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Russie : Vladimir Poutine promet une « réponse symétrique » à l’essai d’un missile américain - 20 Minutes (ven., 23 août 2019)
Vladimir Poutine — Kommersant/SIPA Après l'essai par les Etats-Unis, dimanche dernier, d'un missile de portée intermédiaire, leur premier depuis la Guerre froide, le président russe Vladimir Poutine a réagi, ce vendredi, promettant une « réponse symétrique ». « J’ordonne aux ministères russes de la Défense et des Affaires étrangères (…) d’analyser le niveau de menace créé pour notre pays par les actes des Etats-Unis et de prendre des mesures exhaustives pour préparer une réponse symétrique », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une réunion de son Conseil de sécurité. « Un maillon de plus dans une chaîne d’évènements planifiés depuis longtemps » Le test américain, effectué dimanche depuis l’île de San Nicolas, au large de la Californie (ouest), selon le Pentagone, a entériné la mort du traité de désarmement INF qui abolit l’usage – par la Russie et les Etats-Unis seuls – des missiles terrestres d’une portée de 500 à 5.500 kilomètres. Ce traité, dont la signature à la fin de la Guerre froide en 1987 avait mis un terme à la crise des euromissiles, déclenchée par le déploiement en Europe des SS-20 soviétiques à têtes nucléaires, a officiellement été suspendu par les deux puissances rivales début août, après six mois d’un dialogue de sourds. La Russie et la Chine avaient aussitôt condamné l’essai de dimanche, en dénonçant le risque d’une « escalade des tensions militaires » et d’une relance de la course aux armements. « Il est évident que [l’essai du missile américain] n’était pas le résultat d’une improvisation, mais un maillon de plus dans une chaîne d'évènements planifiés depuis longtemps », a estimé Vladimir Poutine ce vendredi. « Cela ne fait que confirmer le fondement de nos préoccupations exprimées auparavant », a-t-il ajouté. Moscou et Washington ne cessent de s’accuser mutuellement de violer le traité INF Depuis le début de l’année, Moscou et Washington ne cessent de s’accuser mutuellement de violer le traité INF. Les Américains mettent notamment en cause le missile russe 9M729 d’une portée, selon eux, de 1.500 km, ce que Moscou dément. La Russie dénonce de son côté le système de défense antimissile américain Aegis Ashore déployé en Pologne et en Roumanie, en redoutant que celui-ci ne soit utilisé pour le lancement de missiles de croisière visant le territoire russe. « Maintenant, une violation est évidente, il est inutile de le contester, a dénoncé Vladimir Poutine. Mais cela soulève maintenant cette question : comment pourrons-nous savoir ce qui sera déployé en Roumanie et en Pologne ? ». Selon le président russe, « les vraies intentions » des Etats-Unis sont « de déployer dans différentes régions du monde des missiles interdits auparavant ». La Russie assure ne pas vouloir entamer de « course aux armements » Mais leur déploiement en Europe comme en Asie « touche nos intérêts de base, puisque c’est à proximité des frontières russes », a souligné Vladimir Poutine. « Nous n’avons jamais voulu, ne voulons pas et n’allons pas nous entraîner dans une course aux armements, très coûteuse et destructrice pour notre économie », a-t-il toutefois assuré. D’après Vladimir Poutine, la Russie « reste toujours ouverte à un dialogue constructif et d’égal à égal avec les Etats-Unis afin de rétablir la confiance et renforcer la sécurité internationale ». Avec la fin du traité INF, il ne reste désormais en vigueur qu’un seul accord nucléaire bilatéral entre Moscou et Washington : le traité START, qui maintient les arsenaux nucléaires des deux pays bien en deçà du niveau de la Guerre froide. Il doit arriver à échéance en 2021. Une faute ? 30 partages
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Russie : une centrale nucléaire flottante entame sa traversée de l’Arctique - Le Parisien (Fri, 23 Aug 2019)
