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Coupe du monde 2019 de rugby : Afrique du Sud-Namibie, si près, si loin - Le Monde (sam., 28 sept. 2019)
Entre les voisins d’Afrique du Sud et de Namibie, les relations au rugby sont tendues. Entre les voisins d’Afrique du Sud et de Namibie, les relations au rugby sont tendues. ADRIAN DENNIS / AFP C’est le match entre les deux pays africains de la compétition. Deux pays qui en ont longtemps formé un seul au siècle dernier, jusqu’à ce que la Namibie finisse par obtenir son indépendance de l’Afrique du Sud, un jour de mars 1990. Les nations voisines se retrouvent en terrain neutre pour leur deuxième match du Mondial au Japon, samedi 28 septembre, dans la ville de Toyota. Jusque-là, leur seule confrontation en Coupe du monde avait fini en roue libre : 87-0 pour les Sud-Africains, en 2011. Cette statistique pour dire que les « Weltwischias » de Namibie – surnom tiré d’une plante désertique – restent encore très loin de la fine fleur internationale. Et donc des « Springboks » (surnommés, eux, d’après des antilopes), qui galopent déjà avec deux titres mondiaux. De quoi laisser augurer d’un nouveau match de « David contre Goliath », pour reprendre le cliché biblique par lequel The Namibian présente la rencontre à venir. Le principal quotidien anglophone de Namibie insiste sur le déséquilibre sportif, sans revenir sur l’histoire géopolitique. En 1985, les journalistes avaient créé ce titre en soutien à la lutte pour l’indépendance. Mais aussi pour mettre au jour « les atrocités du régime d’apartheid » mis en place par l’Afrique du Sud, explique Gwen Lister, sa cofondatrice. Dans la même prison que Mandela Aujourd’hui, dans un pays comme dans l’autre, les deux partis au pouvoir sont issus du combat contre le régime ségrégationniste : en Afrique du Sud, l’African National Congress (ANC) ; en Namibie, l’Organisation du peuple du Sud-ouest africain (Swapo), un mouvement d’inspiration socialiste ayant aussi lutté par les armes (1966-1688) pour l’indépendance, avec le soutien de l’Angola et de soldats cubains. « Le chef historique de la SWAPO, Toivo ya Toivo, a été emprisonné pendant seize ans avec Nelson Mandela à Robben Island », rappelle au Monde Benoît Dupin, chargé d’enseignement à Sciences Po Bordeaux sur l’Afrique du Sud et l’Afrique australe. « Politiquement, depuis l’indépendance et la fin de l’apartheid, les deux pays entretiennent des relations cordiales », estime Raphaël Porteilla, lui aussi spécialisé sur cette question, et maître de conférences en science politique à l’université de Bourgogne. « Des relations sans plus, poursuit-il, mais sans heurts non plus » Jusqu’à la première guerre mondiale, la Namibie appartenait encore à l’empire allemand, qui y a massacré des populations. Puis le territoire « a été considéré comme la cinquième province d’Afrique du Sud », explique Raphaël Porteilla. Cette « période de domination sud-africaine a permis à des Afrikaners de s’installer durablement en Namibie, notamment des fermiers, des commerçants », rappelle Benoît Dupin. Chez les « Requins » de Durban Une partie de la sélection namibienne parle d’ailleurs encore afrikaans à présent, comme celle d’Afrique du Sud. « Pour nous, c’est difficile, parce que la Namibie est un petit pays, on n’a pas beaucoup d’habitants », rappelle Casper Viviers, pilier de Suresnes, semi-professionnel en troisième division française, mais aussi – ça ne s’invente pas – déménageur à mi-temps. Présent au Mondial 2015, le joueur n’a pas été retenu pour l’édition actuelle, même s’il a participé au stage de préparation estivale. De fait, la Namibie est peu peuplée. L’un des pays les moins denses de la planète : à peine 2,5 millions d’habitants sur un territoire encore plus vaste que la France. « Mes parents ont une ferme de 6 000 hectares, chiffre Casper Viviers. On y élève des vaches, des moutons, on peut aussi cultiver des céréales… » Suite de l’inventaire : « La Namibie importe pas mal de produits d’Afrique du Sud, comme des légumes, mais le pays a sa propre viande. Il est capable de l’exporter et de la produire. » Le rugby fait aussi partie des relations bilatérales. Cet été, c’est chez les Sharks de Durban que les internationaux namibiens se sont entraînés pendant une semaine. « Depuis cinq ans que je suis en Namibie, les Sud-Africains sont fantastiques avec nous, je ne peux pas mieux dire », a assuré le sélectionneur gallois de la Namibie, Phil Davies, à l’agence Reuters. Autre exemple : il y a quatre ans, ce dernier avait reçu les conseils d’Heyneke Meyer, alors entraîneur des « Boks ».  Attention, petite subtilité sémantique : les « Weltwischias » ne désignent pas seulement l’équipe nationale. Le surnom vaut aussi pour le principal club du pays. Un club sis à Windhoek, la capitale, mais engagé dans les compétitions sud-africaines. En 2016, il disputait la prestigieuse Currie Cup. Et désormais, le Rugby Challenge, équivalent de la deuxième division en Afrique du Sud… où les Namibiens ont terminé cette année à la septième et dernière place de leur poule.
