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Maurice, championne de l’optimisation fiscale, ruine ses voisins d’Afrique - Franceinfo (ven., 17 janv. 2020)
Les pays du continent se rebellent contre les conventions fiscales avec l'île Maurice, "un pipeline à évasion fiscale". L’affaire dite des Mauritius Leaks a permis de mieux mesurer l'étonnante structure économique de l’île Maurice, paradis... de l’optimisation fiscale. Le secteur financier est primordial, assurant la moitié du PIB du pays. En 2018, le pays a investi 4,2 milliards de roupies à l'étranger, soit plus de 100 millions d’euros. Jolie performance pour un pays de 1,2 million d’habitants. Un chiffre pourtant en baisse par rapport à 2013-2014, où il atteignait les 6 milliards de roupies. "L'île, qui se vend comme une passerelle pour les entreprises vers le monde en développement, a deux principaux arguments de vente : des taux d'imposition ridiculement bas et surtout, une batterie de 'conventions fiscales' avec 46 pays pour la plupart pauvres", est-il écrit par les responsables de l’enquête. Dans sa stratégie, Maurice a d’abord instauré un impôt sur les sociétés de 15% des revenus qui, grâce à des crédits d’impôt, descend en fait à 3%. S’en est suivie la signature de conventions fiscales avec des pays du monde entier : 43 dont 15 en Afrique subsaharienne. En échange d’un investissement dans un pays, Maurice réclame la signature d’une convention fiscale. Un piège pour les signataires car les entreprises locales vont pouvoir se délocaliser et s’installer sur l’île. Magueye Boye, principal négociateur des traités du Sénégal, résume le système en quelques mots :"Un énorme pipeline d’évasion fiscale". Mais au final, les pays signataires ont découvert qu’ils perdaient des millions de recettes fiscales. Pour le Sénégal, la perte serait de 257 millions de dollars sur 17 ans, avance La Tribune Afrique. Plusieurs pays africains se rebellent contre les accords fiscaux signés avec l’île Maurice. L’Afrique du Sud, puis le Rwanda, ont été les premiers à renégocier les conventions fiscales qui les lient à Maurice. Depuis, le Kenya ou le Sénégal ont suivi le mouvement. Renégocier n’est pas facile, et clairement l'île joue la pendule. Ainsi, il a fallu 20 cycles de négociations sur 20 ans à l'Inde pour inciter Maurice en 2016 à supprimer les dispositions abusives du traité de 1982. Mais le mouvement est en marche, et Maurice devra sûrement revoir son modèle économique. A lire aussi Sujets associés
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L'Île Maurice remplace l'Afrique du Sud à la CAN de Futsal - Le360.ma (Fri, 17 Jan 2020)
Alors que l'Afrique du Sud ne viendra pas à la Coupe d’Afrique des nations de futsal 2020 prévue à Laâyoune dans quelques jours, la Confédération africaine de football a choisi le remplaçant des Bafana Bafana. Il s'agit de l'île Maurice. C'est l'Île Maurice qui remplacera l'Afrique du Sud lors de la CAN Futsal prévue à Laâyoune du 28 janvier au 7 février prochain. Une décision prise par la Confédération africaine de football (CAF), comme le stipulent les dispositions réglementaires de l’article 80: “Si une équipe se retire avant le début du tournoi final après avoir obtenu sa qualification, elle est remplacée par l’équipe qui la suit dans le classement de son groupe”.  