planète Asie de l’est actualité Asie de l’est
AEE
AEE
AEE
AEE
nos éditions nos flux rss
Chine et Corée du Sud tentent de «normaliser» leurs relations - RFI (jeu., 05 déc. 2019)
Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias C’est la première visite de Wang Yi depuis 5 ans. Les relations entre la Chine et la Corée du Sud se sont  endommagées depuis l’installation sur le territoire sud-coréen d’un bouclier anti-missile américain, le THAAD. Le chef de la diplomatie chinoise assure que la Chine et Corée du Sud sont « des amis et des partenaires ». Les deux pays renforceront leurs échanges pour « complètement normaliser » leurs relations, ont déclaré de leur côté des responsables sud-coréens. Mais sous les amabilités diplomatiques, les tensions persistent. Pékin continue d’infliger des sanctions économiques à la Corée du Sud, depuis que celle-ci a installé, en 2017, un bouclier anti-missile américain qui vise autant la Corée du Nord que la Chine. Séoul fragilisé par Washington Depuis, les produits culturels coréens, jeux vidéo et feuilletons télé, restent frappés d’interdiction par Pékin. Et le géant coréen de la distribution Lotte a dû quitter la Chine, perdant des milliards de dollars d’investissement. Le nombre de touristes chinois en Corée a chuté. Des avions militaires chinois violent régulièrement la zone d’identification aérienne coréenne. Séoul est dans une position difficile : la Chine est son premier partenaire commercial et elle détient la clé de toute résolution de la crise nord-coréenne. Quant à son allié américain, il lui demande de payer cinq fois plus pour la présence de son armée. L’alliance Séoul-Washington est ainsi fragilisée. Ce dont entend bien profiter Pékin pour renforcer son influence sur la péninsule.
>> Lire la suite

Corée du Sud : des suicides en série chez les stars de la K-pop - Libération (Thu, 12 Dec 2019)
Un autel en mémoire de la star de K-pop Goo Hara dans un hôpital de Séoul, le 25 novembre. Un autel en mémoire de la star de K-pop Goo Hara dans un hôpital de Séoul, le 25 novembre. Photo Dong-A Ilbo. AFP En l'espace de deux mois, deux chanteuses et un chanteur se sont donné la mort. La dureté de l'industrie et le harcèlement en ligne sont mis en cause. C’est une nouvelle vague d’émotion après celle que l’on a pu observer dans la communauté des fans de musique en Corée du Sud ces derniers mois : à quelques semaines d’intervalle, les chanteuses Sulli et Goo Hara, toutes deux victimes de cyberharcèlement, se sont suicidées. Et la semaine dernière, c’est le chanteur et acteur Cha In-ha, 27 ans, qui a été retrouvé mort. Même si la famille a refusé l'autopsie, pour ses fans, ses antécédents psychiatriques laissent peu de doute sur la cause de sa mort. Ces tragédies ont lancé un débat sur la dureté de l’industrie de la K-pop, et la pression que ses stars subissent au quotidien. «Survivants» «Les stars de K-pop sont repérées à un très jeune âge par les agences de talents, raconte Gyu Tag Lee, professeur à l’université Mason à Icheon, joint par téléphone. A partir de ce moment-là, ils reçoivent un entraînement très intense, des cours de danse et de chant, qu’ils doivent suivre tous les jours après l’école. Ils sont soumis à un régime particulier, leur vie sociale est scrutée…» Tous les mois, ils passent des tests pour savoir s’ils sont à même de continuer leur entraînement, ou si leur carrière s’arrête. Et ce n’est que le début d’une vie de pression qui va en gradation. Pour ceux que Gyu Tag Lee appelle les «survivants» de cet entraînement qui dure plusieurs années, il est très dur de conserver une carrière. Des centaines de groupes et de stars naissent et disparaissent chaque année. «Il y a une compétition hargneuse entre les stars de K-pop pour s’arracher l’amour de leur public, reprend le spécialiste. C’est lui qui fait et défait une star, et il n’est pas indulgent.» De plus, si elles échouent, elles doivent rembourser l’argent que leurs agences ont investi dans leurs carrières.  «Harcèlement misogyne» «La communauté de la K-pop est très particulière, explique Gyu Tag Lee. Les stars partagent beaucoup avec leurs fans, notamment à travers les réseaux sociaux, où l’on attend d’elles qu’elles montrent un maximum de leur vie privée, qu’elles interagissent et montrent de la bienveillance et de la douceur.» Au-delà de leur talent, c'est cette implication qui les propulsera au-devant de la scène. «Les fans de K-pop sont très fiers de soutenir leurs idoles. Ils considèrent qu’ils participent activement, comme par une forme de travail non rémunéré, à la création de leur célébrité. En échange, ils s’attendent à un certain comportement de leur part.» Et cette attitude doit être irréprochable, surtout pour les femmes. «Beaucoup d’entre elles subissent des harcèlements misogynes, en plus de la pression liée à leur statut», ajoute le professeur. Sulli, par exemple, était devenue une cible sur les réseaux, notamment parce qu'elle avait posté une photo d’elle sans soutien-gorge et se revendiquait féministe. Goo Hara, de son côté, était cyberharcelée depuis qu’elle avait révélé être victime de «revenge porn» : son ex-petit ami l’avait menacée de publier des vidéos d’actes sexuels. Toutes les deux ont mis fin à leurs jours, après avoir laissé un message d'adieu sur Instagram.  Sulli, chanteuse de K-Pop suicidée. La photo où elle montre son engagement féministe qui a déclenché un cyberharcèlement. Un post Instagram de Sulli, où elle s'affiche sans soutien-gorge avec un tee-shirt féministe, qui a déclenché un cyberharcèlement sur les réseaux sociaux. Elle s'est suicidée en octobre. Photo DR  Stress et dépression Au-delà de l’industrie de la musique, ces tragédies traduisent un problème plus global en Corée du Sud où le suicide est la première cause de décès chez les moins de 40 ans, selon un rapport publié en septembre par Statistique Corée (Kostat). Il s'agit du quatrième taux le plus élevé au monde. Selon Gyu Tag Lee, «ces morts montrent le côté sombre de la Corée dans son ensemble. Son développement économique très rapide a fait que la santé mentale des habitants a été mise de côté, au profit de leur contribution à la société.» Ce n’est qu’en 2018 que la semaine de travail est officiellement officiellement passée de 68 heures à 52 heures. Les jeunes sont particulièrement touchés, à cause des difficultés économiques auxquelles le pays fait face depuis les années 2000.  D'après un organisme de santé publique à Osong, 95% des Coréens affirment être stressés, et 7% sont touchés par la dépression. Ce nombre, plus important chez les personnes de plus de 50 ans, est en augmentation régulière depuis le début du siècle. Même si ces chiffres peuvent paraître alarmants, de plus en plus de Coréens vont consulter un thérapeute lorsqu'ils montrent des signes de dépression : Kyooseob Ha, directeur du Centre national de santé mentale en Corée, fait remarquer au magazine Ozy que le chiffre de patients a bondi de 5% à 20% ces cinq dernières années. «Le gouvernement a pris la mesure de l'importance de la prévention contre le suicide», explique-t-il, et de plus en plus de moyens sont mis en place pour lutter contre l'épidémie. Eva-Luna Tholance
>> Lire la suite

Corée du Nord : Washington et Séoul conviennent de la gravité de la situation - Les Échos (Sat, 07 Dec 2019)
C'est Donald Trump qui a souhaité faire le point avec son homologue sud-coréen. L'heure tourne et le président américain a convenu, lors d'une conversation téléphonique avec Moon Jae-in, que la situation dans la péninsule coréenne était « grave ». Pyongyang avait donné à Washington jusqu'à fin 2019 pour présenter une nouvelle offre dans le cadre des négociations nucléaires. La Corée du Nord a aussi menacé à plusieurs reprises ces dernières semaines  de se retirer définitivement des discussions concernant la dénucléarisation de la péninsule. Depuis le sommet avec le président américain Donald Trump, en février dernier, les discussions sont au point mort . Et Pyongyang s'est depuis livré à plusieurs nouveaux tirs de missiles. Après l'échec de Hanoï La rencontre à Hanoï avait été un échec. Les dirigeants américain et nord-coréen n'étaient pas parvenus à s'entendre sur le démantèlement du programme nucléaire du pays communiste en échange d'une levée des sanctions économiques internationales. Dans les premiers jours de décembre, le président Kim Jong-un s'est affiché à l'inauguration de la ville nouvelle de Samjiyon , non loin de la frontière chinoise. Une façon de vanter les progrès du pays en dépit des pressions internationales. Le lieu, hautement symbolique, serait celui de naissance supposé du père de Kim Jong-un et le berceau légendaire du tout premier royaume coréen. Selon certains médias sud-coréens, les visites du leader nord-coréen dans cette région ont souvent précédé des décisions politiques et diplomatiques importantes. Dans ce climat, les autorités de Washington et Séoul ont décidé de maintenir le dialogue avec leur homologue du Nord, a indiqué samedi la Corée du Sud. « Ils ont convenu qu'il fallait continuer de donner de l'élan au dialogue de façon à parvenir à de rapides résultats dans les négociations sur la dénucléarisation » a déclaré Ko Min-jung, porte-parole de la présidence sud-coréenne. Avec AFP
