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PODCAST. États-Unis : dernière ligne droite d’une campagne hors norme - Franceinfo (ven., 30 oct. 2020)
Le candidat Joe Biden à l\'aéroport de New Castle dans le Delaware le 29 octobre 2020. Le candidat Joe Biden à l'aéroport de New Castle dans le Delaware le 29 octobre 2020. (THE WASHINGTON POST / THE WASHINGTON POST) Donald Trump et Joe Biden accélèrent vendredi le rythme de leurs meetings, pas moins de trois pour le président américain, après la Floride où les deux candidats étaient en campagne jeudi. L'actuel président va enchaîner trois meetings au Michigan, Wisconsin et Minnesota. Son rival démocrate en a prévu deux, en Iowa et au Minnesota, en mode "drive-in", et un discours à Milwaukee, dans le Wisconsin. Ils chasseront donc à nouveau en partie sur les mêmes terres après leurs meetings jeudi en Floride, un Etat clé dans le complexe jeu électoral américain. Deux styles de candidats, deux stratégies de campagne, deux approches radicalement différentes face à l'épidémie de coronavirus: les habitants du "Sunshine State", l'autre nom de la Floride, ont assisté à un concentré de cette campagne 2020. Nettement plus en retrait que son adversaire, Joe Biden, 77 ans, qui a peu quitté sa petite ville de Wilmington, dans le Delaware, a mis en avant la nécessité de donner l'exemple face à la pandémie meurtrière du coronavirus. "Donald Trump a à nouveau tenu ici un événement ultra-propagateur", a dénoncé le vice-président américain jeudi soir sous la pluie à Tampa, à vingt minutes du lieu où Donald Trump s'était exprimé quelques heures plus tôt. "Il propage davantage que juste le coronavirus, il propage la division et la discorde. Nous avons besoin d'un président qui va nous rassembler", a-t-il poursuivi. Au même moment, les États-Unis connaissent une recrudescence de l'épidémie. Ils ont enregistré plus de 90.000 nouveaux cas entre mercredi et jeudi, un nouveau record, selon un comptage de l'université Johns Hopkins. A l'opposé, Donald Trump, 74 ans, se montre désormais ouvertement ulcéré par l'attention trop grande accordée, à son goût, à ce virus qui a fait plus de 228.000 morts aux Etats-Unis. Le président américain, qui mobilise partout où il passe des foules importantes, le plus souvent peu soucieuses du port du masque et de la distanciation physique, fait de la taille de ces rassemblements son principal atout de campagne et moque à la moindre occasion son adversaire, incapable selon lui de susciter un tel enthousiasme. En difficulté dans le Wisconsin et le Michigan, deux États qu'il avait remportés d'extrême justesse en 2016 face à Hillary Clinton, Donald Trump ne peut se permettre de perdre également la Floride s'il veut espérer un second mandat. Une victoire de Joe Biden dans ce grand Etat du Sud-Est, où les résultats devraient être annoncés assez tôt le soir du 3 novembre, pourrait mettre rapidement fin au suspense de la soirée électorale. "Je ne suis pas du tout confiante. J'ai beaucoup travaillé à faire du porte-à-porte, appeler, solliciter des donations et envoyer des textos. Je fais ça depuis des mois maintenant, et je ne m'arrêterai pas jusqu'au jour de l'élection", assure de son côté Mary Ann Gouveia, militante pro-Biden, croisée à un meeting du candidat. Dans cet épisode 27 de « Washington d’ici », les correspondants des radios publiques francophones ont décidé de faire un « zoom » sur deux électorats clés: les jeunes et les femmes. Ils analysent aussi l’état d’esprit des candidats alors que la fin du marathon approche. Enfin, ils évoquent les différents scénarios qui pourraient se dérouler au lendemain du vote. A lire aussi Sujets associés
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Même sans Trump, le divorce entre l'Europe et les États-Unis se poursuivra - Courrier International (Fri, 30 Oct 2020)