Le président de la Fédération mauricienne de football, Soubha Samir, s'est dit fier du choix de la CAF. “C'est un honneur de participer à la CAN Futsal, car ça fait 40 ans qu'on pas obtenu une participaiton à une phase finale d'une compétition continentale”, a-t-il déclaré. À noter que l’Afrique du Sud avait éliminé Maurice lors des éliminatoires. Les Sud-Africains s’étaient imposés à l’aller par six buts à zéro avant de remporter le match retour sur le score 5-1.  L'île Maurice intégrera donc le groupe A, à la place des Sud-africains qui se sont retirés de la compétition pour des raisons politiques, aux côtés du Maroc, pays hôte, la Libye et la Guinée Équatoriale. Dans le groupe B, on retrouve l’Égypte, la Guinée, l’Angola et le Mozambique. À noter que les trois premiers de la compétition se qualifieront pour la Coupe du monde de Futsal en Lituanie du 12 septembre au 4 octobre. Lire aussi: L’Afrique du sud s'auto-élimine de la CAN de Laâyoune
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Chagos : l'île Maurice envisage de déposer une plainte pour crime contre l'humanité - Réunion la 1ère - La 1ère (Thu, 16 Jan 2020)
En 1970, la population des Chagos a été déportée. Depuis, l'île Maurice tente de récupérer son archipel, transformé en base militaire américaine. Les injonctions internationales étant sans effet, l'île sœur envisage de porter plainte, conte la Grande-Bretagne, pour crime contre l'humanité. Fabrice Floch • Publié le 16 janvier 2020 à 11h02, mis à jour le 16 janvier 2020 à 15h03 Comme trop souvent, loin des regards du monde, les nations les plus puissantes de la planète s'octroient des droits contraires au respect de l'humanité et de la morale. Ce fut le cas en 1970, aux Chagos.  À l'époque, la Grande-Bretagne avait déporté les habitants de cet archipel pour permettre aux alliés américains d'installer une base militaire stratégique au cœur de l'océan Indien. Le monde ignorait l'existence des Chagos jusqu'à la première guerre du Golfe et les bombardements de l'Irak. Les télévisions se relayaient pour expliquer que les avions décollaient de Diego-Garcia.     La Grande-Bretagne condamnée internationalement Avec le temps et le recul, cette donnée permet de comprendre pourquoi la Grande-Bretagne traîne à respecter les avis de la cour européenne de justice de La Haye et de l'ONU. La première, dans un avis consultatif, a souligné le 22 mai 2019 que le Royaume-Uni : "A "illicitement" séparé l’archipel des Chagos de l’île Maurice après son indépendance en 1968". Ce même jour, "l'assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution le 22 mai 2019, commandant à la Grande-Bretagne de restituer l'archipel des Chagos à la République mauricienne dans les six mois, ce qui permettrait aux Chagossiens de retrouver leurs terres".   Une plainte pour crime contre l'humanité La date butoir était fixée au 22 novembre 2019. Rien n'ayant évolué, Pravind Jugnauth, le Premier ministre de l'île Maurice est bien décidé à faire entendre sa voix en Grande-Bretagne en 2020. Il est arrivé à Londres ce mercredi 15 janvier pour assister à un sommet sur les investissements de la Grande-Bretagne en Afrique.  Une réunion qui est prévue dans 6 jours. À cette occasion, il s'est entretenu avec les chefs des gouvernements de l'Afrique du Sud, du Kenya, de Côte d'Ivoire et du Mozambique. Il a indiquait que : "Port-Louis étudiait la possibilité d’entamer des poursuites contre des responsables britanniques devant la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité", écrit IonNews.