>> Lire la suite

La Corée du Nord mène un "test très important" depuis une base de lancement - L'Express (Sun, 08 Dec 2019)
La situation est "grave"... et significative de l'impasse des négociations sur le nucléaire entre Pyongyang et Washington. C'est un nouveau bras de fer entre les deux pays. Donald Trump a averti ce dimanche que Kim Jong Un avait "tout" à perdre à se montrer "hostile" après que la Corée du nord a annoncé avoir mené un "test très important" depuis une base de lancement de satellites située à l'ouest du pays. Une annonce entourée de mystère mais significative de l'impasse des négociations sur le nucléaire entre Pyongyang et Washington.  LIRE AUSSI >> Entre les deux Corées, une drôle de paix armée  "Kim Jong Un est trop intelligent et a beaucoup trop à perdre, voire tout, à agir de façon hostile", a écrit le président américain sur Twitter. "Il n'a pas envie de gâcher sa relation privilégiée avec le président des Etats-Unis ou de s'ingérer dans l'élection présidentielle américaine de novembre" 2020. "La Corée du Nord, sous la direction de Kim Jong Un, dispose d'un énorme potentiel économique, mais elle doit dénucléariser comme elle l'a promis", a-t-il poursuivi. "L'Otan, la Chine, la Russie, le Japon et le monde entier sont d'accord sur ce point!"  Tir de missiles à longue portée Le test a "eu lieu à la base de lancement de satellites de Sohae l'après-midi du 7 décembre", a déclaré un porte-parole de l'Académie nationale des sciences du Nord. Il aura un "effet important" en changeant le "statut stratégique" de la Corée du Nord, a-t-il ajouté. L'information a été rapportée par l'agence officielle KCNA, qui n'a donné aucune précision sur l'engin ou l'arme testée.  Situé sur la côte nord-ouest de la Corée du Nord, le site de Sohae, également connu sous le nom de Tongchang-ri, a été au coeur de la diplomatie à trois entre Pyongyang, Séoul et Washington depuis plus d'un an. Il donne toutes les apparences d'un centre spatial pour mettre des satellites sur orbite. Mais les Nord-Coréens l'ont utilisé pour plusieurs lancers de fusées condamnés par la communauté internationale, laquelle dénonce des entraînements au tir de missiles à longue portée.  LIRE AUSSI >> Corée du Sud : à l'école des jeunes transfuges venus du Nord  Lors d'un sommet à Séoul en septembre 2018, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s'était engagé à le fermer. Puis les progrès pour aller vers la "dénucléarisation" de la péninsule coréenne avaient fait long feu.  En mars des travaux sur cette base en vue d'une "rapide reconstruction" avaient été repérés par satellite. D'autres images satellites prises jeudi montraient un grand conteneur qui semblait "un indicateur à peu près fiable des préparatifs d'un test d'engin", d'après Jeffrey Lewis, un spécialiste de l'armement nucléaire en Asie orientale au Middlebury Institute à Monterey, aux États-Unis.  "La dénucléarisation n'est plus sur la table" S'exprimant avant l'annonce de la Corée du Nord ce dimanche, cet expert y voyait "un signe de plus que la Corée du Nord mène de plus en plus d'activités dans les missiles à mesure qu'approche la date butoir de Kim Jong Un pour un relâchement des sanctions".  À Washington, un haut responsable de l'administration américaine a réagi de manière très prudente, affirmant : "Nous avons pu voir les rapports concernant un test et nous nous travaillons en étroite collaboration avec nos alliés et partenaires".   Pyongyang souhaite qu'avant le 31 décembre, Washington formule une proposition de nature à relancer les pourparlers de paix. Mais samedi, deux déclarations ont confirmé que l'heure était aux tensions. "La situation actuelle dans la péninsule coréenne est grave", ont estimé les présidents américain et sud-coréen, Donald Trump et Moon Jae-in, lors d'une conversation téléphonique, selon la présidence sud-coréenne. Et l'ambassadeur nord-coréen aux Nations unies Kim Song a affirmé que "la question de la dénucléarisation n'est plus sur la table des négociations". 
