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Aux États-Unis, les grands patrons gagnent en moyenne 254 fois plus que leurs salariés - Le Figaro (sam., 20 avril 2019)
Le cabinet Equilar révèle que 10% des PDG des entreprises américaines du S&P500 touche un salaire mille fois supérieur à celui d’un employé médian L’année dernière, Elon Musk a gagné 40.668 fois plus que le salaire médian des employés chez Tesla. À l’orée des élections américaines, la question des salaires mirobolants représente un enjeu politique pour les prétendants à la Maison Blanche. Au sein du camp démocrate, l’émergence de candidats situés à gauche de l’échiquier politique, telle que la sénatrice Elizabeth Warren, relance depuis quelques mois le débat sur l’encadrement de la rémunération des grands patrons. » LIRE AUSSI - Ces polémiques autour des parachutes dorés des grands patrons français L’idée d’un encadrement des salaires a émergé au lendemain de la crise financière de 2008. Deux ans plus tard, l’administration d’Obama a mis en place la loi Dodd-Frank, visant à l’époque à réformer le marché financier afin de maîtriser les excès de Wall Street. Puis en 2015, le gendarme des marchés américains, la SEC, a décidé d’imposer aux entreprises américaines la publication du ratio rapportant la rémunération médiane du principal dirigeant à celle de l’employé médian. La réglementation n’est entrée en vigueur qu’en 2018. Onze PDG sur cent touche un salaire mille fois supérieur à celui d’un employé médian En ce mois d’avril, le cabinet Equilar, a dévoilé le classement partiel des écarts salarial entre patron et employés, établie avec les données de 100 sur les 200 plus grandes entreprises du pays. L’autre moitié n’ayant pour l’heure pas encore publié leurs données. En moyenne, les grands patrons ont gagné l’année dernière 254 fois plus que leurs salariés, contre 235 en 2017. Les données du groupe Equilar révèlent que pas moins de onze PDG des plus 100 plus grandes entreprises des États-Unis touchent un salaire mille fois supérieur à celui d’un employé médian. Outre la domination du PDG de Tesla dans le classement, le haut du panier est également occupé par le PDG de ManpowerGroup, une entreprise américaine d’intérim. Aux commandes du groupe depuis 2014, Jonas Prising gagne 2508 fois plus que le salaire d’un employé médian. Mark T. Mondell, le PDG de Jabile Circuit, une entreprise américaine qui fabrique des circuits électroniques, ferme la marche du podium avec une rémunération 2238 fois supérieure qu’un employé médian de son entreprise. Dans le top 10 des écarts salarial les plus conséquents Outre-Atlantique figure également le PDG de Walt Disney, Robert A. Iger, celui de Starbucks, Kevin R. Johnson et le patron de Coca-Cola, James.R Quincey avec respectivement des ratios de 1424, 1049 et 1016. » LIRE AUSSI - Salaire des patrons: faut-il suivre l’exemple de Sénard? Occupant le 100ème rang du classement, l’homme d’affaires Warren Buffett gagne près de sept fois plus que de sa société d’investissement Berkshire Hathaway. Avec une fortune estimée à 85,5 milliards de dollars, Warren Buffet est le troisième homme le plus riche du monde. Petite particularité de celui que l’on surnomme «l’oracle d’Omaha», le salaire du magnat américain s’élève depuis près d’un quart de siècle à 100.000 dollars par an, avec toutefois 189.000 dollars de primes. Ce dernier s’intéressant avant tout à ses plus-values en capital. Les salaires des patrons américains s’envolent Pour la troisième année consécutive, la rémunération médiane des grands patrons américains a continué de croître et a atteint en 2018 12,4 millions de dollars, soit une augmentation de 6% en un an, selon une analyse du «Wall Street journal». Dans le même temps, les données du ministère du travail américain révèlent que la hausse de la rémunération médiane pour l’ensemble des employés fut pour sa part de 3,3%. Dans l’état de l’Oregon, les législateurs ont mis en place un système de taxe afin de retoquer ces grands écarts salariaux dans les entreprises. Ces dernières se retrouvent ainsi contraintes de verser à l’État un supplément de taxe de 10% si leur PDG gagne entre 100 à 250 fois plus que le salaire d’un employé médian. La taxe grimpant à 25% si le ratio est supérieur à 250. Mais si certains experts vantent les mérites de la méthode de calcul de ratio pour évaluer la distribution de richesse au sein de l’entreprise, d’autres font toutefois montre de réticences. Les ratios présentant d’importantes disparités selon les secteurs, puisque certains reposent en outre sur l’emploi de main-d’œuvre à temps partiel.
