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Pétrole : l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis menacent d'inonder les marchés - L'Express (jeu., 12 mars 2020)
Les cours sont particulièrement malmenés depuis quelques jours sous l'effet de la crise sanitaire mondiale du coronavirus et de l'incapacité des producteurs à s'entendre. Malgré un petit geste d'ouverture de la part de Moscou, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux alliés majeurs au sein de l'Opep, ont accentué la pression dans la guerre des prix pétroliers qu'ils livrent à la Russie. Ils ont annoncé qu'ils pourraient inonder les marchés mondiaux d'or noir, dont les cours replongeaient mercredi.  LIRE AUSSI >> Qui va gagner la nouvelle guerre du pétrole?  L'Arabie saoudite, chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), fait pression pour que la Russie - deuxième producteur mondial mais non membre de l'Opep - accepte une réduction de la production mondiale de brut afin de compenser une baisse de la demande provoquée par l'épidémie de nouveau coronavirus.  Rapport de force Depuis le refus la semaine dernière de Moscou, Ryad a procédé à la plus forte baisse de ses prix en vingt ans, s'efforçant de capter des parts de marché de Moscou et déclenchant un séisme sur les marchés financiers, qui affecte tout particulièrement la Russie.  LIRE AUSSI >> Coronakrach: et si la récession économique était pire que celle de 2008?  Au lendemain d'un rebond sur les places boursières, le géant pétrolier Saudi Aramco a annoncé mercredi qu'il envisageait d'augmenter sa capacité de production de pétrole d'un million de barils par jour (bpj), pour la porter à 13 millions. Mardi, le premier exportateur mondial de brut avait déjà décidé d'augmenter sa production d'au moins 2,5 millions bpj pour atteindre un niveau record de 12,3 millions bpj à partir d'avril.  Pire chute depuis 30 ans Les cours du pétrole ont encaissé lundi leur pire chute en près de 30 ans, en plongeant d'environ 25% avant de rebondir le lendemain. Mercredi, après l'annonce de Saudi Aramco, ils sont repartis à la baisse. Le baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en avril, a finalement plongé de 4%, ou 1,38 dollar, pour finir à 32,98 dollars.  LIRE AUSSI >> Coronavirus et pétrole: le rince saoudien MBS a tout à perdre  Le baril de Brent, référence européenne, pour mai, a perdu de son côté 1,43 dollar, soit 3,8%, à 35,79 dollars. De leurs côtés, les Emirats, quatrième producteur de l'Opep et proche alliés de Ryad dans le Golfe, se sont aussi dits prêts à augmenter leur production de plus d'un million bpj.  Les annonces de Trump plombent les cours en Asie Les cours sont particulièrement malmenés depuis quelques jours sous l'effet de la crise sanitaire mondiale du coronavirus, et de l'incapacité des producteurs à s'entendre pour diminuer l'offre. Les prix du pétrole chutaient de plus de 6%, jeudi matin en Asie, après l'annonce par le président américain Donald Trump d'une suspension pour 30 jours de tous les voyages entre l'Europe et les Etats-Unis.  Vers 2h, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril, cédait 2,07 dollars, soit 6,28% à 30,91 dollars, dans les échanges électroniques. Le baril de Brent, référence européenne, pour mai, abandonnait de son côté 2,16 dollars, soit 6,04% à 33,63 dollars. 