>> Lire la suite

Réconciliés, la Corée et le Japon scellent leur rapprochement par un sommet - Les Échos (Sun, 24 Nov 2019)
La hache de guerre n'a pas été totalement déterrée, elle n'est sans doute pas définitivement enterrée non plus. Il n'empêche, les ministres des Affaires étrangères du Japon et de la Corée du Sud se sont accordés, samedi, pour organiser un sommet entre leurs dirigeants afin de tirer profit d'une accalmie dans leurs tensions. Ce qui était à peine imaginable quelques mois plus tôt, tant les termes employés de part et d'autre étaient martiaux, se produit finalement.  Le Premier ministre japonais Shinzo Abe et  le président sud-coréen Moon Jae-in pourraient se rencontrer en Chine le mois prochain, ont conclu leurs ministres en marge d'une réunion du G20 à Nagoya. Ce sommet aurait lieu à l'occasion d'une réunion trilatérale Japon-Chine-Corée du Sud, a indiqué un diplomate japonais. Dégel soudain Ce dégel soudain est directement lié à la décision annoncée in extremis, la veille, par la Corée du sud de ne pas quitter l'accord d'échange d'informations militaires stratégiques (GSOMIA) que les deux alliés partagent. Le GSOMIA, signé en 2016, permet à ces deux alliés des Etats-Unis de partager des secrets militaires, en particulier concernant  les capacités nucléaires et de missiles de la Corée du Nord voisine . Renoncer à ce pacte aurait été « un terrible revers pour un des piliers de la sécurité de l'Asie de l'Est, établi par le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis », a déclaré Kenichiro Sasae, ancien responsable du ministère japonais des Affaires étrangères et ambassadeur aux Etats-Unis. Un point de vue également défendu par le premier ministre japonais : « Dans le traitement de la question nord-coréenne, la coopération entre le Japon et la Corée du Sud ainsi qu'entre le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud est extrêmement importante. J'ai dit cela à maintes reprises. Je pense que la Corée du Sud a pris cette décision d'un point de vue stratégique. » Le soulagement de Washington En pleines tensions avec Tokyo, Séoul avait annoncé, fin août, son intention de ne pas reconduire cet accord à sa date d'expiration ce samedi. Séoul a attendu la veille de l'échéance pour suspendre sa décision de quitter cet accord, un geste qui a soulagé Washington, inquiet des dissensions entre ces deux alliés-clés pour la sécurité en Asie de l'Est. C'est « un signal positif » montrant que les pays alliés « peuvent surmonter les différends bilatéraux » a déclaré un porte-parole à Washington. Partenaires privilégiés Les tensions entre les deux partenaires commerciaux se sont exacerbées cet été lorsque Tokyo a décidé de rayer la Corée du Sud d'une liste d'Etats considérés comme des partenaires commerciaux privilégiés, une mesure perçue comme une sanction par Séoul qui avait répliqué aussitôt par une radiation similaire du Japon. Sur cette question, un responsable du ministère japonais du Commerce Yoichi Iida a déclaré, samedi, que les deux pays engageraient « dès que possible » des discussions pour résoudre leur différend, en assurant que cette décision n'avait « rien à voir » avec celle de Séoul de maintenir l'accord de partage d'informations militaires. La situation n'est cependant pas aussi limpide qu'il n'y paraît. Car un responsable de la présidence de Corée du Sud a indiqué que, pour que le GSOMIA soit pleinement renouvelé, Tokyo devait réintroduire Séoul dans cette « liste blanche » de partenaires commerciaux et lever toute restriction commerciale.
