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États-Unis : «Surtout, ne prenez pas Trump pour un dingue» - Le Parisien (dim., 19 janv. 2020)
Guillaume Debré, journaliste à TF 1, auteur de « Je twitte donc je suis, l'art de gouverner selon Donald Trump » (à paraître mercredi chez Fayard) « Ni ses 13 000 tweets, ni sa rhétorique outrancière, ni même ses frappes militaires intempestives ou son procès en destitution ne le prouvent. Bien au contraire ! Ce président hors norme n'est ni une anomalie ni un contresens de l'histoire. Ceux qui le croient se trompent. Il n'est que le reflet de la crispation sociale et de la dérive plébiscitaire de la démocratie américaine. Face à la mollesse idéologique d'une élite politique hors sol, face à un exercice du pouvoir devenu incompréhensible et face à une mondialisation anxiogène, Trump s'est imposé comme un remède à la crise de confiance que traverse l'Amérique. En affichant haut et fort un protectionnisme économique, en revendiquant une forte dose de nationalisme politique, en exhibant un exercice du pouvoir musclé et machiste, Trump a réussi à formuler une nouvelle proposition électorale. A grand renfort de tweets et de réflexions outrancières, Trump a réussi l'incroyable pari de rassembler derrière lui les victimes du libéralisme économique et les déçus du progressisme politique. Aucun président n'y était parvenu avant lui. Newsletter - L'essentiel de l'actu Chaque matin, l'actualité vue par Le Parisien Je M'inscris En développant une métanarration nationaliste à fort potentiel de mobilisation, il a actionné de profonds réflexes identitaires et déplacé le centre de gravité du débat vers un enjeu quasi existentiel : le combat pour sauver l'âme de l'Amérique, incarné dans ses slogans : Make America Great Again et maintenant Keep America Great. Sa puissance électorale − et sa résistance aux scandales qui ont miné son administration − vient du fait que Trump a sciemment glissé hors du champ politique traditionnel. A ses électeurs, il ne promet pas le progrès, mais la victoire de l'Amérique dans la bataille pour sa survie. Bien sûr, le trumpisme est trop fluide pour prétendre au rang d'orthodoxie politique. Il n'est ni une idéologie cohérente ni une doctrine sociopolitique structurée autour d'un système de valeurs clairement défini. Ce mouvement, centré autour de la personnalité truculente de Donald Trump, ne lui survivra probablement jamais en tant que tel. Mais il reflète le besoin d'une partie de l'électorat d'une offre politique simpliste, abrasive et rugueuse. Un besoin qui a déjà émergé dans d'autres démocraties : en Inde (Narendra Modi), en Grande-Bretagne (Boris Johnson), en Italie (Matteo Salvini) et peut-être demain en France. Pour les Etats-Unis, le coût du succès politique de Trump est gigantesque : il a accéléré la polarisation du pays, la dérive identitaire et acté la fin de la civilité des débats publics. Son mépris affiché et assumé pour les institutions reflète l'inquiétante dérive plébiscitaire de la démocratie américaine. Par ses déclarations hautement inflammables, Trump a approfondi les divisions de son pays. Appartenance religieuse, inclination sexuelle, égalité des genres, discrimination positive, avortement, immigration : sur tous ces sujets, Trump n'a eu de cesse d'attiser les flammes de la discorde, comme s'il cherchait à creuser les lignes de fracture de la société américaine. Mais grâce à cette outrancière rhétorique, ce président insurrectionnel a réussi à incarner la colère d'une partie de l'électorat… depuis le bureau ovale ! Il a ainsi mis Washington − et tous les démocrates − sur le banc des accusés. Trump a inversé la relation de dépendance électorale. Ses partisans ne le soutiennent pas parce qu'ils pensent que Trump est de leur côté, mais parce qu'ils se définissent comme devant être à ses côtés ! C'est pour cette raison qu'il a de grandes chances d'être réélu. »
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États-Unis. Avant le procès en destitution de Trump, les deux camps fourbissent leurs armes - Ouest-France (Sun, 19 Jan 2020)
La bataille du procès historique en destitution de Donald Trump est lancée à deux jours de l’ouverture des débats au Sénat, avec les premiers argumentaires juridiques des deux camps et de vifs échanges entre républicains et démocrates dimanche dans les médias américains. Plutôt discret ces derniers jours, le 45e président des États-Unis, qui est seulement le troisième dans l’histoire du pays à subir d’affront d’un tel procès, a affiché un certain optimisme, conscient que les républicains, majoritaires au Sénat, devraient faire bloc pour lui garantir un acquittement. « Je n’ai jamais vu un Parti républicain aussi fort et uni qu’actuellement », a-t-il écrit dimanche sur Twitter. I have never seen the Republican Party as Strong and as Unified as it is right now. Thank you! — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) January 19, 2020 La veille, son équipe légale avait soumis sa première « réponse » à l’acte d’accusation pour abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès. Dans ce texte, les principaux avocats du milliardaire new-yorkais, Jay Sekulow et Pat Cipollone, dénoncent « une dangereuse attaque contre le droit des Américains à choisir librement leur président ». L’affaire a éclaté en septembre, quand un