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Crise du Golfe : les Émirats arabes unis, maîtres comploteurs contre ... - Jeune Afrique (lun., 17 juil. 2017)
Selon le "Washington Post", les Émirats arabes unis auraient orchestré le piratage de sites internet qataris pour y insérer de fausses déclarations du prince Tamim. Des déclarations considérées comme étant à l'origine de la crise diplomatique que traversent actuellement les pays du Golfe. Montés furieusement à l’assaut du Qatar après avoir accusé son émir d’avoir fait état, le 24 mai, de son soutien à l’Iran et aux islamistes du Hamas palestinien, les Émirats arabes unis (EAU), l’Arabie saoudite, le Bahreïn et l’Égypte seraient-ils en train de se prendre les pieds dans le tapis ? Une demi-heure après leur publication, les déclarations imputées au prince Tamim étaient retirées des sites internet et les services de l’émir démentaient vigoureusement le fait que celui-ci en était l’auteur. Malgré ces dénégations, les coalisés coupaient leurs relations diplomatiques, financières et commerciales avec le Qatar le 5 juin, soumettant le petit émirat à un blocus sévère. Mais, confirmant la position de Doha, le Washington Post a révélé, ce dimanche 16 juillet, sur la foi des déclarations de deux sources au sein des renseignements américains, que les EAU avaient « orchestré le piratage des sites d’informations et des réseaux sociaux du gouvernement qatari pour y éditer de fausses citations attribuées à l’émir Tamim Al-Thani ». Le 23 mai − alors que le président américain Donald Trump quittait tout juste l’Arabie saoudite après un accueil triomphal −, « des membres éminents du gouvernement émirati » auraient ourdi la machination. Selon les sources du quotidien américain, « la question de savoir si les Émiratis ont effectué le piratage eux-mêmes ou l’ont sous-traité reste trouble ». La discrète expertise russe aurait-elle été monnayée par Abu Dhabi ? Faut-il y voir une main russe, que la chaîne américaine CNN avait dénoncé dès le 7 juin, citant l’enquête d’une équipe du FBI alors diligentée à Doha ? Certes, la révélation de CNN doit être replacée dans le contexte de la guerre que se livrent les agences de renseignements américains et le Kremlin, mais Abou Dhabi ne lésine pas sur l’emploi de mercenaires étrangères dans ses opérations armées au Yémen et en Libye, ni sur le recours aux consultants occidentaux pour ses plans économiques. La discrète expertise russe, qui a fait ses preuves contre la CIA elle-même, aurait-elle été monnayée par Abu Dhabi ? Naturellement, la communication qatarie n’a pas tardé à relayer l’article comme preuve de la machination diabolique qui vise Doha. Démenti de l’ambassadeur des EAU  Sur le compte Twitter de l’ambassade des EAU aux États-Unis, l’ambassadeur à Washington Yousef al-Otaiba, intime du gendre et conseiller spécial de Donald Trump Jared Kushner, a protesté : « L’information du Washington Post est fausse. Les Émirats arabes unis n’ont joué aucun rôle dans la cyberattaque mentionnée dans cet article ». Amb. Yousef Al Otaiba: "The @washingtonpost story is false. UAE had no role whatsoever in the alleged hacking described in the article". — UAE Embassy US (@UAEEmbassyUS) July 17, 2017 (1/2) Amb. Al Otaiba:"What is true is #Qatar’s behavior. Funding, supporting, and enabling extremists from the Taliban to Hamas & Qadafi" — UAE Embassy US (@UAEEmbassyUS) July 17, 2017 (2/2) Amb. Al Otaiba:"[#Qatar] Inciting violence, encouraging radicalization, and undermining the stability of its neighbors". — UAE Embassy US (@UAEEmbassyUS) July 17, 2017 Mais des éléments laissent à penser qu’Abou Dhabi et ses conjurés réalisent qu’ils sont peut-être allés trop loin dans les 13 exigences léonines posées au Qatar et que celui-ci n’est pas du tout disposé à abandonner des positions durement conquises durant deux décennies. Une « longue pause » avec le Qatar Bien que Trump paraisse soutenir l’offensive contre Doha, son département d’État et le Pentagone ont cherché à tempérer, le Qatar abritant 10 000 soldats américains sur son sol. Le 11 juillet, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, signait avec son homologue qatari un traité de lutte contre le financement du terrorisme sans équivalent ailleurs dans le Golfe, qualifiant la réponse de l’émirat de « raisonnable ». Le 13 juillet, Abou Dhabi revenait sur son exigence impérieuse de fermeture de la chaîne Al Jazeera, ne demandant plus qu’une profonde restructuration. Le même jour sur Twitter, le ministre émirati des Affaires étrangères concédait à mi-mots l’échec du blietzkrieg sur Doha : « La réalité, c’est que nous sommes très loin d’une solution politique, qui consiste à changer la direction politique prise par le Qatar… Nous allons vers une longue pause. » À lire aussi