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États-Unis : l'ambassadeur de France à Washington compare Trump à Louis XIV - Le Point (Fri, 19 Apr 2019)
« Capricieux », « imprévisible », « mal informé »... Dans « The Guardian », Gérard Araud n'a pas mâché ses mots pour dépeindre le président américain. Donald Trump comme Louis XIV, « un vieux roi un peu capricieux, imprévisible et mal informé qui veut malgré tout prendre toutes les décisions » : à l'heure de la retraite, l'ambassadeur de France aux États-Unis, Gérard Araud, dresse un portrait cinglant du président américain. Dans un entretien publié par le quotidien britannique The Guardian vendredi, jour de son départ à la retraite, le désormais ex-diplomate estime que « l'Amérique d'abord » promise par le milliardaire républicain, « c'est l'Amérique seule ». « Ce président et cette administration n'ont pas d'alliés, n'ont pas d'amis », affirme celui qui a auparavant été notamment ambassadeur aux Nations unies et en Israël. Selon lui, l'administration Trump « ne pense pas en termes de coopération multilatérale » et « n'a aucune affection à l'égard des Européens ». « Elle traite les Européens comme elle traite les Chinois », ajoute-t-il, mettant en garde Londres, qui espère négocier un traité commercial avec Washington après le Brexit : « Lorsque les Britanniques viendront pour un accord de libre-échange, il y aura du sang sur les murs et ce sera du sang britannique. » Un ambassadeur sans langue de bois Gérard Araud, 66 ans, est connu pour avoir été un ambassadeur sans langue de bois. Très actif sur Twitter – à l'instar de Donald Trump –, ses réactions à chaud et peu diplomatiques ont souvent suscité de vives polémiques. « Après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s'effondre devant nos yeux. Un vertige », avait-il ainsi tweeté la nuit de la victoire de Donald Trump, en novembre 2016. Un message qui lui a valu d'intenses critiques, bien qu'il l'ait très rapidement effacé. « J'ai eu beaucoup d'ennuis avec ma propre capitale. Malheureusement, avoir raison trop tôt c'est avoir tort », dit-il au Guardian. « Rétrospectivement, bien entendu j'avais raison », assure-t-il. « Mon monde, mon monde de certitudes, était vraiment en train de s'effondrer et nous étions face à une vraie crise, substantielle, dangereuse », poursuit-il. « Je pense que nous entrons dans une nouvelle ère. Mais je ne sais pas comment sera cette ère. » Le successeur de Gérard Araud comme ambassadeur de France aux États-Unis n'a pas encore été nommé, mais le conseiller diplomatique du président Emmanuel Macron, Philippe Étienne, est pressenti.
