver Cet hiver, l’école des Forges, la Maison du Temps Libre, les vestiaires de foot et le café associatif « Maison Jan » seront alimentés en eau chaude et chauffage avec des chaudières fonctionnant au bois. Un projet, à l’initiative de l’équipe municipale actuelle, l’objectif étant de substituer un maximum d’énergies fossiles (fioul à l’école, gaz propane) par une énergie renouvelable, écologique et économique. Jeudi 23 mai, les élus ont fait une visite du chantier.
Plus de 330 000 € de travaux Accompagnée par le service de Conseil en énergie partagée proposé par Dinan Agglomération, la commune a fait appel à l’équipe de maîtrise d’œuvre Exoceth/Gumiaux Gombeau pour réaliser ce projet, qui va comporter, un bâtiment avec une trémie (vis pour amener le bois déchiqueté dans le silo), un silo à bois déchiqueté, une chaufferie avec deux chaudières bois de 120 kW chacune, un ballon tampon de 2 800 litres environ pour absorber les pics de consommation, un réseau de chaleur (150 mètres linéaires environ) en acier avec isolation thermique renforcée et six sous-stations, pour la régulation et la distribution de la chaleur. Cette réalisation, dont le budget s’élève à 330 945 €, a été subventionnée par la Région, l’État, le Département, l’Ademe et l’Europe. La part de la commune est de 135 891 €.
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Malgré le réchauffement climatique, les investissements mondiaux dans le pétrole augmentent (Sat, 25 May 2019)
STAGNATION. Le constat effectué par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport sur les investissements mondiaux en matière d'énergie est sans appel : rien ne va dans la bonne direction. Les 1,6 trillions (milliards de milliards) d'euros destinés en 2018 à l'extraction et à l'utilisation du pétrole, du charbon et du gaz et au développement des énergies renouvelables sont globalement insuffisants pour garantir à l'ensemble de l'humanité l'accès à une électricité propre et durable en 2030. Et les experts constatent une stagnation des investissements dans les énergies renouvelables quand ceux consacrés aux énergies fossiles repartent à la hausse. Constat de Fatih Birol, le directeur exécutif de l'AIE : “ Le monde n'investit pas assez dans les réseaux traditionnels d'approvisionnement pour assurer les tendances actuelles de consommation, ni n'investit assez dans les technologies propres pour changer la trajectoire actuelle. De quelque façon que vous regardiez, nous accumulons les risques pour le futur.” Pour la troisième année consécutive, le montant global des investissements dans l'énergie est resté au même niveau et reste inférieur à celui constaté en 2014, avant la chute du prix du pétrole du fait de l'essor des gaz de schiste américains. Or, cela n'est pas suffisant pour atteindre l'un des objectifs de développement durable décidé par les États à l'horizon 2030 : la fourniture d'une énergie propre à l'ensemble de l'humanité. Des progrès sont certes enregistrés. En 2010, 1,2 milliard d'hommes n'avaient pas l'électricité. Ils sont 840 millions aujourd'hui à vivre dans le noir et 3 milliards à se chauffer et à cuire les aliments sur des appareils polluants à base de bois ou de charbon. L'effort actuel indique qu'ils seront encore 650 millions en 2030, à 90 % en Afrique subsaharienne. Les investissements dans le secteur électrique dépassent cependant ceux des secteurs gaziers et pétroliers. Les investissements dans le secteur pétrolier  et charbonnier augmentent tandis que ceux du secteur électrique baissent avec une stagnation des énergies renouvelables. Le soutien à l'efficacité énergétique ne progresse pas. © IEA La production électrique à base de charbon va continuer des années encore RENTABILITÉ. En 2018, les investissements ont été tirés par la poursuite des efforts américains sur le gaz et le pétrole de schiste (+4%) si bien que les États-Unis ont réduit leur écart avec le premier investisseur mondial, la Chine. L'Inde a également connu un bond supérieur à 12% au cours des trois dernières années. Absent de cette compétition, l'Afrique subsaharienne représente moins de 15% des investissements mondiaux pour 40% de la population mondiale. Selon l'AIE, cela démontre la frilosité des investisseurs qui mettent leur argent sur des projets faciles à monter avec une rentabilité rapide. Le secteur de l'exploration-production des énergies fossiles et la construction de centrales électriques approvisionnent le marché en moyenne 20% plus rapidement qu'en 2010. Outre les investissements américains dans