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Drapeau russe sur la cathédrale de Salisbury: l’ambassade russe ne reste pas muette - Sputnik France (dim., 17 févr. 2019)
cathédrale de la ville anglaise de Salisbury Après que des habitants de Salisbury ont dû éprouver des sentiments mélangés à la vue d'un drapeau russe déployé sur la cathédrale Sainte-Marie, l'ambassade de Russie a réagi estimant qu'il s'agissait d'une provocation visant à confirmer une fois encore le lien présumé entre Moscou et l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille. L'ambassade de Russie à Londres considère comme une provocation l'apparition du drapeau russe sur la cathédrale de la ville anglaise de Salisbury, a annoncé dimanche le porte-parole de la mission diplomatique. «Nous ne disposons pas d'informations officielles à ce sujet. Si le déploiement du drapeau russe sur la cathédrale a eu lieu, il s'agit bel et bien pour nous d'une provocation», a déclaré le diplomate. Tandis que la partie britannique n'a toujours pas, un an plus tard, fourni de preuves de l'implication de la Russie dans l'affaire Skripal, l'ambassade a estimé que «l'apparition du drapeau russe au-dessus de la cathédrale est une nouvelle tentative maladroite d'associer la Russie aux tristes événements survenus à Salisbury en mars dernier», a-t-il également souligné. Les habitants de la ville britannique de Salisbury, ont été les témoins d'un étrange spectacle dimanche matin: un énorme drapeau russe avait été accroché sur un échaufaudage qui masque une partie de la cathédrale, un événement qui n'a pas tardé à faire l'objet de discussions. L'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été empoisonnés en mars 2018 à Salisbury et retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie d'être derrière cet empoisonnement.
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La Russie, pionnière dans le rapatriement des enfants de jihadistes - Courrier International (Sun, 17 Feb 2019)
La Russie, dont les citoyens ont fourni l'un des plus gros contingents de combattants du groupe Etat islamique, s'évertue de longue date à rapatrier les enfants et parfois les femmes des jihadistes, après avoir tout fait pour "tuer sur place" ces derniers. Avec les défaites subies par l'organisation jihadiste, aujourd'hui acculée dans une dernière poche de l'est syrien et en passe d'être vaincue, le retour des familles de combattants est devenu un casse-tête auquel sont confrontés de nombreux pays. Moscou a, pour sa part, organisé les premiers retours massifs il y a un peu plus d'un an. Dernier en date, début février, un avion Iliouchine-76 du ministère russe des Situations d'urgence s'est posé à l'aéroport Ramenskoïe, non loin de Moscou, et débarqué devant les caméras de télévision 27 enfants dont les mères sont détenues dans des prisons irakiennes pour leur appartenance présumée à l'EI. Âgés de 4 à 13 ans, beaucoup d'entre eux n'ont jamais connu le froid hivernal de la capitale russe, étant nés dans les territoires sous contrôle de l'organisation jihadiste ou emmenés en Irak et en Syrie par leurs parents alors qu'ils étaient encore en bas âge. Ces filles et garçons doivent passer à leur retour une série d'examens médicaux avant d'être remis à des membres de leurs familles: des oncles, des tantes, des grands-parents, la plupart originaires des républiques russes à majorité musulmane du Caucase. "Ils vont à l'école et au jardin d'enfants. Des volontaires travaillent et discutent avec eux de ce qu'ils ont traversé et leur expliquent comment ils ont été endoctrinés", raconte Kheda Saratova, l'une des conseillères du dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, au coeur du dispositif russe de rapatriement des familles de jihadistes. - Femmes, enfants et repentis - AFP/Archives © AFP/Archives Des membres de la police militaire russe distribuent de l'aide alimentaire à des femmes et enfants syriens, le 23 juin 2018 à Abu al-Zuhur, dans la province d'Idleb Si les autorités russes ont fourni des chiffres parfois contradictoires sur ces retours, au moins 200 femmes et enfants ont été rapatriés, tandis que près de 1.400 enfants sont encore bloqués sur place, selon Mme Saratova. Protégé du Kremlin, l'autoritaire Ramzan Kadyrov a été chargé par le président Vladimir Poutine du rapatriement des femmes, enfants et parfois