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Vingt ans après, les adolescents tueurs de Columbine hantent toujours les États-Unis - Le Figaro (Sat, 20 Apr 2019)
Eric Harris et Dylan Kebold exercent toujours une forme de fascination morbide auprès des «Columbiners», passionnés par les auteurs du massacre de Littleton, au cours duquel 13 personnes ont perdu la vie, en 1999. Le 20 avril 1999, Eric Harris et Dylan Kebold, 18 et 17 ans, tuaient douze de leurs camarades et un professeur avant de se suicider dans la bibliothèque du lycée de Littleton, près de Denver (Colorado). La tuerie de Columbine a durablement traumatisé les États-Unis, faisant des alertes de sécurité et autres exercices d’évacuation le quotidien de toute une génération de jeunes Américains. Même vingt ans après, ses deux auteurs exercent toujours une forme de fascination morbide après de certains. Leurs fans sont connus sous le nom de «Columbiners». La plupart connaissent jusqu’aux moindres détails la fusillade et vouent au duo un culte malsain sur Internet. D’autres vont plus loin, cherchant à suivre leur macabre destinée. Vingt ans après le drame, les deux adolescents continuent ainsi de semer la mort derrière eux. » LIRE AUSSI - Un an après, les lycéens de Parkland poursuivent leur combat contre les armes à feu La menace est prise très au sérieux à Littleton. Dans la semaine, le lycée de Columbine et une centaine d’établissements du Colorado ont dû être fermés, une adolescente armée et «fascinée», selon le FBI, par le massacre menaçait de commettre un acte violent. Le lycée est devenu un lieu de pèlerinage pour certains. En 2012, un adolescent de 16 ans, venu sous prétexte d’un article pour le journal de son lycée, sera arrêté quelque temps plus tard dans l’Utah, où il allait reproduire le scénario. Elizabeth Lecron, 23 ans, projetait, elle, de s’en prendre à un bar dans l’Ohio. «Aller au lycée de Columbine était absolument surréaliste. (…) J’ai même eu la chance de me faire repousser par un agent de la sécurité», se réjouissait-elle sur Tumblr après un séjour à Littleton. «La plupart des “Columbiners” ne commettent pas d’attaque» Le psychologue américain Peter Langmann «Faire un pèlerinage sur le site d’une précédente attaque est une forme extrême d’imitation: l’individu veut réellement être au même endroit que son modèle», reconnaît le psychologue américain Peter Langmann, qui s’intéresse à cette question depuis 20 ans. Parkland, Sandy Hook, Virginia Tech… Eric Harris et Dylan Kebold ont, selon lui, exercé une influence plus ou moins directe sur 43 auteurs de fusillades en milieu scolaire, jusqu’en France. L’esprit troublé d’Adam Lanza avait par exemple nourri une véritable obsession autour de Columbine, avant que lui-même ne tue 20 enfants et six enseignants dans l’école primaire de Sandy Hook en 2012. Il avait passé les trois années précédentes à poster des photomontages à la gloire des deux assassins sur un forum dédié à la tuerie. «La plupart des “Columbiners” ne commettent pas d’attaque», relativise toutefois Peter Langmann. «Fangirls» et «copycats» Deux anthropologues finlandais le confirment. Jenni Raitanen et Atte Oksanen se sont intéressés plus largement aux internautes passionnés par les fusillades en milieu scolaire. Dans un article scientifique publié l’an dernier, ils distinguent: les «chercheurs» compilant les détails sur les tueries ; les «fangirls» qui s’entichent des tueurs ; les «Columbiners» focalisés sur la tuerie de Littleton ; les «copycats» cherchant à passer à l’acte. Les membres qui animent cette «sous-culture» en ligne restent peu nombreux. «Lorsque vous êtes dans une communauté comme celle-ci depuis longtemps, ce n’est qu’une question de temps avant que quelqu’un que vous connaissiez, avec qui vous parliez ou même dont vous lisiez seulement les messages tue des gens ou tente de le faire», témoigne l’un des 22 participants de l’étude. Eric Harris et Dylan Kebold en 1998 dans l’album de promotion du lycée de Columbine. Eric Harris et Dylan Kebold en 1998 dans l’album de promotion du lycée de Columbine. Handout Old/REUTERS Aucune des personnes interrogées ne revendique pourtant l’étiquette de «Columbiners», observent les chercheurs. Reste que, à leurs yeux, le massacre de Littleton est la fusillade qui exerce la plus