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Coronavirus : L’Arabie saoudite saisit cinq millions de masques illégalement stockés - 20 Minutes (Sun, 29 Mar 2020)
Une guide saoudienne porte un masque alors qu'elle fait visiter un site touristique près de Ryad, en Arabie saoudite, le 25 février 2020. — Amr Nabil/AP/SIPA Plus de cinq millions de masques de protection illégalement stockés ont été saisis au cours des derniers jours par les autorités saoudiennes, a rapporté dimanche l’agence officielle du pays, le plus touché par la pandémie de Covid-19 parmi les pays arabes du Golfe. « Le ministère du Commerce a saisi (près de) 1,17 million de masques médicaux dans la région de Haïl (nord), stockés dans le but d’être revendus ultérieurement », selon l’agence SPA. Les masques seront redistribués sur le marché et des « mesures légales ont été prises contre les contrevenants », a ajouté SPA. Cette annonce intervient après la saisie mercredi de plus de quatre millions de masques médicaux stockés à Jeddah (ouest), « en violation des réglementations commerciales », selon la même source. Couvre-feu national et déplacements limités Dimanche, le ministère de la Santé saoudien a annoncé quatre nouveaux décès de la maladie Covid-19 dans le pays, portant le bilan à huit morts. Au total, près de 1.300 cas d’infection au nouveau coronavirus ont été déclarés, faisant de l’Arabie saoudite le pays le plus touché dans le Golfe, après l’Iran. Le royaume a instauré un couvre-feu national partiel, empêché les déplacements entre les provinces et interdit l’entrée et la sortie de la capitale Ryad ainsi que des deux villes saintes de l’islam, La Mecque et Médine. « Les efforts acharnés en cette période difficile ne peuvent se faire qu’en unissant nos forces, par la coopération », a averti le roi Salmane lors d’un discours le 20 mars. Au total, plus de 3.200 cas d’infection au nouveau coronavirus ont été enregistrés et 15 personnes ont succombé à la maladie Covid-19 dans les six pays arabes du Golfe : Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Koweït, Bahreïn et Oman. Une faute ? 38 partages
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Drones : Emirats Arabes Unis et Arabie Saoudite s'associent - Air & Cosmos (Tue, 17 Mar 2020)
Deux entités ont annoncé la création d'un partenariat dans le domaine des drones. Signature d'un accord. La société émirienne Marakeb Technologies et l'entreprise saoudienne PSDSARC (Prince Sultan Defense Studies & Research Center) ont annoncé la signature d'un accord visant à mettre en commun les compétences de deux entreprises dans le domaine des drones. L'ambition est ainsi de mener des travaux de développement permettant de mettre au point des drones répondant aux besoins des forces armées et de sécurité du Royaume saoudien.   Capitaliser sur les compétences. PSDSARC, de par son ancrage en Arabie Saoudite et sa participation au programme Vision 2030 servira ainsi d'interlocuteur avec les forces armées saoudiennes et accompagnera le développement de capacités de production en Arabie Saoudite. L'industriel apportera par ailleurs son savoir-faire dans les technologies radar, de guerre électronique, de capteurs électro-optiques ou encore de systèmes de communication. L'entreprise Marakeb Technologies pour sa part s'appuiera sur son expérience dans les domaines des plateformes autonomes, qu'elle développe aussi bien pour un emploi en environnement terrestre, maritime qu'aérien. Pour les besoins des forces saoudiennes, ensemble, les deux partenaires mettront ainsi au point une flotte de drones aérien et maritime.
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Twitter supprime 7.891 comptes non-authentiques en Egypte et Arabie saoudite ciblant la Turquie - TRT Français (Fri, 03 Apr 2020)
Le réseau social Twitter a annoncé avoir supprimé 7 mille 891 comptes en Arabie saoudite et Egypte ciblant la Turquie. 03.04.2020 ~ 03.04.2020 Le réseau social Twitter a annoncé avoir supprimé 7 mille 891 comptes en Arabie saoudite et Egypte ciblant la Turquie. Dans un communiqué, Twiter a fait savoir que la transparence est un principe essentiel pour la plateforme, notant avoir supprimé des comptes soutenant les opérations d’information des Etats gérés depuis l’Egypte, l’Arabie saoudite, l’Indonésie, la Serbie et le Honduras. Selon la déclaration, le réseau appelé al-Faghr en Egypte a créé 2 mille 541 faux comptes pour amplifier les messages critiques contre la Turquie, le Qatar et l’Iran. Les données ont mis au jour que ce réseau est dirigé par le gouvernement égyptien. Par ailleurs 5 mille 350 comptes gérés depuis l’Arabie saoudite et critiquant les actions de la Turquie et du Qatar au Yémen, ont aussi été supprimés. Ce réseau de comptes gérés depuis certains pays dont l’Arabie saoudite, l’Egypte et les Emirats arabes unis font également l’éloge de l’administration saoudienne. Twitter a également déclaré que des milliers de comptes gérés depuis la Serbie, l’Indonésie et le Honduras et utilisés à des fins politiques, ont également été supprimés.