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Coupe du monde : l'Afrique du Sud surclasse la Namibie - Rugby - Mondial - L'Équipe.fr (Sat, 28 Sep 2019)
Le match : 57-3 Après leur défaite inaugurale face à l'Italie, 47-22, les Namibiens n'ont pas réussi de miracle devant les Springboks, s'inclinant lourdement, neuf essais à rien. Les Sud-Africains, en composition très bis, récupèrent le bonus offensif dès la 24e minute, bien aidés en cela par le carton jaune récolté par le troisième-ligne centre namibien Booysen (17e). Une petite algarade (52e) vint ponctuer cette rencontre dénuée de véritable intérêt sportif. On aura noté, pour l'anecdote, car il fallait bien s'occuper un peu entre deux slaloms boks, que trois Jantjies se retrouvaient à la charnière sur la pelouse du Toyota Stadium : le demi de mêlée Herschel et l'ouvreur Elton (auteur de six transformations) sous le maillot sud-africain, le demi de mêlée Eugène avec celui de la Namibie. À l'heure de jeu et l'entrée de leur leader Siya Kolisi, les Springboks atteignirent sans forcer la barre de cinquante points. Mais ne parvinrent pas à toucher la dizaine suivante, à cause d'une défense adverse énergique et de quelques approximations offensives. 54 L'écart au score. Les Namibiens peuvent savourer leur défaite : ils n'ont pas dépassé leurs deux précédentes humiliations en Coupe du monde : 0-142 face à l'Australie en 2003, et 0-87 contre l'Afrique du Sud en 2011. Le fait : La Namibie, opération portes ouvertes La sirène a retenti, appelant à la pause. Grisés par l'événement et désireux de jouer à fond et jusqu'au bout cette rencontre contre leur glorieux voisin, les Namibiens continuent de jouer. Leur demi de mêlée tape loin à suivre, offrant aux Springboks un ballon de relance qui, après une dizaine de temps de jeu, permet au centre Lukhanyo Am d'inscrire le cinquième essai des siens. Au lieu de virer à la mi-temps à 24-3, la Namibie encaisse un 31-3. Pour eux, ça ne faisait aucune différence dans ce duel disproportionné, preuve de leur état d'esprit joueur et sans calcul.
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Elections générales au Mozambique : la dette, le gaz et les jihadistes - Franceinfo (Tue, 15 Oct 2019)
Le 15 octobre 2019, les Mozambicains se rendent aux urnes au terme d'une campagne électorale violente sur fond de crise économique, de conflit armé et d'attentats islamistes. Le Mozambique élit son président, ses députés et gouverneurs le 15 octobre 2019. La campagne électorale a connu des violences dans un pays traversé à la fois par une crise économique, un conflit armé et des attentats islamistes. Avec près de 31 millions d'habitants, cette ancienne colonie portugaise baignée par l'océan Indien figure parmi les petits pays d'Afrique. Mais ses difficultés sont immenses. De quoi rendre le scrutin électrique. Une dette abyssale longtemps cachée En 2016, le Mozambique plonge dans une grave crise financière au moment de la découverte d'une immense dette dissimulée par les autorités. Au printemps de cette année-là, Maputo révèle avoir emprunté en secret 2,2 milliards de dollars pour acheter des navires militaires afin de combattre la Renamo, ancienne rébellion devenue le principal parti d'opposition. C'est alors que les bailleurs de fonds dont le Fonds monétaire international (FMI) gèlent leur aide, plongeant le pays dans une crise inédite. La dette s'envole à 112% du PIB en 2017, contraignant le pays à suspendre ses remboursements et entraînant une défiance des investisseurs. Plusieurs suspects liés à ce scandale ont été arrêtés, dont l'ancien ministre des Finances Manuel Chang, actuellement en prison en Afrique du Sud, et le fils de l'ex-président Armando Guebuza. Le gaz, miracle ou mirage ? Dans ce contexte, l'exploitation du gigantesque gisement de gaz découvert au nord en 2010 pourrait laisser augurer une amélioration de la situation économique et financière du Mozambique. Les chiffres donnent le vertige. Estimées à 5 000 milliards de m³, les vastes réserves sous-marines doivent en principe transformer l'un des pays les plus pauvres de la planète en un exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) de tout premier plan, soit le troisième du monde derrière l'Australie et le Qatar. