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#metoo, « molka » et féminisme au cœur des débats en Corée du Sud - Le Monde (jeu., 13 déc. 2018)
LETTRE DE TOKYO La Corée du Sud a vécu 2018 au féminin ; l’année a été ponctuée de différents mouvements en faveur des droits et du respect des femmes, qui ont poussé les autorités à réagir. Ainsi un nouveau service de taxis doit être expérimenté en décembre à Séoul. Proposé par la société Tago Solution, WayGo Lady mobilise une vingtaine de véhicules, tous conduits par des femmes et réservés aux femmes. Cette initiative vise à réduire les fréquentes agressions sexuelles dont elles sont victimes. « La ville tente d’adapter ses services et ses politiques en fonction de l’évolution des tendances sociales », a expliqué Park Byung-sung, un responsable de la mairie qui soutient la mesure. Preuve que les questions liées aux femmes ont dominé l’année, les mots-clefs les plus utilisés sur Twitter en 2018 place « school #metoo », « feminist » et « molka » – un mot qui désigne les vidéos de femmes prises sans leur accord dans les transports, les toilettes, voire par des proches pendant leur sommeil, puis diffusées sur des sites spécialisés – aux trois premières places. Le mot-clef associé au sommet intercoréen, qui a pourtant dominé l’actualité internationale de la péninsule, est renvoyé en septième position. Un classement qui révèle un mal-être mais aussi une volonté de ne plus se taire dans une société où la femme reste socialement en retrait. Attouchements à l’école « School #metoo » a été lancé le 7 septembre par une élève du collège pour filles Chungbuk de Cheongju (centre) qui voulait protester après la diffusion d’une vidéo prise à l’insu d’une de ses camarades. Il s’est vite propagé, amorçant une vaste campagne de révélations sur les problèmes de harcèlement et d’agressions sexuelles dans les collèges et les lycées. Des collégiennes de Gwangju (sud-ouest) ont surfé sur cette vague pour remettre, début décembre, un rapport traitant de ce sujet au bureau local de l’éducation. Elles révélaient que certains enseignants de la ville avaient « commis des attouchements » sur des élèves et auraient proféré à leur encontre des « propos dégradants. » La police a ouvert une enquête. En novembre, quatre enseignants d’un lycée pour filles d’Incheon (ouest de Séoul) ont été démis à la suite d’allégations de harcèlement sexuel. Le mouvement a pris une telle ampleur que la ministre de l’égalité des genres et de la famille, Jin Sun-mee, a promis le 30 novembre sur Twitter que son administration répondrait « toujours à la voix des jeunes et sera toujours aux côtés de ceux qui sont marginalisés ».
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Défection d'un soldat nord-coréen en Corée du Sud - Europe 1 (Sat, 01 Dec 2018)
Un soldat nord-coréen a fait défection samedi pour la Corée du Sud, en franchissant la frontière lourdement gardée entre les deux pays, a annoncé l'armée sud-coréenne. Un cas rare. Les défections par la frontière sont rares et celle-ci intervient alors que les deux Corées sont engagées dans un délicat processus de rapprochement. Séoul et Pyongyang ont commencé à démilitariser la frontière, retirant des mines et détruisant des postes de garde. "Un soldat nord-coréen a été repéré en train de franchir la ligne de démarcation militaire" par des soldats sud-coréens, a affirmé l'état-major interarmées sud-coréen (JCS) dans un communiqué. "Le soldat est sain et sauf sous notre garde", a-t-il dit, sans plus de précisions. Plus de 30.000 Nord-Coréens ont fui leur pays. Aucun coup de feu n'a été tiré, contrairement à novembre 2017, lorsqu'un soldat du Nord avait franchi sous une pluie de balles la frontière, dans le village de Panmunjom, dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule. Plus de 30.000 Nord-Coréens ont fui leur pays mais il est très rare qu'ils traversent directement la zone démilitarisée.
