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COASAFA U20 2019 : un choc Afrique du Sud - Zambie en finale - Africa Top Sports (jeu., 12 déc. 2019)
Les demi-finales ont rendu leur verdict. La finale du tournoi des moins de 20 ans, édition 2019 du COSAFA opposera l’Afrique du Sud, au pays hôte, la Zambie. Ce sont les grands gagnants des matchs du dernier carré ce jeudi. Que ce fut dur notamment pour l’Afrique du Sud, tenante du titre. Les Amajitas ont dû revenir d’un handicap de 2 buts (2-2 au temps réglementaire) pour l’emporter 5-4 dans les tirs au but face à Madagascar. Par contre, la partie a été plus facile pour la Zambie à domicile. Face à l’Angola, les Young Chipolopolo se sont régalés 3-0 avec des buts de Patrick Gondwe (doublé) et un but de Mwepu. Samedi, place à la finale du COSAFA U20 2019 entre Afrique du Sud et Zambie. Madagascar et Angola s’affronteront pour le match pour la 3è place.
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COSAFA U20 2019 : Zambie - Angola, affiche des demi-finales - Africa Top Sports (Wed, 11 Dec 2019)
Le tableau des demi-finales de l’édition 2019 du tournoi des moins de 20 ans du COSAFA (Conseil des Fédérations de football d’Afrique australe) est complet. La principale affiche opposera la Zambie, pays hôte, à l’Angola. Les Young Chipololos ont dominé leur groupe A avec 9 points. Soit 3 victoires en autant de matchs et 9 buts marqués contre 1 encaissé. L’Angola a survolé de même le groupe C avec 9 points et 13 buts marqués. Voilà qui promet. Le second match mettra aux prises l’Afrique du Sud à Madagascar. Les deux équipes ont partagé le même groupe (B) et terminé aux deux premières places. Cette fois, il faudra un vainqueur de leur confrontation (1-1 en match de groupes). Les demi-finales sont prévues ce vendredi.
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Accords fiscaux : pourquoi en Afrique les pays accélèrent la renégociation avec l'île Maurice - La Tribune Afrique (Wed, 11 Dec 2019)
« Je pense naturellement que les Mauriciens n'aiment pas ce qui est en train de se passer. Mais dans une démarche très diplomatique, nous mettons des arguments solides sur la table. Nous leur disons qu'au regard de l'évolution de la fiscalité internationale, même pour eux, ce type convention est devenu gênant », confie à La Tribune Afrique une source au sein de l'administration fiscale sénégalaise qui requiert l'anonymat. « C'était un accord politique » Le Sénégal est en effet l'un des rares pays à dévoiler une estimation chiffrée du manque à gagner occasionné par la convention d'évitement de double imposition qui le lie depuis le 17 avril 2002 à île Maurice. Les autorités dakaroises ont parlé l'année dernière de plus de 257 millions de dollars de recettes fiscales manquées sur 17 ans. Magueye Boye, inspecteur des impôts et négociateur en chef du traité sur le Sénégal a pratiquement qualifié cette convention de « traité le plus inégal pour le Sénégal parmi tous les traités » signé par son pays. Selon notre source, tout aurait commencé par un déplacement de Mauriciens au Sénégal vers 2001. Leur proposition : des investissements « de plusieurs centaines de milliards de Fcfa ». « Les Mauriciens avaient imposé une seule condition, à savoir la signature d'une convention fiscale entre les deux pays. Le président Wade [Chef de l'Etat de l'époque, NDLR] avait pris une délégation sans y inclure des techniciens et leur a dit qu'il fallait rapidement signer. Et comme l'ordre venait d'en haut, la convention a été signée », nous explique ce responsable sénégalais. Et d'ajouter: « c'était donc un accord politique ». En juin dernier, le gouvernement dénonce ce traité, conformément aux clauses. « Nous avions contacté les Mauriciens par courrier à trois reprises sans retour. C'est la raison pour laquelle nous avons dénoncé », explique notre source. La Tribune Afrique a consulté une copie de ladite convention. Une chose interpelle. L'article 29 stipule clairement que la convention ne pouvait être rompue avant « les cinq ans suivant son entrée en vigueur ». Et les autres accords bilatéraux disponibles contiennent tous cette clause. Les Mauriciens concevaient-ils les accords de cette façon pour se garantir une manne fiscale sur au moins cinq années ? Extrait convention Sénégal Maurice Depuis lors, les renégociations se poursuivent et le Sénégal pense pouvoir « bientôt » conclure ce chapitre. Mais cet Etat ouest-africain n'a fait qu'emboîter le pas à plusieurs autres pays du Continent qui ont fini par ouvrir les yeux sur les conventions signées avec Maurice. L'Afrique du Sud et le Rwanda en ont été précurseurs. Une renégociation « un peu difficile pour dire la vérité » C'est en mai 2015 que le nouvel accord fiscal entre l'île Maurice et l'Afrique du Sud est entré en vigueur, suite à la renégociation en 2013 de l'accord initial de 1999. Le Rwanda évolue quant à lui avec un nouvel accord fiscal qui le lie à Maurice depuis le 20 avril 2013. Mais comme le Dakar, Kigali a dû passer en force. « Cela a été un peu difficile pour dire la vérité. Nous avons approché nos collègues de Maurice par courrier comme le prévoit la convention. Nous leur avons écrit une première fois, une deuxième, une troisième fois et avons été obligés, tel que le stipule la convention, d'arrêter tout simplement la convention. Ce qui a poussé l'île Maurice à demander la renégociation », nous explique Aimable Kayigi, Commissaire chargé des impôts nationaux à la Rwanda Revenue Authority. Tout comme aux autres pays, il a fallu du temps au gouvernement rwandais pour se rendre compte de l'inégalité des clauses de l'accord. « Ce n'est que cinq ans après la mise en œuvre de cet accord qu'on s'est rendu compte qu'il y avait pas mal de problèmes à régler du côté du Rwanda. Je vais en évoquer un seul », explique le responsable. « L'accord, poursuit-il, stipulait que si un Rwandais ou un Mauricien prête un service dans l'un des deux pays, il ne serait pas imposé. Ainsi présenté, l'accord semblait être gagnant-gagnant, mais