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Les États-Unis s'attendent cette semaine à un «Pearl Harbor sanitaire» - Le Figaro (lun., 06 avril 2020)
Malgré la gravité de la situation dans de nombreux États, Washington s’en tient à des recommandations. Par Des travailleurs de santé de l’hôpital Wyckoff de Brooklyn, transportent les corps de malades du Covid-19 vers une morgue, dimanche à New York. Des travailleurs de santé de l’hôpital Wyckoff de Brooklyn, transportent les corps de malades du Covid-19 vers une morgue, dimanche à New York. ANDREW KELLY/REUTERS Correspondant à Washington Les États-Unis se préparent à subir une hausse importante des victimes de l’épidémie de Covid-19. Alors que le nombre de morts répertoriés sur leur territoire devait dépasser lundi la dizaine de milliers, les déclarations des autorités sanitaires n’ont laissé planer aucune ambiguïté: le pire est à venir. «Il est tragiquement approprié que nous en parlions au début de la semaine sainte, car très franchement cela va être la semaine la plus dure et la plus triste de la vie de la plupart des Américains», a déclaré le chirurgien général, le vice-amiral Jerome Adams, à la chaîne Fox News. Afin de souligner la gravité du moment, l’officier qui dirige ce service de santé fédéral l’a comparé à d’autres tragédies nationales: «Ce sera notre Pearl Harbor, notre 11 Septembre, mais il ne sera pas localisé. Cela va se produire dans tout le pays. Et je veux que l’Amérique comprenne cela.» L’analogie avec ces deux attaques surprises est discutable. La progression de l’épidémie aux Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 85% à découvrir. Abonnez-vous : 1€ le premier mois annulable à tout moment
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Coronavirus aux États-Unis : pourquoi Donald Trump mise tant sur la chloroquine - RTL.fr (Tue, 07 Apr 2020)
L’un des plus fervents avocats de la chloroquine, c’est le président Trump. Le président américain en parle presque tous les jours, et cite régulièrement les essais menés en France. Il est même de plus en plus insistant. On espère tous que cela permettra de sauver des vies, mais lui y voit aussi un intérêt politique.  Il aimerait que la chloroquine soit ce qu’on appelle en anglais une silver bullet, une balle de pistolet d’argent, quelque chose qui ferait instantanément éclater cette crise sanitaire, la crise économique qu’elle engendre, et même la crise politique, ou en tout cas la situation délicate dans laquelle il se trouve, puisqu'on est à 7 mois de l’élection ici, et qu’il ne peut plus faire campagne. Et assez habilement il a fait de la chloroquine un argument de campagne.  En coulisses, à la Maison Blanche, il y a des tensions entre les scientifiques, les experts de la crise sanitaire, et les conseillers économiques et politiques du président, pressés que l’activité économique reparte, que la crise s’estompe, et qui donc s’accrochent à la chloroquine comme la seule chance que ça aille vite.  Le chef de l'agence sanitaire reste prudent Ils sont soutenus par des relais très puissants, qui ont beaucoup d’influence sur le président, les animateurs de FOX News, qui consacrent une bonne partie de leurs émissions à la chloroquine. Une animatrice de FOX News est allée à la Maison Blanche vendredi pour défendre la chloroquine auprès du président : elle est venue avec deux médecins invités réguliers de son émission, et le président avait convié le chef de l’agence sanitaire qui a approuvé l’utilisation de la chloroquine ici dans certains cas, mais reste prudent sur une généralisation. Comme tous les scientifiques autour du président qui préfèrent d’attendre les résultats. Quand l’un