Donald Trump passe devant Emmanuel Macron et Angela Merkel à Bruxelles, lors du sommet de l’Otan de mai 2017.  REUTERS/Jonathan Ernst PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE J-4. Donald Trump responsable du fossé grandissant entre les deux rives de l’Atlantique ? En réalité, Washington se tourne vers l’Asie depuis un bon moment, observe ce journaliste britannique, qui assure même que le Vieux Continent n’a jamais vraiment été la priorité géopolitique des administrations américaines successives. En 1831, les Américains sont arrivés à Sumatra sur un bateau que le sort s’est plu à appeler Friendship [“Amitié”]. Pendant que son capitaine marchandait à terre pour du poivre – la principale culture de l’île –, des autochtones sont montés à bord, ont trucidé son second et pillé le chargement. Informé du coup de main, le président Andrew Jackson a envoyé un bâtiment de guerre en Asie pour y mener une expédition punitive. Les violences qui ont suivi ont scandalisé les Américains mais ne les ont pas découragés pour autant. Les expéditions de Sumatra étaient la bande-annonce de l’ouverture du Japon et de la conquête des Philippines au tournant du siècle. Barack Obama, qui a lui-même vécu à Jakarta, a tenté de mettre en œuvre la stratégie dite du “pivot asiatique”. Quand celle-ci a fait long feu, en 2013, l’émissaire qu’il avait envoyé sur place pour la relancer n’était autre que son vice-président, Joe Biden. Or, les deux hommes auraient dû savoir qu’un “pivot asiatique” avait déjà existé auparavant. Un siècle avant le débarquement en Normandie, c’étaient en effet les sables d’Asie qui étaient foulés par des bottes américaines. L’Europe n’a jamais été la priorité de Washington Nous qui chérissons l’attachement des États-Unis à l’Europe avons tendance à le penser éternel, pour ainsi dire inscrit dans l’ordre naturel des choses. D’où l’angoisse qui nous saisit quand Donald Trump retire ses troupes d’Allemagne, s’en prend à l’Otan, ou encore impose des droits de douane sur les produits européens. D’où, aussi, le tic nombriliste [des Européens] consistant à dénoncer l’“isolationnisme” de Washington à chaque rupture de l’oncle Sam avec le Vieux Continent, alors que les États-Unis se rapprochent dans le même temps d’autres régions du monde. En 2006, le Quad – un partenariat sur la sécurité réunissant les États-Unis, le Japon, l’Australie et l’Inde – n’existait pas. En juillet dernier, les flottes de ces pays ont organisé des manœuvres militaires conjointes dans ce que le Pentagone appelle aujourd’hui, en clin d’œil à Delhi, l’“Indo-Pacifique”. “Drôle d’isolationnisme”, ont dû penser les Chinois en voyant ça. Si l’Atlantique se distend en ce moment, ce n’est pas à cause des caprices d’un seul président. C’est parce que l’Europe n’a jamais été la seule ni même la priorité géopolitique absolue d’un pays qui possède aussi, depuis deux cents ans, une façade pacifique. L’Europe n’avait conclu aucun pacte officiel avec les États-Unis avant que les nazis, puis les Soviétiques, ne la poussent à conclure un mariage de raison que nous voulons voir aujourd’hui comme un mariage d’amour. Quand le dernier de ces ennemis a disparu en 1991, ce fut également le cas de l’agent de liaison entre ces deux régions qui sont – aussi peu subversive soit l’énonciation d’une telle évidence – très différentes. Une multitude d’antagonismes Les antagonismes se sont multipliés depuis : sur la Bosnie, l’Irak, le protocole de Kyoto, le Tribunal pénal international, la taxe sur le numérique, le pacte nucléaire avec l’Iran et la pandémie de Covid-19. Dans une Europe devenue riche et pacifique, la protection des États-Unis n’est plus indispensable. Et pour les États-Unis, l’Europe n’est plus le carrefour stratégique de la planète. Mais il y a plus inquiétant que le catalogue des bisbilles de ces dernières décennies, c’est la montée de l’indifférence. Vivre à Washington, c’est avoir parfois l’impression que l’Europe menace de glisser hors du monde. On parle d’elle plutôt souvent, mais moins pour ce qu’elle représente isolément que parce qu’elle peut faire pencher la balance dans le bras de fer entre la Chine et les États-Unis. De quel côté, se demande-t-on, la perfide Europe penchera-t-elle ? Et, même ce rôle [...] Janan Ganesh Lire l’article original Source Financial Times Londres www.ft.com Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de [...] Lire la suite