il ne l'était pas en réalité, parce que l'île Maurice était plus avancée en matière de prestation de services. Nous, Rwandais, étions donc beaucoup plus bénéficiaires de services que prestataires. De ce fait, nous étions les plus grands perdants en termes de droits d'imposition sur les services importés. C'est la raison principale qui nous a poussés à renégocier cet accord, du premier article au dernier, afin de partager les droits d'imposition ». Un bonus de 3 à 4 millions de dollars par an au Rwanda « Nous avons également travaillé sur les écarts existants qui profitaient à certains contribuables, car suite à l'étude que nous avions réalisée, nous avions découvert que certaines entreprises venaient de partout le monde et préféraient s'enregistrer à Maurice, afin de prester des services au Rwanda sans y payer les impôts. Nous avons renégocié tous ces aspects », explique ce responsable qui représentait le directeur général de la l'Autorité fiscale rwandaise à la grande messe de la fiscalité organisée à Kampala du 19 au 22 novembre par le Forum sur l'administration fiscale en Afrique. Les Rwandais ont tout passé au peigne fin : services techniques (chantiers de constructions, ...), services aux entreprises, dividendes, royalties, ... Aujourd'hui, les droits d'imposition du Rwanda dans la convention sont passés de 0% à 10%, 12% ou 15% selon les cas. Résultat : « un très grand changement » au niveau de ses recettes fiscales qui seraient annuellement majorées de 3 à 4 millions de dollars suite à la renégociation. Mobilisation internationale à l'accent panafricain Depuis lors, plusieurs pays du continent reconsidèrent leur convention fiscale avec l'île Maurice, poussés par une mobilisation internationale. L'OCDE en a été, à plusieurs reprises, le porte-voix. Dans son rapport « Conventions fiscales, conventions inégales » dénonçant entre autres les pratiques fiscales mauriciennes, l'ONG internationale basée à Johannesburg, Action Aid, se montre catégorique : « les pays aux revenus plus faibles ne devraient pas signer de convention fiscale défavorable avec d'autres gouvernements qui leur retirent leur pouvoir fiscal ». En juillet dernier lors d'une interview accordée au Southern Times, Tax Justice Network Africa -une organisation panafricaine basée à Nairobi- appelle « tous nos gouvernements africains à revoir les conventions fiscales existantes, en particulier celles signées avec les paradis fiscaux pour s'assurer qu'elles n'entraînent pas l'érosion de l'assiette fiscale de ces pays. Il est nécessaire que nos gouvernements fassent une large consultation et élaborent des traités qui combleront les lacunes actuelles qui sont manipulées par les multinationales », a déclaré Alvin Mosioma, directeur exécutif du TJNA, saluant la démarche du Sénégal et soulignant la « réussite » de l'ONG au Kenya où sa levée de boucliers a poussé Nairobi à renégocier avec l'île Maurice. Le Kenya est en effet le dernier pays à s'être prêté à l'exercice. En octobre 2019, une nouvelle convention fiscale a été signée avec l'île, pour rompre avec celle de 2012. Ici, le processus se veut révolutionnaire, car, Maurice est identifié comme le premier investisseur privé direct africain, avec 1,08 milliard de shillings en 2017, selon le Kenya National Bureau of Statistics (KNBS). Mais le précédent accord serait responsable d'environ 3,13 milliards de dollars de pertes en recettes fiscales au cours des deux dernières années selon The Star. L'île pourrait encore renégocier malgré sa sortie de la liste grise de l'UE A Maurice, les services financiers -principale source de la manne fiscale pour le pays- représentent 70% du PIB. L'île a, dès le début des années 1990, multiplié les conventions fiscales avec aujourd'hui 14 pays du Continent. Si la renégociation n'est pas toujours aisée, les Mauriciens -que nous avons en vain tenté d'interviewer- préfèrent cela à la rupture complète des accords. D'ailleurs, ce sera l'une des principales missions de Renganaden Padayachy et Mahen Seeruttun, respectivement nouveaux ministres des Finances et du développement économique, et des Services financiers et de la bonne gouvernance. D'autant que selon le consortium ICIJ qui, en juillet dernier, fustigeait la politique fiscale mauricienne dans son enquête « Mauritius Leaks », l'Egypte, l'Ouganda, le Lesotho, le Zimbabwe et la Zambie ont « tous déclaré que ces traités avec Maurice étaient paralysants ». Le 10 octobre dernier, l'Union européenne (UE) a retiré l'île Maurice de sa liste grise des juridictions considérées comme des paradis fiscaux, pour s'être engagée à un dialogue pour remédier à ses manquements en termes bonne gouvernance fiscale. Interviewé par L'express quelque temps après sa prise de fonction, Mahen Seeruttun sa stratégie qui consiste à « refaire l'image de la juridiction » mauricienne à l'international. Toutefois, les projecteurs restent braqués sur Port-Louis. « Je comprends, lorsqu'on est une île et qu'on n'a que le tourisme et la pêche, se positionner en centre financier permet de capter la richesse mondiale. C'est ce que presque toutes les îles ont fait. Mais ce modèle correspondait à une certaine époque. Tout est une question de contexte. Après la crise financière de 2008, le G20 et certains Etats du monde ont jugé utile de corriger certaines externalités négatives. Ce qui a conduit à ce regard plus marqué et généralisé sur les politiques fiscales », développe notre source sénégalaise. Vers un taux d'IS minimum mondial de 12,5% ? Au dernier Forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales qui s'est tenu au siège de l'OCDE à Paris le 26 novembre dernier, les questions d'évasion et d'optimisation fiscales par les entreprises internationales au travers notamment des conventions fiscales bilatérales étaient au cœur des débats. Une proposition du ministre français des Finances, Bruno Le Maire, fait actuellement l'objet d'un examen sérieux : un taux d'impôt minimum mondial de 12,5% sur les bénéfices des entreprises.
