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La Corée du Nord remet la pression sur son voisin du Sud - Journal La Croix (ven., 22 mars 2019)
Ce n’est pas bon signe. La Corée du Nord a retiré son personnel du bureau de liaison intercoréen, a annoncé vendredi 22 mars la Corée du Sud, quelques semaines après l’échec du second sommet entre le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump. Ce bureau situé dans la ville nord-coréenne de Kaesong avait ouvert en septembre 2018 dans le cadre d’un spectaculaire rapprochement sur la péninsule. Le vice-ministre sud-coréen de l’Unification Chun Hae-sung, en exprimant ses regrets face à une telle décision, a déclaré aux journalistes que la Corée du Nord avait « notifié le Sud qu’elle se retirait du bureau de liaison ». Sauver la paix avec Pyongyang Faire monter la pression en choisissant la cible la plus vulnérable Depuis l’échec du sommet de Hanoï, le dialogue entre les États-Unis et la Corée du Nord est dans une impasse. « En apparence, les liens ne sont pas rompus mais la Corée du Nord n’a que deux possibilités maintenant, le dialogue ou la provocation », analyse Kim Nyun-wook, spécialiste des relations États-Unis – Corée du Nord à l’Académie nationale de diplomatie de Corée. Il semble qu’en retirant son personnel du Bureau de liaison intercoréen, Pyongyang ait décidé de faire monter la pression mais en choisissant la cible la plus vulnérable, le voisin sud-coréen. « Il s’agit d’une réaction classique de Pyongyang afin que Séoul agisse en direction de Washington mais il n’est pas certain que cela fonctionne », explique l’analyste. Dans le même sens, Pyongyang veut souligner que le Bureau de liaison intercoréen devient inutile à partir du moment où les sanctions économiques à son encontre ne sont pas levées. Les sanctions au cœur de l’échec su sommet Trump-Kim à Hanoï Perte de crédibilité de Moon Jae-in  ? Après avoir joué avec succès depuis janvier 2018 l’intermédiaire incontournable entre Donald Trump et Kim Jong-un, rôle qui a amené au réchauffement des relations entre les deux Corées et au sommet de Singapour le 12 juin 2018, le président sud-coréen Moon Jae-in est aujourd’hui dans une position difficile depuis l’échec du sommet de Hanoï les 27 et 28 février derniers. Alors qu’il avait mis tout son poids dans la balance afin de voir un accord sur la dénucléarisation et surtout la levée des sanctions économiques, il se retrouve aujourd’hui « presque à la case départ avec en plus une perte de crédibilité », souligne Kim Nyun-wook. « Il a un double défi, faire revenir Donald Trump à la table des négociations, mais on ne sait pas s’il a des leviers suffisants pour le faire ; et il doit également essayer de convaincre Kim Jong-un de faire un geste concret pour satisfaire Trump… » L’Église de Corée du Sud souhaite une reprise urgente du dialogue avec le Nord Dans ce nouveau contexte où un retour des tensions semble à nouveau se rapprocher, Cheong Seong-chang, membre éminent de l’Institut Sejong qui conseille la présidence coréenne, se veut moins alarmiste tout en restant lucide. « Les jeux ne sont pas faits, insiste dans un parfait français ce chercheur qui a fait ses études à l’université Paris X Nanterre. Le président Moon Jae-in a encore des cartes à jouer et peut sauver le processus en dépit des pressions de Pyongyang ». Pour lui, le président sud-coréen est encore crédible aux yeux de Pyongyang : « Kim Jong-un a confiance en Moon Jae-in ». Alors qu’il semble de plus en plus probable de voir Kim Jong-un faire une déclaration publique très dure sur les négociations de dénucléarisation, il est plus que jamais « urgent d’organiser un 4e sommet intercoréen au plus vite à Panmunjom à la frontière entre les deux Corées », insiste Cheong Seong-chang, parlant d’abord du mois d’octobre, avant de se reprendre en parlant « de mai prochain ». De toute évidence il y a urgence.
