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L'Afrique du Sud refuse de prêter de l'argent au Zimbabwe - africanews (lun., 21 janv. 2019)
L’Afrique du Sud a rejeté en décembre dernier un prêt de 1,2 milliard de dollars au Zimbabwe. Raison officielle : indisponibilité des fonds. L’annonce a été faite ce lundi 20 janvier par les autorités de Pretoria. « L’Afrique du Sud n’a pas ce genre d’argent », a déclaré Jabulani Sikhakhane, porte-parole du Trésor national. Si les responsables zimbabwéens n‘étaient pas immédiatement disponibles pour commenter ce refus du géant voisin – pourtant un des principaux pays qui portent l‘économie continentale -, Harare en proie depuis des décennies à une grave crise économique, fait face à une insuffisance criante de liquidités. Et plutôt que d’apporter des solutions afin de conduire le peuple au « nouveau Zimbabwe », symbole du décollage économique, les mesures telles que la récente hausse des prix du carburant n’ont au contraire fait que déclencher la colère des syndicalistes et des opposants qui sont descendus dans la rue la semaine dernière. Des marches que la police et l’armée ont réprimées avec une violence telle que le Forum des ONG des droits de l’homme au Zimbabwe a recensé plus de 10 morts, plus de 70 blessés, plus de 700 arrestations et au moins 246 cas d’agressions et de tortures. Pour Harare, ce n’est qu’un « avant-goût de ce qui va arriver » au cas où les manifestants ne se résignent pas. « La réponse jusqu‘à présent n’est qu’un avant-goût de ce qui va arriver », a menacé ce lundi dans les colonnes du Sunday News George Charamba, porte-parole de la présidence. Lequel accompagne le président Emmerson Mnangagwa à une tournée à l‘étranger. Une tournée d’ailleurs interrompue en raison de la grogne. « En raison de la situation économique, je vais rentrer au pays après une semaine très productive de rencontres commerciales bilatérales », a écrit ce dimanche sur Twitter, l’homme fort de Harare, annulant ainsi sa participation au prochain Forum de Davos qui commence le lundi 28 janvier. In light of the economic situation, I will be returning home after a highly productive week of bilateral trade and investment meetings. We will be ably represented in Davos by Minister of Finance, Mthuli Ncube. The first priority is to get Zimbabwe calm, stable and working again. — President of Zimbabwe (@edmnangagwa) 20 janvier 2019 Mais, Mnangagwa se félicite déjà de ce que les coopérations bilatérales menées lors dans le cade de la tournée avec des investisseurs aient été « prometteuses ». Le Zimbabwe sera représenté à Davos par le ministre des Finances Mthuli Ncube. >>> LIRE AUSSI : Zimbabwe : 68 blessés soignés, 17 opérations chirurgicales >>> LIRE AUSSI : Zimbabwe : une figure de la contestation au régime arrêtée >>> LIRE AUSSI : Zimbabwe : la répression n’est qu’un avant-goût, avertit le porte-parole présidentiel
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L'Union européenne va-t-elle renouveler ses sanctions contre le Zimbabwe? - RFI (Mon, 18 Feb 2019)
L’Union européenne doit examiner à partir de  lundi 18 février, les sanctions qui visent Harare. Cela fait près de 20 ans que l’UE impose des mesures restrictives contre ce pays. Ces sanctions visaient initialement des caciques du régime de l’ex-président Robert Mugabe, accusé à l’époque de violence et de répression à l’encontre de l’opposition.Le conseil de l’UE va-t-il décider de reconduire ces sanctions ? De les durcir ? Après les violences du mois dernier au Zimbabwe, la Grande-Bretagne a laissé sous-entendre qu’elle pourrait demander un durcissement de la position européenne. Qui est concerné ? Cela fait dix-sept ans que l’UE reconduit chaque année ses sanctions contre le Zimbabwe. Une vingtaine d'individus étaient au départ ciblés. Des membres du gouvernement, des hauts gradés de l’armée du régime de Robert Mugabe, dont l’actuel président Emmerson Mnangagwa et son vice-président. En 2009, juste après des élections particulièrement violentes, le Zimbabwe est mis au ban de la communauté internationale. La liste des individus concernés par des sanctions passe à 203. Aujourd’hui, seules deux personnes sont toujours assujetties à sanctions : l’ex-président Mugabe et sa femme, Grace, ainsi que la société publique d’armement,  Zimbabwe Defense Industries. Quelles sanctions ? Ces sanctions comportent une interdiction de