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Russie : le gigantesque brise-glace nucléaire Arktika bientôt mis en service - Capital.fr (mar., 22 sept. 2020)
Publié le 22/09/2020 à 13h11 Russie : le gigantesque brise-glace nucléaire Arktika bientôt mis en service Alexander Demianchuk\TASS via Getty Images SAUVEGARDER CET ARTICLE SAUVEGARDÉ Derniers tests avant mise en service pour le fleuron atomique de la flotte arctique russe, Arktika. Destiné au transport de gaz naturel liquéfié à partir de l'Arctique, ce navire géant mesure 173 mètres de long pour 15 mètres de haut et a un tirant d'eau de 14.000 tonnes. Arktika s'apprête à débarquer dans l'Arctique russe ! Porte-drapeau des ambitions de Moscou pour l'Arctique, le brise-glace nucléaire - plus puissant navire de ce type au monde - vient de sortir en mer pour deux dernières semaines d'essais avant sa mise en service. Le bâtiment, qui a quitté le port de Saint-Pétersbourg, doit être opérationnel pour la "première fois dans les conditions extrêmes des glaces arctiques et devra y confirmer son statut de vaisseau amiral de la flotte arctique de la Russie", a annoncé le chantier naval Baltiïski Zavod où il a été construit. L'Arktika doit ensuite rejoindre son futur port d'attache, Mourmansk (nord-ouest), au sein de Rosatomflot, la société chargée de la flotte de brise-glaces russes. Destiné au transport de gaz naturel liquéfié à partir de l'Arctique, ce navire aux dimensions titanesques mesure 173 mètres de long pour 15 mètres de haut et a un tirant d'eau de 14.000 tonnes. Selon ses constructeurs, il peut passer à travers une épaisseur de 2,8 mètres de glace. Deux autres navires similaires, l'Oural et le Sibir, sont en construction. Le bâtiment fait partie d'un projet plus global destiné à permettre la navigation tout au long de l'année à travers le passage du Nord-Ouest, qui relie l'océan Atlantique à l'océan Pacifique par l'Arctique. Il doit notamment simplifier pour la Russie la livraison d'hydrocarbures à l'Asie du Sud-Est. >> A lire aussi - Pollution au carburant dans l'Arctique : le n°1 de l'entreprise responsable risque la prison Le développement économique de l'Arctique, où s'opposent les intérêts de cinq pays, dont la Russie et les États-Unis, a été qualifié de priorité par le président Vladimir Poutine. La Russie espère y devenir la première puissance économique et militaire tout en profitant du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, qui devrait ouvrir de nouvelles routes commerciales dans le Grand Nord. Les dernières actus du secteur dans votre boite mail. Recevez notre newsletter BOURSE. Ecoutez 21 millions, le podcast de Capital sur les cryptomonnaies A lire aussi Vous lisez actuellement : Russie : le gigantesque brise-glace nucléaire Arktika bientôt mis en s... https://www.capital.fr/entreprises-marches/russie-le-gigantesque-brise-glace-nucleaire-arktika-bientot-mis-en-service-1381103 Partager sur Facebook Partager Russie : le gigantesque brise-glace nucléaire Arkt... Ne manquez pas nos informations exclusives en vous abonnant aux Nous vous recommandons : © Capital (avec Agence France Presse)
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La Russie veut faire de Vénus “une planète russe” - Journal du geek (Mon, 21 Sep 2020)
Tandis que les États-Unis ou encore la Chine ont clairement les yeux rivés sur Mars, la Russie affirme aujourd’hui son intention d’explorer et de conquérir Vénus, suite aux nouvelles découvertes scientifiques prometteuses la concernant. Crédits : MIT. “Nous pensons Vénus comme une planète russe”, a déclaré Dmitry Rogozin, le directeur de l’Agence spatiale fédérale russe (alias Roscosmos), selon CNN. Ce dernier a en effet tenu ses propos lors d’une conférence de presse à l’occasion de HeliRussia 2020, le salon international de l’hélicoptère à Moscou. “Explorer Vénus est l’une de nos priorités, a assuré Dmitry Rogozin aux journalistes présents sur place. Le programme gouvernemental russe d’exploration spatiale comprend