lanceur d’alerte a attiré l’attention sur un coup de fil au cours duquel Donald Trump avait demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky d’enquêter sur son potentiel adversaire démocrate à la présidentielle de novembre, Joe Biden. La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, a mené l’enquête et inculpé en décembre l’ex-magnat de l’immobilier d’avoir exercé un chantage sur le président ukrainien, en conditionnant une invitation à la Maison Blanche et une aide militaire cruciale à l’annonce d’une telle enquête. « L’acte d’accusation est constitutionnellement irrecevable » et « ne comporte aucun crime ou violation de la loi », répondent les avocats du président. « Position absurde » Ils nient en outre les faits qui lui sont reprochés, arguant que Donald Trump a finalement rencontré Volodymyr Zelensky en septembre à l’ONU et que l’aide militaire a été débloquée -- même si entre-temps, le scandale avait éclaté. Recruté par l’équipe présidentielle à grand renfort de communication, le constitutionnaliste Alan Dershowitz a lui avancé une autre ligne de défense : même s’il était démontré que le locataire de la Maison Blanche avait bien tenté d’imposer un tel donnant-donnant à Kiev, ce ne serait pas un crime. « L’abus de pouvoir n’est pas un motif constitutionnel d’impeachment », a-t-il martelé dimanche sur la chaîne ABC. « C’est tellement vague que la moitié des présidents américains, d’Adams à Jefferson, de Lincoln à Roosevelt, ont été accusés par leurs ennemis politiques d’abuser de leur pouvoir. » L’élu démocrate Adam Schiff, qui sera le procureur général au Sénat, a aussitôt ironisé sur cette « seule nouveauté dans la défense du président », dictée selon lui par le fait que ses avocats « ne peuvent pas contester les faits ». « Si l’on suit la logique de cette position absurde, le président pourrait donner l’État de l’Alaska », a-t-il poursuivi sur ABC, estimant que l’abus de pouvoir était « au cœur de ce que les pères de la Constitution considéraient passible de destitution ». Dans leur argumentaire écrit soumis samedi, les démocrates de la Chambre appellent le Sénat à « éliminer la menace que le président fait peser sur la sécurité nationale ». Avec ou sans témoins ? Un autre bras de fer est engagé sur la durée et le déroulement du procès, qui s’est formellement ouvert jeudi mais entrera mardi dans le vif du sujet. L’opposition réclame la convocation de quatre témoins-clés, dont le chef de cabinet de la Maison Blanche Mick Mulvaney et l’ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton. En face, le chef des républicains au Sénat Mitch McConnell, qui assume d’être en « totale coordination » avec la présidence, semble vouloir expédier le procès sans témoins, si possible en deux semaines. Avec 53 sénateurs-jurés sur 100, les républicains devraient non seulement acquitter leur président, mais ils sont aussi théoriquement en mesure de remporter toutes les batailles de procédure, même si une poignée de conservateurs sont courtisés par les démocrates pour qu’ils accèdent à leur demande de témoins. Un procès sans témoins ni documents « serait un simulacre de procès », a protesté Adam Schiff. « Je veux que ce procès soit fini aussi rapidement que possible », a rétorqué sur la chaîne Fox News le sénateur conservateur Lindsey Graham, proche de Donald Trump. « Je veux que le peuple des États-Unis choisisse le prochain président, pas un tribunal d’impeachment. » Interrogé sur les attentes de Donald Trump, il a répondu : « Il espère pouvoir prononcer le discours sur l’état de l’Union et parler de ce qu’il veut faire en 2020 et les quatre prochaines années ». Un discours prévu le 4 février, deux semaines après l’ouverture des débats. Partager cet article Donald Trump se dit serein avant son procès en destitution, grâce à l'appui du camp républicain. États-Unis. Avant le procès en destitution de Trump, les deux camps fourbissent leurs armesOuest-France.fr AGRANDIR
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États-Unis. Les démocrates accusent Trump de mettre en danger la sécurité du pays - Ouest-France (Sun, 19 Jan 2020)
Les parlementaires démocrates désignés pour mener le procès en destitution du président des États-Unis ont remis au Sénat un dossier exposant les actes d’accusation d’abus de pouvoir et d’obstruction au Congrès contre Donald Trump. Les élus démocrates de la Chambre des représentants, désignés procureurs, ont exposé les actes d'accusation contre le président américain. | JOSHUA ROBERTS / REUTERS Afficher le diaporama Les élus démocrates de la Chambre des représentants, désignés procureurs, ont exposé les actes d'accusation contre le président américain. Les élus démocrates de la Chambre des représentants, désignés procureurs, ont exposé les actes d'accusation contre le président américain. | JOSHUA ROBERTS / REUTERS Les parlementaires démocrates qui tiendront le rôle de « procureurs » au procès en destitution de Donald Trump au Sénat ont déclaré samedi que le président américain devait être démis de ses fonctions afin de protéger la sécurité nationale et de préserver le système de gouvernement des États-Unis. L’équipe d’accusation désignée par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates et qui a ouvert en septembre dernier une enquête contre Donald Trump, devait déposer avant samedi 17 h (22 h GMT) un dossier pour présenter ses arguments. Dans le document de 111 pages soutenant les actes d’accusation d’abus de pouvoir et d’obstruction au Congrès qui visent le président républicain, les parlementaires estiment que « le Sénat doit condamner et destituer le président Trump pour éviter des dégâts importants et sur le long terme pour nos valeurs démocratiques et la sécurité de la nation ». C’est la première fois que les représentants appellent formellement le Sénat, où les républicains sont majoritaires, à condamner et révoquer Donald Trump, soulignant que « les faits sont incontestables et les preuves accablantes ». L’équipe de défense de Donald Trump a rejeté la mise en accusation prononcée par la Chambre des représentants. Dans un document de six pages publié samedi, les avocats du président américain décrivent les accusations à son encontre comme une « tentative effrontée et illégale » d’effacer le résultat de l’élection présidentielle de 2016 et d'« interférer dans l’élection » de novembre prochain. Le procès en destitution de Donald Trump s’est officiellement ouvert jeudi mais ne doit vraiment débuter que mardi, avec les déclarations préliminaires des différentes parties. L’enjeu du moment réside dans le bras de fer que se livrent Nancy Pelosi et Mitch McConnell. La présidente démocrate de la Chambre réclame que des témoins que l’administration Trump a interdit de s’exprimer lors de l’enquête puissent être appelés à déposer devant le Sénat. Le chef de file de la majorité républicaine au Sénat s’y oppose. Défense renforcée « Nous allons attaquer de front les éléments et pensons que les faits démontreront, et ont démontré, que le président n’a absolument rien fait de mal », a déclaré samedi une source proche de l’équipe de défense de Donald Trump en faisant part, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, des arguments présentés par les avocats de Trump dans le document. Le locataire de la Maison blanche a renforcé son équipe de défense avec le recrutement de deux « poids lourds » : l’ancien procureur Kenneth Starr, fer de lance de la procédure de destitution contre l’ancien président démocrate Bill Clinton en 1998, et le célèbre avocat Alan Dershowitz. Donald Trump est devenu le 18 décembre dernier le troisième président des États-Unis à être mis en accusation. Les démocrates l’accusent d’avoir cherché à faire pression sur son homologue ukrainien, Volodimir Zelenski, afin que Kiev ouvre une enquête sur l’ancien vice-président américain Joe Biden, potentiel adversaire démocrate de Trump lors de la présidentielle de novembre prochain. Ils reprochent aussi à Trump d’avoir entravé leur enquête en bloquant la transmission de documents et les témoignages de ses principaux conseillers mais aussi via des tentatives vaines d’empêcher d’autres dépositions et d’intimider des témoins. Donald Trump rejette toute malversation. Il dénonce une « tentative de putsch » des démocrates. Pour que le procès, qui sera dirigé par le président de la Cour suprême John Roberts, débouche sur la destitution de Trump, il faudrait que le Sénat vote à la majorité des deux tiers. Les républicains disposant de 53 des 100 sièges de sénateurs, un acquittement est pour l’heure l’issue la plus probable. Partager cet article Les élus démocrates de la Chambre des représentants, désignés procureurs, ont exposé les actes d'accusation contre le président américain. États-Unis. Les démocrates accusent Trump de mettre en danger la sécurité du paysOuest-France.fr AGRANDIR
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États-Unis: rassemblement des pro-armes à Richmond, l’état d’urgence décrété - RFI (Sun, 19 Jan 2020)
Avec notre correspondant à San Francisco,  Eric de Salve Dans l’espoir d’éviter les violences, des points de contrôle avec détecteurs de métaux seront installés tout autour du Capitole de Richmond, là où les appels à manifester en arme ont été lancés sur les réseaux sociaux. La police se prépare depuis des semaines. En décrétant l’état d’urgence jusqu’à mardi soir, le gouverneur de Virginie interdit aux 10 000 manifestants attendus de défiler armés et ce, qu’il s’agisse d’arme à feu, de batte de baseball, de couteau, ciseaux ou même de laser ou de torche. « Nous ne permettrons pas le désordre ici, prévient Ralph Northam. Personne ne souhaite revivre un nouveau Charlottesville. » Allusion bien sûr aux émeutes de 2017 dans lesquelles une militante avait été tuée, volontairement renversée par la voiture d’un suprémaciste blanc. Il faut dire que les ingrédients qui ont conduit Charlottesville à cette catastrophe semblent de nouveau réunis à Richmond. Des milliers de milices armées et de groupes d’extrême droite ont appelé à manifester dans la deuxième ville de Virginie où siège le Parlement local pour, disent-ils, défendre le second amendement de la Constitution qui garantit le droit de porter une arme. En novembre, les démocrates ont pris le contrôle de cet État historiquement conservateur, berceau de l’esclavagisme et capitale des confédérés pendant la guerre de Sécession. Le projet de loi déclencheur de la colère des militants pro-armes prévoit seulement d’interdire la vente de chargeur de plus de 10 cartouches et l’achat de plus d’une arme à feu par mois. Il prévoit aussi d’empêcher des individus jugés dangereux d’acheter une arme à feu.
