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Offensive turque contre les Kurdes : « La Russie est le seul acteur qui peut agir sur la tournure… - 20 Minutes (mar., 15 oct. 2019)
Des soldats turcs à Manbij, en Syrie, près de la frontière avec la Turquie, le 14 octobre 2019. — Zein Al RIFAI / AFP La Turquie a lancé le 8 octobre dernier une offensive à la frontière syrienne contre les forces kurdes. En dépit des critiques internationales, le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que l’offensive se poursuivrait jusqu’à ce que ses « objectifs soient atteints ». Lundi, Donald Trump a durci le ton contre la Turquie, l’appelant à mettre fin à l’offensive, et a annoncé une série de sanctions contre le pays. Ce mardi, pour la première fois, la Russie a condamné l’offensive turque, ajoutant qu’elle n’autoriserait pas d’affrontements entre les forces turques et syriennes. Sept jours après le lancement de l’offensive turque contre les Kurdes dans le nord-est de la Syrie, 133 combattants kurdes, 108 rebelles pros turcs et 69 civils ont été tués, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Près de 160.000 personnes ont, quant à elles, été déplacées, affirme l’ONU. Si la communauté européenne n’a cessé de condamner l’intervention turque et d’appeler à un cessez-le-feu, les Etats-Unis, eux, ont enchaîné les annonces contradictoires. Lundi, Donald Trump a déclaré qu’il était « prêt à détruire rapidement l’économie turque si les dirigeants turcs poursuivent dans cette voie dangereuse et destructrice ». Finalement, le président américain a annoncé des sanctions contre trois ministres turcs. Mardi, la Russie a condamné, pour la première fois, l’opération turque, déclarant que le Kremlin n’autorisera pas d’affrontements entre les forces turques et syriennes. La communauté internationale peut-elle réussir à freiner ou à stopper le président Recep Tayyip Erdogan dans son opération contre les Kurdes ? 20 Minutes a interrogé Adel Bakawan*, chercheur associé au Programme Turquie et Moyen-Orient de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Les sanctions annoncées par les Etats-Unis peuvent-elles vraiment faire pression sur la Turquie ? Les Etats-Unis disposent de moyens énormes pour freiner ou stopper l’offensive turque contre les Kurdes. Ils ont évidemment des moyens militaires, mais pour Donald Trump, il est hors de question d’engager les Etats-Unis dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Comme l’option militaire est exclue, l’option la plus probable est l’option économique. Pour l’instant, les sanctions économiques annoncées par Donald Trump sont très légères, elles ne concernent que trois ministres et n’impactent pas l’économie profonde du pays. Il faut bien comprendre que tous les mandats de Recep Tayyip Erdogan, de 2002 à 2019, ont été centrés, en grande majorité, sur la relance de l’économie, c’est un aspect central de sa présidence. Si le président américain s’engage donc sérieusement vers des sanctions économiques contre la Turquie, qui toucheraient l’économie en profondeur, ça pourrait avoir un vrai impact et obliger Recep Tayyip Erdogan à freiner ou stopper son offensive contre le Kurdistan syrien. Quels sont les moyens dont dispose l’Union européenne pour obliger Ankara à stopper son offensive ? Les pays européens, d’une manière générale, n’ont pas de moyen de pression assez conséquent pour pouvoir freiner ou stopper l’offensive turque contre les Kurdes. L’action de l’Union européenne est limitée, elle ne peut évidemment pas lancer d’action militaire. D’abord car la Turquie est membre de l’Otan, ensuite car la communauté européenne n’est pas en mesure de s’engager militairement contre la Turquie, qui est la première puissance militaire du Moyen-Orient. La deuxième carte de l’Union européenne, c’est l’embargo économique. C’est l’arme la plus puissante dont dispose Bruxelles. Chaque année, l’UE verse des milliards à la Turquie, notamment pour l’accueil des réfugiés syriens en Turquie. Dernier point, l’embargo militaire. Plusieurs pays ont déjà gelé leur coopération militaire avec Ankara, en stoppant la vente d’armes. Ce moyen de pression ne forcera pas Recep Tayyip Erdogan à stopper son offensive, mais il peut avoir des conséquences. La Russie, l’un des principales allié de la Turquie, a-t-elle une influence sur le pays ? Aujourd’hui, sur le terrain syrien, parmi tous les acteurs engagés – la France, les Etats-Unis, l’Iran, les pays du Golfe, la Turquie –, l’acteur le plus fort et le plus crédible, qui peut agir sur la suite des événements, c’est la Russie. Plus précisément, c’est Vladimir Poutine. Le président russe dispose de toutes les cartes pour agir et influencer la Turquie, les Kurdes, le régime syrien et les Iraniens. Il est capable de parler avec tous les acteurs. La Russie a réussi à récupérer les forces des deux côtés de la frontière, à avoir une influence sur eux. Qui conteste le partenariat entre Vladimir Poutine et Recep Tayipp Erdogan ? Personne. Qui conteste le partenariat entre Vladimir Poutine et les FDS ? Personne. Qui conteste le partenariat entre Vladimir Poutine et Hassan Rohani (Iran) ? Personne. Actuellement, la Russie est le seul acteur qui peut agir sur la tournure des événements, qui peut influencer Recep Tayyip Erdogan, le faire changer d’avis sur son offensive. *Adel Bakawan est également sociologue et dirige le Kurdistan Centre for Sociology (KCS) à l’Université de Soran. Il est aussi chargé de cours à l’Université d’Evry. Une faute ? 6 partages
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La Russie et l'Arabie saoudite scellent leur entente pétrolière - Boursorama (Mon, 14 Oct 2019)