plusieurs missions concernant Vénus entre 2021 et 2030.” Ce discours s’inscrit au lendemain de la découverte de traces de phosphine (PH3) dans l’atmosphère vénusienne. Ce gaz, très toxique pour une majorité d’êtres vivants, n’est produit sur Terre que par des activités industrielles spécifiques ou certaines bactéries extrémophiles. Certains chercheurs émettent donc l’hypothèse que cette phosphine vénusienne est la trace possible d’une forme de vie extraterrestre. Pour le confirmer (ou l’infirmer), le philanthrope russo-israélien, Yuri Milner, a déjà rassemblé une équipe de chercheurs de divers horizons. Mars l’Américaine et Vénus la Russe ? Tandis que les États-Unis et la Chine s’intéressent de plus en plus à Mars, la Russie affirme ainsi aujourd’hui son désir de non seulement étudier mais surtout conquérir notre autre planète voisine. CNN rappelle que l’intérêt du pays soviétique pour celle que certains astronomes surnomment “la jumelle de la Terre” n’est pas nouveau. Depuis les années 1960, les chercheurs et ingénieurs de Roscosmos seraient parmi les plus grands experts en la matière et auraient déjà imaginés et conçus plusieurs prototypes de sondes vénusiennes. L’une d’elles, Venera-D, devrait être lancée en 2026 ou 2031. Elle sera dotée d’un orbiteur, pour étudier l’atmosphère hyper-acide de la planète, mais aussi d’un atterrisseur. [MAJ – le 21/09/2020 à 13h23] Elle ne serait néanmoins pas le premier objet humain à se poser sur la surface de Vénus. De précédentes sondes russes, toutes du programme Venera, se sont posées sur la surface de la planète, en commençant par Venera 7. Certaines en ont même pris des clichés. Le but de leur descendante, Venera-D, est d’y rester le plus longtemps possible comme le suggère le terme russe “dolgozhivushaya” (ou “longévité” en français) qui se cache derrière son “D” majuscule. Mars la rouge 54 Commentaires Mars la rouge Robinson, Kim Stanley (Author) 662 Pages - 10/01/2003 (Publication Date) - Pocket (Publisher)
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«Caucase 2020», grandes manœuvres militaires dans le sud de la Russie - RFI (Mon, 21 Sep 2020)
Publié le : 21/09/2020 - 11:14 Les manœuvres militaires qui débutent ce lundi 21 septembre sont organisées dans le Caucase russe, en Mer Noire et en Mer Baltique. Baptisées « Caucase 2020 », elles vont se dérouler durant cinq jours et mobiliser près de 13 000 soldats et des centaines de blindés. Publicité Lire la suite De notre correspondant à Moscou,  Tous les ans à la même période l’armée russe déploie des milliers de soldats, et surtout beaucoup d’équipement – de quoi impressionner l’opinion russe puisque les images de ces exercices tournent en boucle sur les chaînes de télévision, mais aussi les pays voisins et la communauté internationale. Après « Zapad 2017 » dans l’ouest, « Vostok  2018 » dans l’est et « Tsentr 2019 » dans le centre du pays, c’est dans le Caucase russe, situé au sud de la Russie, que les exercices ont lieu. Mais cette fois, à la différence de Zapad en 2017, l’Otan ne s’est pas montrée particulièrement inquiète de ces manœuvres – et le seul pays à s’en être véritablement ému est l’Ukraine, qui s’est dit dans l’été préoccupée du déploiement de navires sur la mer Noire. Tensions géopolitiques Depuis quelques années, la Russie profite également de ces exercices annuels pour se rapprocher de certains pays – de l'ex-URSS bien sûr, mais aussi pays asiatiques, comme on l’a vu il y a deux ans avec les exercices conjoints menés avec la Chine. Cette année, Moscou avait invité neuf pays à participer, dont l’Iran, la Chine et le Pakistan, mais elle s’est heurtée aux tensions géopolitiques et militaires du moment. Au dernier instant, l’Inde a ainsi annulé sa participation – officiellement en raison du coronavirus, mais sans doute à cause de la participation de la Chine. L’autre pays à avoir renoncé au dernier moment, est l’Azerbaïdjan – qui ne voulait pas côtoyer l’Arménie – après les incidents militaires de cet été.  
