planète Asie de l’est actualité Asie de l’est
AEE
AEE
AEE
AEE
nos éditions nos flux rss
Inondations en Corée du Nord après le passage du typhon Maysak - Le Monde (dim., 06 sept. 2020)
Des photos publiées dimanche par le journal du parti au pouvoir « Rodong Sinmun » montrent Kim Jong-un inspectant les dégâts et discutant avec des responsables. Des photos publiées dimanche par le journal du parti au pouvoir « Rodong Sinmun » montrent Kim Jong-un inspectant les dégâts et discutant avec des responsables. STR / AFP Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’est rendu samedi 5 septembre dans des régions touchées par un typhon, a rapporté jeudi l’agence de presse officielle KCNA. Plus de 1 000 habitations ont été détruites dans les régions côtières du Hamgyong du Sud et du Hamgyong du Nord, toujours selon l’agence de presse nord-coréenne. Alors qu’un nouvel ouragan est attendu mardi sur la péninsule coréenne, le littoral oriental du pays connaît des inondations et d’importants dégâts causés par les pluies torrentielles qui ont accompagné le passage en début de semaine du violent typhon Maysak ainsi que par de précédentes tempêtes. Les catastrophes naturelles provoquent généralement davantage de dégâts en Corée du Nord qu’en Corée du Sud, en raison notamment de la fragilité des infrastructures nord-coréennes. Le pays est en outre très vulnérable au risque d’inondations du fait de la déforestation. Bilan inconnu Des photos publiées dimanche par le journal du parti au pouvoir Rodong Sinmun montrent Kim Jong-un inspectant les dégâts et discutant avec des responsables. Le journal ne précise pas le nombre de personnes qui ont été blessées, portées disparues ou décédées. En 2016, au moins 138 Nord-Coréens étaient décédés lors d’inondations provoquées par des pluies torrentielles, selon les Nations unies. Au cours de l’été 2012, plus de 160 personnes avaient été tuées par de puissantes précipitations. Dans une lettre ouverte manuscrite de deux pages adressée aux membres du Parti du travail au pouvoir, le dirigeant a annoncé qu’environ 12 000 membres du parti, basés à Pyongyang, seront envoyés dans ces deux provinces. Ils auront pour mission de participer aux opérations visant à aider cette région à se remettre des dégâts. Il a fixé le 10 octobre comme date butoir, jour du 75e anniversaire de la fondation du parti au pouvoir. Le Monde avec AFP et Reuters
>> Lire la suite

En Corée du Sud, le traçage des malades du coronavirus va trop loin - Heidi.news (Tue, 22 Sep 2020)
par Heidi.news Image d'illustration | Keystone Caméras de surveillance, pistage des téléphones et des transactions financières: pour tracer le virus, toutes les intrusions dans la vie privée sont permises, y compris de publier des données personnelles. Une pratique qui a développé le harcèlement en ligne dans le pays. Pourquoi c’est important. La New York Times raconte l’histoire de Kim Ji-seon, testée positive et harcelée une fois son identité révélée par les autorités. En utilisant des outils numériques sophistiqués, les autorités sud-coréennes ont publiquement révélé l'âge, le sexe, le nom de l'église et les déplacements récents de la sud-coréenne. link The New York Times Sortir de la crise, la newsletter qui aborde les enjeux de la sortie de crise selon une thématique différente
>> Lire la suite

Vers un budget militaire record pour la Corée du Sud - Capital.fr (Fri, 04 Sep 2020)