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Kim et Poutine tiendront leur premier sommet en Russie fin avril - lalibre.be (Thu, 18 Apr 2019)
Le Kremlin a annoncé jeudi la préparation d'un sommet inédit entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président Vladimir Poutine, prévu pour fin avril en Russie, signe du rôle accru que Moscou souhaite avoir dans ce dossier brûlant. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions entre Pyongyang et Washington après un sommet raté en février, la Corée du Nord exigeant désormais le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur ses arsenaux nucléaires, quelques heures après avoir annoncé l'essai d'un nouveau type d'arme. La rencontre entre Kim Jong Un et Vladimir Poutine sera la première du genre. Le dirigeant nord-coréen aurait dû se rendre à Moscou en mai 2015 pour les 70 ans de la victoire des Alliés lors de la Seconde guerre mondiale, mais il y avait renoncé quelques jours avant. La sommet faisait depuis plusieurs jours l'objet de spéculations dans la presse russe, sud-coréenne et japonaise, selon lesquelles il pourrait avoir lieu dès le début de semaine prochaine à Vladivostok, dans l'Extrême orient russe. "La Russie se doit d'avoir au moins quelque contrôle sur la situation dans la péninsule coréenne. Les événements récents ont évincé presque tout le monde hormis la Corée du Nord et les Etats-Unis", relève Andreï Lankov, de l'université Kookmin de Séoul. Ces dernières années, des responsables russes se sont rendus à plusieurs reprises en Corée du Nord, et des responsables nord-coréens en Russie. Les deux pays entretiennent des relations amicales, Moscou prônant, comme Pékin, un dialogue avec Pyongyang sur la base d'une feuille de route définie par les deux puissances. En 2011, le père de Kim Jong Un, Kim Jong Il, s'était rendu en Sibérie pour rencontrer Dmitri Medvedev, l'actuel Premier ministre russe qui était alors président. Mort peu après cette visite, Kim Jong Il s'était alors dit prêt à renoncer aux essais nucléaires. Le dossier nord-coréen a été abordé jeudi lors d'une rencontre "constructive" à Moscou entre l'émissaire américain pour la Corée du nord, Stephen Biegun, et un haut diplomate russe, selon l'ambassade américaine en Russie. - "Gangster" - La Corée du nord a accusé jeudi Mike Pompeo de manquer de prudence et de maturité, demandant la désignation d'un nouvel interlocuteur américain et faisant monter les enchères en pleine impasse diplomatique. Le département d'Etat américain a pour sa part rétorqué que les Etats-Unis "restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives". Après une année 2018 marquée par un spectaculaire rapprochement sur la péninsule coréenne et un sommet historique entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump, la détente apparaît de plus en plus fragile, dans la foulée du fiasco de la seconde rencontre entre les deux hommes en février à Hanoi. "Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le responsable des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence publique KCNA. Pyongyang l'avait déjà accusé, avec le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche John Bolton, d'être responsable de l'échec de Hanoi pour avoir "créé une atmosphère d'hostilité et de défiance". L'été dernier, la Corée du Nord avait dénoncé ses "méthodes de gangster". Depuis le début du processus diplomatique l'an passé, Pyongyang a toujours préféré traiter directement avec M. Trump, qui présente M. Kim comme son "ami" et n'évoque quasiment plus jamais les violations massives des droits humains imputées au régime nord-coréen. - "Puissante ogive" - La charge de Pyongyang contre M. Pompeo est intervenue quelques heures après que KCNA eut rapporté que M. Kim avait supervisé l'essai d'une nouvelle "arme tactique guidée" avec une "puissante ogive", contribuant aux doutes quant au processus diplomatique. Kim Jong Un a qualifié ce test d'"événement d'une très grande importance pour accroître la puissance de combat de l'Armée populaire" nord-coréenne. La Corée du Sud n'a rien détecté sur ses radars, a indiqué à l'AFP un responsable militaire, jugeant improbable qu'un missile ait été tiré. La présidence sud-coréenne et des responsables du Pentagone ont refusé de s'exprimer sur cette annonce. Pour Ankit Panda, analyste spécialisé dans les questions nord-coréennes, "il peut s'agir de n'importe quoi, depuis un petit missile antichar téléguidé jusqu'à un missile sol-air, en passant par un système de roquettes d'artillerie". Le Centre des études stratégiques et internationales (CSIS), basé à Washington, a de son côté fait état mercredi de signes d'activité sur le complexe de Yongbyon, principal site nucléaire nord-coréen, laissant penser à une reprise du retraitement de matières radioactives à des fins militaires.
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Usson-du-Poitou : énorme contrat pour Canapés Duvivier en Corée du Sud - la Nouvelle République (Fri, 19 Apr 2019)
Information de page à renseigner Publié le 19/04/2019 à 16:51 | Mis à jour le 19/04/2019 à 18:05 Illustration Principale Illustration Principale La fabricant de canapés de luxe vient de vendre 500 canapés et 1.000 fauteuils à un promoteur immobilier pour l'ameublement d'une tour résidentielle à Pusan. Chapô Aymeric Duthoit, président de Canapés Duvivier, a profité de la visite ce vendredi 19 avril 2019 de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin dans son usine d'Usson-du-Poitou pour annnoncer la signature d'un contrat portant sur la fabrication d 'ici la fin de l'année de 500 canapés et mille fauteuils de cuir. Ces meubles haut de gamme sont destinés à l'équipement d'une tour résidentielle de 500 appartements en cours de construction à Pusan, deuxième ville de la république de Corée du Sud. Leur fabrication va permettre d'augmenter d'au moins un quart le chiffre d'affaires de l'entreprise et va entraîner quelques embauches supplémentaires. Ce contrat correspond à la politique de développement à l'export relancée par Aymeric Duthoit depuis qu'il a repris voici trois ans l'entreprise poitevine. La Chine, où Jean-Pierre Raffarin détient de nombreux relais, constitue le prochain axe de progression pour Canapés Duvivier, comme l'a expliqué son président. Texte riche Corps Article BUCHE Journaliste, rédaction de Poitiers
