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Le Royaume-Uni compte sur le soleil pour faire rouler ses trains (ven., 23 août 2019)
Des Britanniques ont réussi à faire fonctionner le système de traction des trains grâce à l’énergie solaire. Prendre le train, c’est bien pour la planète. Mais prendre un train solaire, c’est encore mieux! Alors que nous sommes confrontés de toutes parts aux enjeux climatiques, l’idée est pour le moins ambitieuse. Il y a quelques jours, en Angleterre, la ligne de chemin de fer qui relie la gare de Londres-Waterloo à Weymouth (célèbre station balnéaire dans le Hampshire), est devenue la première au monde à être alimentée par une ferme solaire! L’électricité renouvelable est produite à partir d’une centaine de panneaux photovoltaïques sur une emprise ferroviaire de la ville d’Aldershot, dans le sud-ouest du pays. Pour ce projet pilote, les panneaux solaires ont alimenté en électricité la signalisation et les feux sur les voies. Certes, l’Australie et l’Inde ont déjà expérimenté l’énergie solaire pour éclairer les compartiments, mais ils ne se sont jamais attaqués au système de traction. Installée sur le toit ou en dessous du train, la chaîne de traction convertit l’énergie électrique en énergie mécanique, permettant donc aux roues… de tourner! Et c’est tout l’enjeu du projet d’Aldershot: brancher l’énergie solaire directement sur les voies ferrées. Cette première phase de test était l’occasion de déterminer si des panneaux solaires peuvent faire fonctionner les systèmes de traction des chemins de fer. Développé par l’association caritative 10:10 Climate Action et l’Impérial College London, la centrale solaire espère, à terme, produire 10 % de l’électricité nécessaire pour alimenter les trains sur les lignes électrifiées du royaume.
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VIDÉO - Les ONG dénoncent un "Titanic nucléaire" : que sait-on de la première centrale nucléaire ... (Fri, 23 Aug 2019)
NUCLÉAIRE - Ce vendredi, la première centrale flottante du monde, développée par la Russie, a entamé un voyage de 5 000 km de Mourmansk à Pevek, en Sibérie orientale. A son arrivée, la plateforme remplacera une centrale nucléaire terrestre et une centrale de charbon obsolètes. Plusieurs ONG s'inquiètent de cette mise en service. 2019-08-23T17:25:07.953Z - La rédaction de LCI C'est une opération qui fait grincer beaucoup de dents. Ce vendredi, la première centrale nucléaire flottante du monde, l'Akademik Lomonossov, développée par la Russie, est partie de Mourmansk, port du Grand Nord russe, direction Pevek, en Sibérie orientale, au nord du cercle arctique. Le voyage, long de 5.000 kilomètres, devrait durer entre quatre et six semaines, en fonction des conditions météorologiques et de la quantité de glace sur la route. Mesurant 144 mètres de long et 30 m de large, la plateforme a été chargée en combustible nucléaire à Mourmansk avant de prendre la route. Comportant deux réacteurs d'une capacité de 35  MW chacun, proches de ceux des brise-glace nucléaires, et étant tractée par plusieurs navires, la centrale flottante aura pour mission d'alimenter le développement de la production d'hydrocarbures dans des zones excessivement isolées. La barge embarque un équipage de 69 personnes et naviguera à une vitesse de 3,5 à 4,5 nœuds (6,5 à 8,3 km/h). Prête à couvrir la consommation de 100 000 personnes "L'Akademik Lomonossov commence son voyage vers Pevek, où il fournira une énergie propre et fiable à la population locale, ainsi qu'aux entreprises opérant dans la région", a déclaré dans un communiqué Alexeï Likhatchev, patron de l'agence nucléaire russe Rosatom. Au terme de son périple, la centrale sera raccordée au réseau électrique local de Pevek et devrait être opérationnelle d'ici la fin de l'année.  