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Accords Israël, Émirats arabes unis, Bahreïn : un enjeu également économique - France Culture (dim., 20 sept. 2020)
La face cachée du globe | La signature des accords de normalisation entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn, représente une première pour ces deux pays du Golfe. D'une portée (géo)politique, mais aussi économique. Entretien avec François-Aïssa Touazi, spécialiste des pétromonarchies. Le président Donald Trump (2e R), le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (2e L), le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al Nahyan (à droite) et le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullati Le président Donald Trump (2e R), le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (2e L), le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al Nahyan (à droite) et le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullati• Crédits : Tia Dufur, Anadolu agency - AFP Mardi 15 septembre, étaient signés à la Maison Blanche et sous le parrainage de Donald Trump, des accords qualifiés d'historiques entre, d'un côté Israël, et de l'autre les Emirats arabes unis et Bahreïn. S'il était inconcevable, il y a peu, pour un pays arabe de reconnaître Israël sans un règlement de la question palestinienne, le président américain déclarait lors de la cérémonie que cinq ou six autres pays pourraient suivre très bientôt. François-Aïssa Touazi, ancien diplomate, vice-président du conseil France-Pays du Golfe du Medef international et spécialiste des pétromonarchies, estime que la cybersécurité et les nouvelles technologies seront au cœur des futures relations entre ces trois pays.  L'auteur de Le ciel est leur limite, aux éditions du Moment, répond à Christian Chesnot. Écouter François-Aïssa Touazi : "la signature de l'accord peut être interprété comme un soutien au candidat Donald Trump" 1 min François-Aïssa Touazi : "la signature de l'accord peut être interprété comme un soutien au candidat Donald Trump" François-Aïssa Touazi, spécialiste des pétromonarchies. Le 18 septembre 2020. François-Aïssa Touazi, spécialiste des pétromonarchies. Le 18 septembre 2020.• Crédits : Christian Chesnot - Radio France Avez-vous été surpris par cet accord de paix entre Israël et deux monarchies du Golfe ? Ces deux pays ont toujours considéré l’Iran comme la principale menace dans la région et n’ont jamais caché l’existence de relations avec Israël. C’est surtout le timing de la signature qui peut interroger à deux mois de l’élection présidentielle américaine et qui peut être interprété comme un soutien à Donald Trump qui s’est beaucoup mobilisé pour cet accord en espérant un gain politique. En s’engageant en ce moment, ils se sont exposés politiquement en cas de victoire de Joe Biden. Pour les économies du Golfe, quel est l’enjeu de la normalisation avec Israël ? Même si l’enjeu est essentiellement politique entre ces deux pétromonarchies et l’Etat hébreu, on pourrait voir l’émergence de nouvelles coopérations, essentiellement dans le domaine sécuritaire et les nouvelles technologies. Les pôles d’excellence israéliens dans le domaine de la cyber sécurité, de l’intelligence artificielle, de la santé pourraient intéresser ces deux pays, en particulier les Emirats qui cherchent à s’imposer dans ces secteurs. Des investissements croisés pourraient également se développer. L’expertise israélienne dans le secteur des énergies renouvelables ou dans le domaine de l’eau et de l’irrigation pourraient également constituer un axe de coopération. Les pays du Golfe ont une très forte volonté de réduire leur dépendance alimentaire et de faire de la sécurité alimentaire un enjeu majeur. L’expérience israélienne peut leur être utile. Enfin, le secteur du tourisme dans les pays du Golfe, comme Dubaï par exemple, qui pourra accueillir des visiteurs israéliens. Dans les années 90, il y avait eu l’ouverture de bureaux de représentations commerciales israéliennes au Qatar et à Oman. Aujourd’hui, on passe à la vitesse supérieure ? Tout à fait. Avec ces bureaux commerciaux à Doha et à Mascate, il ne s’était pas passé grand-chose sur le plan de la coopération et ces bureaux ont été impactés par les crises à répétition. Aujourd’hui, on est clairement dans une normalisation des relations avec des échanges d’ambassadeur et la perspective d’ouverture de relations dans des domaines divers. Pour l'Arabie saoudite, le moment, semble-t-il, n’est pas encore venu de normaliser avec Israël ? Oui, les responsables politiques saoudiens l’ont souligné. Dans l’esprit, ils restent attachés au plan de paix du roi Abdallah de 2002 (la paix en échange des territoires occupés). Pour les Saoudiens, c’est trop tôt et un tel accord les fragiliserait ; Ryad demeure déterminer à préserver  son leadership sur le monde sunnite. Ils attendent un engagement très clair et concret des Israéliens sur la question palestinienne. Quels pays du Golfe pourraient suivre l’exemple de Bahreïn et des Emirats ? On se souvient de la visite de Benjamin Netanyahou à feu le Sultan Qabous. Cette rencontre à Mascate a clairement montré que les deux pays entretenaient des relations, même sans un accord de paix en bonne et due forme. Maintenant, du côté d’Oman, c’est peut-être encore un peu prématuré. Malgré la pression de Trump, tout le monde va attendre l’après élection présidentielle américaine pour se positionner. À RÉÉCOUTER Réécouter Table ronde d'actualité internationale : Accord Israël / Émirats arabes unis : l’ère du deal au Moyen-Orient ? écouter (58 min)58 min Propos recueillis par Christian Chesnot  Ailleurs dans le monde Australie : la relance économique, à plein gaz ! Accroître l'exploitation de ses ressources minières pour sortir de la récession. C'est le choix fait par l'Australie, dont l'économie a souffert de la pandémie de coronavirus.  L'île-continent affiche pourtant le plus lourd bilan carbone au monde par habitant et vient de subir les pires incendies de son histoire. Le recours aux énergies fossiles est totalement assumé par le gouvernement conservateur.  Gregory Plesse, notre correspondant à Sydney. Écouter L'Australie est devenue en 2020 le 1er producteur mondial de gaz naturel 1 min L'Australie est devenue en 2020 le 1er producteur mondial de gaz naturel Guinée : les opposants à un 3e mandat du président Alpha Condé décidés à manifester malgré le maintien de l'état d'urgence A un mois de la présidentielle du 18 octobre, certaines dispositions prises en mars dernier pour cause de Covid-19 ont été levées mais un collectif appelé Front National de Défense de la Constitution craint que la prolongation de l'état d'urgence ne serve de prétexte pour réprimer la contestation. L'opposition a maintenu son appel à des marches pacifiques à la fin du mois. L'adieu de la Barbade à la couronne britannique Le petit Etat des Caraïbes annonce qu'il va devenir une République d"ici à la fin novembre 2021, au moment où il fêtera le 55e anniversaire de son indépendance. Un certain nombre de pays ont depuis leur indépendance choisi de retirer à la reine d'Angleterre la position de chef d'Etat. C'est le cas de l’Ile Maurice, du Ghana, de l'Afrique du Sud ou de la Gambie. Dans d'autres pays comme l'Australie, la question a été soumise à référendum et rejetée. Avec la collaboration de Caroline Bennetot
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Comment les Emirats Arabes Unis sont devenus une puissance régionale ? - BBC Afrique (Sat, 26 Sep 2020)