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Maurice Vigier de Latour: «L’Afrique du Sud est un marché clé pour nos fabricants» - L'express Maurice (Mon, 13 Jan 2020)
 Maurice Vigier de Latour, président de la Mauritius-US Business Association. Maurice Vigier de Latour, président de la Mauritius-US Business Association. Avec un déficit commercial qui se chiffre en milliards de roupies, les exportations mauriciennes sont en eaux troubles. Face à cela et à la conjoncture internationale, des mesures drastiques s’imposent, en particulier pour le textile et les produits de la mer. Depuis quelques années, le secteur de l’exportation, plus particulièrement le textile, est dans la tourmente. Quelles sont les perspectives 2020 ? La balance commerciale affiche effectivement un déficit de plus de Rs 10 milliards au 30 septembre 2019. Depuis le début de 2019, nous assistons malheureusement à la fermeture de plusieurs usines et à la mise en receivership d’entreprises liées à l’activité textile. La stratégie de délocalisation de la production vers des pays plus compétitifs tels que Madagascar, l’Inde ou le Bangladesh s’amplifie. À cela s’ajoutent des exportations qui ont chuté de 4,5 % en 2019 par rapport à l’année précédente. L’exportation à court terme (4 à 5 semaines) de produits à forte valeur ajoutée utilisant systématiquement le transport aérien doit devenir une stratégie prioritaire pour notre industrie textile. La valeur totale des exportations des Export Oriented Enterprises pour 2019 sera d’environ Rs 45 milliards, le textile représentant 54 % de ce total. Parlons des tensions entre les États-Unis et la Chine. Comment cela affecte-il l’industrie textile ? La Chine est toujours le premier fournisseur de vêtements aux États-Unis avec 35 % de part de marché. Les importations américaines ont toutefois baissé d’environ 7 %. Et ce, avant que les nouvelles taxes implantées le 15 septembre 2019 prennent effet. Cette baisse de 7 % ne semble pas énorme. Toutefois, en valeur, cela équivaut à $ 1,8 milliard, qui est largement supérieur au total des exportations textiles de toute l’Afrique vers les États-Unis. Le conflit commercial entre ces deux pays s’est beaucoup assoupli au cours des derniers mois. La phase 1 de ces accords commerciaux doit être signée le 15 janvier. Tout indique que l’augmentation des tarifs douaniers sur les importations de vêtements sera réduite à 7,5 %. Il semblerait aussi que le déclin des exportations chinoises continue à s’aggraver en raison du double impact de l’augmentation des tarifs et des coûts de production. Quelles sont les répercussions de ce conflit pour Maurice et les autres pays ? Les opportunités résultant de ce déclin sont énormes pour Maurice et les pays de l’African Growth Opportunity Act (AGOA). Il est clair que Maurice ne pourra pas satisfaire les exigences des gros importateurs américains en raison de nos coûts de production trop élevés. Je pense toutefois que Madagascar, le Kenya et l’Éthiopie seront les mieux placés pour profiter du recul de la Chine. Mais les groupes industriels Mauriciens déjà implantés dans la Grande île sont certainement bien positionnés pour profiter pleinement de cette nouvelle donne. Les pays asiatiquestels que le Vietnam, le Bangladesh, le Cambodge ou l’Inde demeurent cependant les candidats prioritaires pour récupérer les commandes chinoises. Le conflit entre les États-Unis et l’Iran pourraitil avoir des répercussions sur le commerce mondial ? Quid de Maurice ? Il me semble improbable que les nouvelles tensions entre les États-Unis et l’Iran aient un impact significatif sur le commerce international en général et celui de l’île Maurice en particulier. Il est toutefois possible que le prix du pétrole augmente avec tous les effets négatifs que nous connaissons sur la croissance économique mondiale. La balance commerciale reste déficitaire, Maurice importe bien plus qu’elle n’exporte. Comment renverser la vapeur ? La solution la plus réaliste à court terme est d’augmenter la compétitivité des produits mauriciens à l’export. Un des obstacles majeurs est la distance qui sépare Maurice de ces marchés traditionnels, soit l’Union européenne et les États-Unis. En effet, la plupart de nos produits d’exportation, particulièrement les produits textiles, ne peuvent plus se permettre de passer entre cinq et huit semaines dans un container avant d’arriver dans les entrepôts des clients. La seule solution serait l’exportation par avion qui nous positionne à 48 heures des capitales européennes et à 72 heures de la côte est ou ouest des États-Unis. Le coût du fret aérien, quoique compétitif par rapport à l’Asie, reste quand même très élevé. Le Speed To Market Scheme (STMS), connu aussi comme le Trade Promotion and Marketing Scheme, qui permet de subventionner le fret aérien à hauteur de 40 %, est une excellente initiative prise par le gouvernement en 2018, sous l’impulsion des opérateurs privés regroupés autour de la MEXA. Auparavant, cette mesure s’appliquait uniquement aux pays de l’Union européenne, mais suite aux négociations avec la MEXA, le