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Depuis 2014, le faible cours des hydrocarbures puis le scandale de la dette ont retardé l'extraction du gaz. Aucun revenu significatif du gisement n'est attendu avant 2023. Plusieurs multinationales, dont Total, ont annoncé de gros investissements dans le secteur, sur lesquels l'Etat du Mozambique prélèvera des taxes. "Avec ce projet, les enfants de paysans seront docteurs et les enfants de mineurs avocats." Le président mozambicain sortant Filipe Nyusi, candidat à sa réélection et favori, l'a répété à chaque étape de sa campagne : le gaz va changer l'avenir de son pays. Près de la moitié des Mozambicains vivent sous le seuil de pauvreté. Ils s'inquiètent de devoir attendre que la dette soit épongée avant de pouvoir profiter de la manne. Les suites sans fin de la guerre civile De 1976 à 1992, le pays est déchiré par un conflit intérieur entre le Front de libération du Mozambique – Frelimo marxiste (lien en anglais), devenu aujourd'hui le parti dominant – et la Résistance nationale du Mozambique – Renamo (lien anglais) soutenue notamment par l'Afrique du Sud de l'apartheid. A l'époque, la guérilla recrute de force des enfants pour en faire des soldats. Le 4 octobre 1992, un accord de paix est signé, mettant fin au conflit qui a fait près d'un million de morts et des millions de réfugiés ou déplacés. Mais, après une succession d'échecs électoraux, la Renamo reprend les armes de 2013 à 2016 pour contester l'hégémonie du Frelimo. En octobre 2014, Filipe Nyusi, candidat Frelimo, est élu président. Devenue principal parti d'opposition, la Renamo conteste les résultats. Mais, fin 2016, son chef historique Afonso Dhlakama proclame un cessez-le-feu. A sa mort en 2018, son successeur Ossufo Momade poursuit les négociations avec M.Nyusi, aboutissant à un traité de paix et de désarmement signé le 6 août 2019, censé mettre un terme définitif aux affrontements sporadiques entre les deux camps. Au nord, une insurrection islamiste meurtrière Depuis 2017, la province du Cabo Delgado (extrême-nord), à majorité musulmane, est le théâtre d'attaques meurtrières conduites par des insurgés islamistes qui prêchent une application stricte du Coran. Le bilan de ce jihad sans nom est très lourd: au moins 300 civils assassinés, parfois décapités, des villages rayés de la carte et des milliers de déplacés. Cette situation inquiète les autorités et les grands groupes pétroliers comme Total, Exxon, Anadarko et ENI, engagés dans la future exploitation de gisements de gaz offshore. D'autant que le 4 juin 2019, l'Etat islamique revendiquait sa première attaque armée sur le territoire. Sida et cyclones Le Mozambique subit régulièrement le passage de cyclones destructeurs. En mars 2019, le cyclone tropical Idai a englouti Beira, deuxième ville du pays, faisant plus de 600 morts et plusieurs centaines de milliers de sinistrés. Le pays doit aussi faire face à une pandémie de sida, avec 2,2 millions de personnes séropositives en 2018 selon l'Onusida. A lire aussi Sujets associés
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Coupe du monde : les Springboks épargnent (un peu) la Namibie - Le Figaro (Sat, 28 Sep 2019)
Tous contents... Les professionnels sud-africains et leurs voisins namibiens, semi-professionnels pour la plupart, ont salué d'un élan commun les spectateurs du stade de Toyota, avec le sentiment du devoir accompli. Une semaine après leur défaite face aux All Blacks (23-13) qui les condamne sans doute à terminer à la deuxième place de la poule B, les Springboks, qui alignaient une équipe bis, ont récité leurs gammes. Autre motif de satisfaction: aucun blessé alors qu'approchent les matches à élimination directe. «C'était un super match», a rigolé le capitaine sud-africain d'un jour, Schalk Brits, 38 ans, habituel talonneur, aligné au poste de n.8.  «On a joué avec beaucoup de courage. Je suis très fier de mes joueurs», a lancé l'entraîneur de la Namibie, le Gallois Phil Davies, un grand sourire aux lèvres, comme soulagé de l'addition finalement raisonnable. Ses joueurs se sont engagés avec détermination en défense et dans les mêlées ouvertes pour éviter d'encaisser une défaite aux allures de raclée, comme en 2007 au Cap (105-13) ou en 2011 (87-0) lors de leur précédente confrontation en Coupe du monde. Le courage et la fierté ont notamment permis aux Namibiens d'enrayer certains enchaînements des Boks, qui sont quand même parvenus à inscrire neuf essais. Ils sont les premiers à franchir la barre des 50 points après 15 matches disputés dans ce Mondial-2019. Sans forcer leur talent. A lire aussi