le gaz de schiste, l'AIE note également la persistance du recours au charbon dans le monde, une source énergétique qui permet justement d'apporter très rapidement au marché les capacités qu'il demande avec l'extension des réseaux électriques et le développement des appareils ménagers. La Chine, premier investisseur, finance en priorité le système électrique tandis que les Etats-Unis portent leurs efforts sur le gaz et pétrole de schiste. Copyright IEA Un appel pour réorienter les investissements vers une électricité durable COURAGE. Le charbon connaît donc une augmentation de 2% quand les énergies renouvelables stagnent, soit l'exact contraire de ce que préconise l'accord de Paris de réduction des gaz à effet de serre. “Sans les technologies de capture et stockage du carbone ou des aides pour stopper préventivement des centrales, l'électricité à partir de charbon et son fort taux d'émissions de CO2 devrait garder une part importante du système global énergétique pour de nombreuses années encore”, note le rapport. Enfin, dernière tendance néfaste pour la lutte contre le réchauffement climatique : les financements en direction de l'efficacité énergétique — qui auraient dû connaître un hausse — restent stables. Pourtant, la réduction de la demande en énergie est cruciale pour atteindre les objectifs de neutralité carbone au milieu du siècle. Les investissements dans les transports propres et la chaleur renouvelable sont également en baisse de 2%. Pour l'AIE, pas de doute : “Les tendances actuelles des investissements dans l'énergie appellent à des décisions courageuses pour construire un système énergétique plus soutenable”. Et l'agence de lancer un appel aux gouvernements pour qu'ils orientent les décisions d'investissement dans la bonne direction.
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Énergies renouvelables. Bientôt une première mondiale sur l'île ? (Sat, 25 May 2019)
Le public, où l’on peut reconnaître Richard Ferrand, au fond. Le public, où l’on peut reconnaître Richard Ferrand, au fond. Jeudi 23 mai, les sociétés Akuo Energy et Sabella présentaient le projet « Phares », un programme d’énergies renouvelables qui rendrait l’île autonome à l’horizon 2030. En visite sur l’île, Richard Ferrand assistait à la réunion.
Hydrolien, solaire et éolien Au départ, c’est la société Sabella, constructeur de l’hydrolienne D10 immergée dans le courant du Fromveur, qui a démarché Akuo Energy. L’idée ? Coupler l’hydrolien avec l’éolien et le solaire pour parvenir d’ici 2023 à rendre l’île autonome à 70 %. Créé en 2007, le groupe Akuo Energy est le premier producteur d’énergies renouvelables dans une trentaine de pays. « On développe, on finance, on construit et on exploite toutes nos centrales », précise un dirigeant. Le groupe se distingue par une éthique singulière : à la transition énergétique, il adjoint un programme de transition agricole et nutritionnelle avec l’installation de serres productrices d’énergies. L?hydrolienne Sabella D10. L’hydrolienne Sabella D10. (Photo d’archives Le Télégramme)
Des technologies à la pointe En 2015, le raccordement de l’hydrolienne D10 au réseau électrique de l’île était une première mondiale. Sortie de l’eau il y a quelques semaines pour des opérations de maintenance, l’hydrolienne sera de nouveau immergée cet été. À terme, deux hydroliennes de 12 mètres de diamètre la remplaceront. De son côté, Akuo Energy prévoit d’installer la production d’énergie solaire sur le glacis du fort Saint-Michel, avec éventuellement l’adjonction de serres si la terre le permet. L’étude est sur le point d’être lancée. Quant à l’éolienne, d’une hauteur de 67 m, elle serait installée à l’emplacement de la précédente, ou à Penn ar Roc’h, le choix dépendra des études paysagère, acoustique et radar. Les trois énergies se compléteront : l’hydrolien (1 000 kW) fournira l’énergie de base, l’éolien (900 kW) permettra de lisser les pics de consommation et le solaire (500 kW) fournira l’énergie supplémentaire nécessaire pendant la période estivale. Les études préliminaires devraient être achevées d’ici le début 2020, après quoi la phase de procédures administratives et d’enquête publique débutera. En juin 2021, une campagne de financement participatif sera lancée par Akuo Energy : chaque citoyen pourra s’impliquer dans le projet en prêtant de 50 à 2000 € rémunérés à 4 %, un prêt sans risque puisque le financement de la construction est assumé par Akuo Energy. Enfin, la phase de construction et de mise en service devrait être achevée fin 2022.