forte attraction auprès de cette communauté. Les auteurs estiment que l’énorme couverture médiatique du drame sert de porte d’entrée à bon nombre d’entre eux. Peter Langmann avance, lui, une autre explication: «Le fait que les gens perçoivent les auteurs de l’attaque comment des enfants harcelés ayant tenu tête à leurs oppresseurs. Ce qui est une méprise totale». Dans les jours qui ont suivi la fusillade, certains médias avaient faussement décrit le duo comme des «gothiques» désirant se venger des «jocks», ces lycéens populaires uniquement intéressés par le sport. Or, les motivations des deux adolescents se sont révélées beaucoup plus complexes. Dans son journal, Eric Harris nourrissait notamment l’espoir d’entrer dans l’histoire comme celui qui a surpassé Timothy McVeigh, alors auteur de l’attentat le plus meurtrier sur le sol américain, en 1995 à Oklahoma City. L’adolescent de Columbine a depuis été pris en exemple par d’autres tueurs qui sont à leur tour venus nourrir cette spirale infernale. Selon le Washington Post , plus de 226.000 Américains ont vécu une fusillade durant leur scolarité depuis le drame de Littleton. À VOIR AUSSI - Port d'arme: du plus restrictif au plus permissif - Regarder sur Figaro Live
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États-Unis: une riche héritière plaide coupable dans un scandale d'esclaves sexuelles - BFMTV.COM (Sat, 20 Apr 2019)
Clare Bronfman, héritière du géant canadien des spiritueux Seagram, a plaidé coupable vendredi dans l'affaire de la secte Nxivm, au sein de laquelle des dizaines de femmes étaient devenues esclaves sexuelles du gourou Keith Raniere, a indiqué le procureur fédéral de Brooklyn. En plaidant coupable d'association de malfaiteurs pour cacher des clandestins et d'usurpation d'identité, la fille du défunt Edgar Bronfman échappe au procès qui doit débuter le 7 mai dans ce dossier, avec Keith Raniere désormais seul au banc des accusés. À 40 ans, Clare Bronfman, est théoriquement passible d'une peine de 25 ans de prison, mais les recommandations prévoient dans son cas une peine d'environ deux ans, a indiqué un porte-parole du procureur. Sa peine devrait être prononcée le 25 juillet. Une secte avec des "esclaves" et des "maîtres" Interpellée en juillet 2018, Clare Bronfman était au conseil d'administration de Nxivm, l'organisation créée par Keith Raniere, accusé d'avoir entretenu durant plusieurs années un cercle de 15 à 20 femmes qui se pliaient à ses désirs sexuels. Il aurait parallèlement créé en 2015 une organisation pyramidale, baptisée "DOS", qui comprenait des "esclaves" et des "maîtres", et dont tous les membres étaient des femmes. Clare Bronfman est soupçonnée, avec sa soeur Sara, d'avoir apporté plus de 100 millions de dollars à Nxivm, basée dans la région d'Albany, dans l'état de New York, grâce à sa fortune familiale. Elle aurait notamment financé des assignations en justice contre ses ennemis présumés, utilisé de fausses identités pour accéder à des données informatiques et aidé Keith Raniere à se servir de la carte de crédit d'une ex-maîtresse défunte. Allison Mack sur le banc des accusés Mis à part Keith Raniere, arrêté en mars 2018, les cinq autres inculpés dans ce scandale ont désormais tous plaidé coupable. Kathy Russell, accusée d'être la comptable de l'organisation, devait également plaider coupable vendredi. L'actrice Allison Mack, l'un des personnages principaux de la série Smallville et autre "vedette" de ce dossier, avait elle plaidé coupable le 8 avril de deux chefs d'accusation, sur les sept dont elle était accusée, pour extorsion et association de malfaiteurs, après la co-fondatrice de Nxivm, Nancy Salzman, en mars. La chaîne HBO (Game of Thrones) a annoncé jeudi qu'elle allait produire une série documentaire sur ce scandale.
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Le 12-14 | États-Unis : des grizzlis se bagarrent - Le Dauphiné Libéré (Sat, 20 Apr 2019)
Publié le 20/04/2019 à 13:30 |Mis à jour il y a environ 1 heures | [embedded content] De jeunes grizzlis s'affrontent. Ils sont souvent issus d'une même fratrie. Ils se bagarrent pour "amuser la galerie". Mais ils ne sont pas à l'abri d'un mauvais coup de griffes ou de dents. Ces bagarres les entraînent pour de futurs combats afin de marquer son territoire ou une femelle.