voyage en Europe ainsi qu’un gel des avoirs de ces individus dans les pays européens. Cinq autres personnes, dont l’actuel vice-président du pays, Constantino Chiwenga sont sur une liste parallèle. Les sanctions à leur encontre ont été suspendues, mais peuvent être rétablies à tout moment. Que pourrait décider l'Union européenne? Le nouveau gouvernement zimbabwéen, en place depuis 1 an, demande une levée de ces mesures. Il affirme qu’elles entravent le développement économique du pays et pèsent sur la population. Un appel soutenu par plusieurs pays africains lors du récent sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, dont l’Afrique du Sud qui estime que ces sanctions sont injustes. Il y a dix jours, la Grande-Bretagne ( à l’origine de ces mesures ) a laissé entendre qu’elle pourrait demander un durcissement de la position européenne eu égard aux récentes violences dans le pays. Le mois dernier, le gouvernement a réprimé avec brutalité une grève générale de 3 jours. Selon plusieurs ONG, une cinquantaine de personnes ont été tuées lors de cette répression, plus d’une centaine blessées et au moins sept cents personnes arrêtées et inculpées  dont le célèbre dissident, le Pasteur Ewan Mawarire. Des sanctions efficaces? Mais les observateurs indépendants sont dubitatifs quant à l’efficacité de cette politique. En dix-sept ans, ces mesures n’ont pas réussi à faire infléchir la politique répressive du gouvernement. Selon Joseph Devanny, professeur au Kings College de Londres, ces sanctions n’ont aucun intérêt, « En 2008, soit six ans après l’instauration de ces mesures restrictives, les violences électorales ont été encore plus brutales. Sans parler du mois dernier, où il y a eu de nombreux cas documentés d’une utilisation excessive de la force par les services de sécurité contre des citoyens zimbabwéens. Donc je ne vois pas comment l’Union européenne peut dire que ces mesures ont été efficaces et ont changé le comportement de hauts cadres des services de sécurité »  d’autant plus souligne-t-il que « les 2 seules personnes sous le coup de sanctions aujourd’hui, n’ont plus aucune fonction dans le gouvernement actuel. Robert Mugabe est à la retraite et je ne vois pas comment on peut justifier qu’en le gardant sous sanction cela peut avoir un impact sur les décisions de l'actuel président et de son vice-président, qui tous les deux ne sont pas sur la liste de sanctions » Un avis partagé par Stephen Chan, professeur à School of Oriental and African Studies de Londres, pour qui « le régime se sert de ces sanctions imposées par les pays occidentaux pour se positionner en victime » « Il faut que l’UE suspende ses mesures restrictives » estime t -il « pour que le gouvernement d’Emmerson Mnangagwa n’ait plus d’excuses sur la façon dont il gère le pays » Le 14 février, le Parlement européen a recommandé une reconduction pour 1 an de ces sanctions, et que soient ajoutés sur cette liste plusieurs noms, dont celui du vice-président Constantino Chiwenga, responsable de la répression contre les manifestants le mois dernier. Une recommandation, qui si elle est suivie d'effets, sera une véritable "claque" pour le président Emmerson Mnangagwa qui cherche depuis son arrivée au pouvoir à réhabiliter son pays aux yeux de la communauté internationale.
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Île Maurice : ce que sa situation économique dit - Le Point Afrique (Sun, 17 Feb 2019)
Passant au laser divers secteurs de l'économie mauricienne, la MCB explique cette révision par la détérioration de la conjoncture économique mondiale, en particulier dans les principaux marchés d'exportation de l'île et de certains retards dans la réalisation d'activités énergétiques spécifiques par le secteur privé. Dans son journal occasionnel intitulé MCB Focus de février 2019, la MCB a annoncé que la croissance économique, mesurée aux prix de base, devrait désormais s'établir à 3,8 %, soit 10 points de base de moins que les prévisions de la banque en octobre, et à égalité avec la prévision correspondante des services mauriciens de la statistique (Statistics Mauritius) selon les derniers comptes nationaux publiés en décembre 2018. Les secteurs au crible La MCB a indiqué que, d'un point de vue sectoriel, le secteur de la construction devrait rester cette année l'un des principaux moteurs de la croissance nationale à l'échelle nationale, compte