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[Vidéo] Avec les Jeunes Agriculteurs, en AURA, on y va… (jeu., 20 juin 2019)
C’est une vidéo qui véhicule – en 2 CV – toute la fraîcheur de la campagne et des gens qui y vivent. Ca s’appelle tous en AURA et ça donne vraiment envie d’y aller, dans cette région d’Auvergne-Rhône-Alpes. Ca sent bon la lavande et on y rencontre de jeunes producteurs de poulets, de fromages, de lentilles, de châtaignes et de beaucoup d’autres bonnes choses produites dans les 12 départements que compte la région. Un petit film de 8 minutes 46 où Pierre Picard le consomm’acteur nous fait découvrir Morgan, Julien, Sébastien, Corinne, Mathieu, Etienne et Etienne, Julie, Benoît et Pierre. Autant de visages sympathiques qui attendent discrètement la 7e minute pour se présenter. Ils ont une « fraîcheur de vivre » qui se communique. A découvrir dans l'Auvergne agricole et à partager sans modération…
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La publicité pour les produits de luxe rend malheureux, mais pour une bonne raison (Thu, 20 Jun 2019)
The Economist Chaque année, alors que les Américains finissent leur banquet de Thanksgiving, un genre particulier de publicités est diffusé à la télévision. Les détails varient, mais le scénario est toujours le même : un membre de la famille surprend un autre avec un cadeau de Noël surprise – une voiture de luxe, souvent enveloppée d’un grand ruban avec un gros nœud, comme dans les dessins animés. Celui ou celle qui reçoit le cadeau n’exprime jamais la stupeur ou l’horreur qui devrait normalement succéder à la révélation que votre moitié ou un proche vient de dépenser des dizaines de milliers de dollars sans le ou la consulter. Ce genre de voitures coûte largement plus que le revenu médian annuel d’un ménage américain et la grande majorité de ceux qui regardent cette publicité n’auront jamais la possibilité de l’acheter. Le désir que suscitent ces spots télé sert un objectif économique bien précis, même s’il laisse la majorité des téléspectateurs avec un sentiment amer. Les publicités et autres supports du marketing remplissent un rôle économique bien précis et sans conteste utile. Les entreprises qui vendent des biens et des services doivent communiquer aux consommateurs la disponibilité et les charmes de leurs différents produits. Les publicités améliorent la qualité de la décision d’achat et, on le conçoit, devraient donc profiter à la fois aux commerçants et aux consommateurs, afin qu’ils se trouvent mieux qu’ils ne le seraient dans un monde sans publicités. “Les publicités améliorent la qualité de la décision d’achat et, on le conçoit, devraient donc profiter à la fois aux commerçants et aux consommateurs, afin qu’ils se trouvent mieux qu’ils ne le seraient dans un monde sans publicités” Mais la publicité trahit cette mission de différentes façons. Elle n’a pas à être honnête. Elle n’est pas obligée de présenter la totalité des produits disponibles, par exemple. Ou encore, certaines marques ciblent les enfants influençables au point de nuire [...] Vous souhaitez lire la suite ? Il vous reste 80% à lire - Découvrez nos offres Essai gratuit pour les premières 24 H non renouvelable S'inscrire Sans engagement Accès 24 H Articles illimités Journal pdf Acheter Sans engagement Accès permanent Articles illimités Journal pdf S'abonner Résiliable à tout moment
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Romain Roulleau nommé directeur marketing et digital de Kingfisher [Info LSA] (Thu, 20 Jun 2019)
Romain Roulleau nommé directeur marketing et digital de Kingfisher Romain Roulleau nommé directeur marketing et digital de Kingfisher Selon nos informations, confirmées par Kingfisher, Romain Roulleau s'apprête à rejoindre le distributeur en tant que directeur marketing, digital et clients France. A ce titre il couvrira aussi bien Castorama que Brico Dépôt. Il était jusqu'ici directeur général délégué digital et clients de Conforama et membre du comité exécutif, fonction qu'il occupait depuis mars 2018. Auparavant, Romain Roulleau avait effectué la majeure partie de sa carrière dans le secteur touristique. Il a en particulier été l'une des chevilles ouvrières de la stratégie digitale d'AccorHotels. De 2008 à 2011, il a été directeur adjoint aux ventes directes en charge de l’e-commerce du groupe. Après avoir effectué un passage éclair à des postes de direction générale chez les pure players du voyage en ligne Travel Horizon et Voyage, ce diplomé de l'European business school est retourné en 2013 chez AccorHotels pour y occuper le poste de directeur digital et e-commerce monde.