Par Frank Gardner Journaliste sécurité BBC 26 septembre 2020 Mise à jour il y a 6 heures Un combattant pro-gouvernemental yéménite soutenu par les Émirats Arabes Unis manie une mitrailleuse à côté d'une peinture murale à Mukalla montrant le défunt fondateur et président des Émirats Arabes Unis, Sheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan (8 août 2018) Crédit photo, AFP L'année 2020 a été toute une année pour les Émirats arabes unis - le petit mais super-riche et méga-ambitieux pays du Golfe. Ils ont envoyé une mission sur Mars, conclu un accord de paix historique avec Israël et ont réussi à prendre suffisamment d'avance sur Covid-19 pour que l'ancien protectorat britannique réouvre ses usines et envoie des équipements de protection individuelle (EPI) au Royaume-Uni par avion. Il s'est également retrouvé impliqué dans une coûteuse lutte stratégique d'influence avec la Turquie alors qu'il étend ses tentacules jusqu'en Libye, au Yémen et en Somalie. Alors que l'année prochaine marquera le 50e anniversaire de l'indépendance des EAU, quel est exactement le jeu mondial des EAU et qui le dirige ? A lire aussi Rencontre fortuite Nous sommes en mai 1999 et la guerre du Kosovo fait rage depuis plus d'un an. Je suis devant un lavabo dans une cabane de fortune dans un camp bien défendu à la frontière entre l'Albanie et le Kosovo, un endroit rempli de réfugiés kosovars. Le camp a été mis en place par la Société du Croissant Rouge des Emirats et les Emiratis sont arrivés avec une coterie complète de cuisiniers, de bouchers halal, d'ingénieurs en télécommunications, un imam et un contingent de troupes qui patrouillent le périmètre dans des Humvees de camouflage du désert montés avec des mitrailleuses lourdes. La veille, nous avions décollé de Tirana à bord d'hélicoptères Puma pilotés par des pilotes de l'armée de l'air des EAU à travers les ravins sinueux et accidentés du nord-est de l'Albanie. Le camp des Émirats arabes unis pour les Kosovars déplacés à la frontière albanaise, 1999 Crédit photo, Frank Gardner L'homme qui se brosse les dents dans le bassin à côté de moi est grand, barbu, à lunettes. Je le reconnais comme étant le cheikh Mohammed bin Zayed, diplômé de l'Académie militaire royale britannique de Sandhurst et force motrice de l'expansion du rôle militaire des EAU. Pourrions-nous faire une interview télévisée, je demande ? Il n'est pas très enthousiaste, mais il est d'accord. Les EAU, explique-t-il, ont conclu un partenariat stratégique avec la France. Dans le cadre d'un accord pour l'achat de 400 chars Leclerc français, les Français prennent une brigade de troupes émiraties "sous leur aile", les entraînant en France pour les déployer à leurs côtés au Kosovo. UAE map Pour un pays qui n'avait obtenu son indépendance que moins de 30 ans plus tôt, c'était un geste audacieux. Là-bas, dans ce coin reculé des Balkans, nous étions à plus de 3 200 km d'Abu Dhabi, mais les EAU avaient clairement des ambitions bien au-delà des rives du Golfe. Ils étaient devenus le premier État arabe moderne à déployer son armée en Europe, en soutien à l'OTAN. La "Petite Sparte" Ensuite, il y a eu l'Afghanistan. Inconnues de la majorité de la population des EAU, les forces émiraties ont commencé à opérer discrètement aux côtés de l'OTAN peu après la chute des talibans, dans un mouvement sanctionné par le prince héritier d'Abu Dhabi, Mohammed Bin Zayed. En 2008, j'ai rendu visite à un contingent de leurs forces spéciales sur la base aérienne de Bagram et j'ai vu comment elles opéraient. Voyageant dans des véhicules blindés brésiliens et sud-africains, ils se rendaient dans un village afghan isolé et pauvre, distribuaient des corans gratuits et des boîtes de bonbons, puis s'asseyaient avec les anciens. Forces spéciales des Émirats arabes unis à Bagram, Afghanistan, 2008 Crédit photo, Frank Gardner "De quoi avez-vous besoin ?", demandaient-ils. "Une mosquée, une école, des puits forés pour l'eau potable ?" Les Émirats arabes unis mettaient l'argent en jeu pendant que les contrats faisaient l'objet d'un appel d'offres local. L'empreinte des Émirats était faible, mais partout où ils allaient, ils utilisaient l'argent et la religion pour essayer de réduire la suspicion locale généralisée à l'égard des forces de l'OTAN, souvent très puissantes. Dans la province de Helmand, ils ont également combattu aux côtés des forces britanniques dans des échanges de tirs intenses. L'ancien ministre américain de la défense, Jim Mattis, a par la suite surnommé les Émirats arabes unis "Little Sparta", en référence à ce pays relativement peu connu, avec une population de moins de 10 millions d'habitants, qui frappe bien au-delà de son poids. Le Yémen : Une réputation ternie Des travailleurs du Croissant-Rouge des Émirats distribuent de l'aide à Socotra, au Yémen, en 2018 Crédit photo, Frank Gardner Puis vint le Yémen et une campagne militaire semée d'embûches. Lorsque le prince saoudien Mohammed bin Salman a entraîné son pays dans la désastreuse guerre civile du Yémen en 2015, les Émirats arabes unis s'y sont joints, envoyant leurs chasseurs F-16 pour mener des frappes aériennes contre les rebelles houthis et envoyant leurs troupes dans le sud. Durant l'été 2018, ils ont débarqué des troupes sur l'île stratégique yéménite de Socotra et ont amassé une force d'assaut sur une base louée à Assab en Érythrée, évitant à la dernière minute de les envoyer de l'autre côté de la mer Rouge pour reprendre le port de Hudaydah aux Houthis. La guerre au Yémen dure maintenant depuis près de six ans, il n'y a pas de vainqueur évident et les Houthis restent fermement ancrés dans la capitale, Sanaa, et dans une grande partie du pays. Les forces des Émirats arabes unis ont subi des pertes, dont plus de 50 en une seule frappe de missile, ce qui a entraîné trois jours de deuil national au pays. La réputation des EAU a également été ternie par leur association avec des milices locales peu recommandables liées à Al-Qaïda et par les rapports de militants des droits de l'homme selon lesquels des associés des EAU ont enfermé des dizaines de prisonniers dans un conteneur de transport, où ils sont morts étouffés par la chaleur. Israël : Une nouvelle alliance Image composite de Benjamin Netanyahu et du prince héritier d'Abu Dhabi Mohammed bin Zayed Al Nahyan Crédit photo, Reuters/Getty Images Les EAU ont depuis lors réduit leur implication dans le conflit peu concluant et destructeur du Yémen, mais ils continuent à étendre leurs tentacules militaires loin et large dans une tentative controversée de repousser l'influence croissante de la Turquie dans la région. Ainsi, alors que la Turquie a une présence importante dans la capitale somalienne Mogadiscio, les EAU soutiennent le territoire séparatiste du Somaliland et ont construit une base à Berbera sur le Golfe d'Aden. Dans une Libye déchirée par la guerre, les EAU se sont joints à la Russie et à l'Égypte pour soutenir les forces de Khalifa Haftar à l'Est contre celles de l'Ouest qui sont soutenues par la Turquie, le Qatar et d'autres pays. En septembre dernier, les EAU ont envoyé des navires et des avions de chasse sur l'île de Crète pour des exercices conjoints avec la Grèce, alors que ce pays se préparait à un éventuel affrontement avec la Turquie au sujet des droits de forage en Méditerranée orientale. Et maintenant, après une annonce soudaine et dramatique de la Maison Blanche, il y a une alliance EAU-Israël de grande envergure, qui met un sceau officiel sur des années de coopération secrète. (Comme l'Arabie saoudite, les EAU ont discrètement acquis des logiciels de surveillance intrusifs fabriqués en Israël pour garder un œil sur leurs citoyens). Si l'alliance englobe un large éventail d'initiatives dans les domaines de la santé, de la biotechnologie, de la culture et du commerce, elle