La première centrale nucléaire flottante du monde entame vendredi un voyage de 5000 kilomètres dans l'Arctique, depuis la Laponie russe vers l'Extrême-Orient. Destiné à alimenter le développement de la production d'hydrocarbures dans des zones excessivement isolées, l'Akademik Lomonossov doit quitter Mourmansk, port du Grand Nord russe où il a été chargé en combustible nucléaire, en direction de Pevek, petite ville de Sibérie orientale, dans le district autonome de Tchoukotka. Le voyage devrait durer entre quatre et six semaines, en fonction de la météo et de la quantité de glace rencontrée sur la route, bien que le Passage du Nord-Est —qui permet de relier l'océan Atlantique à l'océan Pacifique en longeant la côte nord de la Russie— est de plus en plus accessible avec la fonte des glaces provoquée par le réchauffement climatique. Alimenter les plateformes pétrolières Bloc de 21 000 tonnes dépourvu de moteur, l'Akademik Lomonossov sera tracté par plusieurs navires pour son voyage. La centrale comporte deux réacteurs d'une capacité de 35 MW chacun, proches de ceux des brise-glace nucléaires, contre plus de 1000 MW pour un réacteur d'une centrale classique de nouvelle génération. La barge de 144 mètres de long et 30 de large embarque un équipage de 69 personnes à une vitesse moyenne de 6,5 à 8,3 km/h. A Pevek, l'Akademik Lomonossov sera raccordée au réseau électrique local et devrait être opérationnel d'ici la fin de l'année. La population de cette petite ville ne dépassant pas 5000 habitants, la centrale, qui couvre la consommation de 100 000 personnes, servira surtout à alimenter les plateformes pétrolières de la région, alors que la Russie développe l'exploitation des hydrocarbures dans l'Arctique. L'Akademik Lomonossov remplacera une centrale nucléaire, bien terrestre celle-ci, et une centrale de charbon obsolètes. « Vulnérable aux tempêtes » Les associations environnementales dénoncent ce projet depuis des années. « Toute centrale nucléaire produit des déchets radioactifs et peut avoir un accident mais l'Akademik Lomonossov est en plus vulnérable aux tempêtes », estime Rachid Alimov, du département de l'énergie de Greenpeace Russie. Newsletter Ma Terre Chaque semaine, l'actualité environnement vue par Le Parisien Je M'inscris D'autant que dans l'Arctique, la météo est extrême et imprévisible. « La barge est tractée par d'autres navires donc en cas de grosse tempête, il peut y avoir des collisions. Rosatom prévoit de stocker le combustible usé à bord […], tout incident aurait de graves conséquences sur l'environnement fragile de l'Arctique, sans oublier qu'il n'y a pas d'infrastructures de nettoyage nucléaire là-bas », ajoute Rachid Alimov. Selon lui, le district de Tchoukotka, gigantesque région plus grande que la France mais peuplée de seulement 50 000 habitants, « a un énorme potentiel pour le développement d'énergie éolienne et une centrale nucléaire flottante est tout simplement un moyen trop risqué et trop coûteux de produire de l'électricité ». Manque de transparence Ces mises en garde des dangers d'un « Tchernobyl sur glace » ou d'un « Titanic nucléaire » prend un accent particulier, alors qu' une explosion, survenue le 8 août, sur une base d'essais de missiles dans le Grand Nord a fait brièvement bondir la radioactivité dans la zone. Depuis, Moscou n'a pas fait preuve d'une grande transparence. Les autorités russes ont reconnu que l'accident était lié aux tests de « nouveaux armements ». Mais lundi dernier, avant de rencontrer Emmanuel Macron à Brégançon, Vladimir Poutine a expliqué que l'explosion qui a fait sept morts (dont deux irradiés qui ont récemment succombé à leurs blessures) ne présentait « aucun risque » et qu'il n'y avait « aucune augmentation du niveau de radiation ». Le même jour, The Wall Street Journal a rapporté que quatre capteurs destinés à partager des données sur les radiations avec le reste du monde avaient cessé de le faire peu de temps après le drame. Certains officiels russes ont évoqué des problèmes techniques quand un autre, le ministre adjoint des Affaires étrangères Sergei Ryabkov, a laissé entendre auprès de l'agence Interfax que le défaut de transmission de données pouvait être volontaire.
