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De fausses bonnes nouvelles entre la Russie et l'Estonie - Courrier International (ven., 19 avril 2019)
La présidente estonienne, Kersti Kaljulaid, s’est déplacée jeudi 18 avril à Moscou pour s’entretenir avec Vladimir Poutine. C’est la première visite officielle d’un chef d’État de ce pays depuis 2011. Elle s’inscrit dans un contexte de relations diplomatiques difficiles entre les deux pays. Notamment depuis l’annexion par la Russie de la Crimée en 2014, qui a conduit l’Otan à renforcer la présence de ses troupes dans les trois pays baltes. L’initiative de Kersti Kaljulaid a d’ailleurs été vivement critiquée avant même le départ de la présidente : “Le président d’un État libre ne devrait jamais avoir à quémander un entretien”, a écrit Jaak Madison, membre de l’EKRE, le Parti Populaire conservateur d’Estonie, sur sa page Facebook. La question qui fâche porte sur la population russophone résidant en Estonie, fruit de diverses vagues migratoires survenues tout au long du XXe siècle. La Russie dénonce depuis longtemps le sort réservé à la minorité russe, accusant le pays de discrimination. Cette diaspora subit une “réelle ségrégation”, écrit la journaliste Anastasia Mironova dans Gazeta.ru. Elle en serait presque à vivre “dans un getto” et se porterait “fort mal”. Un bras de fer  [...] Anya Walsh
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Présidentielle en Ukraine : l’humoriste Zelensky ne fait pas rire les Russes - Libération (Thu, 18 Apr 2019)
Partie de ping-pong pour Volodymyr Zelensky peu avant les résultats du premier tour, le 31 mars, dans son QG à Kiev. Partie de ping-pong pour Volodymyr Zelensky peu avant les résultats du premier tour, le 31 mars, dans son QG à Kiev. Photo Genya Savilov. AFP Longtemps inenvisagée par Moscou, la victoire probable du novice en politique, favori du scrutin de dimanche, ne devrait pas améliorer les relations avec le Kremlin. Dans deux jours l’Ukraine aura un nouveau président. Ou le même, si Petro Porochenko, actuellement à 27 % dans les sondages, parvient à miraculeusement remonter la pente, pour dépasser son adversaire, l’humoriste Volodymyr Zelensky, qui se pavane déjà avec plus de 72 % des intentions de vote. Ce qui ne changera pas de sitôt, en revanche, ce sont les relations entre Kiev et Moscou, invariablement mauvaises depuis cinq ans. Comme pour marquer le coup, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a annoncé jeudi un durcissement des sanctions commerciales contre l’Ukraine. La Russie cessera d’exporter une série de produits, dont le charbon, le pétrole et dérivés (pour 1,3 milliard d’euros en 2018) , et n’importera plus depuis l’Ukraine de production automobile, industrie légère, métallurgie de transformation, qui ont représenté plus de 220 millions d’euros en 2018. Même si l’Ukraine importe près de 40 % de son pétrole de Russie, depuis le début du conflit, en 2014, elle a diversifié ses sources, en augmentant notamment l’importation de brut azerbaïdjanais. Le coup est rude, mais pas fatal, considèrent les experts, et le déficit de pétrole russe peut être comblé avec le temps.   Coi. Ces mesures sont une réponse aux «actions hostiles de Kiev», a expliqué Medvedev. Le 10 avril, le gouvernement ukrainien a allongé la liste des produits russes interdits à l’importation en Ukraine, en y incluant notamment les récipients en verre (7 millions d’euros en 2018), le formol, des pièces détachées pour la fabrication de trains… Fin 2018, l’Ukraine avait prolongé pour un an les sanctions décrétées en 2016 : produits laitiers, thé, café, alcool, bière, produits chimiques pour le secteur agricole, matériel ferroviaire, etc. La Russie avait déjà rétorqué, en allongeant sa propre liste de produits interdits à l’importation depuis l’Ukraine - bière, vin, chocolat, huile de tournesol, gravier, carton -, venus s’ajouter à l’embargo en vigueur depuis 2016 sur le porc, les légumes, les fruits, les produits laitiers… Alors que le président