a également le potentiel de créer une formidable relation stratégique militaire et sécuritaire, en exploitant la technologie de pointe d'Israël avec les poches sans fond et les aspirations mondiales des EAU. L'ennemi commun des deux pays, l'Iran, a condamné l'accord, tout comme la Turquie et les Palestiniens, accusant les EAU de trahir les aspirations des Palestiniens à un État indépendant. Vers les étoiles Une fusée H-2A transportant la sonde Hope décolle de la plateforme de lancement du centre spatial de Tanegashima au Japon (20 juillet 2020) Crédit photo, Reuters Les ambitions d'Abu Dhabi ne s'arrêtent pas là. Avec l'aide des États-Unis, il est devenu la première nation arabe à envoyer une mission sur Mars. Dans le cadre d'un programme de 200 millions de dollars (156 millions de livres sterling ; 170 millions d'euros) baptisé "Hope", son vaisseau spatial s'élance déjà à 126 000 km/h (78 000 mi/h) après avoir décollé d'une île japonaise isolée. Il devrait atteindre sa destination, distante de 495 millions de km, en février. Une fois sur place, il cartographiera les gaz atmosphériques qui entourent la planète rouge et renverra les données à la Terre. "Nous voulons être un acteur mondial", déclare le ministre d'État des affaires étrangères des Émirats arabes unis, Anwar Gargash. "Nous voulons briser les barrières et nous devons prendre certains risques stratégiques pour les briser". Cependant, certains craignent qu'en avançant aussi vite et aussi loin, les EAU risquent de se surpasser. "Il ne fait aucun doute que les EAU sont la puissance militaire la plus efficace de la région [arabe]", déclare l'analyste du Golfe Michael Stephens. "Ils sont capables de déployer des forces loin à l'étranger d'une manière que les autres États arabes ne peuvent tout simplement pas faire. Mais ils sont également limités par leur taille et leur capacité, et il est risqué de s'attaquer à tant de problèmes à la fois, et à long terme, cela pourrait se retourner contre eux".
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[SIGNAUX FAIBLES] Vers une normalisation entre le Soudan et Israël ? - France Inter (Fri, 25 Sep 2020)
Chaque semaine, France Inter se penche sur les signes avant-coureurs de l'actualité internationale. Peut-être un nouveau succès diplomatique pour le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ? Peut-être un nouveau succès diplomatique pour le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ? © AFP / ALBERTO PIZZOLI L'administration américaine s'active à un nouveau "deal" entre Israël et un pays arabe. Selon le journaliste israélien Barak Ravid (toujours très bien informé), une négociation "décisive" a débuté lundi à Dubaï entre des représentants américains, soudanais et émiratis (les Émirats venant d'établir des relations directes avec Israël). Le gouvernement soudanais demanderait aux États-Unis une aide globale de trois milliards de dollars et son retrait de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme. Pour cela, deux étapes doivent être franchies : premièrement, le Soudan doit indemniser des proches d'Américains tués dans deux attentats perpétrés en 1998 contre des ambassades américaines en Afrique. Selon le ministre soudanais, les deux pays sont "très proches de la signature". Deuxièmement, une loi ad hoc est nécessaire. Le Congrès pourrait l'adopter si - dans le même temps - le Soudan reconnait Israël. Ce serait alors un nouveau succès diplomatique pour le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou après la normalisation des relations avec Bahreïn et les Émirats Arabes Unis. Le symbole serait d'autant plus fort qu'en 1967, c'est au sommet de Khartoum que la ligue arabe a fixé sa ligne d'intransigeance sur le conflit israélo-palestinien avec les trois "non" : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d'Israël, non à toute négociation avec Israël. Peu à peu, les "non" tombent et selon la chaîne israélienne de langue arabe I24 Benyamin Netanyahou devrait bientôt rencontrer le chef militaire du Soudan en Ouganda.  Se sentant encore un peu plus "lâchée", l'Autorité Palestinienne a démissionné de la présidence du comité des ministres des Affaires Étrangères de la Ligue arabe. Soins médicaux interrompus au Yémen, en attente de financement C’est la "plus grande crise humanitaire du monde" et les Nations-Unies n’ont plus les moyens d’y faire face : les soins médicaux dans plus de 300 installations à travers le Yémen ont été interrompus en raison de l'absence de financement. "Une situation impossible", s’est émue Lisa Grande, la coordinatrice humanitaire de l’ONU pour le Yémen. Après cinq ans de combats, des dizaines de milliers de morts, et plus des deux-tiers de la population en urgence humanitaire, la situation ne cesse de s’aggraver. Famine, pandémie, combats : malgré l’aggravation de la situation, plusieurs pays donateurs arabes n’ont pas honoré leurs engagements financiers. Parmi eux : l’Arabie Saoudite, qui dirige la coalition militaire qui appuie les forces loyales au gouvernement contre les rebelles houthis, soutenus, eux, par l’Iran. Une pression indirecte pour peser sur l’action de la communauté internationale, au moment où les parties en conflit négocient, en Suisse, sous l'égide de l'ONU, un accord sur la libération de plus de 1 400 prisonniers. Au total, les belligérants se sont engagés à échanger 15 000 détenus dans le cadre d'un accord conclu en 2018 en Suède pour aider à mettre un terme au conflit au Yémen. Le pèlerinage à la Mecque reprend Après sept mois de suspension en raison de la pandémie, l’Arabie Saoudite va de nouveau autoriser progressivement la Omra, le petit pèlerinage musulman à la Mecque et Médine, qui, au contraire du Hadj, le grand pèlerinage, peut être accompli tout au long de l’année. Le Hadj, qui attire d’ordinaire plus de deux millions de pèlerins n’a été autorisé cette année que pour une dizaine de milliers de Saoudiens.  Saudi Arabia announced yesterday that it will allow citizens and residents residing inside the kingdom to perform the Umrah, an Islamic pilgrimage to Mecca and Medina undertaken any time of the year, starting on 4 October. pic.twitter.com/SRYsCOCC9O — Quds News Network (@Qudsn_en) September 23, 2020 Le pèlerinage de la Omra va d’abord être autorisé à 6 000 fidèles résidant en Arabie avant d’être ouvert aux visiteurs extérieurs à partir du 1er novembre, quand le nombre de pèlerins admis s'élèvera à 20 000 par jour.  Cette reprise est loin de suffire à alléger la pression financière sur l’Arabie Saoudite. Le tourisme religieux rapporte plus de 10 milliards d’euros chaque année au royaume saoudien dont les finances sont extrêmement tendues par le coût de la guerre au Yémen et le contexte mondial de chute des cours du pétrole. Les chats de la discorde en Pologne En Pologne, la coalition au pouvoir, Droite unie, menace d'exploser. À l'origine de cette crise, un projet de loi, cher à Jarosław Kaczynski, du parti Droit et Justice (PiS), qui adore les animaux à fourrure. Le texte interdit l'élevage de ces bêtes et prévoit la limitation de l'abattage rituel des animaux pour raisons religieuses. Problème : la Pologne, troisième exportateur, compte 500 éleveurs d'animaux à fourrure. Les agriculteurs polonais, essentiellement des électeurs de Kaczynski, sont donc descendus dans la rue. L’occasion pour Solidana Polska, l'un des partis de la coalition au pouvoir, de tenter sa chance ? En se désolidarisant de Droite unie, le parti pourrait fragiliser la coalition, voire, s’il était suivi, déclencher une dissolution de l’Assemblée et des élections anticipées. Au risque que le PiS soit, d'après les sondages, battu aux élections.