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Russie : l'opposant qui inquiète Poutine - Le Point (Thu, 22 Aug 2019)
Ilya Iachine fait partie des durs à cuire de l'opposition. Décidé à défendre sa candidature au conseil municipal de Moscou, il ne cesse d'être renvoyé en prison. Il n'a pas la notoriété de l'opposant Alexeï Navalny, mais il a son mordant et sa ténacité. Surtout, le Kremlin le craint tout autant. Voilà pourquoi Ilya Iachine, 36 ans, entame un troisième séjour derrière les barreaux après déjà deux condamnations à dix jours d'emprisonnement. Cette fois, il n'a pas eu le temps de humer l'air frais de Moscou. À peine libéré, il est remonté dans un car de police stationné à la sortie du centre de détention. « Vous êtes arrêté pour avoir incité les gens à participer à des manifestations illégales », lui lance alors un galonné. Iachine ne proteste même pas. « Je m'en fous complètement. Dans ce bus ou en prison, je suis plus libre que toutes ces sangsues cagoulées qui cognent sur la population », dit-il devant la caméra. L'homme au physique osseux est un habitué des brimades. Depuis l'âge de 25 ans, il baigne dans la politique et combat le régime de Poutine. Il rédige même un mémoire de fin d'études sur « la méthodologie des protestations dans la Russie moderne ». Ses premières armes, il les fait à la tête du mouvement des jeunes du minuscule parti d'opposition Iabloko puis il rejoint Solidarité, une autre formation en lutte contre le pouvoir. Sa frimousse d'éternel étudiant émerge au premier rang de tous les cortèges. Car c'est au cours de l'hiver 2011 que sonne son heure de gloire. Des dizaines de milliers de Moscovites envahissent les rues pour protester contre les fraudes aux élections législatives. Et lui, Iachine, à la tribune, galvanise les foules. « Poutine connaîtra le même sort que Moubarak » (l'autocrate égyptien renversé par le Printemps arabe), prédit-il. Une romance avec une star de la télévision Sa soudaine renommée, il la doit aussi à un autre événement : sa romance avec Ksenia Sobchak, une célébrité de télévision, fille de l'ancien maire de Saint-Pétersbourg, jadis le mentor de Poutine. En ces jours de tumulte, Ilya et la blonde Ksenia défilent et bravent le froid, main dans la main. Une idylle vécue comme une offense par Poutine. Quelques mois plus tard, huit membres des forces spéciales débarqueront au domicile de celle dont la rumeur prétend qu'elle est la filleule du chef du Kremlin. Les deux tourtereaux bondissent du lit. La fouille et la séance d'humiliation dureront sept heures. « Tu aurais dû épouser un agent du FSB », lance un membre du commando. Iachine, bientôt délaissé par Ksenia, retourne à ses activités politiques. Son protecteur s'appelle alors Boris Nemtsov, ancien vice-Premier ministre, devenu un farouche opposant à Poutine. Iachine travaille à ses côtés. Puis survient l'assassinat de Nemtsov en février 2015, à deux pas du Kremlin. Un choc pour Iachine. « Il savait qu'il pouvait être harcelé, mais il n'imaginait jamais qu'il pouvait être tué et se déplaçait toujours sans garde du corps. » De nombreuses manifestations Il n'empêche, Iachine tient bon. L'année 2017 porte enfin le symbole d'une victoire politique. Contre toute attente, son parti remporte la majorité des sièges de l'assemblée du district Krasnoselsky de Moscou. Iachine en prend aussitôt la présidence. Mais il nourrit d'autres ambitions. Les temps changent. Poutine voit sa popularité plonger et des élections régionales cruciales se tiennent début septembre. Avec une déconvenue prévisible pour les autorités. Au point que la plupart des candidats du parti présidentiel avancent masqués, sans étiquette. Pour Iachine, c'est le moment de tenter de conquérir la mairie de Moscou. Aux