Océane Herrero Publié le 04/09/2020 à 20h54 Vers un budget militaire record pour la Corée du Sud Getty Images La Corée du Sud assure ses arrières. Dans un projet de budget dévoilé le 31 août, le gouvernement sud-coréen a annoncé une augmentation de 5,5% du budget alloué au ministère de la Défense. Il atteint ainsi le niveau record de 52.920 milliards de wons, soit 37,63 milliards d’euros au cours actuel, rapporte Opex360. Cette somme doit « renforcer les capacités d’auto-défense du pays dans un contexte d’incertitudes croissantes sur la sécurité et de défis de nature différente comme le nouveau coronavirus », ont expliqué des responsables coréens, cités par l’agence Yonhap. >> A lire aussi - La Corée du Sud affiche sa confiance Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation conséquente. Tout d’abord, la Corée du Sud, bien qu’elle ne soit pas épargnée par le coronavirus, a géré la crise sanitaire de manière assez exemplaire, avec seulement 20.800 cas et 331 décès – le tout, sans confiner la population. Ainsi, l’économie a été modérément affectée. Le produit intérieur brut (PIB) coréen n’a baissé que de 1,3% cette année. La Corée du Sud dispose donc de marges de manœuvre quant à son budget. La Corée du Sud se méfie en outre de son voisin, la Corée du Nord. Les relations entre les deux pays se sont dégradées après la publication de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui indique que Pyongyang poursuit le développement de son programme d’armement nucléaire. En juin, la Corée du Nord a en outre détruit le bureau de liaison avec le Sud, rappelle Le Figaro, et a menacé d’entamer une action militaire. >> A lire aussi - La Corée du Sud va bien bâtir son propre porte-avions Le budget renforcé de la Corée du Sud lui permettra de développer plusieurs projets militaires, à savoir un avion de combat du constructeur sud-coréen KAI, ou encore un sous-marin de nouvelle génération de 4.000 tonnes. Les dernières actus du secteur dans votre boite mail. Recevez notre newsletter ECO.
>> Lire la suite

Le typhon Maysak se déchaîne sur la Corée du Sud - Le Figaro (Thu, 03 Sep 2020)
Au moins une personne a été tuée et plus de 2000 autres évacuées dans des abris temporaires suite à l'arrivée en Corée du Sud du puissant typhon Maysak, ont indiqué jeudi 3 septembre les autorités. À lire aussi : Typhon, ouragan, cyclone? Quatre graphiques pour comprendre La tempête a touché terre mardi matin à Busan, sur la côte méridionale, arrachant arbres et feux de circulation et inondant des rues. Une femme a été tuée lorsqu'une forte bourrasque a soufflé les vitres de son appartement à Busan et un sexagénaire a été blessé par la chute d'un réfrigérateur d'extérieur. Plus de 2200 personnes ont trouvé refuge dans des abris temporaires et quelque 120.000 foyers ont été privés d'électricité toute la nuit dans le sud du pays et sur l'île de Jeju. Les alentours de Gangneung ont été submergés. YONHAP NEWS AGENCY / REUTERS Maysak se dirige à présent vers l'est de la péninsule en direction de la mer du Japon avec des vents pouvant atteindre des pointes de 140 km/h. «L'impact du typhon sur notre pays va diminuer progressivement», ont indiqué les services météorologiques sud-coréens, annonçant de forts pluies et vents dans l'est du pays. Plus de dégâts au Nord qu'au Sud, en général Les catastrophes naturelles provoquent généralement davantage de dégâts en Corée du Nord qu'en Corée du Sud, en raison notamment de la fragilité des infrastructures nord-coréennes. Le pays est en outre très vulnérable au risque d'inondations du fait de la déforestation. Les médias publics du Nord étaient en alerte, diffusant des images en direct de la situation. Le typhon a fait de nombreux dégâts matériels. YONHAP NEWS AGENCY / REUTERS À lire aussi : L'ouragan Laura fait 14 morts aux Etats-Unis «La caractéristique de ce typhon est qu'il a amené de fortes précipitations», a rapporté un reporter de la télévision centrale nord-coréenne depuis une rue inondée du port de Wonsan. «Les précipitations totales (dans la nuit du 2 au 3 septembre) ont atteint 200 millimètres», a-t-il ajouté. Les vents atteignent les 140 km/h ED JONES / AFP Maysak est le second typhon de la semaine sur la péninsule. Le leader nord-coréen Kim Jong-un s'est rendu la semaine dernière dans une région agricole qui avait essuyé le passage du typhon Bavi, en se disant soulagé de voir que les dégâts y étaient «moins importants que prévu».