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Fuite de Carlos Ghosn : les États-Unis approuvent l'extradition au Japon de complices présumés - Le Figaro (Fri, 30 Oct 2020)
Les États-Unis ont donné leur feu vert à l'extradition au Japon de deux Américains soupçonnés d'avoir aidé l'ancien magnat de l'automobile Carlos Ghosn à fuir la justice nipponne dans des conditions rocambolesques fin 2019. Un juge fédéral du Massachusetts a toutefois suspendu cette extradition jeudi 29 octobre après que les deux hommes ont fait appel de cette décision, le temps d'évaluer leur cas. Michael Taylor, un ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et son fils Peter Taylor, 27 ans, avaient été arrêtés le 20 mai dans le Massachusetts, à la demande de Tokyo. À lire aussi : Nissan: l'ombre de Carlos Ghosn sur un procès hors norme Selon un document judiciaire, le numéro deux du département d'Etat américain, Stephen Biegun, a accédé à la demande d'extradition du Japon. «Je confirme que la décision de livrer les Taylor au Japon est en accord avec les obligations internationales et les statuts et réglementations nationales», peut-on lire dans la lettre d'une juriste du département d'Etat, Karen Johnson. Les Taylor disent avoir reçu tard mercredi un e-mail les informant qu'ils seraient mis dans un avion reliant Boston à Tokyo jeudi à 13 heures. Ils estiment qu'ils n'auraient pas droit au Japon à un procès équitable. Leurs avocats ont qualifié la décision du département d'Etat d'«arbitraire» et en violation des lois américaines et, du traité d'extradition avec le Japon, qui n'a selon eux pas présenté assez de preuves. Les deux hommes, ainsi que le Libanais George-Antoine Zayek, sont accusés par Tokyo d'avoir aidé l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors à échapper à la justice japonaise en décembre 2019. À lire aussi : Renault-Nissan: enquête dans les méandres de l'affaire Carlos Ghosn Accusé de malversations financières, le grand patron qui dispose des nationalités française, libanaise et brésilienne, était en liberté sous caution, avec interdiction de quitter le Japon, quand il a été exfiltré de l'archipel caché dans un caisson pour instrument de musique. Carlos Ghosn, qui nie les accusations contre lui, est depuis réfugié au Liban, qui n'a pas de traité d'extradition avec le Japon. Interrogé sur la décision d'extradition, un porte-parole du département d'Etat n'a pas souhaité commenter une affaire en cours. À VOIR AUSSI - La Turquie publie des images de complices présumés de Carlos Ghosn
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Covid-19 : les États-Unis franchissent pour la première fois la barre des 90.000 cas en 24h - Le Figaro (Fri, 30 Oct 2020)
Les Etats-Unis ont enregistré jeudi 29 octobre un nouveau record de cas de Covid-19 en 24 heures, en franchissant pour la première fois la barre des 90.000 nouvelles contaminations, selon un comptage de l'université Johns Hopkins. En direct : EN DIRECT - Covid-19 : «Personne ne peut dire si 4, 5 ou 6 semaines sont suffisantes» pour contrôler l'épidémie, admet Olivier Véran Le pays, qui connaît une recrudescence de l'épidémie, a enregistré quelque 91.290 nouveaux cas entre mercredi et jeudi, selon un relevé effectué à 20H30 locales par l'AFP des chiffres de l'université, actualisés en continu. Sur la même journée, 1021 personnes sont décédées du Covid-19 aux Etats-Unis, de loin le pays le plus touché au monde en nombre de morts. Les Etats-Unis recensaient au total jeudi soir 228.625 décès depuis le début de la pandémie, et 8,94 millions de cas. Samedi, le pays avait déjà enregistré un record de contaminations en une journée, avec 88.973 cas. Actuellement, la situation la plus difficile concerne le nord des Etats-Unis et le Midwest. A cinq jours de l'élection présidentielle, le candidat démocrate Joe Biden a fait de la gestion de la crise sanitaire son principal angle d'attaque contre Donald Trump.