d’entre eux eux est interrogé lors du point presse quotidien à ce sujet,  le président l'empêche de répondre. Il veut être le seul en parler, parce que lui répète le même message sur la chloroquine : "Qu’est ce que vous avez à perdre à en prendre, qu’est ce que vous avez à perdre ?". Même si médicalement, on ne sait pas encore si le président a raison de défendre avec autant de foi la chloroquine, lui sent que c’est son intérêt politique. Donald Trump, "cheerleader" de la nation D’abord parce que cela lui permet de porter un message d’espoir dans cette épisode très sombre, il le dit lui même, il vend de l’aspiration. Il a dit l’autre jour qu’il se voit comme le cheerleader de la nation. Cheerleader, c’est le mot américain pour les pom-pom girls. C’est son caractère, son instinct, mais il y a aussi une part de calcul politique. Il n’est pas certain que la chloroquine va être le remède miracle, il le dit lui-même, mais même si c’est seulement 1 chance sur 10, 1 chance sur 5, il veut la prendre, car si ça marche, il pourra triompher, en clamant, "vous voyez, j’avais raison, et pas les scientifiques, les élites" si vous voulez. Car c’est avec ce message peuple contre élites qu’il a été élu. La rédaction vous recommande Lire la suite
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Coronavirus: aux États-Unis, la situation en Louisiane particulièrement tendue - RFI (Tue, 07 Apr 2020)
Publié le : 07/04/2020 - 11:34 La Louisiane est devenue l'un des points névralgiques de la crise sanitaire aux États-Unis. Cet État du Sud compte plus de 13 000 personnes infectées par le Covid-19 et franchira dans les prochaines heures le cap des 500 décès. Son gouverneur, le démocrate John Bel Edwards, a prévenu ce week-end qu'au cours de cette semaine, la Louisiane sera en manque de respirateurs.  Publicité Lire la suite Au cœur du quartier historique de la Nouvelle-Orléans, ville particulièrement touchée, les rues sont désertes. Depuis le 20 mars, les commerces sont fermés, les touristes ont disparu et les habitants restent chez eux. Et pourtant, la mortalité due au virus est particulièrement élevée ici. « On a beaucoup de population pauvre, et qui dit pauvreté dit problèmes de santé, obésité, diabète... des conditions dont on sait qu’elles sont associées avec une plus forte mortalité », nous explique Julie Hernandez, professeur à l'école de santé publique à l'Université de Tulane, jointe par Stefanie Schuler.  « On attaque les semaines les plus dures » C'est la raison pour laquelle les autorités de la ville sont en train de transformer le centre des congrès ainsi que l'un des grands hôtels de la ville en hôpitaux de campagne. « Il y a 70 patients qui doivent arriver au Centre des congrès aujourd’hui. Il est probable que les patients de Louisiane seront acheminés vers la Nouvelle-Orléans pour des raisons de centralisation des systèmes de soins et de la logistique », poursuit Julie Hernandez.  « On tournera autour de 9000 lits, en dehors du système hospitalier régulier de la ville. Pour la Nouvelle-Orléans, on attaque les semaines les plus dures et voir le Centre des congrès transformé en hôpital de fortune 15 ans après, c’est difficile. » En août 2005 des milliers d'habitants défavorisés de la Nouvelle-Orléans s'étaient réfugiés dans ce même centre des congrès après le passage de l'ouragan dévastateur Katrina.  