Bien que la population de Pevek n'excède pas 5.000  habitants, la centrale couvre la consommation de 100.000 personnes et servira surtout pour alimenter les plateformes pétrolières de la région. En construction depuis 2006, l'Akademik Lomonossov remplacera une centrale nucléaire terrestre et une centrale à charbon obsolètes. Un risque de "Tchernobyl sur glace" ? Depuis plusieurs années, de nombreuses associations environnementales dénoncent ce projet et alertent sur un possible "Tchernobyl sur glace" ou un "Titanic  nucléaire". "Toute centrale nucléaire produit des déchets radioactifs et peut avoir un accident mais l'Akademik Lomonossov est en plus vulnérable aux tempêtes", explique Rachid Alimov de Greenpeace Russie, avant d'ajouter : "La barge est tractée par d'autres navires donc en cas de grosse tempête, il peut y avoir des collisions. Rosatom prévoit de stocker le combustible usé à  bord (...), tout incident aurait de graves conséquences sur l'environnement fragile de l'Arctique, sans oublier qu'il n'y a pas d'infrastructures de nettoyage nucléaire là-bas." Ce dernier propose d'ailleurs une alternative à cette centrale nucléaire flottante : l'énergie éolienne. Selon lui, le district de Tchoukotka, gigantesque région plus grande que la France mais peuplée de seulement 50.000 habitants, "a un énorme potentiel pour le développement d'énergie éolienne et une centrale nucléaire flottante est  tout simplement un moyen trop risqué et trop coûteux de produire de l'électricité". La rédaction de LCI Mis à jour : 
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"Tchernobyl sur glace" : pourquoi la Russie a créé une centrale nucléaire flottante (Fri, 23 Aug 2019)
A quoi ça sert ? Bloc de 21 000 tonnes dépourvu de moteur, l’Akademik Lomonossov, qui sera tracté jusqu'à sa destination par plusieurs navires, sera une centrale composée de deux réacteurs d’une capacité de 35 MW chacun, proches de ceux des brise-glace nucléaires, contre plus de 1 000 MW pour un réacteur d’une centrale classique de nouvelle génération. Le projet, porté depuis 2006 par Rosatom, l'entreprise russe chargée de l'énergie nucléaire, vise à couvrir les besoins en électricité de la Tchoukotka, une région éloignée et difficilement accessible de Sibérie. Il remplacera une centrale nucléaire, bien terrestre celle-ci, et une centrale de charbon, toutes deux obsolètes. L'Akademik Lomonossov sera raccordé au réseau électrique local de Pevek afin d'être opérationnel d’ici la fin de l’année. La population de cette petite ville ne dépasse pas 5 000 habitants mais la centrale couvre la consommation de 100 000 personnes et servira surtout pour alimenter les plateformes pétrolières de la région, alors que la Russie développe l’exploitation des hydrocarbures dans l’Arctique. Quels sont les risques ? Les associations environnementales dénoncent ce projet depuis des années et leurs mises en garde des dangers d’un "Tchernobyl sur glace" ou d’un "Titanic nucléaire" prennent un accent particulier alors qu’une explosion en août sur une base d’essais de missiles dans le Grand Nord a fait brièvement bondir la radioactivité dans la zone. "Toute centrale nucléaire produit des déchets radioactifs et peut avoir un accident mais l’Akademik Lomonossov est en plus vulnérable aux tempêtes", estime notamment Rachid Alimov de Greenpeace Russie. D’autant que dans l’Arctique, la météo est extrême et imprévisible. "La barge est tractée par d’autres navires donc en cas de grosse tempête, il peut y avoir des collisions", ajoute-t-il. Autre inquiétude : la barge stockera elle-même son combustible usé. "Tout incident aurait de graves conséquences sur l’environnement fragile de l’Arctique, sans oublier qu’il n’y a pas d’infrastructures de nettoyage nucléaire là-bas", ajoute Rachid Alimov.  Est-ce qu'il y en aura d'autres ? Rosatom, qui compte bien vendre sa centrale flottante à l'étranger, l'espère. L’idée d’une centrale nucléaire flottante, si elle peut sembler dangereuse, ne sort en effet pas de nulle part. L’industrie, qui cherche à se réinventer face à la morosité du marché, développe actuellement des petits réacteurs, modulaires et moins chers, pour séduire de nouveaux clients. Ils s’inspirent de la construction navale, qui utilise le nucléaire depuis longtemps pour propulser sous-marins, brise-glaces ou porte-avions, et sont destinés notamment aux régions isolées disposant de peu d’infrastructures. Dans la Tchoukotka par exemple, Rosatom défend l'idée que ce genre de réacteurs est une solution plus simple que de construire une centrale classique sur un sol gelé toute l’année.