Une photo distribuée par le palais royal saoudien montre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (G) rencontrant le président russe Vladimir Poutine à Ryad le 14 octobre 2019 ( Saudi Royal Palace / Bandar AL-JALOUD ) Une photo distribuée par le palais royal saoudien montre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (G) rencontrant le président russe Vladimir Poutine à Ryad le 14 octobre 2019 ( Saudi Royal Palace / Bandar AL-JALOUD ) La Russie et l'Arabie saoudite ont scellé lundi leur entente pétrolière et prôné une coopération renforcée tous azimuts, à l'occasion d'une visite à Ryad du président russe Vladimir Poutine. Espace, culture, santé, hautes technologies et agriculture: une vingtaine d'accords et de contrats, prévoyant des investissements pour des milliards de dollars ont été signés à l'issue de pourparlers entre M. Poutine et le roi Salmane. Parmi eux figure la charte de coopération "Opep+" -appellation rassemblant les 14 pays du cartel et dix pays non-membres- dont la signature a officialisé un accord approuvé il y a plusieurs mois. Ce document crucial vise à "renforcer la coopération et soutenir davantage la stabilité sur les marchés pétroliers", s'est félicité le ministre de l'Energie saoudien, le prince Abdel Aziz ben Salmane, lors d'une cérémonie solennelle, devant les deux dirigeants. L'Arabie saoudite, chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), et la Russie, bien que non membre du groupe, coopèrent étroitement ces dernières années pour limiter l'offre de l'or noir et tenter d'en faire remonter le prix. La dernière prolongation des réductions de la production, décidée par "Opep+", expire fin mars 2020. Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, "la coopération militaire et technique a été évoquée" également lors de pourparlers entre Vladimir Poutine et les dirigeants saoudiens.  "Un dialogue sur ce sujet sera poursuivi", a-t-il dit à la presse, sans fournir plus de détails. En 2017, la Russie et l'Arabie saoudite avaient signé un protocole d'accord ouvrant la voie à l'achat par Ryad des S-400, de puissants systèmes de missiles antiaériens russes. Mais le royaume a finalement opté pour l'achat du système américain.  - Syrie et Yémen - "La Russie attache une importance particulière au développement de liens amicaux et mutuellement avantageux avec l'Arabie saoudite", a assuré le maître du Kremlin, accueilli en grande pompe par les Saoudiens. Salué par des coups de canon à son arrivée à l'aéroport de Ryad, il s'est vu accompagner par des cavaliers saoudiens portant des drapeaux russes, jusqu'au palais royal. Le président russe Vladimir Poutine (à gauche) et le roi d'Arabie saoudite Salmane (à droite) à Ryad, le 14 octobre 2019 ( POOL / Alexander Zemlianichenko ) Le président russe Vladimir Poutine (à gauche) et le roi d'Arabie saoudite Salmane (à droite) à Ryad, le 14 octobre 2019 ( POOL / Alexander Zemlianichenko ) "Nous sommes impatients de travailler (ensemble) sur toutes les questions qui permettront d'aboutir à la sécurité, la stabilité et la paix, de lutter contre l'extrémisme et le terrorisme et de renforcer la croissance économique", a affirmé le roi Salmane devant son interlocuteur russe. Ce dernier avait déjà fait l'éloge de "ses très bonnes relations avec le roi, comme avec le prince héritier" Mohammed ben Salmane, dans un entretien à des chaînes de télévision arabophones diffusé à la veille de sa visite. M. Poutine s'est en outre entretenu avec le prince héritier de la "coopération bilatérale" et de divers dossiers régionaux "en particulier la situation en Syrie et au Yémen". Sur la Syrie, "il est important pour la Russie qu'un pays arabe participe au règlement politique", observe l'analyste politique russe Fiodor Loukianov, car jusqu'ici "seuls trois pays non arabes" sont impliqués, la Turquie, la Russie et l'Iran. - "Rôle de pacificateur" - Moscou et Ryad, allié traditionnel des Etats-Unis, ont affiché ces dernières années un rapprochement spectaculaire, marqué par une visite en Russie du roi Salmane en octobre 2017, première historique. Un an plus tard, alors que Mohammed ben Salmane était sous le feu des critiques après l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul, Vladimir Poutine a salué le prince héritier saoudien d'une poignée de main enthousiaste et très remarquée à une réunion du G20. Forte de ses relations avec Ryad et en même temps alliée à l'Iran, ennemi juré du royaume saoudien, la Russie pourrait chercher à "jouer le rôle de pacificateur" dans les tensions irano-saoudiennes, estime l'analyste Fiodor Loukianov.  Ces tensions se sont exacerbées en septembre après des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes, attribuées par Ryad et Washington à l'Iran qui a démenti et mis en garde contre une "guerre totale" en cas d'attaque sur son territoire. Les attaques contre les installations saoudiennes avaient été revendiquées par les rebelles du Yémen, soutenus par Téhéran et que combat l'Arabie saoudite. La Russie avait alors balayé les "conclusions hâtives" visant l'Iran. "Nous allons tout faire pour créer les conditions nécessaires pour une dynamique positive" visant à calmer les tensions, a dit M. Poutine aux chaînes arabophones.  Après l'Arabie saoudite, Vladimir Poutine se rendra mardi aux Emirats arabes unis. mp-aem/mh/tp
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Pourquoi l'offensive turque en Syrie paralyse autant les Etats-Unis que la Russie - franceinfo (Tue, 15 Oct 2019)
Les deux grandes puissances mondiales semblent bien impuissantes face à l'offensive de Recep Tayyip Erdogan sur le sol syrien.  L'offensive turque en Syrie se poursuit. "Nous allons poursuivre notre lutte (...) jusqu'à ce que nos objectifs soient atteints", a prévenu, mardi 15 octobre, le président turc, Recep Tayyip Erdogan. En sept jours, cette opération militaire a déjà tué, côté syrien, 70 civils et 135 combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). En Turquie, 20 civils sont morts dans des tirs de roquettes en provenance de la Syrie. Les affrontements ont également tué 120 combattants proturcs, selon l'OSDH, et cinq soldats turcs, selon Ankara. L'offensive a provoqué en outre l'exode de 160 000 personnes, d'après l'ONU. Si la marge de manœuvre française dans ce dossier semble bien maigre, les possibilités d'action des deux grandes puissances mondiales que sont les Etats-Unis et la Russie apparaissent elles aussi très limitées. Franceinfo vous explique pourquoi cette crise paralyse Washington et le Kremlin.  