tenu des grands projets d'infrastructure en cours. «  À un autre niveau, les secteurs des TIC et des services commerciaux et financiers devraient continuer à tirer profit de leurs fondamentaux solides pour maintenir une performance résiliente. « Dans ce dernier segment, l'évolution du secteur commercial mondial devrait nécessiter une surveillance étroite, car les opérateurs seraient confrontés aux défis posés par l'adaptation au contexte opérationnel en constante évolution », a déclaré la banque. La MCB a observé que « malgré les prévisions d'un développement considérable du secteur des produits de la mer conformément à une dynamique de marché favorable, des conditions plus modérées chez nos principaux partenaires commerciaux et au-delà sur la scène mondiale vont exercer des pressions défavorables sur les secteurs manufacturiers axés sur l'exportation, tels que le textile qui va afficher un développement mitigé cette année ». Entre APE et Brexit du Royaume-Uni À cet égard, a déclaré la MCB, « il est intéressant de prendre note de la signature par Maurice de l'Accord de partenariat économique (APE) entre l'ESA et le Royaume-Uni qui, lors de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, préserverait l'accès au marché et fournirait aux opérateurs mauriciens une prévisibilité et une sécurité juridique aux exportateurs mauriciens exportant vers le Royaume-Uni, indépendamment de toute éventuelle conséquence du Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne  ». Elle a, toutefois, ajouté que les exportations de l'île risquaient encore de subir le contrecoup de la baisse de la demande britannique à court et moyen terme. En ce qui concerne le secteur du commerce, le rythme de la croissance devrait rester conforme aux tendances récentes. Dans le même esprit, le secteur agricole non sucrier reste soumis aux caprices des conditions climatiques, tandis que la valeur ajoutée du sucre devrait rester relativement stable après deux années consécutives de baisse, reflétant notamment les niveaux de production limités et les pressions concurrentielles élevées.  © Sebastian Kahnert / ZB / Picture-Alliance/AFP La vie économique dynamique se voit dans les activités de rue de la capitale, Port-Louis. © Sebastian Kahnert / ZB / Picture-Alliance/AFP Le tourisme touché La MCB a, également, revu à la baisse ses prévisions de croissance de la valeur ajoutée pour le secteur du tourisme : « Le secteur devrait toujours exercer une influence positive sur le taux de croissance du pays cette année. » « Cette dernière tendance peut, dans une certaine mesure, être liée à la baisse des arrivées par voie aérienne observée récemment, tandis que la croissance globale du nombre de visiteurs au cours de ces périodes était principalement liée à une hausse notable des arrivées par voie maritime – principalement en ce qui concerne les navires de croisière – qui, en soi, génèrent relativement moins de revenus que les arrivées en avion', a-t-il déclaré. Elle a, également, observé que les recettes pourraient être une source de préoccupation en raison de la diminution du pouvoir d'achat des touristes européens traditionnels en raison des difficultés économiques, tandis que les pressions croissantes de la concurrence exercées par les destinations régionales et par l'euro pourraient être soumises à des faiblesses en cas de réapparition des chocs économiques et financiers. Impact de l'inflation mondiale en baisse Selon la MCB, l'inflation mondiale, source importante de satisfaction pour l'économie mauricienne, a maintenu sa tendance à la baisse depuis mai 2018 pour atteindre 3,2 % pour la période de douze mois se terminant en décembre 2018. « Cela a été essentiellement provoqué par les baisses successives des prix des légumes, ainsi que par la stabilité générale de la roupie, avec un soulagement également justifié par l'évolution à la baisse des prix internationaux du pétrole au cours des derniers mois. À moins que des événements exceptionnels ne se produisent, l'inflation devrait poursuivre sa tendance à la baisse et s'établir à 2,1 % en décembre 2019 », a-t-il estimé. En ce qui concerne les autres indicateurs économiques, la Banque a indiqué que le taux de chômage devrait diminuer pour atteindre 6,7 % en 2019, tandis que le déficit budgétaire devrait s'établir à 3,3 % du PIB, légèrement au-dessus du chiffre de 3,2 % prévu par les autorités.