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Le Chongryon, discret mais puissant lobby nord-coréen bien implanté au Japon - Slate.fr (Sun, 14 Apr 2019)
Temps de lecture : 7 min Installée au cœur de Tokyo, l'organisation regroupe depuis plus de soixante ans les Coréen·nes du Japon proches du régime de Pyongyang, dont elle sert de facto d'ambassade. Discours de Ho Jong-Man, président du Chongryon, lors de son assemblée générale à Tokyo le 26 mai 2018 | Toshifumi Kitamura / AFP Discours de Ho Jong-Man, président du Chongryon, lors de son assemblée générale à Tokyo le 26 mai 2018 | Toshifumi Kitamura / AFP Côté pile, les relations sont tendues à l'extrême et le conflit semblait presque imminent il y a encore deux ans. Le Japon de Shinzo Abe, survolé par les missiles de Pyongyang en 2017 alors que Tokyo est à portée de tir, reste traversé par une volonté des conservateurs de réformer la Constitution, poussant le pays à doter ses 150.000 militaires d'une capacité opérationnelle offensive. Côté face, si la Corée du Nord est, pour le Japon, au mieux un danger, au pire un ennemi, il n'est pas très difficile d'y trouver des lieux où est professée en toute légalité l'idéologie du Juche: 10.000 jeunes fréquentent chaque jour l'un des 160 établissements allant du jardin d'enfants à l'université, réservés principalement à des Nord-Coréen·nes, là où les Sud-Coréen·nes du Japon ont moins d'une demi-douzaine d'établissements équivalents. Et pour chapeauter ce réseau scolaire, mais également l'ensemble des activités économiques détenues au Japon par les Nord-Coréens, trône une organisation dont le siège, un austère bâtiment de dix étages, est situé à deux pas de la Diète japonaise et des ministères dans l'arrondissement de Chiyoda: le Chongryon (appelé aussi Chôsen Sôren en japonais). Véritable lobby nord-coréen ayant pignon sur rue, l'organisation a compté jusqu'à 500.000 membres. Si ses effectifs sont aujourd'hui en baisse, elle reste considérée comme l'ambassade de facto de la Corée du Nord au Japon. Comment le Japon a-t-il pu laisser s'installer sur son territoire une organisation qui ne cache en rien sa volonté de servir les intérêts d'un pays menaçant pour l'archipel, et qui a même été chaleureusement félicitée par Kim Jong-un dans une communication officielle en 2014? Un État dans l'État L'émergence du Chongryon puise ses racines aux premières années de la Guerre froide. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans un Japon vaincu et tombé sous occupation américaine, des Coréens résidant au Japon –la péninsule coréenne était une colonie de l'empire japonais depuis 1905– décident de créer une première association réunissant tous les Coréen·nes de l'archipel. Il n'y avait à l'époque qu'une seule Corée avant que le pays ne se déchire dans une guerre meurtrière (1950-1953) entre deux États ayant des régimes politiques aux antipodes l'un de l'autre, des deux côtés du 38e parallèle. L'association en fera de même. C'est la naissance du Chongryon qui représentera les Coréen·nes se sentant proches, pour des raisons d'origine géographique ou d'idéologie, du Nord. Il va d'ailleurs très largement surpasser son homologue du Mindan représentant les Coréen·nes du Sud, réduit à une influence presque anecdotique à ses débuts. Comment expliquer une telle disparité? La réponse, pour être comprise, doit être vue avec les yeux de l'époque où la Corée du Sud –onzième économie mondiale aujourd'hui– était dans les années 1950 un des pays les plus pauvres de la planète. «Jusqu'au milieu des années 1970, l'économie et le niveau de vie au Nord étaient supérieurs à ceux du Sud. La Corée du Sud était en outre sous la coupe de régimes autoritaires. En conséquence, les intellectuels et la gauche au Japon ont largement approuvé le Nord par rapport au Sud», explique à Slate.fr Kim Kyung-mook, spécialiste des relations internationales à l'Université Waseda de Tokyo. Qui rappelle aussi que «le régime de Séoul n'avait, en plus, aucune confiance envers les Coréens du Japon soupçonnés d'être “des rouges”. Nombre d'entre eux se sont alors tournés vers le Chongryon». Dans un Japon des années 1950 qui se remettra assez lentement dans un premier temps d'une guerre mortifère pour son économie et pour ses hommes, le Chongryon deviendra un véritable État dans l'État, levant ses propres taxes parmi ses adhérent·es pour financer un système scolaire totalement indépendant, en plus d'une activité de lobby pour les intérêts coréens au Japon envers l'ensemble des principaux partis de l'échiquier politique japonais. Remigration, diplomatie et business Le Chongryon va malgré tout connaître un scandale cuisant qui mettra en lumière sa dimension idéologique et contribuera à un premier déclin: l'association va lancer un programme de remigration pour envoyer des Coréen·nes du Japon en Corée du Nord. Près de 100.000 membres ou proches du Chongryon vont embarquer en quelques années, à partir des années 1950, en direction des côtes nord-coréennes vers le «paradis socialiste». Ceci avec la bénédiction de la classe politique japonaise, heureuse à gauche d'aider la Corée du Nord à se développer, heureuse à droite de voir le nombre de Coréen·nes au Japon se réduire. À l'arrivée, ces immigré·es vont réaliser qu'ils viennent de poser les pieds dans un pays qui n'est plus, pour celles et ceux qui y étaient nés, celui qu'ils ont quitté et dont ils ne pourront plus repartir. Selon