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MAROC : EDF, Masdar et Green of Africa vont construire le parc solaire de Noor Midelt (Sat, 25 May 2019)
L’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) vient de choisir un consortium composé d’EDF Renouvelables, de Masdar et de la société marocaine Green of Africa. Ensemble, les trois sociétés construiront la centrale solaire à concentration de Noor Midelt, d’une capacité de 800 MW. Du nouveau dans le projet solaire de Noor Midelt au centre du Maroc. A l’issu d’un appel d’offres international, l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) a porté son choix sur un consortium composé d’EDF Renouvelables, une filiale d’Électricité de France (EDF), de Masdar, une entreprise émirienne, et de la société marocaine Green of Africa. Au départ, ils étaient cinq consortiums à avoir été retenus par Masen dans la première phase de sélection. Il s’agissait par exemple du consortium formé par l’entreprise saoudienne Acwa Power et l’américaine General Electric. Une autre équipe était composée d’International Power, une filiale du groupe français Engie, de l’entreprise marocaine Nareva Holding, de l’américaine SolarReserve LLC et de la française Solaire Direct S.A.S. Le consortium retenu (EDF, Masdar et Green of Africa) a la responsabilité de construire une centrale solaire à concentration dans la région de Noor Midelt. Il s’agit d’une installation dans laquelle le rayonnement solaire est concentré en un point par des miroirs et qui produit ainsi de la chaleur. Celle-ci est utilisée pour générer de la vapeur, qui entraîne une turbine qui produit de l’électricité. Le parc solaire à concentration de Noor Midelt produira donc 800 MW. Une technologie déjà utilisée ailleurs en Afrique « En combinant dans une même installation les technologies photovoltaïques et CSP (énergie solaire concentrée), la centrale proposée disposera d’un rendement amélioré et d’une capacité de stockage qui lui permettra de produire de l’électricité à un prix compétitif toute la journée et jusqu’à cinq heures après le coucher du soleil », indique EDF. Ce ne sera pas la première centrale solaire à concentration à voir le jour sur le continent africain. Il y a de cela trois mois, l’entreprise Engie en a mis une en service à Kathu, dans le Cap Nord en Afrique du Sud. Cette centrale est dotée de 384 000 miroirs installés sur une superficie d’environ 4,5 km2. L’ensemble du système produit 100 MW. Le projet fait partie du Programme d’approvisionnement en énergies renouvelables de l’Afrique du Sud (REIPPP). Son objectif est d’encourager les producteurs indépendants d’électricité (IPP) à investir dans le pays de Nelson Mandela. Un projet soutenu par plusieurs partenaires au développement Le projet solaire de Noor Midelt représente un pas important pour le Maroc dans sa stratégie de transition énergétique. Le royaume chérifien veut ainsi porter à 52 % la part des énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2030. La construction de la centrale solaire à concentration de Noor Midelt commencera au début du dernier trimestre de 2019, pour une livraison prévue en 2022. Le projet reçoit le soutien de la Banque mondiale qui y a investi 1,17 milliard de dirhams marocains (125 millions de dollars). La Banque africaine de développement (BAD) soutient également le projet avec un prêt de 250 millions de dollars. Jean Marie Takouleu
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Les anti-nucléaire battent campagne (Sat, 25 May 2019)
Les anti-nucléaire battent campagne Sur le marché d'Uzès le 22 mai. Par Uzès News L’Atomik Tour s’est arrêté sur le marché d’Uzès le 22 mai. Les militants opposés au projet d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure parcourent la France pour interpeller la population. “La France nucléaire vous l’aimez ?” Voilà l’accroche choisie par l’Atomik Tour pour lancer le débat dans les villes-étapes de sa campagne anti-nucléaire. Présents mercredi 22 mai sur le marché d’Uzès (ils étaient également à Remoulins le surlendemain), les militants venus de Bure (Meuse) veulent alerter la population sur les dangers de la production d’énergie nucléaire – leur ville a été retenue pour accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs. Distribuant stickers militants et cartes de la France localisant le “danger permanent”, ils invitaient les passants à s’exprimer, à l’oral ou par écrit. Des prises de position sont accrochées sur une corde à linge : “C’est pourri, si ça explose on meurt”, dit une feuille volante. “J’y tiens parce qu’il n’y a pas d’autre solution au niveau économique”, a écrit quelqu’un d’autre à côté. “Les gens qui interviennent dans les débats publics sur ce sujet sont déjà concernés par la question, nous voulons toucher la population qui ne s’est pas encore exprimée”, explique Angélique, une des militantes de l’Atomik Tour. Une tournée des “grands projets inutiles et imposés” Elle