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La Namibie veut mettre fin au « statu quo » des fermes aux mains des Blancs - Jeune Afrique (Mon, 09 Dec 2019)
Comme l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Namibie est agitée par la question de la réforme agraire et de la propriété des terres cultivables, toujours largement contrôlées par la minorité blanche issue des colons. Le bétail a été remplacé par des plants de tomates et d’épinards alignés au cordeau. Installé dans le nord de la Namibie, Kornelius Hamasab a métamorphosé ses 2.400 m2 de terre sablonneuse héritées d’un descendant de colon allemand. Ce Namibien noir de 69 ans fait figure d’exception. Dans son pays semi-désertique d’Afrique australe, les Blancs, descendants de Sud-Africains et de colons allemands, continuent de posséder la majorité des terres arables (70%) alors qu’ils ne représentent que 6% de la population. Près de trente ans après l’indépendance, la majorité noire doit se contenter de 16% des surfaces agricoles, une répartition qui alimente rancoeurs et frustrations. « Ça me semble injuste », estime Kornelius Hamasab, la tête couverte d’une casquette aussi beige que sa terre. « Le gouvernement devrait faire quelque chose », ajoute-t-il pendant que des membres de sa famille ramassent des épinards destinés à la vente à Windhoek, la capitale à 150 km plus au sud. Kornelius Hamasab fait partie de la vingtaine de familles qui a obtenu gratuitement un lopin de terre près d’Okahandja, quand leur patron, éleveur de bétail, a décidé de réduire ses activités et de congédier ses 170 salariés. Au lieu de percevoir des indemnités de licenciement, Kornelius Hamasab a opté pour des terres que lui proposait son employeur, avec l’aval des autorités. La surface non attribuée a été confiée au gouvernement, prioritaire en cas de démantèlement ou de vente de fermes. A l’indépendance en 1990, la Namibie a opté pour une réforme agraire fondée sur le volontariat. Les agriculteurs qui souhaitent vendre leurs fermes doivent proposer en priorité leurs terres à l’Etat, qui les redécoupe en petites parcelles ensuite attribuées à des « Namibiens anciennement défavorisés », la majorité noire. Mais cette stratégie n’a pas permis d’obtenir « les résultats escomptés », a souligné le chef de l’Etat Hage Geingob l’an dernier en relançant un grand débat sur la réforme agraire. L’Afrique australe concernée « Le statu quo ne peut pas continuer », a-t-il ajouté en annonçant des amendements constitutionnels pour exproprier, en échange de « compensations justes », des fermiers blancs. Ces amendements sont toujours en discussion mais le sujet a largement alimenté la campagne présidentielle de novembre, au terme de laquelle Geingob a été réélu pour cinq ans. La question agite la Namibie comme plusieurs de ses voisins d’Afrique australe, où historiquement les terres cultivables étaient contrôlées par la minorité blanche issue des colons. Au Zimbabwe, à partir du début des années 2000, des milliers de fermiers blancs ont été expropriés manu militari dans le cadre d’une réforme agraire controversée. Elle s’est soldée par un effondrement de la production agricole. En Afrique du Sud, le gouvernement a fait de la réforme agraire une priorité en se prononçant pour des expropriations sans indemnisation pour, selon son président Cyril Ramaphosa, « réparer les injustices de l’apartheid ». A la tête d’une ferme de plusieurs dizaines d’hectares près de Windhoek, Helmut Halenke doute que l’Etat, aux abois financièrement, s’intéresse rapidement à sa propriété héritée de son grand-père allemand, arrivé en Namibie en 1908. « Il y a beaucoup de fermes sur le marché actuellement. Le problème est que le gouvernement n’a pas d’argent et ne peut pas les acheter », souligne cet agriculteur imposant de 67 ans, vêtu de kaki des pieds à la tête. Depuis l’indépendance, environ 8 millions d’hectares de terre ont été proposées au gouvernement, qui n’en a acheté que 3, selon le syndicat des fermes commerciales. Mouvement de « sans terre » « La communauté blanche vend ses terres », constate Bernardus Swartbooi, ministre adjoint des Terres de 2015 à 2017, « elle ne les garde pas comme ce fut le cas au Zimbabwe ». Swartbooi a fait de la terre son principal thème de campagne pendant la présidentielle, où il s’est présenté sous les couleurs de son parti, le Mouvement des gens sans terre, qui a recueilli 4,9% des suffrages. Ce Noir accuse le pouvoir d’utiliser la réforme pour servir « une petite élite ». « Les plus pauvres n’en bénéficient pas », dit-il. Des accusations auxquelles le gouvernement a refusé de répondre. Le président Geingob, réélu, s’est engagé à confier 43% des terres arables aux Noirs d’ici… 2020. Un pari osé. Helmut Halenke s’en inquiète. Si le projet n’est « pas bien mené », avertit-il, il risque de perturber la production agricole comme au Zimbabwe voisin. « On ne peut pas prendre un homme sous un arbre et le mettre dans une ferme », insiste-t-il en citant le cas de la plantation horticole d’Ongombo West, près de Windhoek, qui a dépéri une fois redistribuée à des familles mal formées et sans moyens. « Des ministres ont des fermes et chez eux, il n’y a pas de vraie production », estime Halenke. « Ils pensent que c’est facile, mais être fermier n’est pas fait pour les poules mouillées. » Kornelius Hamasab est bien placé pour en parler. Il a reçu le précieux soutien de son précédent employeur et des conseils d’experts agricoles allemands. Mais la plupart des Namibiens qui ont obtenu des terres n’ont pas eu autant de chance.