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Des physiciens créent le plus petit moteur thermique au monde (Fri, 23 Aug 2019)
La gestion de l’énergie à l’échelle nanométrique pose encore certains problèmes, la thermodynamique des systèmes physiques microscopiques n’étant pas encore totalement comprise par les physiciens. Cependant, récemment, une équipe de chercheurs est parvenue à mettre au point le plus petit moteur thermique du monde. Une prouesse qui permettra de mieux comprendre comment manipuler l’énergie à l’échelle microscopique.  Les physiciens théoriciens du Trinity College de Dublin font partie d’une collaboration internationale qui a réussi à construire le plus petit moteur au monde — qui, en tant qu’ion calcium unique, est environ dix milliards de fois plus petit qu’un moteur de voiture. Les travaux effectués par le groupe QuSys du professeur John Goold à la Trinity School of Physics décrivent la science à la base de ce moteur minuscule. L’étude, publiée dans la revue Physical Review Letters, explique comment les fluctuations aléatoires affectent le fonctionnement des machines microscopiques. À l’avenir, de tels dispositifs pourraient être intégrés à d’autres technologies afin de recycler la chaleur perdue et ainsi améliorer l’efficacité énergétique. Un moteur thermique constitué d’un seul ion Le moteur lui-même — constitué d’un seul ion calcium — est chargé électriquement, ce qui facilite son piégeage à l’aide de champs électriques. La substance de travail du moteur est le « spin intrinsèque » de l’ion (son moment angulaire). Ce spin est utilisé pour convertir la chaleur absorbée par les faisceaux laser en oscillations, ou vibrations, de l’ion piégé. moteur quatre temps Schéma décrivant le fonctionnement du moteur ionique à quatre temps. (a) Représentation mécanique : les paraboles indiquent le potentiel du piège harmonique et les lignes indiquent le potentiel optique supplémentaire dépendant du spin qui agit sur |↑⟩ (rouge) et |↓⟩ (bleu). Les flèches dans les cercles représentant l’ion indiquent les populations de spin. (b) Représentation énergétique : les niveaux indiquent les énergies Zeeman de |↑⟩ et |↓⟩, et la taille des cercles indique les populations. Crédits : D. von Lindenfels et al. 2019 Ces vibrations, agissant comme un « volant d’inertie » permettent de capter l’énergie utile générée par le moteur. Cette énergie est stockée en paquets d’énergie appelés quantas, telles que prédits par la mécanique quantique. « Le volant d’inertie nous permet de mesurer réellement la puissance d’un moteur à l’échelle atomique, résolvant pour la première fois des quanta d’énergie uniques » déclare Mark Mitchison du groupe QuSys de Trinity. Sur le même sujet : IBM vient de stocker des données sur la plus petite unité de stockage au monde, composée d’un atome unique Mieux comprendre la dynamique de l’énergie à l’échelle microscopique En démarrant le volant d’inertie au repos — ou, plus précisément, à partir de son état fondamental (l’énergie la plus basse en physique quantique) — l’équipe a observé que le petit moteur obligeait le volant à tourner de plus en plus vite. De manière cruciale, l’état de l’ion était accessible dans l’expérience, permettant aux physiciens d’évaluer avec précision le processus de dépôt d’énergie. energie moteur ion Graphe présentant l’énergie (E) et le travail (W) mesurés lors de l’utilisation du moteur. Crédits : D. von Lindenfels et al. 2019 « Cette expérience et cette théorie ouvrent une nouvelle ère en matière d’investigation énergétique des technologies basées sur la théorie quantique, un sujet au cœur des recherches de notre groupe. L’échelle nanométrique est l’un des principaux obstacles à un calcul plus rapide et plus efficace. Comprendre comment la thermodynamique peut être appliquée dans de tels environnements microscopiques est d’une importance capitale pour les technologies futures » conclut John Goold, physicien à Trinity. Sources : Physical Review Letters
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"Titanic nucléaire": la Russie a mis à l'eau sa centrale nucléaire flottante (Fri, 23 Aug 2019)