Parce que Trump ne sait plus sur quel pied danser "Trump s'est coincé tout seul, analyse pour franceinfo Nicole Bacharan*, politologue et spécialiste des Etats-Unis. Il n'y avait aucun impératif immédiat à retirer les troupes américaines et il a donné son feu vert à Erdogan." Après avoir semblé autoriser cette opération en retirant des soldats américains de secteurs frontaliers dans le nord syrien, le président des Etats-Unis a soufflé le chaud et le froid, menaçant notamment, lundi, d'"anéantir" l'économie turque si Ankara "dépassait les bornes". Pourquoi ce changement de ton ? Parce qu'il est acculé de toutes parts, souligne Nicole Bacharan.  Si Trump semble reculer d'une manière ridicule et qu'il menace d'agir contre une situation qu'il a lui-même créée, c'est parce qu'il a tout le monde contre lui, les démocrates, les républicains et le Pentagone.Nicole Bacharan, politologueà franceinfo Résultat : lundi, Donald Trump a promis sur Twitter que "de grosses sanctions contre la Turquie" étaient en préparation.  ....Kurds may be releasing some to get us involved. Easily recaptured by Turkey or European Nations from where many came, but they should move quickly. Big sanctions on Turkey coming! Do people really think we should go to war with NATO Member Turkey? Never ending wars will end! — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 14, 2019 Les Etats-Unis ont finalement annoncé des sanctions ciblées contre trois ministres turcs dans le cadre d'un décret présidentiel de Donald Trump visant à convaincre Ankara de "mettre fin immédiatement à son offensive" en Syrie. Les ministres de l'Energie, de la Défense et de l'Intérieur sont frappés par ces mesures, selon un communiqué du Trésor américain. Leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis sont gelés et leurs transactions internationales en dollars sont bloquées. "Ces sanctions n'auront aucun effet, assure cependant Nicole Bacharan. Les Turcs arrêteront quand ils auront ce qu'ils veulent."  Parce qu'entre les Kurdes et les Turcs, les Etats-Unis ont vite fait leur choix Interrogé lundi sur les réactions de soldats américains sur le terrain qui avaient exprimé leur honte d'abandonner leurs alliés kurdes, le secrétaire américain à l'armée de terre, Ryan McCarthy, a répondu qu'il fallait "expliquer à nos soldats la complexité de la situation". Quand deux partenaires des Etats-Unis ont des intérêts divergents, "il faut prendre le temps d'expliquer la différence entre les [relations entre] soldats et les choix que nous devons faire au niveau national", a-t-il ajouté. Il a ainsi reconnu implicitement ce que plusieurs responsables militaires américains disent depuis longtemps en privé : entre la Turquie, pays membre de l'Otan qui abrite des bases américaines stratégiques, et la minorité kurde syrienne, qui a profité de ses victoires militaires contre le groupe Etat islamique (EI) pour prendre le contrôle d'une partie du territoire syrien, les Etats-Unis n'ont jamais vraiment eu le choix. "Trump a décidé que la Turquie était beaucoup plus importante que les Kurdes", explique Joshua Landis, expert de la Syrie à l'université de l'Oklahoma.  Je ne pense pas que ce soit la décision de Trump uniquement. Les Etats-Unis considèrent la Turquie comme plus importante pour la défense de leurs intérêts.Joshua Landis, expert de la Syrie à l'université de l'Oklahomaà l'AFP Et Recep Tayyip "Erdogan a compris que le moment venu, les Etats-Unis n'allaient pas déclarer la guerre à la Turquie pour les Kurdes". Parce que la Russie est coincée entre son allié turc et sa volonté d'éviter le retour de l'EI Du côté de Moscou, les choses ne sont pas plus simples. Le jour de l'offensive turque, la Russie est restée discrète. Vladimir Poutine a seulement "appelé ses partenaires turcs à bien réfléchir à la situation afin d'éviter de porter atteinte aux efforts communs visant à résoudre la crise syrienne". On a connu des déclarations bien plus fortes de la part de l'homme fort du Kremlin. "La Russie est prise entre son alliance avec la Turquie et sa préoccupation d'éviter le retour des combattants caucasiens de l'Etat islamique", explique à franceinfo Cyrille Bret, haut fonctionnaire, spécialiste des affaires stratégiques et relations internationales. De fait, Vladimir Poutine a pris la parole sur cet épineux dossier en évoquant la potentielle résurgence du groupe Etat islamique. Des milliers de combattants de l'EI détenus par les Kurdes risquent en effet de recouvrer la liberté. "C'est une menace réelle pour nous, pour vous, [car] où vont-ils aller et comment ?" a prévenu le président russe lors d'un sommet d'ex-pays soviétiques à Achkhabad, au Turkménistan. La Russie attend de voir comment la situation va évoluer, elle n'est pas en mesure de faire pression d'un côté comme de l'autre.Cyrille Bret, spécialiste des relations internationalesà franceinfo L'une des seules actions entreprises par la Russie a été de bloquer, vendredi, un projet américain de déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU demandant à la Turquie d'arrêter son offensive militaire. Tout sauf une surprise pour Cyrille Bret. "C'est classique : la ligne russe, c'est 'pas d'ingérence'. La souveraineté, c'est le principe cardinal en matière de relations internationales pour les Russes", rappelle le spécialiste. Néanmoins, mardi 15 octobre, Moscou a durci le ton. L'envoyé spécial du Kremlin pour la Syrie, Alexander Lavrentiev, a déclaré que l'opération militaire turque était "inacceptable" et qu'il n'y avait eu aucun accord préalable entre Moscou et Ankara. Interrogé par l'agence de presse russe Interfax en marge d'un déplacement à Abu Dhabi, il a aussi confirmé que Moscou avait servi de médiateur entre le gouvernement syrien et les Kurdes. La Russie, a-t-il ajouté, n'autorisera pas d'affrontement entre les forces turques et syriennes. Parce que les Etats-Unis et la Russie n'agiront pas frontalement contre Erdogan  En définitive, il apparaît clairement que les Etats-Unis et la Russie ne s'engageront jamais militairement contre le président Erdogan. La récente alliance entre les Kurdes et Bachar Al-Assad changera-t-elle la donne pour la Russie, grande alliée du chef d'Etat syrien ? "C'est un facteur d'incertitude supplémentaire car la Russie se retrouve prise entre deux alliés, mais ce n'est pas demain que des soldats de Poutine vont aller sur le terrain aux côtés de Bachar Al-Assad pour contrer la Turquie", tranche Cyrille Bret.  