côtés d'une trentaine de candidatures indépendantes, il présente la sienne pour la future élection du conseil municipal. Toutes rejetées ! Motif ? Non-conformité des signatures recueillies. « Les citoyens décident qui les représente, pas les bureaucrates ! » hurle-t-il, juché sur le toit d'une voiture. Depuis le refus de la commission électorale, les manifestations se succèdent. Début août, 50 000 personnes se rassemblent à Moscou. Du jamais-vu depuis 2011. Les arrestations suivent au même rythme avec plus de 3 000 interpellations. Lors de sa dernière comparution, Iachine affiche son habituelle décontraction. Il sort un ouvrage de ses affaires et en commence la lecture. Le titre ? Le Procès de Kafka. Soudain, il s'interrompt et s'adresse aux juges. « L'original est toujours meilleur que de pâles copies. »
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Russie. Après 30 jours de détention, l’opposant politique russe Alexeï Navalny est sorti de prison - Ouest-France (Fri, 23 Aug 2019)
Alexeï Navalny, figure de l’opposition russe à Vladimir Poutine est sorti de prison ce vendredi. Il a notamment affirmé que le mouvement de contestation visible depuis plusieurs semaines « va continuer à grossir et ce régime va fortement regretter ce qu’il a fait. » L’ancien juriste avait été incarcéré le 24 juillet dernier, après avoir appelé à une manifestation contre l’exclusion de candidats de l’opposition à l’élection de l’assemblée de Moscou. L’opposant russe Alexeï Navalny, qui avait été condamné à trente jours de détention pour avoir appelé à une manifestation interdite par les autorités, est sorti de prison vendredi matin, après 30 jours de détention a annoncé sa porte-parole, Kira Yarmich. S’il n’a pas été immédiatement interpellé de nouveau par les policiers présents lors de sa sortie de prison, comme ce fut le cas pour d’autres opposants relâchés récemment, il pourrait bien l’être prochainement en raison de ses appels répétés à manifester avant les élections locales du 8 septembre. L’ancien juriste a immédiatement pris la parole devant les journalistes peu de temps après sa sortie de prison. « Nous voyons désormais que les mensonges et la fraude ne leur suffisent plus, affirme Alexeï Navalny. Il ne leur suffit plus non plus d’exclure des candidats d’une élection. Ils veulent délibérément arrêter des dizaines de personnes et en frapper des centaines. Cela montre que ce régime n’a plus de soutien. Ils le sentent et ils ont peur », conclue l’opposant à la presse. « Je n’ai aucun doute qu’en dépit de ces actes authentiques d’intimidation et de terreur […] qui vont s’intensifier, le régime regrettera sérieusement d’avoir agi ainsi, a poursuivi l’opposant. Le mouvement va continuer à grossir et ce régime va fortement regretter ce qu’il a fait. » Plusieurs mouvements de contestation Lors de sa détention, l’opposant, bête noire du Kremlin, a affirmé avoir été victime d’un empoisonnement. Il avait été condamné le 24 juillet dernier à trente jours de prison pour avoir appelé à une manifestation contre l’exclusion de candidats de l’opposition à l’élection de l’assemblée de Moscou, rassemblement interdit par les autorités. Le dimanche 28 juillet, alors en prison, Alexeï Navalny avait été transporté à l’hôpital pour un possible empoisonnement. Plusieurs manifestations non autorisées pour exiger des élections libres à Moscou ont débouché sur des milliers d’arrestations ces dernières semaines. Il s’agit du plus important mouvement de contestation depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012. Une première réaction de Vladimir Poutine La réponse des autorités a été sévère : la plupart des opposants moscovites purgent actuellement de courtes peines de prison, tandis que l’organisation