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Marketing : Salesforce vise l'union des datas au-delà de la DMP (Thu, 20 Jun 2019)
Finies les DMP, place aux CDP* ? Salesforce a fait ce pari pour alimenter sa stratégie « Customer 360 », dévoilée lors de la dernière conférence Dreamforce, en septembre 2018. L’éditeur promet, dans ce cadre, de faire le pont entre ses logiciels… et les données clients qui s’y trouvent. La pierre angulaire de cette démarche consiste à représenter chaque client par un identifiant unique. Celui-ci est nourri par les datas issues des différents clouds Salesforce. salesforce-formats-donnees Ces datas ne sont pas répliquées et centralisées : elles sont récupérées « à la source ». Salesforce compte y greffer des packs « prêts à l’usage » pour couvrir les scénarios les plus classiques. Typiquement, permettre au service client de consulter l’historique d’achats. L’intégration de données externes reposera sur la technologie de MuleSoft. salesforce-customer-360 Et la CDP, dans tout ça ? Sur base NoSQL, elle fera office de plate-forme de gestion de données clients et d’activation. Avec quelques propriétés distinctes d’une DMP, dont le profiling persistant. Une phase pilote doit démarrer à l’automne. Elle se limitera au marketing B2C. Salesforce estime toutefois qu’à terme, sa stratégie Customer 360 pourrait bénéficier à certains scénarios B2B, notamment ceux qui impliquent plusieurs organisations. CDP CRM 🤝 Customer 360 Now you can unify disparate customer data throughout your entire organization, then personalize every engagement based on a single view of the customer. That’s what we call Customer 360: https://t.co/Hmu2rlln95 pic.twitter.com/FVxrva0MW7 — Salesforce (@salesforce) June 18, 2019 * Data Management Platform et Customer Data Platform Illustrations © Salesforce
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Quand le CAC 40 cherche des likes sur les réseaux sociaux (Thu, 20 Jun 2019)
Du CA et de l'Ebitda sur Instagram ? Sans doute pas aussi glamour que le selfie d'une influenceuse sur une plage de rêve, les résultats financiers des grands groupes sont aussi désormais sur le réseau social de l'image et du "j'aime". Trois groupes du CAC 40, Axa, Sanofi et TechnipFMC, se sont essayé à Instagram cette année pour la publication de leurs résultats annuels 2018, relève le baromètre Social CAC du cabinet FTI Consulting publié ce jeudi 20 juin, qui étudie les pratiques de communication financière des sociétés cotées françaises via les réseaux sociaux. Le groupe Sanofi, dont le compte Instagram dépasse les 15.500 abonnés et les 200 publications, a ainsi posté une vidéo et une photo annonçant la mise en ligne de ses résultats annuels le 7 février, récoltant 610 vues et 169 "likes". Cette année, ce sont PSA, Safran et LVMH les leaders du classement Social CAC. Ils succèdent à Total, Axa et Danone l'année passée ainsi qu'à Orange, Crédit Agricole et BNP Paribas en 2017. « Un public croissant est au rendez-vous de la communication financière sur les réseaux sociaux et les entreprises l'ont bien compris : 90% du CAC 40 utilise au moins un réseau social pour relayer ses résultats 2018  », analyse Arnaud de Cheffontaines, de FTI Consulting. « En 2019, la place laissée aux porte-paroles des entreprises est plébiscitée et tend à ne plus impliquer seulement le seul Directeur général, les entreprises positionnant d'autres experts ou membres du comité exécutif pour promouvoir leur leadership. » La communication financière fait en effet partie intégrante de la politique d'image d'un grand groupe, aussi bien interne qu'externe, pour mettre en avant ses succès. Le CAC préfère Twitter Twitter est le réseau social le plus utilisé pour la communication des résultats financiers, par 88% du CAC 40. Cependant, le réseau professionnel LinkedIn présente « un meilleur taux d'interactions », qui s'améliore de 17% en 2019. L'utilisation de Facebook est stable (25%) tandis que la plateforme vidéo YouTube a moins la cote : elle baisse de 13 points à 30% « malgré la très bonne performance de certains contenus adaptés ». « Les entreprises démontrent cette année encore qu'elles maîtrisent de mieux en mieux la puissance de ces canaux pour porter leurs messages, faciliter une communication bilatérale et répondre aux attentes des actionnaires et des professionnels des marchés financiers », considère l'étude. Les partages et les interactions du public ont augmenté de 22% et 17 entreprises du CAC 40 ont généré au moins 1.000 réactions à la suite de la publication de leurs résultats annuels, contre 15 l'an passé. Il serait intéressant de savoir quelle est la proportion d'interactions internes très corporate venant de salariés. -- CAC 40 réseaux sociaux [Le Top du classement Social CAC, baromètre de l'utilisation des réseaux sociaux par les grandes entreprises françaises cotées pour leur communication financière. Crédit : FTI Consulting]
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Une exposition sur Malabar au musée des Automates à Falaise (Thu, 20 Jun 2019)