Donald Trump, lui, a été très clair. Le président américain a prévenu lundi que les Etats-Unis ne "s'engageraient pas dans une autre guerre entre des gens qui se combattent depuis deux cents ans". "Les gens pensent-ils vraiment que nous devrions entrer en guerre contre la Turquie, qui est membre de l'Otan ? Les guerres sans fin vont s'arrêter !" s'est-il agacé. L'alliance militaire avec la Turquie ne paraît donc pas menacée. Selon le centre de recherche American Security Project, les Etats-Unis entreposent 50 bombes nucléaires sur la principale base américaine de Turquie, à Incirlik, dans le sud du pays. Cette base aérienne que Washington utilise depuis la guerre froide, et qui abrite quelque 2 500 militaires américains, a été fort utile aux opérations contre l'EI et sert de tête de pont aux opérations militaires américaines dans toute la région.  * Autrice de l'ouvrage Le Monde selon Trump (éd. Tallandier, 2019).  A lire aussi Sujets associés
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Russie : le QG de Navalny visé par une troisième perquisition du Kremlin - Libération (Tue, 15 Oct 2019)
L'opposant Alexeï Navalny le 29 septembre lors d'un discours à Moscou. L'opposant Alexeï Navalny le 29 septembre lors d'un discours à Moscou. Photo Yuri Kadobnov. AFP Le Fonds de lutte contre la corruption, ONG de l'opposant russe, et ses employés ont fait l'objet d'une nouvelle perquisition au cours de laquelle ils ont embarqué le matériel informatique. Les comptes du Fonds ont également été gelés. «Des fainéants peureux en bonnet noir ont de nouveau envahi nos bureaux», a écrit mardi matin l’opposant Alexeï Navalny sur son blog. Des perquisitions ont eu lieu dans les locaux de l’organisation du Fonds de lutte contre la corruption (FBK) et au domicile de ses employés dans 30 régions à travers tout le pays, a confirmé le Comité d’enquête, organisme judiciaire sous l'autorité du Président. Sur des images de vidéosurveillance, publiées par l’opposant, on voit des policiers en casque et cagoule noire pénétrer dans un bureau. C’est la troisième fois que la police organise des descentes dans les locaux du FBK et chez ses employés et militants. Le 6 août à Moscou et le 12 septembre dans les 45 QG régionaux, ainsi que chez des employés et bénévoles, «ils ont volé tout le matériel informatique qu’ils pouvaient, écrit de son côté Leonid Volkov, le bras droit de Navalny. La troisième fois, il n’y avait plus grand monde à fouiller, ils sont donc allés chez les proches des employés, les ex-employés, les proches des ex-employés. […] La seule chose qui n’a pas changé, c’est qu’ils ont volé tout le matériel informatique. On dirait une stratégie très élaborée : n’emprisonner personne pour ne pas susciter une vague de sympathie et de solidarité civique, mais voler et piller au maximum pour rendre le travail impossible.» Des comptes gelés et de nombreuses dettes Depuis plusieurs semaines, le FBK d’Alexeï Navalny, l’avocat de 43 ans devenu le principal opposant à Vladimir Poutine, spécialisé dans les investigations sur la corruption et les fortunes mafieuses des hommes au pouvoir, est visé par une enquête pour blanchiment d’argent. La semaine dernière, dans un tour de vis supplémentaire, l’organisation a été placée sur la liste des «agents de l’étranger», une classification introduite par les autorités en 2012 pour stigmatiser les ONG dérangeantes, obligeant toutes les organisations recevant des financements de l’étranger à s’inscrire sur un registre spécial. Navalny et ses équipes dénoncent un coup monté de toutes pièces. Après avoir gelé les comptes du FBK, financé entièrement par du crowdfunding et sur lesquels se trouvaient 75 millions de roubles (1 million d’euros), les autorités auraient elles-mêmes organisé deux virements, les 6 et 17 septembre, pour une somme de 140 000 roubles (1 970 euros), de la part d’une entreprise espagnole. «Généralement, notre comptabilité repère tous les virements et renvoie ceux qui proviennent de citoyens étrangers, explique l’opposant. Mais à ce moment-là, le FBK n’avait plus de comptable, temporairement», car l’entreprise avec laquelle travaillait le Fonds avait décidé de ne plus lui fournir ses prestations, après avoir elle aussi fait l’objet de perquisitions début août. Le pouvoir ignore méthodiquement Alexeï Navalny, trublion en chef depuis l’hiver contestataire de 2011, ne lui accordant aucune existence sur les ondes officielles. Mais les autorités lui mettent tout aussi systématiquement des bâtons dans les roues. Cet été, des manifestations massives ont secoué la capitale russe après que des candidats soutenus par lui ou issus de son organisation ont été exclus d’un scrutin municipal. L’opposant lui-même a passé trente jours en détention pour organisation de manifestations non autorisées, tandis que plusieurs personnes ont écopé de peines de prison réelles dans ce qui est devenu «l’affaire de Moscou». A lire aussi A Moscou, le comédien Pavel Oustinov en prison pour rien Il y a quelques jours, le parquet de Moscou a demandé la confiscation de l’appartement de 78,5 m² dans lequel Navalny vit avec sa famille, dans le cadre d’une plainte déposée contre les organisateurs des rassemblements des 27 juillet et 3 août. La garde nationale réclame un dédommagement de 5 millions de roubles (70 500 euros) pour avoir mobilisé des «forces supplémentaires», ce qui a entraîné des coûts complémentaires en rémunération des policiers et achat de carburants et lubrifiants. D’autres entreprises ont également présenté la facture aux chefs de file des manifestations : «les chaussées» ont réclamé 14 490 000 roubles (204 300 euros) pour les rues en pagaille et les infrastructures abîmées ; le réseau de bus et tramways veut 1 893 591 roubles (26 700 euros) pour des retards causés sur 36 lignes ; le restaurant Armenia, sur l’avenue Tverskaïa, a perdu des clients et veut 551 847 roubles (7 800 euros) ; les véhicules de M Taxi étaient empêchés de travailler et estiment le préjudice à 787 314 roubles (11 100 euros) ; le métro de Moscou a dû mobiliser sept cadres supplémentaires un jour de repos, ce qui lui a coûté 325 642 roubles (4 600 euros). Veronika Dorman