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Crise du Golfe: les liaisons maghrébines des Émirats arabes unis ... - Jeune Afrique (ven., 21 juil. 2017)
La crise entre le Qatar et ses voisins arabes du Golfe aura eu pour effet de révéler la position des États du Maghreb à l’égard de leurs frères de la péninsule. En Libye, l’affrontement indirect entre Abou Dhabi, soutien majeur du maître de l’Est Khalifa Haftar, et Doha, qui parraine les milices de l’Ouest, s’est immédiatement traduit en diplomatie. Le 5 juin, le gouvernement non reconnu de l’Est suivait les quatre États ligués contre le Qatar, annonçant la rupture de relations diplomatiques, par ailleurs inexistantes. Islamistes assimilés à des terroristes, milices adverses qualifiées d’islamistes, la rhétorique du général Haftar est en totale harmonie avec celle du maître d’Abou Dhabi. Face à lui, le gouvernement de Fayez el-Sarraj est resté coi : Mohamed Ibn Zayed ne lui avait-il pas permis de rencontrer enfin son rival Haftar, le 2 mai à Abou Dhabi, et de parvenir à la signature d’un accord ? Un fort soutien de la part de la Mauritanie La Mauritanie a également suivi sans hésiter Abou Dhabi dans sa croisade contre Doha, devenant l’un des rares États à rompre officiellement avec le Qatar. Les relations du président mauritanien sont notoirement exécrables avec Doha Comme avec l’Arabie saoudite et le Koweït, Nouakchott entretient d’excellentes relations avec les EAU, et celles-ci se sont intensifiées ces quatre dernières années grâce à l’entremise de M. Ould Boya, conseiller diplomatique mauritanien auprès de Khalifa Ibn Zayed, frère de Mohamed et président des EAU. À l’inverse, les relations du président mauritanien sont notoirement exécrables avec Doha, accusé de soutien clandestin aux islamistes. En janvier 2012, Hamad Al Thani, père de l’actuel émir, avait dû écourter une visite très houleuse à Nouakchott, raccompagné sans ménagement à son jet. Relation compliquée avec le Maroc et l’Algérie À Rabat, les EAU sont la monarchie du Golfe qui entretient les meilleures relations avec le Palais, également proche de Salman d’Arabie. Le discours critique sur le Printemps arabe prononcé à Riyad par Mohammed VI en avril 2016 a trahi ses convergences de vues avec Mohamed d’Abou Dhabi. Les F16 marocains qui ont participé à la coalition antihouthiste au Yémen décollaient des EAU. Et, quand l’un d’entre eux a été abattu en mai 2015, Abou Dhabi a exprimé ses regrets et sa reconnaissance, faisant cadeau au roi d’un Boeing 747. « Mais le roi veut se tenir à l’écart des querelles familiales et lointaines qui troublent le Golfe. Le Qatar est aussi un partenaire important », commente-t-on à Rabat. L’Algérie juge Abou Dhabi trop pro-Américains et pro-Français et s’en méfie quelque peu Abdelaziz Bouteflika a lui aussi les meilleurs rapports avec Abou Dhabi, où il a trouvé asile pendant sa traversée du désert des années 1980. En 2016, les investissements émiratis en Algérie atteignaient 10 milliards de dollars. Mais, si Alger observe une neutralité diplomatique de principe dans la crise du Golfe, une source locale rappelle qu’« elle juge Abou Dhabi trop pro-Américains et pro-Français et s’en méfie quelque peu. La sympathie algérienne penche davantage pour Doha, dont le champion libyen, Sarraj, est aussi soutenu par Alger ». Discorde avec la Tunisie À Tunis, enfin, Ibn Zayed, après avoir coupé les fonds quand les islamistes ­d’Ennahdha ont accédé au pouvoir, a misé sur Nidaa Tounes. « Son enthousiasme est vite retombé, la Tunisie refusant de le laisser opérer en Libye depuis son territoire, et il a été très heurté par la mise en cause de l’émir de Dubaï dans des dossiers tunisiens de malversations immobilières en 2015. En représailles, les Tunisiens ont été interdits de visa aux Émirats jusqu’au début de cette année », rappelle une source locale. À lire aussi
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Visée par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, Al-Jazira ne ... - Le Monde (mar., 04 juil. 2017)