jihadistes repentis, s'affichant à plusieurs reprises à la télévision à leurs côtés. "Les femmes et les enfants doivent être rapatriés en Russie, et les coupables doivent répondre de leurs actes devant la loi russe. Les enfants sont innocents. Personne ne leur a demandé, où ils voulaient naître", a déclaré en décembre M. Kadyrov sur la messagerie Telegram. "C'est très positif pour l'image de Kadyrov. Il apparait comme quelqu'un qui ne lutte pas seulement contre les terroristes, mais qui construit des mosquées et s'occupe d'aide humanitaire", souligne Grigori Chvedov, rédacteur en chef du portail spécialisé Caucasian Knot. En intervenant militairement en Syrie en septembre 2015, Vladimir Poutine avait fixé le cap: "détruire" les jihadistes sur place, pour "ne pas attendre qu'ils arrivent chez nous". Des dizaines de jihadistes repentis sont néanmoins parvenus à revenir en Russie ces dernières années, selon les autorités, certains écopant de peines de prison ferme malgré de timides tentatives de réintégration au sein de la société russe. - "Un danger" - Le retour en Russie des femmes de jihadistes est, lui, compliqué par l'absence d'accord d'extradition entre la Russie et l'Irak, où elles ont été condamnées, parfois à la perpétuité, et par les réticences des puissants services de sécurité russes, le FSB. "Le FSB voit en elles un danger, mais beaucoup de ces femmes ont acheté leur liberté aux Kurdes et elles reviendront de toute façon un jour ou l'autre", souligne Mme Saratova. L'arrivée des anciennes femmes de jihadistes dans leurs régions natales ne se fait pas sans encombre, la loi russe considérant tout soutien à l'EI comme un crime passible de lourdes peines de prison. "Une sorte d'amnistie a été promise à beaucoup, mais dans les faits, cela ne se produit pas. Il y a des procès, parfois montés de toutes pièces, parfois réels", explique le journaliste Gregori Chvedov. L'année dernière, deux Daguestanaises de retour de Syrie ont ainsi été condamnées à 8 ans de prison, mais ont convaincu le tribunal de retarder l'application de leur peine en raison de leurs enfants en bas âge. Les enfants rescapés du "Califat" de l'EI doivent, eux, faire face à une difficile réintégration à la vie en Russie, un pays qu'ils n'ont presque pas connu. Les autorités espèrent que le retour de ces enfants auprès de membres de leur famille va minimiser le risque de radicalisation une fois à l'âge adulte, dans des régions du Caucase russe où une insurrection armée islamiste est encore active.
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VIDÉO - Russie : une neige noire et toxique inquiète les internautes - RTL.fr (Sun, 17 Feb 2019)
Phénomène étrange en Russie. De la neige noire a recouvert trois villes du sud de la Sibérie, Kisseliovsk, Leninsk-Kouznetski, Prokopievsk dans la région minière, Kemerovo. Depuis le vendredi 15 février, les habitants inquiets postent des photos impressionnantes sur les réseaux. Le quotidien Siberian Times a posté plusieurs photos montrant des voitures entièrement recouverte d'une couche de neige noire, mais aussi sur les trottoirs de la ville et les bâtiments. Dans un premier temps, le gouverneur adjoint en charge de l'Environnement, Andrei Panov, a lui mis en cause les chauffages au charbon ainsi que les pots d'échappement des voitures. Mais le directeur d'une usine de charbon a reconnu qu'un mécanisme de protection ne fonctionnait plus dans son usine. La poussière de charbon s'échappe dans l'atmosphère ce qui pourrait expliquer ce phénomène impressionnant et inquiétant. Selon le Guardian, cette neige noire serait toxique car elle contiendrait des métaux lourds dangereux, comme de l'arsenic et du mercure. La rédaction vous recommande Lire la suite
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A la conférence de Munich, Lavrov se félicite d'une Russie «mieux écoutée» - RT en français (Sun, 17 Feb 2019)