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Faut-il redouter les nouveaux missiles "invincibles" de la Russie ? - Paris Match (Tue, 15 Oct 2019)
Capables d’atteindre des vitesses hypersoniques, les nouvelles armes développées par la Russie seraient « pratiquement » impossibles à abattre. Un avantage stratégique décisif. Et donc, une situation d’infériorité militaire jamais vue pour les États Unis depuis le lancement de Sputnik en 1957.  Peut-être les prémices d’une nouvelle course aux armements. Jean St Geneys, auteur de « Torpedo Blues » qui raconte la genèse de ces missiles hypersoniques, nous décrypte la situation. Dans son discours annuel au parlement russe en février 2019, Vladimir Poutine reprochait aux Américains leur intention de déployer de nouveaux systèmes d’armes, en Europe notamment. Il mettait alors en garde les Occidentaux, et annonçait la livraison prochaine à son armée de « missiles hypersoniques », quasiment invincibles par leur vitesse (Mach 20), et leur aptitude à changer de cap et d’altitude. Ce n’était pas du bluff. 6 mois plus tard, la nouvelle tombait : la Russie sera le premier pays à équiper ses sous-marins de missiles hypersoniques de croisière. Ne pouvant être détectés qu’au dernier moment, donc trop tard. Reviendrait-t-on à une certaine « guerre des étoiles » lancée dans les années 80 par Ronald Reagan mais désormais en faveur de la Russie ? Les Russes s’en défendent. Au point que Vladimir Poutine a même proposé (avec humour ?), lors du Forum Économique Oriental en septembre, d’en vendre à Donald Trump « et ainsi tout équilibrer d’un coup. Pourquoi dépenser de l’argent (en recherche et développement) alors que nous l’avons déjà dépensé et que nous pouvons en tirer quelque chose sans compromettre notre sécurité, mais dans l’intérêt de créer une situation d’équilibre ? » justifiait le Président russe. Outre les États-Unis, la concurrence de la Chine fait craindre aux grandes puissances comme la Russie la relance d’une course technologique, au vainqueur toujours incertain. Vladimir Poutine. Vladimir Poutine. © DR Comment en est-on arrivé là ? A la fin de la 2ème guerre mondiale, les nazis étaient proches d’accéder à des avantages majeurs en termes d’armement, et qui auraient pu changer le cours du conflit en leur faveur. En mettant au point les premiers chasseurs à réaction, puis les premières fusées V1 puis V2 pour bombarder l’Angleterre depuis la France occupée. Heureusement, ces « premiers missiles » étaient trop imprécis et ne pouvaient pas emporter de lourdes charges. En outre, leurs sites de lancement ont pu être copieusement bombardés. Les troupes alliées ont envahi l’Allemagne avant que le V2 ne soit perfectionné et que son programme de construction ne prenne trop d’ampleur. Les promoteurs de ces armements nouveaux ont été récupérés par les Américains (Von Braun par exemple) et les Soviétiques principalement. La folle course aux armements Durant la guerre froide qui a suivi, Russes et Américains n’ont cessé de développer des arsenaux d’armes nucléaires toujours plus importants, et des vecteurs capables de les lancer sur l’ennemi. Cet effort de guerre a été colossal de part et d’autre. Il a conduit à la création de complexes militaro-industriels puissants. Des dépenses budgétaires considérables ont contribué pour l’URSS, dont l’économie « planifiée » était moins performante, à son appauvrissement et au final, à son éclatement. Jusqu’au début des années 90, plus de 70.000 ogives nucléaires (russes et américaines principalement) sont accumulées par les cinq premières puissances nucléaires (réduites à 14.000 environ vers 2017). Les deux camps ont du également produire des milliers de missiles et de bombardiers stratégiques, ainsi que des centaines de sous-marins lanceurs d’engins SNLE. Un sous-marin lanceur de SNLE. Un sous-marin lanceur de SNLE. © DR La désescalade On a pu mesurer l’importance de ces dépenses à travers les économies réalisées grâce à leur réduction dans les (seules, hélas) années de désarmement consécutives aux initiatives de Michael Gorbatchev et de sa Perestroïka. Suite aux accords pris par Gorbatchev-Reagan, un contrat signé en 1995 prévoyait qu’Américains et Russes collaboreraient pour transformer l’uranium hautement enrichi des 20.000 têtes de missiles russes SS20 démantelées en uranium faiblement enrichi pouvant servir à l’industrie civile, le combustible pour les centrales nucléaires. Il générera… 17 milliards de dollars de recettes pour l’Etat russe, par la valorisation d’une composante énergétique pouvant assurer 10% de la production d’énergie électrique US ( !), plus 150.000 tonnes d’équivalent uranium. A titre de comparaison, les 10 gisements d’uranium les plus importants dans le monde permettent une production annuelle cumulée d’environ 30.000 t. Il faudra d’ailleurs associer aussi les industriels français, canadiens et allemands pour absorber une telle quantité de matière sans faire chuter les marchés. L’Etat russe avait bien besoin de ces recettes à cette époque de transition, puisqu’il se déclarait en défaut de paiement en 1998, et que le rouble perdait en une journée les deux tiers de sa valeur. Ces chiffres montrent bien l’énormité des efforts industriels, économiques, financiers et humains, consentis par les deux pays pour parvenir à un équilibre de la terreur, en se neutralisant mutuellement, lorsqu’il fut admis que l’on était entré dans l’ère de la « destruction mutuelle assurée » en cas de guerre nucléaire. Après la dissolution de l’URSS fin 1991, les Américains firent sensiblement de même de leur côté (diminuer leurs stocks d’armes nucléaires), mais sans y être contraints économiquement. Aujourd’hui, on réarme ? L’URSS ayant disparu (la Chine n’avait pas encore émergé), les Etats Unis se retrouvaient seule superpuissance, et ont pu ultérieurement continuer à développer leur arsenal militaire. Sur mer, ses moyens de « projection » augmentaient considérablement, les Etats-Unis disposant actuellement d’une dizaine de porte-avions en ordre de marche, quand aucune