sortant, Petro Porochenko, a construit sa campagne autour du slogan «C’est moi ou Poutine», le Kremlin s’est tenu coi, en prenant soin de ne pas se prononcer officiellement sur le scrutin à venir, même si Poutine a ouvertement refusé de prendre les appels de son homologue ukrainien depuis plusieurs mois, «pour ne pas participer à sa campagne électorale», l’accusant de créer lui-même des situations de crise pour ensuite faire porter le chapeau à la Russie. Nonobstant la popularité grandissante de Volodymyr Zelensky, on est longtemps resté convaincu à Moscou que Porochenko allait conserver la présidence coûte que coûte. «La Russie se préparait au scénario selon lequel Porochenko irait jusqu’à tronquer le scrutin pour gagner, ce qui lui permettait de ne pas reconnaître les résultats de l’élection, comme frauduleuse, et de rompre radicalement toutes les relations», analyse la politologue Tatiana Stanovaya, du cabinet d’expertise R.Politik. «Faible». Face à la victoire de plus en plus certaine de Zelensky, la Russie garde la même ligne. Si beaucoup d’Ukrainiens le préfèrent au président sortant, car il représente le changement et qu’il ne peut pas être pire que Porochenko, devenu insupportable, au Kremlin on attend de voir. D’autant que le comédien néophyte en politique n’a jamais exposé de programme clair, tout en misant sur une unification de tous les Ukrainiens, par-dessus la fracture traditionnelle Est-Ouest. «Le rapport à Zelensky est ambivalent, poursuit Stanovaya. On ne comprend pas ce qu’il a dans le ventre, son degré d’autonomie, dans quelle mesure il peut s’entendre avec les élites ukrainiennes, quels sont ses projets pour le Donbass, s’il est totalement dépendant de la conjoncture intérieure.» Le politologue Alexeï Makarkine considère pour sa part que Moscou peut espérer que «Zelensky sera un président faible», alors que Porochenko n’est plus que l’homme de la confrontation et du non-compromis. Tout dépendra donc de la ligne qu’adoptera, s’il est élu, Zelensky. «S’il s’engage à perpétuer la ligne dure de son prédécesseur, en réclamant la Crimée, le Donbass, des compensations, alors la réponse sera dure aussi. Par exemple l’accélération de la distribution de passeports russes aux habitants des régions séparatistes du Donbass», explique Stanovaya. Mais même s’il montre patte blanche et apparaît ouvert à la négociation avec la Russie, jamais il ne pourra mener une politique favorable aux intérêts du Kremlin. Veronika Dorman
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Russie: le rapport Mueller n'apporte « aucune preuve » d'ingérence russe, selon le Kremlin - BFMTV.COM (Fri, 19 Apr 2019)
Le rapport du procureur spécial Robert Mueller sur l'enquête russe, publié ce jeudi, ne contient "aucune preuve" d'une ingérence russe dans l'élection américaine de 2016, a estimé le Kremlin ce vendredi. "De manière générale, le rapport ne contient toujours aucune preuve argumentée prouvant que la Russie serait intervenue dans le processus électoral aux Etats-Unis", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Dès le début de cette enquête, nous avons dit que quoi que fassent les enquêteurs, ils ne trouveront aucune ingérence (...) car il n'y en a pas eu", a poursuivi Dimitri Peskov, estimant que le rapport le prouve. Des liens mais pas de collusion Dans son volumineux rapport, fruit de 22 mois d'une enquête hors norme, le procureur Robert Mueller confirme l'existence de "nombreux liens" entre la Russie et des membres de la campagne de Donald Trump, mais estime ne pas avoir de preuves d'une quelconque collusion. Le rapport Mueller estime toutefois que "l'Etat russe s'est immiscé dans l'élection présidentielle de 2016 d'une façon systématique", d'abord à travers une campagne sur les réseaux sociaux qui a favorisé Donald Trump, puis à travers le piratage des emails du parti démocrate et d'un proche de Hillary Clinton. Le Kremlin a toujours démenti toute ingérence, mettant ces accusations sur le compte de luttes politiques internes à Washington.