>> Lire la suite

La Corée du Nord diffuse d’énigmatiques photos de Kim Jong Un chevauchant dans la neige - Sud Ouest (Wed, 04 Dec 2019)
Les médias nord-coréens ont de nouveau diffusé mercredi d’énigmatiques photos de Kim Jong Un montant un cheval blanc dans la neige sur une montagne sacrée de la péninsule, une mise en scène éminemment symbolique selon les experts qui rivalisent de conjectures sur sa signification. Certains spécialistes du régime reclus affirment que les visites du dirigeant nord-coréen sur le Mont Paektu -berceau légendaire du peuple coréen-augurent parfois d’une annonce politique majeure. La diffusion de ces nouveaux clichés intervient alors que les négociations sur le nucléaire avec les États-Unis sont dans l’impasse. Pyongyang a donné à Washington jusqu’à la fin de l’année pour faire des concessions. Un lieu emblématique Certains experts voient ces clichés, en un lieu emblématique historiquement très chargé, comme une façon de réaffirmer le leadership et la légitimité. Certains experts voient ces clichés, en un lieu emblématique historiquement très chargé, comme une façon de réaffirmer le leadership et la légitimité. Crédit photo : STR / AFP Kim Jong Un a été notamment photographié en tête d’un groupe de cavaliers dans une forêt enneigée proche du Mont Paektu. On reconnaît dans ce groupe son épouse Ri Sol Ju, selon des photos diffusées par l’agence officielle KCNA. La symbolique de cette montagne réside dans le fait qu’elle serait le lieu de naissance légendaire du roi Tangun, petit-fils du Ciel et fondateur du premier royaume coréen. La rédaction vous conseille Mais c’est aussi là que la propagande nord-coréenne, situe la naissance du père de Kim Jong Un, Kim Jong Il, fils et successeur du fondateur du régime Kim Il Sung, dans un camp secret de la guérilla que son père commandait contre l’occupant japonais. Une thèse largement contestée par les historiens, qui considèrent que Kim Jong Il est né dans le village sibérien de Vyatskoye le 16 février 1941, un an avant la date avancée par Pyongyang. « Le cuir symbolise la résistance » Quoi qu’il en soit, Kim Jong Un s’est rendu sur plusieurs sites historiques, selon KCNA qui ajoute qu’il a laissé « une trace sacrée sur les sites de batailles révolutionnaires » dans « la neige vierge à hauteur de genou ». Certains experts voient ces clichés, en un lieu emblématique historiquement très chargé, comme une façon de réaffirmer le leadership et la légitimité. Il s’y rend une à deux fois par an, et ces visites annoncent parfois un virage politique. Il y était allé en novembre 2013, avant la purge qui avait entraîné la chute de son puissant oncle Jang Song-thaek. Il avait gravi la montagne en décembre 2017, peu avant le début de la détente sur la péninsule qui a débouché sur son sommet historique avec le président américain Donald Trump, en juin 2018 à Singapour. Mardi, les médias officiels ont rapporté l’inauguration du projet de la ville nouvelle de Samjiyon, chantier que Pyongyang présente comme l’illustration de la résilience nord-coréenne face aux sanctions internationales. Et ces chevauchées de  Kim interviennent alors que l’ultimatum nord-coréen sur le nucléaire est sur le point d’expirer. Kim Jong Un prononcera le 1er janvier son discours très attendu du Nouvel an. Sur certains clichés, Kim est vêtu d’un imperméable de cuir noir similaire à celui qu’il portait récemment lors de l’inauguration du chantier de Samjiyon. Transfuge du Nord, le chercheur Ahn Chan-il affirme que les choix vestimentaires de Kim pourraient refléter un durcissement de sa position diplomatique. « Le cuir symbolise la résistance à toute épreuve au Nord », dit-il. Sud Ouest Crédit photo : STR / AFP Sud Ouest Crédit photo : STR / AFP Sud Ouest Crédit photo : STR / AFP
>> Lire la suite

La Corée du Nord tire deux projectiles non identifiés - Le Monde (Thu, 28 Nov 2019)
Des gens regardent un reportage télévisé sur la Corée du Nord tirant un projectile non identifié, à Séoul, en Corée du Sud, le 28 novembre 2019. Des gens regardent un reportage télévisé sur la Corée du Nord tirant un projectile non identifié, à Séoul, en Corée du Sud, le 28 novembre 2019. KIM HONG-JI / REUTERS Au moment où les négociations sur le nucléaire entre Pyongyang et Washington sont dans l’impasse et où les Etats-Unis fêtent Thanksgiving, la Corée du Nord a tiré, jeudi 28 novembre, deux projectiles « non identifiés », a annoncé l’armée sud-coréenne, L’état-major sud-coréen n’a pas fourni plus de détails sur ce tir qui survient près d’un mois après deux tirs, à partir d’un « lanceur de missiles multiples de très grande dimension », selon