Dans la rédaction d’Al-Jazira à Doha, le 8 juin. Feu sur les Emirats ! A quelques heures de l’expiration de l’ultimatum adressé par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Egypte et plusieurs de leurs alliés pour que le Qatar se plie à leurs demandes, la chaîne de télévision Al-Jazira, financée par le Qatar et dont le front anti-Doha réclame la fermeture, ne donne pas l’impression de baisser</a> pavillon. La chaîne qatarie – dans sa version en langue arabe – a diffusé, lundi 3 juillet, un sujet incendiaire de quatre minutes consacré à son voisin émirati. Ironiquement intitulé « Derrière les tours de la terre du bonheur [les Emirats comptent une ministre du bonheur], des tragédies humaines », il dénonçait pêle-mêle desviolations massives des droits de l’homme, parfois commises par des membres de la famille régnante, la traque des opposants, la traite des êtres humains ou la corruption qui y sévirait… Lire notre enquête :   Crise dans le Golfe, pourquoi l’émir du Qatar reste inflexible Une réponse, sans aucun doute aux accusations du voisin émirati. « Les dirigeants du Qatar ont volontairement soutenu de dangereux extrémistes du Hamas, d’Al-Qaida, des Frères musulmans et bon nombre d’autres organisations terroristes. Les médias du Qatar ont amplifié les voix de ces terroristes, leur permettant de semer</a> les graines de la haine et de la division, et d’encourager la violence et l’instabilité dans la région », avait affirmé, le 16 juin, le ministre des affaires étrangères émirati, Cheikh Abdallah Ben Zayed, dans une tribune au Monde. Lire la tribune :   « Le Qatar a volontairement soutenu des organisations terroristes » Ce n’est pas le moindre de ses paradoxes : née dans un Etat autoritaire, la chaîne Al-Jazira a fait de la défense du pluralisme son credo. Elle s’est même décrite comme un « îlot de liberté dans une mer d’injustices ». Caisse de résonance de la diplomatie qatarie, elle se présente aussi comme un modèle d’indépendance. L’Arabie saoudite et ses alliés l’accusent d’interférer dans les affaires en ouvrant ses ondes à leurs opposants, en particulier islamistes. Al-Jazira a poussé en avant les Frères musulmans, parrainés par Doha, en Tunisie, en Egypte ou en Libye durant et immédiatement après les « printemps arabes ». « Tentative de faire</a> taire</a> la liberté d’expression » Face à l’offensive politique en cours, la chaîne multiplie ces derniers jours les sujets polémiques et s’offre même quelques provocations, comme une parodie de journal télévisé diffusée fin juin. Un clin d’œil à la presse « aux ordres » de ses détracteurs : « Que la paix soit sur le leader du pays adoré… » « C’est comme si l’Allemagne demandait au Royaume-Uni de fermer</a> la BBC. C’est absurde », a déclaré le directeur des programmes Al-Jazira English, Giles Trendle Moins véhémente, la chaîne en langue anglaise se positionne surtout sur le terrain de la défense de la liberté d’expression en dénonçant « ceux qui demandent la fermeture de la chaîne et le droit des gens à l’information ». « Nous aussi avons des demandes : faire notre travail sans intimidations ni menaces et que la diversité des opinions soit célébrée et non crainte », affirment ses reporters et journalistes vedettes dans un clip.« Tout appel à la fermeture d’Al-Jazira n’est qu’une tentative de faire taire la liberté d’expression dans la région », martèle depuis le début de la crise le canal anglophone. « C’est comme si l’Allemagne demandait au Royaume-Uni de fermer la BBC. C’est absurde », avait affirmé le 23 juin, le directeur des programmes d’Al-Jazira English, Giles Trendle, en réaction aux exigences saoudo-émiraties. « Certains régimes dans la région n’apprécient pas la diversité d’opinions », ajoutait-il, en assurant que la chaîne d’information « poursuivrait sa mission ». Reste à savoir</a> si la chaîne d’information et son modèle iconoclaste mêlant islamisme et libéralisme résisteront à cette attaque sans précédent dans un contexte où elle a déjà beaucoup perdu de son audience, contrecoup de l’échec des révolutions arabes dont elle a été le porte-voix : suppression de 1 200 emplois en 2016, fermeture d’Al-Jazira America, concurrence des médias nationaux ou privés dans le monde arabe, fermeture de ses bureaux et interdictions d’émettre, notamment en Egypte. Lire notre entretien sur la crise entre Qatar et Arabie saoudite :   « Riyad ne veut pas laisser ses vassaux s’émanciper » Les ministres des affaires étrangères saoudien, émirati, égyptien et bahreïni doivent se réunir</a> au Caire – « en terre étrangère », hors du Golfe donc, commente la chaîne qatarie – mercredi 5 juillet pour décider</a> s’ils lèvent ou non leurs sanctions contre Doha. Le Qatar a fait parvenir</a> lundi sa réponse, dont la teneur n’est pas encore connue.