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Comment, depuis 2003, les États-Unis ont offert l'Irak à l'Iran - Le HuffPost (Sun, 19 Jan 2020)
INTERNATIONAL - Plus de 4600 soldats morts et au moins 2000 milliards de dollars dépensés. L’invasion de l’Irak, ordonnée en 2003 par George W. Bush dans le contexte de l’après 11-Septembre, a coûté très cher aux États-Unis. Que ce soit humainement ou financièrement. Tout cela pour que dix-sept ans plus tard, le pays ait finalement basculé aux mains de l’Iran, grand détracteur des Américains dans la région. En effet, comme l’expliquent au HuffPost deux spécialistes de la région, la chercheuse Victoria Fontan et la politologue Myriam Benraad, les États-Unis ont créé les conditions idoines pour que la puissance régionale qu’est la République islamique prenne le contrôle du pays à la chute de Saddam Hussein. Pour citer la première, les Américains ont même “offert sur un plateau d’argent” l’Irak à l’Iran.  “L’intervention militaire de 2003 a été largement improvisée”, rappelle d’emblée Myriam Benraad, spécialiste de l’Irak et de la société irakienne. “Pas tant dans les modalités militaires que dans les semaines et les mois qui ont suivi la chute du régime de Saddam Hussein.” Résultat: il a fallu pour les Américains trouver des alliés de circonstance pour préparer l’après.  “C’était la seule façon de ne pas se faire mettre dehors dès 2005” Et alors que l’Irak de Saddam Hussein était “séculaire, même si ce dernier a mis la devise Allahu Akbar sur le drapeau pour contenter les barbus”, pour reprendre les mots de la spécialiste Victoria Fontan, c’est vers le chiisme politique et donc l’Iran que les États-Unis se sont tournés. “Beaucoup d’opposants chiites à Saddam Hussein ont pactisé avec Washington pour préparer sa chute”, décrit Myriam Benraad. “Ces mouvements d’opposition s’étaient pour la plupart réfugiés en Iran parce qu’ils avaient violemment été réprimés par Saddam Hussein. Et ils avaient noué des liens avec la République islamique.”  Pour Victoria Fontan, George W. Bush n’avait pas d’autre choix que de donner les rênes de l’Irak aux pro-Iran. ”À l’époque, entre avril 2003 et décembre 2004, les Américains faisaient face à une énorme insurrection qui grondait. Quelque part, le pacte secret entre les Américains et l’Iran, c’était la seule façon de ne pas se faire mettre dehors dès 2005. Imaginez s’ils étaient allés ‘libérer’ les Irakiens pour que quelques mois après les Irakiens ne veuillent déjà plus d’eux. Ça aurait été terrible pour la réélection de Bush.”  “Quand les Américains sont arrivés, ils ont voulu faire la distinction entre les gentils et les méchants. Les chiites (qui représentent la majorité de la population, ndlr) sont devenus les gentils et les sunnites sont devenus les méchants”, complète Victoria Fontan.  Des purges contre ceux qui auraient pu résister face aux volontés iraniennes Une distinction entérinée en 2005, avec les premières élections qui ont suivi l’invasion américaine. À l’époque, comme le rappelle la chercheuse, les sunnites ont choisi de boycotter l’élection, laissant le champ libre aux chiites proches de l’Iran qui mettront en place une constitution favorable à leur égard. Le puissant ayatollah Sistani, aux ordres de Téhéran, a lancé “une fatwa disant à tous les chiites d’aller voter sans quoi ils iraient en enfer, et qu’ils devaient soutenir cette occupation américaine puisque leur pays leur reviendrait finalement”, précise Victoria Fontan.  Dans le même temps, les Américains et notamment l’administrateur qu’ils placent dans le pays, Paul Bremer, purgent la fonction publique du “nouvel Irak” de tous ceux qui auraient pu faire contrepoint aux volontés iraniennes. À la place, ils choisissent “des figures communautaires, sectaires, qui favorisent le chiisme politique au détriment du reste de la société, qui entretiennent les liens ambigus avec les milices pro-Iran...”, continue Myriam Benraad.  “Après le renversement du régime de Saddam, l’Iran avait intérêt à ce que le nouveau gouvernement irakien qui émerge des ruines soit au moins ami, favorable à l’Iran, au mieux aligné sur les intérêts de l’Iran. Et c’est exactement ce qui s’est passé”, relate encore la politologue. “Aujourd’hui, on peut considérer -et c’est triste à dire- que l’État irakien est une sorte d’extension du pouvoir iranien. L’Iran a un droit de regard sur tout: les nominations, le cours de la vie politique, les réformes... ”  Des points d’entrées multiples pour les idées iraniennes Comme l’explique Victoria Fontan, c’est donc dès 2005 que l’Iran commence à prendre le contrôle de son voisin, profitant de l’inconfortable situation militaire des Américains. Elle donne l’exemple éloquent de Bayan Jabr, qui occupera différents postes majeurs au sein des gouvernements successifs. Possédant les deux nationalités et prenant “directement ses ordres à Téhéran”, il mettra notamment en place des escadrons de la mort pour réprimer les opposants à l’ingérence iranienne.  Un exemple parmi d’autres des nombreuses relations existant entre les deux pays, qui ont permis, petit à petit, aux Iraniens de mettre la main sur l’Irak. Myriam Benraad ajoute “les liens quasi symbiotiques qui lient la République islamique aux élites politiques irakiennes”, les milices militaires qui servent de relais “fondamental” aux volontés politiques de Téhéran en Irak, la proximité culturelle entre de nombreux Irakiens et l’Iran, au travers de la religion et des liens familiaux notamment, ou encore le poids économique de Téhéran dans la vie quotidienne de son voisin.  “Dans le sud de l’Irak, la plupart des produits de consommation sur le marché sont iraniens, l’Iran fournit de l’eau et de l’électricité là où l’État irakien ne peut ou ne veut pas le faire, l’Iran a des intérêts dans le secteur pétrochimique...”, liste la politologue. “C’est plus qu’une influence, c’est presque une occupation qui ne dit pas son nom.”  Même la lutte contre les terroristes de l’EI a servi les intérêts de l’Iran Et dans le même temps, les Américains continuent de perdre en influence, enlisés dans le conflit qui s’éternise. “Pendant les années 2000, les Américains étaient totalement embourbés au niveau militaire donc ils se sont plutôt retrouvés dans une logique de survie propre. Ils ont même été contraints de négocier les étapes de leur retrait avec le gouvernement irakien”, raconte Myriam Benraad. Et à partir de 2008, quand Barack Obama décide d’axer sa campagne politique sur la fin des conflits au Moyen-Orient, tout s’accélère, faisant place nette à l’Iran.  Même dans le combat contre l’organisation terroriste État islamique, auquel participent conjointement les Iraniens (au sol) et les Américains (dans les airs), la République islamique parvient à conforter ses positions. La puissante force paramilitaire qu’est le Hachd al-Chaabi se fait même accepter politique, relate Victoria Fontan. “Ces forces ont été créées à la suite d’une fatwa de l’Ayatollah Sistani, qui a dit qu’il fallait que tous les chiites combattent ce projet de califat. Ces milices, qui ont gagné sur le terrain contre le groupe EI ont formé des partis politiques, et ont réussi à avoir des élus au Parlement.” Pour elle, “c’est vraiment à partir de ce moment-là qu’on a vu l’influence directe de l’Iran dans la politique irakienne. Ce n’était plus aussi voilé qu’auparavant.”  “La fin d’une époque” “On touche ici à l’improvisation et au manque de vision stratégique des Américains”, résume Myriam Benraad au sujet de l’invasion de 2003. “Cette guerre a été faite sur les chapeaux de roue, dans le contexte de l’après 11-Septembre et parce qu’il y avait un contentieux de très longue durée entre Saddam Hussein et les Américains. Mais en réalité, il n’y avait pas de projet du côté des États-Unis. Il ne faut pas s’étonner que l’Irak soit devenu un tel champ de bataille et que l’Iran ait réussi, année après année, à étendre ses canaux d’influence.”   Toutefois, la politologue nuance quelque peu son constat à la lumière de la passe d’armes en cours entre les deux pays. “Aujourd’hui les États-Unis montrent qu’ils sont encore capables de contenir, y compris par la force, les ambitions hégémoniques de l’Iran. En s’en prenant à Soleimani, la figure numéro 2 du régime, il s’agissait pour Trump de démontrer le hard power américain”, décrit-elle. “Il s’agissait de montrer qu’en dépit de la logique de retrait, les Américains conservent une force de frappe conséquente. Et qu’ils sont dans une logique d’endiguement de l’Iran par la force, quand Obama avait tenté d’endiguer l’Iran par la négociation et la détente. C’est la fin d’une époque à laquelle on assiste.”  “Comme l’Irak appartient déjà à l’Iran, ainsi que la Syrie et le Liban, ça ne va pas déstabiliser tant que ça la région”, conclut Victoria Fontan. “Mais les cartes sont désormais encore plus en place et les zones d’influence bien réelles. La suite ne peut aller que dans un sens et ça va être malheureusement une escalade.”  À voir également sur le HuffPost: Des manifestants iraniens évitent soigneusement de fouler des drapeaux américains et israélien
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États-Unis. Dernière « Marche des femmes » à quelques mois de l’élection présidentielle - Ouest-France (Sun, 19 Jan 2020)
Quelques milliers de manifestants et manifestantes se sont réunis samedi à Washington pour la quatrième édition de la « Marche des femmes », ce rendez-vous annuel de protestation contre la politique de Donald Trump et de lutte pour le droit des femmes et des minorités. « Je suis encore plus scandalisée que je l’étais il y a trois ans », a écrit sur une pancarte Kim Elliott, une habitante de Washington d’une quarantaine d’années. « On savait tous que Trump allait être horrible, et il est encore pire, on ne réalise même pas à quel point », a-t-elle expliqué à côté de sa fille de sept ans, qui participait, avec enthousiasme, à sa première Marche des femmes. Comme elles, une petite foule de femmes de 7 à 77 ans, féministes affirmées venues entre amies ou en famille et vêtues du bonnet rose emblématique de ces marches, chantaient derrière la Maison Blanche, dans le froid et sous de fins flocons de neige. En 2017, ce défilé avait eu lieu pour sa première édition au lendemain de la cérémonie de prestation de serment du magnat de l’immobilier new-yorkais, et avait marqué la première grande réaction de la société civile à son accession au pouvoir. Les manifestants et manifestantes étaient près de 500 000 à Washington et des millions à travers le pays pour dénoncer sa victoire face à Hillary Clinton, acquise malgré les polémiques sur son attitude vis-à-vis des femmes. Le rendez-vous annuel de protestation contre la politique du gouvernement, met aussi en avant la lutte pour le droit des femmes et des minorités. | ROBERTO SCHMIDT / AFP Trois ans plus tard, la foule est clairsemée sur la petite place de la capitale américaine d’où