Pyongyang. L’agence de presse japonaise Jiji Press, citant des sources au sein du ministère de la défense à Tokyo, a affirmé que deux projectiles avaient été lancés depuis la côte est de la Corée du Nord. Elle a précisé qu’il s’agissait de missiles balistiques. Lundi, Kim Jong-un, le leader de la Corée du Nord, s’était rendu sur une île pour assister à des tirs d’artillerie à proximité de la frontière maritime avec le Sud, théâtre de plusieurs affrontements navals sanglants au cours des dernières années. La Corée du Sud a immédiatement protesté contre ces exercices, affirmant qu’elle avait violé l’année dernière un accord visant à réduire les tensions militaires. Impasse diplomatique Après la spectaculaire détente de 2018 dans la péninsule, les pourparlers entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont au point mort depuis le fiasco du deuxième sommet à Hanoï en février entre MM. Trump et Kim. Les deux pays n’étaient pas parvenus à s’entendre sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen en échange d’une levée des sanctions économiques internationales. D’autres discussions bilatérales, menées au début d’octobre en Suède à un niveau inférieur, se sont également terminées sur une impasse. Pyongyang a donné à Washington jusqu’à la fin de 2019 pour présenter une nouvelle offre.
>> Lire la suite

En Corée du sud, deux pêcheurs nord-coréens demandeurs d'asile renvoyés chez eux - Franceinfo (Tue, 19 Nov 2019)
Le président sud-coréen Moon Jae-in. Le président sud-coréen Moon Jae-in. (JUNG YEON-JE / POOL) La Corée du Sud est sous le feu des critiques depuis qu’elle a renvoyé en Corée du Nord, début novembre, deux pêcheurs nord-coréens qui avaient pourtant demandé asile dans le pays. Les associations de défense des Droits de l’Homme accusent Séoul d’avoir violé la loi internationale, notamment la Convention de l’ONU contre la torture, parce que ces deux transfuges risquent les pires châtiments au Nord. C’est une histoire étrange : ces deux pêcheurs nord-coréens sont accusés d’avoir assassiné, sur leur tout petit bateau, leur capitaine et quinze membres de leur équipage. Ils auraient voulu se venger des violences commises par ce capitaine. Ces deux hommes ont ensuite mis le cap vers la Corée du Sud, où ils ont été arrêtés par la marine sud-coréenne. Ils ont demandé l’asile, mais après quelques jours d’interrogatoires, Séoul leur a refusé le statut de réfugié et les a renvoyés au Nord. C’est la première fois depuis 1953 que le Sud expulse des transfuges qui demandent à rester. Cette décision est critiquée et qualifiée de "honteuse" par plusieurs associations ici, qui accusent Séoul d’avoir bâclé l'enquête et de ne pas avoir offert de procès aux deux Nord-Coréens. "Comment deux hommes ont réussi à tuer 16 autres sur un bateau de pêche ne me semble pas très clair, indique Phil Robertson, vice-directeur Asie de l’ONG Human Rights Watch. À première vue, cela semble suspect." Nous nous attendions à une enquête beaucoup plus approfondie, en particulier parce que ces deux hommes, une fois en Corée du Nord, risquent la torture, et pire. La Corée du Sud avait le devoir de leur offrir la justice. Phil Robertson Human Rights Watch Seulement cinq jours se sont passés entre l’arrestation des deux pêcheurs et leur expulsion. Selon certains analystes ici, la Corée du Sud pourrait avoir cherché à apaiser Pyongyang, dans un contexte d’effondrement du dialogue intercoréen depuis février. Une attitude qui suscite la controverse... "Le président sud-coréen Moon Jae-in a malheureusement abandonné tout principe en matière de Droits de l’Homme en Corée du Nord, poursuit Phil Robertson. Il semble être prêt à donner aux Nord-Coréens tout ce qu’il peut, pour les convaincre de reprendre le dialogue. Et c’est honteux, pour un homme qui dit avoir été un avocat des droits de l’Homme au début de sa carrière." Face à la polémique grandissante, le gouvernement sud-coréen a assuré vendredi n’avoir aucun doute sur la culpabilité des deux pêcheurs : ceux-ci auraient reconnu leurs crimes lors d’interrogatoires séparés. Pyongyang aurait aussi confirmé les faits. Seoul affirme enfin que ces deux hommes représentaient une menace pour la sécurité de sa population. Une réponse qui ne satisfait pas les associations. A lire aussi Sujets associés Votre avis est précieux. Aidez-nous à améliorer notre site en répondant à notre questionnaire. je donne mon avis France Télévisions traite vos données personnelles afin d’améliorer les produits franceinfo et répondre plus précisément à vos besoins.Pour exercer vos droits sur vos données, contactez-nous. Pour en savoir plus, cliquez ici.