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États-Unis : les parents de la "Maison de l'horreur" condamnés à la perpétuité - RTL.fr (Fri, 19 Apr 2019)
Un grand ouf de soulagement pour des enfants qui se sont fait voler leur jeunesse. Les parents tortionnaires de la "maison de l'horreur" aux États-Unis ont été condamnés ce vendredi 19 avril à la réclusion à perpétuité avec une peine de sûreté de 25 ans, pour avoir infligé des tortures à douze de leurs treize enfants pendant des années, en Californie.  David Turpin, 57 ans, et son épouse Louise, 50 ans, avaient plaidé coupable en février dernier de 14 chefs d'accusation, dont torture ou séquestration, dans cette affaire qui a glacé l'Amérique.  "Mes parents m'ont volé ma vie, mais je l'ai récupérée", a déclaré une de leurs filles avant le prononcé de la sentence. "Ça a été dur, mais ça m'a rendue plus forte", a-t-elle ajouté.  "Je ne peux pas décrire ce que nous avons traversé en grandissant", a dit un de ses frères. "Parfois, j'ai encore des cauchemars liés à cette période, avec mes sœurs enchaînées par exemple. Mais c'est du passé et j'aime mes parents et je leur pardonne", a-t-il ajouté. En pleurs, les parents leur ont présenté des excuses, assurant avoir été animés par de "bonnes intentions". "Je ne comptais pas leur faire de mal", a déclaré David Turpin, tandis que sa femme soulignait son amour pour chacun de ses 13 enfants, aujourd'hui âgés de 3 à 30 ans. Des enfants enchaînés à leur lit Pendant des années, le couple avait maintenu ses enfants captifs à leur domicile, rebaptisé "la maison de l'horreur" par les médias américains, situé dans la petite ville de Perris, à une centaine de kilomètres à l'est de Los Angeles.  L'alerte avait été donnée en janvier 2018 par l'une des filles qui, après deux ans de préparatifs, avait échappé à leur surveillance. À leur arrivée, les policiers avaient retrouvé certains des enfants enchaînés à leur lit. Tous, sauf la plus jeune, étaient dans des conditions d'extrême saleté et de malnutrition sévère.  Déscolarisés, les enfants n'avaient droit qu'à un bain par an et étaient censés dormir 20 heures par jour selon le programme établi par leurs parents. Lorsqu'elles n'étaient pas enchaînées, les victimes étaient entravées dans différentes chambres et n'étaient pas autorisées à jouer. Plusieurs souffrent de lésions et déficiences liées à ces privations.  La rédaction vous recommande Lire la suite
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États-Unis: le rapport Mueller exonère-t-il à ce point Donald Trump? - RFI (Fri, 19 Apr 2019)
Avec notre correspondant aux États-Unis,  Éric de Salve Depuis jeudi, le président américain affiche très ouvertement sa satisfaction. « C’est un bon jour pour moi », a-t-il d'ailleurs jubilé sur les réseaux sociaux. Mais Robert Mueller est beaucoup moins catégorique ; son rapport a d'ailleurs conduit à 34 inculpations, dont six dans l’entourage très proche du président. Même si le procureur spécial n'a pas trouvé de preuve de collusion entre son équipe de campagne et la Russie, il confirme de nombreuses rencontres entre son cercle rapproché et de douteux intermédiaires russes. En pleine campagne, en juin 2016, Donald Trump Jr. rencontre ainsi à la Trump Tower un Russe qui lui promet des données compromettantes sur Hillary Clinton. Ces données « sales » ne seront finalement pas communiquées, mais un mois plus tard, les services de renseignement russes piratent les emails du Parti démocrate et les transmettent pour diffusion au site WikiLeaks. C’est sans doute ce genre de contacts qui inquiétaient Donald Trump au début de l’enquête russe. Le rapport raconte sa colère quand son ex-ministre de la Justice, Jeff Session, lui a appris la nomination de Robert Mueller. « Comment as-tu pu laisser faire ça, Jeff ? », aurait demandé M. Trump, ajoutant : « Mon