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Élections en Namibie : la lente désintégration du parti de l'indépendance - Le Point (Mon, 25 Nov 2019)
Trente ans après son accession au pouvoir, la popularité du Swapo s'est bien érodée. En cause notamment, la corruption et des promesses économiques non tenues. Le parti au pouvoir signera-t-il une énième victoire dans les urnes ? Les électeurs sont en tout cas invités, ce mercredi 27 novembre, à élire leur président et les 104 députés qui siègeront à l'Assemblée nationale. Dans cette ancienne colonie dirigée par l'Allemagne puis par l'Afrique du Sud jusqu'en 1989, le suspense n'est pas vraiment insoutenable. Car si ailleurs, au Mozambique, en Afrique du Sud ou en Angola, les mouvements de libération ont perdu avec les années la confiance d'une partie de la population, le Swapo, lui, a remporté tous les suffrages jusqu'en 2014. Cette année-là, le candidat à la présidentielle pour le parti et actuel président Hage Geingob avait récolté 87 % des voix. Cinq ans plus tard, les Namibiens seront-ils aussi dithyrambiques ? Pas sûr. Car la corruption et les scandales qui l'accompagnent sont passés par là. « Le Swapo qui fait face à l'électorat n'est plus le même que celui de ces jours grisants de 1989, lorsque le peuple fièrement et les larmes aux yeux s'alignait pour voter pour Sam Nujoma », regrette le journal local The Windhoek Observer. À l'époque, pour les premières élections démocratiques du pays, la participation avait atteint des records. Près de 97 % des 700 000 électeurs s'étaient déplacés. Les récentes démissions « forcées » de deux ministres du gouvernement ont sérieusement entaillé la popularité du parti au pouvoir. As President, I will make sure that the SWAPO Party Government delivers on the promise made to those who have elected the Party and yours truly, to lead. I will continue to advance our narrative of the Namibian House, bringing people together. pic.twitter.com/9WfEMtg2a4 — Hage G. Geingob (@hagegeingob) November 23, 2019 Un parti miné par la corruption Bernard Esau et Sackeus Shanghalaont, en charge des portefeuilles de la Pêche et de la Justice, ont tous deux présenté leur démission, après avoir été mis en cause pour corruption dans le cadre d'un contrat accordé à une entreprise de pêche. Selon des documents révélés par le site WikiLeaks, en collaboration avec plusieurs médias, dont le quotidien The Namibian, la société de pêche Samherji, basée en Islande, aurait versé des pots-de-vin à de hauts responsables namibiens pour s'assurer l'accès aux ressources halieutiques de la Namibie. Celle-ci s'était également engagée à construire des infrastructures en Namibie et à créer des emplois. Ces engagements n'ont jamais été tenus. Bernard Esau a finalement été libéré ce dimanche 24 novembre, à cause d'une « erreur » dans le mandat d'arrêt. Mais le mal est fait. Pour The Windhoek Observer, qui comparent le scandale « Hatuikulipi », du nom de la famille impliquée elle aussi dans l'affaire à celui des Gupta en Afrique du Sud, « le président doit s'expliquer ». « Il n'est pas possible d'empocher des milliards sans que personne autour n'en sache rien. Les requins peuvent sentir la plus petite des gouttes de sang dans l'océan. Et finissent toujours par prendre leur part. » Henning Melber, professeur à l'université de Pretoria et chercheur à l'Institut nordique d'études africaines, assure, lui, que « ce scandale ne fait que confirmer une situation que les gens soupçonnaient déjà ». « La corruption persistante et à grande échelle au sein des plus hauts niveaux de gouvernement et de l'administration publique, ainsi que dans les entreprises d'État a généré de la lassitude chez les Namibiens, explique-t-il. Pour la première fois, le soutien au parti au pouvoir et au président pourrait diminuer. Cette année, la question n'est pas de savoir si le Swapo gagne, mais quel sera son score. » Une situation qui préoccupe au sein même du parti. Son aile jeunesse, la Swapo Party Youth League (SPYL), souhaite « la disqualification des personnes qui doivent comparaître devant un tribunal pour activités corrompues et celles qui ont été reconnues coupables de corruption », a fait savoir son secrétaire chargé de l'information et de la mobilisation, Gerson Dumeni, affirmant que « leurs actions ternissaient l'image de leur parti ». « Plusieurs membres du parti au pouvoir qui se disputent les sièges à l'Assemblée nationale ont été soit condamnés, soit impliqués dans des activités de corruption », rapporte d'ailleurs le quotidien The Namibian. Exemple, la candidate Katrina Hanse-Himarwa, « ancienne ministre de l'Éducation et reconnue coupable de corruption devant un tribunal ». Lire aussi Corruption : l'Afrique se doit de mieux faire « De vieilles promesses économiques » Le pays bénéficie contre toute attente d'un niveau de corruption plus faible que dans la plupart des autres pays d'Afrique subsaharienne, au 53e rang sur 176 du classement Transparency International. Un point sur lequel Hage Geingob pourra