>> Lire la suite

«Cadeau de Noël» : Washington met en garde la Corée du Nord - La Presse (Wed, 11 Dec 2019)
(New York et Washington) Les États-Unis ont mis en garde la Corée du Nord contre tout nouvel essai nucléaire ou de missile balistique intercontinental en fin d’année, tout en promettant de la souplesse si les négociations reprennent. Publié le 11 décembre 2019 à 16h09 Mis à jour à 17h04 Partager ✓ Lien copié Philippe RATER, Shaun TANDON Agence France-Presse «La poursuite d’essais de missiles balistiques est profondément contre-productive», a affirmé l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, lors d’une réunion du Conseil de sécurité convoquée par Washington, la deuxième sur la Corée du Nord en une semaine. La première réunion s’était tenue à huis clos à la demande des Européens. La diplomate américaine a appelé Pyongyang à s’engager avec «courage» dans des négociations avec les États-Unis. À l’inverse, «nous devons tous au Conseil de sécurité être préparés à agir en conséquence», a-t-elle ajouté, en évoquant implicitement la possibilité de nouvelles sanctions internationales. AFP Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pose sur le mont Paektu, un lieu sacré dans la culture coréenne, dans une photo diffusée la semaine dernière. Selon des diplomates, le catalogue de mesures économiques possibles n’est pas épuisé. En 2017, à l’initiative des États-Unis, le Conseil de sécurité avait adopté trois séries de sanctions lourdes, concernant notamment des limitations d’importations de pétrole et des interdictions liées aux exportations nord-coréennes de charbon, de pêche et de textile. La Corée du Nord a récemment promis un «cadeau de Noël» si les Américains ne changent pas d’approche avant la fin de l’année et si le statu quo devait se poursuivre. Kelly Craft a rejeté tout calendrier. «Laissez-moi être claire : les États-Unis et le Conseil de sécurité ont un objectif-pas une échéance», a-t-elle dit, en rappelant la perspective souhaitée d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne. Après avoir multiplié les tirs de missiles de courte et moyenne portée ces derniers mois, Pyongyang a annoncé dimanche avoir réalisé un mystérieux «test très important» depuis sa base de lancement de satellites, censé changer le «statut stratégique» du pays reclus d’Asie de l’Est. «Pas trop tard» Les États-Unis restent engagés en faveur d’une solution pacifique et «sont prêts à se montrer souples dans cette approche», a souligné Kelly Craft. «Nous ne pouvons agir seuls, la Corée du Nord doit prendre la décision difficile mais courageuse de travailler avec nous», a-t-elle dit. AFP L’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft. «Des essais nucléaire et de missiles» balistiques intercontinentaux «n’apporteront pas plus de sécurité à la Corée du Nord», a-t-elle insisté.   Au cours de la réunion, la Chine et la Russie ont une nouvelle fois réclamé un allégement des sanctions économiques pour engager une «dynamique positive». «Il est impératif que le Conseil de sécurité revienne sur les sanctions afin d’alléger la souffrance humanitaire» du peuple nord-coréen et créer «un environnement propice au dialogue», a dit l’ambassadeur chinois, Zhang Jun. «On ne peut se mettre d’accord s’il n’y a rien de proposé en échange», a abondé son homologue russe, Vassily Nebenzia. La France et le Royaume-Uni ont souligné de leur côté que la dégradation de la situation humanitaire en Corée du Nord «incombait au régime» nord-coréen et ne venait pas de l’imposition des sanctions. «Au lieu de consacrer l’essentiel de ses ressources au développement de programmes nucléaire et balistique et de menacer la paix internationale, les autorités de Pyongyang devraient plutôt nourrir leur population», a lancé l’ambassadeur français, Nicolas de Rivière. «Nous devons rester lucides et vigilants» car «la Corée du Nord n’a pas cessé de poursuivre le développement de ses capacités nucléaires et balistiques», a-t-il martelé. AP Les ambassadeurs russe et français à l'ONU, Vassily Nebenzia et Nicolas de Rivière. Le régime de sanctions sera maintenu tant qu’il n’y aura pas de «mesures concrètes» en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, a ajouté son homologue britannique, Karen Pierce. «Il n’est pas trop tard», a-t-elle dit à l’intention de Pyongyang. «Vous pouvez empêcher la situation d’empirer». Le représentant de la Corée du Sud, Cho Hyun, a «exhorté urgemment la Corée du Nord à s’acquitter de ses obligations et à rester pleinement engagée dans le dialogue». Les négociations entre les États-Unis et la Corée du Nord sont dans l’impasse depuis l’échec d’un sommet à Hanoi en février entre les dirigeants américain et nord-coréen. Les États-Unis exigent que la Corée du Nord renonce d’emblée à tout son arsenal atomique, alors que cette dernière réclame une approche progressive prévoyant une levée rapide d’au moins une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie.