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Mines inondées au Zimbabwe: huit mineurs illégaux secourus - RFI (Sat, 16 Feb 2019)
Entre 60 et 70 mineurs se trouveraient au fond de deux puits de mines d’or désaffectés situés à Kadoma, au sud-ouest de la capitale Harare. Ces puits ont été inondés, mardi 12 février, après de violents orages. Selon la télévision d'Etat, huit personnes ont pu être ramenées à la surface. Le gouvernement estime que des centaines de milliers d'euros sont nécessaires pour mener les opérations de sauvetage. Selon la Zimbabwe Broadcasting Corporation, les huits mineurs secourus de la mine de Kadoma « ont été hospitalisés dans un état stable » mais il resterait des dizaines de personnes présumées mortes au fond du puit. Les images montrent des hommes aux vêtements détrempés et couverts de boue. L'un des mineurs évacués aurait déclaré que le niveau de l'eau avait atteint la nuque des personnes prises au piège. Elles ont dû rester debout pendant plusieurs jours d'affilée pour ne pas se noyer. « Efforts désespérés » Un peu plus tôt; le ministre en charge des Affaires locales, July Moyo avait déclaré : « Actuellement, des efforts désespérés sont en cours pour pomper l’eau des puits inondés afin de pouvoir récupérer les victimes » ajoutant : « On estime entre 60 et 70 le nombre de mineurs illégaux qui sont bloqués » Depuis le drame, les familles des mineurs se sont rendu sur la zone avec l'espoir d'obtenir des nouvelles de leurs proches bloqués sous terre. Le ministre en charge des Affaires locales, July Moyo a estimé à 177 000 euros le coût des opérations de sauvetage. Il a donc lancé un appel à la générosité du public pour financer le pompage de l'eau, et « nourrir les équipes sur le terrain et les familles en deuil, le transport et les obsèques des victimes. » « L'argent sera bien utilisé » Le ministre a assuré « à tous ceux qui feront des dons, que l'argent serait bien utilisé » pour les opérations, ajoutant dans son communiqué les coordonnées bancaires du compte du ministère des Finances. Plongé depuis des années dans une crise économique et financière désastreuse, le Zimbabwe abrite de nombreux minerais dans son sous-sol comme du platine, des diamants, de l’or ou encore du charbon et du cuivre mais, par manque de travail, de nombreux hommes survivent en travaillant dans des mines désaffectées. (avec AFP)
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A Bulawayo, au Zimbabwe, une petite fabrique de souliers ne connaît pas la crise - Franceinfo (Sun, 17 Feb 2019)
L'atelier d'une pièce seulement, où se mêlent odeurs de cuir, de colle et de caoutchouc, ne paie pas de mine. Pas d'enseigne sur la devanture en briques rouges. Mais à l'intérieur, 14 salariés, tous des hommes, s'activent pour répondre à la demande internationale qui ne se dément pas malgré les difficultés du pays. "Les gens sont fatigués des matériaux fabriqués par l'homme, ils veulent des produits naturels comme les nôtres", estime un des ouvriers, Misheck Sibanda, en manipulant des peaux de cuir tendres d'hippopotames, de gnous ou encore d'autruches. Fondée en 1993, l'entreprise Courteney - en hommage à Frederick Courteney Selous, un explorateur et chasseur britannique décédé en 1917 - produit chaque jour 30 paires de chaussures faites main, pour l'essentiel destinées aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et à l'Afrique du Sud. La clé de leur survie ? Une main-d'oeuvre qualifiée, des produits de qualité et plutôt indémodables, et un savoir-faire artisanal. "On fabrique les chaussures à l'ancienne", explique Helen Emerick, la directrice de Courteney, la marque à l'éléphant. Ici, pas de laser pour découper les cuirs. Et on se contente d'un clou et d'un marteau pour percer les œillets. Petite touche locale, les employés ne travaillent que du cuir zimbabwéen - buffle, kudu ou crocodile - cousu sur des semelles en caoutchouc naturel importé de Malaisie. La quinzaine de modèles proposés pour hommes et femmes sont quasi inchangés depuis des années: des chaussures de style basique mais robustes, "faites pour l'aventure" comme le clame la marque, pour la plupart montantes, dans des coloris brun, noir ou sable. Seuls quelques modèles féminins, rose ou violet, osent la fantaisie. "On vend à l'international, dans les pays développés alors que nous sommes un pays du 'tiers-monde'. Ca me fait sourire", se félicite l'ouvrier Misheck Sibanda. Au Zimbabwe, l'économie ne s'est jamais aussi mal portée depuis une dizaine d'années. Malgré les promesses de relance du président Emmerson Mnangagwa, au pouvoir depuis 2017, les Zimbabwéens manquent toujours cruellement de liquidités. Pire, ils ont renoué ces derniers mois avec les pénuries d'essence, de médicaments, de pain ou d'huile. Pour s'en sortir, Courteney vend ses chaussures en dollars américains uniquement, pour 140 à 500 dollars la paire. A lire aussi Sujets associés Votre avis est précieux. Aidez-nous à améliorer notre site en répondant à notre questionnaire. je donne mon avis
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Le trafic recule de 2,9% en janvier à Réunion Roland-Garros - Clicanoo (Mon, 18 Feb 2019)