les estimations, 10.000 personnes ont fini dans les prisons politiques nord-coréennes, le régime de Pyongyang les estimant «contaminées par le capitalisme». Un scandale qui aurait pu saper l'influence du Chongryon au Japon à mesure que l'opinion publique nippone réalisera ce que cachait réellement le régime de Pyongyang. Mais l'organisation parviendra à survivre à cette erreur tragique, la faute à la position politique du Japon envers ses immigré·es. Si les Coréen·nes vivant au Japon étaient intégrés, parlant japonais et étant parfois même nés dans l'archipel, ceux-ci ne pouvaient acquérir la nationalité qu'au terme d'une longue procédure aux résultats hasardeux –le droit japonais n'appliquant pas le droit du sol. Conséquence, ces Zainichi qui n'avaient parfois jamais vu la Corée continuaient d'être ostracisé·es avec l'impossibilité d'accéder à des emplois (y compris dans le privé) et à certaines prestations sociales, et identifié·es au régime le plus menaçant pour Tokyo. Les Coréen·nes vont donc continuer à s'affilier au Chongryon même si les projets de remigration en Corée du Nord seront abandonnés dans les années 1980. Place dorénavant pour l'organisation à une mission de défense des intérêts économiques via les activités développées par les Zainichi, dont certain·es vont connaître des réussites considérables dans des domaines eux-mêmes ostracisés. Monde de la nuit, bars, restauration, pachinko (croisement entre le flipper et la machine à sous) mais aussi assurance, banque ou BTP... Autant de sources de revenus conséquents, souvent peu traçables, qui ont permis d'enrichir le Chongryon lors du décollage économique du Japon. Selon les données du Center for Strategic and International Studies, à son sommet à la fin des années 1990, l'organisation avait capitalisé pas moins de 25 milliards de dollars. Une partie a-t-elle servi à financer le régime de Pyongyang? Cette affirmation, et surtout le montant éventuel, reste un sujet de débat. Cette expansion économique s'est paradoxalement faite avec la relative protection des autorités politiques japonaises, qui ne voyaient pas d'un mauvais œil d'avoir un partenaire tel que le Chongryon, y compris chez les conservateurs du Parti libéral démocrate –qui n'hésitent pourtant pas à dénoncer Pyongyang comme une menace. L'un des défenseurs du Chongryon fût notamment Kakuei Tanaka, Premier ministre de 1972 à 1974 et figure marquante de la droite japonaise, qui pouvait compter sur le soutien financier du Chongryon pour développer sa machine politique et électorale. Diplomatie parallèle Mais dans les années 1990, le lobby nord-coréen a malgré tout dû affronter la fin de la complaisance de la droite japonaise qui a dirigé le pays quasiment sans discontinuer depuis 1955 (outre deux périodes en 1993-1994 et 2009-2012). Le Chongryon a dû faire face conjointement aux nouvelles lois anti-corruption rendant plus difficiles les relations économiques occultes, au durcissement de la position politique japonaise envers la Corée du Nord, et à la fin du soutien de nombreux Coréen·nes envers le régime de Pyongyang qui ne représente plus un espoir de modèle alternatif. Les autorités nippones multiplient même les actions judiciaires contre des proches du Chongryon. En 2016, en pleine crise des essais de missiles balistiques nord-coréens, pas moins de vingt-deux Coréen·nes ayant visité Pyongyang depuis le Japon à l'occasion d'un déplacement organisé par le Chongryon se sont vus interdire le retour dans l'archipel, dans le cadre des sanctions prises par le Japon contre Pyongyang. Cependant Tokyo, contrairement à la Corée du Sud, n'est pas doté d'une législation vraiment restrictive pour éviter les activités d'espionnage, ce qui pousse les autorités à poursuivre les suspects d'activité de renseignement en faveur du régime des Kim pour des motifs curieux. En 2016, un représentant du Chongryon, et ancien doyen de l'université nord-coréenne du Japon a été arrêté, soupçonné d'un fait dérisoire: un vol de carte bleue. Une perquisition a aussi été menée à son domicile dans une autre affaire, visiblement fantaisiste, d'escroquerie à l'assurance, avant que les charges ne soient finalement levées. Et en 2017, c'était au tour de l'assureur Kongo Hoken d'être au cœur d'une enquête pour avoir dissimulé des actifs. L'entreprise est surtout une compagnie d'assurance liée au Chongryon qui assure ses membres. L'enquête a en tout cas permis au contre-espionnage japonais de fouiller de fond en comble les locaux de l'entreprise. Quand le lobby nord-coréen ne doit pas faire face à la justice, c'est l'extrême droite nippone qui représente une menace. En février 2018, deux Japonais dont au moins un était actif dans un groupe nationaliste ont ouvert le feu sur l'immeuble. Le Chongryon a immédiatement décrit un acte en lien avec «les politiques hostiles» du gouvernement japonais contre la Corée du Nord. Mais si la position de l'organisation devient plus difficile avec la hausse de la tension entre Corée du Nord et Japon, le Chongryon pourrait encore rebondir. Shinzo Abe a, à plusieurs reprises depuis fin 2018, fait part de son souhait de rencontrer Kim Jong-un lors d'un sommet similaire à ceux organisés avec Donald Trump. Un désir diplomatique qui pourrait remettre l'organisation au centre du jeu. Dans les coulisses, le lobby nord-coréen peut toujours compter sur le soutien discret de parlementaires conservateurs. «Il y a toujours des sympathisants du Chongryon dans le parti libéral-démocrate [celui du Premier ministre, ndlr] mais ils restent silencieux sur cette proximité au risque de perdre leurs sièges aux prochaines élections» confirme Kim Kyung-mook. Le discret mais puissant lobby nord-coréen –qui n'a pas souhaité répondre à nos multiples demandes d'interview– poursuit sa mission de diplomatie parallèle, dans son siège à peine distant d'un kilomètre du bureau de Shinzo Abe.