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Coronavirus: les économies du Golfe essuient une nouvelle crise - RFI (Fri, 03 Apr 2020)
Publié le : 02/04/2020 - 16:26 Les six États arabes du Golfe sont eux aussi touchés de plein fouet par la pandémie de coronavirus. Environ 4 500 cas positifs au Covid-19 ont été rapportés par les autorités sanitaires. Plus de 30 décès ont aussi été enregistrés. Dans ce contexte, des mesures de confinement ont été décidées dans chacune des monarchies. Celles-ci entraînent un ralentissement global de l'activité économique, ressenti différemment selon les États. Publicité Lire la suite Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) tentent de coordonner leur action. De nombreuses mesures financières ont été adoptées à l‘échelle nationale pour atténuer les répercussions économiques d‘une crise sanitaire mondiale. Mais tous les États ne sont pas sur le même pied d‘égalité. Oman et Bahreïn face à la crise La fragile économie du sultanat d‘Oman, par exemple, est bien moins armée que celle de ses voisins. Dès le départ, le sultanat a certes pris des mesures strictes pour enrayer la propagation du virus. Stratégie d‘ailleurs gagnante car moins de 300 cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés dans le pays. Mais ces mesures entraînent un ralentissement inévitable de l‘activité économique alors que le pays fait face à une situation financière critique depuis 2014. Il s‘agit donc là du premier défi majeur pour le nouveau sultan Haitham ben Tarek al-Saïd qui a succédé à son cousin le 11 janvier 2020. Car selon Scott Livermore, économiste en chef chargé du Moyen-Orient au sein du cabinet d‘études Oxford Economics, le sultanat « doit faire des économies là où c‘est possible. D‘importants remboursements de dette doivent intervenir au cours des deux prochaines années ». Le Bahreïn devrait aussi s‘en sortir plus difficilement que ses voisins. Manama a néanmoins adopté un ensemble de mesures variées pour soutenir son économie. « Des mesures similaires à celles adoptées en Europe et qui donnent aux entreprises de bonnes chances de survie face à la crise », estime Scott Livermore. Ces entreprises « pourront ainsi contribuer à la reprise économique du pays », poursuit l‘économiste. Un avis partagé par Cinzia Bianco, chercheure associée au European Council on Foreign Relations. Selon elle, « le pays pourra probablement compter sur les bailleurs de fonds externes comme l'Arabie saoudite ou encore les Émirats arabes unis » pour lui venir en aide. Renforcer les mesures financières pour soutenir l‘économie L‘Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et aussi le Koweït sont en effet dans une situation plus favorable. Une note du cabinet d‘études Oxford Economics publiée le 31 mars estime d‘ailleurs que ces pays « sont financièrement solides et peuvent ainsi se permettre un soutien budgétaire plus important ». Les mesures fiscales pour contrer cette crise sont toutefois « limitées » dans ces pays. Elles ne s‘élèvent qu‘à hauteur de 1,4% du PIB dans le meilleur des cas, contre 26,6% à Bahreïn. L‘économiste Scott Livermore alerte donc : « Les autorités ont agi de manière décisive et précoce, mais les conséquences du coronavirus ont évolué rapidement. Sans un soutien politique plus important et plus large, le risque est que de nombreuses entreprises, en particulier les PME, cessent leur activité. Cela pourrait avoir des conséquences à plus long terme et peser sur la capacité du CCG à se remettre de l'impact économique du coronavirus ». De son côté, le Qatar « est relativement moins vulnérable » ,estime l‘économiste. En effet, ce dernier profite d’un excédent budgétaire obtenu l‘année dernière, et dispose également de réserves disponibles importantes pour financer les déficits à venir. Mais Scott Livermore nuance là aussi : le Qatar est « loin d'être à l'abri ». L’ombre de la guerre des prix du pétrole Le 6 mars dernier, Moscou a refusé de baisser sa production pétrolière. Un refus auquel Riyad a riposté en annonçant augmenter considérablement la sienne. Conséquence directe, le prix du baril a nettement chuté. Il s’agit « du pire moment possible pour avoir les prix du pétrole au plus bas depuis 17 ans », estime Cinzia Bianco. Pour Scott Livermore, « si les prix du pétrole restent indéfiniment aux niveaux actuels, [les pays du Golfe] devront procéder à des ajustements budgétaires ». Une autre crise économique plane donc sur les pétromonarchies du Golfe.