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Russie : le Dinamo Moscou arrache la victoire contre Grozny - Foot - RUS - L'Équipe.fr (Mon, 21 Sep 2020)
Incapable de monter sur le podium depuis 2008, le Dinamo Moscou espère y arriver cette saison. Après huit journées, la troisième place se trouve à deux longueurs des équipiers de Clinton Njie. Ce lundi, ils ont battu in extremis une vaillante équipe de Grozny, qui a terminé à 10 (1-0). Ordets a marqué de la tête, à la réception d'un corner. Les locaux, qui ont cadré trois frappes contre quatre pour leurs adversaires, s'en sortent très bien.
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Biélorussie : "Dans le futur, le pays prendra peut-être la forme d'un protectorat russe" - Marianne (Mon, 21 Sep 2020)
Marianne : Vous détaillez, dans votre livre**, quatre guerres que mène Vladimir Poutine. Dans quelle mesure le Belarus s'y inscrit-il ? Poutine veut-il selon vous l'annexer ? Sergueï Medvedev : Poutine voudrait rattacher Minsk à la Russie, mais pas dans l’immédiat, étant donnée la crise politique mais aussi économique qui y règnent. Mais il est pour lui hors de question d’y laisser gagner une « révolution de couleur », comme ce fut le cas en Ukraine. Pour l’heure, Poutine veut y contrôler au mieux la situation, et apporte son soutien à Alexandre Loukachenko, afin qu'il calme et stabilise la situation, au moyen de la réforme constitutionnelle qu’il a récemment annoncée. Dans le futur, c’est à dire vers 2022, le Belarus, co-fondateur avec la Russie de la Communauté des états indépendants (CEI) en 1991, prendra peut-être la forme d’un protectorat russe. Il n’y a donc selon vous aucune chance que le mouvement actuel de révolte de la population parvienne à chasser du pouvoir Loukachenko, comme l'ont fait les Ukrainiens lors de la Révolution orange de 2004 ? Je ne crois pas à un changement de pouvoir à Minsk. En Ukraine, il y avait une idée nationale, il y a eu un « Maïdan », quand la population a occupé la place centrale de Kiev. Au Belarus, ce n’est pas encore le cas, et je crains que les protestations pacifiques actuelles s’affaiblissent avec l’arrivée de l’hiver. Le mouvement de protestation est très faible, et surtout, il a en face de lui un Etat ultra-autoritaire, où la peine de mort n’a pas été abolie, et où beaucoup d’opposants ont été brutalement réprimés, et même exécutés. Comment réagit l’opinion russe aux évènements actuels au Belarus ? Cela ne lui rappelle-t-elle pas les manifestations qui ont suivi les législatives contestées de 2011 en Russie ? Le Russe moyen regarde la télévision, où l’on lui explique que l’Occident cherche à fomenter à Minsk une révolution de couleur (comprenez un putsch), et il le croit. D’ailleurs, selon un récent sondage du Centre Levada, 25% d’entre eux se prononcent pour une union entre les deux pays. Quant aux manifestations de 2011-2012 en Russie, elles ne sont plus pour eux qu’un lointain souvenir. La société russe est de plus en plus apathique. Il y a cinq ans encore, des foules sont sorties manifester après l’assassinat de Boris Nemtsov. On aurait pu espérer une réaction similaire à l’empoisonnement au Novitchok d’Alexeï Navalny… Mais le peuple se tait. Contrairement à Nemtsov, Navalny n’est pas mort… Quel avenir politique lui prêtez-vous ? Quand il sera rétabli, Navalny rentrera sans doute en Russie. Sera-t-il le nouveau Mandela, le nouveau Havel ou le nouveau Walesa ? Etant donné le verrouillage total du système politique par le Kremlin, je le vois mal parvenir à changer le régime, même s’il fait beaucoup pour en démontrer les sombres aspects. Actuellement, le Kremlin peut tout se permettre, annexer la Crimée, mener la guerre au Donbass, couvrir l’empoisonnement d’un