Avec 2 473 843 passagers, une progression de 7,9% par rapport à 2017, 180 801 passagers supplémentaires, l'aéroport Réunion Roland-Garros avait clôturé 2018 sous une bonne étoile. En janvier, la plateforme continue à payer les conséquences du mouvement des gilets jaunes une tendance déjà perceptible en décembre avec une baisse globale du trafic de 1,6%. Pour le premier mois de 2019, Le trafic a diminué de 2,9%. Le nombre de passagers locaux, commençant ou terminant leur voyage à La Réunion, recule de 2,6% (6 100 passagers de moins qu’en janvier 2018). Celui des passagers en transit, sur les lignes de Corsair entre Paris et les îles de l’océan Indien et celle d’Air Madagascar entre Tananarive et Guangzhou, diminue de 21,5%. La fréquentation globale des lignes entre la métropole et La Réunion reste orientée à la baisse pour le troisième mois consécutif (–1%, 1 300 passagers en moins). L’interruption de la desserte Toulouse-Réunion et le léger recul enregistré sur la ligne Réunion-Marseille n’ont été compensés que partiellement par la progression du trafic entre les aéroports parisiens et Roland Garros (+0,6%). La plus forte baisse provient de la desserte de l’île Maurice (–9,1%, 6 500 passagers en moins par rapport à janvier 2018), malgré les huit vols saisonniers opérés pour la première fois par Air Austral entre Saint-Denis et Rodrigues. Le trafic régional est globalement orienté à la baisse (–5,1%), malgré les progressions enregistrées sur les Seychelles (+9,8%), Mayotte (+7%) et Madagascar (+1,6%). Six aéroports de la Grande Île sont désormais reliés à Roland Garros par des vols réguliers : Tananarive, Nosy-Be, Tamatave, l’île Sainte-Marie, Tuléar et Fort-Dauphin. S’y sont ajoutés, en décembre 2018 et janvier 2019, des vols saisonniers sur Diégo-Suarez, via Tamatave proposés conjointement par Air Austral et Air Madagascar. Les lignes sur l’Afrique du Sud et les Comores ont pour leur part vu leur activité diminuer, respectivement de 1,5% et 8,6%.
Inversement, les liaisons longs-courriers sur l’Asie affichent une progression globale de 9,2% (près de 600 passagers supplémentaires sur le mois). La plus forte hausse est enregistrée sur Chennai (Inde, +18,1%), devant Guangzhou (Canton, Chine, +14,5%) et Bangkok (Thaïlande, +4%). Dans le secteur du fret, les tonnages traités progressent de 3,5% en janvier. Les tonnages débarqués reculent légèrement (–1%) par rapport à janvier 2018, pendant que le fret embarqué enregistre une hausse significative (+13,3%), grâce notamment à la bonne tenue des exportations fruitières.      
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Médecine traditionnelle... conventionnelle, comment combattre les épidémies? - RFI (Mon, 18 Feb 2019)
Ce 17 février, Madagascar lance la deuxième phase de vaccination des enfants contre la rougeole. L’épidémie qui touche la Grande Île depuis fin août dernier a déjà fait près de 600 victimes sur les 60 000 personnes qui ont contracté le virus. Avec la peste en 2017, cette épidémie fait partie de l’une des plus importantes de ces dernières années. Si la rougeole peut pourtant facilement être évitée grâce à un vaccin, l’épidémie a beaucoup de mal à être endiguée, tant les réticences de la population à l’égard de la vaccination sont nombreuses, et l’ancrage de la médecine traditionnelle fort. A Madagascar, 80% de la population se soigne essentiellement par la médecine traditionnelle. Pour Ranjatiana Randriantsara, doctorante en anthropologie de la santé à l’université d’Antananarivo, la capitale, et chercheuse au Laboratoire d’anthropologie patrimoine, transformation sociale et transculturalité, « l’accessibilité à la médecine conventionnelle fait défaut en brousse et par rapport aux moyens financiers et économiques de la population ». Médecine « syncrétique » L’exploitation des plantes médicinales, d’après les chercheurs, daterait de l’époque Vazimba, c’est-à-dire de 300 ans avant Jésus-Christ environ à 1600 de notre ère. Au XIXe siècle, avec l’arrivée des missionnaires britanniques sous le règne de Ranavolona II, les bases de la médecine conventionnelle commencent à être enseignées à la population en même temps que l’Evangile. Ce qui explique le rapport particulier que les Malgaches entretiennent aujourd'hui avec la médecine, qualifiée de « syncrétique » par la chercheuse. « Les gens [qui ont les moyens], pour se soigner, font un mixte entre médecine traditionnelle et médecine conventionnelle dans leur quotidien, explique-t-elle. Parfois, le problème, c’est que quand on dit "tomber malade" dans la culture malgache, ce n’est pas forcément une cause biologique. Par exemple, le fait d’avoir fait du mal à quelqu’un. Tomber malade est peut-être la punition. Donc, les gens ne vont pas forcément aller à l’hôpital pour se soigner. Mais faire des rites et coutumes pour soulager leur esprit ». ► (Ré)écoutez : Madagascar: problématique de la vaccination des enfants « La longue persistance des épidémies, que ce soit pour la peste et pour la rougeole, est en rapport avec le contexte social et culturel de la population, qui croit plus aux bénéfices de la médecine traditionnelle et des rites et coutumes malgaches », ajoute Ranjatiana Randriantsara. Malgré les croyances, l’Etat malgache espère arrêter la progression de l’épidémie de rougeole avec cette nouvelle riposte vaccinale qui débute ce 18 février. Au total, 850 000 enfants de 6 mois à 9 ans de trois régions de l’île, à savoir Androy, Diana et Atsimo Andrefana, sont ciblés par cette campagne.