L'exposition Malabar,une histoire de bulle est à découvrir au musée des Automates de Falaise jusqu'au 1 septembre. Publié le 20 Juin 19 à 10:49 |Modifié le 20 Juin 19 à 10:49 Pierre-Marie Jamet devant les différents portraits du personnage Malabar depuis 1969. Pierre-Marie Jamet devant les différents portraits du personnage Malabar depuis 1969. Jusqu’au 1er septembre, le musée des Automates de Falaise accueille l’exposition Malabar, une histoire de bulles. L’exposition Malabar, une histoire de bulle est présentée au musée des Automates de Falaise jusqu’au 1er septembre pour faire plonger les visiteurs dans l’univers du célèbre chewing-gum. Elle revient ainsi sur l’histoire de cette gomme à mâcher, apportée par les GI lors du débarquement de 1944, au travers de sa publicité et de son emballage. Lire aussi : A Falaise, « C’est Raid pour Clément » revient pour une troisième édition La marque qui faisait appel, dans les années 50, à des illustrateurs de bande dessinée souhaitait créer le petit personnage Malabar. De cela naîtra un univers fantastique que l’exposition nous fait découvrir au travers de dessins, crayonnés, vignettes, tatouages ou encore planches originales d’époque. C’est donc une exposition mythique que propose le musée des Automates de Falaise dans les origines et la conception des travaux d’illustrateurs autour de l’univers du chewing-gum. Merveilleux chewing-gum Elle revient notamment sur le lien étroit entre dessin et publicité au travers des travaux d’illustrateurs comme Franck Margerin ou encore Yves Chaland. L’exposition s’inspire également du livre du publicitaire Alain Lachartre intitulé Histoires de bulles qui relate l’épopée du célèbre chewing-gum et de ces superhéros nés dans les illustrations et les campagnes de publicité. Les œuvres, qui y sont exposées, sont prêtées par des collectionneurs. Ce sont des œuvres originales comme les célèbres vignettes parues dans la presse ou dans la publicité. Cette exposition pleine d’humour vous immerge autour de cette fameuse bulle que les visiteurs ne manqueront pas de découvrir. Lire aussi : Un programme éclectique pour la Fête de la musique à Falaise vendredi 21 juin Pierre-Marie Jamet, commissaire de l’exposition, souhaite donc montrer les travaux originaux des illustrateurs à l’origine de ces emballages et de ces campagnes de publicité. « On essaye de montrer tout ce travail autour du merveilleux chewing-gum ». En tant que commissaire d’exposition, Pierre-Marie Jamet est chargé de choisir les œuvres et de concevoir l’exposition dans son ensemble. Pierre-Marie Jamet ne réalise d’exposition qu’autour de la bande dessinée. Sa dernière en date représentait l’illustrateur Uderzo. Il était aussi à l’origine des quatre dernières expositions Tardi de Falaise. Une exposition qui parle à tous On a tous déjà mangé un malabar au moins une fois dans sa vie », soulignait Pierre-Marie Jamet.  C’est une exposition qui s’adresse à tout le monde. En effet, aussi bien enfant que parent y sont conviés. Les parents pourront y plonger dans leurs souvenirs de jeunesse. Quand aux enfants, ils pourront déambuler dans ce monde humoristique au travers des drôles et colorées illustrations. Ainsi, Malabar, une histoire de bulle est une exposition à la fois originale et amusante où il fait bon d’aller. Lire aussi : A Falaise, « C’est Raid pour Clément » revient pour une troisième édition Sortir : découvrez, réserver
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Quelle est la place des Dircom dans l'entreprise en 2019 ? Entretien avec Cyndie Bettant, Dir Com ... (Thu, 20 Jun 2019)
Alors que les cadres dirigeants voient leurs métiers muter sous l’influence de la transformation digitale, pour la communication l’enjeu est double. Prospecter le bouleversement de ses pratiques métiers et de sa place au sein des organisations et prendre la mesure des nouveaux usages induits par le digital. Dans le cadre de sa vaste enquête menée auprès de 343 Dircom pour prendre le pouls de la profession, nous sommes allé rencontrer Cyndie Bettant, directrice communication & influence chez Cision France. Le leader mondial des pour les RP, l’influence, la veille et l’intelligence média est en effet au plus près des grands enjeux des dircoms. Comment voient-ils leur rôle au sein des organisations ? Quelle place pour la communication face aux enjeux de la transformation digitale ? Comment se positionne aujourd’hui la communication vis-à-vis du marketing ? Autant de questions que l’étude soulève et que ses résultats permettent de mieux appréhender. ⏯ Quelle est la place des Dircom dans l’entreprise en 2019 ? Entretien avec Cyndie Bettant, Dir Com & Influence @CisionFrance pic.twitter.com/d5QrtC0fAN — Siècle Digital 🛰 (@Siecledigital) 18 juin 2019 Bonjour, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre rôle au sein du groupe Cision ? Je suis Cyndie Bettant, je suis responsable communication et influence chez Cision, une société de