L'Akademik Lomonossov a entamé son voyage de plus de 5.000 kilomètres. Derrière ce nom se cache la première centrale nucléaire flottante du monde construite par Rosatom, la puissante agence fédérale de l'énergie atomique russe. Si cette dernière assure que sa plate-forme est "invincible", les détracteurs du projet, aux premiers rangs les associations de protection de l'environnement, dénoncent un "Titanic nucléaire" ou encore un "Tchernobyl flottant". La centrale entame, ce vendredi, un voyage de 5.000 kilomètres dans l’Arctique. Cela va lui permettre d’alimenter le développement de la production d’hydrocarbures dans la région de Tchoukotk, riche en hydrocarbure. L'Akademik Lomonossov part de Mourmansk, port de la péninsule de Kola, où on l’a chargé en combustible nucléaire, en direction de Pevek, petite ville de Sibérie orientale. Sans moteur, elle sera tractée par plusieurs navires pour le voyage, qui durera de quatre à six semaines, selon la météo et la glace présente sur le parcours. Lire aussi – Russie: une première centrale nucléaire flottante pour alimenter l'Arctique La centrale comporte deux réacteurs d'une capacité de 35 MW chacun, proches de ceux qui équipent les brise-glace nucléaires, contre plus de 1.000 MW pour un réacteur d'une centrale classique de nouvelle génération. L'Akademik Lomonossov couvre la consommation de 100.000 personnes et servira surtout pour alimenter les plateformes pétrolières de la région, alors que la Russie développe l'exploitation des hydrocarbures dans l'Arctique.  "Toute centrale nucléaire produit des déchets radioactifs et peut avoir un accident mais l'Akademik Lomonossov est en plus vulnérable aux tempêtes", a estimé Rachid Alimov, du département de l'énergie de Greenpeace Russie. D'autant que la centrale étant une barge tractée elle est particulièrement vulnérable aux collisions avec des blocs de glace. Se pose aussi le problème des déchets nucléaire produits par la centrale nucléaire. "Dans douze ans, les quatre compartiments de la barge seront plein de combustible épuisé très actif. Tout incident mettant en cause ce combustible pourrait avoir de graves répercussions sur l’environnement fragile de l’Arctique. Il faut bien avoir conscience qu’il n’y a aucune infrastructure de nettoyage nucléaire dans le secteur", a fait savoir Rachid Alimov. Voir: Le Caire et Moscou signent un contrat pour la première centrale nucléaire égyptienne
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Centrale nucléaire flottante russe dans l'Arctique : "Un accident majeur sur ce réacteur serait un ... (Fri, 23 Aug 2019)
"Le risque d'accident majeur existe pour cette barge et pour ce réacteur", estime Yves Marignac, expert indépendant sur le nucléaire et directeur de Wise Paris, alors que la première centrale nucléaire flottante du monde s'apprête à prendre le large. #AlertePollution Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ? Cliquez ici pour nous alerter ! "Un accident majeur sur ce réacteur serait dans cette zone un désastre écologique", a déclaré vendredi 23 août sur franceinfo Yves Marignac, expert indépendant sur le nucléaire et directeur de Wise Paris (World information service on energy), alors que la première centrale nucléaire flottante du monde entame ce vendredi un voyage de 5 000 km dans l'Arctique. La centrale, baptisée Akademik Lomonossov, naviguera entre les le port de Mourmansk, dans le Grand Nord russe, et Pevek, en Sibérie orientale, malgré les craintes des défenseurs de l'environnement. Elle est destinée à alimenter le développement de la production d'hydrocarbures dans des zones excessivement isolées. franceinfo : À quoi va servir cette centrale flottante ? Yves Marignac : Elle va servir à remplacer une centrale nucléaire, qui existe déjà sur place, pour alimenter une petite ville de 5 000 habitants et, surtout, un site d'extraction pétrolière. C'est une technologie nucléaire au service de l'extraction de ressources, dans une zone extrêmement difficile. L'idée est d'avoir une source autonome d'énergie dans une zone qui n'est pas connectée au réseau électrique continental. Rosatom, le géant russe du nucléaire qui a construit cette centrale, dit qu'elle est "invincible". Peut-on croire ça ? Ça n'a évidemment aucun sens. C'est une technologie qui est connue, on n'est pas sur quelque chose d'aventureux de ce point de vue-là, néanmoins on parle d'une technologie nucléaire, d'une zone soumise à des aléas extrêmes et on sait malheureusement que l'accident majeur n'est jamais impossible. Un navire ou un réacteur invincible, ça n'existe pas. Le risque d'accident majeur existe pour cette barge et pour ce réacteur, comme il existe pour tout autre réacteur dans le monde. C'est un réacteur et un risque de plus dans une zone protégée, donc fragile. Sa puissance est bien moindre que celle de réacteurs comme on en connaît dans nos centrales : on parle de quelques dizaines de