opposant, etc.. L’Occident n’est pas prêt de l’arrêter, en cessant pas exemple d’acheter son gaz et son pétrole.. Que pensez-vous des voix, en Occident, qui s’élèvent pour défendre le politique du Kremlin ? En Allemagne, on les appelle les « Putin-Versteher ». Pour certains cercles, mécontents de la mondialisation, ou en désaccord avec les valeurs du multiculturalisme ou du libéralisme, Poutine représente une sorte d’espace alternatif. Et Poutine excelle à manipuler ce mécontentement. Dans votre livre, vous consacrez un chapitre à la guerre de Poutine pour la mémoire. On en a vu récemment une illustration, à l’occasion du 75è anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, quand Poutine a accusé la Pologne de l’avoir déclenchée. Poutine veut être un grand historien et sa fantaisie en la matière est sans limites. Désespérée de ne pouvoir changer quelque chose dans un présent sans joie, endurant une humiliation après l’autre, l’élite politique russe a décidé de prendre sa revanche en manipulant un passé sans défense et en réécrivant l’histoire. Sa guerre pour la mémoire est sa principale ressource, avec le ressentiment comme politique d’Etat. Ainsi la fixation maladive sur l’Ukraine témoigne d’un profond traumatisme post-impérial. A l’instar de l’Allemagne des années 1930, la Russie du XXIème siècle est un pays offensé, qui cherche à se venger de la perte de son empire ** « Les quatre guerres de Poutine », Buchet Chastel 2020, 400 p., 24 euros
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Vaccin contre le coronavirus : le décollage raté de Spoutnik V - Le Point (Tue, 22 Sep 2020)
Fiabilité douteuse, tests inachevés, production limitée… Cinq semaines après l'annonce de Vladimir Poutine, le vaccin russe a du plomb dans l'aile. « Ma fille a eu un peu de fièvre après chacune des deux injections, mais elle va bien… Notre vaccin est tout à fait efficace. » C'était le 11 août. Ce jour-là, Vladimir Poutine célèbre l'homologation de Spoutnik V, présenté comme le premier vaccin au monde disponible contre le coronavirus. Pour convaincre l'opinion, il cite même l'exemple de l'une de ses deux filles. Un détail qui en dit long sur l'enjeu, car le chef du Kremlin n'aborde jamais en public le sujet de ses enfants. Depuis, de nombreux hauts responsables ont dû imiter la fille du président, parmi lesquels le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, et le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou. Imposture Pourtant, un mois plus tard, une évidence s'impose. Spoutnik V ne tient pas ses promesses. La raison ? Il n'en est qu'au stade expérimental, plus précisément à la phase 3 de ses essais. Autrement dit, au même niveau de développement que les molécules d'AstraZeneca, de Moderna et de Pfizer aux États-Unis. Une imposture qui laisse la communauté scientifique pantoise. Y compris en Russie. « Cette violation des standards internationaux a pour objectif de servir les ambitions géopolitiques du président », souligne Anastasia Vassilieva, à la tête du syndicat Alliance des médecins. Lire aussi Covid-19 : la course au vaccin s'accélère De fait, depuis son annonce triomphante, Moscou affirme engranger les commandes. Le Brésil, le Mexique, l'Inde et l'Arabie saoudite auraient déjà signé des accords. Et une dizaine d'autres pays s'apprêteraient à franchir le pas. Le tout pour un total de 1,2 milliard de doses, la plupart produites localement. Une offre désintéressée, insistent les autorités russes. « On le fait en toute transparence, a déclaré l'ambassadeur russe auprès de l'Union européenne Vladimir Chizhov, sans préférence et sans connexion politique ou économique. » De belles paroles qui cachent néanmoins un dessein : s'assurer le monopole du vaccin dans les pays en