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"Le désarmement nucléaire de la Corée du Nord est un mensonge" - Express FR (Fri, 14 Dec 2018)
La Corée du Nord poursuit l’élargissement d'installations militaires susceptibles de déployer des missiles balistiques intercontinentaux capables d'atteindre les Etats-Unis, indique un rapport de l’Institut américain d’études internationales Middlebury, basé sur des images satellites recensées au cours des derniers mois. Selon le Wall Street Journal, ces conclusions soulèvent à nouveau des doutes quant à la sincérité du régime nord-coréen lors des négociations sur le désarmement mutuel et ce, malgré les déclarations du président américain Donald Trump selon lesquelles les efforts de dénucléarisation de la Corée du Nord progressent. Yeongjeo-Dong "La base de missiles de Yeongjeo-dong inquiète depuis longtemps les autorités américaines et sud-coréennes en raison de son emplacement unique", indique le rapport. Les activités observées à Yeongjeo-Dong, située près de la frontière avec la Chine montrent que la Corée du Nord produit toujours des armes nucléaires et améliore ses capacités en matière de missiles. "Yeongjeo-Dong est l'un des endroits les plus importants en Corée du Nord surveillé par notre armée en collaboration avec les Etats-Unis", a déclaré un porte-parole de l'armée sud-coréenne. Par ailleurs, à environ sept kilomètres de ce site, la Corée du Nord a construit de nouvelles installations qui pourraient être soit un nouveau site de lancement, soit une extension de Yeongjeo-Dong. Plusieurs responsables américains se demandent si la volonté de la Corée du Nord de mettre un terme au développement de son arsenal nucléaire doit être prise au sérieux. En effet, lors des négociations, on a observé des divergences d'opinion au sujet des sanctions internationales prises contre la Corée du Nord et du rythme de désarmement. La Corée du Nord a insisté sur le fait qu'elle avait réalisé des concessions considérables avec notamment le démantèlement d'une base de lancement de missiles et d'un site d'essais d'armes nucléaires. Le régime nord-coréen a par ailleurs demandé que les sanctions sur le commerce du charbon, des textiles et des matières premières soient assouplies. Actuellement, les Etats-Unis ont rejeté tout assouplissement jusqu'à ce que la Corée du Nord fournisse des preuves plus concrètes de sa dénucléarisation. Négociation Une extension de la base de Yeongjeo-Dong n'irait pas nécessairement à l'encontre de l'accord conclu entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump en juin dernier à Singapour. L'accord oblige uniquement les deux parties à nouer de nouvelles relations et "à œuvrer en faveur d’une dénucléarisation complète". "Ce sont des concepts vagues élaborés par des responsables nord-coréens", a déclaré un ancien haut responsable nord-coréen qui s'est enfui en Corée du Sud. Le Wall Street Journal souligne que l'absence de détails précis dans cet accord offre aux diplomates la possibilité de négocier. Toutefois, l'accord ne comporte aucun concept susceptible de contribuer à réduire les divergences de vues fondamentales entre les parties impliquées, indique le journal. Les États-Unis ont laissé entendre qu'un nouveau sommet entre Kim Jong Un et Donald Trump pourrait avoir lieu au début de l'année prochaine. Parallèlement, le rapprochement ultérieur entre la Corée du Nord et la Corée du Sud entraîne de nouvelles complications. "La Corée du Sud a demandé aux Etats-Unis qu'ils acceptent certaines revendications nord-coréennes en faveur d'une levée partielle des sanctions", explique le journal américain. Une telle initiative permettrait un nouvel échange économique sur la péninsule coréenne, échange espéré par le président sud-coréen Moon Jae-In. Toutefois, ce dernier fait preuve de prudence afin de ne pas défier son allié américain. Lors d'une récente réunion avec Trump, Moon a réitéré son soutien inconditionnel aux sanctions contre la Corée du Nord. Entre-temps, les États-Unis et la Corée du Sud s’emploient à apaiser les tensions avec Pyongyang en réduisant les exercices militaires conjoints. De son côté, la Corée du Nord a adouci ses critiques habituelles à propos de ces manœuvres, les qualifiant brièvement d'exercices "dangereux".  Lire aussi
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Corée du Sud: un chauffeur de taxi s'immole pour protester contre un service de covoiturage - BFMTV.COM (Mon, 10 Dec 2018)
Un chauffeur de taxi sud-coréen s'est immolé par le feu lundi pour protester contre le lancement prochain d'un service de covoiturage par la plus grande application de messagerie du pays, a annoncé l'agence Yonhap.  Service de covoiturage Les chauffeurs de taxi sont vent debout contre l'initiative de KakaoTalk, application utilisée par 40 millions des 50 millions de Sud-Coréens, déclarant que ce service menace leur emploi et leur survie. Ces derniers mois, des dizaines de milliers de chauffeurs ont manifesté à Séoul pour protester contre le lancement du service de covoiturage, prévu la semaine prochaine. Représentant syndical Le chauffeur de 57 ans, représentant syndical chez une compagnie de taxis de Séoul, s'est immolé dans sa voiture devant le Parlement de Séoul, selon l'agence Yonhap et la police.  L'homme, présenté sous son nom de famille, Choi, "m'a appelé ce matin et a déclaré qu'il voulait s'immoler à cause du covoiturage de Kakao", selon un syndicaliste cité par l'agence.  Aspergé d'essence La victime s'est aspergée d'essence avant de mettre le feu. Elle a été conduite par la police à l'hôpital où elle est décédée quelques heures après. Les nouveaux services de transport comme le géant américain Uber peinent à se développer en Corée du Sud, onzième économie mondiale, du fait de l'hostilité des chauffeurs de taxi et de réglementations très dures. 