Comment expliquer la hausse du nombre de cas en Louisiane ? Le démocrate John Bel Edwards, le gouverneur démocrate de la Louisiane a mis en place très tôt des programmes de dépistage. « Et premier principe de la surveillance, c’est que si on ne cherche pas, on ne trouve pas, rappelle Julie Hernandez. Et nous, on a cherché de bonne heure, donc effectivement, on a trouvé plus de cas plus rapidement que des endroits où il n’y a pas encore eu de dépistages massifs ». Pour ce professeur à l'école de santé publique à l'Université de Tulane, l’évolution du nombre de cas n’a de sens que si l’on peut mesurer la progression de manière assez régulière. « Si vous regardez par exemple les chiffes de Louisiane à l’heure actuelle, on a eu un saut monstrueux il y a quelques jours, qui n’est pas dû à une apparition de nouveaux cas, qui est due au fait qu’il y avait un engorgement au niveau du laboratoire qui procède aux tests. Une fois que tous ces tests ont été analysés, le nombre de cas positifs, parce qu’on a mesuré beaucoup plus d’un coup, a sauté d’un coup. »  Aux États-Unis, il y a un enchevêtrement du public, du privé, de l’État et de la ville conclut Julie Hernandez: « Ce qui fait qu’on a du mal à avoir une réelle clarté. Comme on a un manque total de leadership au sommet, cela ne facilite pas la compréhension des chiffres que l’on voit. » ►À écouter: [Podcast original] Coronavirus: chronique d'une catastrophe annoncée aux États-Unis
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Attribution des coupes du monde : des inculpations aux États-Unis - Le Point (Tue, 07 Apr 2020)
Un tribunal de New York a inculpé trois nouveaux individus, dont l'ancien président de la Concacaf qui aurait reçu 5 millions de dollars. Pour la première fois, la justice d'un pays affirme que les votes qui ont permis d'attribuer les éditions 2018 et 2022 de la Coupe du monde de football à la Russie et au Qatar ont été entachés d'irrégularité. Un tribunal de Brooklyn, à New York, aux États-Unis, a publié lundi 6 avril un acte d'accusation qui affirme que des dirigeants de la Fifa ont reçu des pots-de-vin en échange de leurs votes pour ces deux pays. Selon le document, trois nouveaux individus ainsi qu'une société sont inculpés, dont Jack Warner, l'ancien président de la Concacaf, la fédération de football d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes, qui a reçu 5 millions de dollars pour voter en faveur de la Russie. Cette dernière a été officiellement désignée le 2 décembre 2010. Toujours selon le procureur de Brooklyn, Richard Donoghue, le versement aurait été effectué par l'intermédiaire d'un réseau complexe de sociétés-écrans. Outre Jack Warner, qui était, à l'époque, vice-président de la Fifa, le document cite également Rafael Salguero, ancien président de la Fédération guatémaltèque de football et ex-membre du comité exécutif de la Fifa. Selon l'acte d'accusation, le dirigeant se serait vu promettre un million de dollars en échange de son soutien à la candidature russe lors du vote décisif. Des enquêtes dans plusieurs pays Dans le cadre de l'attribution de la Coupe du monde 2022, le document affirme également que plusieurs dirigeants ont reçu des enveloppes pour acheter leur voix. Il cite l'ancien président de la Fédération brésilienne de football (CBF) Ricardo Teixeira et l'ex-président de la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) Nicolas Leoz, décédé en août 2019. Les services du procureur fédéral de Brooklyn ne donnent aucune indication sur l'origine de ces versements. Des enquêtes et informations judiciaires ont été ouvertes dans plusieurs pays sur des soupçons de corruption lors de l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022. Quelque 45 personnes physiques et morales ont été inculpées à ce jour par la justice américaine dans l'affaire dite Fifagate. À ce jour, 26 accusés ont plaidé coupable, ainsi que 4 personnes physiques. Deux autres personnes, qui avaient plaidé non coupable, ont été condamnées à l'issue d'un procès.
