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Hervé Renard en finale de la Coupe du Golfe avec l'Arabie saoudite - Foot - Coupe du Golfe - L'Équipe.fr (jeu., 05 déc. 2019)
Le Qatar prépare son prochain Mondial en accueillant un certain nombre de compétitions locales. Et notamment ces derniers jours la Coupe du Golfe qui réunit plusieurs grandes nations de la région : Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Oman, Irak, Koweït, etc. Ce jeudi soir avait lieu la deuxième demi-finale. Une affiche éminemment symbolique entre deux sélections rivales : l'Arabie saoudite et le Qatar. Les hommes du Français Hervé Renard se sont imposés 1-0 face aux Qatariens et sont donc qualifiés pour la finale où ils affronteront dimanche le Bahreïn, vainqueur de l'Irak (2-2, 5-3 aux t.a.b.) plus tôt ce jeudi. Pour rappel, Hervé Renard et son adjoint Laurent Bonadéi (ex-Nice) sont à la tête de la sélection saoudienne depuis l'été dernier.
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Réunion du groupe international de soutien au Liban le 11 décembre à Paris - Le Figaro (Fri, 06 Dec 2019)
Par Le Figaro avec Reuters La France prévoit d'accueillir les membres du groupe international de soutien au Liban le 11 décembre à Paris pour mobiliser une aide financière face à la crise aiguë que traverse le pays, a déclaré vendredi un responsable libanais. Selon une source européenne, des invitations ont été envoyées. L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis devraient être sur la liste, a dit le responsable libanais. Dans un communiqué, Saad al Hariri, Premier ministre chargé d'expédier les affaires courantes depuis sa démission, a adressé un appel direct à l'Arabie saoudite, à la France, à la Russie, à la Turquie, aux Etats-Unis, à la Chine et à l'Egypte. Confronté à une pénurie de devises étrangères, le Liban cherche à garantir ses importations dans les domaines de l'alimentation et des matières premières.
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L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahreïn réunis à la Coupe du Golfe - Foot - C. Golfe - L'Équipe.fr (Wed, 13 Nov 2019)
Mardi, la Fédération saoudienne de football a indiqué sur Twitter avoir accepté l'invitation pour participer à la Coupe du Golfe (24 novembre - 6 décembre) organisée au Qatar. Cette compétition regroupe tous les états du golfe Persique (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Irak, Koweït, Oman et Qatar), y compris le Yémen. Dans deux communiqués séparés, les Fédérations des Émirats et de Bahreïn ont également annoncé leur participation. Le 5 juin 2017, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn - et l'Égypte - avaient pourtant rompu leurs relations diplomatiques et imposé des sanctions économiques au Qatar, qu'ils accusent de soutenir des groupes islamistes radicaux - ce qu'il nie - et d'être très proche de l'Iran. Ces annonces signalent un possible début de détente entre ces pays et Doha.