s’élance la marche et à peine 6 000 personnes disaient participer à l’événement sur Facebook. « J’ai vu des cabinets plus malins chez Ikea », « La place d’une femme est à la Chambre… et au Sénat » : les messages politiques rivalisaient d’humour, malgré la gravité des thèmes abordés. À l’année prochaine ? Lauren Sloniger, une habitante de la banlieue de Washington de 26 ans, a décidé de jouer sur l’ironie générationnelle en adressant sur sa pancarte un « OK Boomer », (« Cause toujours le baby-boomer », en français) au président Donald Trump, 73 ans, qui a assuré n’avoir « rien fait de mal » dans l’affaire qui lui vaut un procès en destitution au Congrès. Le message qu’elle veut envoyer au milliardaire républicain : « On a vu ce que t’as fait, on va te dénoncer ». Des rassemblements avaient lieu dans d’autres villes américaines, dont New York, où deux milliers de personnes se sont rassemblées à Times Square. Elles ont notamment écouté Evelyn Yang, la femme du candidat à la primaire démocrate Andrew Yang qui a raconté récemment dans les médias avoir été agressée sexuellement par son médecin lors de sa grossesse. « Peu importe qui est le candidat qui sera face à Donald Trump, cette personne devra faire du droit des femmes une priorité pour aider notre grande nation », explique Rebecca Snell, une jeune femme habillée en noir et portant un bonnet rouge pour interpréter « Le violeur, c’est toi », la chorégraphie chilienne devenue hymne international contre les violences faites aux femmes. « C’est encore pire que ce qu’on imaginait », soupire pour sa part Catherine Stevens, 57 ans, qui a fait le long trajet en train de Boston à Washington pendant la nuit. « J’ai des amis conservateurs qui sont horrifiés par les attaques contre 'Roe v. Wade' », l’arrêt de la Cour suprême qui a légalisé l’avortement en 1973 et qui est fragilisé depuis l’arrivée au pouvoir de M. Trump, explique-t-elle. Alors qu’elle s’interroge sur une forme de « complaisance » des participants qui expliquerait l’essoufflement de la mobilisation, les organisateurs, sur scène, remercient les manifestants présents malgré les conditions météo défavorables pour « leur engagement, leur ardeur, leur insolence et leur ténacité ». Tout le monde s’accorde en tout cas sur le même point : si Donald Trump est réélu en novembre, le mouvement reprendra comme jamais. Partager cet article La « Marche des femmes » est organisée chaque année depuis l'élection de Donald Trump. États-Unis. Dernière « Marche des femmes » à quelques mois de l’élection présidentielleOuest-France.fr AGRANDIR
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Le nouvel accord de libre-échange nord-américain ratifié aux États-Unis - FRANCE 24 (Thu, 16 Jan 2020)
Publié le : 16/01/2020 - 19:27Modifié le : 16/01/2020 - 19:28 C'était une promesse de campagne de Donald Trump : le nouvel accord de libre-échange nord-américain, négocié par les États-Unis avec le Mexique et le Canada, a été définitivement approuvé, jeudi, par le Congrès américain. Publicité Lire la suite Le nouvel accord de libre-échange, liant les États-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC), a été définitivement approuvé, jeudi 16 janvier, par le Congrès américain, avec 89 voix contre 10. Le texte est une version modernisée de l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna), entré en vigueur en 1994 et longtemps décrié par le président Donald Trump. Le vote, que l'hôte de la Maison Blanche pourra revendiquer comme une nouvelle victoire économique,  a eu lieu moins de 24 heures après la signature d'un traité commercial "historique" avec la Chine. Le Canada et le Mexique représentent 40 % de la croissance de l'ensemble des exportations de marchandises américaines. Et le commerce avec les deux pays a atteint près de 1 400 milliards de dollars en 2018. La Chambre des représentants, à majorité démocrate, avait consenti à donner son aval le 19 décembre 2019, à l'issue de longues discussions avec l'administration Trump et au prix de nombreux amendements au texte initial dévoilé fin 2018. Une promesse électorale de Trump L'AEUMC amendé a déjà été ratifié par le Mexique le 10 décembre. Le Canada devrait le ratifier dans les semaines qui viennent. Avant même d'être élu, Donald Trump en campagne avait qualifié l'Aléna de "pire accord commercial de l'histoire" américaine et promis qu'il le renégocierait. Il le rendait responsable de la destruction de nombreux emplois américains du secteur automobile en raison de délocalisations massives au Mexique, où la main-d’œuvre est moins chère. Les tractations avaient démarré en août 2017 quelques mois après son arrivée dans le Bureau ovale. Ottawa et Mexico avaient, eux, admis que cet accord, vieux d'un quart de siècle, conclu avant l'ère d'Internet et des problématiques environnementales, avait besoin d'une cure de jouvence. À l'issue d'un marathon de négociations, parfois tendues, l'AEUMC avait été signé par les trois pays concernés, dans sa version initiale, fin novembre 2018. Mais les démocrates américains, sous la pression de la principale fédération syndicale du pays, avaient retoqué le texte, exigeant des amendements pour obtenir de Mexico des garanties sur sa réforme sociale sur l'emploi. Un nouvel accord validé par les démocrates L'Aléna a certes détruit des emplois aux États-Unis mais il a aussi créé une vaste zone de commerce sans droits de douane, facilitant les échanges de biens, services et personnes. Les études ont montré que dans l'ensemble, il a non seulement largement contribué à la croissance économique mais aussi à la hausse du niveau de vie de la population des trois pays membres. Les milieux d'affaires des trois pays ont d'ailleurs maintes fois exhorté les décideurs à valider rapidement cet accord, crucial sur le plan économique. À l'annonce de la signature en décembre, les démocrates avaient eux-mêmes estimé que l'AEUMC allait "dynamiser l'économie des États-Unis, soutenir les travailleurs américains, protéger l'environnement et améliorer l'accès à des médicaments à prix abordables". L'entourage de Donald Trump avait, lui, estimé que cela couronnait la politique commerciale du président qui a opté pour la stratégie de pression maximale, à coups de tarifs douaniers punitifs, pour obtenir des accords. Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin avait répété dimanche que l'AEUMC et l'accord avec la Chine doperaient la croissance américaine en 2020. Un atout incontestable en cette année électorale pour Donald Trump, qui brigue un second mandat. Dans un tweet jeudi, Donald Trump a affirmé que les agriculteurs américains étaient "vraiment satisfaits du nouvel accord commercial avec la Chine et de l'accord qui sera signé prochainement avec le Mexique et le Canada". Avant cela, le président sera confronté à son procès en destitution qui démarre la semaine prochaine. Avec AFP
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Une caravane de Honduriens se dirige vers les États-Unis - Journal La Croix (Sat, 18 Jan 2020)
Une nouvelle caravane de plus de 3 000 Honduriens qui veulent gagner les États-Unis progressait vendredi 17 janvier en territoire guatémaltèque. Elle était partie mardi 14 janvier au soir de la ville de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, et est entrée en territoire guatémaltèque à partir de mercredi. L’avancée de ces migrants s’effectuait au milieu de contrôles de la police locale et sous la supervision de fonctionnaires américains dans les zones proches des postes frontaliers. Présence de fonctionnaires américains et de forces de sécurité guatémaltèques Dans la journée du jeudi 16 janvier, un photographe de l’Agence France-Presse a constaté que plus d’un millier de migrants venant du Honduras avaient forcé un barrage policier au poste frontalier guatémaltèque d’Agua Caliente, à 10 kilomètres de la ville d’Esquipulas, dans l’est du Guatemala, sans remplir les formalités migratoires. La veille, 400 migrants avaient déjà forcé le passage la veille à Corinto, une autre ville frontière. Les Honduriens fuient la misère et l’insécurité Des membres des forces de sécurité du Guatemala ont été déployés par dizaines dans les zones proches de la frontière avec le Honduras pour s’assurer que les Honduriens progressant en territoire guatémaltèque ont passé le contrôle migratoire, comme le prévoient des accords régionaux. Ils vérifient également si les enfants sont accompagnés de l’un de leurs parents ou d’un tuteur. Les États-Unis ont, pour leur part, déployé sur le terrain « un nombre limité » de fonctionnaires du CBP (service américain des douanes et de la protection des frontières), a déclaré un porte-parole de l’ambassade des États-Unis au Guatemala. En vertu d’un accord conclu après l’apparition des premières caravanes de migrants en 2018, les États-Unis soutiennent et forment des agents frontaliers du Guatemala pour lutter contre la criminalité et le trafic d’êtres humains liés à ces migrations collectives, a précisé le porte-parole. Prenant exemple sur plusieurs autres caravanes qui se sont formées au Honduras depuis un an et demi, ces Honduriens veulent aller à pied vers les États-Unis en traversant le Guatemala puis le Mexique et tenter d’entrer en territoire américain, pour fuir la pauvreté et la violence qui règnent dans leur pays. Les migrants « méritent le plein respect de leurs droits humains par tous les pays concernés », ont déclaré jeudi 16 janvier des experts des Nations Unies, dans une note du bureau du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme. « Ces caravanes ne seront pas les dernières, à moins que ne s’améliore considérablement la situation que fuient ces migrants, et qui, pour nombre d’entre eux, inclut des violations extrêmement graves des droits humains ». 30 000 Honduriens toujours bloqués au Mexique Lors de la première caravane, partie le 14 octobre 2018, plus de 2 000 personnes s’étaient mises en marche vers le nord dans l’espoir d’entrer aux États-Unis. Au moins trois autres caravanes, moins importantes, avaient suivi au cours du premier trimestre de 2019. Le phénomène s’était ensuite arrêté en raison du déploiement de militaires à la frontière par le président américain Donald Trump. Le président américain a également imposé des accords migratoires au Salvador, au Guatemala et au Mexique sur les demandes d’asile, visant à freiner l’immigration illégale. Washington cherche à s’appuyer sur les pays concernés pour qu’ils accueillent les migrants qui ont fait une demande d’asile aux États-Unis. Sous la pression de Washington, le Mexique a déployé plus de 25 000 soldats répartis entre sa frontière sud - où arrive la majorité des migrants centraméricains - et le nord, à la frontière de 3 200 km qui le sépare des États-Unis. Actuellement, 30 000 Honduriens sont toujours bloqués au Mexique, où ils attendent la réponse à leur demande d’asile aux États-Unis, selon le ministère hondurien des Affaires étrangères.