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Israël-Arabie saoudite : une diagonale de circonstance - Les Echos - Les Échos (lun., 17 juil. 2017)
On se comprend très bien avec l'Arabie saoudite et les pays du Golfe. Cela ne veut pas dire que l'on va prendre un café ensemble. » Boaz Bismuth, ancien ambassadeur d'Israël en Mauritanie et aujourd'hui rédacteur en chef du quotidien gratuit de droite « Israel Hayom », désigne l'Iran comme principale menace pour Israël, à côté, si ce n'est même avant, le terrorisme islamiste. Cette inquiétude, fondée ou infondée, est largement partagée par l'Arabie saoudite et d'autres Etats sunnites de la région. Leur première crainte est de voir Téhéran reprendre son programme nucléaire à des fins militaires dans dix ans, après la date fixée par l'accord du 14 juillet 2015 avec les grandes puissances. Une inquiétude d'autant plus forte que l'Iran poursuit apparemment son programme de missiles intercontinentaux. L'autre préoccupation est que l'Iran chiite profite de l'affaiblissement de l'Irak et des difficultés de la coalition emmenée par Riyad au Yémen contre les Houthis, dont le zaïdisme est proche du chiisme, pour s'imposer comme la puissance hégémonique au Moyen-Orient. D'après le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, l'Iran pourrait constituer « un pont terrestre allant de Téhéran à la Méditerranée » en passant par l'Irak, la Syrie et le Liban. Pour Israël, la présence de la branche armée du Hezbollah en Syrie, soutenue par l'Iran, et de conseillers militaires iraniens qui ont avec la Russie contribué au sauvetage du régime de Bachar Al Assad, nourrit très largement cette inquiétude. L'Iran a d'ailleurs dépêché à plusieurs reprises, en Syrie et en Irak, le général Qassem Soleimani, le commandant de la force Al Qods, unité d'élite des Gardiens de la révolution, afin de coordonner les combats. Certes, l'Etat hébreu a répété son souhait de ne pas être impliqué dans ce qu'il considère comme un conflit intersyrien. Mais il n'a pas hésité à frapper des positions de l'armée syrienne en représailles à des tirs sur la partie annexée par Israël du Golan. Ce qui oblige les militaires israéliens à passer des « ententes tactiques » avec les Russes pour éviter, dit-on à Jérusalem, des malentendus tout en considérant que Moscou joue un « rôle négatif » en Syrie. De plus, l'armée israélienne suspecte la présence de postes militaires avancés du Hezbollah à la frontière avec le Liban, sous la couverture d'installations d'une ONG de protection de l'environnement. Jamais, depuis la fin de l'Empire ottoman en 1923, le Moyen-Orient n'a connu de tels soubresauts. Vu d'Israël, la situation rappelle celle des Balkans avant la Première Guerre mondiale où les peuples se libérant du joug ottoman tentaient de s'agrandir dans un processus compliqué par le jeu des grandes puissances. Un néologisme, note Emmanuel Nahshon, définit cette situation dans le Moyen-Orient du XXIe siècle : « frenemy », ami-ennemi, entre Turcs, Kurdes, Américains, Russes, Iraniens, monarchies du Golfe, Egyptiens et Israéliens. Une balkanisation qui correspond à un retour aux « identités primaires », et en particulier religieuses. La Syrie et l'Irak se sont désintégrés et divisés en communautés rivales. Et cette fragmentation est loin d'être terminée. L'Arabie saoudite, les Etats arabes unis (EAU) et le Bahrein, ont ouvert un front anti-Qatar, sous les accusations de soutien du terrorisme et de proximité avec l'Iran. Ce qui ajoute une fracture supplémentaire dans le monde arabe. Dans un billard à plusieurs bandes, elle rapproche l'Egypte du président Abdel Fattah Al-Sissi des pays du Golfe dans une autre répulsion : les Frères musulmans. Après avoir renversé en 2013 le président issu de la confrérie, Mohamed Morsi, l'Egypte, le seul pays arabe avec la Jordanie ayant reconnu Israël, s'est lancée dans une impitoyable répression contre les Frères. Mais l'Orient est encore plus compliqué, car la Turquie est l'autre grand acteur. Ankara et Israël ont certes mis un terme en 2016 à leur brouille diplomatique. Mais la dénonciation des Frères musulmans est un nouveau coup porté à la politique étrangère du président turc Recep Tayyip Erdogan. Dans ce contexte, Donald Trump joue un rôle ambigu en encourageant Riyad contre Doha - alors que les Etats-Unis maintiennent des forces militaires au Qatar - et en faisant de l'Iran sa bête noire. Mais la formule « l'ennemi de notre ennemi est notre ami » a ses limites. Une vision commune ne signifie pas rapprochement durable entre Israël et l'Arabie saoudite. La résolution du conflit opposant depuis des décennies Israéliens et Palestiniens demeure un des obstacles. Or Israël n'est pas prêt à accepter une initiative arabe, comme celle présentée en 2002 par l'Arabie saoudite. Elle pouvait se résumer en une phrase : « Si Israël se retire de tous les territoires occupés en juin 1967 pour permettre la création d'un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, le monde arabe normalisera totalement ses relations avec lui », selon Ghassan el-Ezzi, professeur de l'université de Beyrouth. On voit mal un Benyamin Netanyahu accepter une telle perspective, et les Palestiniens, divisés entre Autorité palestinienne et Hamas à Gaza se mettre d'accord entre eux pour créer un seul Etat. La « vision commune » entre l'Arabie saoudite sunnite et Israël est avant tout une diagonale de circonstance contre l'Iran chiite. Jacques Hubert-Rodier est éditorialiste de politique internationale.