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Raj Gokhool, formateur de théâtre : «Que les comédiens soient respectés à Maurice !» - Le Defi Media Group (Sun, 17 Feb 2019)
Raj Gokhool est plus connu des Mauriciens depuis l’émission ‘Millionnaire’ à la MBC. Ce grand gaillard énergique (grâce à la pratique rigoureuse d’exercices, dit-il) roule sa bosse dans tout le pays avec la troupe qu’il dirige : La comédie mauricienne. Il est animateur, écrivain, formateur, présentateur… Rencontre.  Racontez-nous vos origines, voulez-vous ? Je suis né dans une famille modeste à Résidences Malherbes, Curepipe. Modeste est le mot convenable pour ne pas dire pauvre (rires). Une famille de cinq enfants. Mon père était maçon. Il nous a quittés il y a deux ans. Il vous manque... Et comment ! Maçon certes, mais il nous a beaucoup appris. Une manière de vivre : le respect, la courtoisie, la valeur de l’effort. Et votre mère ? Elle enseignait le hindi dans la baitka. Nous avions des parents simples qui nous dispensaient des leçons de vie. Par exemple, il fallait vivre en harmonie. Une querelle avec mes cousins risquait de m’attirer des réprimandes. Désobéir aux profs était interdit aussi. Il fallait aller demander pardon. Je n’aimais pas être discipliné par mes parents, mais aujourd’hui, cela me sert. La rigueur, la discipline, les valeurs… Pouvoir prendre des décisions. Cela sert à diriger une compagnie. Vos études secondaires ? Au John Kennedy College. C’était une belle aventure dans les années 80. Mon cousin m’a accompagné le premier jour. Je ne savais pas comment m’y rendre. Il n’y avait pas de bus scolaire à l’époque. C’était dur de se lever le matin, surtout en hiver. Mais c’était quelques-unes des plus belles années de ma vie. Les copains, les flâneries, les plaisanteries (son visage s’éclaire). Aviez-vous un rêve à l’époque ? Mes parents envisageaient un emploi de gratte-papier dans un bureau pour moi ou à faire de moi un professionnel. Et moi, j’étais un grand passionné de télé et de cinéma. Ma passion : chanter, danser, imiter des gens devant le miroir, gratter une guitare. Ma famille me disait: « Akter ? Pa gagn lavi sa. Teat ? Ki pou fer ar sa ? » Qu’avez-vous fait après le collège ? Après les études, j’ai travaillé dans quelques grosses boites. Par exemple, General Construction Ltd, qui m’a beaucoup appris. J’ai su ce que c’était de travailler de huit heures à dix-sept heures. Mais j’étais mal dans ma peau. Pensiez-vous toujours au théâtre ? Oui. Tellement que je m’y engageais en parallèle les samedis et les dimanches. Cela pourrait froisser certaines personnes, mais je n’ai eu aucune aide des politiciens, des Mauriciens. Ce sont des étrangers qui m’ont donné ma première chance de suivre des cours à La Réunion. Les mains tendues sont venues de l’extérieur. Heureusement, je travaillais pour une compagnie et je pouvais me permettre de financer mes projets. J’avais écrit au ministère des Arts et de la Culture pour dire que j’ai obtenu une bourse pour des études et si je pouvais avoir un soutien. Niet. Bien avant cela, le président Cassam Uteem était venu voir une de mes pièces, basé sur l’immense An Inspector Calls de J. B. Priestley. Après, il vient me féliciter. Une personne comme Cassam Uteem, qui a fait du théâtre, qui vient vous féliciter, c’est quelque chose. Il m’a dit : « Viens me voir si tu as besoin d’aide. » Et puis rien. Prenez le jeu Millionnaire à la MBC. Le casting a été fait par des étrangers. Si c’était des Mauriciens, je n’aurais pas été choisi. Et votre passage à La Réunion ? Comme je n’avais pas beaucoup de moyens, je vivais chez les comédiens de ville en ville. Pas évident. C’était glacial en hiver au pied de la montagne. Mais bon, j’ai obtenu mon diplôme de formateur. Comment est née La Comédie mauricienne ? Très naturellement, je dirais. Après avoir joué une pièce : Toofan, les jeunes m’ont demandé : «What next ? » J’ai répondu : « Ben, on fonde notre troupe ! ». On a fondé un atelier. C’était en 1995 à Curepipe, au collège Renaissance. Je donne des cours de théâtre durant les classes dans plusieurs