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Livre : Ida Daussy, "Corée à cœur" et à cri - Asialyst (Fri, 19 Apr 2019)
On vient d’assister à une nouvelle flambée de pouces levés sur les réseaux sociaux suite à la décision de la cour constitutionnelle de lever l’interdiction d’avorter. En même temps, la Corée revient de loin en matière d’égalité des droits. Votre livre s’ouvre sur une scène hallucinante : vous venez de divorcer et les paparazzis sont à vos trousses… Nous sommes au début de l’hiver 2009. Je viens de demander le divorce et je suis immédiatement prise dans une tempête médiatique. A tel point que j’ai dû faire une conférence de presse pour me justifier. Ce fut aussi féroce car nous étions un couple très médiatisé, en raison de mon travail d’animatrice à la télé. Il y a tellement de séparation en Corée qu’on pourrait croire que c’est devenu banal de divorcer. En même temps, cela reste compliqué et même un peu honteux pour les femmes d’engager une séparation. Cela m’a d’autant plus surprise que jusque-là, je n’avais pas montré l’image de la femme occidentale féministe et engagée. Au contraire, j’avais plutôt dans l’esprit de m’adapter au mieux à la société coréenne et à ses traditions. J’étais l’unique belle-fille. J’ai joué le jeu à 100 %, au grand dam de mes copines coréennes d’ailleurs. Elle ne me voyait pas comme une Française en Corée, mais plutôt comme une belle-fille qui faisait tout pour s’adapter. Après, je restais quand même la petite Française sur les plateaux de télévision. Et oui, peut-être que finalement les Coréennes ont commencé à me regarder différemment quand j’ai voulu divorcer, quand j’ai demandé la garde des enfants. Et j’ai pris ensuite à bras le corps ma vie de femme divorcée. Beaucoup à cette époque ont pensé que j’allais m’écrouler. Dix ans plus tard, j’enseigne à l’université féminine de Sookmyung à Séoul, je suis toujours présente sur les plateaux de télévision, et je sors un livre. Il y a peut-être maintenant des femmes qui trouvent cela super cool. Mais il y a dix ans, elles étaient nombreuses à la fenêtre pour voir si j’allais tomber. En quoi consiste le rôle de belle-fille en Corée ? Eh bien par exemple, c’est le fait de célébrer « chesa », la prière aux ancêtres, à la maison cinq fois par an. Nous faisions « chesa » pour les fêtes de « solnal » et de « chusok », mais aussi le jour de la date anniversaire du décès de mon beau-père que je n’ai jamais connu, et de la mort des grands-parents. Il s’agissait de cuisiner entièrement le repas servi aux ancêtres, avec des mets cuits correctement suivant des traditions bien précises, disposés de manière tout aussi précise. Au début, je cuisinais avec ma belle-mère ; après, j’ai continué toute seule, ce que la majorité des brus coréennes font rarement. Pour les femmes plus âgées en revanche, c’était perçu comme quelque chose de normal. Dans la famille de mon mari en tous cas, c’était comme ça. Et le pire, c’est que je faisais tout pour m’adapter. Cela me faisait plaisir de leur faire plaisir, cela me faisait plaisir de rentrer dans les codes. Mais je ne suis pas sûr que ma belle-mère ait perçu cet effort. Même chose pour mon ex-mari. Au fil du temps, il a dû se dire : « C’est une nana, c’est dans l’ordre des choses. » Certaines de mes copines me regardaient de manière hallucinée en se disant : « Mais qu’est-ce que c’est que cette nana qui vient de France pour se ranger au côté de telles traditions ? » Moi, je le faisais non pas avec l’ambition de devenir Coréenne, mais par amour, tout simplement. Aujourd’hui, les choses évoluent en matière d’égalité. Pourriez-vous nous donner des exemples ? Oui, il m’est arrivé récemment de voir deux jeunes filles s’embrasser à pleines bouches dans un restaurant. C’est une scène que l’on ne pouvait pas imaginer il y a vingt ou même dix ans. Evidemment, il y en a qui continue de jaser, mais les filles n’en ont plus rien à faire. Il y a aussi, autre exemple, les nanas qui font la grève du make-up, qui refusent de se maquiller comme l’exigent les codes sociaux. Ce n’est pas encore la liberté totale, mais disons que les Coréennes s’affirment de plus en plus. Autre illustration : le fait qu’elles ne veulent plus se marier ni faire d’enfants, c’est bien là symptomatique d’un désir d’évolution, d’émancipation et de changement. C’est une génération qui s’en mordra peut-être les doigts dans quelques années, en se disant qu’elle est peut-être passée à côté de certaines choses. Mais bon, on était dans un extrême, on passe à un autre extrême, c’est un mouvement de balancier assez courant et qui devrait finir pas s’équilibrer dans quelques années. [embedded content] Les choses changent, mais les vendeurs de soins de beauté et les chirurgiens esthétiques ne sont pas au chômage… C’est sûr. La chirurgie esthétique, ce n’est d’ailleurs pas seulement pour les filles, les garçons aussi s’y sont mis et c’est plutôt une bonne chose d’un point de vue féminin. Et même quand j’évoque les Sud-Coréennes qui jettent leur trousse à maquillage à la poubelle, cela reste un micro phénomène. Il y a des filles qui en ont assez d’apparaître poncées, lissées, maquillées à chaque sortie, c’est vrai. Mais globalement, la beauté reste un marqueur. Il y a toujours cette tendance en Corée qui veut que la minceur soit préférable aux rondeurs, que l’apparence soit