solutions et de services pour les communicants afin qu’ils conduisent leur stratégie de relations média, de veille média, d’intelligence média et tout leur marketing d’influence. Selon votre dernière étude, quelle est la place d’un dircom en 2019 ? Le premier résultat qui ressort de cette étude est la place de plus en plus importante que prend la communication dans les entreprises. Ils sont 72% à nous affirmer qu’ils ressentent cette importance croissante dans les entreprises. C’est une très bonne nouvelle pour nous communicants. En revanche, au quotidien, les directeurs communication souffrent d’un certain manque d’écoute, et d’ailleurs, cela se reflète concrètement dans les entreprises puisque seulement 37 % d’entre eux ont leur place dans les comités de direction par exemple. Là, on a un vrai problème et un paradoxe entre l’importance que prend la communication dans notre monde moderne et la place des communicants, la place qu’on leur laisse au sein des entreprises. Quelle est la grande problématique des dircom en 2019 ? La grande problématique des directeurs communication aujourd’hui c’est la confiance. C’est-à-dire qu’aujourd’hui on attend beaucoup plus d’une marque que de simples messages promotionnels ou des taglines un peu choc. On attend vraiment des marques qu’elles s’engagent, qu’elles s’engagent pour des causes, qu’elles aient certaines valeurs, une certaine éthique. Donc cet enjeu de confiance est vraiment nouveau et très important pour les communicants. >>Télécharger l’étude Cision<< Quelle est la frontière entre marketing et communication ? La frontière entre marketing et communication est de plus en plus floue. L’étude révèle que 30 % des directeurs communication mettent la génération de leads comme objectif prioritaire de leur métier et ça c’est très nouveau. Chez Cision ce que l’on préconise c’est non pas de faire des silos entre marketing, communication et RP, mais plutôt de voir la communication et le marketing au sens large en différenciant les expositions médias entre EARNED, OWNED et PAID média pour avoir une stratégie équilibrée, multicanale, globale et harmonisée. Quel est l’enjeu du métier de dircom avec la transformation digitale ? Le communicant doit savoir prouver à quel point il n’est pas un centre de coût mais un vrai levier business. Cette confiance, cet engagement, si on ne mesure pas in fine l’impact qu’il a sur le chiffre d’affaires de l’entreprise, ce sera moins valorisé, moins crédible, moins audible par la direction. C’est une véritable opportunité aujourd’hui pour les communicants tous ces outils que l’on peut leur proposer pour gérer la data, mesurer la valeur de leurs actions parce que c’est ce qui va leur donner plus de légitimité et plus de crédibilité. C’est en montrant la valeur de leurs actions que les portes du codir vont s’ouvrir à nouveau à eux et qu’ils vont pouvoir conduire la stratégie de marque de leur entreprise. >>Télécharger l’étude Cision<<
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«Le marketing est touché de plein fouet par la robotisation» (Thu, 20 Jun 2019)
Emeric Lebreton, docteur en psychologie, chercheur en sciences humaines et spécialiste des questions emploi et formation, bouscule les idées reçues sur l'impact de l'automatisation sur le secteur tertiaire dans son dernier ouvrage « Robot Révolution : les robots vont-ils détruire nos emplois et notre économie ? ». © PhonlamaiPhoto/Getty Images / Quelle est votre définition du robot à l'usage de l'emploi ? Pour moi, un robot est un terme générique qui regroupe tout système automatisé capable de réaliser une tâche de manière autonome (pas forcément de façon intelligente d'ailleurs) : chatbots, logiciels de rédaction, marketing programmatique... Derrière ce terme se cache en réalité une multitude d'outils différents, loin de l’image du robot humanoïde qui imiterait l’homme. Quels sont les métiers les plus touchés par la révolution robotique ? Absolument tous les métiers sont découpables en séquences qui peuvent se confier à une machine. Chacun croit que son métier est à l’abri... Puis du jour au lendemain, une innovation de rupture peut venir ébranler totalement son activité. Même le secteur tertiaire est désormais touché par la robotisation : les avocats, les journalistes, les professeurs ou encore les médecins. La médecine est, du reste, la prochaine grande profession qui va s'automatiser. C’est un corps de métier qui coûte cher, qui connaît des manques de personnel... On aurait tort de penser que les fonctions qui impliquent des relations humaines sont exemptes de cette révolution. Pour moi, seules les interactions créatives restent aujourd’hui hors de portée des robots, c’est-à-dire qui ne se limitent pas à un jeu de questions-réponses. Votre ouvrage dresse un constat assez paradoxal : les employés les mieux rémunérés sont ceux qui ont le plus de chances de voir leurs emplois remplacés par des robots…  La perception la plus répandue demeure que les robots détruisent plutôt des emplois