gouvernement a étendu cette mesure au fret aérien à destination des États-Unis. C’est encore une excellente décision qui nous permettra de saisir les nouvelles opportunités qui s’ouvrent sur le marché américain. Toutefois, le seul point noir est la décision de limiter cette incitation à Rs 10 millions par compagnie et par an. Les grands groupes industriels tels que CIEL Textile, CMT et ESQUEL dépassent rapidement ce plafond de $ 275 000 et se retrouvent au milieu de l’année en situation de non-concurrence par rapport aux pays du circuit court tel que le Portugal, l’Italie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie qui sont à quelques jours de camion des entrepôts de leurs clients. Il faut donc éliminer ce plafond afin de permettre à cette mesure de jouer pleinement son rôle. Le textile n’est pas le seul secteur d’exportation à souffrir à Maurice… En effet, le Sea Food Sector, qui est le second exportateur de produits manufacturés après le textile, connaît également de graves difficultés. Les exportations  ont chuté de 11 % par rapport à 2018 principalement en raison de l’augmentation répétitive des coûts salariaux et de la forte hausse des prix des matières premières. Par ailleurs, une seule grosse entreprise multinationale domine ce secteur caractérisé par des infrastructures très performantes au niveau du port franc en termes de chambres froides et de quais de pêche en eau profonde. Nous bénéficions également des eaux territoriales extrêmement vastes. Malgré ces avantages, il n’y a pas eu la création d’un véritable cluster avec une multitude de petites et moyennes entreprises impliquées dans la transformation du poisson. Il faudrait remettre au point une stratégie pour redonner à ce secteur à haut potentiel de développement un nouveau souffle. Il s’agit de mesures à long terme. Quid du court et moyen terme ? La diversification des marchés fait partie des solutions immédiates. L’Europe restera pour longtemps notre marché privilégié en raison des accords de libre-échange qui ont permis la création et le développement de notre industrie d’exportation. Il est dommage que le pays le plus puissant d’Europe, l’Allemagne, soit retombé au 10e rang avec tout juste Rs 1 milliard d’exportations prévu pour 2019. Une nouvelle campagne marketing s’orientant sur le Fast Fashion Business et le STMS s’impose. Nous avons réalisé une performance remarquable sur le marché sud-africain avec plus de Rs 5 milliards de produits, principalement des produits textiles exportés en 2019. L’Afrique du Sud est un marché clé pour nos fabricants qui démarchent les grandes chaînes de magasins notamment : Woolworth, Markham, Foschini ou Pridemark. Ces enseignes sont également présentes dans de nombreux pays du continent africain, ce qui nous permet de concentrer nos efforts marketing et de minimiser nos risques financiers. «L’Europe restera pour longtemps notre marché privilégié…» Il y a encore du potentiel à exploiter pour un marché de l’Hémisphère Sud en contre saison avec l’Europe et les États-Unis qui sont à deux semaines de bateau et qui offre la franchise de douane dans le cadre de la SADC. Finalement, la Grande péninsule indienne pourrait logiquement devenir un marché important pour Maurice. L’obstacle majeur est la taxe douanière imposée à nos produits d’habillement à une hauteur moyenne de 30 %. Il faudrait arriver à négocier une entrée hors-taxe de nos produits. La fin de l’AGOA approche dangereusement. Sommes-nous prêts ? L’AGOA a été renouvelé en juin 2015 pour une période de dix ans, qui se terminera le 30 septembre 2025. Nous n’avons donc plus que cinq ans pour trouver les solutions qui nous permettront de continuer à exporter nos produits en franchise de douane vers le plus vaste marché au monde. L’administration Obama avait déjà proposé la négociation du FTA’s (Free Trade Agreement) en vue de remplacer l’AGOA . L’Administration Trump a par contre insisté pour des FTA bilatéraux. Cependant, trois ans plus tard, cette administration n’a pas encore identifié son partenaire préféré pour la conclusion du premier FTA. L’île Maurice qui fut à l’avant-plan de la campagne pour l’Africa Bill a manifesté son intérêt, mais n’a pas réussi à retenir l’attention des Américains en raison surtout de l’étroitesse de son marché. En prenant le risque de nous rapprocher davantage de l’échéance de 2025, les acheteurs américains commenceront à chercher des solutions alternatives hors des pays de l’AGOA. Afin d’éviter ce risque, le gouvernement mauricien en partenariat avec le secteur privé et à travers son ambassade à Washington doit commencer une sérieuse campagne de lobbying en accord avec les autres ambassades africaines afin de pousser l’administration Trump à commencer les négociations pour la signature du premier FTA. Parallèlement, nous devons rester très proches du congrès pour une extension éventuelle de l’AGOA. L’Amérique est le deuxième marché d’exportation à quelques longueurs derrière le Royaume-Uni. Sans l’AGOA et sans franchise de douane, le marché américain pourrait rapidement disparaître de notre écran radar.