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Crise du Golfe : Mohamed Ibn Zayed, prince héritier des Émirats ... - Jeune Afrique (lun., 17 juil. 2017)
Partisan résolu de la diplomatie de la canonnière, le très ambitieux maître des Émirats arabes unis manœuvre dans l’ombre sur plusieurs fronts, du Maghreb à l’Asie centrale. Et serait même derrière la nomination du nouveau prince héritier saoudien. « La diplomatie sans les armes, c’est la musique sans les instruments. » Ignoré par les souverains du Qatar, récemment découvert par ceux d’Arabie saoudite, le principe dicté par le ministre prussien puis chancelier allemand Otto von Bismarck semble avoir été le credo de Mohamed Ibn Zayed Al Nahyan depuis que la mort de son père, le charismatique émir fondateur Zayed, l’a fait maître des Émirats arabes unis (EAU) en 2004. Il n’est pas le chef de la confédération pétro­monarchique, ni même l’émir d’Abou Dhabi, titres qui reviennent à son frère aîné, cheikh Khalifa, 69 ans. Mais celui-ci, très affaibli par trois attaques, a rapidement abandonné les rênes du pouvoir à l’impétueux Mohamed, prince héritier de treize ans son cadet. Les grands médias qui lui ont consacré un portrait sont rares. Pourtant, dans l’ombre, le discret cheikh au sourire affable joue du hard power comme le truculent émir du Qatar faisait flamboyer son soft power sur toutes les scènes. L’armement, une nécessité pour le prince héritier Vice-commandant en chef des forces armées et général depuis 2005, le prince héritier a fait carrière dans les armes dès la sortie du lycée. Envoyé dès 18 ans dans la prestigieuse académie militaire britannique de Sandhurst pour suivre une première formation, il revient ensuite aux Émirats faire l’École des officiers de Chardja, avant de commander dans les troupes d’élite et l’armée de l’air. En une décennie, le général-prince s’est bâti une armée à la prussienne, avec la coopération des armées américaine, britannique et française, qui ont leurs bases sur place, mais aussi grâce à l’encadrement de centaines d’anciens commandos colombiens rompus à la guérilla et recrutés à prix d’or par le fondateur de la société de mercenariat Blackwater, Erick Prince, qui, menacé judiciairement aux États-Unis, a été le bienvenu dans les Émirats. La petite confédération de 9 millions d’habitants a été le troisième importateur d’armes au monde Vice-président du Conseil suprême pour le pétrole, directeur du fonds souverain émirati et chef du Conseil pour le développement économique, Ibn Zayed tient les nerfs de ses guerres. Entre 2012 et 2016, la petite confédération de 9 millions d’habitants a été le troisième importateur d’armes au monde. Cette Suisse du Golfe s’est même offert sa propre industrie d’armement, qui exporte jusqu’à Moscou. Union de sept émirats menée par le père de Mohamed à la fin du protectorat britannique en 1971, les EAU sont, comme le Qatar et Bahreïn, coincés entre les géants saoudien et iranien. Au large des Émirats, les trois îlots d’Abou Moussa occupés par Téhéran et, à terre, la zone pétrolifère de Shayba, concédée à Riyad en 1974 sont des aiguillons qui rappellent aux Émirats leur vulnérabilité. En 2008, la présence d’unités de l’armée émiratie en Afghanistan était révélée ; elle y faisait ses premières expériences extrafrontalières. En juin 2014, le vice-commandant en chef instaurait le service militaire obligatoire. Les États-Unis, un allié de taille Aujourd’hui, ses armes tonnent d’Asie centrale au Maghreb. Sur le front yéménite, les difficiles progrès et rares victoires de la coalition menée depuis 2015 par Riyad contre les rebelles houthistes sont gagnés par ses troupes, qui y combattent bien plus activement que les Saoudiens Daesh et Al-Qaïda. « Ses forces manifestes sont sa capacité à toujours considérer globalement les situations et à avoir une vision claire du futur », indique un télégramme diplomatique américain fuité de 2005, quand il se confirme que « le nouveau président des EAU, cheikh Khalifa, semble [lui] avoir délégué une grande partie de la gestion de l’émirat ». En opérations extérieures sur la côte yéménite de la mer Rouge, Mohamed Ibn Zayed voit à long terme dans ce détroit stratégique qui, entre Afrique et Arabie, gouverne l’accès à la Méditerranée. Depuis 2016, avec la complicité de l’émir marchand de Dubaï, Mohamed Ibn Rachid