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Anwar Gargash : « Face à Israël, la politique de la chaise vide n'a pas fonctionné » - Le Point (Tue, 15 Sep 2020)
ENTRETIEN. Le ministre émirien des Affaires étrangères évoque la « rupture stratégique » que constitue la reconnaissance par les Émirats de l'État hébreu. L'accord est historique. Contre toute attente, Donald Trump a annoncé le 13 août dernier l'établissement de relations diplomatiques entre les Émirats arabes unis et Israël, deux pays alliés des États-Unis au Moyen-Orient. Si le président américain n'a pas réussi à mettre en œuvre son « plan de paix » controversé entre Israéliens et Palestiniens, il permet à l'État hébreu de se voir reconnaître par un troisième pays arabe, après l'Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994. Cette percée diplomatique est d'autant plus spectaculaire qu'elle vient torpiller le consensus arabe adopté en 2002, selon lequel Israël ne serait reconnu qu'en échange du retrait israélien des colonies illégalement occupées en Cisjordanie depuis la guerre des Six Jours en 1967. Mais face à l'interventionnisme croissant de la République islamique d'Iran dans la région, l'État hébreu et les pays du Golfe se sont trouvé un ennemi commun et multiplient depuis dix ans de discrets rapprochements sur les plans sécuritaire et stratégique, reléguant au second plan la question palestinienne. Ainsi, ce n'est pas une surprise si Donald Trump a annoncé vendredi un nouvel accord israélo-arabe : la reconnaissance de l'État hébreu par le royaume de Bahreïn. Les accords de paix doivent être officiellement signés ce mardi à la Maison-Blanche. À l'occasion de ce jour d'Histoire, Anwar Gargash, ministre d'État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis, a donné une interview par visioconférence au Point, au Figaro, aux Échos et à Radio France. Il y explique sans détour les raisons qui ont poussé Abou Dhabi à normaliser ses liens avec Tel-Aviv. Lire aussi Accord Israël-Émirats arabes unis : « Le Proche-Orient change radicalement » Le Point : La conclusion d'un accord de paix entre Israël et les Émirats a surpris tout le monde. Pourquoi maintenant ? Anwar Gargash : Cette décision est liée à la suspension par Israël de son annexion de parties de la Cisjordanie. Nous avons considéré cette intention de la coalition au pouvoir en Israël comme une menace majeure à la solution à deux États dans le conflit israélo-arabe. Nous avons donc entrepris des discussions au cours des trois derniers mois, principalement par le biais des États-Unis, visant à normaliser nos relations avec Israël et à suspendre cette annexion. Mais le Premier ministre Netanyahou n'a-t-il pas précisé que cette suspension n'était que temporaire ? Je fais la différence entre les engagements d'un État et les annonces politiques. Le gouvernement en Israël a déclaré qu'il n'allait pas annexer, et Benyamin Netanyahou n'en parle plus. La question de l'annexion n'est plus sur la table dans un futur proche, tout comme la menace de la fin de la solution à deux États. Il existe maintenant de l'espace et du temps pour des négociations menant à une solution à deux États, pour laquelle ce n'est pas à nous de décider mais aux deux parties. D'ailleurs, beaucoup de capitales européennes nous ont appelés pour nous faire part de leur satisfaction. En quoi cet accord est-il selon vous stratégique ? Il est stratégique dans le sens où tout ce qui a été fait par les pays arabes vis-à-vis d'Israël au cours des dernières années n'a pas produit de résultats. Au contraire, Israël a pu étendre son territoire sur la terre palestinienne. Comme la politique de la chaise vide n'a pas fonctionné, nous pensons que la région a besoin d'une rupture stratégique. Il faut entreprendre des changements stratégiques pour que la région avance. Si les Émirats arabes unis souhaitent devenir un acteur global, ce pays doit accepter d'aider à changer les choses. Lire aussi Israël : « Le débat sur l'annexion est une hypocrisie » Mais la rapidité de cette décision a beaucoup surpris… Cette normalisation devait arriver tôt ou tard, mais nous-mêmes ne pensions pas que cela se produirait si rapidement. La situation a changé avec la question de la suspension de l'annexion, et nous avons commencé à discuter pour lier ces deux aspects. Et lorsque la barrière psychologique tombe, vous réalisez soudain que la partie la plus dure a été faite. Comment les négociations secrètes se sont-elles passées ? Nous avons négocié par le biais des États-Unis pendant trois mois. Nous avons toujours été inquiets quant à la possibilité de fuites, ce qui n'est heureusement pas arrivé. Nous n'avons consulté aucun pays allié, notamment arabe, pour éviter de les embarrasser au moment de l'annonce de l'accord. Depuis l'annonce de l'accord, nous sommes inondés d'appels d'investisseurs Concrètement, que va changer cet accord avec Israël ? Si Israël se montre coopératif, cet accord peut créer un modèle pour encourager le monde arabe à cesser de diaboliser Israël, et vice-versa. Pour nous, ce traité offre beaucoup de perspectives stratégiques. Israël est un acteur économique important et les Émirats arabes unis représentent la deuxième économie arabe. Les bénéfices peuvent être réciproques dans des secteurs comme le tourisme, l'agriculture, la technologie et la santé. Nous sommes ouverts. Peut-on le comparer à la « paix froide » conclue par Israël, l'Égypte et la Jordanie ? Nous voyons cet accord comme une continuité avec ceux signés avec d'autres pays, comme l'accord israélo-égyptien de 1979, celui entre Israël et la Jordanie en 1994 et même les accords d'Oslo (israélo-palestinien) de 1993, même si les décisions qui y ont été prises étaient différentes. En ce qui nous concerne, nous n'avons pas de frontières avec Israël, nous n'avons pas de colonies israéliennes ni de réfugiés. Cela ne peut être que plus constructif pour atteindre la paix. Nous voyons donc cette