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La Serbie «n'imposera aucune sanction» contre la Russie, même sous pression - Sputnik France (Fri, 19 Apr 2019)
Parlement européen © Sputnik . Alexeï Vitvitsky Interrogé sur un éventuel choix que la Serbie serait obligée de faire, entre la Russie et l’Union européenne, le ministre serbe des Affaires étrangères a déclaré que son pays «n’a jamais introduit et n'imposera aucune sanction» contre la Russie. La Serbie éprouve des difficultés à cause de son refus de se joindre aux sanctions antirusses introduites par l'Union européenne, a confié le ministre serbe des Affaires étrangères Ivica Dacic dans une interview accordée au quotidien russe Izvestia. «La Serbie n'a jamais introduit et n'imposera aucune sanction ni mesure restrictive à l'encontre de la Russie, malgré le fait que la Serbie soit sous forte pression», a-t-il lancé. Il a ajouté qu'alors que son pays projetait d'intégrer l'Union européenne, il ne veut pas briser ses relations avec Moscou. «Cette année, nous fêtons les 140 ans de l'ouverture de la première ambassade de la principauté serbe en Russie tsariste, et nous avons fêté l'année dernière les 180 ans de l'établissement des relations diplomatiques entre nos pays. Ainsi, vous voyez qu'ils sont liés par une longue histoire, et l'amitié entre la Russie et la Serbie est déjà une tradition.» Avant de poursuivre: «Nous devons protéger nos intérêts nationaux, et Moscou nous aide dans ce domaine. En outre, cela nous aide à garder notre intégrité territoriale en ce qui concerne le Kosovo. Cela serait incorrecte d'introduire des sanctions en suivant l'exemple de pays européens.» La Serbie a déposé sa candidature d'adhésion à l'Union européenne le 23 décembre 2009. Les négociations d'adhésion de la Serbie à l'UE patinent toujours, Belgrade refusant catégoriquement de donner son aval à l'adhésion à sa province autonome du Kosovo-et-Métochie, territoire occupé par la république autoproclamée du Kosovo depuis 2008, à des organisations internationales.
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Russie : la vidéo d'un ours polaire à 800 km de son habitat naturel inquiète - Franceinfo (Fri, 19 Apr 2019)
Lentement, il nage les quelques derniers mètres qui le séparent de la rive, puis il se hisse péniblement sur la glace. Cet ours polaire n'a plus que la peau sur les os. Ici en Russie, dans ce village de Tilichiki, c'est la première fois qu'on observe un ours polaire. Celui-ci aurait parcouru au moins 800 km depuis Tchoukotka, au nord-est de la Russie, son habitat naturel, pour trouver de la nourriture. Selon le militant écologiste Vladimir Chuprov, c'est la conséquence de la fonte des glaces. "Quand la banquise disparaît, c'est le lieu de chasse et de vie des ours qui disparaît. Avec le changement climatique, l'Arctique se réchauffe et l'espace de vie de l'ours polaire diminue. Il cherche maintenant de nouvelles façons de survivre", explique-t-il. Les autorités russes ont décidé maintenant d'endormir l'ours pour le ramener dans sa région d'origine.  Le JT Les autres sujets du JT A lire aussi Sujets associés Votre avis est précieux. Aidez-nous à améliorer notre site en répondant à notre questionnaire. je donne mon avis
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Kim Jong-un rencontrera Vladimir Poutine en Russie fin avril - 20 Minutes (Thu, 18 Apr 2019)
Kim Jong-un supervise un exercice militaire le 16 avril 2019 — AP/SIPA Le Kremlin a annoncé jeudi la préparation d’un sommet inédit entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président Vladimir Poutine, prévu pour fin avril en Russie, signe du rôle accru que Moscou souhaite avoir dans ce dossier brûlant. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions entre Pyongyang et Washington après un sommet raté en février, la Corée du Nord exigeant désormais le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur ses arsenaux nucléaires, quelques heures après avoir annoncé l'essai d'un nouveau type d'arme. Relations amicales La rencontre entre Kim Jong-un et Vladimir Poutine sera la première du genre. Le dirigeant nord-coréen aurait dû se rendre à Moscou en mai 2015 pour les 70 ans de la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale, mais il y avait renoncé quelques jours auparavant. Le sommet faisait l’objet de spéculations depuis plusieurs jours dans la presse russe, sud-coréenne et japonaise. Il pourrait avoir lieu dès le début de semaine prochaine à Vladivostok, dans l’Extrême orient russe, selon les médias. « La Russie se doit d’avoir au moins quelque contrôle sur la situation dans la péninsule coréenne. Les événements récents ont évincé presque tout le monde hormis la Corée du Nord et les Etats-Unis », relève Andreï Lankov, de l’université Kookmin de Séoul. Ces dernières années, des responsables russes se sont rendus à plusieurs reprises en Corée du Nord, et des responsables nord-coréens en Russie. Les deux pays entretiennent des relations amicales, Moscou prônant, comme Pékin, un dialogue avec Pyongyang sur la base d’une feuille de route définie par les deux puissances. Une faute ? 27 partages