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Covid-19 : Ehpad, masque dès 6 ans, États-Unis… Le récap’ du 30 octobre - Journal La Croix (Fri, 30 Oct 2020)
► Une hausse des morts à craindre chez les personnes âgées et en Ehpad Le nombre de morts liés au Covid-19 devrait encore augmenter dans les prochaines semaines en raison de la hausse des contaminations chez les personnes âgées, notamment en Ehpad, a alerté vendredi 30 octobre l’agence sanitaire Santé publique France. → À LIRE. Pour une fin de vie mieux accompagnée dans les Ehpad Du 19 au 25 octobre, le nombre de cas confirmés dans les établissements médico-sociaux, dont les Ehpad, a augmenté de 84 % par rapport à la semaine précédente, particulièrement en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’agence sanitaire note également une « importante diffusion de l’épidémie » chez les personnes âgées ne vivant pas en Ehpad, le nombre de cas ayant été multiplié par sept chez les 65-74 ans et par huit chez les plus de 75 ans. Des chiffres toutefois bien inférieurs à ceux observés lors du pic de l’épidémie en mars. ► Port du masque obligatoire dès 6 ans à Tours et Amboise Le port du masque devient obligatoire dès l’âge de six ans à compter de ce vendredi dans les 22 communes de la métropole de Tours ainsi que dans un périmètre délimité de la ville d’Amboise. La préfecture d’Indre-et-Loire a indiqué avoir pris cette mesure afin d’être « en conformité avec l’obligation de port du masque dans les établissements scolaires à partir de six ans et pour qu’il n’y ait pas d’incohérence dans le port du masque à proximité des établissements ». Jeudi, le gouvernement avait annoncé l’élargissement du port du masque en continu pour tous les élèves dès le CP. L’absence de port du masque est punie d’une amende de 135 €. ► Un maire de l’Yonne s’oppose à la fermeture des commerces « non-essentiels » Le maire LR de Migennes (Yonne) François Boucher a pris jeudi 29 octobre un arrêté autorisant l’ouverture des commerces non-alimentaires du centre-ville malgré les mesures de confinement. Dans cet arrêté, le maire considère que « les rayons non-alimentaires et non-essentiels des supermarchés et des hypermarchés ne sont pas fermés », entraînant une « rupture d’égalité de traitement » entre la grande distribution et les petits commerces de centre-ville. → À LIRE. Librairies fermées par le confinement : le Goncourt solidaire, la Fnac ouvre malgré tout La préfecture de l’Yonne a demandé au maire de retirer son arrêté, rappelant qu’un maire ne peut pas « prescrire par arrêté municipal des règles contraires à un texte de portée générale, pris par le gouvernement qui s’applique à l’ensemble du territoire ». D’autres communes comme Décize (Nièvre) ou Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ont pris des arrêtés similaires, selon la presse locale. ► Des tests antigéniques bientôt disponibles dans les entreprises Les employeurs vont pouvoir proposer aux salariés volontaires des tests rapides de dépistage du Covid-19, selon la nouvelle version du protocole national dans les entreprises mis en ligne jeudi 29 octobre. Ces actions de dépistage seront intégralement financées par l’entreprise, précise le protocole, qui ajoute qu’aucun résultat ne peut être communiqué à l’employeur. Les tests antigéniques permettent d’obtenir un résultat en 15 à 30 minutes, sans passer par un laboratoire de biologie, contre plusieurs jours pour les tests PCR. En revanche, les indications définies par les autorités sanitaires ne permettent pas d’envisager la mise à disposition au sein des entreprises de tests sérologiques, qui détectent si le patient a développé des anticorps contre le Covid-19. ► État d’urgence sanitaire : le Sénat vote une prorogation limitée Le Sénat a donné son feu vert à un prolongement de l’état d’urgence sanitaire mais en apportant quelques modifications au texte initial. Le but est de renforcer considérablement le contrôle du Parlement sur ce régime d’exception, rétabli par décret le 17 octobre. → ENTRETIEN. Bruno Lasserre : « Il ne faut pas opposer la liberté à la sécurité » Alors que les députés avaient voté la prorogation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février, les sénateurs l’ont limitée au 31 janvier. Ils ont également refusé que lui succède un régime « de sortie de l’état d’urgence sanitaire », que le gouvernement souhaitait prolonger jusqu’au 1er avril. Contre l’avis du gouvernement, le Sénat a aussi voté un amendement prévoyant que le reconfinement, effectif depuis le 30 octobre, ne pourra être étendu au-delà du 8 décembre que par la loi. ► Aux États-Unis, 90 000 cas diagnostiqués en 24 heures Aux États-Unis, le nombre de cas de Covid-19 a battu un nouveau record, jeudi. Le pays a franchi ainsi pour la première fois la barre des 90 000 nouvelles contaminations, avec 91 290 cas détectés. Depuis le début de la pandémie, 228 625 décès et 8,94 millions de cas ont été enregistrés aux États-Unis, qui demeurent le pays du monde le plus gravement touché par le virus, suivi du Brésil, de l’Inde et du Mexique. Le candidat démocrate Joe Biden a fait de la gestion de la crise sanitaire son principal angle d’attaque contre Donald Trump, à cinq jours de l’élection présidentielle.