>> Lire la suite

Le typhon Haishen frappe la Corée du Sud après le Japon - Le Monde (Mon, 07 Sep 2020)
Le typhon a frappé lundi 7 septembre la région de Busan, deuxième ville de Corée du Sud. Le typhon a frappé lundi 7 septembre la région de Busan, deuxième ville de Corée du Sud. YONHAP NEWS AGENCY / REUTERS Après avoir écumé le sud-ouest du Japon dans la nuit de dimanche à lundi et fait au moins un mort, le violent typhon Haishen a touché lundi 7 septembre la Corée du Sud. A midi, heure locale (5 heures à Paris), le cyclone tropical affectait surtout la moitié est de la Corée du Sud et devait atteindre la Corée du Nord dans la nuit de lundi à mardi, selon l’agence météorologique sud-coréenne. La force des rafales de vent ralentissait mais restait très élevée, avec des pointes de vitesse atteignant 180 km/h, entraînant l’annulation de plusieurs centaines de vols en Corée du Sud. Des images de la région de Busan, la deuxième ville du pays, montraient des rues inondées, des arbres et des feux de signalisation arrachés. Des milliers de foyers étaient sans électricité. Saison des typhons Haishen était auparavant passé à Kyushu, la grande île du sud-ouest du Japon. Après avoir initialement parlé de deux morts, le porte-parole du gouvernement nippon Yoshihide Suga a affirmé que le typhon avait fait un mort, et que les autorités s’employaient à déterminer la cause de trois autres décès. Dans la région de Miyazaki, trois hommes et une femme étaient aussi portés disparus après un glissement de terrain ayant fait basculer des maisons dans un cours d’eau. Il est tombé dès samedi plus d’un demi-mètre d’eau à Misato, un bourg de la même région. Quatre personnes sont portées disparues dans la préfecture japonaise de Miyazakiaprès un glissement de terrain ayant fait basculer des maisons dans un cours d’eau. Quatre personnes sont portées disparues dans la préfecture japonaise de Miyazakiaprès un glissement de terrain ayant fait basculer des maisons dans un cours d’eau. KYODO / REUTERS Le typhon a aussi fait 20 blessés au Japon, dont deux graves. Plus d’un demi-million de foyers japonais étaient privés d’électricité lundi matin, ce qui faisait craindre des risques de coups de chaleur faute de climatisation, et les réseaux de télécommunications étaient perturbés. L’arrivée du typhon avait placé Kyushu en état d’alerte ce week-end, perturbant grandement le trafic aérien et ferroviaire et mettant des usines à l’arrêt. Au plus fort de la tempête, plus de 7 millions de personnes avaient été concernées par des recommandations d’évacuation, des consignes toutefois non obligatoires. Mais les autorités avaient aussi conseillé d’éviter de surcharger les centres d’évacuation en raison du Covid-19, ce qui a incité de nombreux habitants à passer la nuit dans des hôtels locaux. La saison des typhons bat actuellement son plein au Japon. Haishen est le deuxième cyclone tropical majeur à toucher l’archipel nippon puis la péninsule coréenne en quelques jours à peine. La semaine dernière, le typhon Maysak a notamment causé d’importants dégâts en Corée du Nord. Maysak a aussi causé le naufrage en mer de Chine orientale d’un navire bétailler, le Gulf Livestock 1, en milieu de semaine dernière. Deux survivants et un cadavre ont été retrouvés à ce jour par les garde-côtes japonais, mais 40 membres d’équipage sont toujours portés disparus. Leurs recherches avaient par ailleurs dû être suspendues à l’approche du typhon Haishen, amoindrissant encore les chances de trouver d’autres survivants. Le Monde avec AFP
>> Lire la suite

Corée du Nord : Pyongyang diffuse des images de Kim, dont l’état de santé alimente les rumeurs - Sud Ouest (Wed, 26 Aug 2020)