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Corées: un train pour reconnecter à terme Sud et Nord - RFI (Fri, 30 Nov 2018)
Avec notre correspondant à Séoul,  Frédéric Ojardias Des discours, une écharpe blanche au cou des conducteurs et un coup de klaxon. La Corée du Sud a célébré ce vendredi le départ de son train, direction la Corée du Nord. Ce convoi de six voitures, tiré par une locomotive nord-coréenne, inspectera pendant 18 jours quelque 2 600 kilomètres de voies ferrées au Nord. L’objectif est de préparer la modernisation des deux axes ferroviaires qui longent les côtes du « pays ermite », depuis la frontière avec le Sud jusqu’en Chine. Le réseau ferré nord-coréen est mal entretenu et très délabré. La Corée du Sud espère ainsi préparer la future reconnexion de son propre réseau à celui du continent eurasiatique. Elle voit aussi dans ce projet une « carotte » destinée à encourager Pyongyang à s’ouvrir davantage. Mais le problème est celui des sanctions. Séoul a déjà peiné pour obtenir des exemptions du Conseil de sécurité pour cette inspection conjointe. Il est très peu probable que l’ONU et les Etats-Unis acceptent la remise en état du réseau ferré nord-coréen sans progrès notable sur la question nucléaire.
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Les Sud-Coréens ont un peu moins travaillé cette année - Les Échos (Sat, 15 Dec 2018)
Les Sud-coréens travaillent moins au fil des ans. Selon les derniers chiffres publiés par l'institut de la statistique du pays, Kostat, la durée de travail hebdomadaire a légèrement diminué en 2017 : passant de 43 heures en 2016 à 42,8 heures cette année. La baisse a été plus importante pour les hommes que pour les femmes. Les premiers ont ainsi travaillé en moyenne 45,2 heures par semaine et les secondes 39,6 heures, soit des baisses respectives de 0,2 heure et 0,1 heure, par rapport à l'année précédente. Même si des pays comme la Turquie ou la Colombie affichent toujours des durées plus longues (respectivement 47,7 et 45,2 heures), cette baisse qui peut paraître très symbolique aux yeux des standards européens, confirme cependant une tendance de fond. Dans un pays qui vient de loin puisqu'au début des années quatre-vingt, la durée hebdomadaire travaillée était supérieure à 53 heures. La baisse est largement encouragée par les autorités de Séoul qui souhaitent d'une part que les Sud-coréens jouissent d'une meilleure qualité de vie mais aussi que cela permette d'améliorer la situation du chômage,  alors que l'économie est impactée par la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine . La durée légale a été ramenée à 52 heures Pour y parvenir, la durée hebdomadaire légale du travail a été abaissée au printemps dernier. Jusqu'à cette date, les Coréens pouvaient travailler jusqu'à 68 heures par semaine, réparties en 40 heures par semaine, auxquelles pouvaient s'ajouter 12 heures supplémentaires et 16 heures le week-end. Désormais cette durée légale a été ramenée à 52 heures en intégrant le travail du week-end dans le quota des heures supplémentaires. Pour autant, la Corée du Sud figure dans le haut du classement des pays où l'on travaille le plus. Elle 2016, elle était même classée troisième parmi les pays de l'OCDE avec 2.024 heures par an, juste après le Mexique (2.257 heures) et le Costa Rica (2.179 heures par an). Et juste devant la Grèce (2.018 heures par semaine). Notez que cette étude ne prend pas en compte des pays comme l'Inde et la Chine. A titre de comparaison, la France figure en 31e position, avec un temps de travail annuel de 1.514 heures : devant l'Allemagne donc (1.356 heures) mais derrière la moyenne des pays de l'OCDE (1.759 heures).