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Coronavirus: Boeing ne produit plus d'avions civils aux États-Unis - Le Figaro (Mon, 06 Apr 2020)
En attendant une potentielle aide du Trésor d'au moins 60 milliards de dollars, Boeing a mis en place un plan de départs volontaires. Par Le Figaro avec AFP Boeing va suspendre la production de son long-courrier 787 «Dreamliner». Boeing va suspendre la production de son long-courrier 787 «Dreamliner». Alwyn Scott / REUTERS Boeing a annoncé lundi suspendre la production de son long-courrier 787 «Dreamliner» dans l'État de Caroline du Sud, ce qui marque la mise à l'arrêt de toutes les usines d'assemblage d'avions civils du constructeur aux États-Unis. Ce site, le dernier produisant encore des avions commerciaux, sera fermé temporairement à partir du 8 avril pour une durée indéterminée, indique Boeing. La décision vise à s'aligner sur les mesures de confinement prises par les autorités de cet État pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus, explique le constructeur aéronautique. L'emploi menacé «Cela fait partie de nos engagements de donner la priorité à la santé et la sécurité de nos salariés tout en évaluant la propagation du virus dans l'État et son impact sur notre chaîne d'approvisionnement et le programme 787», souligne Brad Zaback, le responsable de ce programme, cité dans le communiqué. Les employés affectés et ne pouvant travailler à distance continueront à être payés pendant 10 jours et devront choisir par la suite entre des prestations proposées par Boeing dans des situations d'urgence ou demander à bénéficier des indemnités chômage pour les situations d'urgence. Boeing, qui emploie plus de 161.000 personnes dont une grande majorité aux États-Unis, avait déjà annoncé la veille prolonger pour une durée indéterminée la suspension de l'activité dans ses usines de l'État de Washington. Jusqu'à présent, l'usine de Caroline du Sud avait été épargnée. Le constructeur aéronautique est parallèlement en discussion avec le Trésor pour une aide d'au moins 60 milliards de dollars qu'il demande pour lui et ses 17.000 fournisseurs. En attendant, Boeing a mis en place un plan de départs volontaires, sans donner d'autre détail. Son action, qui a dégringolé en Bourse, évolue désormais en montagnes russes, au gré des nouvelles sur l'avancée des négociations avec le gouvernement fédéral. À voir aussi - Pourquoi les Boeing 737 Max se crashent
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États-Unis: vers une crise sociale et économique comparable à celle de 1929 - Vatican News (Tue, 07 Apr 2020)
Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican Le confinement de la première puissance économique de la planète va engendrer un choc économique et social sans précédent. Le chômage, à 3% avant l’irruption de la pandémie, promet d’atteindre les 30 % pendant la crise, avance la politologue Nicole Bacharan, chercheuse associée à Sciences Po. De fait, en une semaine, 6,6 millions de nouvelles personnes se sont inscrites au chômage la dernière semaine de mars aux Etats-Unis, a annoncé le département du Travail. Le double de la semaine précédente - 3,3 millions d’inscriptions entre le 14 et le 21 mars (contre 282 000 la semaine d’avant).   Les faillites d’entreprises vont se succéder, et le colossal plan de stabilisation de Donald Trump à 2 000 milliards de dollars «ne suffira pas» selon elle.  Dans ce contexte,  le système de santé américain soumis «à un stress extrême» révèle au grand jour tous ses dysfonctionnements. Le bilan quotidien des victimes bat en effet des records jour après jour.  Nicole Bacharan , politologue franco-américaine, chercheuse à Sciences Po, décrypte les conséquences mondiales d’un effondrement américain, et compare la gravité de la crise à celle de 1929.   Entretien avec Nicole Bacharan
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États-Unis, Asie, Europe : le match de l'école à la maison - Le Point (Tue, 07 Apr 2020)
Face au coronavirus, les établissements scolaires de 165 pays ont dû fermer et les professeurs s'organiser pour faire cours à distance. Mention très bien pour l'Asie. Ce matin, comme tous les élèves américains, Louis, 8 ans, s'est levé de sa chaise, a posé la main sur son cœur, et a prêté allégeance au drapeau. Dans les écoles publiques, le rituel est immuable. À ceci près que, depuis le confinement, il s'effectue à domicile. Et que c'est par une courte vidéo envoyée à chacun pour expliquer le programme de la journée que la maîtresse du garçon débute la journée d'enseignement. « Cette présence quotidienne et ce rituel très à l'américaine, ainsi qu'une visioconférence deux fois par semaine avec la classe, où la maîtresse prend le temps de parler avec tous... Article réservé aux abonnés
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