d’Alexeï Navalny, le Fonds de lutte contre la corruption, est visée par une enquête pour « blanchiment ». L’organisation d’Alexeï Navalny, le Fonds de lutte contre la corruption, a accusé dans plusieurs enquêtes diffusées récemment des hauts responsables de la mairie de Moscou et de la Commission électorale de détournement de fonds. Évoquant pour la première fois le mouvement de protestation, le président Vladimir Poutine a justifié lundi lors d’une visite officielle en France la sévérité de la police et de la justice. Dressant un parallèle avec la crise des Gilets jaunes, il a dit vouloir éviter « que de tels événements se produisent dans la capitale russe ». Les élections au Parlement de Moscou, qui se tiendront parallèlement à d’autres scrutins régionaux et locaux, s’annoncent difficiles pour les candidats du pouvoir, dans un contexte de grogne sociale et de stagnation économique. Partager cet article Alexeï Navalny, l'opposant politique russe lors d'une conférence de presse à Moscou, après sa sorde prison le 23 août 2019 (Photo d'Illustration) Russie. Après 30 jours de détention, l’opposant politique russe Alexeï Navalny est sorti de prisonOuest-France.fr AGRANDIR
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Le Canada opposé à un retour au G8 avec la Russie - Le Figaro (Thu, 22 Aug 2019)
Le Canada est opposé à un retour au G8, avec la réintégration de la Russie, tant que Moscou n'aura pas libéré les territoires annexés dans l'est de l'Ukraine, a indiqué jeudi la chef de la diplomatie canadienne Chrystia Freeland. «La violation par la Russie du droit international en envahissant la Crimée et en annexant le Donbass, et en continuant à soutenir la guerre (dans cette région de l'est ukrainien), ne nous laisse pas le choix, c'est pour ça qu'elle est exclue» du groupe des huit pays les plus industrialisés, a déclaré en conférence de presse la ministre canadienne des Affaires étrangères. «Nous n'appuyons pas l'idée que la Russie soit réinvitée», a abondé à la presse une source gouvernementale canadienne. La ministre s'exprimait à la veille du départ du Premier ministre Justin Trudeau vers Biarritz (sud-ouest de la France), où se tient ce week-end le sommet du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni). Farouche opposante au régime de Vladimir Poutine, Mme Freeland a toutefois laissé la porte ouverte à une éventuelle réhabilitation russe. «Tout le monde sera très heureux d'inviter la Russie à être à nouveau membre du G7, une fois qu'elle sera partie de Crimée et du Donbass, c'est très simple», a dit la ministre en référence à ces deux régions ukrainiennes dont l'annexion par Moscou n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. La position canadienne rejoint celle de la France. Le président Emmanuel Macron a jugé mercredi «pertinent qu'à terme la Russie puisse rejoindre le G8», à condition «qu'une solution soit trouvée en lien avec l'Ukraine sur la base des accords de Minsk». Le président américain Donald Trump s'est quant à lui déclaré mardi favorable au retour au G8 avec la réintégration de la Russie, estimant que c'était «bien plus sensé», sans évoquer de préalable.
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G7: faut-il réintégrer la Russie ? - Le Figaro (Fri, 23 Aug 2019)
La Russie n'est pas un pays riche, ce n'est pas une démocratie ; sa place n'est sûrement pas dans un G7/G8 et à peine dans un G20. Si l'on veut élargir le G7, commençons par y intégrer l'Espagne et l'Australie, deux démocraties aux PIB (facilement vérifiables) comparables à celui (difficilement contrôlable) de la Russie.   Dans les salons de l'armement, oui, là, la Russie doit être présente. Encore que son dernier pétard à propulsion nucléaire ne semble pas très fiable...