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Qatar et l'Arabie saoudite : le calme après la tempête ? - LeMuslimPost (Thu, 05 Dec 2019)
En juin 2017, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn mais aussi l’Egypte ont rompu leur liens avec Doha qu’ils accusent de soutenir les mouvements islamistes, d’être proche de l’Iran et de la Turquie et de s’ingérer dans les affaires intérieures des pays arabes à travers sa célèbre chaîne Al-Jazeera. Le riche émirat gazier a toujours démenti ces accusations. Depuis, Ryad et ses alliés ont fermé leur espace aérien à Qatar Airways, ont interdit tout voyage dans le pays, suspendu la coopération commerciale et les deux camps se sont livrés à une bataille médiatique sans relâche. Mais deux ans et demi plus tard, « les signes d’une réconciliation imminente se multiplient », observe Kristian Ulrichsen, chercheur à l’Institut Baker de l’université Rice, aux Etats-Unis. Et, dans une région où le sport est devenu un outil diplomatique de choix,  surtout pour le Qatar qui organise la Coupe du monde 2022, le football représente un des principaux axes de la détente. Le Qatar accueille actuellement la Coupe du Golfe de football avec la participation notamment des sélections saoudienne, émiratie et bahreïnie, annoncée à la dernière minute, une première depuis le gel des relations avec leur voisin. « La façon dont le tournoi est couvert par les médias et les commentateurs de premier plan dans les Etats boycottant (le Qatar) est étonnamment différente de ce que nous avons vu au cours des deux dernières années », constate Kristian Ulrichsen. L’équipe saoudienne s’est rendue directement à Doha malgré l’interdiction des vols directs, mais celle des Emirats a fait escale dans un pays tiers. Dernière branche d’olivier tendue: la Fédération de football du Bahreïn a annoncé mercredi sa décision d’envoyer au Qatar des supporters à bord de deux avions pour soutenir l’équipe nationale en demi-finale contre l’Irak à Doha jeudi. – Discussions en coulisses – Sur le plan diplomatique, Ryad a insisté pour que le prochain sommet du Golfe se tienne en Arabie saoudite plutôt qu’aux Emirats, pour augmenter les chances que l’émir du Qatar y participe, selon Andreas Krieg, professeur au King’s College de Londres. Et le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, s’est rendu en Arabie saoudite le mois dernier, d’après une source diplomatique arabe. « Les discussions qui se sont tenues ces deux dernières semaines –notamment avec le ministre des Affaires étrangères qatari– ont été centrées sur la levée du blocus par les Saoudiens », affirme M. Krieg. Selon lui, « la participation de l’émir (du Qatar au sommet du Golfe à Ryad) dépendra de la capacité des Saoudiens à respecter leur part du marché, qui consisterait à lever au moins l’interdiction des vols ou à ouvrir leur côté de la frontière ». – « Animosité » – Après l’annonce de l’embargo en 2017, le quatuor anti-Qatar avait imposé 13 conditions sine qua non pour une reprise des relations, exigeant notamment la suspension de la chaîne Al-Jazeera, la réduction des liens avec l’Iran ou encore la fermeture d’une base militaire turque dans l’émirat. Le Qatar avait fermement rejeté ces demandes. La récente montée des tensions avec l’Iran semble toutefois avoir incité l’Arabie saoudite, chef de file des pays du Golfe, à modérer sa position et à tenter de construire un front arabe uni. Mais plusieurs diplomates à Doha ont laissé entendre qu’il existe des divisions au sein du groupe anti-Qatar, les Saoudiens souhaitant une réconciliation tandis que les Emirats arabes unis semblent préférer garder leurs distances. « L’animosité envers le Qatar à Abou Dhabi (capitale des Emirats arabes unis) est telle que ces liens sont peut-être plus difficiles à réparer que ceux avec l’Arabie saoudite », estime Kristian Ulrichsen. Selon lui, Mohammed ben Zayed, prince héritier d’Abou Dhabi et homme fort des Emirats, « considère toute forme d’islamisme comme une potentielle menace existentielle pour la sécurité et la stabilité » du pays. « L’engagement pragmatique du Qatar avec ces groupes, aussi modérés soient-ils » nourrit des craintes de « nature viscérale » chez les dirigeants émiratis.