Dieu, c'est terrible. C’est la fin de ma présidence, je suis foutu. » Dans son rapport, le procureur spécial Robert Mueller ne blanchit pas totalement Donald Trump sur un point : l'obstruction à la justice. « Même si ce rapport ne conclut pas que le président a commis un crime, il ne l’exonère pas non plus », écrit-il. Le texte fait la liste de 10 incidents d’obstruction dans lesquels Donald Trump est directement impliqué. Les démocrates désormais face à un choix politique Inquiet pour son mandat, le président a notamment ordonné à son administration de limoger Robert Mueller. Mais l'avocat de la Maison Blanche a refusé de le faire. Selon le rapport, il lui a ensuite demandé de mentir à la presse. Sur ces entraves à la justice, Robert Mueller semble renvoyer la balle au Congrès qui, dit-il, « dispose du pouvoir d’empêcher le président d'exercer son pouvoir de façon corrompue ». « Clairement, sur la partie obstruction, les démocrates ont plus que ce qu'ils ne pensaient », constate Corentin Sellin, professeur agrégé d'histoire et spécialiste des États-Unis. Selon ce dernier, l'opposition dispose en effet « des éléments pour éventuellement poursuivre les enquêtes au Parlement, au Congrès, à la Chambre où ils détiennent la majorité, voire songer à un "impeachment" pour destituer le président [...] Les faits d'entrave sont bien là, dans le rapport. » « Certes, Mueller n’est pas allé jusqu’à la poursuite. Mais, en même temps, il dit que ce président a quand même fait des choses qui peuvent s’apparenter à des délits, fait remarquer M. Sellin. Donc, il y a peut-être une marge pour les démocrates et cela va être un choix à faire pour eux. » « Est-ce qu’ils se contentent de continuer les enquêtes, de pousser les feux avec des enquêtes parlementaires, ou vont-ils jusqu’à l’impeachment qui, il faut le rappeler, serait une impasse politique, puisque le Sénat est à majorité républicaine ? » Politiquement, estime l'historien, « ce serait sans doute suicidaire ». ► À lire aussi : Le rapport Mueller sur l'enquête russe rendu public
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La gauche religieuse est-elle en train de renaître aux États-Unis ? - Journal La Croix (Fri, 19 Apr 2019)
C’est la nouvelle coqueluche des médias. À 37 ans, Pete Buttigieg, maire de South Berm, une ville moyenne de l’Indiana, est le premier homosexuel déclaré – et marié dans son église épiscopalienne avec un homme – à se lancer dans la course pour l’investiture démocrate de 2020. Surtout, il n’hésite pas à souligner à quel point sa « foi chrétienne » inspire son action politique. Sera-t-il capable de « rendre le christianisme à nouveau progressiste », selon la formule de David Mislin, historien du protestantisme aux États-Unis ? C’est en tout cas ce que semblent croire plusieurs observateurs, alors que la droite évangélique conservatrice a constitué une base déterminante dans l’élection de Donald Trump, en 2016. Et que cette droite chrétienne semble aujourd’hui avoir le quasi-monopole des prises de position religieuses dans le pays. Aux États-Unis, une génération d’évangéliques le cœur à gauche Les propos de Pete Buttisgieg sur sa foi, dans un parti où la tradition est celle d’une plus grande discrétion sur les questions religieuses par rapport aux Républicains, ont de quoi surprendre. Ainsi, interrogé sur CNN fin mars sur son moteur politique, l’étoile montante des démocrates n’a pas hésité à répondre qu’il était inspiré par « l’image du Christ comme le divin venant sur terre comme un serviteur » mais aussi par sa « communauté », par sa « foi » et par ses proches, dont son mari, épousé quelques mois plus tôt dans la cathédrale de South Berm. « Tout cela vous aide à garder les pieds sur terre », déclarait-il simplement. Une approche chrétienne inclusive et sociale Le 12 avril, dans un meeting devant une organisation