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Russie: un Américain accusé d'espionnage affirme avoir été blessé en prison - Le Figaro (Fri, 23 Aug 2019)
L'Américano-Britannique Paul Whelan, arrêté fin décembre à Moscou et accusé d'espionnage, a affirmé vendredi avoir été blessé par les gardiens de la prison où il est incarcéré dans l'attente de son procès. «J'ai été blessé en prison, mais la prison ne veut pas vous le dire», a affirmé à la presse Paul Whelan, lors d'une audience au tribunal Lefortovo de Moscou qui a décidé de prolonger sa détention provisoire jusqu'au 29 octobre. » LIRE AUSSI - En Russie, la liberté se nomme Telegram Arrivé au tribunal en menottes et escorté par deux gardiens en cagoule, il a lancé: «Vous pouvez voir le traitement». Pâle, il a dit ressentir «une forte douleur à cause de la blessure infligée par les gardiens de prison», accusant l'administration pénitentiaire de «refuser un traitement médical». Paul Whelan n'a toutefois pas précisé quel type de blessure il avait subi. L'ex-Marine avait été arrêté le 28 décembre 2018 dans un contexte déjà lourd d'affaires de ce type entre la Russie et les Occidentaux. Les services de sécurité russes (FSB) affirment l'avoir interpellé «pendant qu'il commettait un acte d'espionnage», ce qu'il dément. Il encourt une peine pouvant aller jusqu'à vingt ans de réclusion. En février, son avocat avait affirmé que son client, qui possède aussi les nationalités irlandaise et canadienne, avait été piégé par une connaissance qui lui aurait transmis une clé USB contenant ce que Paul Whelan pensait être des photographies prises lors d'un séjour précédent en Russie en sa compagnie. » LIRE AUSSI - L'opposant russe Navalny libéré après 30 jours de détention
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La Russie lance son premier robot humanoïde dans l'espace - franceinfo (Thu, 22 Aug 2019)
"Fiodor" devra réaliser plusieurs missions, pour tester ses capacités dans différentes situations. A plus long terme, ce type de machines pourrait servir dans le cadre de sorties dans "l'espace lointain". Le premier humanoïde à voir l'espace. La Russie a lancé jeudi 22 août une fusée transportant vers la Station spatiale internationale (ISS) Fiodor, son premier robot humanoïde-cosmonaute. Le Kremlin souhaite par la suite utiliser ces machines pour explorer l'espace lointain. Le robot au corps anthropomorphe argenté mesure 1,80 m pour 160 kg. Fiodor, son prénom russe, se retranscrit "Fedor" en anglais, ce qui correspond à l'acronyme de "Final Experimental Demonstration Object Research".  Une fois arrivé sur l'ISS, où il est prévu qu'il reste pour 10 jours, Fiodor va tester ses capacités dans différentes situations, sous la supervision d'un cosmonaute humain. Parmi ses principaux savoir-faire figure notamment celui d'imiter les mouvements humains, ce qui veut dire qu'il pourrait aider les astronautes ou à réaliser leurs tâches.  En 2011, la Nasa a envoyé dans l'espace un robot humanoïde baptisé Robonaut 2, développé en coopération avec General Motors. Là aussi, l'objectif était de le faire travailler dans un environnement à haut risque. Il est revenu sur Terre en 2018 en raison de problèmes techniques. De son côté, le Japon a expédié dans l'espace en 2013 un petit robot appelé Kirobo, en même temps que le premier commandant japonais de l'ISS, Koichi Wakata. Développé avec Toyota, Kirobo était capable de parler, mais uniquement en japonais. Les autorités russes considèrent la conquête spatiale comme une question stratégique et ne cachent pas leurs ambitions pour Fiodor et ses futurs homologues. De telles machines pourraient ainsi effectuer des opérations dangereuses, notamment des sorties dans l'espace, a expliqué l'Agence spatiale russe (Roskosmos).  Malgré les promesses du Kremlin dans le domaine spatial, le secteur a enchaîné ces dernières années accidents et scandales de corruption. La Russie reste malgré tout le seul pays capable d'envoyer des humains vers l'ISS. A lire aussi Sujets associés
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Missiles: Russes et Américains s'accusent à l'ONU de course aux armements - Le Figaro (Thu, 22 Aug 2019)