normalisation comme une paix chaude entre nos deux pays. Les Émirats arabes unis possèdent une économie diversifiée qui peut être bénéfique pour Israël. Nous sommes ouverts d'esprit. Il dépend maintenant d'Israël de créer des lois dans certains secteurs comme l'investissement et les taxes afin d'assurer un climat attractif. En tout cas, depuis l'annonce de l'accord, nous sommes inondés d'appels d'investisseurs, d'entreprises et de diplomates, tous très excités. Il est important de transformer cela en quelque chose de réel. Israël a besoin d'avancer avec cette relation bilatérale et de la considérer sur le plan stratégique, pas simplement comme un mouvement tactique. Situerez-vous votre ambassade à Tel-Aviv ou à Jérusalem ? Si vous connaissez un bon endroit à Tel-Aviv, dites-le-nous (rires). Cet accord peut-il donner lieu à une coopération militaire ? Je ne vois pas de perspective de coopération militaire ni de participation à une coalition, mais il est possible que nous fassions à l'avenir l'acquisition de systèmes (militaires, NDLR). Nous sommes ouverts aux secteurs technologiques, des services agricoles et de la santé. Lire aussi Face à Israël, les Palestiniens jouent leur va-tout L'Arabie saoudite pourrait-elle vous emboîter le pas dans la reconnaissance d'Israël ? La décision de l'Arabie saoudite est souveraine et je ne veux pas spéculer là-dessus. Ses médias nous ont beaucoup soutenus. Maintenant, je ne veux pas spéculer sur leurs intentions. Nous avons agi pour nous-mêmes et ne sommes un modèle pour personne. Cet accord change-t-il votre position dans le conflit israélo-palestinien ? Non, il ne change pas à mon avis la façon dont les Émirats arabes unis voient la question palestinienne. Nous soutenons toujours une solution à deux États avec un État palestinien indépendant, mais nous avons le sentiment que la politique de la chaise vide n'est pas constructive. Elle ne peut rien contre les changements de la réalité sur le terrain. Nous avons toujours considéré que c'était une erreur de la part des Palestiniens. Lorsque le plan Trump a été dévoilé, nous avons remarqué que ce n'était pas ce que les Palestiniens souhaitaient, mais nous leur avons conseillé d'y participer et de ne pas perdre une opportunité alors que les faits sur le terrain réduisent la possibilité d'une solution à deux États. Mais il s'agit cependant d'une question israélo-palestinienne. Ce n'est pas à nous de décider. La question d'un État palestinien faisait-elle partie des négociations avec Israël ? Outre la question de la suspension de l'annexion, nos discussions ont plutôt porté sur nos relations bilatérales et ce qu'allaient être les prochaines étapes concrètes. Comprenez-vous que les Palestiniens soient remontés à l'égard des Émirats ? Ils sont en colère. Il y a beaucoup de rhétorique là-dedans, mais ils ne proposent pas d'alternative. Et après la colère viendra la contribution. En ce qui nous concerne, je pense au contraire que nous aurons davantage d'influence à l'avenir sur la question israélo-arabe. Nous aurons davantage de leviers, ce qui ne peut qu'aider. La cause palestinienne a été exploitée à l'abus au cours des dernières décennies Cet accord n'est-il pas surtout motivé par une crainte commune vis-à-vis de l'Iran ? Non, je ne crois pas que cet accord soit centré sur l'Iran. Il s'agit de nous, de la manière dont nous voyons nos relations et de changer une politique qui n'a pas été couronnée de succès. Maintenant, si vous regardez au niveau régional, il faut admettre que les déclarations belliqueuses vis-à-vis des pays du Golfe ont créé un environnement qui a facilité ce qui arrive aujourd'hui. Mais, je le répète, ceci n'est pas lié à l'Iran, un pays avec lequel nous avons des désaccords que nous avons choisi de résoudre par la voie de la désescalade et de la diplomatie. Nous n'avons aucun intérêt à voir le Golfe (devenir) une zone de confrontation. L'Iran et la Turquie ont crié à la trahison. Avez-vous été surpris ? Non, les mêmes pays qui ont toujours été critiques le sont restés et nos alliés aux États-Unis et en Europe ont salué l'accord. Nous n'avons donc ni gagné ni perdu de soutiens. Maintenant, il est intéressant de souligner le discours hypocrite d'un pays comme la Turquie, qui s'est insurgé contre cet accord alors qu'il maintient une relation économique étroite avec Israël et accueille chaque année 600 000 touristes israéliens sur son territoire. Malheureusement, la cause palestinienne a été exploitée à l'abus au cours des dernières décennies. Lire aussi Quand les séries du ramadan servent le rapprochement israélo-arabe Cet accord n'est-il pas surtout une manière pour les Émirats de garantir leur sécurité à l'avenir ? Oui et non. Non, car ce n'est pas en établissant des liens avec Israël que l'on assure notre sécurité. De notre point de vue, l'implication des États-Unis dans la région et sa stabilité est positive. La contribution américaine est constructive et c'est une bonne nouvelle après les expériences difficiles en Irak et en Afghanistan. Donc de manière indirecte, oui, cela concerne notre sécurité. L'accord de paix entre Israël et Bahreïn a provoqué une levée de boucliers auprès de la population bahreïnienne sur Twitter. Un tel risque n'existe-t-il pas aux Émirats ? Si certaines personnes ont été surprises par cet accord, cela est dû à ce qu'ils ont appris dans les manuels scolaires par le passé, mais cette perception n'existe pas dans notre pays, en particulier auprès de la jeunesse. Aux Émirats, le niveau de confiance de la population vis-à-vis du gouvernement est élevé. J'ai vu beaucoup d'Émiriens accueillir positivement cet accord. Quant à Twitter, je considère ce réseau social dans notre région comme un espace de colère et de haine, pas comme un baromètre précis, où agissent de nombreux militants. À Bahreïn, c'est le cas de membres de l'opposition Al-Wefaq, ou d'activistes d'extrême gauche. Cela ne correspond pas à la réalité.