des autres grandes puissances n’en dispose de plus de deux. C’est de ce constat que les Russes (déjà à l’époque soviétique) développaient des armements qui, à moindre coût, leur permettraient en théorie de s’opposer à cette puissance. C’est l’exemple des torpilles Shkval dont la vitesse inégalée, et son possible armement nucléaire, pouvaient mettre en danger une flotte menée par un porte-avions. De son côté, le complexe militaro-industriel américain, qui a beaucoup souffert de la fin de la guerre froide en termes de commandes, donc de revenus, aurait tout intérêt aux périodes de tensions internationales, à continuer de fournir du matériel à son armée et à ses alliés. Son symétrique en Russie aussi d’ailleurs, partiellement privatisé. Et pour les deux belligérants historiques, un intérêt commun également à pouvoir ultérieurement contenir la Chine. Sur les mers pour les Américains. Sur terre pour les Russes, qui ont quand même 4250 km de frontière commune… Une Chine qui monte en gamme et en valeur ajoutée dans tout ce qu’elle produit, dont l’armement. Dans la période plus récente, les accords de désarmement nucléaire américano-russes touchent à leur fin ou ont expiré, et les dirigeants des deux pays n’ont pas pu ou voulu les renouveler. La Russie, subissant les conséquences des sanctions économiques l’affectant depuis la crise ukrainienne, a tout intérêt à chercher à compenser à moindre coût le déséquilibre stratégique généré par les dernières initiatives américaines : déploiement de boucliers antimissiles en Europe et en Corée du Sud, miniaturisation de l’arme atomique pour un emploi « tactique ». L’équilibre de la terreur était bien un équilibre ; si celui-ci est rompu, il faut en chercher un autre. Les armes hypersoniques, parce que difficiles à concevoir et produire, ne peuvent l’être que par peu de pays (USA, Russie, Chine pour l’instant) et pourraient être de nature à recréer cet autre équilibre. Le problème pour celui qui est agressé par un missile hypersonique est qu’il ne sait pas s’il est équipé ou non d’une charge nucléaire. Le temps de préavis pour réagir est tellement court qu’il risque d’entraîner une décision inappropriée. Là est le grand danger. Revue de projets de missiles hypersoniques Le missile hypersonique « Zircon » présenté par le chef de l’état russe est annoncé à Mach 8 ou 9, est qualifié de missile de « défense ». Il équiperait notamment des sous-marins nucléaires. Les porte-avions américains deviendraient ainsi totalement vulnérables. Ceci fait déjà l’objet d’un débat aux Etats-Unis : pourquoi investir plus de 10 milliards de dollars dans un outil qui deviendrait une cible indéfendable ? La Russie annonce aussi des tests réussis d’un missile Kinjal à Mach 10 (qui serait lancé d’un MiG 31) et d’un missile hypersonique « Avangard » à Mach 20, capable de briser tous les systèmes de défense. Cela pourrait se révéler être une avance de plusieurs années sur les systèmes concurrents, garantissant ainsi une certaine sécurité à la Russie. Un autre missile, pourtant subsonique celui-là, inquiète aussi les observateurs occidentaux : le « Bourevestnik ». Indétectable car volant près du sol et a portée quasi illimitée car à propulsion nucléaire. Mais surtout, en situation de « vol perpétuel », donc capable de se diriger sur une cible plus rapidement que tout autre engin similaire tiré depuis une base de lancement. Test de missile. Test de missile. © DR Dans ce domaine, la Chine serait à Mach 6. Elle a présenté son missile balistique « Dongfeng-41» (DF-41) lors des récentes cérémonies du 70ème anniversaire de sa création, qui pourrait (au conditionnel) être en service depuis 2017. Ainsi qu’un drone de surveillance hypersonique, « WZ-8 ». Ce dernier, capable de voler à Mach 6 ou 7, aurait pour tâche de guider des missiles lourds vers les aéronefs américains, même si les satellites chinois étaient mis hors service. Les États-Unis disent être en retard sur les programmes russes et chinois de l’hypersonique (info ou intox?) mais annoncent qu’ils disposeront de ces armes en 2023. Dans ce domaine, les Américains, quand ils ne sont pas en avance, ne restent jamais très longtemps en arrière. La France annonce un « planeur » hypersonique développé par Arianegroup pour 2021, d’une vitesse de 6000 km/h (la limite « inférieure » de l’hypersonique). Chacun des pays cités communique sur ses projets mais on peut imaginer que la désinformation est « naturelle » compte tenu des enjeux. Car les problèmes techniques sont nombreux pour la mise au point de tels engins. Ils concernent les matériaux, le combustible, le guidage, etc… mais nous ne sommes plus dans le bluff complet, comme cela pu être le cas dans le passé. A différents stades de maturité, ces projets, pour la plupart, sont déjà réels, même si tous les problèmes de la fiabilité de ces nouvelles armes ne sont pas encore résolus. Et demain ? Comme au temps de « l’équilibre de la terreur », lorsque chaque camp alignait face à l’autre encore plus de milliers d’ogives nucléaires et des milliers de porteurs fusée ou bombardiers, plus quelques centaines de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins SNLE, aucune des grandes puissances n’a osé engager le combat direct avec l’autre, sous peine de représailles mortelles. Espérons que la mise au point de ces nouvelles armes hypersoniques conduise au même résultat : neutraliser les intentions d’engager le combat. On peut supposer qu’il faudra alors, comme pour le nucléaire, essayer d’empêcher ou retarder le plus longtemps possible la prolifération de ces armes par d’autres pays. Missile hypersonique, de quoi parle–t-on ? La vitesse du son est de 1235 km/h (343 mètres par seconde), ou Mach 1 ; ce qui au dessus de cette vitesse est du supersonique. On parle d’hypersonique à partir de Mach 5. Les premiers avions militaires supersoniques fabriqués en série ont suivi aux Etats-Unis à partir de 1954 (F-100 Super Sabre,) en Russie en 1955 (MiG 19), en France en 1958 (super Mystère B2). En 2004, les Américains, avec un avion prototype sans pilote, le Boeing X-51 ont battu le record mondial de vitesse à Mach 5. Des essais (avec problèmes) ont été faits à Mach 6.