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États-Unis: l'économie américaine rebondit nettement après le choc du printemps - Le Figaro (Thu, 29 Oct 2020)
De notre correspondant à Washington À quatre jours de l'élection présidentielle, Donald Trump n'a pas manqué de fanfaronner sur le « fantastique » chiffre du PIB américain. La croissance record au troisième trimestre démontre les miracles du déconfinement au cours de l'été accompagné des plans massifs de soutien à la consommation et à l'emploi adoptés au printemps. Jamais le département du Commerce n'avait encore enregistré une expansion en rythme annuel de 33,1 %. Le résultat dépasse la prévision de l'ordre de 32 % des économistes. À lire aussi : Un bilan économique plutôt flatteur pour Trump… et puis vint la pandémie Les quelque 3000 milliards de dollars mobilisés par l'administration Trump et la Réserve fédérale pour aider les particuliers et les entreprises, brusquement dépourvus de ressources en raison du confinement, se sont traduits par un bond sans précédent de 40,7 % des dépenses personnelles des Américains de juillet à septembre. La réouverture progressive des commerces et des entreprises a facilité la reprise de la consommation et dopé l'investissement privé et la construction résidentielle. Ce net rebond ne permet pas pour autant de conclure que la contraction du produit intérieur brut (PIB) au rythme annualisé de 31,4 % au second trimestre est effacée. Le PIB américain se situe toujours à un niveau de 3,5 % inférieur à son pic antérieur à la pandémie. Le FMI table sur une baisse de 4,2 % cette année. Si l'industrie renoue pour le moment et progressivement avec la croissance, des pans importants des services sont toujours fortement affectés. Qu'il s'agisse de l'hôtellerie, la restauration, le tourisme, les transports, mais aussi de la fonction publique étatique. En outre la perspective de reconfinement est de plus en plus crédible au vu de l'apparition aux États-Unis comme en Europe d'une nouvelle vague de contamination. Les gains impressionnants de l'été pourraient en partie s'évanouir si les États américains revenaient sur le déconfinement partiel déjà engagé. Impossible aussi de crier victoire car les dispositifs exceptionnels d'aides aux chômeurs et aux entreprises n'ont pas été renouvelés après avoir expiré en septembre. Les plans sociaux commencent même à se multiplier, notamment dans l'aérien. La pandémie et le confinement ont fait plonger la demande dans cette branche, alors que les subventions accordées aux compagnies aériennes pour qu'elles préservent leurs effectifs, n'ont pas été reconduites. Au delà d'American ou de United Airlines, toute la filière est affectée. Ainsi, Boeing, à court de commandes, licencie des dizaines de milliers de personnes. Dans la distribution, de grandes enseignes, déjà fragiles avant la crise, comme Lord & Taylor, JC Penney ou Modell's Sporting Goods ont déposé leur bilan et risquent de disparaître. Chez Disney, Hilton, WarnerMedia, NBCUniversal, Schlumberger ou Exxon, l'heure est aux réductions massives d'emplois. À lire aussi : Trump est-il le premier président américain à finir son mandat avec moins d'emplois qu'au début? Le redressement de l'économie américaine est donc certes spectaculaire, mais il est encore incomplet et fragile. Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage le confirment. Elles viennent de retomber à 751.000 après avoir atteint un niveau record de 6,9 millions en mars. Pourtant, même à ce niveau-là, on reste encore au-dessus du pic de la « grande récession » de 2007-2009, qui est de 665.000. Pas d'accord sur un plan de soutien En pleine campagne électorale, républicains et démocrates n'ont pas pu s'entendre sur un nouveau plan de soutien aux entreprises et aux particuliers, ce qui assombrit les perspectives pour le quatrième trimestre. Les démocrates, qui ont le vent en poupe, insistent sur un vaste paquet d'au moins 2400 milliards de dollars, alors que les républicains, divisés, ne veulent pas aller au-delà de 650 milliards. Donald Trump, qui même en cas de défaite la semaine prochaine, est encore président au moins jusqu'au 20 janvier, voudrait aller jusqu'à 1800 milliards. La situation pourrait se débloquer après l'élection… » À VOIR AUSSI - Présidentielle américaine: les États où tout va se jouer