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La diplomatie sportive très active des Émirats arabes unis - Journal La Croix (Fri, 29 Nov 2019)
Ce week-end, le grand cirque de la Formule 1 boucle sa saison avec le Grand Prix d’Abu Dhabi. Cette année, l’enjeu sportif est modeste. Lewis Hamilton est déjà champion du monde des pilotes et son écurie Mercedes a fêté depuis longtemps son titre chez les constructeurs. Mais qu’importe à la famille régnant sur l’émirat. Le Grand Prix, c’est surtout l’occasion de faire du business. La monarchie invite à tour de bras – cinq fois plus de VIP que sur n’importe quel autre Grand Prix – pour réseauter et vendre son image. C’est la raison d’être de l’événement depuis sa naissance en 2009 sur l’île artificielle de Yas, site à 25 milliards de dollars d’investissement. Il faut que le retour sur investissement soit à la hauteur. Une semaine plus tôt, ce sont les golfeurs européens qui ont terminé leur saison à Dubaï, première ville des Émirats, devant la capitale. Le Tour européen s’achève là depuis 2009, le classement étant d’ailleurs rebaptisé depuis « Race to Dubaï ». Sur le green, les joueurs se sont bousculés pour décrocher les 7,2 millions d’euros de dotations, le plus gros pactole de l’année. Il s’agit de séduire les stars et d’attirer toujours plus un public richissime. Dubaï et Abu Dhabi, tandem gagnant Tous les chemins du sport mènent-ils aux Émirats arabes unis ? Évidemment non. Mais le Moyen-Orient arpente depuis les années 1990 les routes de la diplomatie sportive, avec, entre le Qatar en porte-étendard et l’Arabie saoudite qui rattrape son retard (l’accueil en janvier prochain du Paris-Dakar), des Émirats arabes unis qui, pour être plus discrets, ne sont pas moins actifs. Dans cette fédération de sept émirats, Dubaï mène la danse : avec son tournoi de tennis dès 1993, mais aussi la Dubaï World Cup depuis 1996, deuxième course hippique la plus dotée du monde (12 millions de dollars cette année), son étape du circuit mondial de rugby à 7 depuis 1999 ou encore son marathon depuis 2000. Mais Dubaï, c’est aussi le siège de la Fédération internationale de cricket. Ou un sponsor phare, avec sa compagnie aérienne Emirates, sur les maillots du PSG jusqu’à la saison dernière, aujourd’hui sur ceux du Real et d’Arsenal, la compagnie assurant aussi le « naming » du stade anglais (un contrat à 17 millions d’euros par an). Côté Abu Dhabi, les grandes compétitions sont moindres : un grand tournoi de judo depuis 2009, un tournoi de tennis exhibition qui lance la saison en recevant les six meilleurs mondiaux après Noël. Mais à travers sa compagnie aérienne, Etihad, elle joue aussi sur le sponsoring et le naming, avec Manchester City notamment (plus de 70 millions d’euros). Un vecteur de projection politique mondial « La singularité de la géopolitique sportive des Émirats vient de cette gouvernance fédérale qui diffère du modèle centralisé du Qatar, explique Raphaël Le Magoariec, doctorant à l’Université de Tours qui prépare une thèse sur les politiques sportives des pays du Golfe. Dubaï s’est d’abord lancé parce que l’émirat ne dispose guère de pétrole, à la différence d’Abu Dhabi. Sa diversification économique via le sport est essentielle, et totalement au service du projet touristique de Dubaï. Il s’agit aussi de satisfaire avec ce sport spectacle les expatriés qui composent 90 % de sa population. La logique est différente à Abu Dhabi, où le sport est plus un vecteur de projection politique mondial, comme au Qatar. » Ces deux logiques s’affrontent au sein de la fédération. Mais à la faveur de la crise immobilière qui affecte surtout Dubaï depuis 2007, « Abu Dhabi est désormais en situation dominante, avec la volonté d’imposer une politique sportive plus fédérale, souligne le chercheur. Ce qui se traduit par exemple par la fusion des deux tours cyclistes de Dubaï et d’Abu Dhabi devenu en 2019 le Tour des Émirats arabes unis. » Tournée surtout vers l’extérieur, même si depuis quelques années les émirats misent aussi sur un développement sportif de leur population – qui part en la matière de très loin –, cette géostratégie sportive est d’autant plus efficace que les moyens financiers dont disposent les émirats sonnent très doux aux oreilles des institutions sportives internationales. « La logique économique du sport spectacle leur est très favorable, observe Raphaël Le Magoariec. Les pays du Golfe vont donc sans doute continuer à explorer cette voie. Reste que des obstacles se profilent, parmi lesquels le réchauffement climatique et la question environnementale. Est-il raisonnable de continuer à organiser des compétitions dans ces pays, comme les Mondiaux d’athlétisme cette année au Qatar, qui ont suscité bien des polémiques ? C’est un des enjeux majeurs que les Émirats arabes unis devront aussi relever à l’avenir. » ----------------------------------- Coupe du Golfe, la détente par le football La Coupe du Golfe, qui se déroule du 26 novembre au 8 décembre au Qatar est une bonne illustration de la diplomatie sportive à l’œuvre dans le Golfe. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite sont de la fête alors que depuis juin 2017, les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de « soutenir le terrorisme ». « Mais aujourd’hui, avec la crise au Yémen, l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis considèrent qu’il faut apaiser les tensions dans la région, indique le chercheur Raphaël Le Magoariec. La Coupe du Golfe se prête à l’exercice de réchauffement. » À suivre sur le terrain, avec un match Qatar-Émirats arabes unis, le 2 décembre.