collèges. Cinq ans après, La Comédie mauricienne prend naissance au Centre culturel français. Je me retrouve avec 80 élèves. En même temps, je me perfectionnais en Norvège et en Bulgarie, où rien qu’à Sophia, il y avait onze écoles de théâtre qui recevaient des aides du gouvernement. La clientèle là-bas est énorme. J’ai rencontré de véritables maîtres là-bas. À la Réunion aussi. C’était en 2009. J’ai compris alors que j’avais encore beaucoup à apprendre (rires). L’écriture et la mise en scène évoluent toujours. Un jour, une organisation de l’Afrique du Sud débarque à Maurice pour former, pendant trois jours, les personnes dans le management du théâtre. Et je me suis rendu compte que je mettais déjà en pratique à Maurice tout ce qu’ils disaient. Parce que j’avais acheté des livres sur le casting, le marketing, etc. Vous savez, un formateur a des doutes parfois. Et là, mes doutes se sont dissipés. Et puis, l’émission Millionnaire démarrait aussi à Maurice et plus de gens m’ont connu. Parmi vos pièces, laquelle préférez-vous ? La première : Zenfan La Ri. Lors d’un séjour au Mozambique, j’ai vu des enfants vivre et dormir dans les rues. La misère et la précarité m’ont inspiré à écrire cette pièce. Elle me hante toujours.  Et La Comédie mauricienne aujourd’hui... Notre entreprise a beaucoup progressé. Elle collabore avec tous les ministères et même avec la police. Pour son code d’éthique, sorti il y a trois mois, la police a fait appel à nous. Nous écrivons des pièces sur les problèmes sociaux, mais avec une dose d’humour. Nous allons dans les entreprises, les écoles, les lycées. Nous sensibilisons les gens sur la pauvreté à Maurice. Nous travaillons avec des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Tout un programme est appliqué, comme pour les maths ou le français. En 2008, le groupe Rogers a fait appel à moi et j’ai obtenu mon premier contrat Corporate Social Responsibility. Nous avons écrit alors des pièces sur le Sida. Nous avons donné 300 représentations en une année. Dans les collèges, les centres sociaux… Nos acteurs étaient devenus des salariés. Puis, l’État a fait appel à nous pour sensibiliser les collégiens sur la sexualité. Pour des spectacles qui ne sont pas vulgaires, indécents, le genre qui pousse les parents à dire, « Pe koz sex avek mo zanfan ». Et maintenant, nous tournons des courts métrages aussi, comme Vinn Dan Mo Loto, sur la sécurité routière. Nous attendons en vain un signe de la Mauritius Broadcasting Corporation pour la diffusion. Quelles sont les lacunes dans le domaine de la culture à Maurice ? J’ai l’impression que l’État ne sait pas trop quoi faire au niveau de la culture. Par exemple, il va embaucher n’importe qui provenant de l’étranger. Il a fait du théâtre, donc il est bon. En fait, c’est parce qu’il ne fout rien là-bas qu’il est ici. Et c’est dommage. Un autre constat : la lenteur, la bureaucratie et les difficultés pour trouver de l’aide en général. Parvenez-vous à vous évader parfois ? Certainement. Après un gros spectacle, je trouve refuge dans la forêt, la nature. Midlands, où j’habite, est un endroit très tranquille. On y voit des singes et des oiseaux. Votre endroit préféré à Maurice... (Sans hésitation) Rodrigues. C’est le lieu antistress par excellence. Dès que vous arrivez à l’aéroport, vous décompressez. J’aime me balader dans les collines, mais aussi sur la côte. Quel est votre souhait le plus cher ? Que la troupe fonctionne sans moi. Parce que je ne vivrai pas éternellement. Qu’un plus grand nombre de comédiens puisse toucher un salaire. Que les comédiens soient respectés à Maurice, qu’ils puissent avoir accès à des prêts. Je ne veux plus entendre dire : « Vous êtes comédien, mais que faites-vous à part cela ? Qu’ils puissent dire « Je suis comédien et je gagne ma vie ». Feroz Saumtally
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Zimbabwe : l'irréductible atelier de chaussures de Bulawayo - FashionNetwork.com FR (Fri, 15 Feb 2019)