faiblement qualifiés. Or, si l'on raisonne à partir de facteurs économiques, on s'aperçoit que les entreprises ont plutôt intérêt - et sont encouragées - à supprimer des emplois dont la rémunération est plus forte. Les robots ne se limitent plus aux secteurs agricole et industriel mais investissent désormais tous les secteurs (finance, ressources humaines, management, commerce, etc.). Avec le développement de l'intelligence artificielle, ils sont présents à tous les niveaux de responsabilité, jusque dans les conseils d'administration. Et les humains se retrouvent à gérer des tâches beaucoup plus simples. Ce changement de paradigme est bien réel et déjà à l’œuvre. Comment le secteur du marketing et de la communication est-il impacté ? C’est un secteur qui est frappé de plein fouet par la robotisation. L’achat publicitaire est de plus en plus confié à des algorithmes ; la création de contenus, de vidéos, de sites web, d’appli, s'automatise... Si au départ, l'avènement du marketing digital a été synonyme de création d’emplois, on observe dans le même temps un phénomène de compression du personnel. On sent que le secteur est bousculé, précarisé, par la transformation des métiers, notamment en agences. Même les créatifs sont challengés par l’automatisation. La narration, le storytelling, semblent encore préservés des robots, et pourtant, même cette spécialité doit pouvoir être découpée en une série de séquences... On peut tout à fait envisager un logiciel dans lequel on rentrerait les objectifs d’une campagne, le produit, la cible, le budget, et en fonction des tendances, l'intelligence artificielle créerait des histoires. Ce qui raccourcirait le processus de créativité. Pour autant, il est plus juste d’imaginer la disparition d’une ou plusieurs parties de l’activité des publicitaires, plutôt que l'extinction intégrale de la profession. Comment lutter contre « l'illettrisme digital » que vous évoquez dans l'ouvrage ? La clé principale est d’acquérir en permanence de nouvelles compétences. Il n’est plus possible, comme autrefois, de se former tous les trois ou quatre ans. Aujourd’hui, la formation doit être continue. Il s’agit d’engranger constamment de nouveaux savoir-faire, de nouvelles connaissances, pour non seulement s’adapter aux changements technologiques incessants, mais aussi pour se démarquer et rester attractif sur le marché de l’emploi. Un attaché de presse, par exemple, aura tout intérêt à gérer sa base de données, la rédaction et l’envoi de ses mails de manière automatisée... Une occasion de gagner du temps et de sortir du lot par la maîtrise d’outils innovants. Dans le secteur du marketing, il est plutôt admis que posséder des aptitudes dans le domaine numérique est incontournable. Mais dans d’autres secteurs, cela est beaucoup moins ancré. Nombreux sont les experts comptables par exemple qui n’ont aucune connaissance des systèmes automatisés... J’ajoute qu'un fossé important se creuse entre les grandes métropoles et les villes de taille moyenne. À Paris, Berlin ou Londres, tout ce qui concerne la mobilité, la restauration ou encore le logement passe par les applications. Les habitants y sont obligés d'être connectés en permanence, de savoir comment naviguer en ligne, de trouver les informations au travers des interfaces numériques, etc. Préparer au mieux la société à cette révolution passera par l’école, où l’enseignement au digital et aux nouvelles technologies est encore très succinct en France. Êtes-vous plutôt pessimiste ou optimiste ? Sur le constat, je suis assez pessimiste. Je vois que la robotisation va détruire énormément d’emplois, bien plus qu’elle ne va en créer. Je pense aussi que cette révolution attaque frontalement la classe moyenne: tous les niveaux intermédiaires de compétences sont menacés. Mais paradoxalement je demeure plutôt optimiste. Comme pour tout changement, il représente aussi des opportunités, pour celui qui saura en tirer parti. Et qui saura se doter de nouvelles compétences pour se démarquer et réussir. Robot Révolution : les robots vont-ils détruire nos emplois et notre économie ?  est paru aux éditions Babelio, février 2019. Sur le chemin des changements Emeric Lebreton est docteur en pschologie et chercheur associé au laboratoire de psychologie sociale de l'université de Nantes. Il est spécialisé notamment sur la thématique des rumeurs puis sur la culture chinoise. En 2009, il crée son entreprise, Orient’Action, positionnée sur le conseil en évolution professionnelle (reconversion de salariés, anticipation de transformation des entreprises...). Le groupe compte aujourd’hui une centaine d’agences en France. Parallèlement, Emeric Lebreton poursuit ses travaux de recherches autour d’un fil rouge : le changement. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres, sur des thématiques de développement personnel, qui concernent tous les changements qui peuvent affecter la vie d’un individu, ou sur la transformation professionnelle ou l’évolution de la société.