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La chute de l'or noir assombrit l'horizon de nombreux pays - Les Échos (Fri, 03 Apr 2020)
Publié le 3 avr. 2020 à 7h45 Ils sont étranglés par la chute du prix du baril déclenchée par la Russie et l' Arabie saoudite . Venezuela, Angola, Nigeria, Iran, Irak, Equateur… tous ces pays dépendent massivement du pétrole pour leurs exportations ou recettes budgétaires, sans disposer des réserves financières qui permettront à l'Arabie saoudite ou à la Russie de « jouer la montre ». Leur notation par les agences Moody's, Standard & Poor's (S & P) ou Fitch est menacée, alors qu'ils sont en outre confrontés à des mouvements de protestation sociale et à l'épidémie de Covid-19. Le 26 mars, S & P a sanctionné sept pays dont l'Angola, le Nigeria, le Mexique, l'Equateur, le Koweit et Oman. Moody's a sanctionné un grand nombre de pays producteurs de pétrole en abaissant leur notation Moody's a sanctionné un grand nombre de pays producteurs de pétrole en abaissant leur notationMoody's
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Vossloh remporte un marché d'équipements ferroviaire dans les Émirats arabes unis - Construction Cayola (Mon, 23 Mar 2020)
Vossloh remporte un marché d’équipements ferroviaire dans les Émirats arabes unis Par CB, le 23 mars 2020 ✉ Découvrez notre newsletter gratuite Rail Le constructeur fournira d’ici fin octobre 2020 le système de fixation de rails et d’aiguillages de la future ligne de fret entre Ruwais et al Ghuwaifat, à la frontière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Après l’achèvement réussi de la première phase de construction de la liaison de fret de 264 km exploitée par Etihad Rail et reliant les champs de gaz de Shah et de Habshan à la ville portuaire et industrielle de Ruwais à Abu Dhabi, Vossloh a de nouveau remporté le marché pour la deuxième phase (Package 2A) du projet de construction avec la fourniture de systèmes de fixation de rails et d’aiguillages. Le donneur d’ordre est une joint-venture constituée par China State Construction Engineering Corp. Cette deuxième phase de construction de 605 km s’étendra d’al Ghuwaifat, à la frontière avec l’Arabie saoudite, à Fujaïrah sur la côte est des Émirats arabes unis. En raison de sa taille, le réseau à double voie et écartement normal sera construit en cinq étapes et les lots principaux et accessoires répartis géographiquement selon chaque émirat. Lorsque toutes les étapes de la construction seront achevées, le volume de marchandises transportées sur le réseau passera de sept millions de tonnes par an actuellement à plus de cinquante millions de tonnes selon les prévisions. Une première étape de 139 km La première étape du package 2A reliera Ruwais et al Ghuwaifat, ville frontalière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. « Les spécifications du futur réseau ferroviaire intégré d’Etihad Rail à trafic mixte ont été prises en considération. Conçu pour le transport de 32,5 tonnes de marchandises à des vitesses allant jusqu’à 160 km/h et jusqu’à 200 km/h pour le transport de passagers, ce réseau assurera l’interopérabilité transfrontalière recherchée » précise le groupe Vossloh. Un équipement dédié au fret lourd Au total, 38 aiguillages (founis par Vossloh) et 495 000 traverses équipés du système de fixation W 30 HH seront livrés pour cette nouvelle ligne de 139 km d’ici la fin octobre 2020. « Notre système W 30 HH répond à toutes les contraintes du fret lourd, et assure un trafic sécurisé même dans des conditions météorologiques extrêmes, y compris à des températures allant de -60 à +50°C » indique Vossloh. Le système comprend en outre une plaque anti-abrasion en option offrant au support de rail et à la couche intermédiaire une protection contre l’abrasion.   ©Vossloh Offre en ligne à partir de 8,90 € Dans ce contexte particulier, le premier mois d'abonnement est offert. Je m'abonne