affirme que “dans les villes-étapes, en général 70% des personnes que nous rencontrons sont contre le nucléaire ; c’est un peu différent à proximité des installations nucléaires, où l’activité est facteur d’emploi”. Autre constat : “la population est peu informée sur les dangers de cette ressource énergétique et sur les protocoles à suivre en cas d’accident”. Le groupe militant a été accueilli à Uzès par le Collectif pour la sauvegarde de l’Uzège, qui s’est battu contre la ZAC des Sablas. “Nous allons à la rencontre de ceux qui luttent contre “les grands projets inutiles et imposés”, dont font partie le centre de stockage de Bure, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Nous sommes aussi en lien avec les Gilets jaunes et le mouvement des Coquelicots”, explique Angélique, dont le mouvement pône “une remise en cause du modèle productiviste” et la transition vers la production d’énergies renouvelables. Quentin Germain Publié le 25/05/2019 à 16:30 Dans la même rubrique {"slide_show":"3","slide_scroll":"1","dots":"false","arrows":"true","autoplay":"true","autoplay_interval":"7000","speed":"300","loop":"true","design":"design-2"}
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Habitat du futur : demain, c'est aujourd'hui (Sat, 25 May 2019)
Laure Vial, présidente de la Chambre des métiers et de l'artisanat, ainsi que de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment était la personne adéquate pour lancer le Hub éco qui s'est déroulé hier au Couvent des minimes, à Mane. "La Chambre des métiers a engagé une démarche "Rénover + " pour accompagner ces artisans du bâtiment, afin de faciliter leur accès à ce marché ; la Capeb a engagé une démarche pour l'obtention du label Reconnu garant de l'environnement (RGE)". Car aujourd'hui, les consommateurs réclament des garanties. Ce qui pourrait passer pour une contrainte coercitive doit plutôt être perçu comme une "contrainte incitative", souligne Emilie Indract, cogérante de Natilia. "L'intérêt de ces constructions ossature bois, c'est la rapidité de construction mais aussi le gain par rapport à la facture énergétique. Nous avons un vrai rôle à jouer sur la façon de concevoir l'habitat de demain." Et cela passe également par la valeur des matériaux. "On sent une montée en puissance de la construction bois et un sentiment plus écologique, avec plus de matériaux sains. On va parler de plus en plus de confort ou de ressenti", souligne Christophe Minetto, à la tête de Charpente concept rénovation. Et les matériaux traditionnels ont ainsi de l'avenir. "Chaux et chanvre fonctionnent très bien ; c'est un produit méconnu. Mais il y a souvent un problème d'information.Ainsi, la ventilation a une mauvaise image mais en rénovation, la VMC est indispensable au fonctionnement du système". Mauvaise image, mauvaise expérience... Parfois le chemin est long pour obtenir un résultat valable. À l'instar de Marianne André, à la tête de la Société d'économie mixte de Sisteron qui en 2008 avait entrepris la construction d'un hôtel d'entreprises écologique. "Le bâtiment était surdimensionné en chauffage, ce qui a généré un inconfort thermique en intersaison. On a réhabilité un bâtiment avec du photovoltaïque en façade et en toiture : j'ai divisé par trois la note énergétique en janvier. On veut bien être en avance mais parfois certaines technologies demandent à être encore abouties", avance-t-elle. La loi sur la transition énergétique vise à rénover 500 000 logements par an De fait, le manque de formation des entreprises a été évoqué. "Pôle emploi a la possibilité d'acheter des formations les plus proches des besoins du territoire. Mais il est compliqué de trouver des centres de formation. Il manque peut-être une anticipation des besoins", souligne Annick Benchaib, directrice adjointe Pole Emploi Sisteron-Digne. Pourtant l'outil existe. C'est la vocation de l'Eco Campus de Sainte-Tulle, lancé par la Chambre de commerce et Durance Luberon Verdon agglomération, où la Chambre des métiers est impliquée. "On est partenaire avec des plateaux techniques qui s'adressent aussi bien aux demandeurs d'emploi qu'aux chefs d'entreprise, salariés, apprentis.. La prise en charge par les branches professionnelles devrait nous amener encore au plus près des besoins des sociétés". Au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives Cadarache, "solaire, photovoltaïque, biocarburant... On fait presque tout sauf de l'éolien. Les jeunes générations vont aller beaucoup plus vite que nous". Et de rappeler que la Cité de l'énergie se veut ouverte à tous les entrepreneurs. "L'Habitat du demain interagit avec la société et notamment dans la politique publique de l'énergie, souligne Sébastien Matheron, directeur territorial Enedis Alpes du Sud. Au départ, pour le photovoltaïque il y avait une incitation budgétaire pour la revente énergie. Maintenant, on est plus tourné vers l'autoconsommation individuelle ou collective, avec la revente d'excès". L'habitat doit aussi tenir compte de la mobilité et des prises de recharge des véhicules. Tourné vers les particuliers, le Parc naturel régional du Luberon apporte un service de conseil architectural. "Aujourd'hui, je ne crois pas qu'on puisse faire quelque chose sans évoquer la question du développement durable, souligne l'architecte aptien Patrick Cohen. L'objectif de la loi sur la transition énergétique est de rénover 500 000 logements par an. Maintenant, on en est peut-être à 100 000... On aide également les entreprises à évoluer. On sait mettre en relation, partager des expériences". Mais peut-être que le plus compliqué est de faire évoluer les mentalités.     "Il ne doit pas y avoir de construction sans maître d'ouvrage" Gérant de E Tech bois, Laurent Anglésio a été président de la Filière bois (Fibois) pendant 14 ans. Pour lui, les professionnels ont progressé. "On a formé les entreprises, elles ont été courroie de transmission. Aujourd'hui, tout le monde n'est pas formé mais on a dans l'ensemble une élévation de qualité sensible". Et de déplorer néanmoins un "mal français" : "il ne devrait pas y avoir de construction sans maître d'ouvrage. La loi française cadre tout ça. Or, souvent, ces professionnels n'ont pas la compétence ou ne savent pas s'entourer de personnels compétents. Et on se retrouve parfois avec des cas de hors d'eau et hors d'air défaillants". C'est l'un des problèmes liés au manque de formation des entreprises du secteur de la construction - Une situation qui ne se retrouve pas dans les pays d'Europe du Nord. "En Allemagne, en Suisse ou en Suède, on ne va jamais construire une charpente sans avoir fait appel à un ingénieur. C'est vrai pour la charpente mais aussi d'autres domaines". Et de souligner : "On ne devrait pas faire de maison sans contrat de construction individuelle. Les banques ont un rôle à jouer: s'assurer que le prêt qu'elles vont faire est assuré par l'ensemble de ces règles professionnelles. On le retrouve en expertise." "Il faut partager les bonnes pratiques" À la tête de la société de construction Ragoucy, Nicolas Chabrand insiste sur les enjeux "énergétiques, écologiques et numériques : c'est l'avenir. Les gens veulent du bien-être, les attentes changent. On a conçu et réalisé une maison passive à Auzet hyper isolée : 15 watt maxi au m². Maintenant, on arrive à 8 watt. On sait faire. Si chacun travaille de son côté, on ne va pas y arriver. Il faut partager les bonnes pratiques pour progresser tous ensemble". Et de lister l'utilité du photovoltaïque pour prendre les charges d'électricité, l'arrosage des parties communes... "Le numérique permettra d'agir au niveau des usages le locataire ou le propriétaire, comme baisser le volet quand la température monte. C'est une aide à la décision, pas une contrainte". Certes, la technologie a un coût : 5 000 € pour un logement connecté. "Il faut coller aux attentes du client". "La qualité, ça se paie" Pour Jean-Paul Onana, à la tête de Constructart, l'évolution des réglementations thermiques "a beaucoup d'ambition: travailler à la fois sur les consommations énergétiques mais aussi vérifier la quantité de carbone que le bâtiment a engrangé. Agglo, ossature bois, isolant polystyrène, fibre de bois... On verra comment ce bâtiment émet de CO², de l'extraction au recyclage." Il souligne : "Le bâtiment, c'est 30 à 35% des émissions de gaz à effet de serre. Sur du neuf, c'est assez simple de partir sur des matériaux propres mais sur l'ancien, ce sera plus complexe". Néanmoins, il modère : "On essaie que notre bâtiment coûte moins cher. Mais il faut arrêter: la qualité, ça se paie. Par la qualité des gens qui interviennent mais aussi par le type de montage financier. Tous les métiers doivent être mis en relation pour que tout se passe bien". "Réussir à changer les mentalités" "Avoir une maison basse consommation sans savoir la gérer va à l'encontre de tout ce qu'on met en place. La domotique est un atout pour la gestion du bâtiment, elle va pouvoir alerter l'utilisateur de ce qu'il fait ou ne fait pas. En Suisse, il y a 20 ans, on savait déjà couper le chauffage d'une pièce quand la fenêtre s'ouvrait", explique Alain Braye, qui est dans la domotique depuis 30 ans. "On sait gérer des bâtiments en cloud ou en réseau; mais on est toujours confronté au problème de mentalités. La domotique, c'est de l'automatisation. C'est un système qui doit anticiper le problème. C'est la maison qui prend le dessus sur l'habitant. La domotique, c'est l'avenir mais il faut y aller intelligemment. Avec un système adapté aux besoins des maisons". Et de regretter : "Ces électriciens qui découragent les clients parce qu'ils ne savent pas en faire eux-mêmes. Mais un technicien en domotique connaît toute la ligne de travail, de l'étude à la conception, en passant par la sécurité. Un électricien n'a pas l'habitude de venir nous voir pour se faire accompagner dans ses démarches".