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Bahreïn, un royaume en petite forme - Courrier International (Sat, 26 Sep 2020)
“Aujourd’hui, nous sommes un pays pauvre en pétrole.” Sur la feuille : Cours du pétrole. Dessin de Chappatte paru dans International New York Times, États-Unis Le pays du Golfe, qui vient de signer un accord de normalisation avec l’État hébreu, subit un véritable marasme économique. Et voit fondre ses réserves de pétrole et de gaz sans parvenir à diversifier ses sources de revenus. Il y a presque un an, le ministère des Finances de Bahreïn débordait d’optimisme. Le ministre Cheikh Salmane ben Khalifa Al-Khalifa proclamait alors que le pays avait atteint son objectif, réduit son déficit budgétaire et que son budget serait à l’équilibre d’ici à 2022. “Nous nous sommes jusqu’à présent montrés d’une grande efficacité”, déclarait Cheikh Salmane à Reuters. La joie a été de courte durée. Quelques mois plus tard, le Covid-19 faisait des ravages dans l’économie et anéantissait tous les efforts du Trésor. Comme les autres pays du Golfe, ce minuscule État îlien dépend des revenus du pétrole et du gaz, et l’effondrement des prix depuis 2014 lui a fait un tort considérable. En 2007, juste avant que n’éclate la crise économique mondiale, l’économie bahreïnie affichait une croissance de plus de 8 %. En 2018, le PIB a progressé de 2 %, et d’à peine 1,9 % en 2019. Il y a deux ans, Bahreïn a dévoilé un programme économique ambitieux visant à réduire sa dette, de plus en plus importante puisqu’elle représentait alors 93 % de son PIB. En juin 2019, quand il s’est avéré que le pays n’allait pas être en mesure de la rembourser, il a dû se tourner vers ses voisins plus riches – les Émirats arabes unis (EAU), l’Arabie Saoudite et le Koweït – pour leur demander une aide de 10 milliards de dollars. Or, Bahreïn n’a pas autant de marge de manœuvre que d’autres pays pour imposer une politique d’austérité : ses dirigeants sunnites risquent de provoquer le mécontentement de la population chiite, majoritaire, une situation qui est source d’instabilité depuis 2011. Bahreïn est confronté à plusieurs problèmes fondamentaux. Le premier tient à son incapacité, depuis la baisse des prix dans le secteur de l’énergie, à trouver un autre vecteur de croissance économique, ainsi que l’ont en partie fait les EAU et l’ [...] Israel Fisher Lire l’article original Source Ha’Aretz Tel-Aviv www.haaretz.co.il Premier journal publié en hébreu sous le mandat britannique, en 1919, “Le Pays” est le journal de référence chez les politiques et les intellectuels israéliens. Aujourd’hui situé au centre gauche, Ha’Aretz a toujours cultivé une ligne [...] Lire la suite
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Bahreïn va autoriser les vols entre Israël et les Émirats au-dessus de son territoire - FRANCE 24 (Fri, 04 Sep 2020)
Publié le : 04/09/2020 - 02:09 Après l'Arabie saoudite, les avions reliant les Émirats arabes unis à Israël vont pouvoir survoler Bahreïn. Cette annonce intervenue jeudi fait suite à l'accord de normalisation des relations entre les Émirats et Israël annoncé en août. Publicité Lire la suite Bahreïn a annoncé jeudi 3 septembre qu'il allait autoriser les Émirats arabes unis à survoler son territoire en provenance et à destination d'Israël, trois jours après le premier vol direct entre ces deux pays et au lendemain d'une décision similaire de l'Arabie saoudite. "Bahreïn va autoriser tous les vols au départ ou à destination des Émirats arabes unis au-dessus de son territoire", a rapporté l'agence officielle Bahrain News Agency, citant un responsable au ministère des Transports. Cette décision intervient après l'accord de normalisation des relations entre les Émirats et Israël annoncé à la mi-août par le président américain Donald Trump avec à la clé la promesse d'échanges commerciaux. >> À lire aussi : "L'accord Israël-Émirats, signe d'un 'nouvel état d'esprit' au Moyen-Orient" Vol cargo dès septembre Cette semaine, un "premier vol commercial direct" entre les deux pays et au départ de Tel-Aviv s'est posé à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, après avoir survolé de surcroît l'espace aérien de l'Arabie saoudite, pays du Golfe qui n'entretient pas de relations officielles avec Israël. Le transporteur israélien El Al a annoncé jeudi un vol cargo dès septembre pour les Émirats. Un Boeing 747 doit décoller le 16 septembre de l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv et faire un crochet par Liège, en Belgique, avant de se rendre à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Bahreïn et l'Arabie saoudite n'ont pas de relations diplomatiques avec Israël. Riyad conditionne l'établissement des relations avec Israël à un accord de paix israélo-palestinien. De son côté, Bahreïn a été le premier pays du Golfe à saluer l'accord entre les Émirats et Israël. Hostilité partagée à l'égard de l'Iran Les contacts de ce petit pays du Golfe et Israël remontent aux années 1990. Bahreïn et Israël partagent la même hostilité à l'égard de l'Iran. Manama accuse la République islamique d'instrumentaliser la communauté chiite de Bahreïn contre la dynastie sunnite au pouvoir. De son côté, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré jeudi soir que personne ne pouvait parler au "nom du peuple palestinien", lors d'une réunion inédite des factions palestiniennes, incluant le Hamas. "Nous ne pouvons accepter qu'on parle en notre nom, nous ne l'avons jamais permis et ne le permettrons jamais", a-t-il lancé. Les Palestiniens accusent Abou Dhabi de trahison et de violation du consensus arabe qui faisait du règlement du conflit israélo-palestinien une condition préalable à la normalisation des relations avec l'État hébreu. Avec AFP
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Accord Israël-Émirats arabes unis : l'Iran dénonce une trahison - Le Point (Tue, 01 Sep 2020)
Ali Khamenei, le guide suprême iranien, s'en est pris aux Émirats arabes unis, qu'il accuse d'avoir « trahi le monde musulman » avec cet accord. L'Iran a réagi pour la première fois à l'accord entre Israël et les Émirats arabes unis par la voix de son guide suprême, Ali Khamenei. Dans une série de messages publiés sur Twitter, il s'en prend violemment aux Émirats, qu'il accuse d'avoir trahi « les nations arabes, les pays de la région et la Palestine ». « Évidemment, cette trahison ne durera pas longtemps et la marque de l'infamie restera sur eux », ajoute le numéro un iranien, disant aussi espérer « que les Émiratis se réveillent bientôt et offrent un dédommagement pour ce qu'ils ont fait ». La publication de ces propos survient au lendemain du « premier vol commercial » direct entre les Émirats arabes unis et Israël, vol ayant donné lieu à une autre première : une autorisation saoudienne donnée à l'avion de la compagnie israélienne de survoler le territoire de l'Arabie saoudite alors que Riyad n'entretient pas de relation avec l'État hébreu. Les Émirats arabes unis et Israël ont annoncé le 13 août un accord pour normaliser leurs relations – officieuses depuis des années –, les Émirats devenant ainsi le premier pays du Golfe à établir des relations avec l'État hébreu, et le troisième du monde arabe, après l'Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994. Israël, le « Grand Satan » pour l'Iran Pour la République islamique d'Iran, Israël est le « Grand Satan » au même titre que les États-Unis, et le soutien affiché à la cause palestinienne est une constante de la politique extérieure iranienne depuis la révolution de 1979. Le 14 août, les Affaires étrangères iraniennes avaient qualifié la normalisation entre Israël et les Émirats de « stupidité stratégique d'Abu Dhabi et de Tel-Aviv qui renforcera sans aucun doute l'axe de résistance ». L'Iran entretient des relations tendues depuis plusieurs années avec les Émirats, un de ses voisins sur la rive sud du Golfe qu'il accuse de s'aligner sur l'Arabie saoudite, grand rival régional de la République islamique.