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1000 autobus à hydrogène en Corée du Sud dès 2022 - Le Club de Mediapart (Thu, 13 Dec 2018)
SEOUL, 21 nov. (Yonhap) -- Un autobus à pile à combustible à hydrogène circulera à partir d'aujourd'hui dans les rues de Séoul, le deuxième du genre dans le pays après la mise en circulation du premier bus de ce type à Ulsan le mois dernier, a fait savoir ce mercredi le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie. Dans le cadre de sa campagne de promotion de véhicules zéro émission, le gouvernement vise à mettre en service 1.000 autobus à hydrogène dans de grandes villes d'ici 2022. Les ministères de l'Industrie, de l'Environnement et du Transport, huit collectivités locales et Hyundai Motor Co. ont signé aujourd'hui un protocole d'entente en vue de remplacer des autobus, l'un des moyens les plus représentatifs du transport en commun, par des véhicules à hydrogène. Le gouvernement cherchera d'abord à mettre en circulation l'année prochaine 30 autobus à hydrogène dans six grandes villes du pays, à savoir Séoul, Ulsan, Gwangju, Changwon, Seosan et Asan. Par ailleurs, 13 sociétés dont Hyundai Motor, Korea Gas Corp. et Kolon Industries Inc. ont signé un accord pour créer une société à objectif spécifique avec un capital de 135 milliards de wons (119 millions de dollars), HyNet, en vue d'établir 100 stations hydrogène avant la fin de 2022, a fait savoir le constructeur automobile du pays. «Le producteur français de gaz industriels Air Liquide SA, la société pétrolière australienne Woodside et le norvégien Nel Hydrogen ont aussi fait part de leur intérêt dans HyNet», selon Hyundai. Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.
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La Corée du Sud attend Kim Jong-un - Asialyst (Mon, 10 Dec 2018)
Le symbole a fait son apparition il y a un peu moins de trente ans au moment de la préparation des jeux asiatiques de Pékin. Le voilà qui revient en force aujourd’hui en Corée du Sud, profitant probablement du rapprochement initié entre les deux pays au mois d’avril dernier. La péninsule bleue sur fond blanc a non seulement refleuri sur les drapeaux des équipes unifiées des deux Corées lors des jeux d’hiver de Pyeongchang, elle est désormais déclinée en pin’s et en autocollants lors de manifestations invitant le dirigeant nord-coréen à se rendre au Sud. C’était le cas encore lors d’un événement organisé par la fédération des associations du quartier de Haeundae à Busan, à la fin du mois de novembre. Ce rassemblement hétéroclite compte des syndicats enseignants, des militants écologistes, des féministes, la section locale du parti démocratique du travail de Corée et la fondation Roh Moo-hyun, deuxième président sud-coréen à avoir serré la main d’un dirigeant du Nord, après Kim Dae-jung. 2000, 2007, 2018… le rapprochement entre les deux Corées va-t-il se poursuivre ou risque-t-il de retomber comme un soufflé ? Slide background Jeunes Sud-Coréens arborant le drapeau de la paix lors d’un événement organisé à Busan, au sud de la Corée du Sud. (Crédits : Asiayst / Stéphane Lagarde.) Slide background Nord-Coréens jouant au Badminton. Image exposée lors d’un évènement organisée par des associations, syndicats et la mairie de Busan. (Crédits : Asialyst / Stéphane Lagarde) Slide background Voilà un moment que les smartphones ont fait leur apparition à Pyongyang. Image exposée lors d’un évènement organisée par des associations, syndicats et la mairie de Busan. (Crédits : Asialyst / Stéphane Lagarde) Slide background Parc aquatique en Corée du Nord. Image exposée lors d’un évènement organisée par des associations, syndicats et la mairie de Busan. (Crédits : Asialyst / Stéphane Lagarde) Slide background Repas familiale à Pyongyang. Image exposée lors d’un évènement organisée par des associations, syndicats et la mairie de Busan. (Crédits : Asialyst / Stéphane Lagarde) Slide background Brasserie à Pyongyang. Image exposée lors d’un évènement organisée par des associations, syndicats et la mairie de Busan. (Crédits : Asialyst / Stéphane Lagarde) « Le passé nous a enseigné