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Des militaires français envoyés vers la frontière russe - Courrier International (Fri, 19 Apr 2019)
Les soldats français seront de retour en Estonie le 23 avril, rapporte le site d’actualités russe Lenta.ru. La présence militaire française dans le pays sera forte : 300 soldats, 5 chars et une vingtaine de véhicules blindés seront envoyés dans la ville de Tapa, à 140 kilomètres de la frontière russe. L’unité, dans le cadre de la mission baptisée “Lynx”, sera sur place jusqu’au mois d’août, puis remplacée par une autre unité française, affirme dans un communiqué l’ambassade de France à Tallinn. À lire aussi: Vu de Russie. Manœuvres de l’Otan en Estonie : une “situation inquiétante” Cette mission entre dans le cadre du “renforcement du flanc oriental de l’Otan”. Le communiqué indique également que des militaires français avaient déjà été déployés à Tapa entre mars et décembre 2017. En effet, depuis la crise en Crimée en 2014, l’Otan a renforcé sa présence dans les Pays baltes et en Pologne, dans la crainte d’une offensive militaire de la Russie sur ces territoires. La menace russe ? – “Un mythe” Pour Alexandre Grouchko, vice-ministre des Affaires étrangères de Russie, cité par Lenta.ru, l’Alliance de l’Atlantique Nord justifie le déploiement des troupes à la frontière par le “mythe de la menace russe”. Selon lui, la Russie subit une campagne de “démonisation” de la part des forces occidentales, prétexte à des “chantiers militaires” qui conduisent à une “extension du chaos” sur les territoires frontaliers à la Russie. L’Estonie : un passé difficile Les relations diplomatiques entre l’Estonie et la Russie sont tendues en raison des problèmes rencontrés par la communauté russophone sur le territoire estonien. L’Estonie faisait partie des républiques soviétiques les plus réfractaires au régime communiste. Aujourd’hui, la culture russe dans le pays est perçue comme une menace. Le ministre de la Justice, Urmas Reinsalu, a déclaré que l’enseignement de la langue russe était une manière pour le président Poutine de recréer “un empire en ruine”, rapporte le site Gazeta.ru. Anya Walsh
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La Russie dans l’économie mondiale - Sputnik France (Fri, 19 Apr 2019)
Moscou © Sputnik . Максим Блинов Le Forum Économique International de Yalta est l’occasion de dresser un tableau global et dépassionné de l’économie mondiale. Le tableau que l’on peut dresser de la situation de la Russie est contrasté: si la situation actuelle du pays est satisfaisante, plusieurs points doivent nous alerter sur son évolution. Revue de détail. La 5e session du Forum Économique International de Yalta, qui s'est tenue les 18 et 19 avril et dont le thème était «La Crimée, la Russie et le monde- Les nouvelles réalités», a été marquée par la venue de nombreuses délégations et d'intenses discussions. Dans le cadre du Forum, une des tables rondes a attiré l'attention: celle consacrée aux évolutions de l'économie mondiale et à la place de la Russie dans les dix prochaines années. Elle a permis de faire le point sur les évolutions de l'économie mondiale depuis les années 1990 et de tenter de discerner les lignes possibles d'évolution. Le grand retournement Cette séance a été animée par l'académicien Viktor Ivanter, président de l'Institut de Prévision de l'économie, dans le cadre du Palais Vorontsov. Le directeur de l'Institut de l'Économie Mondiale et des Relations Internationales (IMEMO) a brossé un rapide tableau des évolutions depuis les 25 dernières années. Il a en particulier insisté sur le basculement du rapport des forces entre grandes puissances, basculement qui s'est naturellement traduit par la montée en puissance de l'économie chinoise, mais aussi de l'économie indienne. La place des États-Unis, qui reste importante du fait de la puissance économique accumulée, mais aussi du fait de la capacité de recherche et d'innovation dans ce pays, tend néanmoins à baisser. D'autres