Al Maktoum, Premier ministre des EAU et ministre de la Défense, il ouvre des comptoirs militaro-commerciaux en Érythrée, au Somaliland et au Puntland capables d’accueillir ses F16 comme des milliers de conteneurs. En Libye, son aide politique, financière et militaire est essentielle au général Khalifa Haftar, qui contrôle l’est du pays sous la bannière d’une lutte sans pitié contre l’islamisme armé. Des centaines de blindés made in EAU lui ont été livrés et, en janvier 2017, il se confirmait que des bombardiers légers émiratis – aux pilotes recrutés par le condottiere Erick Prince – opéraient en Libye pour Haftar depuis deux ans. Ibn Zayed se voit-il demain voisin régent d’un Qatar ayant mordu la poussière ? Dans la tempête qui sévit en ce moment dans le Golfe, « Ibn Zayed est l’acteur essentiel du siège du Qatar, où il a entraîné les nouveaux dirigeants saoudiens sous son influence », estime Joseph Bahout, chercheur à la Fondation Carnegie de Washington. Dès 2001, rappelle un câble américain, Sa Belliqueuse Altesse demandait au Pentagone de bombarder la chaîne qatarie Al-Jazira, alors accusée d’être le porte-parole d’Al-Qaïda. La fermeture de l’insolent média est aujourd’hui une exigence impérieuse d’Abou Dhabi, de Riyad, du Caire et de Manama. Ibn Zayed se voit-il demain voisin régent d’un Qatar ayant mordu la poussière ? On lui prête même des ambitions conquérantes à Oman, dont la succession se présente, imminente et trouble. Même l’accession du Saoudien Mohamed Ibn Salman, 31 ans, au rang d’héritier de la couronne, le 21 juin, aurait été amplement conseillée et favorisée par l’Émirati. L’éviction du précédent héritier, le puissant Mohamed Ibn Nayef, et l’élévation de son jeune champion sont sa plus prometteuse victoire. « Ibn Nayef déteste Ibn Zayed, qu’il considère comme prétentieux et dangereux, explique Bahout. Un des points de la feuille de route de l’ascension éclair de l’actuel héritier saoudien, très bien gérée par Ibn Zayed son grand mentor, était de faire sauter Ibn Nayef sans tarder, ce qui explique la manière assez brutale dont ça s’est passé. » Le câble américain de 2003 notait déjà à quel point « il regarde d’un mauvais œil certains des vieux Al Saoud ». Ibn Zayed est probablement le dirigeant arabe le plus écouté et considéré à Washington, surtout dans les milieux militaires et de renseignement Sans ses entrées à la Maison-Blanche, au Pentagone et au département d’État, les dernières offensives du général Al Nahyan auraient été vaines. En poste depuis 2008, le jeune ambassadeur Youssef al-Otaiba est le sherpa très efficace de ses politiques à Washington. Intime de Jared Kushner, gendre et conseiller spécial de Donald Trump, avec qui il s’entretiendrait quotidiennement, l’omniprésent Otaiba influe directement sur la lecture que fait la présidence américaine des crises régionales. « Ibn Zayed est probablement le dirigeant arabe le plus écouté et considéré à Washington, surtout dans les milieux militaires et de renseignement. Les EAU sont devenus une sorte de sous-marin américain régional en matière de sécurité. Ils y ont gagné au Pentagone le surnom de Petite Sparte », explique Bahout. Une phobie épidermique de l’islamisme Loin d’être un redevable vassal des Al Saoud à l’image du roi de Bahreïn, Ibn Zayed est habile à faire coïncider les orientations de Riyad avec ses intérêts et sa vision. Une vision qui ne tolère aucune expression politique de l’islam quelle qu’elle soit. Une phobie épidermique de l’islamisme sous tous ses aspects, iranien chiite, des Frères musulmans, salafiste ou jihadiste sunnite, dès lors qu’ils s’invitent sur le terrain du pouvoir temporel, qui le dresse contre le Qatar, bienveillant avec les Frères musulmans, et l’aurait amené à conseiller à l’héritier saoudien la mise au pas, en cours, de l’establishment clérical wahhabite. « En le suivant, Mohamed Ibn Salman scie la branche sur laquelle il est assis, les Saoud tenant leur légitimité du clergé, tout en sachant que l’Émirati a raison », commente Bahout. Mais, si le doge émirati tient pour l’instant l’héritier saoudien en son pouvoir, les cercles autour du jeune prince s’inquiètent déjà à mots couverts : l’amiral Ibn Zayed ne risque-t-il pas d’entraîner les États du Golfe vers de dangereux récifs ? Bio express 11 mars 1961 : Naissance dans la ville émiratie d’El-Aïn 1979 : Passage à l’Académie militaire royale de Sandhurst, au Royaume-Uni, puis École des officiers de Chardja (EAU) 2002 : Président de la Mubadala Development Company (Fonds d’investissement) 2003 : Vice-prince héritier d’Abou Dhabi 2004 : Prince héritier d’Abou Dhabi 2005 : Vice-commandant en chef des forces armées 2011 : Les EAU participent aux opérations de l’Otan en Libye 2015 : S’associe aux Saoudiens contre les houthistes au Yémen À lire aussi