Au terme de la conférence de Munich, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a tiré un bilan positif de ses entretiens avec ses partenaires européens. Le diplomate a en revanche dénoncé l'hégémonisme des Etats-Unis. Au terme de trois jours d'échanges dans le cadre de la conférence annuelle sur la sécurité de Munich, le ministre russe des Affaires étrangères s'est félicité d'une certaine normalisation, selon lui, des relations entre les Européens et Moscou.  «[La communauté internationale] a commencé à mieux écouter [la Russie]», a observé Sergueï Lavrov, ce 17 février, devant des journalistes, ajoutant : «Nous sommes des gens patients... au sens stratégique du terme.» A l'occasion de ce grand raoût consacré à la sécurité internationale, la délégation russe a enchaîné les rencontres bilatérales, y compris avec des Etats européens très critiques à l'encontre de l'action internationale de la Russie. La veille, Londres et Moscou avaient renoué un dialogue diplomatique rompu depuis l'éclatement de l'affaire Skripal, il y a onze mois. Le chef de la diplomatie russe a également exprimé la conviction que les tentatives répétées de Washington d'imposer sa volonté «menaçaient le système économique international», alimentant un «sentiment d’incertitude» dans le monde. Les «mesures coercitives unilatérales des Etats-Unis qui tentent d’appliquer leur législation de manière extraterritoriale et d’obliger les autres pays à se conformer aux lois d’un Etat étranger» ne font que contribuer à la «confusion» entre ses propres alliés, a-t-il encore estimé. Lire aussi : John Bolton menace l’Inde, qu'il soupçonne de vouloir rompre le blocus pétrolier contre le Venezuela
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La Russie en perte de contrôle sur ses anciens satellites 23 - Le Monde (Fri, 15 Feb 2019)
Lorsque Nikol Pachinian s’est avancé vers son hôte, l’accueil a été un peu frais. « Alors, vous êtes venu à pied jusqu’à Sotchi ? », l’a toisé Vladimir Poutine. Ce 14 mai 2018, le chef du Kremlin recevait pour la première fois, sur les bords de la mer Noire, le nouveau dirigeant arménien. Après plusieurs semaines de manifestations dans son pays, qu’il a parcouru à pied, en baskets, pour rallier la population dans son combat contre la corruption, il est arrivé au pouvoir une semaine auparavant. Le pire des scénarios aux yeux de Moscou. Les deux hommes ont su s’adapter. Le président russe n’a pas cherché à interférer dans la « révolution de velours » qui a emporté, à Erevan, l’ancien régime installé depuis des décennies et avec lequel Moscou entretenait des liens étroits. Trop risqué, après l’Ukraine. De son côté, l’ex-opposant arménien, âgé de 43 ans, a pris soin de rassurer son interlocuteur en fournissant des gages de bonne volonté. Alors qu’il était encore en période de transition, le gouvernement fraîchement formé par Nikol Pachinian a ainsi envoyé 100 militaires en Syrie, s’attirant au passage l’attention sourcilleuse des Etats-Unis. Ancien opposant, le nouveau premier ministre arménien, Nikol Pachinian, est acclamé par la foule, le 8 mai 2018. Ancien opposant, le nouveau premier ministre arménien, Nikol Pachinian, est acclamé par la foule, le 8 mai 2018. THANASSIS STAVRAKIS / AP Officiellement, il s’agissait d’une opération « humanitaire » à destination de l’importante diaspora arménienne implantée en Syrie, notamment à Alep. Officieusement, le ministère de la défense arménien répondait à une requête pressante de la Russie de participer au déminage du territoire syrien. Quelques mois plus tard, le 25 janvier, à Moscou, Nikol Pachinian prenait, au nom de l’Arménie, la présidence de l’Union économique eurasiatique (UEEA), une association de plusieurs pays ex-soviétiques, qu’il avait pourtant vertement critiquée quand il était dans l’opposition. La dépendance de ce petit pays du Caucase de 3,5 millions d’habitants à l’égard de son puissant voisin russe est bien trop importante pour renverser la table. Il n’empêche. « A quel point un pays affichant des ambitions de gouvernance démocratique peut-il cohabiter avec des gouvernements autoritaires ? », s’interroge tout haut Artur Sakunts, président de la branche arménienne du Groupe d’Helsinki, un réseau civil pour la défense des droits de l’homme créé dans l’espace soviétique. Au sein de la Communauté des Etats indépendants (CEI), l’alliance qui a pris la succession de l’URSS en 1991, la Géorgie et l’Ukraine ont déjà rompu les ponts, en 2009 pour la première, définitivement en 2018 pour la seconde. Sur les neuf pays restants, trois autres ont connu une alternance politique encore rarissime dans l’espace post-soviétique. La Moldavie, le Kirghizistan et, désormais, l’Arménie côtoient ainsi des régimes inamovibles, fortement calqués sur le modèle traditionnel soviétique.