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Afrique du Sud - Namibie en streaming : où voir le match ? - Quinze Mondial (Sat, 28 Sep 2019)
L'Afrique du Sud et la Namibie croisent leurs routes ce samedi au Toyota Stadium. Les Springboks disputent leur deuxième match dans cette Coupe du Monde. Pour leur première sortie, ils avaient perdu contre la Nouvelle-Zélande. Les Namibiens quant à eux font à peine leur entrée en lice dans la compétition. La défaite semble inévitable pour eux mais ils vont tout donner quand même face aux Sud-africains.  Afrique du Sud - Namibie en streaming : où voir le match ? Afrique du Sud - Namibie en streaming : où voir le match ? L'Afrique du Sud, un rival très compliqué pour la NamibieCredit Photo - Icon Sport À la télévision, la retransmission de cette affiche débutera sur TF1, puis en cours de match elle passera sur la chaîne TNT, TMC. Pour la regarder en streaming il faudra utiliser le service en ligne ou l'application MyTF1. Le même cas de figure se produira. Il faudra donc être attentif pour ne pas rater une seule seconde de la rencontre.
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L’Afrique du Sud écrase la Namibie - Sport.fr (Sat, 28 Sep 2019)
57 – 3, 9 essais à rien. Le score est sans appel. Les Springboks ont surclassé la Namibie et décrochent en prime le bonus offensif. Après sa défaite contre la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud lance enfin son tournoi en enregistrant le résultat le plus lourd de toute la compétition. Si le score ne s’affiche pas, cliquez ici
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Air Austral choisit Airbus pour renouveler sa flotte moyen-courrier - Les Échos (Tue, 15 Oct 2019)
C'est une première pour Air Austral. La compagnie réunionnaise a signé avec Airbus le contrat pour une commande de trois A 220-300. Ces appareils seront livrés en novembre et décembre 2020, puis en mars 2021. Ils viendront remplacer les deux Boeing 737-800 et l'ATR 72-500 en location qui composent actuellement la flotte régionale d'Air Austral. Le vice-président exécutif de l'avionneur européen, Christopher Buckley, a fait le déplacement à La Réunion pour parapher l'accord. « C'est une petite commande, mais elle est importante, a-t-il commenté. On ne va pas se contenter de trois avions, vous allez voir ! ». Dans les prochaines années, Air Austral devra en effet trouver des successeurs à ses trois B 777-300 utilisés entre La Réunion et la métropole. Et à l'horizon 2023, Air Madagascar, dont la compagnie réunionnaise est actionnaire à 49 % depuis deux ans, devra à son tour renouveler sa flotte moyen-courrier. Augmenter les fréquences régionales Les A 220, bi-classes, seront équipés de 132 sièges. « Avec ce module, nous serons plus à l'aise en basse saison sur les lignes où nous ne remplissons pas nos avions de 162 places », a expliqué Marie-Joseph Malé , PDG de la compagnie. En outre, la stratégie de la compagnie est « d'augmenter les fréquences sur le régional, notamment pour favoriser les correspondances sur la métropole, qui sont un de nos atouts », a-t-il rappelé. Au départ de Saint-Denis, Air Austral dessert actuellement en court et moyen courrier l'Afrique du Sud, Mayotte et les Comores, l'île Maurice, les Seychelles et six aéroports de Madagascar. Cette activité représentait 55 % des passagers transportés par la compagnie en 2018. Retour à l'équilibre Si le montant de la transaction reste confidentiel, il a été allégé d'une partie des 40 millions de dollars versés en acompte à Airbus par Air Austral, qui souhaitait s'équiper, au début de la décennie, de deux A 380 densifiés. Une commande annulée en 2012, après le changement de direction au sein de la compagnie réunionnaise. « Nous avons trouvé une solution win-win », s'est félicité Christopher Buckley. Air Austral mise sur les A 220-300 et leurs performances d'avions de nouvelle génération afin d'améliorer sa rentabilité. Marie-Joseph Malé a précisé qu'à mi-exercice l'entreprise a retrouvé l'équilibre, après avoir enregistré une perte de 4,5 millions d'euros en 2018-2019. « Nos bonnes performances commerciales ont été masquées par des événements conjoncturels, plaide le PDG, après le violent impact de l'arrivée de French Bee, qui a injecté 20 % de capacités supplémentaires sur Paris-Réunion en 2017 ».
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