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Championnat d'Europe de natation et patinage artistique ... le récap' du 5 décembre - Franceinfo (Fri, 06 Dec 2019)
Publié le 06/12/2019 à 07:56 , modifié le 06/12/2019 à 07:56 Toute l'actualité sportive en temps réel, c'est ici que ça se passe !
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Arabie: le roi Salmane convie l'émir du Qatar à une réunion du CCG à Ryad, selon Doha - Atlantico.fr (Tue, 03 Dec 2019)
Doha, 3 déc 2019 (AFP) - Le roi Salmane d'Arabie saoudite a convié l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, à une réunion ce mois du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Ryad, a indiqué mardi l'agence officielle qatarie QNA, sans préciser si Doha avait accepté l'invitation. L'émir du Qatar a "reçu un message écrit du roi saoudien" "pour participer à la réunion" du CCG à Ryad "le 10 décembre", a indiqué QNA, alors que les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis juin 2017. L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn --trois pays du CCG-- mais aussi l'Egypte, ont brusquement rompu leurs relations avec le Qatar, accusé de soutenir des mouvements islamistes --ce que nie l'intéressé-- et de vouloir se rapprocher de l'Iran chiite, principal rival régional du royaume saoudien sunnite. Ces quatre pays ont imposé un blocus terrestre, maritime et aérien au Qatar. Depuis, lors des derniers sommets du CCG à Ryad, le Qatar n'était représenté que par des hauts responsables, malgré des invitations transmises à l'émir. En dépit des tensions, Ryad, Abou Dhabi et Manama participent actuellement à un tournoi de football régional à Doha et l'Arabie saoudite affrontera le Qatar en demi-finale jeudi. Union politique et économique, le CCG comprend l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et Oman.
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Au Yémen, une usine de Total utilisée comme base militaire par les Émirats Arabes Unis - L'Usine Energie - L'Usine Nouvelle (Wed, 13 Nov 2019)
Un site gazier yéménite géré par le consortium Yémen LNG (YLNG) et détenu à près de 40% par le groupe français Total aurait été transformé en caserne par les Émirats arabes unis (EAU). Ces derniers y pratiqueraient mauvais traitements et détentions arbitraires. La France y aurait également engagé des moyens financiers et humains, selon un rapport des associations SumOfUs et l’Observatoire des armements, en collaboration avec les Amis de la Terre. Un document en premier lieu consulté par les médias Le Monde et Mediapart, qui révèle cette affaire. Les faits se seraient déroulés entre 2017 et 2018, durant la guerre qui oppose les rebelles houthis au gouvernement d’Abdrabbo Mansour Hadi, président du Yémen soutenu depuis 2015 par une coalition regroupant l’Arabie saoudite et les EAU. Un conflit à l’heure actuelle toujours non résolu. Un site stratégique très protégé Ouverte en 2009 et située vers la ville cotière de Balhaf, l’usine gazière aurait représenté un investissement de cinq milliards de dollars (4,54 milliards d’euros). Selon Aws Al-Aoud, le ministre du pétrole yéménite interrogé par Mediapart, les exportations pourraient rapporter "près d’un milliard de dollars par an au gouvernement". Le site est également stratégique pour Total, dans sa production et sa vente à l’international de gaz naturel liquéfié (GNL). Pour protéger la zone, YLNG fait appel à des sociétés de sécurité yéménites et à des groupes militaires liés