mégawatts [35 MW pour chacun des deux réacteurs] à comparer à des milliers de mégawatts [pour une centrale clasique de nouvelle génération]. Néanmoins, un accident majeur sur ce réacteur serait dans cette zone un désastre écologique. Quel est l'intérêt de la Russie de mener ce projet ? La possibilité d'exploiter les ressources en Arctique ? Il y a un intérêt géopolitique double. Il y a d'abord le fait d'aller exploiter des ressources en Arctique et malheureusement de profiter du réchauffement climatique [qui permet] un accès plus facile à ces zones, une opportunité avec un effet d'accélération puisque l'objectif est d'aller exploiter les ressources pétrolières, alors que l'impératif climatique serait de réduire et d'arrêter à terme cette extraction. Il s'agit d'occuper cette zone. On a vu récemment dans un autre contexte la crise diplomatique entre le Danemark et les États-Unis à propos du Groenland. On sent bien aujourd'hui que cette zone arctique fait l'objet d'attentions géopolitiques particulières. Et puis il y aussi le fait pour la Russie d'essayer de se positionner avec une technologie de barge nucléaire, et l'espoir que cette technologie puisse servir et intéresser d'autres pays, notamment en Asie. Même si le coût de cette technologie aujourd'hui et les risques associés rendent cette perspective économiquement très peu probable. Rosatom dit avoir déjà plusieurs contacts avec des clients qui seraient intéressés par ce système de centrale ? Ça intéresse peut-être d'autres pays, mais cette technologie n'est pas moins chère que celle de réacteurs terrestres "en dur". Rosatom parle aujourd'hui de 30 milliards de roubles, soit 420 millions d'euros. Ce chiffre est sans doute sous-estimé, compte tenu des délais sur ce chantier. C'est un coût qui n'est absolument pas compétitif aujourd'hui, notamment vis-à-vis des renouvelables. Des pays peuvent y voir un intérêt, parce que les contrats nucléaires ont toujours un intérêt géostratégique. C'est dans cette perspective-là que Rosatom le développe. Mais d'un point de vue purement économique et énergétique, ça n'a absolument aucun intérêt à ce jour dans des zones faciles, qui ne sont pas des zones extrêmes comme l'Arctique, auquel est destiné l'Akademik Lomonossov. Il n'y a pas de perspective économique réelle, sauf à imaginer un développement massif de l'extraction pétrolière et de minerais métalliques dans ces zones peu ou pas exploitées. Cette perspective-là est absolument désastreuse par rapport aux enjeux écologiques que cela représente. A lire aussi Sujets associés
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CAMEROUN : Un drone solaire pour lutter contre le terrorisme et sauver le lac Tchad (Fri, 23 Aug 2019)
Un jeune ingénieur camerounais vient de créer un prototype de drone qui fonctionne grâce à l’énergie solaire. L’éco invention est avant tout destinée à la lutte antiterroriste dans l’extrême nord du Cameroun, une région à écologie fragile devenue ingérable à cause de l’insécurité. C’est peut-être par un moyen écologique que viendra la fin pour Boko Haram, une secte terroriste qui endeuille des familles dans l’extrême nord du Cameroun et dans le reste du bassin du Lac Tchad depuis 2014. Sa répression par une coalition militaire constituée des pays que sont le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun, a fait plus de 35 000 morts et 1,8 million de déplacés. Un bilan suffisamment grave pour susciter des préoccupations à tous les niveaux. C’est dans ce cadre qu’intervient l’invention de Borel Teguia. L’ingénieur de 25 ans, formé en énergies renouvelables à l’école supérieure polytechnique de Maroua dans l’extrême nord, a développé le RS21. Il s’agit du prototype d’un drone à ailes volantes et rechargeable à l’énergie solaire. Une particularité qui permet au drone de recharger ses batteries en cours de vol à partir de l’énergie du soleil, lui accordant ainsi une à deux heures de vol. Il s’agit donc d’un drone écologique. Et le but de cette invention est de contribuer à la lutte contre la secte terroriste Boko Haram, à travers la surveillance des frontières. « Cet engin miniature pourrait voler, prendre des images visualisables en temps réel, et permettre de mieux surveiller les frontières camerounaises », a expliqué le jeune ingénieur. Les exactions de Boko Haram entravent les efforts de préservation du bassin du Lac Tchad Le climat d’insécurité causé par Boko Haram dans la région du bassin du Lac Tchad est également préjudiciable à l’écologie locale. Dans cette région