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États-Unis : une adolescente kidnappée secourue par la police grâce à Snapchat - L'Express (Fri, 17 Jan 2020)
Droguée et kidnappée, elle a réussi à être localisée et secourue par la police de San José, dans le nord de la Californie, grâce à l'application. Une adolescente de 14 ans qui avait été droguée et kidnappée a réussi à être localisée et secourue par la police de San José, dans le nord de la Californie, via l'application Snapchat qu'elle avait installée sur son téléphone.  LIRE AUSSI >> Trois mineurs frappent un jeune homme handicapé et diffusent la scène sur Snapchat  "La victime avait utilisé son compte Snapchat pour prévenir des amis qu'elle avait été enlevée et ne savait pas où elle se trouvait. Les amis de la victime ont déterminé sa localisation grâce à l'application Snapchat et ont appelé les secours", explique ce vendredi la police de San José dans un communiqué.  Un suspect identifié A leur arrivée au motel où l'adolescente était séquestrée, les policiers ont identifié un suspect qui sortait d'une chambre et ont découvert la victime à l'intérieur. L'enquête a révélé que le suspect, âgé de 55 ans, avait rencontré peu auparavant la jeune fille dans une petite ville voisine et qu'il lui avait donné des substances pour la rendre inconsciente.  Il avait alors appelé deux complices présumés pour l'aider à transporter la victime, qu'il a violée avant d'être arrêté, selon le communiqué de la police. Les trois suspects ont été inculpés et incarcérés. 
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« Sortez plutôt vos serpillières » : Donald Trump critique un projet de digue géante à New York - Ouest-France (Sun, 19 Jan 2020)
« Sortez plutôt vos serpillières ». En un tweet, le président Donald Trump s’est encore illustré sur la manière d’adapter son pays au dérèglement climatique, alors que les ingénieurs de l’armée américaine proposent un mur pour protéger New York des inondations. Le risque est réel. New York se prépare à une inéluctable montée des eaux. Mais comment ? | LUCAS JACKSON / REUTERS Afficher le diaporama New York se prépare à une inéluctable montée des eaux. Mais comment ? New York se prépare à une inéluctable montée des eaux. Mais comment ? | LUCAS JACKSON / REUTERS La côte Atlantique Nord des États-Unis sera de plus en plus vulnérable aux tempêtes. Les États-Unis s’y préparent. L’Army Corps of Engineers, les militaires du génie américain, vient de proposer un nouveau projet de digue géante pour protéger la ville de New York contre les inondations. Le coût de cette barrière de dix kilomètres de long a été évalué à 119 milliards de dollars. Selon le New York Times, le projet qui vient d’être présenté, a suscité l’intérêt des élus, encore marqués par le souvenir de Sandy. En octobre 2012, l’ouragan avait noyé Kings Point et Battery Park sous trois mètres d’eau. Des Bahamas au Canada, cette tempête a causé la mort de 210 personnes au moins et ses dégâts, exceptionnels, ont été chiffrés à 52 milliards de dollars. Un projet très critiqué Le vaste projet d’adaptation au changement climatique a également essuyé beaucoup de critiques. Certains New-Yorkais craignent qu’un mur soit inesthétique autour des ports de la ville, estime Catherine McVay Hughes, qui dirigeait pourtant le conseil communautaire du Bas Manhattan, à l’époque de Sandy. Voulons-nous un mur de 20 ou 30 pieds (6 m et 9 m de haut) entre Battery Park et la rivière Hudson, a-t-elle demandé, en préconisant une installation plus éloignée de la côte. Donald Trump se fend d’un tweet Contre toute attente, ce projet pour protéger New York des inondations a aussi intéressé le président américain Donald Trump, que l’on ne savait pas aussi soucieux des conséquences du dérèglement climatique sur son territoire. A massive 200 Billion Dollar Sea Wall, built around New York to protect it from rare storms, is a costly, foolish & environmentally unfriendly idea that, when needed, probably won’t work anyway. It will also look terrible. Sorry, you’ll just have to get your mops & buckets ready! — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) January 18, 2020 Mais comme il s’agit d’un mur, sujet qu’il affectionne quand il s’agit de repousser des migrants économiques, il s’est permis un commentaire. Sortez vos serpillières, a-t-il préconisé… Les scientifiques du climat, eux, ont d’autres solutions. À Saint-Péterbourg, une digue de 24 km Des spécialistes de l’environnement ont aussi estimé que ce type d’infrastructure ne répond pas à toutes les menaces climatiques, telles les inondations causées par les marées hautes. Pire, cette barrière pourrait bloquer le ruissellement et piéger des eaux usées bourrées de toxines dans le réseau de la ville. Au lieu de nous engager dans un projet de plusieurs milliards de dollars, nous pouvons avoir une protection du littoral plus écologique sur toute la ville, a déclaré Annel Hernandez, de la New York City Environmental Justice Alliance. New York n’est pas seule grande ville côtière à chercher la solution miracle contre une inexorable montée des eaux. Si Venise galère depuis longtemps avec le projet Mose, digue géante en chantier éternel, Saint-Pétersbourg est déjà ceinte d’un mur à écluses de 24 km de long. En 2011, elle a protégé la cité russe d’un mur d’eau qui déferlait dans la baie de la Neva. Partager cet article New York se prépare à une inéluctable montée des eaux. Mais comment ? « Sortez plutôt vos serpillières » : Donald Trump critique un projet de digue géante à New YorkOuest-France.fr AGRANDIR
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