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Le FUS Rabat participe au championnat arabe des clubs de football ... - H24info le portail d'information Marocain (sam., 22 juil. 2017)
Le FUS de Rabat prend part au championnat arabe des clubs de football dont le coup d’envoi est prévu ce samedi soir 22 juillet au Caire. Outre le club rbati, 11 autres formations disputeront cette compétition, à savoir El-Nasr (Arabie saoudite), Al Ain (Émirats arabes unis), El-Fayçali (Jordanie), Naft Wassat (Irak), Al-Ahd (Liban), Al-Hilal (Arabie saoudite), l’Espérance Sportive (Tunisie), Zamalek (Égypte), Al-Ahly (Égypte) et Al-Merreikh (Soudan) et le club Nasr Hussein-Dey (Algérie). Ces clubs sont répartis en trois groupes de quatre. La Coupe d’Arabe des clubs champions s’est arrêtée pendant cinq ans et le dernier vainqueur de la compétition est l’USM Alger en 2012. Lire aussi
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Le Koweït expulse des diplomates iraniens, Téhéran menace de ... - Libération (jeu., 20 juil. 2017)
L'ambassade d'Iran au Koweït, le 31 mars 2011 L'ambassade d'Iran au Koweït, le 31 mars 2011Photo Yasser Al-Zayyat. AFP Le Koweït a annoncé jeudi l’expulsion de diplomates iraniens et la fermeture de missions de l’ambassade d’Iran après la condamnation de membres d’une cellule «terroriste» pour des liens avec la République islamique, qui a menacé de riposter. Ces tensions dans les relations irano-koweïtiennes interviennent en pleine crise du Golfe, dont un des aspects sont les relations entre le Qatar et l’Iran, et alors que le Koweït mène une médiation pour contenir cette crise qui secoue la région depuis un mois et demi. A Koweït, la Cour suprême a récemment condamné le chef de la cellule «terroriste» à la prison à vie et 20 de ses membres à diverses peines de prison pour liens avec l’Iran et avec le Hezbollah chiite libanais et pour avoir projeté de commettre des attentats au Koweït. La cellule comptait au total 26 personnes, toutes Koweïtiennes à l’exception d’un Iranien. Ce dernier était en fuite au moment de la décision de justice, comme deux autres accusés. Deux personnes ont été acquittées. Après ce jugement, les autorités koweïtiennes ont ordonné l’expulsion d’une quinzaine de diplomates iraniens et la fermeture des missions «militaire, culturelle et commerciale» iraniennes à Koweït, a déclaré jeudi à l’AFP une source gouvernementale koweïtienne. A Téhéran, le chargé d’affaires koweïtien a été convoqué par les autorités iraniennes. «Il est regrettable que les responsables koweïtiens (...) ciblent la République islamique avec des accusations sans fondements plutôt que de faire un effort pour réduire des tensions inutiles», a affirmé un responsable au sein du ministère iranien des Affaires étrangères au cours de sa rencontre avec le chargé d’affaires koweïtien, selon Bahram Ghassemi, le porte-parole du ministère. «L’Iran se réserve le droit de (prendre) une mesure similaire», a-t-il affirmé sur son compte Telegram. L’Arabie saoudite, qui n’entretient plus de relations diplomatiques avec Téhéran depuis l’an dernier, a elle apporté son «soutien total aux mesures prises» par le Koweït, selon un responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle Spa. - Principal médiateur - Au Koweït, l’agence officielle KUNA a indiqué que l’émirat avait demandé une «réduction du nombre de diplomates travaillant pour la chancellerie iranienne, la fermeture de ses missions annexes et le gel des réunions des commissions mixtes» de coopération. L’agence, citant un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, n’a pas précisé le nombre de diplomates iraniens expulsés. Interrogé par l’AFP, le ministre d’Etat aux Affaires du Conseil des ministres, cheikh Mohammed Abdallah Al-Sabah, qui assure l’intérim du ministère de l’Information, a confirmé que son pays avait pris des mesures de rétorsion