stratégique et historique, carrefour centenaire sur les routes commerciales du Sahel reliant la côte atlantique à la mer Rouge, l’instabilité et la montée de l’extrémisme violent affectent l’intégrité environnementale. Car le lac Tchad, soumis à de fortes pressions humaines et aux effets du changement climatique, a fortement rétréci ces dernières années. Sa superficie est passée de 25 000 km2 dans les années 1960 à environ 3 000 km² de nos jours. Il pourrait donc disparaitre par manque de mesures de conservation. Or, si les pays du bassin du Lac Tchad ont bien la volonté d’y mener des actions de préservation, l’accès au lac est souvent rendu impossible à cause de l’insécurité, ce qui handicape singulièrement l’application de mesure de protection. Des solutions telles qu’un drone solaire de surveillance des frontières pourrait dès contribuer à faciliter le travail de protection en contribuant à la sécurisation des missions. Outre l’avantage de sa sobriété énergétique, ce drone pourrait contribuer à mettre un terme aux attaques de Boko Haram, ouvrant l’accès aux travaux de restauration du lac Tchad. Disponible pour l’instant sous forme de prototype, le drone solaire de Borel Teguia est destiné à passer à échelle industrielle. Pour ce faire, son inventeur a lancé en mai 2019, une levée de fonds de près de 762 mille euros, soit 500 millions de francs CFA. Boris Ngounou
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[Vidéo] ANYbotics présente une nouvelle version de son robot d'inspection de sites industriels (Fri, 23 Aug 2019)
ANYbotics présente une nouvelle version de son robot d'inspection de sites industriels [Vidéo] ANYbotics présente une nouvelle version de son robot d'inspection de sites industriels © ANYbotics Voici ANYmal C. Le dernier-né de la famille ANYbotics, jeune pousse créée en 2016 par des élèves de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPZD), a été présenté le 20 août à l’occasion de la World Robot Conference à Pékin. Il fait suite à deux autres modèles : ANYmal Alpha et ANYmal B, conçus respectivement en 2015 (au sein de l'EPZD) et 2018.   Un outil d'inspection pour les milieux industriels difficiles Ce robot à quatre pattes est destiné au secteur industriel, en particulier aux tâches d’inspection et de vérification sur des sites difficiles d’accès pour les humains, comme les plates-formes pétrolières ou des conduits étroits. Il peut monter et descendre marches et escaliers, mais il a été conçu pour inspecter des machines ou des installations soumises à d’éventuelles défaillances et anomalies. La société basée à Zurich vise plus particulièrement les secteurs de l’énergie, du pétrole et du gaz.   "Pour éviter qu’elles ne tombent en panne, les installations doivent être surveillées et inspectées régulièrement, précise ANYbotics dans un communiqué. La collecte manuelle de données par des inspecteurs est fastidieuse et sujette aux erreurs dans un environnement potentiellement dangereux […] Les problèmes tels que les fuites, la présence de rouille, les points chauds ou les pièces manquantes sont difficiles à détecter".   Un système de recharge autonome ANYmal C est doté de caméras grand angle, de capteurs thermiques, de microphones, ainsi que de détecteurs de gaz et d’objets. Des Lidars et une caméra PTZ lui permettent de bénéficier d’une vue à 360 degrés de l’environnement dans lequel il se trouve. Ses mouvements et son parcours s'ajustent en temps réel. Il est également équipé d’un projecteur LED, et est entièrement étanche à l'eau et à la poussière. Capable de porter une charge allant jusqu'à 10 kg, il se déplace à une vitesse d’un mètre par seconde, et peut se faufiler dans des passages de 60 cm de large. Doté d’une batterie, le robot se connecte au bout de deux heures d’utilisation à une station d'accueil pour se recharger de manière autonome.   Côté software, la machine est dotée de deux processeurs Intel i7 Hexa-core qui lui "fournissent la puissance de calcul nécessaire à un contrôle pointu de ses déplacements, la cartographie en temps réel, la navigation autonome et à des applications personnalisées embarquées", explique la société. Il peut être contrôlé manuellement via une télécommande.   [embedded content]   Les équipes d’ANYbotics travaillent sur le projet depuis deux ans, mais il ne s’agit pas d’un pilote, ANYmal C étant déjà en phase de commercialisation. Les premiers robots ANYmal C seront disponibles avant la fin de l'année. Il devrait être doté d'une fonctionnalité de détection de présence humaine. Si les robots quadrupèdes font par ailleurs l’objet de projets dans le monde entier, les missions qu’on leur attribue sont très variées. Spot, le robot chien Boston Dynamics, est destiné à la traction de produits lourds. HyQReal, mis au point par l'IIT, est quant à lui capable de tracter un avion. Aude Chardenon @ChardenonA