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Israël appelle la Russie à la clémence après la condamnation d'une de ses ressortissantes - L'Express (Sun, 13 Oct 2019)
Naama Issachar, détenue en Russie depuis six mois pour possession de drogue, a été condamnée à sept ans et demi de prison. Le président israélien Reuven Rivlin a exhorté ce dimanche son homologue russe Vladimir Poutine à la clémence à l'égard d'une Israélo-américaine condamnée vendredi par un tribunal russe à sept ans et demi de prison ferme pour "trafic de drogue". La jeune femme est détenue depuis son arrestation il y a six mois en possession de neuf grammes de cannabis dans un aéroport de Moscou, lors de son transit entre l'Inde et Israël.  Jugée par le tribunal de Khimki, près de Moscou, Naama Issachar, 26 ans, a été reconnue coupable de "trafic" et "détention illégale de drogue", a indiqué son avocat, Alexander Taïts, ajoutant que sa cliente ferait appel.   Reuven Rivlin demande un "pardon exceptionnel" "Naama a fait une grave erreur et admis son délit, mais dans le cas d'une jeune femme sans casier judiciaire, la peine sévère qui a été prononcée aura un impact profondément destructeur sur sa vie", a écrit le président israélien dans une lettre adressée à Vladimir Poutine, selon un communiqué de ses services. "J'en appelle à votre clémence et votre compassion et vous demande d'intervenir personnellement afin de lui accorder un pardon exceptionnel", poursuit la lettre.  Après le verdict, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé "qu'il apprécierait" que Vladimir Poutine prenne le temps de "s'occuper de ce problème", selon un communiqué de son cabinet. Le ministère israélien des Affaires étrangères s'est dit "très préoccupé" et a regretté une condamnation "disproportionnée".   Un échange avec un hacker russe détenu en Israël ? Des médias russes et israéliens ont évoqué la possibilité que Naama Issachar soit échangée contre un citoyen russe, Alexeï Bourkov, détenu en Israël depuis 2015 et accusé de "hacking". Il est menacé d'extradition vers les Etats-Unis.   Alors que plusieurs pays occidentaux ont adopté ces dernières années des lois plus permissives sur la consommation de cannabis, la Russie conserve une législation très sévère en la matière. Selon un rapport de 2017 du Conseil de l'Europe, le pays possède le plus fort taux en Europe de personnes condamnées pour des crimes liés à la drogue, soit près d'un quart de la population incarcérée. 
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"La Russie, la Chine ou Napoléon Bonaparte" peuvent bien aider les Kurdes, selon Trump - Paris Match (Tue, 15 Oct 2019)
Dans une série de tweets, Donald Trump s'est à nouveau exprimé lundi sur l'offensive turque contre les combattants kurdes en Syrie. Une situation complexe, et plus de tweets que jamais. Lundi, Donald Trump a de nouveau tweeté pour s'exprimer sur l'offensive turque contre les combattants kurdes en Syrie, notamment permise par le retrait des forces américaines de la zone. Critiqué de toutes parts, aux Etats-Unis comme à l'étranger, le président américain s'est défendu d'une façon très particulière : «Après avoir vaincu 100% du Califat de l'EI, j'ai largement retiré nos troupes de Syrie. Laissez la Syrie et Assad protéger les Kurdes et combattre la Turquie pour leur propre terre. J'ai dit à mes Généraux, pourquoi devrions-nous combattre pour la Syrie et Assad pour protéger le territoire de nos ennemis ? Quiconque veut aider la Syrie à protéger les Kurdes me va, que ce soit la Russie, la Chine ou Napoléon Bonaparte. J'espère qu'ils réussiront tous, nous sommes à 7000 miles de là!» ....and Assad to protect the land of our enemy? Anyone who wants to assist Syria in protecting the Kurds is good with me, whether it is Russia, China, or Napoleon Bonaparte. I hope they all do great, we are 7,000 miles away! — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 14, 2019 Deux tweets qui assument pleinement sa politique de «America First», qui vise notamment à «économiser» l'argent dépensé dans les «guerres sans fins» qu'il dénonce. Quelques minutes plus tôt, Donald Trump avait annoncé qu'il signerait «prochainement» un décret «autorisant des sanctions contre d'actuels et d'anciens représentants du gouvernement de Turquie et toute personne contribuant aux actions déstabilisatrices de la Turquie dans le nord-est de la Syrie». Il a promis une augmentation à 50% des taxes sur l'acier, «le niveau d'avant les réductions de mai», et l'arrêt des négociations sur un accord commercial à 100 milliards de dollars. Statement from President Donald J. Trump Regarding Turkey’s Actions in Northeast Syria pic.twitter.com/ZCQC7nzmME — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 14, 2019 L'inquiétude principale de Trump : la frontière sud Ce long texte est une réponse directe aux critiques venues des républicains, qui ont majoritairement considéré le retrait des troupes américaines en Syrie comme une trahison des alliés kurdes, qui ont permis des victoires majeures sur l'EI en Syrie et en Irak et qui sont désormais alliés au régime de Bachar el-Assad pour contrer l'offensive turque. Donald Trump, visé par une enquête en vue d'une destitution lancée par la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, a besoin du soutien des élus républicains. Mais, pour autant, il confirme le retrait «des membres des services américains restant dans le nord-est de la Syrie». Soufflant le chaud et le froid sur une situation dénoncée jusqu'aux gouvernements européens, le président américain s'est dit «pleinement préparé à rapidement détruire l'économie de la Turquie si les dirigeants turcs poursuivent sur ce chemin dangereux et destructeur». Mais sa véritable priorité, a-t-il martelé à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, est fixée : protéger la frontière avec le Mexique. «Certains voudraient que les Etats-Unis protègent la Frontière Syrienne à 7000 miles d'ici, présidée par Bachar el-Assad, notre ennemi. En même temps, la Syrie et quiconque choisit de l'aider, veut naturellement protéger les Kurdes... Je préférerais me concentrer sur notre Frontière Sud qui est près et fait partie des Etats-Unis d'Amérique. Et au fait, les chiffres sont en chute libre et le MUR est en construction!», a-t-il assuré. ....I would much rather focus on our Southern Border which abuts and is part of the United States of America. And by the way, numbers are way down and the WALL is being built! — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 14, 2019 Toute reproduction interdite