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Une entente indigne entre la France et les Émirats arabes unis - Orient XXI (Thu, 10 Sep 2020)
Depuis les révélations en 2019 sur l’utilisation du site gazier yéménite de Balhaf comme base militaire et prison secrète par les Émirats arabes unis, Paris est resté curieusement silencieux. Le discret et fructueux partenariat entre ces deux pays, notamment en matière de vente d’armes, pourrait expliquer le mutisme français. « Nous parlons de torture, c’est extrêmement grave. » Alors qu’elle a abordé le sujet plusieurs fois au Parlement, la députée Clémentine Autain (La France insoumise) est scandalisée par la discrétion du gouvernement français. Une base militaire et une prison secrète des Émirats arabes unis (EAU) se cachent pourtant au sein de l’usine d’exportation de gaz de Balhaf au Yémen – une infrastructure dont Total, avec presque 40 % des parts, est le principal actionnaire. Au sein du réseau de prisons émiriennes au Yémen, celle de Balhaf a d’abord été évoquée par l’ONU en septembre 2019. Deux mois plus tard, l’Observatoire des armements, association militant pour une plus grande transparence de la politique de défense et des ventes d’armes françaises, SumOfUs et Les Amis de la terre diffusaient un rapport avec des témoignages de personnes ayant été enfermées sur le site. « Des traitements inhumains et dégradants (privation de soins, tortures) [y ont été] commis par des soldats émiratis », dénoncent les ONG. Avançant également qu’elle dispose du témoignage d’une personne ayant été emprisonnée à Balhaf, l’ONG suisse Mena Rights Group a lancé en juin 2020 une démarche auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Puis en juillet 2020, l’AFP révélait qu’une instruction avait été ouverte en octobre 2019 à Paris à l’encontre du prince héritier émirati Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane (MBZ) à propos d’une complicité présumée d’actes de torture dans les centres de détention. La plainte avait été déposée « au nom de six citoyens yéménites passés par ces prisons », selon leurs avocats français, Joseph Breham et Laurence Greig. L’étrange oubli de Jean-Yves Le Drian Alors que les alertes en provenance de la société civile se multiplient, les députés Clémentine Autain et Alain David (Parti socialiste) tentent d’interpeller le gouvernement français. « J’ai vu comme vous l’article sur l’affaire de Balhaf, au Yémen ; et je mène une investigation pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer », leur répondait d’abord en novembre 2019 le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Mais relancé sur le sujet quelques mois plus tard, en juillet 2020, il écorchait cette fois le nom du site, avant de répéter presque mot pour mot le communiqué de presse publié précédemment par Total. « [La] réquisition officielle par [le] gouvernement [yéménite] en temps de guerre s’est appliquée », justifie le ministre. Avant d’ajouter : « les équipes locales […] ont décidé de séparer le site en deux. Ils ont construit un mur entre cette usine […] et de l’autre côté, une partie du site sous le contrôle de la coalition en dehors de tout contrôle effectif de l’entreprise ». Un peu distrait, Jean-Yves Le Drian oublie alors de rappeler un élément essentiel : ce n’est en fait pas le gouvernement yéménite officiel qui occupe l’usine — dont la production est aujourd’hui suspendue —, mais l’un de ses alliés dans la coalition l’opposant aux rebelles houthistes : les EAU. Cette occupation émiratie se fait d’ailleurs contre l’avis de certains officiels yéménites, comme le gouverneur de la région où se trouve Balhaf, Mohamed Saleh Ben Adio. Quant au deuxième argument du ministre, il est peu convaincant. Comment expliquer en effet que les investigations de la France dans un site détenu à 40 % par Total et occupé par l’un de ses proches alliés soient arrêtées par un simple mur ? Sollicité sur ces questions par Orient XXI, le ministère des affaires étrangères a botté en touche. Des intérêts communs dans la défense Le sujet mérite pourtant attention : ces dernières années, les EAU sont devenus un partenaire incontournable de la France. « Malgré leur petitesse et leur discrétion, ils jouent un rôle clé dans la stratégie internationale de la France », remarque ainsi le député Sébastien Nadot (Mouvement des progressistes). Pour le comprendre, revenons donc quelques années en arrière, dès l’indépendance en 1971 de cette fédération d’émirats dont Abou Dhabi et Dubaï sont les figures de proue. « Au moment du retrait des Britanniques, la France a mené une politique active de promotion de ses intérêts, ouvrant rapidement des ambassades dans tous les pays du Golfe », rappelle Denis Bauchard, ancien directeur de cabinet au ministère des affaires étrangères, aujourd’hui conseiller pour le Proche-Orient à l’Institut français des relations internationales (IFRI). Des liens commencent alors à se tisser entre Paris et Abou Dhabi. « Dès le premier rapprochement militaire et les premières ventes d’armes en 1977, la connexion entre la France et les EAU a eu quelque chose de spécial, un sentiment d’évidence entre deux pays au caractère fort, mais de taille relativement petite », analyse quant à lui Jalel Harchaoui, chercheur à l’Institut des relations internationales Clingendael aux Pays-Bas. D’un côté, une fédération excessivement riche, propriétaire de fonds souverains florissants et consommatrice de matériel de guerre. De l’autre, un pays détenteur d’une expertise technique en matière d’armement et d’hydrocarbures, mais aussi d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et d’une certaine indépendance politique vis-à-vis des États-Unis. Partie sur de bonnes bases, cette amitié naissante va se renforcer au fil des années, et en particulier dans les années 1990, après l’invasion de l’Irak au Koweït. « À ce moment-là, l’Arabie saoudite est restée impuissante. Comme les autres petits États du Golfe, les Émirats se sont rendu compte qu’ils ne pouvaient pas compter sur leur grand voisin pour assurer leur défense », commente Emma Soubrier, chercheuse à l’Arab Gulf States Institute à Washington. Abou Dhabi va alors chercher à diversifier ses partenariats, et notamment renforcer celui avec la France. En 1995, un nouvel accord « faisant intervenir l’armée française en cas d’agression » est signé1. En parallèle de cette alliance, la monarchie du Golfe poursuit le développement de sa propre armée, et achète des armes aux fournisseurs français. Une base à Abou Dhabi Le mariage entre les deux pays sera célébré en grande pompe en 2009 avec l’inauguration à Abou Dhabi de la première base interarmées française du Proche-Orient. Regroupant aujourd’hui environ 700 militaires, elle comprend une base aérienne, une base navale capable d’accueillir un porte-avion français et un contingent de l’armée de terre. Une petite révolution dans la politique étrangère de la France, traditionnellement orientée vers l’Afrique. « Pour la France, les EAU sont devenus une nouvelle priorité », commentait à l’époque dans un câble diplomatique Mark Pekala, alors adjoint au chef de mission de l’ambassade américaine à Paris. « Pour les Français, l’implantation aux Émirats est stratégique et permet d’intervenir facilement notamment pour prévenir d’éventuelles perturbations à l’accès aux hydrocarbures du Golfe », souligne la chercheuse Emma Soubrier. Un nouvel accord stratégique accompagne cette