15 février 2019 Avec ses usines désertes et ses entrepôts délabrés, Bulawayo a perdu depuis longtemps son rang de capitale industrielle du Zimbabwe, victime de la crise économique. Au milieu de cette friche, une petite fabrique de chaussures résiste encore. Au Zimbabwe en friche, un irréductible atelier de chaussures - AFP L'atelier d'une pièce seulement, où se mêlent odeurs de cuir, de colle et de caoutchouc, ne paie pas de mine. Pas d'enseigne sur la devanture en briques rouges. Mais à l'intérieur, 14 salariés, tous des hommes, s'activent pour répondre à la demande internationale qui ne se dément pas malgré les difficultés du pays. « Les gens sont fatigués des matériaux fabriqués par l'homme, ils veulent des produits naturels comme les nôtres », estime un des ouvriers, Misheck Sibanda, en manipulant des peaux de cuir tendres d'hippopotames, de gnous ou encore d'autruches. Fondée en 1993, l'entreprise Courteney - en hommage à Frederick Courteney Selous, un explorateur et chasseur britannique décédé en 1917 - produit chaque jour trente paires de chaussures faites main, pour l'essentiel destinées aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et à l'Afrique du Sud. La clé de leur survie ? Une main-d'oeuvre qualifiée, des produits de qualité et plutôt indémodables, et un savoir-faire artisanal. « On fabrique les chaussures à l'ancienne », explique Helen Emerick, la directrice de Courteney, la marque à l'éléphant. Ici, pas de laser pour découper les cuirs. Et on se contente d'un clou et d'un marteau pour percer les oeillets. Buffle, kudu ou crocodile Petite touche locale, les employés ne travaillent que du cuir zimbabwéen - buffle, kudu ou crocodile - cousu sur des semelles en caoutchouc naturel importé de Malaisie. La quinzaine de modèles proposés pour hommes et femmes sont quasi inchangés depuis des années : des chaussures de style basique mais robustes, « faites pour l'aventure » comme le clame la marque, pour la plupart montantes, dans des coloris brun, noir ou sable. Seuls quelques modèles féminins, rose ou violet, osent la fantaisie. « On vend à l'international, dans les pays développés alors que nous sommes un pays du "tiers-monde". Cela me fait sourire », se félicite l'ouvrier Misheck Sibanda. Au Zimbabwe, l'économie ne s'est jamais aussi mal portée depuis une dizaine d'années. Malgré les promesses de relance du président Emmerson Mnangagwa, au pouvoir depuis 2017, les Zimbabwéens manquent toujours cruellement de liquidités. Pire, ils ont renoué ces derniers mois avec les pénuries d'essence, de médicaments, de pain ou d'huile. Pour s'en sortir, Courteney vend ses chaussures en dollars américains uniquement, pour 140 à 500 dollars la paire. « Grandir » En 2009, l'hyperinflation a contraint le Zimbabwe à abandonner sa monnaie au profit du billet vert. Mais très vite, la devise américaine a commencé à manquer. Le gouvernement a bien introduit il y a deux ans des « bond notes » - des billets d'obligation - d'une valeur initiale identique au dollar, mais l'échec a été cinglant: un tel bon vaut aujourd'hui 2,5 à 3 dollars. Dans ce contexte peu propice, Courteney a néanmoins embauché l'an dernier trois employés. Helen Emerick a confié son recrutement à son propre personnel. « Ils connaissent exactement les compétences requises. Ils veulent que la société continue de grandir. » L'entreprise n'échappe pas à l'environnement ambiant. « Le plus grand défi, ce sont les coupures fréquentes d'électricité », explique la patronne, « on doit utiliser nos générateurs et s'assurer qu'on a toujours assez de carburant ». Dans le centre de Bulawayo, un magasin spécialisé dans la mode masculine attend avec impatience sa prochaine livraison de chaussures étiquetées Courteney. « Un Sud-Africain est venu hier et a acheté neuf paires pour lui et ses amis », explique le propriétaire, Jay Giga. « Je les vends aussi vite que je les reçois. On en demande toujours plus. » De quoi conforter l'inflexible optimisme de Misheck Sibanda. « C'est difficile ici », soupire-t-il. Avant d'ajouter, sûr de lui : « Mais nous survivrons parce que nous sommes uniques ». Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.
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