s'appuyer pour défendre son bilan, pas plus reluisant côté économie. Le constat de The Namibian est sans appel : « La Namibie traverse la pire dépression économique que le pays ait connue, écrit-il. Et tandis que d'autres pays africains tels que le Rwanda ciblent les nouvelles technologies et l'innovation en tant que pilier de leur économie, les autorités namibiennes insistent sur leurs promesses dépassées. Le Swapo, au pouvoir depuis près de 30 ans, se contente de publier un manifeste de promesses vagues, telles que “réduire davantage l'inégalité des revenus”, promouvoir la création d'emplois et de richesses ainsi que l'industrialisation. » Le journal explique ainsi que si pour le pouvoir, 2030 est « l'année de la Namibie industrialisée », rien n'est expliqué à la population sur les moyens d'y arriver. Pour le média, en entretenant ce flou, le parti montre bien qu'il se repose, un peu trop, sur ses acquis. Et pourtant, il y a du travail, tant les maux économiques de la Namibie sont nombreux. D'abord, le pays peine à sortir de la récession. D'après les experts du Fonds monétaire international (FMI) dépêchés sur place au début du mois de juin, le PIB du pays, estimé à 1,4 % – entre 2010 et 2015, la croissance tablait à 5 % – devrait se contracter en 2019. En cause  ? Un épisode grave de sécheresse qui affecte les récoltes, la baisse de la production de diamants, un des produits phares de l'exportation du pays, et la crise à laquelle fait face en ce moment son premier partenaire commercial, l'Afrique du Sud. Lire aussi Afrique du Sud : le président Cyril Ramaphosa sur la corde raide Aujourd'hui, le pays est au 2e rang des pays les plus inégalitaires selon la Banque mondiale, derrière son voisin sud-africain. Près de 34 % de la population est au chômage – c'est d'ailleurs la première préoccupation des Namibiens d'après un sondage Afrobaromètre publié en août – et en septembre, plus de 700 000 personnes dans le pays, soit plus du quart de la population, avaient besoin d'une aide alimentaire. « La présidence et le parti ont fait des promesses populistes qu'ils n'ont jamais tenues, affirme Henning Melber. Alors que les classes moyennes étaient invitées à faire des sacrifices, les élites continuaient à vivre au-dessus de leurs moyens. Cela n'est pas resté inaperçu. » Lire aussi Namibie : le long chemin vers la reprise économique Ceux qui tirent leur épingle du jeu Et cela pourrait détourner le vote des Namibiens vers d'autres candidats, à l'instar de Panduleni Itula. À 62 ans, cet ancien dentiste et avocat « pourrait recevoir un certain nombre de soutiens », étant à la fois candidat indépendant à la suite de tensions internes, mais toujours membre du Swapo. La recette, parfaitement dosée, lui assure « l'appui de la forteresse traditionnelle du parti, mais aussi celui des jeunes générations frustrées, qui votent contre Geingob », explique le chercheur. Autre challenger qui peut compter, le « Landless People's Movement », Mouvement des peuples sans-terre (LPM), créé en 2016. Le parti, qui se concentre presque exclusivement sur la question foncière, « intéressera principalement les membres de certaines communautés ethniques », mais pourrait devenir le plus puissant des petits partis d'opposition, tant la question préoccupe en Namibie, selon Henning Melber. En 2019, 70 % des terrains agricoles sont encore détenus par une minorité blanche, qui ne représente que 8 % de la population. Une situation qui perpétue les inégalités raciales et les déséquilibres entre les classes sociales. Le Swapo est d'ailleurs « régulièrement critiqué pour son incapacité à réparer les torts causés par la colonisation », écrit The Windhoek Observer. Il y a un an, lors d'une réunion sur le sujet, le président avait déclaré qu'il y aurait bien des expropriations pour les fermiers blancs, mais qu'elles s'accompagneraient d'une compensation financière. « Ce pays est aussi le vôtre », avait-il dit à la minorité blanche. Mais la question, débattue dans un nouveau programme de 40 résolutions, le « Revised National Resettlement Policy 2018-2027 », est encore loin d'être résolue. À l'heure actuelle, « seulement 2,2 % des 243 000 Namibiens estimés avoir besoin de terres en ont bénéficié, même si plus de 62,81 % des terres ciblées ont été acquises pour la réinstallation », souligne le journal. Lire aussi Réforme agraire et restitution des terres : la Namibie choisit la mesure Même si le parti gardera certainement la majorité des votes, cette fois, « les électeurs pourraient être moins nombreux », assure Henning Melber et les couleurs bleu, rouge et vert de la Swapo de Sam Nujoma, moins visibles dans les rues de Windhoek. Pour l'hebdomadaire local, « le parti prend le même chemin que le Zanu-PF du Zimbabwe ». « Il disposera certes d'une base de vote solide et inattaquable dans les zones rurales », mais « son soutien dans les villes et villages et dans les régions à faible densité de population continuera à dépérir. Et la classe moyenne urbaine demandera des comptes au gouvernement ».
