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Russie : vers une résolution de l'affaire Baring Vostok - Le Monde (ven., 30 oct. 2020)
Ils ont la mine déconfite des vaincus qui cèdent « au voyou parti crier victoire après son vol… » La formule, d’un proche du dossier, résume bien l’ambiance parmi les équipes de banquiers de Baring Vostok. Sûrs d’avoir raison mais contraints à la défaite, les dirigeants du fonds d’investissements, l’un des plus anciens et respectés sur la place de Moscou, ont finalement accepté de signer un accord à l’amiable avec leur ex-allié Artem Avetisyan. Cet homme d’affaires russe bien connecté cherche, depuis un an et huit mois, à résoudre devant une cour pénale un différend pourtant purement commercial. Baring Vostok a publié, mercredi 28 octobre, les termes du compromis avec lui pour régler le volet commercial dans l’espoir d’une approche conciliante dans la procédure pénale. Paradoxalement, l’accord stipule que les deux parties n’associeront plus les deux. Mais, en coulisses, personne n’est dupe. « Si tout va bien, on peut donc s’attendre à l’accélération du procès en pénal et des décisions judiciaires clémentes… », souffle-t-on parmi les proches de Baring Vostok. Aucune garantie n’a été formellement donnée. Mais tout semble bien orchestré. Peu avant la publication de cet accord, le procureur général a d’ailleurs fait savoir qu’il approuvait les actes d’accusation de l’enquête pénale. Traduction : le procès pourra vite commencer, possiblement dès fin novembre. « Cette accélération est une bonne chose car, depuis trop longtemps, l’affaire gênait tout le monde au sommet à Moscou et personne n’osait prendre de décision. L’accord à l’amiable peut être un catalyseur pour tout débloquer… », espère cette même source. Des allures de coup monté Michael Calvey, le fondateur américain du fonds d’investissement arrêté et poursuivi depuis le 14 février 2019, a donné son aval à l’accord. « Mais c’est un saut risqué dans l’inconnu… », s’inquiète-t-on aussi dans l’entourage du fonds. Parmi les six autres prévenus : le Français Philippe Delpal, banquier réputé à Moscou en charge des services financiers de Baring Vostok. Comme M. Calvey, après un séjour en détention provisoire, il vit en résidence surveillée, sans droit de sortie ni accès à Internet et avec des visites très restreintes. De strictes conditions critiquées par les milieux libéraux qui, à Moscou, ont depuis le début dénoncé cette affaire aux allures de coup monté. De l’ex-ministre des finances Alexeï Koudrine au directeur du fonds souverain Kirill Dmitriev, les voix libérales se sont multipliées pour soutenir Baring Vostok, le fonds derrière Yandex et quelques autres « succes stories » russes. Il a été victime de pratiques courantes entre Russes mais très rares contre des étrangers. Il vous reste 54.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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Rendez-vous culture - Russie: «Le Garage», lieu unique pour l'art contemporain à Moscou - RFI (Fri, 30 Oct 2020)
Publié le : 30/10/2020 - 11:41Modifié le : 30/10/2020 - 11:59 Dans un contexte de durcissement politique en Russie, les institutions culturelles tentent d'échapper à ce resserrement général. C’est le cas du Garage, situé au cœur du parc Gorki, à Moscou. Ce musée privé d'art contemporain accompagne un changement de société : il importe des concepts de l'étranger, connecte la Russie au monde et organise désormais sa triennale d’art contemporain russe. Sa deuxième édition s’est ouverte mi-septembre et expose les œuvres de 75 artistes issus de tout le pays. Publicité de notre correspondant à Moscou, À l’entrée de l’exposition, trois panneaux muraux forment une sorte de mémorial funéraire. Sur toute la surface, des petites figurines sont logées dans des niches identiques. À genoux, le visage éploré, elles prient. Créées à base de mie de pain, elles représentent, selon l’artiste Andreï Kouzkine, l’histoire tragique de la Russie et ses victimes innocentes. Iaroslav Volovod du musée Garage nous explique le parti pris de cette triennale : « La première édition avait surtout permis d’aller à la découverte de la création contemporaine. La spécificité de celle-ci, c’est de s’être appuyée sur les artistes : ceux qui avaient participé la première fois ont chacun sélectionné un artiste à exposer. Les commissaires d’exposition ont ainsi fait le choix, qui peut bien sûr se discuter, de laisser choisir les artistes et de se