à l’armée nationale, pour lesquels elle paie mensuellement le ministère du pétrole. Pour sa sécurité maritime, YLNG sollicite également des sociétés militaires privées françaises et surtout, des commandos de la marine française. Changement d'activité dès 2015 Cette présence aurait permis à l’usine de continuer à fonctionner lors du déclenchement de la guerre en 2014 et de la prise de la capitale Sanaa par les houthis... avant que Total ne déclare "un cas de force majeure" début 2015 et décrète la suspension de l’activité en 2015. L’arrêt des machines coïncide également avec l’arrivée dans le pays de la coalition des EAU et de l’Arabie Saoudite. Selon des images satellites et différentes sources interrogées par Mediapart, la zone aurait alors été transformée en base militaire par les Émiratis. "Total est parfaitement au courant", confie à Mediapart un membre du gouvernement yéménite. "Je crains qu’il n’y ait des accords entre les Émirats arabes unis et Total pour l’utilisation du site de Balhaf, en ignorant les autorités et les intérêts yéménites", déclare à Mediapart le député d’opposition yéménite Ali Ashal. Le media rappelle par ailleurs que l’Hexagone a vendu pour 3,5 milliards d’euros d’armements aux EAU entre 2009 et 2018, et que les deux pays ont récemment renforcé leur coopération sur les thèmes de la sécurité, de la défense ou encore de l’énergie. Le ministère français de l’Economie aurait confié à Mediapart avoir engagé, sur deniers publics, une police d’assurance de 240 millions de dollars (217,79 millions d’euros) pour l’usine GNL de Balhaf. Elle prendrait en charge une partie des risques pris par les banques finançant le projet de construction.  Total affirme avoir été contraint Quels sont alors les rôles de l'État français et de Total dans cette affaire ? Selon une note confidentielle de la direction du rensei­gnement militaire français, révélée en 2019 par le collectif de journalistes Disclose et citée par Le Monde, les autorités étaient au courant du "changement d'activité" du site, bien que la présence de camp de détention ne soit pas mentionnée. Le quotidien précise également qu'à la mi-2017, Total doit obtempérer à une demande de réquisition d’une partie de son site, officiellement transmise par le gouvernement yéménite. Ce sont en fait des forces émiraties qui s'installent sur zone, sans que le groupe français n'ait les moyens de contester cette présence militaire. Dans un communiqué publié le 7 novembre, Total confirme avoir été informé en avril 2017 par Yemen LNG "de la réquisition, par les autorités internationalement reconnues du Yemen, d’une partie des installations du site de Balhaf, de fait non utilisées, au bénéfice des forces de la coalition soutenant ces autorités." Le groupe précise ne disposer "d’aucune information spécifique quant à l’usage fait par la coalition de la partie réquisitionnée" dont la responsabilité et la gestion "ont été intégralement transférées aux forces de la coalition". Total ajoute que lui et Yemen LNG ne tirent aucun "bénéfice, compensation ou avantage d’aucune nature" liée à la situation depuis 2015. "Au contraire, depuis 2015, Total comme les autres actionnaires étrangers ont continué à financer Yemen LNG, à perte, afin d’assurer la préservation du site et de maintenir la fourniture d’électricité et de l’eau aux populations locales. L’usine de Balhaf a pu ainsi demeurer en bon état." Reste à voir qui en a bénéficié le plus : la population ou l'armée émiratie ?