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Faire ses personas marketing : quelle est la meilleure méthode en 2019 ? (Thu, 20 Jun 2019)
Tous les experts insistent sur la nécessité de définir ses personas marketing pour se lancer en inbound marketing. En effet, le travail sur les buyer personas est indispensable pour sortir de ses intuitions et se mettre véritablement à la place de ses clients potentiels. L’objectif ici consiste à dresser le profil-type de ses clients cibles. Associée à un audit SEO, la définition des personas doit offrir des indications claires pour produire du contenu performant répondant aux problématiques de sa cible et guider ses actions marketing… Pourtant, comme la plupart des passages obligés, la définition des personas ne suscite pas toujours un enthousiasme débordant chez les marketeurs. C’est compliqué, c’est fastidieux. Alors on a plutôt tendance à repousser cette activité au lendemain. Puisqu’il faut en passer par là de toute façon, existe-t-il une solution miracle pour faire ses personas en quelques minutes ? Dans cet article, nous allons vous présenter 3 méthodes pour créer des personas mobilisables dans la pratique. 1) La méthode classique La définition des personas consiste d’abord à se mettre dans la peau de ses clients-cibles, à faire preuve d’empathie. L’objectif de la démarche est double : Mieux comprendre le parcours d’achat de ses clients-cibles ; Repérer des sujets pertinents pour alimenter sa stratégie de content marketing. Or, très souvent, on croit bien connaître ses clients. Pourtant, la création des buyer personas ne saurait relever d’intuitions ou d’hypothèses non vérifiées. Pour éviter cet écueil, la méthode classique de création des personas repose sur 3 étapes-clés. Etape #1 : identifier les bonnes questions Dresser le profil-type de ses clients-cibles est d’abord un exercice de questionnement. Il ne faut pas perdre de vue son objectif : obtenir des réponses précises, utilisables dans le cadre d’une stratégie d’inbound marketing. Au moment de lister ses questions, il convient donc de s’interroger : en quoi cette information va-t-elle m’aider à mieux comprendre les problématiques de mon client-cible, à lui proposer des contenus plus pertinents, à le faire avancer dans mon tunnel de conversion ? Sur cette base, on va lister les bonnes questions, celles qui apporteront de la précision et de la valeur aux profils de mes personas. En B2B, les informations suivantes constituent une base pour créer ses personas : Profil socio-démographique : Sexe Âge Formation Parcours professionnel Société : Secteur d’activité Type de société ( Start-up, Agence, TPE, PME, CAC40 …) Nombre d’échelons décisionnaires Rôle dans l’entreprise : Poste Typologie de personne (senior, junior) Journée-type Degré d’expertise requis pour exercer à son poste Niveau de décision Informations spécifiques : Quels outils utilise-t-il déjà ? Quelles stratégies le concernent ? Objectifs principaux Principaux freins (écosystème, interne, financier, R&D …) Sources d’information : Comment s’informe-t-il ? Quels sites / blogs consulte-t-il ? À quelle fréquence ? Sa présence sur les réseaux sociaux Etape #2 : rechercher les informations Maintenant qu’on a listé les questions pertinentes pour construire un persona, il est temps de recueillir les informations. En tant que marketeur, il est tentant de dire qu’on connaît les réponses à ces questions et qu’on pourrait gagner du temps en y répondant soi-même. Mais il existe toujours un biais entre ce que le marketeur croit savoir et la réalité et les attentes de ses clients-cibles. Pour éviter ce biais, on évitera de construire ses personas uniquement sur la base de la vision client des collaborateurs. Certes, il est intéressant de faire émerger cette vision. Mais, dans tous les cas, les hypothèses demandent à être validées par une enquête sur le terrain. La méthode classique consiste à lister ses meilleurs clients et à leur administrer son questionnaire. Etape #3 : compiler et synthétiser les réponses dans une fiche persona Une fois qu’on a recueilli les réponses de notre échantillon de clients, il faut les compiler dans un document facilement accessible et mobilisable. Nous allons donc créer une fiche persona claire, synthétique, qu’on pourra compléter au fil du temps. Cette méthode traditionnelle de construction des personas en 3 étapes a fait ses preuves. Elle permet de ne négliger aucun aspect de la création des profils-types de clients-cibles. Mais elle a un inconvénient : elle est très demandeuse en temps et en ressources. C’est pourquoi nous allons maintenant nous intéresser à 2 méthodes alternatives. 