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Coronavirus : l'Iran, foyer de Covid-19, inquiète ses voisins du Moyen-Orient - Le Monde (Thu, 19 Mar 2020)
Dans une rue de Bassora, au sud de l’Irak près de la frontière iranienne, le 17 mars. Dans une rue de Bassora, au sud de l’Irak près de la frontière iranienne, le 17 mars. HUSSEIN FALEH / AFP Depuis la mi-février, l’Iran, l’un des principaux foyers mondiaux de l’épidémie de Covid-19, inquiète son voisinage. Téhéran, qui a tardé à reconnaître l’expansion de la maladie, a vu la plupart de ses voisins fermer leurs frontières terrestres après l’annonce des premiers cas, le 19 février, les bilans officiels iraniens souffrant dès la première semaine de l’épidémie d’un sérieux discrédit. Dès les tout premiers jours, deux cas en provenance d’Iran ont été recensés au Liban et aux Emirats arabes unis. L’épidémie s’est progressivement généralisée avant que les pays de la région, à commencer par les monarchies du Golfe, ne se coupent du monde extérieur. Parmi les pétromonarchies, qui comptent parfois des minorités chiites en lien régulier avec le voisin perse, on recensait, mercredi 18 mars, 1 156 cas et un mort. Ces chiffres, moins élevés qu’on aurait pu le craindre, s’expliquent par le fait que ces Etats se sont très tôt barricadés. La mesure la plus radicale a été prise par l’Arabie saoudite. Dès le 27 février, le royaume a suspendu l’Omra, le petit pèlerinage que les musulmans peuvent effectuer à tout moment de l’année. Les télévisions ont diffusé des images hypnotisantes de l’esplanade de la Kaaba, complètement déserte, alors que cet espace, au cœur de la grande mosquée de la Mecque, est habituellement noir de fidèles. Des expatriés revenus d’Egypte, de Syrie et du Liban en attente d’un contrôle sanitaire au Koweït, le 16 mars. Des expatriés revenus d’Egypte, de Syrie et du Liban en attente d’un contrôle sanitaire au Koweït, le 16 mars. YASSER AL-ZAYYAT / AFP Un contrôle renforcé a permis d’isoler une partie des importateurs du virus. En Arabie saoudite, comme au Koweït, au Bahreïn et au Qatar, ce sont souvent des ressortissants revenant d’Iran. Aux Emirats arabes unis, c’est par l’entremise d’une famille de voyageurs chinois que le virus s’est infiltré. Au Qatar, pays arabe le plus touché (442 contaminés), il s’est aussi diffusé parmi les travailleurs étrangers, qui représentent 90 % des trois millions d’habitants. Quarantaines très strictes Au moindre cas suspect, ces Etats recourent à des quarantaines très strictes. Le 8 mars, Riyad a bouclé la région de Qatif, zone d’implantation de la communauté chiite saoudienne, dont les premiers porteurs du virus sont originaires. Dans les jours qui ont suivi, toutes les monarchies se sont coupées du monde extérieur. Les écoles et les universités ont fermé, comme la plupart des administrations, des restaurants et des parcs publics. Même les centres commerciaux géants de Dubaï ont dû réduire la voilure, avec la fermeture de leurs espaces de loisirs, des pistes de ski artificielles aux aquariums. Signe ultime, toutes les mosquées d’Arabie saoudite, berceau de l’islam, ont reçu l’ordre de fermer leurs portes mardi, à l’exception de celles de La Mecque et de Médine, qui restent accessibles aux résidents locaux. Au lieu d’appeler les fidèles à « venir prier », les imams leur enjoignent désormais de « prier à la maison ».