développement. « Ça ne garantit pas à la Russie une implantation sur ces marchés, nuance Anastasia Vassilieva. La conclusion de tels contrats lui permettra surtout de disposer de nouveaux volontaires. » Étude controversée Car Spoutnik V peine, il est vrai, à décoller. D'abord en raison des doutes entourant les travaux de l'Institut Gamaleya, situé à Moscou et à l'origine de sa découverte. C'est un biologiste italien, Enrico Bucci, qui a sonné l'alarme après la publication des résultats russes dans la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet. Un article pourtant destiné à prouver l'efficacité du vaccin. Or l'étude des données fait apparaître une anomalie : le niveau des anticorps se révèle parfaitement identique chez quelques-uns des 76 patients pourtant soumis à des formules moléculaires différentes. « La probabilité pour que cela arrive est extrêmement faible », note l'Italien Enrico Bucci. De quoi alimenter le soupçon d'un « copier-coller ». Et déclencher les protestations d'une partie de la communauté scientifique. Résultat, 38 experts ont adressé au magazine une lettre pointant les irrégularités statistiques de Moscou. Lire aussi Vaccin russe : « C'est une honte, rien n'a été fait dans les règles ! » Autre frein à l'expansion du vaccin russe : sa production limitée et désorganisée. Une situation liée aux tests toujours en cours. Exemple ? À Moscou, 700 personnes seulement auraient été vaccinées sur un total de 60 000 volontaires déclarés. En Crimée, une péninsule de 2 millions d'habitants, les doses acheminées permettent de pratiquer des injections sur une vingtaine de personnes. Pas davantage. Concurrence chinoise Enfin, dernier obstacle : la Chine. Spoutnik V rencontre sur sa route les vaccins chinois conçus par la compagnie Sinopharm et également destinés à approvisionner les pays en développement. Une concurrence qui se transforme parfois en camouflet pour la Russie. C'est le cas en Égypte, où les autorités affichent leur préférence pour les deux vaccins de Pékin en dépit des promesses de partenariat et de délocalisation faites par Moscou. « Ils sont sous la supervision de l'Organisation mondiale de la santé », a même ajouté Hossam Hosni, le chef du comité scientifique égyptien, dans une critique à peine voilée à la Russie. Reste une question : face à la défiance suscitée par Spoutnik V, Moscou parviendra-t-il à vacciner sa population ? « Les enseignants sont menacés de perdre leur poste s'ils ne s'y soumettent pas, raconte la responsable de l'association des médecins Anastasia Vassilieva. Mais, pour le corps médical, ce sera plus compliqué. Nous connaissons la valeur des données scientifiques de notre pays et nous savons que nous pourrions avoir de mauvaises surprises avec ce vaccin d'ici deux ou trois ans. »
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« Mes problèmes actuels sont des broutilles » : l'opposant russe Alexeï Navalny revient sur sa convalescence - Le Monde (Sat, 19 Sep 2020)
La photo d’Alexeï Navalny postée le 19 septembre 2020 sur le réseau social Instagram. La photo d’Alexeï Navalny postée le 19 septembre 2020 sur le réseau social Instagram. HANDOUT / AFP Des moments de « désespoir » et des jambes « tremblantes » : l’opposant russe Alexeï Navalny est revenu samedi 19 septembre sur sa convalescence et ses moments difficiles pour réapprendre à s’exprimer et à marcher dans l’hôpital berlinois où il est soigné pour son empoisonnement présumé avec un agent neurotoxique. « Je vais vous raconter comment se déroule mon rétablissement. Il n’y a plus d’obstacles sur ma route, mais elle sera encore longue », a-t-il écrit dans un message sur Instagram assorti d’une photo le montrant debout, en tenue de jogging, en train de descendre un escalier. Le 