LGBT, Pete Buttigieg s’en est pris au vice-président républicain Mike Pence, lui aussi originaire de l’Indiana et, tout comme lui, baptisé catholique avant d’avoir rejoint une autre Église chrétienne. « Si le fait que je sois gay est un choix, c’est un choix qui vient de très très haut, a-t-il déclaré. Et c’est cela que je voudrais que les Mike Pence du monde entier comprennent : si vous avez un problème avec ce que je suis, votre problème ne me concerne pas. Votre différend est avec mon créateur. » Une approche chrétienne inclusive et sociale, à l’opposé de la vision chrétienne des Républicains. Deux jours plus tard, Pete Buttigieg annonçait sa candidature pour l’investiture de son parti en vue de l’élection présidentielle de 2020. « Dans une campagne, rien n’est jamais fortuit. Pete Buttigieg est très conscient des enjeux qu’il y a dans la façon d’orienter le récit à son sujet, car il a étudié cela à Harvard. S’il met sa foi en avant, cela fait partie de sa stratégie politique, ce qui ne l’empêche pas d’être tout à fait sincère », souligne Lauric Henneton, maître de conférences à l’université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines et spécialiste de la religion aux Etats-Unis. Cette insistance sur sa croyance religieuse s’inscrit dans une filiation « ancienne », rappelle par ailleurs le chercheur, celle du mouvement de l’Evangile social de la fin du XIXe, début du XXe siècle, qui a particulièrement prospéré dans les grandes villes mais aussi dans les villes moyennes du Midwest… d’où provient justement Pete Buttegieg. « La réémergence de la gauche religieuse ne date pas d’hier » « La réémergence de la gauche religieuse ne date pas d’hier, même si cela n’a jamais vraiment pris, relève encore Lauric Henneton. Hillary Clinton et Barack Obama ont eux aussi évoqué leur foi car la variable religieuse est toujours à prendre en compte dans une élection américaine. En 2004, l’incapacité du catholique John Kerry à parler de sa foi pendant la campagne contre Bush l’avait desservi. Mais ce qui interpelle, c’est que cette question soit présente aussi tôt dans la campagne ». Barack Obama n’a jamais caché ses convictions religieuses Autre point d’intérêt, le fait que d’autres figures démocrates de premier plan aient aussi parlé ouvertement de leur foi, comme le sénateur du New Jersey Cory Booker, par exemple, de confession méthodiste. Récemment, la jeune élue démocrate au Congrès Alexandria Ocasio-Cortez avait elle aussi mis en avant l’importance de sa foi catholique dans sa vision de la justice. Le cas de Buttigieg n’est donc pas isolé. « Cette façon très décomplexée de parler de sa foi au sein d’un parti qui, traditionnellement, est beaucoup plus discret sur le sujet est assez nouvelle, analyse Lauric Henneton. Entre la droite religieuse et la gauche religieuse, la principale différence a longtemps été la visibilité ». Pourquoi ce changement de cap ? « Donald Trump a réussi à convaincre des habitants du Middle West qui avaient par le passé voté Obama et sont affiliés à l’Église catholique ou aux Églises protestantes dites mainline, décrit le spécialiste. Il s’agit, notamment, de reconquérir ces électeurs sensibles à la question religieuse ».
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États-Unis : la course au candidat démocrate - ARTE Journal (Thu, 18 Apr 2019)
Aux États-Unis la bataille pour l'investiture démocrate à l’élection présidentielle est lancée. À vingt mois de la compétition, c'est un record historique. Une vingtaine de candidats sont en lice, dont de nombreuses femmes. Des thématiques jusqu'ici défendues par l'aile gauche du mouvement, comme la couverture santé universelle, sont aujourd’hui au cœur du programme d'une majorité de candidats démocrates. Et elles séduisent de nouveaux jeunes électeurs.
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