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La géo-ingénierie, un "plan B" pour la planète (Fri, 23 Aug 2019)
Miroirs spatiaux renvoyant le rayonnement solaire, aspiration du CO2 de l'atmosphère... plusieurs scénarios de « géo-ingénierie » sont à l'étude pour limiter le réchauffement mondial. Ces techniques de manipulation du climat, longtemps écartées pour les risques qu'elles impliquent, gagnent aujourd'hui le coeur du débat : réduire les émissions de gaz à effet de serre reste l'action prioritaire, mais le retard pris est tel que, pour un grand nombre de chercheurs, cela ne suffira pas à protéger la planète d'un réchauffement dévastateur. Contrôler le rayonnement solaire Le but est simple : renvoyer certains rayons dans l'espace pour diminuer la chaleur nous arrivant du Soleil. Un moyen serait de placer en orbite des miroirs géants capables de dévier une partie du rayonnement solaire. Autre méthode, qui s'inspire de l'impact des cendres volcaniques sur la température mondiale : injecter de minuscules particules réfléchissantes dans la stratosphère. D'autres chercheurs oeuvrent à modifier les nuages : en accentuant leur blancheur pour renvoyer les rayons, ou encore en amincissant les cirrus qui absorbent plus de chaleur qu'ils n'en renvoient. Bémol de taille à toutes ces techniques : elles ne changeraient rien aux concentrations de CO2 dans l'atmosphère, qui, en plus de réchauffer la température, acidifient dangereusement les océans et modifient le régime des pluies. Les scientifiques mettent aussi en garde contre un "choc terminal" : un réchauffement soudain si le système devait ne plus fonctionner. Fertiliser l'océan De microscopiques plantes océaniques - le phytoplancton - attrapent le CO2, l'entraînant au fond de l'océan à leur mort. Leur expansion est limitée par un manque de fer, mais des expériences ont montré qu'introduire une poudre de sulfate de fer dans la mer pourrait créer de nouvelles colonies. Là encore les chercheurs anticipent les revers. Par exemple, une forte mortalité de plancton épuiserait l'oxygène, générant de massives zones sans vie. Accroître l'érosion L'érosion naturelle des roches, un processus chimique, permet le pompage de CO2 dans l'atmosphère (environ un milliard de tonnes par an, soit 2% des émissions d'origine humaine). Et si l'on pouvait intensifier le processus, notamment en dispersant dans la nature de l'olivine, une forme de silicate, sous forme de poudre ? Limite : il paraît difficile et coûteux d'extraire de l'olivine en quantité suffisante pour faire la différence. Recourir au charbon de bois Utilisé pour restaurer les sols, le "biochar" (charbon de bois pilé produit à partir de débris de bois, résidus forestiers ou coquilles de noix) peut aussi stocker du CO2. Mais il n'est pas certain que l'on puisse appliquer cette technique à grande échelle, et que ce composé soit suffisamment stable. Développer les « BECCS » Les BECCS (Bioénergies avec capture et stockage de carbone) marient un processus naturel avec la high tech. D'abord planter du maïs, de la canne à sucre ou toutes sortes de plantes à bio-carburants de seconde génération. En poussant, elles absorbent du CO2. Puis capturer le CO2 quand ces plantes sont transformées en énergie. Le résultat net est un "bilan carbone négatif", ce que les chercheurs appellent des "émissions négatives". Quasiment tous les modèles climatiques envisageant un réchauffement limité à 2°C - objectif que s'est fixé la communauté internationale - confient un rôle-clé aux BECCS. Mais selon des études, il faudrait consacrer 40% des terres arables aux biocarburants. Capturer directement le CO2 Des expériences ont montré qu'il était possible d'aspirer le CO2, pour le transformer en granulés ou le stocker sous terre. Une entreprise canadienne, soutenue par Bill Gates, a lancé en 2015 une usine pilote. Mais pour le moment, cette technologie a un coût prohibitif. Reboiser massivement La concentration de CO2 dans l'atmosphère devrait s'en trouver considérablement réduite. À l'inverse, actuellement, des millions d'hectares de forêts tropicales continuent de disparaître chaque année. Mais ces arbres accapareraient des terres à usage agricole.