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Modernisation du système russe d’alerte aux missiles: l’armée fournit des détails - Sputnik France (Sun, 17 Feb 2019)
Le radar Dniepr en service dans la région russe de Mourmansk © Sputnik . Pavel Lvov Le système russe d’alerte aux missiles, en partie fragmenté depuis l’effondrement de l’URSS, est désormais pleinement fonctionnel grâce à la mise en service de nouveaux radars, a déclaré le commandant adjoint des Forces aérospatiales russes Igor Morozov. La Russie a récemment achevé la modernisation de son système stratégique d’alerte aux missiles ce qui s’avère particulièrement important après la décision des États-Unis de se retirer du Traité sur les armes nucléaires à portée intermédiaire (FNI), a annoncé dimanche le commandant adjoint des Forces aérospatiales russes Igor Morozov. «Ces dernières années, les dirigeants du pays et le ministère de la Défense ont accordé la plus grande attention à ce système stratégique. Nous avons réussi à achever sa modernisation. L’an dernier, nous avons mis trois nouveaux radars en service opérationnel», a noté M.Morozov. Installés à Enisseïsk (Sibérie orientale), à Barnaoul (Sibérie occidentale) et à Orsk (Oural), ces radars ont renforcé «la couverture radar en périphérie qui avait quelques lacunes depuis l’effondrement de l’URSS», a précisé le général. «Plusieurs stations radars sont restées sur le territoire des États devenus indépendants et certaines d’entre elles ont été démantelées sur décision des autorités de ces pays. Nous avons ainsi été obligés de reconstituer le système», a-t-il ajouté. Selon le général, les Forces aérospatiales ne cessent en outre de perfectionner les algorithmes de traitement des données. Le système d’alerte aux missiles national acquiert une plus grande importance encore depuis que Washington a annoncé son retrait du Traité sur les armes nucléaires à portée intermédiaire (FNI), a conclu M.Morozov. Donald Trump a annoncé le 1er février que les États-Unis cesseraient dès le lendemain de respecter le Traité FNI, signé en 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, et qu'ils s'en retireraient officiellement au bout de six mois, sauf si Moscou cessait de violer l'accord. Le ministère russe des Affaires étrangères a accusé les États-Unis de tester des systèmes interdits par le Traité FNI, ainsi que de déployer des systèmes de lancement Aegis sous la forme de l'ABM sur le territoire européen, qui peuvent en quelques heures se transformer d'un mécanisme défensif en arme d'attaque. Vladimir Poutine a indiqué le 2 février que la Russie suspendait aussi sa participation au Traité en réponse au retrait unilatéral des États-Unis. Il a noté que Moscou ne se laisserait pas entraîner dans une nouvelle course aux armements onéreuse avant d'ajouter que toutes les propositions russes sur le désarmement restaient «sur la table» et que les portes restaient «ouvertes».
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Hockey sur glace : la Russie rêve de Paris - Franceinfo (Sun, 17 Feb 2019)
Hockey sur glace : les Russes et la KHL, leur fameuse ligue de hockey sur glace, sont fascinés par l'enceinte de Paris-Bercy où ils aimeraient venir jouer. Ils souhaiteraient aussi qu'il y ait un club à Paris qui intègre leur ligue. Le président Vladimir Poutine y est lui même favorable. Laurent Bellet s'est rendu pour Stade 2 à Kazan afin d'assister au All Star Game. Un rendez-vous incontournable où s'est illustré un Français, Stéphane Da Costa.