mettre eux-mêmes en retrait. » Dans cette sélection éclectique, la politique est souvent allusive, parfois plus explicite. L’artiste tchétchène Aslan Goïsoum a ainsi fait le choix d’exposer un portraitiste du XIXe siècle. Le tableau représente le général Ermolov, figure majeure de la politique impériale russe dans le Caucase. Pour Anastasia Mitiouchina, commissaire de l’exposition, la triennale invite à la réflexion et au dialogue : « En tant qu’individu vivant en Russie, j’aimerais voir progresser l’idée qu’il existe des systèmes non binaires. Si l’on regarde notre télévision et la culture officielle, le "nous" se distingue toujours de "l’autre", des "ennemis". C’est un système binaire très rigide dans lequel un modèle, le nôtre, doit s’imposer en écrasant les autres. Cette exposition, parce qu’elle a été pensée dans une logique horizontale, parle aussi de cela. » En Russie, l’art contemporain n’a pas les faveurs de l’État. C’est le secteur privé qui se donne pour mission de le soutenir. Anton Belov, directeur du Garage : « Le musée Garage a permis l’apparition de l’art contemporain à Moscou. Grâce à lui, beaucoup décident de s’installer ici, notamment pour les résidences d’artistes lancées par le musée. Je dirais que le Garage a façonné toute une catégorie de gens qui se sont éduqués à l’art contemporain. Des gens qui s’intéressent non seulement à l’art contemporain en Russie, mais aussi à l’art contemporain russe. Le Garage a été leur porte d’entrée vers les formes artistiques contemporaines. » À cause du coronavirus, la triennale avait été reportée de plusieurs mois. Elle doit en théorie durer jusqu’en janvier, à condition que le rebond de l’épidémie ne contraigne pas une fois de plus les musées à fermer leurs portes. ► A Beautiful night for all people, deuxième Triennale d’art contemporain russe, musée Garage, Moscou, jusqu’au 17 janvier 2021.
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« In Trump we still trust » : la campagne américaine vue de Russie - Le Monde (Tue, 27 Oct 2020)
Vladimir Poutine et Donald Trump, au sommet du G20, à Buenos Aires, le 30 novembre 2018. Vladimir Poutine et Donald Trump, au sommet du G20, à Buenos Aires, le 30 novembre 2018. MARCOS BRINDICCI / REUTERS L’histoire de la relation russo-américaine sous Donald Trump est d’abord celle d’une déception, aussi brutale et intense que le furent les espoirs suscités à Moscou par sa campagne victorieuse de 2016. Entre autres mots doux adressés à Vladimir Poutine, le magnat de l’immobilier n’envisageait-il pas, à titre d’exemple, une reconnaissance de l’annexion de la Crimée ? Un an plus tard, le président Trump autorisait la livraison de missiles antichars Javelin à l’Ukraine, un pas stratégique et symbolique que l’administration Obama s’était refusée à franchir. Le reste est à l’avenant. Les quatre années de présidence Trump ont marqué un recul dans la relation bilatérale. La politique de sanctions, mise en place par Barack Obama, n’a fait que s’intensifier : Ukraine, Libye, ingérences russes dans la campagne américaine, cyberattaques, espionnage, gazoduc Nord Stream 2… Les sujets de contentieux se sont multipliés et avec eux le cycle des sanctions et contre-sanctions. Moscou recense ainsi quarante-six actes législatifs américains pris en quatre ans pour établir de nouvelles sanctions ou élargir des mesures existantes. Et, début 2020, la proposition russe d’un sommet des cinq membres du Conseil de sécurité des Nations unies, dit « P5 », a été ignorée par Washington. Le 7 octobre, Vladimir Poutine a lui-même estimé, dans un entretien à la télévision, que les « intentions » affichées par Donald Trump n’avaient pas été réalisées. « C’est dû en grande partie au consensus bipartisan » existant à Washington et à la force d’inertie de l’administration, précisait toutefois le président russe. Trump reste perçu comme un atout Sincère ou non, cette manière d’exonérer M. Trump en dit long sur les espoirs qui continuent d’être placés sur sa personne. « In Trump we still trust », résume l’ancien diplomate Vladimir Frolov. En clair, le président des Etats-Unis reste perçu comme un atout. « Il aime Poutine et le dit, il est facilement manipulé dans les rencontres en face à face, et il se moque de la démocratie, des droits de l’homme et des balivernes de ce type », détaille ce commentateur très écouté à Moscou. Qu’il s’agisse des suites de la campagne d’ingérences russes ou de la révélation de contrats posés sur la tête de militaires américains en Afghanistan, Donald Trump a systématiquement fait le choix de l’apaisement ou de l’évitement. Il a également partagé, en mai 2017, des renseignements secrets israéliens avec le ministre des affaires étrangères russe, sans l’accord de l’Etat hébreu. M. Trump aura aussi réussi à installer la Chine, à la place de la Russie, dans le rôle du « méchant » désigné pour le temps de la campagne. Il vous reste 62.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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Ici l'Europe - L'Union européenne, trop faible avec la Russie et la Biélorussie ? - FRANCE 24 (Fri, 30 Oct 2020)