contre l’Iran mais ne les a pas détaillées. Lundi, le quotidien Al-Seyassah, citant un haut responsable des services de sécurité koweïtiens, avait rapporté que 14 chiites koweïtiens s’étaient enfuis par la mer vers l’Iran après la décision de la Cour suprême de les condamner à des peines de prison. L’information a été confirmée par les autorités koweïtiennes qui n’ont toutefois pas précisé dans quel pays ils s’étaient enfuis. En mars 2011, la justice koweïtienne avait condamné quatre personnes à des peines de prison pour espionnage au profit de l’Iran. Ce procès avait conduit à l’expulsion des ambassadeurs des deux pays, qui avaient regagné leur poste respectif quelques mois plus tard. Contrairement à ses voisins arabes du Golfe, comme l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, le Koweït, dont le tiers de la population locale est chiite, a maintenu de bons rapports avec l’Iran. L’émirat est le principal médiateur dans la crise du Golfe depuis que l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats et l’Egypte ont justifié la rupture de leurs relations avec le Qatar et les sanctions économiques prises contre lui, le 5 juin, par son soutien au «terrorisme» et sa proximité avec l’Iran chiite, le grand rival régional de l’Arabie saoudite sunnite. Les pays arabes du Golfe accusent régulièrement l’Iran d’ingérence dans leurs affaires, ce que dément Téhéran. AFP
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Pressions physiques, "drogué"... Comment l'ex prince héritier d ... - Challenges.fr (jeu., 20 juil. 2017)
Ils étaient deux pour un trône. Il n&apos;y en a plus qu&apos;un. Selon le Wall Street Journal et le New York Times, l&apos;ancien prince héritier d&apos;Arabie saoudite et ministre de l&apos;Intérieur, Mohammed ben Nayef (MBN), a été déposé manu militari par son rival, le tout-puissant fils du roi, Mohammed ben Salmane (MBS), 32 ans, le 20 juin dernier. Quelques heures avant qu&apos;un décret royal ne soit publié et écarte de la succession du roi Salmane le premier au bénéfice du second, Mohammed ben Nayef a été l&apos;objet de pressions physiques. L&apos;homme de 57 ans qui avait la haute main sur la sécurité nationale et le contre-terrorisme a été retenu contre son gré toute la nuit du 20 juin dans le palais Al Safa du roi Salmane à la Mecque, où des proches du roi et de son fils ont exigé son abdication rapportent les deux journaux. Mohammed ben Nayef a cédé au matin, affaibli physiquement par une tentative d&apos;assassinat d&apos;Al Qaida en 2009 pour laquelle il a développé une dépendance à des anti-douleurs. Des proches de MBS l&apos;auraient décrit cette nuit-là auprès du Conseil de l&apos;Allégeance comme un drogué inapte à régner un jour. Selon les deux journaux, l&apos;ex prince héritier ainsi que ses filles seraient placés en résidence surveillée. Ils seraient interdits de quitter le palais et de voyager hors du pays. Des informations démenties mercredi par un responsable saoudien qui a assuré que l&apos;ancien héritier du trône n&apos;est pas sous le coup de restrictions, quelles qu&apos;elles soient. Divergences sur le Qatar et le Yémen Pour expliquer la destitution du neveu du roi Salmane, le Wall Street Journal avance aussi des divergences de vue entre les deux hommes concernant le Qatar. MBN se serait montré à plusieurs reprises opposé à une mise au ban de Doha par Riyad et ses alliés parmi lesquels les Émirats arabes unis dont le prince héritier d&apos;Abou Dabi, Mohammed ben Zayed, est très proche de MBS. Autre opposition entre les deux hommes: le Yémen. MBN était également très réticent à une entrée en guerre du royaume wahhabite.  Le retrait de MBN laisse le champ libre à MBS, fils préféré du roi Salmane, en charge notamment du plan Vision 2030. Dévoilé le 25 avril, il vise à rendre l&apos;économie saoudienne moins dépendante au pétrole. Une vraie révolution pour un pays qui tire 70% de sa richesse de l&apos;or noir. Ce plan prévoit surtout la mise en Bourse de près de 5% du capital du géant pétrolier Aramco en 2018. Ce chantier sera la plus grosse introduction boursière de l&apos;histoire, et son produit permettra à Riyad de se doter d&apos;un mégafonds souverain de 2.000 milliards de dollars, quatre fois mieux doté que Sama, créé dans les années 1950. 
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