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Près de 45 millions de personnes menacées par la famine en Afrique australe - 20 Minutes (Thu, 16 Jan 2020)
Un barrage presque à sec en Afrique du Sud, photographié en 2018. — John Snelling/Shutterst/SIPA Un nombre record de 45 millions de personnes sont menacées par la famine dans les pays d’Afrique australe en raison de la sécheresse, des inondations et des difficultés économiques dans leurs pays, ont alerté jeudi les Nations unies. « Cette crise de la faim atteint des proportions jamais vues et nos observations sur le terrain montrent qu’elle va encore empirer », a averti dans un communiqué la responsable régionale du Programme alimentaire mondial (PAM), Lola Castro. Depuis cinq ans maintenant, toute la pointe sud du continent africain souffre d’un important déficit de pluies, aggravé par la répétition d’épisodes de l’anomalie climatique connue sous le nom de El Nino, qui pèsent sur les récoltes agricoles de ses 16 pays, pour la plupart très pauvres. Le réchauffement mondial des températures y provoque également des tempêtes ou cyclones de plus en plus violents. L’an dernier, le cyclone Idai a causé des inondations catastrophiques au Mozambique, au Zimbabwe et au Malawi, y faisant plus d’un millier de morts, des millions de sinistrés et des dégâts considérables, notamment aux réserves alimentaires. La situation la plus inquiétante concerne le Zimbabwe « La saison des cyclones a débuté, on ne peut pas se permettre la répétition des dégâts de l’an dernier », a souligné Lola Castro. Selon le PAM, les températures augmentent dans la région à un rythme deux fois supérieur à celui observé sur la planète. Cette année encore, les prévisions anticipent une météo sèche et chaude, laissant augurer d’une nouvelle mauvaise récolte. Aux quatre coins de la région, de nombreuses familles ont déjà été contraintes de supprimer un de leurs repas quotidien et ne survivent plus que grâce à l’aide d’urgence. Cette année, le PAM prévoit ainsi de venir en aide à 8,3 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire au Zimbabwe, en Zambie, au Mozambique, à Madagascar, en Namibie, au Lesotho, en Eswatini et au Malawi. La situation la plus inquiétante concerne le Zimbabwe, où le PAM évalue à près de 8 millions – la moitié de la population – le nombre de personnes menacées par la famine. « Le Zimbabwe figure parmi les quatre pays au monde où l’insécurité alimentaire est la plus élevée », avait déclaré fin novembre la rapporteure spéciale onusienne sur le droit à l’alimentation, Hilal Elver, en visite dans le pays. Le pays est englué depuis une vingtaine d’années dans une crise économique catastrophique que le président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à l’autocrate Robert Mugabe, ne parvient pas à enrayer. 2,3 millions de personnes en situation « d’insécurité alimentaire sévère » Depuis des mois, la population subit des pénuries de produits de base récurrente, farine, médicaments, carburants, et des coupures d’électricité massives qui ont fait de la vie quotidienne du plus grand nombre un cauchemar. Il y a un an, la hausse des prix de l’essence avait provoqué des émeutes meurtrières, sévèrement réprimées par le régime. Parmi les autres pays les plus menacés figurent le Lesotho, la Namibie et la Zambie, où la Croix-Rouge a récemment estimé à 2,3 millions (sur un total de 17 millions) le nombre de personnes en situation « d’insécurité alimentaire sévère ». L’agence onusienne a répété jeudi son appel pressant à la communauté internationale et aux bailleurs de fonds, affirmant qu’elle ne disposait pour l’heure que de 205 des 489 millions de dollars nécessaires pour financer ses projets d’aide d’urgence. « Si nous ne recevons pas les fonds nécessaires, nous n’aurons pas d’autre choix que d’aider moins de personnes qui en ont besoin, en leur donnant moins », a conclu Lola Castro. Une faute ? 224 partages