Publié le : 30/10/2020 - 17:17 Cette semaine, direction l’est de l'Europe, vers des grands voisins qui inquiètent au plus haut point l’Union européenne : la Russie de Vladimir Poutine et la Biélorussie d’Alexandre Loukachenko. Face aux dérives autocratiques et aux tentatives d’ingérences dans les démocraties européennes, les 27 ont décidé de sanctions à l’encontre de hauts dignitaires des deux régimes. Mais est-ce suffisant pour changer la donne ?  Publicité La Russie est accusée de l’empoisonnement par un agent neurotoxique d’Alexei Nalvany, principal opposant au président russe. Quant au Président autoproclamé de la Biélorussie, non reconnu par Bruxelles, il poursuit sa répression en pleine grève générale. Tour d'horizon avec deux députés européens passionnés par cette région, Thierry Mariani et Bernard Guetta. Emission préparée par Mathilde Bénézet, Isabelle Romero et Perrine Desplats
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Coronavirus: Record de nouveaux cas en Russie, à plus de 18.000 - Challenges (Fri, 30 Oct 2020)
Par Reuters le 30.10.2020 à 10h40 CORONAVIRUS: RECORD DE NOUVEAUX CAS EN RUSSIE, À PLUS DE 18.000 La Russie a annoncé vendredi 18.283 nouveaux cas de contamination au coronavirus en 24 heures, un chiffre record pour un bilan journalier, portant le total à 1.599.976 infections depuis le début de l'épidémie. /Photo prise le 28 octobre 2020/REUTERS/Alexey Malgavko ALEXEY MALGAVKO MOSCOU (Reuters) - La Russie a annoncé vendredi 18.283 nouveaux cas de contamination au coronavirus en 24 heures, un chiffre record pour un bilan journalier, portant le total à 1.599.976 infections depuis le début de l'épidémie. Les autorités ont également recensé 355 décès supplémentaires au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le bilan officiel de l'épidémie à 27.656 morts. (Gleb Stolyarov, version française Elena Smirnova, édité par Jean-Michel Bélot) Commenter Commenter
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Dopage institutionnalisé | Un procès contre la Russie s'ouvrira lundi - La Presse (Fri, 30 Oct 2020)
(Genève) Le statut de l’équipe olympique russe et sa réputation de tricheuse invétérée dans les compétitions internationales seront au cœur d’un procès qui s’ouvrira la semaine prochaine sur le scandale de dopage institutionnalisé qui a secoué le pays. Publié le 30 octobre 2020 à 11h02 Partager ✓ Lien copié Graham Dunbar The Associated Press Lundi, à un endroit gardé secret se trouvant à Lausanne, le Tribunal arbitral du sport entamera une séquence de quatre jours d’audiences afin d’entendre témoignages et preuves d’experts portant sur la base de données qui a été manipulée au laboratoire antidopage de Moscou. Expulser la Russie des JO de Tokyo et de Pékin Un comité de trois juges a reçu une requête de l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour interdire le nom « Russie », son drapeau et son hymne national lors des Jeux olympiques d’été de Tokyo en 2021 et ceux d’hiver de Pékin en 2022. L’AMA a aussi demandé que la Russie soit suspendue des Championnats du monde pendant quatre ans. PHOTO SHAMIL ZHUMATOV, ARCHIVES REUTERS Le procès opposera essentiellement l’AMA à l’agence antidopage russe, la RUSADA, basée à Moscou. L’AMA lui a retiré son accréditation en décembre 2019. L’AMA permettrait aux athlètes russes de participer aux compétitions internationales seulement s’ils n’ont pas été impliqués dans des stratagèmes pour couvrir des cas de dopage. Le droit de la Russie de déposer sa candidature ou d’accueillir des Championnats du monde pourrait aussi être révoqué pendant quatre ans. Le procès opposera essentiellement l’AMA à l’agence antidopage russe, la RUSADA. L’AMA lui a retiré son accréditation en décembre 2019. Cette décision, de même que les sanctions qui pourraient être appliquées, sont contestées en cour.