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Netflix augmente ses tarifs aux États-Unis - Le Figaro (Fri, 30 Oct 2020)
Cela faisait presque deux ans, que les utilisateurs de Netflix n’avaient pas eu de hausse de tarif. Mais le net ralentissement de la croissance du nombre d’abonnés au troisième trimestre (seulement 2,2 millions contre 26 millions pour les six premiers mois de l’année) a poussé le géant mondial du streaming vidéo à réagir. Depuis jeudi, les abonnés américains ont vu leur facture augmenter de 1 dollar à 14 dollars par mois pour la formule la plus populaire et de 2 dollars à 18 dollars par mois pour la formule premium. Seule l’offre de base reste inchangée à 9 dollars. Avec 73 millions d’abonnés outre-Atlantique chaque hausse de tarifs se traduit par des centaines de millions de dollars de revenus supplémentaires par an. Traditionnellement, les prix des abonnements dans le reste du monde, suivent l’augmentation des prix aux États-Unis. La France n’échappera donc pas à ce mouvement. La concurrence de Disney Avec cette décision, Netflix prend le risque d’augmenter l’écart de prix avec son principal concurrent, la plateforme Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 42% à découvrir. Abonnez-vous : 1€ le premier mois Annulable à tout moment Saisissez votre email Déja abonné ? Connectez-vous
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États-Unis : la Fed élargit son programme de prêts pour toucher plus de petites entreprises - La Tribune (Fri, 30 Oct 2020)
La Banque centrale américaine, la Fed, a de nouveau élargi son programme de prêts aux petites et moyennes entreprises et aux associations, abaissant le montant minimum d'argent pouvant leur être prêté afin de permettre à un plus grand nombre d'en bénéficier, a-t-elle annoncé vendredi. Le montant minimum d'argent prêté est désormais de 100.000 dollars, contre 250.000 auparavant. C'est la troisième fois que la Réserve fédérale élargit ce programme, afin d'apporter un "soutien mieux ciblé à des entreprises plus petites qui emploient des millions de personnes et font face à des baisses continues de revenus en raison de la pandémie", détaille le communiqué. Au départ, l'aide était destinée aux très grandes entreprises Le montant minimum était initialement de 1 million de dollars. Il s'agissait de prêter de l'argent aux entreprises trop grandes pour pouvoir bénéficier des prêts mis en place par l'administration Trump et le Congrès dans le cadre du plan de relance de l'économie américaine. Mais ce programme gouvernemental a pris fin en août, et la Maison Blanche et le Congrès n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un nouveau plan d'aides. Or de nombreux secteurs économiques sont toujours sinistrés, comme l'hôtellerie, la restauration ou le tourisme. Des prêts obligatoirement remboursables La Banque centrale précise avoir, à ce stade, réalisé 400 prêts, pour un total de 3,7 milliards de dollars, dans le cadre de ce programme établi avec le Trésor - le ministère américain de l'Economie. Mais seuls 10% des prêts sont inférieurs à 1 million de dollars. Contrairement aux prêts gouvernementaux, qui pouvaient être transformés en subventions pour les entreprises qui les utilisaient en majorité pour payer les salaires, ceux de la Fed ne peuvent pas être effacés et doivent être remboursés. Suivez La Tribune Partageons les informations économiques, recevez nos newsletters
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Aux États-Unis, un Halloween 2020 sur fond de Covid-19 - Le Point (Fri, 30 Oct 2020)