2) La méthode pour simplifier la création des personas marketing Pour simplifier la construction des personas, Louis Grenier, de Hotjar, propose de revenir aux fondamentaux, avec une méthode en 4 étapes. Etape #1 : définir 3 questions-clés Profil, objectifs et freins sont les seules informations dont on a impérativement besoin pour créer ses personas. A partir de cette idée, Louis Grenier a développé une méthode simple pour collecter ces informations et définir ses personas. Contrairement à la méthode classique, on ne multiplie pas les questions pour affiner les profils. Avec cette méthode, on se contente des 3 questions suivantes : Décrivez votre rôle en une phrase. Dans quel but utilisez-vous notre produit / service ? Quel est le principal frein qui vous empêche d’atteindre cet objectif ? Etape #2 : soumettre le questionnaire sur la page la plus visitée son site web Comme nous l’avons vu plus haut, la méthode classique se veut exhaustive. Très souvent, on adresse un questionnaire à rallonge à ses clients, on passe beaucoup de temps à mener les interviews. Ou alors on délègue l’étude qualitative à un prestataire spécialisé. Ici, rien de tout ça. Le marketeur se contente d’administrer le questionnaire via le site web sur une durée déterminée. L’enquête étant très courte, on peut espérer un taux de réponse assez élevé. Pour que ça fonctionne, il faut juste rendre le questionnaire très accessible. C’est pourquoi on le placera sur la page du site qui recueille le plus de visites. Etape #3 : analyser les données En posant des questions ouvertes, on obtient une grande quantité de données qualitatives. Il faut maintenant les compiler et les analyser pour créer des profils de personas actionnables. Pour cela, nous allons créer des catégories pour regrouper les réponses similaires mais formulées différemment par les répondants. Il faudra évidemment analyser les réponses aux 3 questions de manière groupée (et non individuellement) pour repérer des schémas. Une fois qu’on a identifié un objectif récurrent, on regardera si on peut l’associer à un profil spécifique. Si c’est le cas, cela signifie qu’on a identifié un premier persona. Etape #4 : créer ses fiches personas Sur la base des données recueillies et analysées, nous sommes maintenant capables de créer une fiche persona. Chaque fiche associera un profil, un objectif et un frein. Voici un exemple de persona défini avec cette méthode : Persona : Stéphane ; Profil : Responsable marketing dans une PME B2B ; Objectif : Générer des leads qualifiés via le site web de son entreprise ; Frein : Manque de temps et d’outil pour qualifier précisément les leads entrants. 3) La méthode « Hack My Personas » Pour créer des contenus pertinents pour notre cible, la définition des personas n’est pas suffisante. Il faut aller plus loin et la compléter avec un audit SEO. Sur les réseaux sociaux, l’entreprise s’est déjà constitué une audience. Nos personas sont en ligne : ils suivent des gens, discutent, partagent. Ils s’y présentent avec leurs propres mots, sans passer par le filtre d’un marketeur. L’outil Hack My Personas utilise l’analyse sémantique pour analyser les données des réseaux sociaux et déterminer les sujets d’intérêts de l’audience avec un potentiel SEO. Cela est croisé avec les articles déjà créés par l’entreprise, fournissant ainsi au marketeur des suggestions pour sa création de contenu : Les sujets qui intéressent l’audience et dont le site traite déjà. On pourra donc approfondir ces thématiques ; Les sujets détectés lors de l’analyse de l’audience mais qui n’ont pas encore fait l’objet de contenus sur le site web. Ce sont des opportunités de contenus futurs. En inbound marketing, la définition des personas sert avant tout à détecter des opportunités de contenus pertinents pour nos clients-cibles. Pour que nos contenus soient visibles, on la complétera avec un audit SEO. L’outil Hack My Personas a quant à lui vocation à lever les freins pour se lancer en inbound marketing.