La Russie et les Etats-Unis se sont reprochés mutuellement jeudi à l'ONU de contribuer, avec leurs essais de missiles, à une nouvelle course aux armements, Washington réclamant que Pékin soit inclus dans d'éventuelles futures négociations visant à les limiter. » LIRE AUSSI - Tensions diplomatiques après l’essai de missile américain Avec son test le 18 août d'un missile de portée intermédiaire, «l'Amérique est prête à une course aux armements», a asséné l'ambassadeur russe adjoint auprès de l'ONU, Dmitri Polyanskiy, lors d'une réunion du Conseil de sécurité demandée par Moscou. Au contraire, la Russie est prête à «un dialogue sérieux» pour le contrôle des armements, a-t-il ajouté, se disant «stupéfait par la position adoptée par les Européens (qui) tolèrent les actions américaines». «La Russie et la Chine souhaitent un monde dans lequel les Etats-Unis font preuve de retenue alors qu'ils continuent à accumuler des armes», a rétorqué son homologue américain, Jonathan Cohen. «Les essais américains pour développer une capacité conventionnelle terrestre ne sont ni provocateurs ni déstabilisateurs» et Washington ne va pas «rester les bras croisés» alors que Pékin et Moscou poursuivent le développement de nouveaux armements, a-t-il insisté. «Que s'est-il passé exactement le 8 août?», a aussi demandé Jonathan Cohen, en évoquant l'explosion mystérieuse à caractère nucléaire survenue ce jour-là en Russie. «Quel était le système» testé?, a-t-il ajouté. Les Etats-Unis «restent disponibles pour un contrôle des armements efficace et vérifiable», incluant «la Russie et la Chine», a enfin fait valoir le diplomate américain. L'ambassadeur chinois à l'ONU, Zhang Jun, a souligné que les armes de son pays étaient «défensives sans poser de menace contre quiconque». «Nous nous opposons aux courses aux armements et souhaitons garantir un équilibre stratégique», a-t-il précisé. La Haute représentante de l'ONU pour le désarmement, Izumi Nakamitsu, avait au préalable dénoncé le «développement d'armes supersoniques» qui «peut saper la sécurité et déclencher une course aux armements déstabilisatrice». «Il y a un besoin urgent de nouvelles approches internationales - y compris des approches multilatérales juridiquement contraignantes -, d'un consensus et d'un accord pour traiter les divers aspects des missiles posant problème», a conclu la responsable onusienne.
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Russie : l'explosion de début août était bien due à un test de nouvelles armes, confirme Poutine - franceinfo (Thu, 22 Aug 2019)
L'accident avait provoqué la mort de cinq personnes le 8 août dernier. Des tests de "systèmes d'armes prometteurs" sont à l'origine de l'explosion qui a fait cinq morts début août. Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré mercredi 21 août que l'accident meurtrier du 8 août, survenu sur un site militaire russe, avait eu lieu lors d'essais de nouveaux systèmes d'armement. "C'est du travail dans le domaine militaire, du travail sur des systèmes d'armes prometteurs. Nous ne le cachons pas, a déclaré le chef de l'Etat russe. Nous devons penser à notre propre sécurité." Vladimir Poutine confirme ainsi une déclaration de l'agence nucléaire russe, qui avait annoncé dix jours plus tôt que les cinq spécialistes tués dans l'explosion travaillaient sur de "nouveaux armements". L'agence avait alors précisé que les tests seraient poursuivis "jusqu'au bout".  Il n'a par ailleurs pas révélé quel système d'armement était testé au moment de l'explosion du 8 août. D'après plusieurs experts américains, les tests concerneraient le nouveau missile de croisière Bourevestnik, l'une des nouvelles armes "invincibles" que vantait Vladimir Poutine en début d'année.  L'explosion, qui s'est produite à Severodvinsk, une ville du nord de la Russie sur un site d'essais militaires, avait également fait six blessés. Les possibles radiations ont également inquiété autorités et habitants alentours.  A lire aussi Sujets associés
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