orateurs sont intervenus sur cette question, en particulier M. Sergei Glaziev, conseiller à l'économie du Président de Russie, Alexandre Shirov, directeur de l'Institut de Prévision de l'économie et moi-même. © Sputnik . Graphique 1 Dans un des graphiques que j'ai alors présentés et qui montre l'évolution du poids de chaque économie dans le PIB mondial, on peut voir ce basculement. Les courbes des États-Unis et de la Chine se sont croisées en 2013. La Chine réaliserait ainsi près de 19% du PIB mondial, les États-Unis seulement 15%, et l'Inde 7,8% environ. Il convient de noter la baisse du poids du Japon et de l'Allemagne. Ce graphique contient néanmoins une surprise: la Russie qui, en 1992, était à l'égal de l'Allemagne, et dont le poids dans le PIB mondial avait fortement baissé ensuite, aurait retrouvé sa position dans les années 2000. Ces chiffres ne sont cependant pas si étonnants que cela quand on constate la vitalité et de l'industrie et de l'agriculture en Russie. Bien entendu, ces données quantitatives ne disent pas tout. Elles ne montrent pas, en particulier, la capacité d'innovation du pays ni sa richesse par habitant. Cette dernière était représentée sur le deuxième graphique présenté à Yalta, et que l'on a traduit en français. © Sputnik . Graphique 2 Ici encore, il n'est pas surprenant de voir qu'en termes de PIB par habitant, les États-Unis et les pays de l'Europe occidentale sont largement en avance sur les autres. La Russie —une grande partie des discussions ont porté sur cette dernière- se trouve entre la situation du Japon et celle de la Chine. Cela donne à la question de la répartition des richesses en Russie une acuité particulière. Les inégalités ont fortement augmenté dans la première phase de la transition, de 1990 à 2000, dans ce que l'on appelle les «années Eltsine». Elles ont eu tendance à se réduire depuis, mais restent aujourd'hui au niveau des États-Unis. Les différents intervenants sont tombés d'accord pour considérer que ce niveau était trop important et n'était pas favorable au développement futur de l'économie russe. Le manque d'investissement en Russie Mais les données sur la richesse globale de l'économie et de ses habitants ne mesurent que le présent et le passé. Le futur, quant à lui, dépend de l'investissement. Sur ce point, la situation est plus préoccupante pour la Russie. Le pays, très clairement, n'investit pas assez. © Sputnik . Graphique 3 Dans l'investissement mondial cumulé, on voit les mêmes tendances se manifester que pour le PIB, mais avec certaines différences. La baisse du poids des États-Unis est importante. Ce pays réalisait plus de 35% de l'investissement global en 1999-2000 et aujourd'hui moins de 20%. La montée de la Chine et de l'Inde est aussi à remarquer. L'Inde rejoint presque l'investissement des États-Unis tandis que la Chine s'envole littéralement, avec près de 48% de l'investissement global. C'est dans ce contexte qu'il convient de regarder le taux d'investissement de la Russie. En volume, le pays investit environ 10 fois moins que son voisin chinois, alors que la différence n'est que de 1 à 6 pour le PIB. Pour investir dans la même proportion que ce que son économie pèse dans le PIB mondial, ce que l'on appelle l'investissement relatif, la Russie devrait consacrer une part plus importante de sa richesse à l'investissement. La comparaison des taux d'investissement relatif entre pays est d'ailleurs éclairante à cet égard. La Chine surpasse tous les autres pays, avec un taux de 140%. Seule l'Inde a un investissement correspondant à son poids dans l'économie mondiale (taux de 100%). Les autres pays, du Japon à l'Allemagne, en passant par la Russie, la France et la Grande-Bretagne ont des taux d'investissement relatif inférieurs à 100%. © Sputnik . Graphique 4 De cela, on peut déduire que si la Russie veut maintenir sa position dans l'économie mondiale, une position qui serait logique vu la taille du pays, comme l'a fait remarquer Alexandre Shirov, et compte tenu de la formidable baisse de l'investissement des années 1990, un taux d'investissement nettement plus élevé s'impose. Les deux priorités qui s'en déduisent donc pour les années qui viennent en Russie sont donc d'investir plus, et ici le rôle de l'État sera primordial, mais aussi de lutter contre les inégalités de revenus afin que toute la population ait un intérêt à participer à la hausse de la croissance économique. Le point important fut de considérer le consensus des membres de la table ronde sur ces points. Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.