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La transition écologique de l'industrie chimique va demander beaucoup d'énergie renouvelable (Sat, 25 May 2019)
Industrie chimique © Shutterstock.com Une récente étude montre que la transformation de l'industrie chimique pourrait contribuer à réduire les émissions globales de CO2. Cela mobiliserait néanmoins une immense quantité d'énergie renouvelable. L'industrie chimique consomme aujourd'hui 10% de l'énergie finale mondiale et représente 75% des émissions de gaz à effet de serre. Les solutions pour assainir la fabrication des produits chimiques constituent ainsi un véritable enjeu dans la transition écologique. Une industrie chimique "bientôt verte" ? Des chercheurs d'universités allemandes et californiennes se sont penchés sur le sujet. Ils ont analysé 20 produits chimiques fabriqués à partir d'hydrocarbures faits de combustibles fossiles. Parmi ces produits, on retrouve le paraxylène, le toluène, le propylène, le méthane et bien d'autres, tous riches en carbone. Après avoir observé leurs compositions, les chercheurs se sont attachés à examiner comment ces produits chimiques industriels pourraient être formés sans le concours de combustibles fossiles. Ils ont alors mis en évidence la possibilité de recréer un hydrocarbure synthétique, à partir de la captation de CO2 et de la transformation du dioxyde de carbone au moyen d'électricité renouvelable. Deux méthodes de création de produits chimiques à base de carbone capturé apparaissent, classées selon leur «& niveau de maturité technologique& » (Technology Readiness Level, soit l'échelle de mesure permettant d'établir le niveau de développement d'une technologie) : La première, qui fait état d'un haut niveau de maturité technologique, pourrait être mise en place dans un avenir proche, mais n'aurait qu'un faible impact sur les émissions de gaz à effet de serre. La seconde, elle, est encore à un faible niveau sur l'échelle TRL, nécessitant par conséquent plus de temps d'études et de recherche avant de pouvoir être déployée. A terme, en revanche, elle pourrait rendre l'industrie chimique neutre pour le climat. Possède-t-on suffisamment d'énergie renouvelable ? Le bémol de ces découvertes vient du fait qu'une immense quantité d'énergie renouvelable est nécessaire pour créer des hydrocarbures synthétiques « verts » à partir du CO2 capté. Il faudrait ainsi augmenter la production d'électricité verte de 126% pour mettre en place la première méthode (haut niveau TRL), et de 222% pour développer la seconde. Un objectif qui pourrait être atteignable en 2030. En outre, la captation de carbone pour rendre l'industrie chimique plus respectueuse de l'environnement pourrait également devenir un facteur de croissance à condition que ces méthodes soient développées à proximité de sources de CO2, dans des zones où seraient installées des énergies éoliennes ou solaires hors réseau. L'Afrique, l'Australie et l'Amérique du Sud, seraient alors des zones idéales puisque la quantité d'énergie renouvelable disponible y est 50 fois supérieure à la demande actuelle en énergie primaire. Enfin, peut-être que la véritable solution pour rendre l'industrie chimique plus verte réside non pas dans l'adoption d'une seule méthode, mais bel et bien dans la combinaison de plusieurs d'entre elles. Une seule ne pourrait suffire à opérer la réduction d'émission de dioxyde de carbone dont notre planète a besoin. Source : Arstechnica.com
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