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Madagascar : GS Airlines, la nouvelle compagnie aérienne du Groupe Sipromad - La Tribune Afrique (Wed, 15 Jan 2020)
GS Airlines, la nouvelle compagnie aérienne du Groupe Sipromad a effectué son vol inaugural hier, lundi 13 août, à l'aéroport international d'Ivato, reliant la capitale Antananarivo à Mananjary (à l'Est) en passant par Fianarantsoa, un site touristique des plus prisés de Madagascar. A bord, plusieurs personnalités, dont le ministre malgache des Transports, du tourisme et de la météorologie, Joel Randriamandranto. Il s'agit d'une toute nouvelle ligne lancée pour accompagner les objectifs de développement du tourisme national, après l'obtention de la licence délivrée par l'Aviation civile de Madagascar (ACM). « Dans un premier temps, nous capitaliserons sur ce premier itinéraire. A partir du mois de juin, nous lancerons de nouvelles dessertes en fonction des besoins exprimés », indique à La Tribune Afrique un responsable au sein de Groupe présidé par Ylias Akbaraly, quatrième fortune d'Afrique francophone. Conglomérat d'une vingtaine de sociétés diversifié dans une douzaine de secteurs et dans lequel le volet touristique prend de plus en plus de place, Sipromad est ainsi à son énième projet avec plusieurs acquisitions ces deux dernières années notamment en France avec Thomson Broadcast et Africanews. Avec GS Airlines, le groupe veut clairement agrandir ses parts de marchés dans le  transport aérien domestique dominé par Tsaradia, filiale d'Air Madagascar. Contribuer au saut d'un secteur clé Comme dans toutes les îles, à Madagascar, le tourisme est un pilier de l'économie. Il contribue à 13% du PIB national en 2016 selon l'Economic Development Board of Madagascar. L'île a accueilli 290 000 touristes étrangers en 2018, dont 60 000 Français. Désireux de faire grimper ces chiffres et ainsi booster l'économie nationale -directement et indirectement, le ministère de tutelle a lancé en septembre dernier « Wave Madagascar », un forum d'investissement du tourisme qui a vu la participation de plusieurs investisseurs internationaux. Lire aussi : Adrian Gardiner, l'empreinte africaine de l'écotourisme dans le monde Mais si les belles plages et le paysage paradisiaque attirent de plus en plus, les liaisons entre les principaux sites touristiques restent difficiles. Et alors que le talon d'Achille que représente la faiblesse des disponibilités aérienne pour le développement du tourisme fait l'unanimité, de nouvelles dessertes domestiques à Madagascar sont les bienvenues. Si pour l'instant, GS Airlines travaille avec les avions de GS Aviation, une autre filiale de Sipromad, lesquels sont de petites capacités, le conglomérat promet dans les mois à venir l'achat d'avions. « Une équipe de professionnels étudie actuellement les différentes options qui s'offrent à nous, de façon à ce que nous puissions choisir les avions qui compléterons notre flotte aérienne », explique le responsable. Compagnie régionale, l'ambition Au-delà, le projet porté par GS Airlines vise également à en faire une compagnie aérienne régionale, « voire internationale, une fois que nous aurons capitalisé sur le marché domestique », souligne notre source. D'autant que relier les principales capitales rien qu'en Afrique australe est un véritable parcours du combattant depuis les déboires de South Africa Airlines. Récemment encore, les voyageurs au départ d'Antananarivo devaient, récemment encore, passer par Nairobi (Kenya Airways), Kigali (RwandAir) ou Addis Abeba (Ethiopian Airlines) pour rejoindre Pretoria en Afrique du Sud.