l’une des clés dans les relations professionnelles. Ce sont hélas toujours des vérités et, moi-même en tant que Française au pays du matin clair, j’ai appris à m’habiller, à me maquiller. Là par exemple, je suis chez moi à Fécamp en Normandie : j’avais quelques emails à faire et un rendez-vous au téléphone avec vous, et bien là, tout de suite, je suis dans ma banquette habillée et maquillée. C’est devenu mon life style. Si tu veux trouver du travail, surtout à la télévision, il faut bien présenter. C’est plus aussi sophistiqué que par le passé heureusement, mais ça reste extrêmement codé. Et cette exigence est dans la tête de chacun. Avez-vous fait de la chirurgie esthétique ? Oui bien sûr, et j’assume totalement. Je l’avais déjà dit dans mon premier ouvrage, j’ai refait mon nez qui était trop proéminent. J’avais le nez de mon père, un nez un peu fort plutôt masculin. Après mon petit dernier qui est né en 2003, pendant mon congé maternité, j’ai demandé à refaire mon nez. J’avais amené une photo de ma mère qui a un nez plus féminin, plus affiné. Je travaille pour la télévision coréenne depuis l’âge de 35 ans. Aujourd’hui, j’en ai 49. Alors oui, évidemment que je dois prendre soin de mon apparence. Chaque année, je vais voir mon dermato coréen. Je fais une à deux micros injections de botox par an. Je me fais soigner la peau, je fuis le soleil sur mon visage. J’ai une routine cosmétique coréenne et j’assume totalement encore une fois, car il y a du résultat. L’un des chapitres de votre livre porte sur « les nouveaux défis de la misogynie ». Quels sont-ils ? Il y a encore des batailles à mener et comme souvent lorsqu’il s’agit d’évolutions récentes, nous devons rester très vigilantes. La libération de la parole a eu aussi ici un effet soufflet au fromage. Il faut éviter les retombées négatives. Or on s’est aperçu que dans certains secteurs, les filles avaient des difficultés à accéder à certains postes. Certains craignent visiblement que cela pose des problèmes dans les relations de travail. On a vu aussi, dans d’autres cas, que les filles étaient exclues des voyages d’affaire. Il y en a qui partent du principe que s’il y a des nanas dans l’équipe, il peut y avoir des problèmes. Ce qui est quand même le monde à l’envers ! Comme si quelque part les femmes étaient fautives, comme si les femmes étaient tentatrices. C’est insensé ! Mais bon, je veux rester positive. On sait très bien que quand il y a tremblement de terre, on ne peut plus revenir en arrière. Plus rien ne sera comme avant, mais après, ce n’est pas la révolution. On est encore en train de se positionner, rien n’est gagné et ce n’est toujours pas facile d’être une femme en Corée. Qu’est ce qui finalement a vraiment changé ces dernières années en Corée ? Ce qui change, c’est que ce pays commence enfin, timidement, tout doucement, à s’envisager à l’ère internationale. L’ancienne génération peut-être un peu moins, mais on commence à réfléchir à l’ouverture au monde de manière concrète. L’armée sud-coréenne sait ainsi très bien que sa seule porte de sortie, c’est de la jouer multiculturel. Il y a de plus en plus d’étrangers dans la société. On le voit notamment à la télévision. Ils restent moins longtemps. Il y a un vrai défilé, mais le fait de voir de plus en plus de visages internationaux, cela montre que la société change. Dans les années 1990, on parlait de « segyehwa » (mondialisation), mais c’était un fantasme. Maintenant, on y est. La mondialisation, on y va doucement. Le pays s’internationalise comme en témoigne les progrès en matière de droits des femmes aujourd’hui. C’est une grosse différence par rapport au passé. Avant, les Coréennes n’avaient rien à voir avec moi, c’était vraiment deux mondes différents. Nous avons maintenant plein de choses en commun. Et cela, je le vérifie tous les jours avec mes étudiantes qui piaffent d’impatience à l’idée d’exister dans la société. Propos recueillis par Stéphane Lagarde
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Corée du Nord: la reconstruction d’un site de fusées inquiète vivement le Sud - RFI (Fri, 29 Mar 2019)
Peu après cet échec, des images satellite avaient montré un regain d'activité sur le site d'essais de fusées de Sohae (ouest du pays), également connu sous le nom de Tongchang-ri, suscitant des inquiétudes de la communauté internationale sur des préparatifs éventuels de tirs de missile ou de fusée par le Nord. « Le Nord a commencé à reconstruire le centre qui avait été partiellement démantelé en juillet, avant le sommet États-Unis-Corée du Nord de février », a expliqué le député Kim Min-ki à la presse après une rencontre à huis clos avec le service du renseignement sud-coréen. « Le travail est quasiment terminé, des activités de maintenance sont en cours », a-t-il précisé. Mésentente entre les États-Unis et le Nord Le site sert officiellement à placer des satellites en orbite, mais les réacteurs peuvent aisément être adaptés aux missiles balistiques. La communauté internationale accuse le programme spatial nord-coréen d'être le paravent des programmes d'armements du Nord. Au début du mois, des experts du Centre des études stratégiques et internationales de Washington (CSIS) avaient déclaré que des activités « délibérées » étaient en cours à Sohae. M. Kim avait accepté de fermer cette infrastructure lors d'un sommet avec le président sud-coréen Moon Jae-in l'année dernière. La Corée du Nord, dotée de la bombe nucléaire et punie pour cela par de multiples sanctions économiques, est aussi en train de « faire fonctionner ses infrastructures d'enrichissement d'uranium » dans le complexe nucléaire de Yongbyon (nord-ouest), a ajouté le député sud-coréen. Washington et Pyongyang se rejettent la responsabilité de l'échec du sommet de Hanoï. Le Nord dit avoir proposé de démanteler le vaste site de Yongbyon en échange de la levée des principales sanctions. (Avec AFP)