Les médias nord-coréens ont diffusé ce mercredi des images de Kim Jong Un présidant une réunion consacrée au coronavirus et à la menace d’un typhon, alors que son état de santé avait de nouveau alimenté toutes les spéculations à l’étranger les jours précédents. Les services de renseignements sud-coréens avaient notamment affirmé que le dirigeant nord-coréen avait délégué une partie de ses pouvoirs à sa sœur Kim Yo Jong en raison de son "stress". Un ancien conseiller du défunt président sud-coréen Kim Dae-jung avait même affirmé sur Facebook qu’il pensait que Kim Jong Un était dans le coma, en n’avançant cependant aucune preuve. Mais Kim Jong Un a présidé mardi une réunion de la plus haute commission du Parti des travailleurs au pouvoir, rapporte l’agence officielle KCNA, où il a été question de la réponse du gouvernement à l’épidémie de coronavirus. Aucune contamination au Covid-19 La Corée du Nord, qui a très vite fermé sa frontière quand le Covid-19 est apparu en Chine voisine, n’a pas confirmé un seul cas de contamination sur son sol. Une épidémie de grande ampleur serait désastreuse dans ce pays dont les infrastructures de santé sont notoirement insuffisantes. Le journal Rodong Sinmun a de son côté diffusé des images de la réunion où l’on peut voir Kim Jong Un, vêtu de blanc, s’adresser à son entourage. Sur un cliché, il semble fumer une cigarette. La rédaction vous conseille Sud Ouest  © Crédit photo : AFP Kim a pointé "certaines lacunes" dans les efforts de prévention et demandé des mesures plus fortes pour remédier à ces "carences", selon KCNA. Le mois dernier, Pyongyang avait ordonné le confinement de la ville de Kaesong, proche de la frontière avec le Sud, affirmant qu’un transfuge y avait été arrêté alors qu’il venait de rentrer illégalement de Corée du Sud, et qu’il était soupçonné d’être porteur du virus. Rumeurs persistantes Les restrictions ont été levées il y a quelques semaines et ce cas de coronavirus n’a jamais été confirmé. La réunion a également porté sur les mesures à prendre pour protéger la population et les récoltes avant l’arrivée cette semaine, en Corée du Nord, du typhon Bavi. Plusieurs experts relativisent la crédibilité des rumeurs récurrentes sur l’état de santé de Kim Jong Un. Et les renseignements sud-coréens sont loin d’avoir toujours raison sur la réalité de la situation au Nord. Déjà au printemps, des questions avaient été posées quand Kim Jong Un n’avait plus été vu pendant trois semaines et lorsque les médias officiels n’avaient diffusé aucune photo de lui lors des célébrations en avril de l’anniversaire de la naissance de son grand-père Kim Il Sung, le fondateur du régime, qui est l’événement le plus important du calendrier politique nord-coréen. 
>> Lire la suite

Gestion de la Covid-19 : quelles leçons tirer de Taïwan et de la Corée du Sud ? - Public Sénat (Wed, 09 Sep 2020)
Quelles leçons tirer de la gestion de la pandémie par la communauté internationale ? C’est la question que s’est posée, ce mercredi, la commission d’enquête d’évaluation des politiques publiques face aux pandémies, en se penchant particulièrement sur la situation en Corée du Sud et à Taïwan. Présidée par René-Paul Savary (en l’absence d’Alain Milon), la commission d’enquête a auditionné tour à tour les représentants français et ressortissants de ces deux Etats, pour tenter d’établir la feuille de route suivie par ces derniers, et la différence de méthode avec la France. Car, huit mois après le début de la pandémie de Covid-19, la Corée du Sud et Taïwan présentent tous deux un bilan du nombre de morts et de personnes placées en service de réanimation du fait de l’épidémie bien moins élevé que la France. « Le premier cas confirmé a été rapporté au mois de janvier en Corée du Sud, mais la situation s’est dégradée fin février, avant que nous ne devenions le deuxième pays le plus contaminé après la Chine », relate l’ambassadeur de Corée du Sud en France Jong Moon Choi. « Le bilan s’élève aujourd’hui à 21 500 cas confirmés, et 342 décès dans un pays qui compte 50 millions d’habitants. » « Pour Taïwan, qui compte 24 millions d’habitants, le bilan en termes de morts s’élève à 7 personnes, et les hospitalisations à 13 », soutient, pour sa part, le représentant de Taïwan à la commission d’enquête Wu Chih-Chung. En France, les derniers chiffres Santé Publique France, ce mardi 8 septembre, comptabilisaient un total de 30 764 décès, et 2088 nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours, dont 358 en