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Climat: la géo-ingénierie au coeur des futures normes industrielles? (Fri, 23 Aug 2019)
Lutter contre le réchauffement climatique grâce à des technologies expérimentales ? L'organisme ISO chargé d'élaborer les normes internationales pousserait les entreprises dans cette direction, au risque de menacer les efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, selon un document que s'est procuré l'AFP. L'organisation internationale pour la standardisation (ISO), qui comprend 160 États membres, élabore les normes internationales pour répondre aux besoins des industries dans une multitude de secteurs. L'organisme travaille à l'élaboration d'une nouvelle norme destinée à permettre aux entreprises de mesurer leur action climatique. Le texte, à l'état d'ébauche et obtenu par l'AFP, sera examiné lors d'une réunion de travail à Berkeley, en Californie, pour voir "s'il existe un consensus", a fait savoir un porte-parole d'ISO à l'AFP, confirmant l'existence du document. Selon ce document, les entreprises doivent travailler à "la gestion du forçage radiatif", c'est-à-dire l'équilibre entre le rayonnement solaire et les émissions de rayonnements infrarouges sortant de l'atmosphère, pour stabiliser le climat, mais sans évoquer une température précise. Imiter les volcans L'accord de Paris sur le climat de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, voire à +1,5°C. Le texte de l'ISO qualifie ces objectifs de "problématiques". Le texte évoque les "forceurs climatiques" comme le CO2 et d'autres gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique. Mais le document parle aussi largement des "réfrigérants climatiques", ce qui comprend des technologies de géo-ingénierie à grande échelle pour modifier le climat. Il parle spécifiquement de la "gestion des radiations solaires", qui consisterait à injecter du sulfate dans la stratosphère pour refléter l'énergie solaire et diminuer l'impact sur la planète, imitant le phénomène naturel d'une éruption volcanique. Des études ont démontré que cette méthode pourrait être efficace et relativement peu coûteuse pour endiguer la hausse des températures. Mais des craintes existent concernant des conséquences inattendues que pourrait avoir une telle manipulation de l'atmosphère terrestre, avec à la clé de potentiels risques sur les modèles climatiques ou encore la sécurité alimentaire. "Il existe vraiment un grand risque quand vous prenez quelque chose d'aussi expérimental, controversé, volatil politiquement et moralement risqué que la géo-ingénierie et que vous en faites le sujet de normes destinées à l'industrie", avertit Carroll Muffet, de l'organisation juridique CIEL (Centre for International Environmental Law). L'adoption des normes ISO par une entreprise est considérée comme un gage de sérieux, relève-t-elle aussi. Pour remplir les objectifs de Paris sur le climat, les experts de l'ONU réunis au sein du GIEC recommande une réduction immédiate et drastique du recours aux énergies fossiles, avec en ligne de mire zéro émissions nettes d'ici à 2050. Dans son rapport clé publié en octobre 2018, le GIEC intègre la "gestion des radiations solaires" dans ces modèles climatiques. Si cette technologie pourrait être "en théorie efficace", il existe "de larges incertitudes" et des "risques substantiels", soulignent les scientifiques. Engager les gouvernements Des organismes financés par le secteur du pétrole et du gaz pousse depuis plusieurs années en faveur de cette solution, comme le centre de réflexion American Enterprise Institute (AEI), promeuvent cette technologie depuis plusieurs années. Cette gestion des radiations solaires pourrait être mise en place à une vaste échelle, estime Jessica Strefler, de l'Institut de recherche sur le climat de Potsdam (Allemagne), pour un coût bien moindre que celui nécessaire à une réduction des émissions de gaz à effet de serre. "Les gouvernements, les entreprises, les régions et les villes pourraient être tentés de continuer avec une économie basée sur des émissions issues d'énergies fossiles, car il existe une autre technologie qui pourrait peut-être nous fournir un bouclier pour refroidir la planète", avertit Janos Pasztor, du Carnegie Climate Governance Initiative et ancien secrétaire général adjoint de l'ONU chargé du changement climatique. Le document de travail d'ISO incite les entreprises à privilégier une approche "rentable" pour gérer l'augmentation des températures, ce qui fait craindre que cela les encourage à promouvoir la "gestion des radiations solaires". Dans le cadre des conférences de l'ONU sur le climat (COP), la question de la réduction des émissions de gaz à effet de serre est gérée au niveau des États, avec des obligations pour chacun. La géo-ingénierie "ne peut pas être laissée à une sous-catégorie d'acteurs", avertit Janos Pasztor, comme les entreprises qui seraient tentées d'élaborer leurs propres normes. Il faut "l'engagement de différents gouvernements", poursuit-il. "Le processus ISO est beaucoup plus limité et ça ne serait pas juste car une part importante des impacts (du changement climatique), bons ou mauvais, touchent les pays en développement et vulnérables et ils ne font pas partie du processus", relève-t-il.
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