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La Russie a bombardé en mai quatre hôpitaux syriens en 12 heures - Europe 1 (Mon, 14 Oct 2019)
Des avions militaires russes ont bombardé quatre hôpitaux dans des zones rebelles de Syrie en l'espace de douze heures le 5 mai dernier, a affirmé dimanche le New York Times. Ces attaques, que le quotidien américain attribue à Moscou en disant se baser sur des enregistrements radio russes, des données recueillies par des observateurs du trafic aérien et des récits de témoins, font partie d'une plus large campagne de bombardement d'hôpitaux menée par le régime du président Bachar al-Assad, affirme le New York Times. Selon l'enquête du journal, un des établissements visés par ces raids russes est l'Hôpital chirurgical Nabad al Hayat, dans la province d'Idleb (sud). Attaqué trois fois depuis 2013, ce centre médical avait déménagé dans un complexe souterrain en pleine campagne pour essayer de se mettre à l'abri. Il avait été évacué trois jours avant l'attaque en raison d'informations faisant état d'un bombardement imminent. Toujours d'après le New York Times, un contrôleur au sol a communiqué les coordonnées de l'hôpital au pilote, qui a confirmé quelques minutes plus tard avoir la cible en vue. Le contrôleur a alors donné son feu vert pour la frappe, et au même moment un guetteur chargé d'avertir les populations civiles en cas de raid a repéré un avion russe survolant le secteur. Des journalistes ont ensuite filmé trois bombes explosant sur l'hôpital. Un crime de guerre selon le droit international Dans les douze heures qui ont suivi, trois autres établissements des environs - les hôpitaux Kafr Nabl et Kafr Zita et l'hôpital pédiatrique Al Amal - ont été bombardés selon un scénario similaire, ajoute le journal. Les quatre hôpitaux avaient communiqué leurs coordonnées aux Nations Unies afin d'être inclus dans une liste censée leur épargner des raids aériens, précise le New York Times. Les bombardements intentionnels d'hôpitaux sont considérés comme un crime de guerre par le droit international. La Russie et la Syrie ont toujours démenti viser des installations civiles, assurant ne vouloir s'en prendre qu'à des groupes "terroristes". En août, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a annoncé l'ouverture d'une enquête interne sur les bombardements d'hôpitaux ayant préalablement communiqué leurs coordonnées à l'organisation internationale. L'ONU avait transmis ces coordonnées à la Russie et aux autres belligérants engagés en Syrie pour qu'ils ne les prennent pas pour cible. Selon le New York Times, qui cite l'Organisation mondiale de la Santé, 54 hôpitaux et cliniques ont été attaqués en zone rebelle entre la fin avril et la mi-septembre. Au moins sept d'entre eux avaient communiqué leurs coordonnées à l'ONU.
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Les infos immanquables du jour : Pompiers en colère, Russie en recours et veaux en souffrance - 20 Minutes (Tue, 15 Oct 2019)
Les pompiers sont venus à Paris pour exprimer leur colère. — C-E.AK/20 Minutes Le jour s’achève, la nuit avance en catimini et vos immanquables débarquent. Voici ce qu’il ne fallait pas rater dans cette journée. La communauté internationale peut-elle réussir à freiner ou à stopper le président Recep Tayyip Erdogan dans son opération contre les Kurdes ? 20 Minutes a interrogé Adel Bakawan, chercheur associé au Programme Turquie et Moyen-Orient de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Pour lui, seule la Russie peut agir et voici pourquoi. « Nous absorbons tout ce que la société ne peut plus gérer (misère sociale, ivresses sur la voie publique, rixes, différends familiaux…) », témoigne Franck, pompier professionnel dans le Calvados. Les sapeurs-pompiers ont manifesté ce mardi à Paris. Comme Franck, les soldats du feu nous ont exposé les raisons de leur colère. A lire ici. Le choc du jour : Une vidéo de L214 montre la maltraitance des petits veaux Les images publiées par L214 montrent des veaux sont fréquemment malmenés à coups de pied et de poing. Les images publiées par L214 montrent des veaux sont fréquemment malmenés à coups de pied et de poing. - Image L214 L’association de défense du bien-être animal L214 publie ce mardi une nouvelle enquête vidéo sur les dessous des élevages intensifs comme elle le fait régulièrement depuis sa création. Dans le collimateur cette fois-ci, un centre de tri de veaux laitiers de la société Ouest Elevage. On y voit des veaux âgés de deux semaines, tout juste séparés de leur mère, malmenés à coups de pied et de poing. Des bénévoles des Restos du coeur dans un supermarché (Illustration). Des bénévoles des Restos du coeur dans un supermarché (Illustration). - ALLILI MOURAD/SIPA Selon une étude de l’Institut des politiques publiques sur le budget 2020, celui-ci aura un impact contrasté sur le niveau de vie des ménages. La plupart voient certes leur revenu progresser, notamment les classes moyennes qui vont bénéficier de la baisse de l’impôt sur le revenu et de la disparition de la taxe d’habitation. Mais les plus modestes seront en revanche touchés par la sous-revalorisation de certaines prestations sociales. Pour en savoir plus, c'est ici. Voilà c’est tout pour aujourd’hui. On vous donne rendez-vous demain, même site, même heure. Une faute ? 6 partages
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