réanimation. Et, contrairement à la France, ni la Corée du Sud, ni Taïwan n’ont eu recours au confinement généralisé. Une réaction rapide et l’absence de pénurie de masques Covid-19: comment la Corée du Sud gère l'épidémie? Une différence de bilan qui s’explique par plusieurs éléments. D’abord, comme le précisent les intervenants, la Corée du Sud et Taïwan sont des pays qui ont déjà dû faire face, à plusieurs reprises, à des épidémies de grande ampleur depuis les années 2000, avec le SRAS en 2003, ou le virus H1N1 en 2009. « Un des atouts de la Corée du Sud a été l’existence antérieure d’une véritable structure d’état-major activée au moment de la crise, avec un plan d’escalade pré établi à cette occasion », analyse l’ambassadeur de France en République de Corée Philippe Lefort. « C’est un modèle militaire qui repose sur le renseignement, l’analyse, le commandement et les chefs d’exécution ». 430 personnes étaient mobilisées dans le cadre de cette procédure exceptionnelle, en période de pandémie. Un effectif plutôt réduit, mais suffisant selon les représentants coréens. « C’est ici une organisation, plus qu’une accumulation de moyens qui a prouvé son efficacité », résume Philippe Lefort. À Taïwan, le constat est sensiblement le même. « Les leçons tirées des épidémies auxquelles nous avons eu à faire face dans le passé nous ont permis d’être efficaces, en activant le centre commandement central des épidémies dès le 20 janvier 2020, avec toutes les ressources du gouvernement, y compris la possibilité de mobiliser l’armée », résume Wu Chih-Chung. Autre atout de la République de Corée et de Taïwan : l’absence de pénurie de masques sur leur territoire pendant la crise sanitaire. « Nous avons acquis une indépendance rapide dans la production de masques, en réquisitionnant et supervisant dès le 31 janvier l’installation de 92 chaînes de production supplémentaires, pour passer d’une production quotidienne de 2 à 23 millions de masques », détaille Wu Chih-Chung. Covid-19: "Taïwan ne s'est jamais confinée" Autre aspect souligné : l’importante collaboration entre gouvernement et collectivités territoriales. « Dans cette crise, rien n’aurait été possible sans la collaboration des citoyens, et des collectivités territoriales », soutient Jong Moon Choi. Une collaboration conditionnée, selon lui, à une transparence de la part du gouvernement coréen. « Dans la lutte contre le virus, le mot-clé a été la transparence, qui a libéré la population. Les Coréens étaient informés au jour le jour par le gouvernement des dernières évolutions de l’épidémie », précise le diplomate. Une politique de traçage et des confinements individuels sanctionnés en cas de non-respect Mais l’un des principaux éléments de la gestion de crise des deux pays est le traçage, pour remonter la chaîne de contamination. « Une loi, votée en 2015, a permis de mettre en place un protocole d’urgence articulé autour des 3 T : Test, Traçage et Traitement », détaille Jong Moon Choi. « Nous avons d’abord facilité l’accès aux tests de dépistage, en mobilisant 600 centres privés pour permettre la tenue de 40 000 tests par jour. Les cas confirmés étaient ensuite étroitement suivis par le centre coréen de contrôle, qui avait accès à leurs déplacements, au moyen d’outils numériques variés, avec notamment un traçage GPS par les téléphones et cartes bancaires. » Des mesures largement soutenues par les Coréens, selon l’ambassadeur, qui précise que les informations étaient détruites après leur utilisation. À Taïwan, une politique de traçage similaire a été mise en place, et les personnes contaminées par le virus se voyaient forcée d’effectuer une quatorzaine à l’isolement complet (sans possibilité de voir leur famille) et surveillées par un système de traçage GPS, sous peine de six mois de prison ferme assortis d’une amende de 30 000 euros. « Le bilan de Taïwan tient avant tout à l’anticipation. Traumatisée par l’épidémie de SRAS de 2003, la population était totalement confiante envers le gouvernement et s’est pliée aux règles », analyse le diplomate Jean-François Casabonne-Masonnave.