que les relations entre les deux Corées ne doivent plus seulement être l’affaire des gouvernements, mais aussi de la société civile, explique Jang Chang-jun. En ce moment, il y a un vrai changement dans l’opinion, poursuit ce professeur de sciences politiques à l’université Hanshin de Séoul. Je le vois avec mes étudiants. Il y a encore un an, personne n’était intéressé par la question. Cela paraissait trop loin, voire même impossible ! Aujourd’hui, mes étudiants me demandent d’organiser des sorties à la frontière, et certains rêvent de futurs voyages scolaires sur le mont Paekdu ! » Le mont Paekdu en Corée du Nord, où se sont promenés les dirigeants des deux Corées en septembre dernier à l’occasion du troisième sommet intercoréen. Et bientôt peut-être le mont Halla sur la grande île de Jeju à l’extrême sud de la péninsule, où les autorités sud-coréennes ont invité Kim Jong-un. Une île dont la mère du dirigeant nord-coréen serait originaire et qui a longtemps nourri l’imaginaire des militants pro-démocratie en Corée du Sud. L’idée d’une réunion du pays depuis le mont Hala au mont Paekdu faisant même l’objet d’un chant connu de part et d’autre du 38ème parallèle. [embedded content] Cette chanson, comme tous les signes d’encouragement à une réunification des deux Corées, n’est guère appréciée des militants d’extrême droite en Corée du Sud. Pour le reste, l’opinion sud-coréenne qui a longtemps été réservée à l’idée d’une réunification, semble devenue moins frileuse. Seuls 31 % des sondés s’opposent à l’idée de retrouvailles, nous dit le sondage publié par le Hankyoreh. D’autres y sont au contraire plus que favorables. Le directeur d’EBS, la chaîne sud-coréenne des savoirs, a dû démissionner. Son puzzle en 3D de Kim Jong-un en « plus jeune leader au monde » et « grand artisan de la dénucléarisation de la péninsule » a été considéré comme trop hagiographique. Par Stéphane Lagarde
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Corée du Sud: le «gapjil», un mal sociétal qui préoccupe le pays - RFI (Mon, 26 Nov 2018)
De notre correspondant à Séoul, L’affaire implique une écolière de 10 ans, petite-fille de Bang Sang-hoon, président d’un empire médiatique qui comprend une chaîne de télévision et le premier quotidien de Corée, le conservateur Chosun Ilbo. Dans un enregistrement pris en secret par un téléphone et diffusé à la télévision, on entend cette petite fille insulter copieusement son chauffeur privé qui l’emmène à l’école. « Tes parents t’ont mal élevé, comme tous les gens de ta famille (...) ils étaient trop pauvres (...) je vais demander à ma maman de te virer », dit-elle, entre autres injures, à l’homme âgé de 57 ans. Ce dernier a été licencié peu après, selon la presse coréenne. La fille à papa de Korean Air Face au tollé, Bang Jung-oh, père de la petite fille et président de la chaîne TV Chosun, a présenté des excuses et a démissionné. Ce scandale est vu par l’opinion comme un exemple particulièrement choquant de « gapjil », un terme qui désigne l’abus d’autorité par les puissants et le plaisir d’humilier leurs subordonnés. Ce n’est en effet pas la première affaire de ce type en Corée du Sud. Le scandale le plus retentissant a eu lieu il y a trois ans, quand Cho Hyun-ah, fille du propriétaire de la compagnie aérienne Korean Air avait insulté un steward qui lui avait servi ses noix de macadamia (ou noix du Queensland) dans un sachet et pas dans une soucoupe. Elle avait obligé l’avion à revenir à sa porte pour forcer le steward à débarquer. Cette année, la sœur de Cho Hyun-ah a été accusée à son tour d’avoir humilié un employé et de lui avoir jeté un verre d’eau à la figure. D’autres affaires de « gapjil » ont défrayé la chronique ces dernières semaines : comme celle de Yang Jin-ho, un patron qui a obligé ses salariés à tuer des poulets vivants avec un arc, et à se teindre les cheveux en rouge ou en vert. « Gapjil », pas qu’un problème de riches… Le sport est aussi touché : les vice-championnes olympiques de curling, stars surprises des JO de PyeongChang en février ont accusé de graves abus leur entraîneuse et le père de celle-ci, vice-président