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Le Pouliguen. Île Maurice : l'Enfer se planque au Paradis bloqué - Ouest-France (Wed, 11 Dec 2019)
bloqué Réservé aux abonnés François Antelme vient de publier « Le dernier des Dulac », une saga franco-mauricienne. | OUEST-FRANCE Afficher le diaporama François Antelme vient de publier « Le dernier des Dulac », une saga franco-mauricienne. François Antelme vient de publier « Le dernier des Dulac », une saga franco-mauricienne. | OUEST-FRANCE François Antelme présentera son troisième roman, Le dernier des Dulac, samedi, à la librairie de Batz. Installé au Pouliguen depuis 2018, François Antelme n’a pas encore eu le temps de savourer toutes les joies qu’il pressent à vivre dans la presqu’île, parce que l’écriture de ce livre a concentré toute son énergie. Il le portait en lui depuis longtemps et a mis deux ans à écrire. L’histoire de cette saga familiale se déroule sur l’île Maurice, entre 1928 et 1946. L ... Partager cet article François Antelme vient de publier « Le dernier des Dulac », une saga franco-mauricienne. Le Pouliguen. Île Maurice : l’Enfer se planque au ParadisOuest-France.fr AGRANDIR
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La sécurité alimentaire mondiale menacée par le changement climatique - Commodafrica (Thu, 12 Dec 2019)
Quel est l’état de la sécurité alimentaire mondiale ? L’indice mondial de la sécurité alimentaire 2019 (GFSI) développé par Economist Intelligence Unit avec le soutien de Corteva Agriscience mesure la sécurité alimentaire au niveau national à partir de critères sur l'accessibilité, la disponibilité, la qualité et la sécurité sanitaire des aliments dans 113 pays à travers le monde. Pour sa huitième édition, le GFSI introduit de nouvelles données comme la R&D publique dans l’agriculture, les normes nutritionnelles, le coût des aliments, les infrastructures agricoles ainsi que les ressources naturelles et la résilience. Globalement, il met en évidence une menace croissante du changement climatique, et ses conséquences comme la dégradation des terres ou des régimes climatiques volatils, sur la sécurité alimentaire. Ainsi, si l’on observe que le critère ressources naturelles et résilience – qui prend en compte des questions critiques comme l'exposition à la sécheresse, aux inondations et à l'élévation du niveau de la mer, les niveaux de dégradation des terres, l'eutrophisation des océans – l’ensemble des pays perdent des points, et certains pays sont particulièrement touchés comme Singapour, Israël ou les Emirat arabes unis. Singapour et l'Irlande en tête de l’indice, l’Afrique du Sud pour l’Afrique sub-saharienne Singapour et l'Irlande sont pour la deuxième année consécutive les deux pays où la sécurité alimentaire est la plus importante. Ils sont suivis par les Etats-Unis, la Suisse, la Finlande, la Norvège, la Suède, le Canada et les Pays-Bas pour les dix premiers. Le Koweït, le Qatar et le Malawi sont les pays qui ont réalisé le plus d'améliorations depuis 2018. Au bas de l’indice, le Venezuela, le Burundi, le Yémen, la RD Congo, le Tchad, Madagascar, la Syrie, la Sierra Leone, le Mozambique et le Malawi, tandis que le Nicaragua, l'Argentine, la Tunisie et l'Équateur sont les pays qui ont le plus reculé dans le classement au cours de l'année écoulée. Spécifiquement pour les pays d’Afrique sub-saharienne, l’Afrique du Sud arrive en tête (elle se situe au 48ème rang au niveau mondial), puis se placent le Botswana, le Ghana, le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Kenya, le Burkina Faso et le Cameroun. Pour les derniers, nous avons Le Burundi, la RD Congo, le Tchad, Madagascar, la Sierra Leone, le Mozambique, le Malawi, le Togo, la Zambie et l’Angola.  Score de l'Indice GFSI pour les pays d'Afrique de l'Ouest Le classement mentionné est pour les 28 pays d'Afrique sub-saharienne étudés dans l'indice. Ainsi le Ghana se situe à la troisième place pour le score global et à la seizieme place pour les Ressources naturelles en Afrique sub-saharienne.  Source : Global Food Securty Index 2019 report Quelques résultats significatifs Le rapport montre que si 88% des pays couverts par l’indice disposent d’un approvisionnement alimentaire suffisant pour leur population,  plus d’un tiers des pays indique que plus de 10% de leur population est sous-alimentée. En outre, alors que les prix des denrées alimentaires ont augmenté le plus fortement dans les pays en conflit, le prix du panier moyen de produits alimentaires dans le monde a augmenté régulièrement. Au cours des cinq dernières années, le prix du panier moyen de produits alimentaires a presque triplé en Angola et en Égypte, et a plus que doublé dans sept autres pays de l'indice. Vingt-six pays de l'indice font état d'une inflation des prix alimentaires de 5% ou plus au cours de l'année écoulée. Autre élément, dans un nombre important de pays les vitamines et minéraux essentiels ne sont tout simplement pas disponibles. Plus de 30% des pays ont déclaré avoir des quantités insuffisantes de vitamine A et environ un quart des pays disposent de quantités insuffisantes de zinc. Au niveau des infrastructures agricoles, si la situation est à nuancer en fonction des pays, le rapport souligne l’insuffisance des terres irriguées. Moins de 10% des terres agricoles sont équipées pour l’irrigation dans 79 des 113 pays étudiés. Un sous-investissement qui s’inscrit dans un contexte de changement climatique entrainant une baisse de la sécurité hydrique et des risques accrus de sécheresse. Ajoutons que les dépenses publiques d’agriculture stagnent et que dans certains pays l’accès au financement des agriculteurs est très insuffisant, en particulier dans les pays touchés pour des conflits en Afrique et au Moyen-Orient, voir quai- inexistant dans six pays dont trois en Afrique (Guinée, République démocratique du Congo et Tchad) tandis que 25 autres ont un faible accès.