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Elim Mondial U20 2020 (F) : début du tour préliminaire - Africa Top Sports (Fri, 17 Jan 2020)
Après les U17, les U20. L’Afrique va vibrer au rythme des matchs aller du tour préliminaire des éliminatoires du Mondial U20 2020. Le Cameroun, le Nigeria et le Ghana sont exempts. Parmi les affiches au programme, un duel du nord du continent entre l’Egype et le Maroc. Affiche d’Afrique centrale entre le Gabon et la RD Congo. Par ailleurs, la Zambie attend l’Afrique du Sud. Sans oublier Mauritanie – Guinée Bissau ou encore Sierra Leone – Sénégal. Les matchs retour sont prévus dans deux semaines. Programme Egypte – Maroc Soudan du Sud – Algérie Gabon – RD Congo Congo – Angola Liberia – Guinée Burkina Faso – Gambie Mauritanie – Guinée Bissau Sierra Leone – Sénégal Tanzanie – Ouganda Burundi – Ethiopie Malawi – Zimbabwe Namibie – Botswana Zambie – Afrique du Sud
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En Afrique du Sud, aux racines d'une haine des étrangers - Le Monde (Fri, 20 Dec 2019)
Mariage dans la famille Mndaweni à Orlando West, Soweto, 1966. Mariage dans la famille Mndaweni à Orlando West, Soweto, 1966. BLD COLLECTIVE Depuis ces jours d’émeutes anti-étrangers, début septembre, où l’Afrique du Sud est apparue sous un jour hideux, la tension est retombée. En apparence. Les activités ont repris dans les quartiers où ont eu lieu la majorité des agressions, les vols, les lynchages, les assassinats. On a rebâti les murs écroulés, réparé les portes enfoncées, rempli les étagères pour rouvrir les boutiques mises à sac. Certains commerçants, ruinés, ont disparu, mais qui s’en préoccupe quand, en dépit de ce retour à la normale en surface, les signes de la « xénophobie » continuent d’agiter en profondeur ? Les insultes, les vexations n’ont pas cessé. Les actes de violence, plus sporadiques, n’ont pas disparu à l’échelle du pays. Ils sont juste enfouis sous une chape de normalité, renforcée par le fait qu’entre décembre et janvier, les activités sont presque suspendues dans le pays. Lors des vacances de Noël, des millions de personnes quittent, chaque année, les bassins d’emploi, comme le Gauteng où se situe Johannesburg, pour retrouver maisons et familles lointaines qu’ils n’ont pas vues depuis un an. Certains traversent l’Afrique du Sud vers leur région d’origine, d’autres s’en vont vers les nations d’Afrique australe dont ils sont originaires, empruntant des routes de « travailleurs migrants » plus anciennes que les pays où ils vivent. Vaste exode Ces trajets ne sont que l’ultime épreuve de l’année : quarante-huit heures de bus non-stop pour les employés originaires du Malawi, qui vivent en célibataires toute l’année en Afrique du Sud dans l’attente de ces retrouvailles. Si la période des fêtes correspond à une trêve, ce vaste exode est lié, en réalité, à un problème fondamental qui continue de bouillonner sous la surface, et en constitue même les racines historiques, celui du ressentiment croissant contre les migrants, qu’ils viennent de l’intérieur du pays ou de l’extérieur. Famille Mndaweni à Sophiatown, Johannesburg, en 1945. Famille Mndaweni à Sophiatown, Johannesburg, en 1945. BLD COLLECTIVE Souvent qualifié de « xénophobie » faute de mieux, le ressentiment contre les habitants du pays nés au-delà des frontières, s’est installé depuis longtemps en Afrique du Sud. Les enquêtes d’opinion du Southern Africa Migration Program (SAMP, Programme sur les migrations en Afrique australe), un réseau international d’organisations, ont montré à quel point l’ensemble de la société sud-africaine, toutes catégories sociales confondues, considérait les étrangers comme l’une des sources principales des difficultés que traverse le pays au quotidien. Le chômage, les écoles dysfonctionnelles, la violence au quotidien (sur la période 2018-2019, plus de 21 000 personnes ont été tuées en Afrique du Sud – une moyenne de 58 victimes par jour –, avec un nombre de meurtres en augmentation de 35 % au cours des sept dernières années, selon l’Institute for Security Studies de Pretoria) ou encore l’état de délabrement de la santé publique : tout cela serait la faute des amakwerekwere (pluriel de kwerekwere, signifiant « un étranger, une personne dont la langue maternelle est incompréhensible »). Ce sentiment en forme de ressentiment s’accompagne, à certains moments, d’accès de violence dont certaines occurrences ont été encore plus meurtrières que celle du mois de septembre.