>> Lire la suite

Corée du Sud : un spectacle de drones sur les gestes barrières - Usbek & Rica (Tue, 07 Jul 2020)
En plein cœur de Séoul, le gouvernement sud-coréen a organisé un spectacle de drones pour rappeler l’importance des gestes barrières et rendre hommage au personnel soignant. En Asie et ailleurs, les événements du même genre se multiplient depuis quelques années. Au point de remplacer les traditionnels feux d’artifice ? La scène se déroule dans le quartier financier de Yeouido, à quelques mètres de l’Assemblée nationale sud-coréenne. Ce samedi 4 juillet, 300 drones illuminent le ciel nocturne de Séoul, formant les symboles que le monde entier connaît désormais par cœur : lavage des mains, port du masque, distanciation physique d’environ 2 mètres. En dix minutes, le gouvernement du démocrate Moon Jae-in, à l’origine de l'événement, rappelle ainsi l’essentiel des gestes barrières pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Le tout dans un show coloré et d’une précision géométrique impressionnante, retransmis en direct sur YouTube. [embedded content] Un évènement tenu secret pour éviter tout rassemblement Un spectacle de drones pour appeler à la vigilance ? L’idée n’est pas aussi nouvelle qu’on pourrait le croire : le 15 mai dernier, dans la ville de Nashville (Tennessee), aux États-Unis, 140 drones avaient été déployés avec le même objectif. Lancés depuis le stade de l’Université Vanderbilt, les engins étaient alors pilotés par StrictlyFX, une société spécialisée dans les effets spéciaux, honorant au passage le travail du personnel soignant. Dans la ville chinoise de Zhuhai, un spectacle avait même été organisé dès le mois d’avril pour remercier les soignants de retour de Wuhan, à l’époque épicentre de l’épidémie. Même état d’esprit du côté des officiels sud-coréens, qui souhaitaient ici rendre un double hommage aux travailleurs hospitaliers : le spectacle leur dédiait un immense « MERCI » dans les airs mais, surtout, l’événement avait été tenu secret jusqu’au dernier moment pour éviter tout rassemblement et ainsi « respecter les règles de distanciation ». Au-delà du contexte actuel, les spectacles de drones se font de plus en plus nombreux depuis quelques années, notamment en Asie. Le 28 décembre 2019, plus de 2000 drones s’étaient ainsi envolés dans le ciel de Shangaï pour célébrer le nouvel an, à quelques pas de la rivière Huangpu (dans un cadre soigneusement mis en scène par la chaîne de télévision locale Dragon Television, propriété du groupe d’État chinois Shanghai Media Group). Tout aussi impressionnant, un show de 526 véhicules s’était tenu au mois de mai 2019 dans le cadre de l’International Big Data Industry Expo, dans la province du Guizhou, dans le sud de la Chine. [embedded content] Bientôt la fin des feux d'artifice ? Autant d’initiatives qui poussent certains à se demander si les spectacles de drones ne pourraient pas bientôt remplacer un rituel très ancré dans les pratiques festives et estivales : celui des feux d’artifice. Encore largement utilisés dans le cadre des cérémonies du 4 juillet aux États-Unis - et bien sûr du 14 juillet en France - ces derniers ont été récemment interdits dans plus de 400 villes de Chine. Le pays, pourtant lui-même à l’origine de l’invention des feux d’artifice, avance notamment le caractère polluant des explosifs pour justifier son choix. Sans compter le risque, pour les amateurs, de se blesser (parfois gravement) au moment du déclenchement du processus. « Les feux d’artifice terrifient les oiseaux, la faune et les animaux domestiques, dénonce également le magazine américain Forbes dans un récent article. Ils envoient des polluants chimiques toxiques dans l’air, dans l’eau et dans la terre ; déposent des boîtiers en plastique usé  le paysage ; créent des explosions qui peuvent terrifier les anciens combattants et les personnes souffrant de stress post-traumatique ; augmentent le risque d’incendie à des périodes où le risque de feux de forêt est déjà très élevé. » Des arguments à nuancer dans la mesure où la fabrication des batteries nécessaires au fonctionnement de la plupart des drones génère, elle aussi, du dioxyde de carbone. Mais comme le note le site spécialisé The New Stack, l’intérêt pour les spectacles de drones ne cesse effectivement de croître dans tous les secteurs : en 2018, la société Intel avait déjà conduit, à elle seule, plus de 300 événements dans 16 pays différents. Et en 2018, sur la base aérienne militaire de Travis, à quelques kilomètres au nord de la Silicon Valley, un spectacle de drones avait notamment remplacé pour la première fois le traditionnel feu d’artifice local. Bientôt la même chose en France pour le 14 juillet ? Cliquez ici pour vous abonner à la nouvelle formule de notre magazine !  