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Des populations d'hippopotames du Botswana surveillées grâce à des drones - Sciences et Avenir (Wed, 11 Dec 2019)
Les hippopotames (Hippopotamus amphibius) sont classés comme "espèce vulnérable" selon la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), un statut qui signifie que la population de cet animal doit être surveillée de près. Dans le cadre d'une étude publiée dans la revue PLOS ONE le 5 décembre 2019, des scientifiques de l'Université de New South Wales (UNSW) à Sydney ont espionné une population d'hippopotames du Botswana grâce à des drones munis de caméras, des outils abordables et très utiles aux efforts de conservation. Surveiller les hippopotames, une tache nécessaire… Ces animaux natifs d’Afrique sont menacés dans les régions orientales et australes du continent, notamment en Tanzanie, en Zambie, au Botswana, au Zimbabwe, au Mozambique, et en Afrique du Sud. Chassés pour leur chair et leurs dents, ils sont également grandement affectés par la dégradation de leur habitat attribuée à l’activité humaine. Les guerres et perturbations civiles en Afrique ont abouti à l’établissement d’exercices militaires, à ajouter au développement commercial et résidentiel qui accompagne l’urbanisation progressive de certains pays africains. Les terres agricoles et l’aquaculture s’étendent et rognent le territoire des hippopotames, des animaux terrestres qui passent la majorité de leur temps dans l’eau. Dans un souci de conservation, il est donc important d’en surveiller la population pour répondre à son déclin de manière adéquate. … mais qui s’avère difficile "Bien que les hippopotames représentent une mégafaune charismatique, ils sont étonnamment peu étudiés, car il est difficile de travailler avec des animaux nocturnes, amphibies et agressifs", explique la directrice du projet de recherche Victoria Inman dans un communiqué. Plusieurs méthodes ont, jusqu’à présent, été utilisées pour sonder les populations, dont le survol par avion, qui présente le désavantage majeur d’être bruyant et de pousser les hippopotames à se plonger intégralement dans l’eau. Les compter depuis la terre semble être une technique plus précise mais un problème similaire se produit : les hippopotames dans l'eau remontent à la surface et s'immergent continuellement, et les individus ne sont pas faciles à distinguer. S’approcher n’est cependant pas une option recommandée pour s’assurer d’avoir compté tous les individus car ils sont agressifs et peuvent être très dangereux. Le drone est la technique la moins désavantageuse Victoria Inman et son équipe ont utilisé un drone relativement bon marché, le multirotor DJI Phantom 4, pour filmer des hippopotames de différentes hauteurs. L’engin permet de contourner les désavantages des autres méthodes, comme le révèle la chercheuse : "Le point de vue à vol d'oiseau que le drone nous a donné nous a permis de différencier beaucoup plus facilement les hippopotames individuels, même lorsqu'ils étaient serrés les uns contre les autres", dit-elle en ajoutant que la "méthode efficace peut être répétée facilement et évite les dangers associés au comptage des hippopotames à partir de la terre ferme. " A 40 mètres d’altitude, le drone relevait des données 10% plus précises que les sondages au sol. Les scientifiques ont également découvert qu’il était bien moins efficace de compter les hippopotames tôt dans la matinée car c’est à cette période de la journée qu’ils passent le plus de temps immergés. "Un autre avantage important de la vidéo du drone était notre capacité à mesurer la longueur du corps des hippopotames afin de déterminer leur âge", termine Inman. [embedded content] Une méthode essentielle aux efforts de conservation Selon le professeur Richard Kingsford, directeur du Centre for Ecosystem Science à l'UNSW Sydney, co-auteur de l'étude, les conclusions montrent que les drones sont un outil de plus en plus précieux pour observer les populations sauvages. Au-delà de pouvoir répertorier le nombre d’hippopotames, le drone va permettre de surveiller la structure par âge des populations africaines et de suivre la reproduction. Déjà, les populations depuis le début de l’étude ont émigré du lagon, leur point d’eau, a mesure que celui-ci s’asséchait. Il devient urgent de surveiller les populations d’hippopotames qui sont de plus en plus critiquement menacées dans de nombreuses régions du continent. "Notre étude montre que les petits drones disponibles dans le commerce sont une méthode simple, abordable et efficace pour les organisations de conservation de la faune pour surveiller les espèces menacées", se réjouit Victoria Inman.