20 août, ce féroce critique du Kremlin avait été victime d’un malaise à bord d’un avion le ramenant à Moscou depuis la Sibérie. Après avoir passé deux jours dans un hôpital russe malgré les protestations de ses proches, il avait été transporté en Allemagne et hospitalisé dans le coma à Berlin. Un laboratoire militaire allemand a conclu début septembre à son empoisonnement par un poison neurotoxique de type Novitchok, conçu à des fins militaires à l’époque soviétique, ce que Moscou réfute. Les conclusions allemandes ont été confirmées par des laboratoires suédois et français. Il ne reconnaissait personne « Mes problèmes actuels – le fait qu’un téléphone soit aussi inutile qu’une pierre dans mes mains ou que cela devienne un spectacle quand je me sers de l’eau – sont des broutilles », a ironisé Alexeï Navalny, samedi, sur Instagram. Car il y a encore « peu de temps », le militant anticorruption raconte qu’il ne « reconnaissait personne » et ne pouvait répondre au médecin qui venait chaque matin l’aider à s’exprimer. « Cela me désespérait car je comprenais ce que voulait le docteur mais je ne savais pas où trouver les mots », décrit-il. Désormais, il dit retrouver progressivement l’usage de son cerveau. « Je suis maintenant un gars qui a les jambes qui tremblent quand il prend l’escalier mais qui se dit en revanche : “Voici un escalier ! On s’en sert pour monter, mais je ferais mieux de trouver un ascenseur.” » « Avant je serais resté debout à regarder bêtement dans le vide », ajoute l’opposant de 44 ans, remerciant les médecins de l’avoir fait passer d’« un homme techniquement vivant » à une personne ayant « toutes les chances » de pouvoir à nouveau utiliser adroitement Instagram. Pas d’enquête ouverte en Russie Mardi, Alexeï Navalny avait déjà fait preuve d’humour dans son premier message publié depuis son malaise : il y annonçait avoir pu respirer seul, sans assistance, pendant toute une journée. « Ça m’a beaucoup plu, c’est un procédé étonnant et sous-estimé par beaucoup. Je le recommande », avait-il commenté avec ironie, publiant une photo le montrant assis sur son lit d’hôpital en compagnie de son épouse et de ses enfants. Pour l’heure, les autorités russes n’ont pas ouvert d’enquête sur cette affaire, malgré les appels en ce sens et les menaces de sanctions européennes. Le Kremlin, par la voix de son porte-parole, s’est dit jeudi « limité » pour enquêter, faute d’avoir accès à des indices sortis de Russie et aux analyses effectuées en Allemagne. De leur côté, les partisans de M. Navalny soutiennent que l’agent innervant de type Novitchok, identifié en Allemagne comme le poison utilisé contre l’opposant, a été détecté sur une bouteille qu’ils avaient retrouvée dans sa chambre d’hôtel, le jour des faits, fin août, à Tomsk, en Sibérie. Ils ont expliqué avoir pris cette bouteille et d’autres indices et les avoir emportés en Allemagne car ils étaient convaincus que les autorités russes n’enquêteraient pas. Le Monde avec AFP
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Russie - "Jésus" arrêté en Sibérie - L'Indépendant (Tue, 22 Sep 2020)
Depuis 30 ans, Vissarion dirigeait une secte en Sibérie qui regroupait des milliers de disciples   le considérant comme la réincarnation de Jésus Christ. Il a été arrêté par les forces spéciales russes ce mardi. L'"Eglise du Dernier Testament", fondée en 1991, s'était installée dans une ville construite par ses adeptes au cœur d'une forêt de la région de Krasnoïarsk. Vissarion, un ancien policier officiellement nommé Sergueï Torop, et deux de ses proches, Vadim Redkine et Vladimir Vedernikov ont été arrêtés ce mardi lors d'une opération commune menée par les services spéciaux (FSB, ex-KGB) et le ministère de l'Intérieur. Les services