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Coronavirus: les six États arabes du Golfe sont touchés aussi - RFI (Tue, 17 Mar 2020)
Publié le : 16/03/2020 - 17:06Modifié le : 16/03/2020 - 22:14 Outre l‘Iran, les six États arabes du Golfe sont eux aussi touchés. Bahreïn a enregistré ce lundi son premier décès lié au virus. Près de 1 000 cas de contamination ont par ailleurs été recensés dans le Golfe. Publicité Lire la suite Avec notre correspondant à Dubaï, Alors que le premier décès lié à la pandémie de coronavirus vient d'être enregistré dans les six États arabes du Golfe, près de 1 000 cas de contamination ont été rapportés par les autorités sanitaires. Dans ce contexte, des mesures sont prises notamment dans le domaine aérien pour contrer la propagation du virus. Des mesures restrictives C‘est le cas du Sultanat d‘Oman qui vient d‘annoncer l‘interdiction d‘entrer sur son territoire à tous les ressortissants étrangers. Cette mesure sera opérationnelle à partir du 17 mars mais ne s‘applique pas aux citoyens des pays du Conseil de coopération du Golfe. Ceux-ci seront toutefois placés en quarantaine par mesure préventive. Le Sultanat est jusqu‘à présent l‘État le moins touché dans le Golfe par la propagation du virus avec une vingtaine de cas recensés. Des mesures restrictives ont également été adoptées au Qatar et à Bahreïn. Au Qatar, par exemple, l‘entrée de passagers en provenance de France est interdite. Bahreïn a par ailleurs annoncé une réduction du nombre de vols à destination du pays ainsi que la suspension des visas à l'arrivée. Cette décision sera opérationnelle à compter du 18 mars jusqu'à nouvel ordre. Le Qatar et Bahreïn sont les deux principaux foyers de contamination dans les pays du Golfe. Plus de 400 cas ont été annoncés au Qatar. Près de 200 à Bahreïn. La majorité des ressortissants européens pourront en revanche voyager vers les Émirats arabes unis. Le pays qui comptabilise une centaine de cas positifs au Covid-19 a restreint l‘entrée sur son territoire à certains voyageurs venus notamment du reste de l‘Italie (hors Rome) ou encore du Liban. Il sera par exemple impossible pour eux d‘obtenir un visa d‘entrée, à l‘exception des détenteurs d‘un passeport diplomatique, à compter du 17 mars. Mais cette décision ne s‘applique pas aux voyageurs ayant obtenu leur visa avant cette date. La suspension de tous les vols internationaux Le Koweït et l‘Arabie saoudite sont parmi les États à avoir pris les mesures les plus drastiques. Une semaine avant, Koweït et Riyad ont annoncé la suspension de tous les vols internationaux. Une mesure effective depuis le vendredi 13 mars au Koweït, et ce, « jusqu’à nouvel ordre ». En Arabie saoudite, cette mesure est valable depuis le dimanche 15 mars et court pour deux semaines. Les deux pays ont annoncé respectivement une centaine de cas positifs au Covid-19. Notre sélection sur le coronavirus SARS-CoV-2
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Une poursuite du rapprochement pragmatique des Emirats Arabes Unis avec l'Iran à la faveur de la crise du COVID-19 - Atlantico.fr (Fri, 20 Mar 2020)
Et si la gestion du Covid-19 dans les pays du Golfe, en particulier aux EAU et au Qatar, nous en disait aujourd’hui un peu plus sur le vrai état de la relation d’Abu Dhabi avec l’Iran ?  