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La Corée du Sud veut repenser les clauses d'achat ingame - jeuxvideo.com (Fri, 19 Apr 2019)
La Fair Trade Commission Sud-Coréenne a annoncé mener une révision générale des pratiques d'achat ingame et a, pour cela, contacté dix entreprises du jeu vidéo. Celles-ci sont par exemple, Riot, Blizzard, NCSoft ou encore Nexon, et on reçu une demande d'information afin que le gouvernement puisse mener un examen "approfondi de la réglementation" d'après le Korean Herald. L'idée est, en partie, d'étudier les comportements d'achat en jeu, notamment de la part des mineurs. Certains rapports suggèrent qu'il serait peut-être plus facile pour les gens de se faire rembourser leurs achats dans le jeu s'ils peuvent prouver que leurs enfants ont utilisé des cartes de crédit sans autorisation. Mais si un utilisateur mineur trompe activement les parents, sa responsabilité est engagée. Si un mineur dépense plus que le montant légalement autorisé de 70 000 won (62$) par mois, il sera tenu pour responsable. Certaines entreprises remboursent donc facilement les abus, quand d'autres les limitent, ou ne proposent qu'un remboursement sur le portefeuille de la plateforme concernée. La disparité entre les politiques commerciales est jugée injuste par la FTC, qui semble donc vouloir harmoniser le tout une fois les résultats de la consultation connus.
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La Corée du Sud totalement couverte en 5G - L'essentiel (Fri, 19 Apr 2019)
En annonçant une couverture totale de son territoire en 5G, la Corée du Sud a frappé un grand coup sur le marché mondial des télécoms, soulignant son avance sur cette nouvelle technologie mobile. Les opérateurs SK et KT ont déployé des équipements du Suédois Ericsson, du Finlandais Nokia et du local Samsung, qui espère démontrer qu'il peut venir bousculer le marché des équipements sur la 5G. «Les marchés asiatiques ont toujours tendance à adopter les technologies plus rapidement que les autres marchés, même si les nouveaux usages nécessitant de la 5G ne sont en fait pas encore disponibles», rappelle Mark Habib, directeur du secteur télécoms pour S&P Global. Une rapidité de déploiement qui s'explique notamment par un appui fort de la part de l'État. Pour autant, la rapidité du déploiement de la 5G en Corée du Sud pose également question car pour l'heure, peu de smartphones compatibles sont disponibles sur le marché, à la notable exception d'une version du Samsung S10. D'autres smartphones devraient cependant arriver dans les prochains mois. Mais la capacité pour les opérateurs de tirer de la valeur supplémentaire de ce nouveau réseau reste d'ores et déjà à démontrer, compte tenu du niveau d'investissement nécessaire. De nombreux services pour le grand public pourraient mettre du temps à arriver quand certains, comme les véhicules totalement autonomes et à grande échelle, ne sont pas assurés de devenir une réalité. (L'essentiel/afp) 4 Commentaires Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points. «Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?» Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé. «Comment s’assurer de la validation de mon message?» Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés. Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire? Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux. «Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?» Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc). Les commentaires les plus populaires Les derniers commentaires
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En Corée du Sud, les pétitions présidentielles, un moyen d'expression plébiscité - RFI (Mon, 15 Apr 2019)
De notre correspondant à Séoul, C’est un système mis en place par le gouvernement Moon Jae-in en août 2017, quatre mois après son élection portée par la révolution des bougies. Le principe est simple : n’importe quel citoyen peut, anonymement, déposer ou signer une pétition sur le site de la présidence. Si une pétition dépasse 200 000 signatures, le gouvernement doit, sous trente jours, y répondre et donner sa position, par l’intermédiaire d’une réponse vidéo, téléchargée sur le site YouTube. Le système est inspiré d’initiatives similaires en Écosse ou aux États-Unis. Mais il rencontre un succès sans commune mesure : en moins de deux ans, on compte déjà plus de 420 000 pétitions, soit plus de 700 par jour. Une petite centaine a atteint le minimum requis pour déclencher une réponse. Ce site est ainsi devenu le moyen privilégié des Sud-Coréens ordinaires pour se faire entendre : il n'y a pas un sujet de société, un débat, un scandale, qui ne déclenche pas une pétition présidentielle. Les Coréens friands de ces pétitions en ligne Au risque, parfois, de voir se multiplier des