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Les limites de l'hyper marketing (Thu, 20 Jun 2019)
Découvrir, observer, relater, synthétiser, rendre-compte, France Snacking est votre média d'information sur l'univers du snacking dans toute sa transversalité. Régulièrement, nous invitons dans nos colonnes des observateurs du marché pour nous livrer leur expertise sur tel ou tel sujet. Cette semaine la parole est àThomas Barenfeld, cofondateur de Food in Progress. "On se connait pas encore, mais on se dit « tu » car on parle de Big kiff, Big love, Big smile, avec des supers produits préparés avec amour par des cuistos de malade sur la base d’une recette de dingue qui vient de ma grand-mère". Personne ne parle comme ça… alors pourquoi des enseignes qui s’inscrivent avec une posture « d’authenticité », théâtralisent-elles autant les attitudes de services du staff, et leur communication ? Le « sur vrai » ou plus vrai que vrai, est une manière de s’approprier une culture en la traitant de manière plus forte que ce qu’elle est réellement, et ça marche super bien, quand en plus, on est authentique ! On vend un produit ou de l’expérience ? La restauration c’est 70 % de marge commerciale, à l’opposé des 23 % de la grande distribution. Génial… encore un pour dire que la restauration c’est de l’expérience expérientielle. Oui et non. Un restaurant indépendant ou une enseigne, c’est d’abord une marque, dont le socle est constitué d’éléments de culture perceptibles par le plus grand nombre, issus de ce que l’on peut appeler le patrimoine culturel de référence. Derrière cette notion abstraite qui pourrait être du « bullshit » de marketeur, se cache le liant de la marque et donc si on fait bien le boulot, de l’expérience client. Car, on fait vivre dans l’imaginaire de nos clients, un fantasme ou de la nostalgie, souvent idéalisé, parfois même jusqu’à l’utopie. Étape 1 : Définir le patrimoine culturel de référence de la marque  Une époque Un pays Une activité sportive  Étape 2 : Faire vivre opérationnellement la marque dans ses différents points de contact avec les clients Éléments de langage et attitudes de service Éléments graphiques et architecturaux Offre de restauration On peut considérer que pour la restauration, ces 3 éléments forment le territoire de marque. L’exemple de l’authenticité à la Française Les films en noir et blanc, les « t’as de beaux yeux tu sais », et le boucher qui vous demande « et avec ça qu’est-ce que je vous mets ?». Le patrimoine culturel de l’authenticité Française est généralement puisé dans le milieu des 30 glorieuses, et ce n’est pas un hasard, car en France, il y a un schisme culturel à la fin des années 60 avec de nombreuses innovations de rupture : Les hypermarchés à 1966 La télévision couleur à 1967 Transfert des halles de Paris à Rungis à 1969 C’est la fameuse époque du « avant » dans l’expression : « c’était mieux avant ». Enfin c’est vite dit. La viande aux hormones n’est pas une invention récente et date bien des années 60 avec le scandale des veaux aux hormones élevés dans des cages insalubres et sans lumière… Les limites du sur-vrai A l’instar de la tartiflette, dont les savoyards n’ont appris l’existence que dans les années 80 lorsque le plat est arrivé à la carte des restaurants dans les stations de ski, Paris est devenue la plus grande trattoria du Monde. Car, depuis 3 ans il faut manger des pizzas napolitaines. Je ne suis jamais allé à Naples, ma seule représentation n’est pas la réalité mais ce que d’autres ont voulu m’en montrer. Par contre j’ai TripAdvisor. A gauche voici « Pizzeria Pavia », qui avec 500 notes, se classe numéro 1 des pizzerias à Naples (sur 643 au total), à droite une Trattoria à Paris.  Food in progress D’après trip advisor, Naples compte 647 pizzerias, et « Pizzeria Pavia » est la Numeros Uno. Le sud de l’Italie c’est 30 % de chômage, et c’est plutôt pauvre. Faire des restaurants à 5, 10 ou 20 K€ du m2, et dire que « c’est comme là-bas», n’est pas réaliste. Néanmoins, montrer à voir ce qui est dans l’imaginaire collectif est intéressant, pour autant que ce soit fait avec sincérité. La frontière est parfois mince entre authenticité et « sur-vrai ». Les clients s’en rendent ils compte ? Thomas Barenfeld, cofondateur de Food in Progress. Consultant spécialisé dans la restauration 
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