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Face aux Etats-Unis, à la Russie et la Chine, l'Europe sort les griffes - Le Journal du dimanche (Sat, 16 Feb 2019)
21h25 , le 16 février 2019, modifié à 21h46 , le 16 février 2019 Ils ne s’expriment ensemble qu’une fois par an. L’année dernière à Munich, Bruno Kahl, chef du BND allemand, Alex Younger, chef du MI6 britannique et Bernard Emié, directeur de la DGSE s’étaient exprimés sur l’impérieuse nécessité d’accentuer leur coopération contre  le terrorisme. Cette année, ils ont davantage mis l’accent sur la lutte contre les tentatives de déstabilisation des démocraties européennes. Les journalistes qui ont participé à ce briefing ne sont pas autorisés à reproduire leurs propos. Mais ce qu’il ressort de leurs prises de parole est que leurs services seront mobilisés dans les mois qui viennent pour déjouer toute initiative visant les élections européennes du mois de mai. Leur objectif clairement énoncé est de détecter, déjouer et dénoncer les campagnes d’attaque contre le processus électoral. Lire aussi - La brouille s'apaise entre l'Italie et la France Brexit, campagne présidentielle américaine 2016, élection française et allemande en 2017, tous ces scrutins, selon eux, ont été perturbés par des ingérences extérieures. Qu’il s’agisse de la Russie tout comme les réseaux en Europe de l’alt-right américaine que l’ancien conseiller de Donald Trump tente de fédérer. La question de "l'ingérence" russe posée "C’est une occasion unique de faire peser de l’incertitude sur un scrutin majeur qui peut modifier l’équilibre des forces au Parlement en faveur de la Russie", confirme un officiel français présent à Munich. "Et l’Allemagne représente le gros lot cette année", ajoute un expert français qui a travaillé sur les manipulations de l’information. "En ce qui concerne les Russes, leur intention n’est pas forcément d’influer sur le résultat des urnes mais seulement de le discréditer", ajoute François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), l’un des familiers de cette conférence annuelle dédiée aux questions de défense et de géopolitique. "Attention toutefois à ne pas laisser croire que l’opinion publique européenne est si sensible que cela aux offensives sur les réseaux sociaux, sinon cela donnerait une piètre idée de notre résilience démocratique", tempère Thierry de Montbrial, président de l’Institut français de relations internationales (IFRI). "C’est très réducteur de vouloir tout ramener aux méchants russes", poursuit-il. Quant au chef de la diplomatie russe  lui-même, Sergei Lavrov, interrogé sur ce thème en public, il a une fois de plus balayé d’un revers de manche toutes les accusations colportées jusqu’à présent sur une "ingérence" russe dans les élections en Europe en rappelant l’attitude des Occidentaux en Yougoslavie pendant la guerre des Balkans, "l’élargissement sans limites de l’Otan", tout en demandant aux Européens de se libérer de la tutelle américaine. "La Russie veut une Europe forte et indépendante", a-t-il glissé, suscitant dans l’assistance un scepticisme marqué. La Chine également dans le viseur Mais les Européens n’avaient pas que la Russie dans leur ligne de mire à Munich. Les Chinois ont été également ciblés. Singulièrement sur le dossier du moment, l’affaire Huawei, qui fait monter les tensions entre Pékin et les Occidentaux. Depuis des mois, les Etats-Unis demandent à leurs alliés dans le monde entier de refuser de s’équiper de matériel fabriqué par Huawei pour installer le réseau de la 5G (la nouvelle génération de téléphonie qui offre des possibilités inédites d’interconnexion entre objets, structures et réseaux). Selon les services américains, la 5G fournie par Huawei permettrait aux organes de sécurité chinois d’espionner sans limites les installations équipées. D’autant plus que la nouvelle législation chinoise oblige les compagnies de la high-tech de collaborer avec les services de sécurité. Un haut responsable du Département d’Etat vient d’achever cette semaine une grande tournée européenne pour convaincre les Européens de se coordonner avec les Etats-Unis sur le sujet. A Munich, on estime dans la délégation française que l’on n’a pas attendu les Américains pour se méfier de Huawei. Les services de renseignement ont ainsi remarqué que l’administration de l’Union africaine, une fois équipée par la société chinoise, a vu ses données piratées. Quant aux Britanniques, ils ont constaté des "failles" dans le système qu’ils ont testé pendant six ans avec du matériel Huawei de moindre génération que la 5G. "Nous ne pouvons plus garantir que la menace de piratage a été amoindrie", peut-on lire dans le dernier rapport du centre britannique d’évaluation sur la cyber-sécurité. "A tout prendre, mieux vaut se faire espionner par l’américain Cisco que par Huawei", ironise une source française. Ce qui rejoint le diagnostic de l’émissaire du Département d’Etat chargé du dossier : "la dimension de la 5G est stratégique et la Chine n’est pas n’importe quel pays, c’est un régime autoritaire où il n’y a pas de contre-pouvoirs ni de recours crédibles en justice", souligne-t-il. A la tribune de la Conférence, le patron des affaires internationales du parti communiste chinois, Yang Jiechi a contesté toutes ces allégations. "Les lois chinoises n’exigent pas des entreprises d’installer des logiciels dans leur matériel qui permettent de collecter du renseignement", a-t-il dit sans être plus précis. Donald Trump critiqué sur tous les thèmes Les Etats-Unis de Donald Trump ont également été vigoureusement contestés dans tous les espaces de dialogue ouverts à Munich. Iran, Syrie, commerce, climat, multilatéralisme : les thèmes de manquaient pas pour fustiger le comportement d’une administration vis-à-vis de laquelle les Européens ne cachent plus leur exaspération. Les expressions "incohérence stratégique", "chantage", "manque de respect aux alliés" ont été entendues, parfois dans la bouche des plus hautes responsables. A l’image d’Angela Merkel qui a contesté manquer à ses devoirs d’alliée de l’Amérique pour avoir fait valider par l’Union européenne et avec le soutien de la France un compromis sur l’importation de gaz russe via le projet de gazoduc NorthStream2. Ce qui n’a pas empêché le vice-président américain Mike Pence de menacer : "Nous ne pouvons pas assurer la sécurité de nos alliés en Occident s’ils restent dépendants de l’Est", sous-entendu des sources d’énergie russe. Une attitude vivement condamnée par d’autres responsables américains présents. L’ancien vice-président Joe Biden, l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry, l’actuelle présidente de la Chambre Nancy Pelosi, ont essayé de rassurer leurs interlocuteurs en indiquant que cette vision des choses n’était pas celle de la majorité des Américains. Joe Biden ajoutant même : "Je vous le promets, nous serons de retour bientôt car nous avons besoin de vous comme vous avez besoin de nous."
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«Indice de richesse»: ce fruit est-il accessible uniquement aux riches en Russie? - Sputnik France (Sun, 17 Feb 2019)
Un citron CC0 / Pixabay/ulleo En Russie, les citrons sont des fruits onéreux que seuls les riches peuvent se permettre d'acheter, a indiqué au magazine Forbes le directeur général d’une entreprise californienne qui en produit. Ce alors qu’en réalité le citrus est l’un des agrumes les moins chers sur les étals russes. En Russie, la consommation par tête de citrons est plus élevée que dans d'autres pays, lit-on dans l'interview accordée à Forbes par Harold Edwards, directeur général de l'entreprise agricole californienne Limoneira qui produit et vend des citrons et des avocats sur le marché international depuis 1893. M.Edwards se pose la question de savoir pourquoi la Russie est le plus grand consommateur de citrons même si son climat n'en favorise pas la culture. Cela s'expliquerait-il par le fait que les Russes boivent de la vodka? (Attention, il ne s'agit pas du cognac et de la tequila, un shot de vodka est habituellement suivi des cornichons aigres-doux). Ou bien les Russes boivent-ils souvent du thé? M. Edwards a raison sur ce point: les Russes apprécie cette boisson. Ensuite, M.Edwards formule l'idée que seuls les riches peuvent se permettre d'acheter ce produit acide à cause de son prix trop élevé. Ainsi, le citron serait le symbole de la «dolce vita» russe, selon lui. «C'est un indice de richesse. Le citron est un produit de luxe pour eux». Comme il ressort de l'entretien, la journaliste et l'homme d'affaires ignoraient que des citrons étaient présents dans tous les supermarchés russes. Son prix est presque le plus bas de tous les agrumes. Un kilogramme de citrons coûte 153 roubles (2 euros) dans un réseau des supermarchés, alors que la fourchette pour 1 kg de pommes, fruit que la Russie produit en abondance, varie entre 86 et 148 roubles (1,15 et 2 euros).