>> Lire la suite

Corée du Sud : les évêques appellent à prier tous les jours pendant un an pour la paix - Journal La Croix (Fri, 29 Nov 2019)
À 9 heures, tous les jours pendant un an, à partir du dimanche 1er décembre et jusqu’au 28 novembre 2020, les 16 diocèses de Corée du Sud sont invités à célébrer une messe pour la paix en Corée. Cette décision a été prise par les évêques coréens, réunis en assemblée annuelle en octobre dernier, à l’approche du 70e anniversaire du début de la Guerre de Corée qui sera célébré le 25 juin 2020. Chaque diocèse est chargé de choisir un lieu particulier pour ces célébrations quotidiennes. Pour Mgr Hyginus Kim Hee-jong, archevêque de Gwangju (sud-ouest) et président de la conférence épiscopale coréenne, interrogé par The Catholic Times of Korea, cette campagne « n’est pas une simple formalité, mais vraiment une prière qui vient du cœur ». Deux millions de victimes civiles Commencée avec l’entrée des troupes nord-coréennes en Corée du Sud le 25 juin 1950, la guerre de Corée a opposé, jusqu’au 27 juillet 1953, la Corée du Sud (soutenue par les Nations unies), à la Corée du Nord (soutenue par la Chine et l’Union soviétique). Ce conflit, considéré comme l’un des plus importants de la Guerre froide, a fait plus de 800 000 morts parmi les militaires coréens (du Nord et du Sud), et 57 000 parmi les militaires des forces de l’ONU ; le nombre de victimes civiles a été estimé à 2 millions et le nombre de réfugiés à 3 millions. Les évêques ont invité toutes les paroisses sud-coréennes à participer à cette campagne de prière pour la paix, en organisant des événements locaux. Des prières spéciales pour la réconciliation et l’unité nationale seront publiées par la Conférence épiscopale coréenne, notamment pour le 25 juin 2020. Situation politique toujours tendue Cette campagne est annoncée alors que les relations restent très tendues entre les deux Corées : le 23 octobre, le leader nord-coréen Kim Jong-un a demandé le démantèlement des installations sud-coréennes de la station balnéaire du mont Kumgang, en Corée du Nord, les considérant comme « minables ». De son côté, Washington continue de faire pression sur la Corée du Nord pour que celle-ci renonce à ses programmes nucléaires et balistiques, tandis que la Corée du Nord menace Washington de répercussions sérieuses si les États-Unis et Séoul décidaient de poursuivre leurs politiques hostiles. Ce n’est pas la première fois que les fidèles sud-coréens sont invités à prier pour la paix dans la péninsule : l’an dernier déjà, l’archevêque de Séoul, qui est aussi administrateur apostolique de Pyongyang, avait lancé un appel à la prière afin de « pouvoir envoyer des prêtres et célébrer les sacrements en Corée du Nord ». Lors de leur Assemblée plénière, les évêques coréens ont également décidé de marquer particulièrement le 200e anniversaire de la naissance de saint André Kim Taegon né le (21 août 1821 et mort en martyr en 1846), le premier Coréen catholique à avoir été ordonné prêtre.
>> Lire la suite