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Au Vietnam, la répression des blogueurs s'intensifie - Le Monde (ven., 21 juil. 2017)
Le dissident franco-vietnamien Pham Minh Hoang (au centre), au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), le 25 juin. Le dissident franco-vietnamien Pham Minh Hoang a recouvré la liberté, mais a été expulsé de son pays d’origine, qu’il ne reverra peut-être jamais, et déchu de sa nationalité. Il lui reste les armes de l’ironie et de l’humour : « Je remercie chaque jour Mark Zuckerberg », lefondateur de Facebook, confie-t-il au Monde dans un café parisien. M. Pham, 62 ans, est arrivé à Paris, le 25 juin, après avoir été contraint de quitter Ho Chi Minh-Ville (ex-Saïgon) alors que la situation des blogueurs au Vietnam est chaque jour plus précaire. Professeur de mathématiques de renom, il s’était pris d’une dangereuse passion consistant à exprimer son opinion sur Internet. Il y écrivait sur tout et rien, de la moralisation de la vie publique à l’influence croissante de la Chine dans la région, en passant par l’exploitation des mines de bauxite. Même s’il s’agissait néanmoins souvent de commentaires aux accents très politiques. « Je savais que c’était risqué, mais j’ai toujours été modéré et je n’insultais personne », affirme-t-il. En 2011, Pham Minh Hoang avait été arrêté pour « subversion » et condamné à trois ans de prison. Il avait cependant été libéré au bout de dix-sept mois d’incarcération, notamment en raison des pressions exercées par la France et l’Union européenne. Il avait été ensuite trois ans en résidence surveillée. Auparavant, M. Pham avait vécu en France, où il était arrivé en 1973, avant de revenir au Vietnam vingt-sept ans plus tard. Il possédait alors la double nationalité française et vietnamienne. Certains observateurs à Hanoï estiment qu’en l’ayant déchu de la nationalité vietnamienne, le régime s’est débarrassé à moindres frais d’un gêneur : Pham Minh Hoang, désormais uniquement citoyen français, ne pouvait plus demeurer sur le territoire de son pays d’origine. Son expulsion « légale » évitait du même coup une possible crise diplomatique avec la France. Son départ forcé de son pays est...
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Thaïlande: dernier jour du procès de Yingluck Shinawatra, verdict fin ... - RFI (ven., 21 juil. 2017)
« Je veux vous remercier d'être venus me soutenir ». Yingluck Shinawatra est restée de longues minutes auprès de ses partisans venus en masse avant d'entrer dans la salle d'audience de la Cour suprême thaïlandaise. Elle est la première ancienne chef de gouvernement jugée pour des mesures prises sous son mandat. En l'occurrence, sa politique de subventions aux riziculteurs. Un plan censé venir en aide aux fermiers thaïlandais, qui représentent la base de l'électorat du clan Shinawatra. Cette politique de subvention s'est en fait révélée être un fiasco. En soutenant les riziculteurs, elle a laissé au pays des stocks énormes de riz invendus. Mais pour nombre d'observateurs, cette affaire est surtout un prétexte utilisé par la junte militaire. Un procès politique donc pour disqualifier Yingluck Shinawatra dans la course aux élections pour l'instant annoncées en 2018. L'ex-Premier ministre a demandé à s'exprimer une dernière fois devant la Cour, ce sera le 1er août. Avant le verdict final, qui lui aura lieu le 25 août. Elle risque jusqu'à 10 ans de prison.
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Vietnam : 1000 ours exploités pour leur bile vont être libérés - Sciences et Avenir (jeu., 20 juil. 2017)
C'est une bonne nouvelle qu'a annoncé le Vietnam le 19 juillet 2017. Le pays a promis de libérer plus de 1000 ours encore exploités dans des fermes pour leur bile, qui sert en médecine traditionnelle, afin de mettre définitivement un terme à ce commerce illégal depuis 1980 et la convention de Washington. L'animal, dont la chasse, le trafic et l'élevage sont également interdits dans ce pays, peut être utilisé comme animal de compagnie. Une faille malheureusement utilisée par ces fermes illicites.  Des animaux qui survivent rarement plus d'un mois Ces dernières années, des centaines d'ours sont morts en raison des mauvais traitements : les animaux sont régulièrement drogués et immobilisés dans d'étroites cages, l'abdomen perforé par un cathéter ou une fistule reliés à leur vésicule biliaire. Ils sont très peu nourris car un organisme dénutri produit plus de bile. Comme l'expliquait Sciences et Avenirdans un précédent article, dans ces conditions, l'ours ne survit généralement pas plus d'un mois. Et s'il a été blessé durant sa capture, il peut succomber encore plus rapidement que cela. Une fin du commerce de bile d'ici 5 ans L'administration vietnamienne des forêts (VNFOREST) ​​et l'ONG Animals Asia ont signé un accord pour sauver tous les ours restants dans les fermes et s'engager à mettre fin au commerce de la bile dans les cinq ans qui viennent : "C'est une journée vraiment historique", a déclaré Jill Robinson, président de Animals Asia, lors de la signature à Hanoï. "Cela va permettre de définitivement mettre un terme aux fermes de bile au Vietnam", a-t-il ajouté. Pour l'organisation, ce programme va coûter jusqu'à 20 millions de dollars (17,3 millions d'euros) pour sauver et construire suffisamment de centres pour les ours. "Il est difficile de trouver des fonds pour prévenir et arrêter la chasse et sauver les animaux sauvages", a expliqué Cao Chi Cong, directeur adjoint de VNFOREST.  Un produit de synthèse très efficace Au Vietnam, il y a environ 1.200 ours en captivité et plus de 400 fermes d'ours. Ils étaient plus de 4.000 en captivité en 2005, signe d'une amélioration. Mais le pays reste une destination de choix pour les personnes qui cherchent à consommer des espèces rares ainsi que du vin et des médicaments à partir d'animaux considérés comme ayant des propriétés curatives ou aphrodisiaques. Concernant les ursidés, la bile est utilisée pour soit disant stimuler la virilité et résorber les hémorroïdes. Elle contient surtout un acide qui peut aider à traiter les maladies du foie et de la vésicule biliaire mais elle est dangereuse car elle contient énormément de bactéries et le produit n'est pas du tout contrôlé. En France, une alternative synthétique permet d'obtenir les mêmes effets que la bile naturelle.