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Russie: une importante délégation de patrons français reçue au Kremlin - RFI (Fri, 19 Apr 2019)
Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot Total, Renault, Crédit agricole ou encore Air Liquide : c’est une bonne partie du CAC 40 qui se retrouve dans l’un des salons les plus prestigieux du Kremlin. Autour de la table, une quinzaine de patrons français, accueillis par le président russe en personne. « J'ai dit plus d'une fois qu'en Russie tout est fait et sera fait pour que vous, les investisseurs étrangers, vous sentiez le mieux possible », a expliqué Vladimir Poutine. Pour attirer ces capitaux étrangers, Vladimir Poutine doit rassurer ses interlocuteurs. En février dernier un investisseur américain de premier plan a été arrêté à Moscou, de même qu’un banquier français. Une affaire qui a jeté un froid au sein de la communauté des investisseurs français en Russie. Le patron de Total Patrick Pouyanné compte d’ailleurs soulever la question auprès du président russe. « Nous sommes une délégation française, on parle de l’amélioration entre la communauté française et l’investissement en Russie… Oui, bien sûr, je compte bien évoquer le sujet, oui ! » Il assure néanmoins que « ce n’est pas un sujet d’inquiétude », mais « un sujet qui fait partie du cadre d’amélioration du business ». « Pour investir, il faut être en confiance », précise l'homme d'affaires français Depuis l’arrestation de Michael Calvey et de Philippe Delpal, de nombreuses personnalités du monde économique russe ont pris leur défense. Ces appels ont été partiellement entendus : la semaine dernière l’investisseur américain a été libéré et assigné à résidence. En revanche Philippe Delpal est, lui, resté derrière les barreaux. Sa détention provisoire a même été prolongée jusqu’au mois de juillet prochain.
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Le Président italien évoque une «double voie» dans les relations avec la Russie - Sputnik France (Fri, 19 Apr 2019)
Sergio Mattarella (archives) © REUTERS / Heinz-Peter Bader Interrogé sur l’attitude de son pays à l'égard de la Russie, le Président italien Sergio Mattarella a évoqué le principe de «double voie» qui est suivi par l’Italie, ainsi que par ses partenaires européens dans leurs relations avec la Russie. Il a aussi évoqué que ce pays jouait un rôle important dans plusieurs domaines au niveau international. L'Italie, avec ses partenaires européens, a adhéré à un principe de «double voie» dans les relations avec la Russie, a expliqué le Président italien Sergio Mattarella dans une interview accordée à la revue française Politique internationale. «L'Italie partage la position de nombre de ses partenaires européens, celle d'une "double voie": d'une part, la fermeté — via des sanctions — pour exprimer clairement notre opposition aux violations manifestes du droit international, de l'autre, le dialogue afin d'encourager Moscou à adopter une attitude plus responsable», a-t-il-confié. Il a toutefois reconnu que la Russie jouait un rôle primordial dans plusieurs domaines des relations internationales: «De la lutte contre le terrorisme à la sécurité, des migrations au changement climatique, nombreux sont les domaines dans lesquels la Russie joue un rôle majeur.» Auparavant, le Premier ministre italien Giuseppe Conte avait réitéré qu'il était «essentiel» de maintenir le dialogue avec la Russie, laquelle est un partenaire commercial important pour son pays. Après sa nomination au poste de chef du gouvernement italien le 31 mai 2018, Giuseppe Conte a déclaré que Rome s'opposerait désormais aux sanctions antirusses. Cette position est soutenue par ses vice-Premiers ministres, Matteo Salvini et Luigi Di Maio.
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