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Aux Emirats, une série documentaire pour asseoir la légitimité historique - TV5MONDE Info (Fri, 06 Dec 2019)
"Chaque nation à une histoire". Les Emirats arabes unis tiennent désormais à le proclamer haut et fort dans une série documentaire sur ce riche pays pétrolier du Golfe qui, pour asseoir son statut de puissance régionale, est en quête de légitimité. A grand renfort d'images 3D ou d'archives, d'effets spéciaux numériques (CGI) et de prises de vues aériennes à 360 degrés, "The history of the Emirates" retrace "les fondations anciennes d'un pays moderne", qui "remonte à 125.000 ans et dont le point culminant a été l'union en 1971", des sept émirats qui composent le pays. De vestiges de la préhistoire à la découverte du pétrole, les trois épisodes de la version internationale sont diffusés cette semaine sur National Geographic TV, après une retransmission d'une version plus longue sur les chaînes locales. Sa richesse pétrolière, son goût pour les projets gigantesques et son appétit pour les nouvelles technologies ont fait ces dernières décennies la renommée mondiale du pays, en particulier son émirat de Dubaï, mais "les gens ne connaissent pas l'histoire des premiers temps", dit à l'AFP Anthony Geffen, réalisateur du documentaire, basé à Londres. Après un développement extraordinaire depuis leur fondation en tant qu'Etat fédéré en 1971, les Emirats s'efforcent désormais de mettre l'accent sur le passé archéologique et les traditions séculaires --comme la fauconnerie ou la pêche à la perle--, alors qu'ils souffrent, dans le monde arabe, de l'image d'un "jeune" pays artificiel et sans légitimité historique. - "Rigueur scientifique" - Le documentaire revient tout d'abord sur la présence humaine à Jebel Faya (nord-est) qui remonte à 125.000 ans, et attestée par la découverte de silex taillés sur un site ayant servi de zone de passage pour les premières migrations africaines. Le film passe également en revue les premières habitations il y a 8.000 ans sur l'île de Marawah, au large d'Abou Dhabi, ou encore la présence britannique aux 19e et 20e siècles, rarement évoquée dans les médias. Paysages pittoresques vus du ciel, tolérance religieuse et émancipation des femmes, glorification des dirigeants politiques: les images du documentaire rappellent celles des innombrables clips de promotion de la fédération diffusés à la télévision ou dans les aéroports. Le réalisateur Anthony Geffen se défend d'avoir voulu faire un documentaire "touristique". Selon lui, le film est fondé sur "la rigueur scientifique, archéologique et historique (...) mais se devait d'être accessible". Le documentaire évite toutefois certains sujets comme le coup d'Etat fomenté par les Britanniques et la famille régnante d'Abou Dhabi pour donner le pouvoir à cheikh Zayed, père fondateur de la fédération. Un sujet trop "sensible", explique Christopher Davidson, spécialiste des monarchies du Golfe. - "Identité" - A l'heure où les économies du Golfe souffrent de la chute des cours de l'or noir, "il est important que le gouvernement montre à sa population que le pays est une nation avec une identité qui va bien au-delà du pétrole et de sa capacité à redistribuer la richesse", souligne à l'AFP Christopher Davidson. Le pays est par ailleurs devenu l'un des pays les plus influents de la région. Il est le principal allié de l'Arabie saoudite dans la coalition qui intervient militairement au Yémen depuis 2015 pour lutter contre les rebelles soutenus par l'Iran. Abou Dhabi est également vu comme un soutien de poids au maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye et farouche opposant au gouvernement reconnu par la communauté internationale, ou encore un fidèle allié à Abdel Fattah al-Sissi qui dirige l'Egypte d'une main de fer depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013. En dépit de cette influence, le pays reste peu populaire dans la région et est souvent "accusé de pas être un vrai Etat avec une vraie histoire", estime Christopher Davidson, contrairement à l'Egypte, la Syrie ou l'Irak, au patrimoine riche incontesté. Dans leur aspiration à s'affirmer en puissance régionale, le recours à la légitimité historique est donc "très important pour les dirigeants des Emirats", confirme à l'AFP Cinzia Bianco, chercheuse sur le Golfe au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR).
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