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Thaïlande : verdict dans le procès d'un réseau de traite d'êtres ... - Le Parisien (mer., 19 juil. 2017)
Cent trois accusés doivent répondre de traite d'êtres humains, de rançon et de meurtre. Ils risquent la peine de mort. Un an et demi de procès, plus de 100 accusés dont un haut gradé de l'armée: la Cour pénale de Bangkok a commencé mercredi matin la lecture du verdict dans une vaste affaire de trafic d'êtres humains. L'ampleur de ce trafic, dénoncé depuis des années par les ONG, était parvenu sur le devant de la scène internationale en mai 2015, avec la découverte de fosses communes dans des camps de transit pour migrants en pleine jungle thaïlandaise. La répression qui avait suivi avait désorganisé les filières et conduit les passeurs à abandonner en mer des milliers de migrants venus Birmanie ou du Bangladesh. Au coeur de ces immenses réseaux aux connexions multiples: des militaires, des policiers, des hommes politiques... Les 103 accusés doivent répondre de traite d'êtres humains, de rançon et de meurtre - des accusations qui les exposent à des peines pouvant aller jusqu'à la condamnation à mort. Parmi les accusés figure le général Manas Kongpan, soupçonné d'être la cheville ouvrière du trafic, qui a plaidé non coupable. Procès en exemple Les migrants tentaient de passer en Thaïlande pour ensuite rejoindre clandestinement par la route la Malaisie. Il s'agissait de Bangladais qui voulaient échapper à la pauvreté ainsi que des membres de l'ethnie Rohingya, communauté musulmane persécutée et marginalisée en Birmanie. La junte au pouvoir en Thaïlande voulait faire de cet immense procès un exemple, mais les défenseurs des droits de l'Homme critiquent les tentatives d'intimidation des témoins et l'accès restreint pour la presse lors des audiences. Pour Amy Smith, de Fortify Rights, ce procès est «crucial et sans précédent». Mais «la Thaïlande a encore beaucoup de chemin à parcourir pour assurer la justice pour les milliers d'hommes qui ont été exploités, torturés et tués», ajoute-t-elle. Beaucoup craignent également que l'enquête de police n'ait été bâclée. Le haut-responsable de la police thaïlandaise, en charge de l'enquête avait précipitamment quitté le pays, disant craindre pour sa vie, et a demandé l'asile politique en Australie. La Thaïlande, point de passage majeur pour les trafiquants d'êtres humains, a longtemps été accusée de fermer les yeux sur ce trafic extrêmement lucratif, voire de complicité.
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Thaïlande: extradé des Etats-Unis, un moine défroqué inculpé pour ... - L'Express (jeu., 20 juil. 2017)
Bangkok - Un moine défroqué soupçonné de viol sur mineure, de fraude et de corruption a été inculpé jeudi par un tribunal de Bangkok après son extradition des Etats-Unis la veille. Quelque 95% des Thaïlandais sont bouddhistes pratiquants, soit l'un des taux les plus élevés du monde, et le pays compte environ 300.000 moines qui arpentent les rues du pays en robe safran.  Mais ces dernières années le clergé du royaume a souvent fait la une des journaux pour des scandales: des cas d'usage de drogue, d'ivresse, de paris et de recours à des prostituées.  Wiraphon Sukphon, 37 ans, plus connu comme Luang Pu Nen Kham, son nom de moine, a été arrêté mercredi à sa descente d'avion après son extradition des Etats-Unis, où il avait fui en 2013 au moment où la police avait commencé à enquêter sur lui.  "Il a été conduit auprès du procureur pour son inculpation", a déclaré à l'AFP Woranun Srilam, porte-parole du Département des enquêtes spéciales (DSI) du ministère de la Justice.  Avant son exil, une photo de lui avait fait le tour des réseaux sociaux: on le voyait dans un jet privé, grosses lunettes de soleil sur le nez, son sac Louis Vuitton à ses côtés.  Il est soupçonné d'avoir violé une mineure qui aurait eu un enfant de cette relation.  Par ailleurs, son train de vie était bien loin du dépouillement demandé aux moines. La police a saisi lors de son enquête des biens d'un montant total de 24 millions de bahts (620.000 euros), trois voitures dont une Porsche et une Mercedes-Benz, ainsi d'une moto Harley-Davidson.   Jeudi, il a nié toutes les accusations et n'a pas demandé à être libéré sous caution.  En mai, un tribunal américain avait ordonné son extradition après une demande des autorités thaïlandaises.   De nombreuses voix en Thaïlande s'élèvent contre une conception souvent mercantile du bouddhisme, au contact de la société de consommation, par des moines plus soucieux de susciter les donations que de méditer. 
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