SUR LE MÊME SUJET : > Face au coronavirus, la Chine mobilise ses drones (et sa propagande) > Petit Ours Brun n’aime pas les drones > Pour la première fois, un drone a livré un rein pour une greffe > L'armée américaine développe un drone capable de voler éternellement Image à la Une : Capture d'écran YouTube. Source : https://www.youtube.com/watch?v=xprct0rjsAQ&feature=youtu.be
>> Lire la suite

Corée du Nord : l'armée secrète des hackeurs - Le Monde (Fri, 28 Aug 2020)
Il en va des prouesses informatiques de la Corée du Nord comme de ses capacités nucléaires et balistiques : malgré son isolement extrême et sa fragilité économique, Pyongyang prouve que la détermination permet d’accomplir beaucoup. Comme pour ses missiles et ogives, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) ne dispose pas des mêmes avancées technologiques que de grandes puissances telles que les Etats-Unis ou la Chine. Cependant, son aptitude à occasionner des perturbations majeures lui donne de la voix. « Les pirates nord-coréens ne sont pas nécessairement les plus compétents, ni les plus pointus – quoique certains soient de très haut niveau –, mais ce sont les plus disciplinés et les plus têtus. Il y a chez eux une forme de dévotion », souligne, presque admiratif, un ancien analyste chargé, pour l’Etat français, de traquer les groupes de pirates les plus expérimentés. « Ils sont capables d’attaques de haut vol et sont devenus minutieux : ils planifient, réfléchissent. Ils montent en expertise, en compétences et cherchent à ne plus laisser de traces », déclare un expert en cyber-renseignement du secteur privé, également ancien membre d’un service de renseignement français. La Corée du Nord excelle à assimiler les méthodes de hacking des autres, par exemple lorsque certaines techniques de la toute-puissante National Security Agency (NSA) américaine furent révélées sur Internet au printemps 2017. Etudiants en cours d’informatique à Pyongyang, en 2007, sous les portraits de Kim il-sung et Kim jong-il, grand-père et père du président Kim jong-un. Etudiants en cours d’informatique à Pyongyang, en 2007, sous les portraits de Kim il-sung et Kim jong-il, grand-père et père du président Kim jong-un. AP Dès l’été 2009, des hackeurs nord-coréens étaient ainsi parvenus à mettre hors service les sites de la présidence, du ministère de la défense, du Parlement, de deux grandes banques et du premier portail Web de la Corée du Sud, lors d’une attaque menée selon un mode opératoire relativement basique, le « déni de service » : c’est-à-dire en inondant de requêtes automatiques l’accès à un site. Aux Etats-Unis, les pages Web de la Maison Blanche, du Pentagone et de la Bourse de New York avaient elles aussi été ciblées mais, mieux protégées, elles avaient tenu bon. S’inquiétant de cette évolution, la NSA était parvenue l’année suivante à pénétrer dans le réseau interne du renseignement nord-coréen, obtenant, selon la presse américaine, une meilleure visibilité sur l’organisation de cette cyberoffensive. Nécessité existentielle Rien qui ne puisse freiner les aspirations de la Corée du Nord, pour laquelle les attaques informatiques constituent l’arme du faible contre le fort par excellence. Elles illustrent la nature très spécifique d’un régime fondé sur une « mentalité d’assiégé », issue de la guerre de Corée (1950-1953), puis de la guerre froide. Pyongyang pense jouer sa survie dans sa capacité à tenir à distance la première puissance mondiale et son allié sud-coréen, l’une des économies les plus avancées de la planète, avec lequel il se partage la péninsule. Le pouvoir de nuisance relève, du point de vue nord-coréen, d’une nécessité existentielle. Il vous reste 86.24% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
>> Lire la suite