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Malawi : Dix-sept rhinocéros noirs sud-africains déplacés pour réintroduire l’espèce - 20 Minutes (Thu, 14 Nov 2019)
Illustration d'un rhinocéros noir — NEWMAN MARK/SIPA Dix-sept rhinocéros noirs vivant en Afrique du Sud ont été déplacés ce lundi dans le cadre d’un plan visant à réintroduire cette espèce en Afrique du Sud. Après huit heures de route, ils ont été libérés dans le parc national Liwonde, dans le sud du Malawi. « Il s’agit d’une des plus grandes réintroductions internationales de rhinocéros noirs, » a déclaré un responsable du parc sud-africain d’où viennent les bêtes. L’espèce avait disparu du Malawi il y a une quarantaine d’années. Rhinos have lifted off – and landed – in Liwonde National Park in Malawi! 17 rhinos have just been successfully translocated to from South Africa in collaboration with the Malawian Govt, WWF-SA & Ezemvelo KZN Wildlife. Read more about this historic move: https://t.co/xD9MJ97OYT pic.twitter.com/BCVqVkRCxT — African Parks (@AfricanParks) November 13, 2019 Le braconnage, responsable de la disparition de l’espèce L’opération a été effectuée en liaison avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) et les gouvernements du Malawi et d’Afrique du Sud. Elle permettra de renforcer la population de rhinocéros, disparue du Malawi en 1981 avant la réintroduction de quatre bêtes en 1993. Les autorités ont refusé de donner un chiffre de la population actuelle de rhinocéros dans le pays, pour des raisons de sécurité. Les rhinocéros seront équipés d’une balise GPS et seront surveillés par avion et grâce à des patrouilles quotidiennes. Dans le parc Liwonde, des soldats britanniques forment des rangers qui sont ensuite chargés de la lutte contre les braconniers. Cette activité illégale est alimentée par la demande de cornes de rhinocéros venant d’Asie. Au marché noir, le kilo de corne de rhinocéros se vend jusqu’à 55.000 euros Autrefois nombreux en Afrique subsaharienne, les rhinocéros noirs ont d’abord été victimes de chasseurs européens blancs, puis d’une vague d’attaques de braconniers qui les a décimés. En 1993, il en restait 2.475, selon le WWF. Grâce aux efforts des organisations de défense de la nature, la population est estimée à 5.000 environ. Une faute ? 19 partages
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Namibie : le président Hage Geingob réélu avec un score en forte baisse - Le Monde (Sun, 01 Dec 2019)
Hage Geingob, ici au Cap, en Afrique du Sud, le 5 septembre, a été réélu pour un deuxième mandat présidentiel à la tête de la Namibie, selon les résultats publiés samedi 30 novembre. Hage Geingob, ici au Cap, en Afrique du Sud, le 5 septembre, a été réélu pour un deuxième mandat présidentiel à la tête de la Namibie, selon les résultats publiés samedi 30 novembre. Sumaya Hisham / REUTERS Sa réélection était attendue, prévisible même, mais le score qui assure sa victoire à l’élection présidentielle confirme le climat de défiance qui entoure le président sortant namibien, Hage Geingob. Avec 56,3 % des suffrages exprimés, M. Geingob est élu avec un score en très nette baisse par rapport aux 86 % qu’il avait obtenus il y a cinq ans. Le chef de la Swapo (Organisation du peuple du Sud-Ouest africain), parti au pouvoir depuis l’indépendance de la Namibie en 1990, devance largement, lors du scrutin du 27 novembre, Panduleni Itula, candidat dissident de la Swapo qui a obtenu 30 % des suffrages, selon les chiffres de la commission électorale publiés samedi 30 novembre au soir. Le chef de l’opposition, McHenry Venaani, n’obtient que 5,3 %. La proximité passée de son parti, le Mouvement démocratique populaire (PDM), avec l’Afrique du Sud de l’apartheid, continue à rebuter une large part de l’électorat. « La démocratie est le véritable vainqueur », s’est félicité Hage Geingob, pour qui « les élections ont été âprement disputées ». Panduleni Itula et le responsable d’un nouveau parti d’opposition, le Mouvement des sans-terre (LPM) de Bernadus Swartbooi, ont toutefois dénoncé des fraudes électorales. M. Itula a notamment fait état d’une « multitude d’irrégularités sans précédent ». Cet ex-dentiste de 62 ans, qui accuse le président d’avoir bradé les richesses du pays aux étrangers, particulièrement populaire chez les jeunes, est notamment arrivé en tête dans la capitale, Windhoek.  « Il a servi de tremplin aux frustrations et il a rassemblé tous les gens mécontents du président », a noté Graham Hopwood, du principal centre de réflexions namibien, l’Institute for public policy research. Majorité réduite à l’Assemblée La Namibie a été le premier pays africain à introduire le vote électronique, en 2014. Ces équipements ont été critiqués par l’opposition, qui affirme que l’absence de bulletins de vote en papier augmente la possibilité de fraude. La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a estimé pour sa part que les élections « s’étaient généralement déroulées dans le calme, étaient bien organisées (…), permettant aux électeurs d’exercer leur devoir démocratique ». La commission électorale a également indiqué samedi soir que la Swapo avait obtenu 65 % des sièges à l’Assemblée nationale, échouant à obtenir une majorité des deux tiers. Elle détenait, dans la législature précédente, 80 % des circonscriptions. La participation était de 60 % pour le scrutin présidentiel. Hage Geingob, âgé de 78 ans, dirige la Namibie, pays désertique d’Afrique australe, depuis mars 2015. Il est réélu mais obtient le plus mauvais score jamais réalisé par le candidat du parti au pouvoir. Malgré un sous-sol regorgeant de ressources naturelles, dont l’uranium, des fonds marins riches en poissons et en diamants, et l’essor de son tourisme, la Namibie est plongée depuis plusieurs années dans la récession. Démission de deux ministres La chute des cours des matières premières et une sécheresse persistante depuis plusieurs saisons ont fait reculer son produit intérieur brut (PIB) deux ans de suite (2017 et 2018) et le chômage frappe un tiers (34 %) de sa population. Le régime du président Geingob est en outre éclaboussé par un scandale de corruption. Il y a quelques semaines, WikiLeaks a publié des milliers de documents qui accusent des responsables de son gouvernement d’avoir touché l’équivalent de 10 millions de dollars de pots-de-vin (environ 9 millions d’euros) de la part d’une entreprise de pêche islandaise. Deux ministres mis en cause dans cette affaire ont été contraints de démissionner à quelques jours seulement du scrutin, l’un d’eux a même été brièvement détenu. Le chef de l’Etat a nié toute implication dans cette affaire.
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