de la fédération. « Gapjil », le mot ne désigne donc pas seulement l’arrogance des familles propriétaires de conglomérat. Ce terme il inclut toute violence commise par quelqu’un qui abuse de sa supériorité, notamment dans le cadre professionnel. Selon un sondage publié en avril 2018, 97% des salariés coréens affirment avoir été victimes ou témoins d’actes de « gapjil », un mot qui revient dans toutes les conversations. Le problème est tel que le gouvernement a promis des mesures en avril. Une campagne de publicités télévisées, qui compare les agresseurs à des poulets furieux, vise à sensibiliser le public et prévenir ces actes. Un numéro téléphonique a aussi été mis en place pour permettre aux salariés de dénoncer toute intimidation de la part de leur patron et de prendre conseil. Surtout, la multiplication des smartphones, qui permettent d’enregistrer discrètement ces violences et de les diffuser facilement en ligne, permet d’exposer de plus en plus d’abus. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le chauffeur de la petite fille du propriétaire du quotidien Chosun, après avoir perdu son emploi.
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En Corée du Sud, K-City : une ville entière dédiée aux tests de voitures autonomes - Clubic.com (Wed, 12 Dec 2018)
k-city © KT Corp La Corée du Sud a inauguré lundi le tout premier site mondial de test de voiture autonome basé sur le réseau 5G. Située à Hwaseong, au sud de Séoul, cette ville démontre bien les ambitions du pays pour cette nouvelle technologie. La Corée du Sud bénéficie désormais elle aussi d'un laboratoire grandeur nature pour réaliser ses tests de véhicules autonomes ! À l'instar de M-City aux États-Unis et de J-Town au Japon, les Coréens viennent de célébrer l'achèvement de K-City, un projet annoncé en mai 2017 et dont le coût avoisinerait les 17 millions de dollars. K-City : le laboratoire de véhicule autonome coréen Zone urbaine de 320 000 m², K-City dispose d'autoroutes, de zones urbaines, de parkings, de routes de banlieue, mais aussi de 35 types d'installations différentes telles que des barrières de péage, des intersections, des tunnels, des voies de bus, des pistes cyclables, etc. Les principaux environnements de test pour les véhicules autonomes y sont donc réunis. Pour devenir la première ville-laboratoire d'essais de véhicule autonome basée sur le réseau 5G, l'Autorité coréenne de la sécurité des transports (KOTSA) s'est associée avec Samsung pour déployer les systèmes de communication V2X (Vehicle-to-everything), ainsi que la 5G et 4G LTE. Le fabricant de semi-conducteurs sera également chargé de la mise en place de l'infrastructure informatique associée à ses technologies. La 5G dans un pays à la pointe de la technologie Concernant le réseau 5G, les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile du pays ont inauguré le lancement du réseau commercial 5G basé sur la norme 3GPP le 1 décembre, alors même qu'aucun smartphone n'est encore compatible, excepté quelques prototypes. Par ailleurs, les opérateurs coréens se bousculent à présent pour présenter leurs technologies basées sur le réseau 5G, à l'instar de KT Corp avec son 5G Remote Cockpit, un système de contrôle à distance des véhicules et infrastructures routières, mais aussi avec la technologie V2I (Vehicle-to-infrastructure) qui contrôle la situation sur les routes en temps réel en associant la 5G à des caméras haute définition. De son côté SK Telecom a signé un partenariat avec Hyundai et Trimble pour développer des technologies intelligentes basées sur la 5G. « En construisant différents réseaux de télécommunications - notamment les réseaux 5G, 4G et V2X - dans un même lieu, K-City fournira des expériences concrètes de conduite autonome pour les particuliers et les entreprises du secteur », a expliqué le directeur de la KOTSA, Byung Yoon Kwon. « Cet environnement ouvert devrait servir de laboratoire d'innovation unique pour les partenaires de l'industrie, ce qui finira par accélérer l'avènement de l'ère de la conduite autonome ». Source : Insight
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