de sécurité russes les accusent d'avoir utilisé ce mouvement pour extorquer de l'argent à leurs disciples, d'avoir exercé des "violences psychologiques" sur eux qui ont causé des "dommages graves à la santé". Vissarion avait réuni ses milliers de fidèles dans cette zone isolée de la Sibérie dans le but d'en faire une sorte d'Arche de Noé destinée à sauver l'humanité d'un cataclysme que l'Homme est en train de provoquer. Là-bas, ses fidèles assurent vivre en communion avec la nature et refusent notamment la viande, l'alcool et le tabac. La secte, qui visait l'autosuffisance, n'était pas complètement coupée du monde. Vissarion recevait régulièrement la presse et avait acquis une certaine notoriété en Russie. [embedded content]
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La Biélorussie, Etat charnière entre la Russie et l'Europe - Le Monde (Sun, 13 Sep 2020)
Un pays récent, sous l’influence territoriale de ses voisins La Biélorussie a été créée en 1991 à la suite de l’effondrement du bloc soviétique. Entre le XIIIe et le XVIIIe siècle, le pays était intégré au Grand-Duché de Lituanie et de Pologne, dont le biélorusse était une langue officielle. Le territoire est incorporé ensuite à l’Empire russe, avant d’être partagé (1921-1939) entre la Pologne et l’URSS. Pendant la seconde guerre mondiale, le pays, occupé par les nazis, a perdu un quart de sa population. En 1945, le territoire réunifié (à l’exception de la région de Bialystok) devient la république socialiste soviétique de Biélorussie. Une forte dépendance vis-à-vis de la Russie Elu président en 1994, Alexandre Loukachenko se tourne vers Moscou avec lequel il signe deux traités d’union, en 1997 et 1999. La dépendance énergétique et sécuritaire de la Biélorussie vis-à-vis de la Russie permet au Kremlin de maintenir son influence. En retour, Minsk obtient des tarifs préférentiels sur les importations d’hydrocarbure et peut même en exporter une partie vers l’Europe. Cette manne financière permet au régime de maintenir la paix sociale sans entreprendre de réforme économique. Avec Vladimir Poutine au Kremlin, la pression s’accroît sur Minsk pour accélérer le processus d’unification. Sa dépendance énergétique est alors utilisée comme levier. Des relations ambivalentes avec l’Europe Pour réduire sa dépendance vis-à-vis de le Russie, Alexandre Loukachenko – réélu en 2001, 2006, 2010 et 2015 – tente de se rapprocher de l’Union européenne (UE), mais la nature autoritaire de son régime et les violences contre les opposants l’en empêchent à plusieurs reprises. En 2009 la Biélorussie intègre le partenariat oriental proposé par Bruxelles. Ensuite, la violente représsion qui suit la réélection contestée de Loukachenko en 2010 pousse l’UE à imposer en 2011 un embargo sur les armes et des sanctions contre des figures du régime, parmi lesquels Loukachenko lui-même (dont les avoirs sont gelés et qui est interdit d’entrée dans l’UE). En 2014, Minsk refuse l’accord d’association proposé par l’UE, optant plutôt pour l’Union économique eurasiatique avec la Russie et le Kazakhstan. Proposant sa médiation dans la crise ukrainienne, et libérant quelques opposants, l’autocrate biélorusse obtient en 2016 un assouplissement des sanctions qui le visent avec d’autres ressortissants biélorusses. L’élection contestée du 9 août suscite un soulèvement populaire inédit. Face à la répression qui s’abat sur les manifestants, les Etats membres de l’UE réclament la mise en place de nouvelles sanctions, même si certains hésitent à cibler directement Loukachenko par crainte de voir la Biélorussie basculer définitivement du côté russe. Il vous reste 9.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
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