pétitions sur des sujets quelques peu farfelus. Des pétitionnaires ont, par exemple, exigé la dissolution du célèbre boy's band BTS, d’autres demandent à leur voisins de faire moins de bruit, ou l’exclusion de joueurs de l’équipe nationale de foot après un match raté. Il y a aussi des pétitions qui exigent l’abolition du système de pétition. Certains sujets abordés sont importants mais ne semblent guère être du ressort de la présidence. Après que leur nounou ait giflé leur bébé, des parents se sont tournés vers le président pour demander un meilleur système de garde d’enfants. Certains critiquent donc la facilité avec laquelle il est possible de mettre en ligne une pétition et accusent le système de favoriser le populisme et de la propagation des discours de haine. Un moyen de pression Par exemple, après l’arrivée de 500 réfugiés fuyant la guerre au Yémen, des centaines de milliers ont signé une pétition à la tonalité très xénophobe, qui exigeait de limiter le nombre de réfugiés acceptés par la Corée. Mais malgré les limites du système, celui-ci est vu de façon positif. Certaines pétitions ont permis de faire pression sur les députés pour qu’ils votent pour des nouvelles lois. Par exemple, pour des punitions plus sévères en cas de conduite en état d’ivresse. Le système remplit son rôle, car il oblige les autorités à se prononcer sur des sujets qui comptent pour les gens. Même s’il n’y a derrière aucune obligation législative, c’est une façon pour les ONG et la société civile de mieux se faire entendre. Par exemple, sur la question de l’avortement, qui était interdit jusqu’à la semaine dernière : les féministes ont utilisé ces pétitions en ligne – parmi d’autres actions, bien sûr – pour remettre avec succès le sujet au centre du débat. Pour limiter les abus, des modifications sont tout de même envisagées, telles que la fin de l’anonymat et l’obligation pour les pétitionnaires d’utiliser leur vrai nom.
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En Corée du Sud, la vente de caméras espions pourrait être restreinte - Le HuffPost (Thu, 28 Mar 2019)
CAMÉRAS ESPION - L’épidémie de “molka” pourrait bientôt faire réagir le parlement sud-coréen. Des élus ont récemment déposé un texte pour restreindre l’achat des caméras espions utilisées pour filmer les femmes à leur insu.  Le business des caméras dissimulées est florissant en Corée du Sud. Shin Jang-jin tient une boutique spécialisée dans ce genre d’appareil, à Icheon. Parmi les nombreux produits, on peut trouver des montres, des briquets, des cadres photos ou des lunettes. Tous dissimulent une caméra miniature. Shin Jang-jin considère que ses produits sont utiles pour capter des preuves de violences conjugales ou de violences contre les enfants. Il explique à l’AFP avoir déjà refusé de servir des clients dont le but était d’espionner des femmes dans les toilettes. “Ils pensaient qu’en tant qu’homme, je les comprendrais”, raconte-t-il. “Je leur ai dit de partir”. Une paire de lunettes à première vue banale, dissimulant une caméra AFP Une paire de lunettes à première vue banale, dissimulant une caméra espion. Le fait est que des centaines de magasins comme celui-ci existent en Corée du Sud, pour répondre à une demande toujours plus forte depuis une dizaine d’années. Et ces ventes ne sont aucunement surveillées.  Cet état de fait pourrait bientôt changer. Des députés sud-coréens ont récemment déposé un projet de loi à la Gukhoe, l’Assemblée nationale de Corée du Sud. Cette loi veut restreindre l’achat de caméras espion, notamment en obligeant les clients à présenter leur identité aux vendeurs, alimentant une base de données gouvernementale sur les détenteurs de mini-caméras.  “Plus de 90% des crimes commis par caméra cachée le sont avec les téléphones portables, et pas avec les objets spécialisés”, avance Shin Jang-jin. Pour lui, mettre en cause les objets qu’il vend revient à imputer les meurtres à l’arme blanche aux fabricants de couteaux. Même si aucun chiffre officiel ne vient corroborer ces “90%”, la police sud-coréenne admet que beaucoup de “molka” sont filmés avec un smartphone. Un remède à l’épidémie?  Le phénomène pervers de “molka” est devenu un véritable combat à mener pour les femmes sud-coréennes victimes de cet espionnage intime. Le risque de se retrouver filmée dans une cabine d’essayage ou dans des vestiaires existe en permanence dans le pays. Les vidéos captées par ces caméras finissent généralement sur Internet, sur des sites spécialisés et souvent hébergés sur des serveurs hors du pays.  Et cette “mode” touche jusqu’aux idoles de la jeunesse sud-coréenne. Le 22 mars dernier Jung Joon-young, star de la K-Pop, le style musical ultra-populaire dans le pays, a été mis en cause dans une affaire de “molka”, dans laquelle le chanteur était accusé d’avoir filmé et diffusé ses ébats sexuels avec ses partenaires, sans leur consentement.  Tout aussi alarmant, la police a récemment découvert des dizaines de caméras cachées dans 42 chambres d’hôtel. Plus de 800 couples ont été ainsi filmés à leur insu tandis que les images étaient retransmises en direct sur un site dédié.  En 2017, plus de 5000 hommes ont été poursuivis pour des affaires de “molka” en Corée du Sud. 2% d’entre eux seulement ont été condamnés. À voir également sur Le HuffPost:
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