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Moyen-Orient : États-Unis, Russie, chacun son sommet - Boulevard Voltaire (Sun, 17 Feb 2019)
Deux sommets internationaux concurrents se sont tenus, le 14 février dernier : l’un à Varsovie, à l’initiative des États-Unis, et l’autre à Sotchi, sous l’égide de la Russie. Le sommet de Varsovie était intitulé « La paix et la sécurité au Moyen-Orient ». Derrière ce titre onctueux et rassurant se cachait, en réalité, un objectif plus vraisemblable : comment neutraliser l’Iran ? Car l’Iran est l’ennemi numéro un actuel de l’administration américaine. C’est le vice-président américain, Mike Pence, qui était aux manettes à Varsovie. Le ghota du monde sunnite était représenté : Arabie saoudite, Yémen, Jordanie, Égypte, Tunisie, Maroc, Émirats arabes unis. Israël également, bien sûr, que le régime iranien inquiète au plus haut point. Manquaient à l’appel le Qatar, fâché avec Riyad, et la Turquie, en froid avec Washington. Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain, a résumé l’ambiance : « Il n’est pas possible d’atteindre la paix et la stabilité au Moyen-Orient sans affronter l’Iran. » Ce qu’il y a de distrayant, avec les États-Unis, c’est que leur volonté de paix est toujours contrariée par des méchants à qui, la mort dans l’âme, il faut faire la guerre. Mais l’Iran n’est pas l’Irak ou la Serbie et on ne peut pas aussi facilement lancer l’aviation de l’OTAN sur Téhéran pour lui apprendre où est le camp du bien. Surtout, il manquait l’Europe à ce sommet, à commencer par la France et l’Allemagne, qui n’ont envoyé que des représentants de second plan à Varsovie. Les Européens sont très réticents sur la stratégie américaine contre l’Iran, dont ils ne voient pas où elle peut mener. Une piste apparaît tout de même assez clairement : en marge du sommet se tenait Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York, qui a rencontré des Moudjahidine du peuple, mouvement d’opposition iranien en exil. Giuliani, avocat personnel de Trump, a clairement appelé à un changement de régime en Iran. Mais ce ne sont pas les sanctions américaines contre Téhéran qui vont lui attirer les sympathies du peuple iranien qui en souffre cruellement. Pendant ce temps, à 2.000 kilomètres de là, Poutine, Erdoğan et l’Iranien Rohani discutaient, à Sotchi, de l’avenir de la Syrie. Les avancées ont été maigres : Erdoğan, qui a renoncé à sa demande de changement de régime à Damas, fait du problème kurde sa priorité absolue et il exige l’élimination des YPG (branche armée kurde) de l’est de l’Euphrate. Position qui ne peut que réjouir la Syrie, qui attend avec impatience de retrouver sa souveraineté territoriale. Mais cela passe, bien sûr, par le retrait américain, toujours reporté. Poutine, de son côté, aimerait bien régler la question de la province d’Idleb, où des dizaines de milliers d’islamistes sont regroupés sous l’égide de l’ex-Front al-Nosra, Hayat Tahrir al-Cham. Mais les troupes turques sont bien installées dans la région et Erdoğan n’a qu’un langage : Idleb contre les Kurdes. Rohani observait cela avec détachement, tout en renforçant son implantation sur le territoire syrien. Mais il faudra bien trouver un accord pour éliminer ce nid d’islamistes qu’est Idleb.
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