Certains événements sont maintenus, tandis que le pays a, pour la première fois, franchi la barre des 90 000 cas recensés en 24 heures. Croton-on-Hudson, bourgade tranquille à 60 kilomètres de New York, attire généralement plus de 100 000 touristes pour ses célébrations d'Halloween. Mais cette année, la grande fête américaine des citrouilles et de l'épouvante se déroulera sous haute surveillance, avec des frissons inhabituels pour cause de pandémie et d'élection. La « nuit des sorcières » est une véritable industrie dans cette région de la vallée de la rivière Hudson : les touristes débarquent à Croton et dans la ville voisine de Sleepy Hollow, attirés par « La légende de Sleepy Hollow » – l'histoire d'un instituteur persécuté par une cavalière sans tête, conçue par Washington Irving en 1820. Toutefois, la situation continue de s'emballer dans le pays, en pleine campagne électorale. La première puissance mondiale a enregistré jeudi un nouveau record de cas de Covid-19 en 24 heures, en franchissant pour la première fois la barre des 90 000 nouvelles contaminations, selon un comptage de l'université Johns-Hopkins. Sur la même journée, ce sont précisément 91 290 personnes qui ont été contaminées, alors que 1 021 sont décédées du Covid-19. Les États-Unis recensaient au total jeudi soir 228 625 décès depuis le début de la pandémie, et 8,94 millions de cas. Croton a cependant maintenu son principal événement : « le grand feu des Jack O'Lantern », spectacle son et lumière fait de plus de 7 000 citrouilles sculptées et illuminées, devant la demeure historique de Van Cortlandt Manor. « Je suis si heureuse qu'ils l'aient maintenu cette année. Il y a tant de choses que les enfants ne peuvent pas faire, c'est bien d'avoir une tradition d'Halloween à laquelle ils puissent participer », dit à l'Agence France-Presse Sarah Nocerino, 36 ans, mère de deux filles, qui, chaque année, vient voir ce spectacle. La présidentielle dans toutes les têtes Partout aux États-Unis, Halloween s'annonce très surveillé cette année, l'approche d'une présidentielle particulièrement tendue s'ajoutant à la pandémie. « Savez-vous ce qui est plus inquiétant qu'Halloween ? Que les gens n'aillent pas voter », tweetait récemment la procureure générale du Michigan, la démocrate Dana Nessel, déguisée en sorcière pour l'occasion. Certains déguisements reflètent l'actualité, avec des tenues en forme de bulletin de vote, ou une perruque du vice-président Mike Pence ornée d'une fausse mouche, souvenir de son débat contre sa rivale démocrate Kamala Harris. Mais dans la ville de Salem, dans le Massachusetts – devenue une sorte de capitale des sorcières grâce à ses célèbres procès en sorcellerie des années 1690 –, les autorités ont demandé aux visiteurs d'éviter de venir, par crainte des contaminations. Du Massachusetts à la Californie, de nombreux États ont déconseillé aux enfants d'aller cette année frapper aux portes en quête de sucreries, comme le veut la tradition, sans pour autant vouloir l'interdire. Spectacle virtuel à New York Les Centres de prévention des maladies (CDC) demandent d'éviter ce rituel, tout comme les fêtes costumées. Ils recommandent que bonbons et autres douceurs soient laissés dehors, dans des sachets individuels, à distance de l'entrée des maisons ou des appartements. À New York même, le défilé très festif, qui rassemble chaque année quelque 60 000 personnes, a été remplacé par un spectacle virtuel. Croton-on-Hudson aura malgré tout, samedi, son concours de l'épouvantail le plus effrayant, et son défilé de lutins pour enfants, avec toutes les précautions nécessaires, explique Brian Pugh, maire de cette ville de 8 000 habitants. « Après sept mois de pandémie, l'impact psychologique de la distanciation pèse sur le moral de beaucoup de gens », dit-il, bien décidé à profiter d'un « Halloween effrayant, en toute sécurité. »
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