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La Zambie privée d'électricité en raison de la sécheresse qui frappe toute l'Afrique Australe - Franceinfo (Fri, 20 Dec 2019)
Le principal barrage hydroélectrique du pays est à sec. Et l'Afrique du Sud, qui fournit à la Zambie 90% de son électricité, a dû stopper ses exportations. La Zambie est victime depuis plusieurs semaines des pires coupures d'électricité de son histoire, causées par la sécheresse qui vide les barrages. Récurrente depuis plusieurs saisons dans toute l'Afrique australe, la sécheresse a fait plonger les réserves d'eau du barrage hydroélectrique de Kariba (sud), la principale source d'énergie du pays. Selon le ministre de l'Energie, Matthew Nkhuwa, ses turbines ne tournent plus qu'à 10% de leur capacité. Le pays peut également s'appuyer sur une centrale solaire de 54 MW et une centrale à biomasse de 43 MW, mais l'essentiel de l'électricité est importé du grand voisin sud-africain. Ces pénuries d’électricité ralentissent sérieusement l’activité économique et gênent la vie quotidienne des habitants. Dans certains quartiers de la capitale zambienne Lusaka, ces délestages peuvent durer jusqu'à dix-neuf heures par jour, ce qui pénalise bon nombre de petits commerces et d’entreprises. "Ça nous fait terriblement souffrir", témoigne à l'AFP John Lukumbi, un coiffeur, qui a vu sa clientèle et son chiffre d'affaires s’écrouler. Les coupures d'électricité nourrissent la colère de la population. Ces deux dernières semaines, des manifestants ont caillassé des installations de la compagnie de distribution. 90% de l’énergie de la Zambie est importée d’Afrique du Sud, elle aussi confrontée à une terrible sécheresse. Le géant public sud-africain de l'électricité Eskom, qui fournit à la Zambie son courant, a été contraint la semaine dernière à des délestages massifs. Il n'y a plus d'électricité, même en Afrique du Sud d'où nous importons plusieurs centaine de MGW. S'il ne pleut pas, la situation sera terribleMatthew Nkuwa ministre zambien de l'Energieà l'AFP Depuis plusieurs années, les météorologues constatent une saison des pluies plus tardive et plus courte dans la région. Un phénomène qui pourrait encore s'aggraver dans les prochaines décennies. L’Afrique australe est particulièrement affectée par le réchauffement climatique. Les températures augmentent deux fois plus rapidement dans cette région que dans le reste du monde. On prévoit que les températures y augmenteront de cinq degrés ou plus, en particulier en Namibie, au Botswana et en Zambie, zones qui sont déjà particulièrement chaudes. Manque d'eau, crise agricole et pénurie d'électricité : un avant-goût de ce que pourrait être le changement climatique.  A lire aussi Sujets associés
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Zimbabwe: le vice-président et son épouse sont en guerre - RFI (Sun, 12 Jan 2020)
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