En effet, à deux pas du foyer majeur de l’épidémie dans la région dans un pays déjà dans une situation délicate depuis la rupture de l’accord sur le nucléaire, les Emirats-Arabes-Unis ont été le premier pays arabe à avoir signalé être touchés de plein fouet par le nouveau Coronavirus. Si les 4 premiers cas détectés le 29 janvier 2020 venaient tous de Chine en janvier, de plus en plus de cas à partir de février sont arrivés d’Iran. Dans ce pays c’est l’hécatombe, entre mensonges et impuissance du gouvernement à avoir anticipé les choses : le 19 mars, le cap symbolique des 1000 morts était franchi. Du 30 janvier au 10 février dernier, tous les voyageurs testés positifs aux Emirats arrivaient toujours directement ou indirectement de Chine mais à partir du 22 février, les premiers malades venant d’Iran ont rapidement été mis en quarantaine. Les premiers ont été un homme de 70 ans et sa femme de 64. Les jours qui suivirent, ce furent encore de nouveaux malades iraniens puis bahreïnis. Par la suite, de plus en plus provenaient d’un peu partout, ce qui est en grande partie du aussi à la situation tout à fait spécifique des Emirats, comme hub international avec leurs deux aéroports plateformes pour Etihad et Emirates. Chaque année, près de 1 million de touristes chinois visitent le pays (sur une population de 9,4 millions d’habitants) et 10 millions transitent par les deux fameux aéroports.  Ce qu’il est intéressant de souligner, c’est que depuis le début du blocus de 2017 contre le Qatar et la mise au ban internationale de l’Iran, Dubaï s’est dépeuplée d’une des franges les plus riches de sa population et que le pays le vit toujours très mal. Près de 400 000 Iraniens ont déserté les rives de la clinquante Dubaï pour rentrer au pays. La ville en est encore aujourd’hui ébranlée car c’est aussi un pan majeure de l’histoire du pays où les Iraniens ont toujours joué un rôle économique puissant dans les eaux du détroit d’Ormuz. La crise attisée par Riyad et Washington commence à peser.  Le déclenchement violent de l’épidémie aux Emirats, dans la foulée de celle en Iran, est la preuve que, la circulation entre les deux pays de personnes était une réalité, probablement au grand dam de l’Arabie Saoudite. Des hommes d’affaires iraniens furent même interceptés à la sortie de leur jet privé aux Emirats et testés positifs au Covid-19, prouvant le rétablissement du commerce également. Quand le coronavirus a touché Riyad le 2 mars dernier avec des malades provenant également d’Iran, le pays a rapidement pris ses dispositions et mis fin pour le moment à l’Omra, le pèlerinage saint des musulmans. Mohamed Ben Zayed a bien compris qu’il ne pouvait pas durablement se passer du commerce iranien, en anticipant des jours meilleurs. Et il a fait le choix de venir en aide à l’Iran, en fournissant le 16 mars dernier, plus de trente tonnes de vivres et de matérial médical pour venir en aide à Téhéran qui ne voit pas le bout du tunnel. Incroyable témoignage de la Ministre d’Etat iranienne chargée de la coopération internationale, Reem Bint Ibrahim Al Hashemi, repris par le Figaro le 17 mars : «  L’aide des Émirats à l’Iran reflète les principes humanitaires sur lesquels notre pays a été fondé. Livrer de l’aide pour sauver des vies est essentiel pour servir l’intérêt commun.» En oubliant de mentionner comme le précise un communiqué du Bureau du Coordinateur de l’aide humanitaire des Nations Unies du 18 mars dernier que son pays, dans le même temps, s’est livré à une opération effroyable de bombardement au Yémen par deux fois de l’hôpital Al-Tawhra, en pleine crise du coronavirus. Depuis le début de la crise en 2015, les établissements hospitaliers du pays déjà mal en point ont été frappés près de 150 fois par les Saoudiens et les Emiratis. Avant la crise, déjà 80% des Yéménites avaient des besoins médicaux de première urgence et étaient déjà touchés par la famine, le choléra, la dengue, et la malaria. Ne manquait plus que le coronavirus que les Yéménites redoutent comme la peste. 
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