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Coronavirus en Russie : Les restrictions renforcées face à l'aggravation de la pandémie - 20 Minutes (Tue, 27 Oct 2020)
Vladimir Poutine en consultation avec son gouvernement — Alexei Nikolsky/TASS/Sipa USA/SIPA Les autorités russes ont annoncé ce mardi un renforcement des restrictions liées au  coronavirus, avec l’obligation de porter un masque dans les lieux publics et des recommandations visant à limiter la vie nocturne, sur fond d’aggravation de la pandémie. Selon un document publié par l’autorité sanitaire russe Rospotrebnadzor, les Russes devront désormais porter un masque « dans les endroits bondés, les transports publics, les taxis, les parkings et les ascenseurs ». Bons baisers de la seconde vague Il est également recommandé qu’entre 23 h 00 et 06 h 00 du matin, les événements publics soient interdits et les lieux de restauration fermés. Sur Instagram, Rospotrebnadzor a précisé que l’application de ces recommandations relèvera des autorités régionales. Ces nouvelles mesures, qui entreront en vigueur dès mercredi, interviennent alors que la Russie connaît, comme d’autres pays dans le monde, une forte hausse des nouveaux cas d’infection quotidiens au Covid-19. Mardi, les autorités ont rapporté la mort de 320 personnes atteintes par la maladie ces dernières 24 heures, un record. Le nombre de nouvelles infections s’établit lui à 16.550. Eviter le confinement La Russie est le quatrième pays le plus touché par la pandémie avec un total de 1.547.774 cas et 26.589 morts, la capitale Moscou et sa région restant le principal foyer de la maladie dans le pays. Plus tôt en octobre, les Moscovites âgés de plus de 65 ans avaient déjà été vivement encouragés à rester chez eux. Malgré la résurgence du nombre de cas, les autorités russes affirment contrôler la situation et veulent à tout prix éviter de nouvelles mesures strictes de confinement, aux effets dévastateurs pour une économie qui était déjà atone avant la pandémie. Après un premier confinement de plusieurs mois, la plupart des restrictions avaient été levées en juin. Une faute ? 13 partages
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Caucase : Comment La Russie Est Redevenue Une Grande Puissance - Forbes France (Tue, 27 Oct 2020)
Face au conflit du Haut-Karabakh, il semblerait que la Russie manipule ou exploite les ambitions et la logique émotive et religieuse d’Erdogan, afin d’en tirer avantage. Histoire du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan Comme disait le général De Gaulle, vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples. Le Causase lui, semble l’être plus encore depuis l’éclatement de l’URSS. Se souvenir aussi que cette enclave arménienne du Haut-Karabakh, source du conflit aujourd’hui, a été donnée par Staline à l’Azerbaïdjan en 1921. Staline qui voulait alors s’attirer les bonnes grâces de ce pays producteur de pétrole. On a aussi un peu oublié qu’après l’éclatement de l’URSS, le référendum de 1991 avait vu le oui à l’indépendance vis-à-vis de l’Azerbaïdjan l’emporter. Cela avait donné naissance à un corps étranger au milieu de pays musulmans. Un peu comme Israël au Moyen-Orient.  Un Haut-Karabakh confronté dès sa naissance à la guerre avec son voisin azéri. Oublié, car un accord de cessez-le-feu fut signé en 1994 à Bichkek. Il ne permit pas de mettre fin au conflit, mais gela la situation. L’Empire ottoman du Caucase Tout cela, c’était sans compter le réveil des ambitions du sultan de l’Empire néo-ottoman. Pour ceux qui connaissent la région, rien de plus logique, car dans cette zone qui est une mosaïque de peuples, les populations locales sont aujourd’hui très souvent turcophones et très proches culturellement de la Turquie. Une Turquie qui a pris conscience que l’Occident, si on oublie quelques menaces verbales, n’entamera aucune action dans cette période très difficile. Un Occident qui a aujourd’hui à gérer des crises sanitaires et économiques, la guerre économique entre les US et la Chine, et enfin les animosités liées aux élections américaines. Une Turquie dont le but est dans un premier temps de fédérer les républiques musulmanes du Caucase, et dans un deuxième temps de « convertir » l’Arménie. Et enfin, pourquoi pas d’avoir un jour des visées expansionnistes en Géorgie afin d’être frontalière avec sa rivale la grande Russie. Erdogan aurait-il les yeux plus grands que le ventre ? On se doit