inauguration, qui « se distingue […] par la force de l’engagement de la France auprès des EAU […], en y incluant une clause de sécurité par laquelle la France s’engage à participer à la défense des Émirats en cas de menace de la part d’un État tiers »2. « Une clause dont le détail n’a malheureusement pas été révélé puisque les accords de défense ne sont pas soumis au Parlement. Les Français pourraient pourtant se sentir concernés par des engagements militaires, au risque d’entraîner leur pays dans une guerre », cingle Tony Fortin, de l’Observatoire des armements. Depuis, la lune de miel n’en finit pas. Ministre de la défense sous François Hollande en 2012, puis nommé aux affaires étrangères à partir de 2017 sous Emmanuel Macron, le socialiste devenu membre de La République en marche Jean-Yves Le Drian multiplie les déplacements auprès de la discrète monarchie. Une stratégie payante : les commandes d’armes des Émirats à la France ont représenté un montant global de 4,7 milliards d’euros entre 2010 et 2019, dont 1,5 milliard sur l’année 2019 selon le rapport 2020 au Parlement sur les exportations d’armement. Car les Émirats ont besoin d’armes. « Marqué par sa formation militaire, MBZ nourrit une vision politique belliqueuse. Le prince héritier veut faire des Émirats, qui ne sont pas un état démocratique, la nouvelle puissance stabilisatrice de la région, volonté sous-tendue par son aversion pour les régimes pluralistes, remarque le chercheur Jalel Harchaoui. Toute forme de pluralisme est en effet perçue comme une source d’incertitude politique indésirable ». Quand éclatent les printemps arabes en 2011, Abou Dhabi et Riyad répondront ainsi à l’appel de leur voisin du Bahreïn, en envoyant leurs troupes pour réprimer les manifestations. Actes de torture « Les EAU développent une stratégie régionale d’influence et de puissance qui passe notamment par la création de comptoirs portuaires commerciaux et militaires allant de la Corne de l’Afrique jusqu’à la Méditerranée », développe quant à elle la chercheuse Emma Soubrier. Quand en 2015, ils interviennent avec l’Arabie saoudite au Yémen pour défendre le gouvernement légitime contre les rebelles houthistes, ils profitent aussi de cette guerre pour développer leur stratégie de comptoirs et tenter d’occuper les ports et les infrastructures du sud — dont Balhaf, l’usine d’exportation de gaz dont Total est l’actionnaire principal. Mais à la guerre comme à la guerre, l’intervention est sanglante : l’ONG Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled) déplore 112 000 morts par violences entre 2015 et 2020 au Yémen et l’ONU y pointe « la pire catastrophe humanitaire du monde », accumulant les superlatifs pour attirer l’attention sur la situation du pays. Un autre scandale éclate lorsque la journaliste égyptienne Maggie Michael publie à partir de 2017 une série d’articles dénonçant l’existence de prisons secrètes émiraties au Yémen, où des actes de torture sont commis. « Un autre principe guide la politique internationale des EAU : une aversion aux racines anciennes à l’égard du Qatar, qui soutient l’organisation islamique des Frères musulmans », note Denis Bauchard. C’est à travers cette lutte d’influence que l’ancien diplomate lie le soutien militaire d’Abou Dhabi au maréchal Khalifa Haftar en Lybie, contre le gouvernement internationalement reconnu de Fayez Al-Sarraj. Un soutien international incluant naturellement la France… qui appuie aussi pourtant en parallèle le maréchal Haftar. Selon un article du New York Times de juillet 2019, elle lui aurait ainsi cédé des missiles anti-tanks, en violation de l’embargo sur les armes. « Notre rôle est ambigu en Lybie », reconnaît Denis Bauchard. « La France aligne sa politique libyenne sur celle des EAU », tranche quant à lui le chercheur Jalel Harchaoui. Un dialogue stratégique Les entreprises françaises poursuivent en tout cas leurs ventes d’armes à Abou Dhabi — toutefois sans tambour ni trompette. Le fabricant de bateaux de guerre Naval Group ne fera ainsi aucun étalage de la finalisation de la vente de deux corvettes Gowind en 2019 : ni communiqué de presse ni mention précise dans son rapport d’activité 2019 ne viendront saluer ce contrat conséquent. Si les Français restent discrets quant à leur stratégie de défense et leurs ventes d’armes, ils se montrent plus démonstratifs dans d’autres domaines. La France a notamment accepté de partager avec les EAU de deux de ses symboles : l’université de la Sorbonne et le Musée du Louvre — la version émirienne ayant ouvert ses portes à Abou Dhabi en 2017. Mais la culture n’est pas seule à la fête : en juin 2020, à l’occasion de la douzième session du dialogue stratégique, les deux pays ont annoncé « une feuille de route ambitieuse pour les dix prochaines années » ; « cette réunion de haut niveau a aussi inclus des échanges dans les secteurs clés de la coopération bilatérale, tels que l’économie, le commerce et l’investissement, le pétrole et le gaz, les énergies nucléaires et renouvelables, l’éducation, la culture, la santé, l’espace et la sécurité », peut-on lire dans le communiqué. Quelques semaines plus tard, les EAU se félicitaient d’une coopération « référence » en matière de relations bilatérales. Au centre de cette multitude de liens, le silence de Jean-Yves Le Drian sur les exactions émiriennes à Balhaf pèse lourd. « Notre influence est limitée au Yémen, considère Denis Bauchard. De façon générale, la France évite les grandes déclarations et essaie de régler les problèmes de façon pragmatique au coup par coup », ajoute l’ancien diplomate. Aurait-elle peur de fâcher son allié en s’impliquant davantage sur la question des droits humains en général et sur celle de la prison de Balhaf en particulier ? C’est en tout cas l’opinion de Jalel Harchaoui. « En règle générale, Paris ne souhaite aucune fausse note qui viendrait ternir son intime amitié avec Abou Dhabi, persuadé que cette relation symbiotique mènera toujours, dans les années à venir, au succès », considère le chercheur. Entre le bourbier yéménite et l’imbroglio libyen, les prisons secrètes, la torture et les atteintes aux droits humains, ce « succès » a pourtant un goût de défaite.
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Normalisation entre Israël et les Emirats : le Hamas réagit contre le Bahreïn et l'Arabie saoudite qui ont autorisé l'utilisation de leur espace aérien - TRT Français (Fri, 04 Sep 2020)
Le porte-parole du mouvement de résistance palestinien, le Hamas, Khazim Kassem a réagi au Bahreïn et à l’Arabie saoudite qui ont autorisé l’utilisation de leur espace aérien pour tous les vols qui seront effectués aux Emirats arabes unis depuis tous les pays. « L’assistance de certains pays dans la signature de l’accord de normalisation des Emirats arabes unis avec Israël contribue à l’exécution des politiques expansionnistes de Tel Aviv dans la région. Tous les pays devaient essayer d’empêcher l’accord de normalisation avec les Emirats plutôt que de lui porter assistance pour la violation des droits du peuple palestinien. Car cet accord incite les forces de l’occupation à commettre plus de crimes » a fustigé Kassem. Le porte-parole du Hamas a appelé les pays ayant contribué au processus de normalisation dans la région à renoncer à cette prise de position qui est incompatible avec leurs intérêts nationaux et qui nuit à la sécurité des Arabes.
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