d’admettre qu’il a rencontré des succès en Syrie où, à l’exception de la Russie, les Occidentaux lui ont laissé les mains libres. Il en fut de même en Libye, et aussi face à Chypre et à la Grèce. Un Erdogan aujourd’hui certainement trop prétentieux, car conforté par ses succès qui est tenté de reprendre la main dans le Caucase. Mais c’est là qu’il se trompe, car c’est la Russie de cet excellent joueur d’échecs qu’est Poutine qui a toutes les cartes dans les mains. Un Erdogan qui a trop vite oublié que c’est Poutine qui a imposé un cessez-le-feu entre les parties belligérantes dans le Caucase, comme ce fut aussi Poutine qui imposa un accord entre les parties en Syrie puis en Libye. Et le jour où il faudra donner une leçon à Erdogan, ce ne sont pas ses partenaires de l’OTAN qui le feront, mais c’est encore la Russie, devenue incontournable dans cette partie du monde. En conclusion, savoir que les Russes comme les Américains sont autosuffisants en pétrole et en gaz, l’Europe, elle, ne l’est pas. Celui qui fera la loi au Moyen-Orient et au Caucase tiendra les Européens et de nombreux pays asiatiques dans sa main.  Seule inconnue, la position d’Israël très présente en Azerbaïdjan, un pays allié de la Turquie, et aussi un Israël en conflit avec la Turquie sur l’exploitation du gaz et des gazoducs qui passeront entre Israël, Chypre et la Grèce. LIRE Comprendre la Russie et les Russes : https://www.forbes.fr/business/comprendre-les-russes-pour-reussir-en-russie/
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Covid-19: la Russie a soumis son vaccin pour préqualification à l'OMS - Le Figaro (Tue, 27 Oct 2020)
La Russie a soumis à l'Organisation mondiale de la santé une demande de préqualification de son premier vaccin contre le nouveau coronavirus, Spoutnik V, a annoncé ce mardi le fonds souverain russe. À lire aussi : En attendant un vaccin anti-Covid-19, les labos américains soutenus par leurs blockbusters Impliqué dans le développement de ce vaccin, le fonds souverain a indiqué dans un communiqué avoir soumis une demande «pour un enregistrement accéléré et une pré-qualification» de Spoutnik V à l'OMS. Interrogée par l'AFP, l'OMS a indiqué que les soumissions pour «présélection ou inscription dans le cadre de procédures d'utilisation d'urgence» étaient «confidentielles». La Russie «est l'un des premiers pays au monde à demander à l'OMS la préqualification de son vaccin contre le nouveau coronavirus», affirment les autorités russes. «Dans le contexte de la pandémie, l'enregistrement accéléré du vaccin selon la procédure (de l'OMS) rendra le vaccin russe accessible à tous dans un délai plus court par rapport aux procédures conventionnelles», ajoute ce communiqué. L'OMS souligne de son côté que «si un produit soumis pour évaluation est jugé conforme aux critères d'inscription sur la liste, l'OMS en publiera les résultats à grande échelle». «Une présélection réussie permettra au vaccin Spoutnik V d'être inclus dans la liste de médicaments utilisés par (...) les pays pour les achats en gros de médicaments», précise-t-elle. Mais à l'heure actuelle, relève l'OMS, elle «n'a pas encore préqualifié de vaccin Covid-19 ni publié de liste d'utilisation d'urgence». Scepticisme La Russie avait annoncé début août avoir développé et enregistré le «premier» vaccin contre le Covid-19 mis au point par le centre de recherches moscovite Gamaleïa avec le ministère russe de la Défense. En Russie, l'enregistrement par les autorités est l'étape préalable à la phase finale des essais cliniques. Baptisé Spoutnik V, en référence au premier satellite artificiel de l'Histoire conçu par l'Union soviétique, il a été perçu avec scepticisme dans le monde, notamment parce qu'il n'avait pas atteint la phase finale des essais au moment de l'annonce. Une grande partie de l'élite politique russe a dit néanmoins s'être fait vacciner, Vladimir Poutine citant notamment l'exemple de l'une de ses filles. Et le gouvernement espère le déployer massivement dans le pays dans les prochains mois. Plus tôt ce mois-ci, le président russe Vladimir Poutine a annoncé que la Russie avait enregistré son deuxième vaccin contre le coronavirus. La Russie a connu une importante résurgence de l'épidémie ces dernières semaines. Le pays est à la quatrième place dans le monde en nombre de cas enregistrés, avec un total de 1.547.774 d'infections et 26.589 décès.
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